<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="rss.xslt" ?>
<rss
    xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"
    xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"
    xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
    xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
    xmlns:spotify="http://www.spotify.com/ns/rss"
    xmlns:psc="http://podlove.org/simple-chapters/"
    xmlns:media="https://search.yahoo.com/mrss/"
    xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0"
    version="2.0">
    <channel>
        <title>Simone et les philosophes</title>
                    <link>https://simoneetlesphilosophes.fr/</link>
                <atom:link rel="self" type="application/rss+xml" href="https://feed.ausha.co/Aal0AHklG3jk"/>
        <description>Un regard féministe sur une question philosophique.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Copyright Peggy Avez 2020</copyright>
        <lastBuildDate>Thu, 06 Aug 2026 12:21:32 +0000</lastBuildDate>
        <pubDate>Thu, 06 Aug 2026 12:21:32 +0000</pubDate>
        <webMaster>feeds@ausha.co (Ausha)</webMaster>
        <generator>Ausha (https://www.ausha.co)</generator>
                    <spotify:countryOfOrigin>fr</spotify:countryOfOrigin>
        
        <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
        <itunes:owner>
            <itunes:name>Peggy Avez</itunes:name>
            <itunes:email>peggy.avez@simoneetlesphilosophes.fr</itunes:email>
        </itunes:owner>
        <itunes:summary>Un regard féministe sur une question philosophique.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</itunes:summary>
        <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
        <itunes:block>no</itunes:block>
        <podcast:block>no</podcast:block>
        <podcast:locked>yes</podcast:locked>
        <itunes:type>episodic</itunes:type>
                
        <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
        <googleplay:email>peggy.avez@simoneetlesphilosophes.fr</googleplay:email>
        <googleplay:description>Un regard féministe sur une question philosophique.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</googleplay:description>
        <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                    <podcast:funding url="">Support us!</podcast:funding>
        
        <category>Society &amp; Culture</category>
    
        <itunes:category text="Society &amp; Culture">
                    <itunes:category text="Philosophy"/>
            </itunes:category>
    
                    <image>
                <url>https://image.ausha.co/qrc6qN93XTZLgHvSItpQnSNlTJSjIvNdviUGfRJD_1400x1400.jpeg?t=1786013541</url>
                <title>Simone et les philosophes</title>
                                    <link>https://simoneetlesphilosophes.fr/</link>
                            </image>
            <itunes:image href="https://image.ausha.co/qrc6qN93XTZLgHvSItpQnSNlTJSjIvNdviUGfRJD_1400x1400.jpeg?t=1786013541"/>
            <googleplay:image href="https://image.ausha.co/qrc6qN93XTZLgHvSItpQnSNlTJSjIvNdviUGfRJD_1400x1400.jpeg?t=1786013541"/>
        
                    <item>
                <title>ÉPISODE 24 Saison 2 : Se débarrasser du sentiment d’illégitimité</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=4334</guid>
                <description><![CDATA[Photo : Peggy Avez



<p><em>Il n’est pas impossible qu’à l’origine de cet épisode, comme du podcast, il y ait un désir : que nos filles se sentent toujours légitimes à faire ce qui leur tient à cœur.  </em></p>






<p><b><span>Notes de l’épisode : </span></b></p>



<p><b>L’un des traits caractéristiques de notre époque consiste à déguiser en faiblesses psychologiques les effets matériels des inégalités sociales.</b> Cette habitude est fermement installée et j’ai déjà pu l’évoquer dans l’épisode consacré à la notion de <em>capitalisme émotionnel</em> analysée par la penseuse Eva Illouz. Partout, nous reformulons les problèmes sociaux comme des problèmes psychologiques.</p>



<p>Il en va ainsi lorsque nous disons que nous ne nous sentons pas légitimes à faire ce que nous voulons, ou ce que nous aurions intérêt à faire. Personne ne nous l’interdit, mais nous limitons notre droit d’action au nom de notre sentiment d’illégitimité. Et nous nous persuadons que les choses changeront lorsque nous aurons suffisamment travaillé sur nous pour nous sentir légitimes. Puisque le problème est psychologique, la solution l’est aussi. Et l’on nous répète à tour de bras qu’il faut savoir se passer de l’approbation d’autrui. Ce biais psychologisant nous induit en erreur : il nous fait manquer la puissance des normes et de ce qu’on appelle la violence ordinaire.</p>



<p>Tant que votre attention n’est pas tournée vers la compréhension des normes dominantes qui structurent vos représentations, vous ne risquez pas de les transgresser. On ne le dit pas assez souvent : la résilience psychique passe par la compréhension de la violence à laquelle on a affaire. En ce sens, les Lumières avaient raison de voir dans l’esprit critique la source de l’émancipation humaine ! Les limites que nous nous imposons ont leur source non pas dans notre <em>psyche,</em> mais dans le fonctionnement de la société.</p>



<p>Alors <b>comment comprendre notre sentiment d’illégitimité ? Et par là, comment le surmonter et pourquoi c’est important de le faire ?</b></p>



<p>Dans ce 24e épisode de la saison 2, je vous invite à déconstruire votre sentiment d’illégitimité pour mieux le surmonter, voire même vous en débarrasser. Au fond, il me semble qu’au lieu d’attendre très docilement de nous sentir légitimes pour faire telle ou telle chose, on gagnerait à <b>cultiver ensemble une certaine fantaisie : la fantaisie de vivre en toute illégitimité et de nous encourager les unes les autres à le faire !</b></p>



<p>Je vous parlais à l’instant d’une de nos habitudes les plus aveuglantes : l’habitude de formuler des problèmes socio-économiques en des termes psychologiques.</p>



<p>À mon sens, cette habitude rhétorique entrave nos libertés de 3 façons :</p>



<p>1 – Tant que vous croyez que vos obstacles sont psychologiques, et que par là vous en êtes responsable, vous retournez la colère résultant de vos frustrations sur vous-mêmes. Et vous vous dites que les choses ne changeront que si vous travaillez suffisamment sur vous-même pour surmonter vos freins.</p>



<p>2 – Les concepts psychologiques dont nous disposons s’appliquent indifféremment à tout le monde. Ils ne tiennent pas compte des discriminations et de leurs effets. Par exemple, il est courant d’entendre parler du syndrome de l’imposteur. Au point qu’on peut se demander s’il existe une seule personne sur terre qui n’en souffre pas. De sorte que lorsque vous appartenez à une minorité discriminée, et que vous vous autocensurez par exemple, vous vous retrouverez à formuler vos difficultés dans des termes qu’utilise la classe dominante. Comme tout le monde, vous souffrez du syndrome de l’imposteur. Ce qui rend votre expérience singulière opaque pour vous-même, puisque vous ne disposez que d’une étiquette générale et floue pour la nommer.</p>



<p>3 – Le 3ème effet, qui en résulte : c’est qu’elle vous empêche de vous...</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo : Peggy Avez



<p><em>Il n’est pas impossible qu’à l’origine de cet épisode, comme du podcast, il y ait un désir : que nos filles se sentent toujours légitimes à faire ce qui leur tient à cœur.  </em></p>






<p><b><span>Notes de l’épisode : </span></b></p>



<p><b>L’un des traits caractéristiques de notre époque consiste à déguiser en faiblesses psychologiques les effets matériels des inégalités sociales.</b> Cette habitude est fermement installée et j’ai déjà pu l’évoquer dans l’épisode consacré à la notion de <em>capitalisme émotionnel</em> analysée par la penseuse Eva Illouz. Partout, nous reformulons les problèmes sociaux comme des problèmes psychologiques.</p>



<p>Il en va ainsi lorsque nous disons que nous ne nous sentons pas légitimes à faire ce que nous voulons, ou ce que nous aurions intérêt à faire. Personne ne nous l’interdit, mais nous limitons notre droit d’action au nom de notre sentiment d’illégitimité. Et nous nous persuadons que les choses changeront lorsque nous aurons suffisamment travaillé sur nous pour nous sentir légitimes. Puisque le problème est psychologique, la solution l’est aussi. Et l’on nous répète à tour de bras qu’il faut savoir se passer de l’approbation d’autrui. Ce biais psychologisant nous induit en erreur : il nous fait manquer la puissance des normes et de ce qu’on appelle la violence ordinaire.</p>



<p>Tant que votre attention n’est pas tournée vers la compréhension des normes dominantes qui structurent vos représentations, vous ne risquez pas de les transgresser. On ne le dit pas assez souvent : la résilience psychique passe par la compréhension de la violence à laquelle on a affaire. En ce sens, les Lumières avaient raison de voir dans l’esprit critique la source de l’émancipation humaine ! Les limites que nous nous imposons ont leur source non pas dans notre <em>psyche,</em> mais dans le fonctionnement de la société.</p>



<p>Alors <b>comment comprendre notre sentiment d’illégitimité ? Et par là, comment le surmonter et pourquoi c’est important de le faire ?</b></p>



<p>Dans ce 24e épisode de la saison 2, je vous invite à déconstruire votre sentiment d’illégitimité pour mieux le surmonter, voire même vous en débarrasser. Au fond, il me semble qu’au lieu d’attendre très docilement de nous sentir légitimes pour faire telle ou telle chose, on gagnerait à <b>cultiver ensemble une certaine fantaisie : la fantaisie de vivre en toute illégitimité et de nous encourager les unes les autres à le faire !</b></p>



<p>Je vous parlais à l’instant d’une de nos habitudes les plus aveuglantes : l’habitude de formuler des problèmes socio-économiques en des termes psychologiques.</p>



<p>À mon sens, cette habitude rhétorique entrave nos libertés de 3 façons :</p>



<p>1 – Tant que vous croyez que vos obstacles sont psychologiques, et que par là vous en êtes responsable, vous retournez la colère résultant de vos frustrations sur vous-mêmes. Et vous vous dites que les choses ne changeront que si vous travaillez suffisamment sur vous-même pour surmonter vos freins.</p>



<p>2 – Les concepts psychologiques dont nous disposons s’appliquent indifféremment à tout le monde. Ils ne tiennent pas compte des discriminations et de leurs effets. Par exemple, il est courant d’entendre parler du syndrome de l’imposteur. Au point qu’on peut se demander s’il existe une seule personne sur terre qui n’en souffre pas. De sorte que lorsque vous appartenez à une minorité discriminée, et que vous vous autocensurez par exemple, vous vous retrouverez à formuler vos difficultés dans des termes qu’utilise la classe dominante. Comme tout le monde, vous souffrez du syndrome de l’imposteur. Ce qui rend votre expérience singulière opaque pour vous-même, puisque vous ne disposez que d’une étiquette générale et floue pour la nommer.</p>



<p>3 – Le 3ème effet, qui en résulte : c’est qu’elle vous empêche de vous...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 01 Jun 2021 22:02:59 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/1nLDvsA9Zwpg.mp3?t=1786013581" length="19593697" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-24-saison-2-se-debarrasser-du-sentiment-d-illegitimite</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>20:24</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo : Peggy Avez




Il n’est pas impossible qu’à l’origine de cet épisode, comme du podcast, il y ait un désir : que nos filles se sentent toujours légitimes à faire ce qui leur tient à cœur.  







Notes de l’épisode : 




L’un des traits caract...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/3VPtgKVnUs1TLlRpz11nJhQC4ZskENFZlIqXQUaT_1400x1400.jpeg?t=1786013548"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/3VPtgKVnUs1TLlRpz11nJhQC4ZskENFZlIqXQUaT_1400x1400.jpeg?t=1786013548"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 23 Saison 2 : Que sert la vertu socratique des femmes ?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=4016</guid>
                <description><![CDATA[Photo : Diane Arbus






<p>À bien des égards, la force de la pensée socratique, c’est sa <em>féminité</em>. Avoir du mal à se reconnaître experte, mépriser le pouvoir et la conquête, n’est-ce pas être philosophe ? Alors pourquoi ne loue-t-on pas les femmes pour leurs qualités de philosophe ? </p>



<p>Et si la figure socratique diffusée par la tradition servait à valoriser une forme d’impuissance, comme le dira Nietzsche ? Et si la morale de Socrate servait à fournir un modèle, dont s’exceptera la classe dominante ? Alors, l’apparente contradiction peut être comprise comme un élément idéologique du fonctionnement d’une société et de l’organisation de son pouvoir. Dans cet épisode, je vous propose d’explorer une hypothèse : <b>la sagesse – vantée par une culture donnée – peut avoir pour fonction de sublimer la servitude. </b></p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger la <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/05/pisode_23_Saison_2__La_vertu_socratique_des_femmes_et_son_envers.pdf">transcription de l’épisode (PDF)</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-23-saison-2/">ÉPISODE 23 Saison 2 : Que sert la vertu socratique des femmes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo : Diane Arbus






<p>À bien des égards, la force de la pensée socratique, c’est sa <em>féminité</em>. Avoir du mal à se reconnaître experte, mépriser le pouvoir et la conquête, n’est-ce pas être philosophe ? Alors pourquoi ne loue-t-on pas les femmes pour leurs qualités de philosophe ? </p>



<p>Et si la figure socratique diffusée par la tradition servait à valoriser une forme d’impuissance, comme le dira Nietzsche ? Et si la morale de Socrate servait à fournir un modèle, dont s’exceptera la classe dominante ? Alors, l’apparente contradiction peut être comprise comme un élément idéologique du fonctionnement d’une société et de l’organisation de son pouvoir. Dans cet épisode, je vous propose d’explorer une hypothèse : <b>la sagesse – vantée par une culture donnée – peut avoir pour fonction de sublimer la servitude. </b></p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger la <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/05/pisode_23_Saison_2__La_vertu_socratique_des_femmes_et_son_envers.pdf">transcription de l’épisode (PDF)</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-23-saison-2/">ÉPISODE 23 Saison 2 : Que sert la vertu socratique des femmes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 04 May 2021 21:19:52 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/9pq9ws0DN7Aa.mp3?t=1786013584" length="16169764" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-23-saison-2-que-sert-la-vertu-socratique-des-femmes</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>16:50</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo : Diane Arbus







À bien des égards, la force de la pensée socratique, c’est sa féminité. Avoir du mal à se reconnaître experte, mépriser le pouvoir et la conquête, n’est-ce pas être philosophe ? Alors pourquoi ne loue-t-on pas les femmes pour...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/2Pp2pOa6QOhUo0RIhZHBx0P8HyPHoLTW5WzZDcao_1400x1400.jpeg?t=1786013547"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/2Pp2pOa6QOhUo0RIhZHBx0P8HyPHoLTW5WzZDcao_1400x1400.jpeg?t=1786013547"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 22 SAISON 2 : Choisir ses silences avec Socrate</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=4126</guid>
                <description><![CDATA[






<p>Les statistiques le confirment : les femmes ont plus de réticences que les hommes à parler de sujets sur lesquels elles ne se sentent pas tout à fait expertes, que ce soit dans les médias ou dans l’espace public en général. <b>Et l’on regarde souvent ces réticences à prendre la parole comme une marque de faiblesse ou d’autocensure. </b></p>



<p>Mais n’est-ce pas là la posture philosophique que défendait Socrate ? L’exigence de penser toujours plus loin le réel ne nous contraint-elle pas à refuser certaines prises de parole et à dire notre ignorance ?  Une (re)lecture du <em>Gorgias </em>de Platon peut nous apporter un autre éclairage sur le rejet des normes linguistiques en vigueur dans l’espace public. Dans ce dialogue, les divergences qui opposent Socrate à ses interlocuteurs Gorgias, Polos et Calliclès mettent en avant un dilemme. Pour protéger ses intérêts ou ceux d’autrui, il faut adopter une parole stratégique, habile qui passe sous silence certaines choses que l’on sait ou que l’on pense. Inversement, le désir de <em>penser ce qu’on dit</em> nous contraint au silence, dans des situations où nous aurions pourtant intérêt à bien parler. </p>



<p><b>Le souci d’une parole juste d’une part, et la recherche du pouvoir d’autre part impliquent certains silences, qui sont autant de choix éthiques. </b>Le <em>Gorgias </em>nous invite à les discerner et à questionner nos dénis linguistiques.</p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/04/pisode_22_Saison_2___Comprendre_nos_silences_avec_Socrate_1.pdf">la transcription de l’épisode (PDF)</a> ainsi que <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/04/Gorgias_de_Platon_Extraits_choisis.pdf">cette sélection d’extraits (PDF).</a></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-22-saison-2/">ÉPISODE 22 SAISON 2 : Choisir ses silences avec Socrate</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[






<p>Les statistiques le confirment : les femmes ont plus de réticences que les hommes à parler de sujets sur lesquels elles ne se sentent pas tout à fait expertes, que ce soit dans les médias ou dans l’espace public en général. <b>Et l’on regarde souvent ces réticences à prendre la parole comme une marque de faiblesse ou d’autocensure. </b></p>



<p>Mais n’est-ce pas là la posture philosophique que défendait Socrate ? L’exigence de penser toujours plus loin le réel ne nous contraint-elle pas à refuser certaines prises de parole et à dire notre ignorance ?  Une (re)lecture du <em>Gorgias </em>de Platon peut nous apporter un autre éclairage sur le rejet des normes linguistiques en vigueur dans l’espace public. Dans ce dialogue, les divergences qui opposent Socrate à ses interlocuteurs Gorgias, Polos et Calliclès mettent en avant un dilemme. Pour protéger ses intérêts ou ceux d’autrui, il faut adopter une parole stratégique, habile qui passe sous silence certaines choses que l’on sait ou que l’on pense. Inversement, le désir de <em>penser ce qu’on dit</em> nous contraint au silence, dans des situations où nous aurions pourtant intérêt à bien parler. </p>



<p><b>Le souci d’une parole juste d’une part, et la recherche du pouvoir d’autre part impliquent certains silences, qui sont autant de choix éthiques. </b>Le <em>Gorgias </em>nous invite à les discerner et à questionner nos dénis linguistiques.</p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/04/pisode_22_Saison_2___Comprendre_nos_silences_avec_Socrate_1.pdf">la transcription de l’épisode (PDF)</a> ainsi que <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/04/Gorgias_de_Platon_Extraits_choisis.pdf">cette sélection d’extraits (PDF).</a></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-22-saison-2/">ÉPISODE 22 SAISON 2 : Choisir ses silences avec Socrate</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Apr 2021 21:01:21 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/omVDzghAd92m.mp3?t=1786013583" length="18238239" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-22-saison-2-choisir-ses-silences-avec-socrate</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>18:59</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>







Les statistiques le confirment : les femmes ont plus de réticences que les hommes à parler de sujets sur lesquels elles ne se sentent pas tout à fait expertes, que ce soit dans les médias ou dans l’espace public en général. Et l’on regarde souv...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/4bbg9tiZsQ2mBggjeuZ7oLaHXK20E67XGkvZWIpT_1400x1400.jpeg?t=1786013548"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/4bbg9tiZsQ2mBggjeuZ7oLaHXK20E67XGkvZWIpT_1400x1400.jpeg?t=1786013548"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 21 SAISON 2 : Admirer autrement</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=4079</guid>
                <description><![CDATA[Photo by <a href="/">Linda W.</a> on Unsplash






<p>Dans cet épisode, je vous invite à comprendre le rôle de l’admiration dans les rapports de pouvoir.  Non pour renoncer à notre enthousiasme, mais pour l’exercer de façon créative et émancipatrice.</p>



<p>Ouvrages mentionnés dans l’épisode : </p>



<ul><li><em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/40224-le-discours-de-la-servitude-volontaire-la-boetie-flammarion?affiliate=simoneetlesphilosophes">Discours sur la servitude volontaire</a> </em>d’Étienne de La Boétie, </li><li><em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/15553807-l-avenir-d-une-illusion-sigmund-freud-flammarion?affiliate=simoneetlesphilosophes">L’avenir d’une illusion </a></em>de Sigmund Freud, </li><li><em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/883442-cahiers-pour-une-morale-jean-paul-sartre-gallimard+%20?affiliate=simoneetlesphilosophes">Cahiers pour une morale</a></em> de Jean-Paul Sartre.</li></ul>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/04/S2E21_Transcription.pdf">télécharger la transcription de l’épisode</a>.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-21-saison-2-admirer-autrement/">ÉPISODE 21 SAISON 2 : Admirer autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo by <a href="/">Linda W.</a> on Unsplash






<p>Dans cet épisode, je vous invite à comprendre le rôle de l’admiration dans les rapports de pouvoir.  Non pour renoncer à notre enthousiasme, mais pour l’exercer de façon créative et émancipatrice.</p>



<p>Ouvrages mentionnés dans l’épisode : </p>



<ul><li><em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/40224-le-discours-de-la-servitude-volontaire-la-boetie-flammarion?affiliate=simoneetlesphilosophes">Discours sur la servitude volontaire</a> </em>d’Étienne de La Boétie, </li><li><em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/15553807-l-avenir-d-une-illusion-sigmund-freud-flammarion?affiliate=simoneetlesphilosophes">L’avenir d’une illusion </a></em>de Sigmund Freud, </li><li><em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/883442-cahiers-pour-une-morale-jean-paul-sartre-gallimard+%20?affiliate=simoneetlesphilosophes">Cahiers pour une morale</a></em> de Jean-Paul Sartre.</li></ul>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/04/S2E21_Transcription.pdf">télécharger la transcription de l’épisode</a>.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-21-saison-2-admirer-autrement/">ÉPISODE 21 SAISON 2 : Admirer autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 06 Apr 2021 21:35:04 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/9pq9wsEGe8Z1.mp3?t=1786014482" length="17691529" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-21-saison-2-admirer-autrement</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>18:25</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo by Linda W. (http://linda%20w./) on Unsplash







Dans cet épisode, je vous invite à comprendre le rôle de l’admiration dans les rapports de pouvoir.  Non pour renoncer à notre enthousiasme, mais pour l’exercer de façon créative et émancipatric...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/zGALjVDKmGauQNgXW9JHw9jkkmvs2VFWMwbuaUWF_1400x1400.jpeg?t=1786014429"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/zGALjVDKmGauQNgXW9JHw9jkkmvs2VFWMwbuaUWF_1400x1400.jpeg?t=1786014429"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 20 Saison 2 : Sortir du « capitalisme émotionnel » (E. Illouz)</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=4019</guid>
                <description><![CDATA[







<p>Dans cet épisode, je vous invite à interroger un mot d’ordre qui domine notre idéologie contemporaine : il faudrait <em>gérer ses émotions</em>. Quelle place occupe ce mot d’ordre dans notre vie et dans notre société ? D’où vient cette croyance que nous avons qu’il faut <em>travailler sur soi</em> pour se libérer ?  Et comment sortir de ce système que la sociologue Eva Illouz appelle le<em> capitalisme émotionnel </em>?</p>



<p>Cette notion de <em>capitalisme émotionnel</em> est développée dans <em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/430583-les-sentiments-du-capitalisme-eva-illouz-seuil?affiliate=simoneetlesphilosophes">Les sentiments du capitalisme</a></em> d’Eva Illouz que je vous invite chaleureusement à lire !</p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/03/pisode_20_Saison_2___Sortir_du_patriarcat_motionnel.pdf">télécharger la transcription de l’épisode (PDF)</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-20-saison-2-sortir-du-capitalisme-emotionnel-e-illouz/">ÉPISODE 20 Saison 2 : Sortir du « capitalisme émotionnel » (E. Illouz)</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[







<p>Dans cet épisode, je vous invite à interroger un mot d’ordre qui domine notre idéologie contemporaine : il faudrait <em>gérer ses émotions</em>. Quelle place occupe ce mot d’ordre dans notre vie et dans notre société ? D’où vient cette croyance que nous avons qu’il faut <em>travailler sur soi</em> pour se libérer ?  Et comment sortir de ce système que la sociologue Eva Illouz appelle le<em> capitalisme émotionnel </em>?</p>



<p>Cette notion de <em>capitalisme émotionnel</em> est développée dans <em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/430583-les-sentiments-du-capitalisme-eva-illouz-seuil?affiliate=simoneetlesphilosophes">Les sentiments du capitalisme</a></em> d’Eva Illouz que je vous invite chaleureusement à lire !</p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2021/03/pisode_20_Saison_2___Sortir_du_patriarcat_motionnel.pdf">télécharger la transcription de l’épisode (PDF)</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-20-saison-2-sortir-du-capitalisme-emotionnel-e-illouz/">ÉPISODE 20 Saison 2 : Sortir du « capitalisme émotionnel » (E. Illouz)</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 22 Mar 2021 23:06:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/PP7WVhJMLWm7.mp3?t=1786014463" length="15480123" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-20-saison-2-sortir-du-capitalisme-emotionnel-e-illouz</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>16:07</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>








Dans cet épisode, je vous invite à interroger un mot d’ordre qui domine notre idéologie contemporaine : il faudrait gérer ses émotions. Quelle place occupe ce mot d’ordre dans notre vie et dans notre société ? D’où vient cette croyance que nou...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/r03FP3igi6PDkmCdpbjnLvMOnSlFUI0hm12S3DWD_1400x1400.jpeg?t=1786014430"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/r03FP3igi6PDkmCdpbjnLvMOnSlFUI0hm12S3DWD_1400x1400.jpeg?t=1786014430"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 19 Saison 2 : Nos solitudes brisées</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3904</guid>
                <description><![CDATA[Photo by Jan <a href="https://unsplash.com/@craft_ear?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Tinneberg</a> on Unsplash







<p>Pour beaucoup de femmes, la lecture du <em>Deuxième sexe </em>a produit cet effet de « solitude brisée » dont parle Annie Ernaux dans l’un de ses textes. Dans cet épisode, je vous propose de creuser la façon dont une théorie peut bouleverser notre existence. Pourquoi avons-nous besoin de philosophie, donc d’une pensée critique pour nous sentir moins seul·e ? En quoi la compréhension des rapports de domination, loin d’être désespérante, peut-elle nous consoler et par là susciter de la joie ?</p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/nos-solitudes-brisees/">télécharger la transcription de l’épisode</a> (PDF). </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-19-saison-2-nos-solitudes-brisees/">ÉPISODE 19 Saison 2 : Nos solitudes brisées</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo by Jan <a href="https://unsplash.com/@craft_ear?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Tinneberg</a> on Unsplash







<p>Pour beaucoup de femmes, la lecture du <em>Deuxième sexe </em>a produit cet effet de « solitude brisée » dont parle Annie Ernaux dans l’un de ses textes. Dans cet épisode, je vous propose de creuser la façon dont une théorie peut bouleverser notre existence. Pourquoi avons-nous besoin de philosophie, donc d’une pensée critique pour nous sentir moins seul·e ? En quoi la compréhension des rapports de domination, loin d’être désespérante, peut-elle nous consoler et par là susciter de la joie ?</p>



<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/nos-solitudes-brisees/">télécharger la transcription de l’épisode</a> (PDF). </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-19-saison-2-nos-solitudes-brisees/">ÉPISODE 19 Saison 2 : Nos solitudes brisées</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 09 Mar 2021 21:29:44 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/8QZxdCGxmamZ.mp3?t=1786014502" length="13030871" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-19-saison-2-nos-solitudes-brisees</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:34</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo by Jan Tinneberg (https://unsplash.com/@craft_ear?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=creditCopyText) on Unsplash








Pour beaucoup de femmes, la lecture du Deuxième sexe a produit cet effet de « solitude brisée » dont...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/ynH2BQNUyQdzyVuEbNaGAM1EBaJcodisk1KJa5NJ_1400x1400.jpeg?t=1786014432"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/ynH2BQNUyQdzyVuEbNaGAM1EBaJcodisk1KJa5NJ_1400x1400.jpeg?t=1786014432"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 18 Saison 2 : Une sagesse féministe ?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3881</guid>
                <description><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@cristian_newman">Sinitta Leunen</a> on Unsplash



<p><b>Dans cet épisode, je vous invite à revisiter l’idée traditionnelle de sagesse</b>, celle qui énonce comme universel un idéal de tranquillité reposant sur des privilèges de genre et de classe. À la fin du douzième épisode de cette saison, j’en appelais à <b>une sagesse intranquille</b>. Quelqu’un parmi vous m’a interrogée à ce sujet. Comment <em>sagesse </em>et <em>intranquillité</em> peuvent-elles aller ensemble ? Par extension, ne faut-il pas renoncer à la sagesse quand on revendique en engagement féministe ? </p>



<p>Je vous ai donc glissé dans cet épisode les 15 minutes consacrées à cette question lors du dernier live du Club de Simone. </p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-18-saison-2-une-sagesse-feministe/">ÉPISODE 18 Saison 2 : Une sagesse féministe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@cristian_newman">Sinitta Leunen</a> on Unsplash



<p><b>Dans cet épisode, je vous invite à revisiter l’idée traditionnelle de sagesse</b>, celle qui énonce comme universel un idéal de tranquillité reposant sur des privilèges de genre et de classe. À la fin du douzième épisode de cette saison, j’en appelais à <b>une sagesse intranquille</b>. Quelqu’un parmi vous m’a interrogée à ce sujet. Comment <em>sagesse </em>et <em>intranquillité</em> peuvent-elles aller ensemble ? Par extension, ne faut-il pas renoncer à la sagesse quand on revendique en engagement féministe ? </p>



<p>Je vous ai donc glissé dans cet épisode les 15 minutes consacrées à cette question lors du dernier live du Club de Simone. </p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-18-saison-2-une-sagesse-feministe/">ÉPISODE 18 Saison 2 : Une sagesse féministe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 02 Mar 2021 22:31:36 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/Rz7ZVHQvqwYx.mp3?t=1786014508" length="22256484" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-18-saison-2-une-sagesse-feministe</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>23:10</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo by Sinitta Leunen (https://unsplash.com/@cristian_newman) on Unsplash




Dans cet épisode, je vous invite à revisiter l’idée traditionnelle de sagesse, celle qui énonce comme universel un idéal de tranquillité reposant sur des privilèges de genr...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/7sKMoSUx9PChtKyLtaIfqFRf7eoKtyH0qruKGJpU_1400x1400.jpeg?t=1786014431"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/7sKMoSUx9PChtKyLtaIfqFRf7eoKtyH0qruKGJpU_1400x1400.jpeg?t=1786014431"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 17 Saison 2 : Bafouiller</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3791</guid>
                <description><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@chne_?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Tachina Lee</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/face-thinking?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>
  



<p><b>Dans ce dix-septième épisode de la saison 2 du podcast, je vous propose de regarder autrement notre peur et notre rejet du bafouillement.</b> Et je vous propose de le faire en l’adoptant comme un geste de résistance. Car au fond, bafouiller, c’est préférer la pensée à la certitude, la curiosité à la garantie d’avoir raison. </p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bafouiller-transcription/">télécharger la transcription de l’épisode</a> (PDF).</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bafouiller/">ÉPISODE 17 Saison 2 : Bafouiller</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@chne_?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Tachina Lee</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/face-thinking?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>
  



<p><b>Dans ce dix-septième épisode de la saison 2 du podcast, je vous propose de regarder autrement notre peur et notre rejet du bafouillement.</b> Et je vous propose de le faire en l’adoptant comme un geste de résistance. Car au fond, bafouiller, c’est préférer la pensée à la certitude, la curiosité à la garantie d’avoir raison. </p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bafouiller-transcription/">télécharger la transcription de l’épisode</a> (PDF).</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bafouiller/">ÉPISODE 17 Saison 2 : Bafouiller</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 23 Feb 2021 23:03:52 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/gwnRQiv0jRq0.mp3?t=1786014469" length="12056188" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-17-saison-2-bafouiller</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:33</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo by Tachina Lee (https://unsplash.com/@chne_?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=creditCopyText) on Unsplash (https://unsplash.com/s/photos/face-thinking?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=creditCop...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/7VwGAlczHYAjhM3cmTOfWtMGJOxMyNs55KH09qTf_1400x1400.jpeg?t=1786014433"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/7VwGAlczHYAjhM3cmTOfWtMGJOxMyNs55KH09qTf_1400x1400.jpeg?t=1786014433"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 16 Saison 2 : Repenser la servitude volontaire</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3755</guid>
                <description><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@lukaskudlacek?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Lukas Kudlacek</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/chain?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>
  



<p>Nos philosophies sur la servitude volontaire des femmes manquent la réalité concrète de la violence. Il faudrait pourtant dire non seulement les stéréotypes de genre, mais aussi la brutalité et la peur qui conditionnent ladite « servitude volontaire » et auxquelles on n’échappe que par privilège. Certes, la réalité la plus brute n’est pas pensable. Mais l’on peut s’efforcer de la penser un peu plus loin. </p>



<p>Dans ce seizième épisode de la saison 2 du podcast de Simone et les philosophes, <b>je vous propose de regarder autrement ce que nous appelons la servitude volontaire des femmes. Je vous invite à la rapporter non pas à un désir de se soumettre, mais à la peur de mourir.</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/pourquoi-faut-il-repenser-la-servitude-volontaire-des-femmes/">télécharger le texte de l’épisode</a> (PDF). </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-16-saison-2-repenser-la-servitude-volontaire/">ÉPISODE 16 Saison 2 : Repenser la servitude volontaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@lukaskudlacek?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Lukas Kudlacek</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/chain?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>
  



<p>Nos philosophies sur la servitude volontaire des femmes manquent la réalité concrète de la violence. Il faudrait pourtant dire non seulement les stéréotypes de genre, mais aussi la brutalité et la peur qui conditionnent ladite « servitude volontaire » et auxquelles on n’échappe que par privilège. Certes, la réalité la plus brute n’est pas pensable. Mais l’on peut s’efforcer de la penser un peu plus loin. </p>



<p>Dans ce seizième épisode de la saison 2 du podcast de Simone et les philosophes, <b>je vous propose de regarder autrement ce que nous appelons la servitude volontaire des femmes. Je vous invite à la rapporter non pas à un désir de se soumettre, mais à la peur de mourir.</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/pourquoi-faut-il-repenser-la-servitude-volontaire-des-femmes/">télécharger le texte de l’épisode</a> (PDF). </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-16-saison-2-repenser-la-servitude-volontaire/">ÉPISODE 16 Saison 2 : Repenser la servitude volontaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 16 Feb 2021 23:15:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ld1ZmuzzYpEQ.mp3?t=1786014494" length="9892437" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-16-saison-2-repenser-la-servitude-volontaire</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:18</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo by Lukas Kudlacek (https://unsplash.com/@lukaskudlacek?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=creditCopyText) on Unsplash (https://unsplash.com/s/photos/chain?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=credit...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/PoC2ftQ2NBaHbdpxYmbcOtOmYZdqJSkhwHqGR7nw_1400x1400.jpeg?t=1786014433"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/PoC2ftQ2NBaHbdpxYmbcOtOmYZdqJSkhwHqGR7nw_1400x1400.jpeg?t=1786014433"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 14 Saison 2 : La tricherie d’Hannah Arendt</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3700</guid>
                <description><![CDATA[



<p><b>Que reconnaît-elle avoir caché à son ancien professeur et proche ami Martin Heidegger, dans sa lettre à Karl Jaspers du 1er novembre 1961 ?</b> Et en quoi cette anecdote nous aide-t-elle à comprendre une des principales contraintes qui pèsent sur la condition féminine dans le système patriarcal ?</p>



<p>C’est ce que je te propose de découvrir dans cet épisode n°14 de la saison 2 du podcast de Simone et les philosophes.</p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/transcription-episode-14-saison-2-la-tricherie-dhannah-arendt/">télécharger le texte de l’épisode</a> (PDF).</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-14-saison-2-la-tricherie-dhannah-arendt/">ÉPISODE 14 Saison 2 : La tricherie d’Hannah Arendt</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p><b>Que reconnaît-elle avoir caché à son ancien professeur et proche ami Martin Heidegger, dans sa lettre à Karl Jaspers du 1er novembre 1961 ?</b> Et en quoi cette anecdote nous aide-t-elle à comprendre une des principales contraintes qui pèsent sur la condition féminine dans le système patriarcal ?</p>



<p>C’est ce que je te propose de découvrir dans cet épisode n°14 de la saison 2 du podcast de Simone et les philosophes.</p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/transcription-episode-14-saison-2-la-tricherie-dhannah-arendt/">télécharger le texte de l’épisode</a> (PDF).</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-14-saison-2-la-tricherie-dhannah-arendt/">ÉPISODE 14 Saison 2 : La tricherie d’Hannah Arendt</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 02 Feb 2021 23:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/rX2Yqtg2e8mM.mp3?t=1786014520" length="14243788" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-14-saison-2-la-tricherie-d-hannah-arendt</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>14:50</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Que reconnaît-elle avoir caché à son ancien professeur et proche ami Martin Heidegger, dans sa lettre à Karl Jaspers du 1er novembre 1961 ? Et en quoi cette anecdote nous aide-t-elle à comprendre une des principales contraintes qui pèsent sur la c...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/6wPiEhklUy7pki3X7blD2o7OUFuH471K7Q6VvG0n_1400x1400.jpeg?t=1786014435"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/6wPiEhklUy7pki3X7blD2o7OUFuH471K7Q6VvG0n_1400x1400.jpeg?t=1786014435"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 13 Saison 2 : Une femme libre ?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3348</guid>
                <description><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@designecologist?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">DESIGNECOLOGIST</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/freedom?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>
  



<p><b>Puisque le projet féministe est de comprendre et de transformer la situation d’oppression que subissent les femmes dans les sociétés patriarcales</b>, on a vite fait d’espérer se fonder sur un guide ou un portrait robot de la femme libre.</p>



<p>Or, dans ce treizième épisode de la saison 2 du podcast, je vous raconte pourquoi il me semble important d’accepter qu’<b>il n’y ait pas de définition absolue de la liberté, et encore moins de la femme libre. </b>Pourquoi est-ce impossible ? Pourquoi même cette quête d’un modèle de femme libre sert-elle le plus souvent à restreindre le champ de pensée et d’action des femmes et à disqualifier, voire manipuler leurs choix ? En d’autres termes, <b>pourquoi importe-t-il envisager l’émancipation sans s’assujettir à un idéal particulier et restrictif de la liberté ?</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-une-femme-libre/">télécharger le texte de l’épisode </a>(PDF).</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-13-saison-2-une-femme-libre/">ÉPISODE 13 Saison 2 : Une femme libre ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[Photo by <a href="https://unsplash.com/@designecologist?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">DESIGNECOLOGIST</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/freedom?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>
  



<p><b>Puisque le projet féministe est de comprendre et de transformer la situation d’oppression que subissent les femmes dans les sociétés patriarcales</b>, on a vite fait d’espérer se fonder sur un guide ou un portrait robot de la femme libre.</p>



<p>Or, dans ce treizième épisode de la saison 2 du podcast, je vous raconte pourquoi il me semble important d’accepter qu’<b>il n’y ait pas de définition absolue de la liberté, et encore moins de la femme libre. </b>Pourquoi est-ce impossible ? Pourquoi même cette quête d’un modèle de femme libre sert-elle le plus souvent à restreindre le champ de pensée et d’action des femmes et à disqualifier, voire manipuler leurs choix ? En d’autres termes, <b>pourquoi importe-t-il envisager l’émancipation sans s’assujettir à un idéal particulier et restrictif de la liberté ?</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-une-femme-libre/">télécharger le texte de l’épisode </a>(PDF).</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-13-saison-2-une-femme-libre/">ÉPISODE 13 Saison 2 : Une femme libre ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 16 Dec 2020 00:16:21 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/GJ6d2saR544e.mp3?t=1786014539" length="20262704" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-13-saison-2-une-femme-libre</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>21:06</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Photo by DESIGNECOLOGIST (https://unsplash.com/@designecologist?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=creditCopyText) on Unsplash (https://unsplash.com/s/photos/freedom?utm_source=unsplash&amp;amp;utm_medium=referral&amp;amp;utm_content=c...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/SmGonImEHGUamyAST4oNOHBBtcPvOoIk4r39o7K5_1400x1400.jpeg?t=1786014436"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/SmGonImEHGUamyAST4oNOHBBtcPvOoIk4r39o7K5_1400x1400.jpeg?t=1786014436"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 12 Saison 2 : Le temps des femmes – Lettre à Sénèque</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3331</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Les philosophes créent souvent de beaux problèmes. Des problèmes clairs et rassurants. Des problèmes dans lesquels on peut se plaire à oublier la violence d’en-bas. Le temps est l’un de ces problèmes traditionnels. </p>



<p><b>Dans ce douzième épisode de la saison 2 de ce podcast, j’adresse une réponse critique à l’un des épisodes les plus écoutés de la première saison</b>. Il s’agit de l’épisode<b> intitulé : « La vie est-elle assez longue ? La réponse de Sénèque. »</b> Puisque Sénèque lui-même nous invitait à dialoguer avec les philosophes à travers les siècles, j’ai eu envie de le prendre au mot. Et de lui dire en quoi mon rapport au temps n’est pas soluble par son diagnostic et ses préconisations. Il ne l’est pas parce que la féminité s’inculque dans une violence temporelle que Sénèque ignorait manifestement.</p>



<p>Et que, bien souvent, <b>pour une femme, l’enjeu n’est pas de savoir comment ne plus gaspiller son temps en maîtrisant sa quête de plaisirs et de pouvoir, mais de comprendre comment survivre dans une société où </b><em><b>devenir femme</b></em><b>, c’est consacrer son temps à satisfaire des attentes et des désirs qu’on nous a demandés d’avoir. </b></p>



<p>Ce qui m’importe alors, comme à beaucoup d’autres femmes,<b> ce n’est pas de savoir si le temps de ma vie est court ou long, mais comment je peux me le réapproprier pour l’investir d’une liberté empêchée.</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-le-temps-des-femmes-lettre-a-seneque/">télécharger le texte de l’épisode</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-12-saison-2-le-temps-des-femmes-1-lettre-a-seneque/">ÉPISODE 12 Saison 2 : Le temps des femmes – Lettre à Sénèque</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Les philosophes créent souvent de beaux problèmes. Des problèmes clairs et rassurants. Des problèmes dans lesquels on peut se plaire à oublier la violence d’en-bas. Le temps est l’un de ces problèmes traditionnels. </p>



<p><b>Dans ce douzième épisode de la saison 2 de ce podcast, j’adresse une réponse critique à l’un des épisodes les plus écoutés de la première saison</b>. Il s’agit de l’épisode<b> intitulé : « La vie est-elle assez longue ? La réponse de Sénèque. »</b> Puisque Sénèque lui-même nous invitait à dialoguer avec les philosophes à travers les siècles, j’ai eu envie de le prendre au mot. Et de lui dire en quoi mon rapport au temps n’est pas soluble par son diagnostic et ses préconisations. Il ne l’est pas parce que la féminité s’inculque dans une violence temporelle que Sénèque ignorait manifestement.</p>



<p>Et que, bien souvent, <b>pour une femme, l’enjeu n’est pas de savoir comment ne plus gaspiller son temps en maîtrisant sa quête de plaisirs et de pouvoir, mais de comprendre comment survivre dans une société où </b><em><b>devenir femme</b></em><b>, c’est consacrer son temps à satisfaire des attentes et des désirs qu’on nous a demandés d’avoir. </b></p>



<p>Ce qui m’importe alors, comme à beaucoup d’autres femmes,<b> ce n’est pas de savoir si le temps de ma vie est court ou long, mais comment je peux me le réapproprier pour l’investir d’une liberté empêchée.</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-le-temps-des-femmes-lettre-a-seneque/">télécharger le texte de l’épisode</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-12-saison-2-le-temps-des-femmes-1-lettre-a-seneque/">ÉPISODE 12 Saison 2 : Le temps des femmes – Lettre à Sénèque</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 23:31:28 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yvAjv1t4kDQJ.mp3?t=1786014507" length="16789181" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-12-saison-2-le-temps-des-femmes-lettre-a-seneque</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>17:29</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Les philosophes créent souvent de beaux problèmes. Des problèmes clairs et rassurants. Des problèmes dans lesquels on peut se plaire à oublier la violence d’en-bas. Le temps est l’un de ces problèmes traditionnels. 




Dans ce douzième épisode de...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/k8N2S2NwpRole7L042v7NAzTkft168nW9WHM9POI_1400x1400.jpeg?t=1786014439"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/k8N2S2NwpRole7L042v7NAzTkft168nW9WHM9POI_1400x1400.jpeg?t=1786014439"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 11 Saison 2 : Dire « je »</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3243</guid>
                <description><![CDATA[



<p>En philosophie, comme on le répète toujours au lycée et à l’université, on ne dit pas « je ». Surtout pas de « je » dans les dissertations. Car la personne qui vous corrige ne s’intéresse pas à ce que vous pensez, mais à la façon dont vous savez parler de ceux qui font l’autorité de la pensée.</p>



<p>Pourtant, j’avoue. Si Simone et les philosophes existe, c’est pour défendre une pratique de la philosophie non patriarcale, comme pour<b> retourner aux sources de <em>ce qui nous fait penser</em>. </b>Ce qui nous fait penser, ce n’est pas d’abord le désir d’avoir raison. Mais le désir de comprendre à la première personne du singulier l’écart entre ce que je vis intimement et les discours dont j’hérite. Très loin des normes élitistes de la domination intellectuelle, il y a quelque chose de vital dans la pensée.</p>



<p><b>Dans ce onzième épisode du podcast de Simone et les philosophes, je fais un pas de côté pour essayer de dire « je ».</b> <b>J’essaie de formuler, à la première personne et de façon fragmentaire, la façon dont j’ai pris goût à la réflexion philosophique et ma stupéfaction face à son institutionnalisation patriarcale.</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3245">télécharger le texte de l’épisode</a> (PDF).</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-11-saison-2-apprendre-a-dire-je/">ÉPISODE 11 Saison 2 : Dire « je »</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>En philosophie, comme on le répète toujours au lycée et à l’université, on ne dit pas « je ». Surtout pas de « je » dans les dissertations. Car la personne qui vous corrige ne s’intéresse pas à ce que vous pensez, mais à la façon dont vous savez parler de ceux qui font l’autorité de la pensée.</p>



<p>Pourtant, j’avoue. Si Simone et les philosophes existe, c’est pour défendre une pratique de la philosophie non patriarcale, comme pour<b> retourner aux sources de <em>ce qui nous fait penser</em>. </b>Ce qui nous fait penser, ce n’est pas d’abord le désir d’avoir raison. Mais le désir de comprendre à la première personne du singulier l’écart entre ce que je vis intimement et les discours dont j’hérite. Très loin des normes élitistes de la domination intellectuelle, il y a quelque chose de vital dans la pensée.</p>



<p><b>Dans ce onzième épisode du podcast de Simone et les philosophes, je fais un pas de côté pour essayer de dire « je ».</b> <b>J’essaie de formuler, à la première personne et de façon fragmentaire, la façon dont j’ai pris goût à la réflexion philosophique et ma stupéfaction face à son institutionnalisation patriarcale.</b></p>







<p>Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3245">télécharger le texte de l’épisode</a> (PDF).</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-11-saison-2-apprendre-a-dire-je/">ÉPISODE 11 Saison 2 : Dire « je »</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 02 Dec 2020 00:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/E56xMU6WrMAY.mp3?t=1786014484" length="14956827" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-11-saison-2-dire-je</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>15:34</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




En philosophie, comme on le répète toujours au lycée et à l’université, on ne dit pas « je ». Surtout pas de « je » dans les dissertations. Car la personne qui vous corrige ne s’intéresse pas à ce que vous pensez, mais à la façon dont vous savez p...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/qmfn4WKqggj9SwmWEaQ9zp5VHWpUMlQ8PGFCnGzG_1400x1400.jpeg?t=1786014440"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/qmfn4WKqggj9SwmWEaQ9zp5VHWpUMlQ8PGFCnGzG_1400x1400.jpeg?t=1786014440"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 10 Saison 2 : Qu’est-ce qu’une femme ? La réponse de Simone de Beauvoir</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3128</guid>
                <description><![CDATA[<p>Pour ce dixième épisode de la seconde saison du podcast, je vous propose de vous <b>introduire à la lecture d’un ouvrage aussi célèbre que méconnu sur le fond : <em>Le deuxième sexe </em>de Simone de Beauvoir.</b></p>



<p>Ce livre qui rassemble un bon millier de pages est célèbre pour son étiquette féministe et pour une phrase, celle qui ouvre le deuxième tome : <em>« On ne naît pas femme, on le devient »</em>. Mais <b>que signifie « devenir femme » sous la plume de Simone de Beauvoir ? </b></p>







<p>Qu’est-ce qu’une femme ? À cette question, Simone de Beauvoir répond par un titre qu’elle explicite dans une recherche très détaillée : <b>la femme est l’<em>autre</em> sexe, le deuxième. L’aliénation féminine se vit dans cet écart entre l’injonction à <em>devenir</em> cette <em>autre</em></b> qui n’existe que relativement à l’homme, <b>et le besoin de dessiner son existence dans le monde de façon autonome.</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-quest-ce-quune-femme-la-reponse-de-simone-de-beauvoir/">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription soigneusement mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-10-saison-2-quest-ce-quune-femme-la-reponse-de-simone-de-beauvoir/">ÉPISODE 10 Saison 2 : Qu’est-ce qu’une femme ? La réponse de Simone de Beauvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce dixième épisode de la seconde saison du podcast, je vous propose de vous <b>introduire à la lecture d’un ouvrage aussi célèbre que méconnu sur le fond : <em>Le deuxième sexe </em>de Simone de Beauvoir.</b></p>



<p>Ce livre qui rassemble un bon millier de pages est célèbre pour son étiquette féministe et pour une phrase, celle qui ouvre le deuxième tome : <em>« On ne naît pas femme, on le devient »</em>. Mais <b>que signifie « devenir femme » sous la plume de Simone de Beauvoir ? </b></p>







<p>Qu’est-ce qu’une femme ? À cette question, Simone de Beauvoir répond par un titre qu’elle explicite dans une recherche très détaillée : <b>la femme est l’<em>autre</em> sexe, le deuxième. L’aliénation féminine se vit dans cet écart entre l’injonction à <em>devenir</em> cette <em>autre</em></b> qui n’existe que relativement à l’homme, <b>et le besoin de dessiner son existence dans le monde de façon autonome.</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-quest-ce-quune-femme-la-reponse-de-simone-de-beauvoir/">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription soigneusement mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-10-saison-2-quest-ce-quune-femme-la-reponse-de-simone-de-beauvoir/">ÉPISODE 10 Saison 2 : Qu’est-ce qu’une femme ? La réponse de Simone de Beauvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 25 Nov 2020 00:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/A36PDhZGn46J.mp3?t=1786014501" length="19980273" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-10-saison-2-qu-est-ce-qu-une-femme-la-reponse-de-simone-de-beauvoir</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>20:48</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Pour ce dixième épisode de la seconde saison du podcast, je vous propose de vous introduire à la lecture d’un ouvrage aussi célèbre que méconnu sur le fond : Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir.




Ce livre qui rassemble un bon millier de pages es...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/pE4B7MLSD4tQ4Rom9Q4AnqI9tYXVJk6XrQ890Ji0_1400x1400.jpeg?t=1786014440"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/pE4B7MLSD4tQ4Rom9Q4AnqI9tYXVJk6XrQ890Ji0_1400x1400.jpeg?t=1786014440"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 9 Saison 2 : L’espoir (3) – Notre besoin d’utopie</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3086</guid>
                <description><![CDATA[



<p><em>Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ?</em> <em>C’est dans cette perspective que je vous propose d’<b>explorer</b> <b>une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute action transformatrice : l’espoir.</b></em></p>



<p>Dans l’<a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-8-saison-2-lespoir-2-resister-au-desespoir-avec-starhawk/">épisode précédent</a>, je vous invitais à nourrir l’espoir par des actions concrètes qui renforcent le sentiment que vous avez de votre pouvoir d’agir, ou de ce que Starhawk appelle le « pouvoir-du-dedans ». Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une forme d’espérance qui est, elle aussi, souvent regardée avec méfiance et qui, pourtant, est <b>un facteur indispensable de tout progrès social : l’espérance utopique.</b></p>



<p>Non qu’il suffise de tracer des plans imaginaires pour faire advenir un monde meilleur – et d’ailleurs, les utopies ne sont pas faites pour être parfaitement réalisées ! Mais <b>nous avons besoin d’utopies pour mettre en relief les possibilités alternatives qui sont contenues dans le réel et que nous ne voyons pas tant que nous sommes occupé·es à nous adapter.</b></p>



<p>En quoi l’espérance que portent les utopies est-elle émancipatrice ? Et même si nous ne nous mettons pas toutes et tous à écrire des utopies, <b>pourquoi cultiver l’esprit utopique est-il indispensable ? </b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/11/simone-S2E09.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-9-saison-2-lespoir-3-notre-besoin-dutopie/">ÉPISODE 9 Saison 2 : L’espoir (3) – Notre besoin d’utopie</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p><em>Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ?</em> <em>C’est dans cette perspective que je vous propose d’<b>explorer</b> <b>une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute action transformatrice : l’espoir.</b></em></p>



<p>Dans l’<a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-8-saison-2-lespoir-2-resister-au-desespoir-avec-starhawk/">épisode précédent</a>, je vous invitais à nourrir l’espoir par des actions concrètes qui renforcent le sentiment que vous avez de votre pouvoir d’agir, ou de ce que Starhawk appelle le « pouvoir-du-dedans ». Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une forme d’espérance qui est, elle aussi, souvent regardée avec méfiance et qui, pourtant, est <b>un facteur indispensable de tout progrès social : l’espérance utopique.</b></p>



<p>Non qu’il suffise de tracer des plans imaginaires pour faire advenir un monde meilleur – et d’ailleurs, les utopies ne sont pas faites pour être parfaitement réalisées ! Mais <b>nous avons besoin d’utopies pour mettre en relief les possibilités alternatives qui sont contenues dans le réel et que nous ne voyons pas tant que nous sommes occupé·es à nous adapter.</b></p>



<p>En quoi l’espérance que portent les utopies est-elle émancipatrice ? Et même si nous ne nous mettons pas toutes et tous à écrire des utopies, <b>pourquoi cultiver l’esprit utopique est-il indispensable ? </b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/11/simone-S2E09.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-9-saison-2-lespoir-3-notre-besoin-dutopie/">ÉPISODE 9 Saison 2 : L’espoir (3) – Notre besoin d’utopie</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 18 Nov 2020 01:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ZMzqLs139ljj.mp3?t=1786014487" length="17025724" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-9-saison-2-l-espoir-3-notre-besoin-d-utopie</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>17:44</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ? C’est dans cette perspective que je vous propose d’explorer une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute a...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/F11wFWUL8q7tv8mUpB53BPHpL7doLItfEz4Qzx5G_1400x1400.jpeg?t=1786014443"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/F11wFWUL8q7tv8mUpB53BPHpL7doLItfEz4Qzx5G_1400x1400.jpeg?t=1786014443"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 8 Saison 2 : L’espoir (2) – Résister au désespoir avec Starhawk</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3056</guid>
                <description><![CDATA[







<p><em>Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ?</em> <em>C’est dans cette perspective que je vous propose d’<b>explorer</b> <b>une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute action transformatrice : l’espoir. </b></em></p>



<p>Dans l’<a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/lespoir-de-la-resignation-a-la-transformation-1/">épisode précédent</a>, nous avions vu quelques arguments qui nous invitent à nous méfier de l’espoir. Car lorsqu’il consiste à attendre que quelque chose arrive en se berçant du plaisir consolateur du fantasme, l’espoir comme le désespoir est une manière de renoncer à l’action. Mais il y a une autre forme d’espoir, sans doute plus difficile à cultiver mais indispensable pour résister aux formes d’oppression que nous subissons. </p>



<p><b>Dans ce second volet, je vous propose d’aborder l’espoir non pas comme l’attente incertaine d’un avènement futur mais comme une certaine manière de percevoir le présent.</b> Cette forme émancipatrice de l’espoir émerge d’abord des actions qui nous permettent de nous ré-approprier – au présent – notre pouvoir de penser et d’agir. Et je vous propose d’explorer cette idée en nous appuyant sur les observations de la penseuse activiste américaine : <b>Starhawk</b>.</p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/11/simone-S2E08.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-8-saison-2-lespoir-2-resister-au-desespoir-avec-starhawk/">ÉPISODE 8 Saison 2 : L’espoir (2) – Résister au désespoir avec Starhawk</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[







<p><em>Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ?</em> <em>C’est dans cette perspective que je vous propose d’<b>explorer</b> <b>une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute action transformatrice : l’espoir. </b></em></p>



<p>Dans l’<a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/lespoir-de-la-resignation-a-la-transformation-1/">épisode précédent</a>, nous avions vu quelques arguments qui nous invitent à nous méfier de l’espoir. Car lorsqu’il consiste à attendre que quelque chose arrive en se berçant du plaisir consolateur du fantasme, l’espoir comme le désespoir est une manière de renoncer à l’action. Mais il y a une autre forme d’espoir, sans doute plus difficile à cultiver mais indispensable pour résister aux formes d’oppression que nous subissons. </p>



<p><b>Dans ce second volet, je vous propose d’aborder l’espoir non pas comme l’attente incertaine d’un avènement futur mais comme une certaine manière de percevoir le présent.</b> Cette forme émancipatrice de l’espoir émerge d’abord des actions qui nous permettent de nous ré-approprier – au présent – notre pouvoir de penser et d’agir. Et je vous propose d’explorer cette idée en nous appuyant sur les observations de la penseuse activiste américaine : <b>Starhawk</b>.</p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/11/simone-S2E08.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-8-saison-2-lespoir-2-resister-au-desespoir-avec-starhawk/">ÉPISODE 8 Saison 2 : L’espoir (2) – Résister au désespoir avec Starhawk</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 10 Nov 2020 23:36:36 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/XE7P6sY85gn2.mp3?t=1786014520" length="18547502" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-8-saison-2-l-espoir-2-resister-au-desespoir-avec-starhawk</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>19:19</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
 








Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ? C’est dans cette perspective que je vous propose d’explorer une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de t...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/9vmf7SqrmmS78gPbkARzCyaOxcmwWRigAc4Ydmfp_1400x1400.jpeg?t=1786014444"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/9vmf7SqrmmS78gPbkARzCyaOxcmwWRigAc4Ydmfp_1400x1400.jpeg?t=1786014444"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 7 Saison 2 : L’espoir (1) – Les arguments critiques</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=3028</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Pour avoir raison, il suffit souvent de tenir des propos désespérants et de qualifier de naïfs les motifs d’espérer. En ce sens, <b>la rationalité est souvent la répétition intériorisée et répressive du discours dominant. </b>Avez-vous déjà observé à quel point ce discours désespérant encourage à la docilité et à la résignation ? </p>



<p>C’est dans cette perspective que je vous propose d’<b>explorer</b> <b>une disposition affective qui peut aussi bien être aliénante qu’émancipatrice : l’espoir. </b>Aliénante lorsque espérer revient à supporter les choses comme elles sont en les fuyant par l’imagination. Émancipatrice  lorsque l’espoir donne l’élan nécessaire pour transformer une situation qui nous fait souffrir.</p>



<p><b>Dans ce premier volet de notre exploration, je vous présente un rapide parcours d’une approche critique de l’espoir</b>, récurrente dans l’histoire de la philosophie. <b>En creusant ces arguments, on peut comprendre en quoi l’espoir peut nous disposer à entretenir des schémas de servitude volontaire et en quoi une forme de vigilance émancipatrice s’impose.</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/11/simone-S2E07.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/lespoir-de-la-resignation-a-la-transformation-1/">ÉPISODE 7 Saison 2 : L’espoir (1) – Les arguments critiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Pour avoir raison, il suffit souvent de tenir des propos désespérants et de qualifier de naïfs les motifs d’espérer. En ce sens, <b>la rationalité est souvent la répétition intériorisée et répressive du discours dominant. </b>Avez-vous déjà observé à quel point ce discours désespérant encourage à la docilité et à la résignation ? </p>



<p>C’est dans cette perspective que je vous propose d’<b>explorer</b> <b>une disposition affective qui peut aussi bien être aliénante qu’émancipatrice : l’espoir. </b>Aliénante lorsque espérer revient à supporter les choses comme elles sont en les fuyant par l’imagination. Émancipatrice  lorsque l’espoir donne l’élan nécessaire pour transformer une situation qui nous fait souffrir.</p>



<p><b>Dans ce premier volet de notre exploration, je vous présente un rapide parcours d’une approche critique de l’espoir</b>, récurrente dans l’histoire de la philosophie. <b>En creusant ces arguments, on peut comprendre en quoi l’espoir peut nous disposer à entretenir des schémas de servitude volontaire et en quoi une forme de vigilance émancipatrice s’impose.</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/11/simone-S2E07.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode :</a> la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/lespoir-de-la-resignation-a-la-transformation-1/">ÉPISODE 7 Saison 2 : L’espoir (1) – Les arguments critiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 03 Nov 2020 23:04:19 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/mVDzghMp2nv5.mp3?t=1786014530" length="19455726" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-7-saison-2-l-espoir-1-les-arguments-critiques</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>20:15</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Pour avoir raison, il suffit souvent de tenir des propos désespérants et de qualifier de naïfs les motifs d’espérer. En ce sens, la rationalité est souvent la répétition intériorisée et répressive du discours dominant. Avez-vous déjà observé à que...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/J70LU6Mn1fnLSwmeXMBDVV8Yt1TbnGr4NvRH10WR_1400x1400.jpeg?t=1786014444"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/J70LU6Mn1fnLSwmeXMBDVV8Yt1TbnGr4NvRH10WR_1400x1400.jpeg?t=1786014444"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 6 Saison 2 : La honte, de l’éthique à la politique</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=2969</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Pour ce sixième épisode, je vous emmène dans l’exploration d’un<b> sentiment complexe qui a une fonction citoyenne et politique fondamentale : la honte qui nous saisit</b> <b>lorsque la domination, l’humiliation et la cruauté ont lieu.</b></p>



<p>Comment comprendre que nous puissions avoir honte de la violence qu’autrui peut commettre ? Pourquoi une forme intense de honte accompagne-t-elle notre indignation face à la violence d’autrui ? Qu’est-ce que signifie ce cri qui résonne en nous lorsque, face au scandale du mal, nous disons : <em>« c’est une honte »</em> ? </p>



<p>J’aimerais vous montrer qu’au lieu d’étouffer ce sentiment inconfortable en raison de l’aveu d’impuissance qu’il comporte, on peut y voir la racine d’un nécessaire élan politique. <b>La honte du pire peut devenir le ciment de la solidarité </b>si elle nous met en garde contre l’aveuglement qui nous menace, l’aveuglement quant à notre propre violence. <b>Alors la honte entremêle trois éléments caractéristiques : le frisson, le sentiment d’impuissance et le sursaut politique.</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/10/simone-S2E06.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode </a>: la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-6-saison-2-la-honte-de-lethique-a-la-politique/">ÉPISODE 6 Saison 2 : La honte, de l’éthique à la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Pour ce sixième épisode, je vous emmène dans l’exploration d’un<b> sentiment complexe qui a une fonction citoyenne et politique fondamentale : la honte qui nous saisit</b> <b>lorsque la domination, l’humiliation et la cruauté ont lieu.</b></p>



<p>Comment comprendre que nous puissions avoir honte de la violence qu’autrui peut commettre ? Pourquoi une forme intense de honte accompagne-t-elle notre indignation face à la violence d’autrui ? Qu’est-ce que signifie ce cri qui résonne en nous lorsque, face au scandale du mal, nous disons : <em>« c’est une honte »</em> ? </p>



<p>J’aimerais vous montrer qu’au lieu d’étouffer ce sentiment inconfortable en raison de l’aveu d’impuissance qu’il comporte, on peut y voir la racine d’un nécessaire élan politique. <b>La honte du pire peut devenir le ciment de la solidarité </b>si elle nous met en garde contre l’aveuglement qui nous menace, l’aveuglement quant à notre propre violence. <b>Alors la honte entremêle trois éléments caractéristiques : le frisson, le sentiment d’impuissance et le sursaut politique.</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/10/simone-S2E06.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode </a>: la transcription joliment mise en forme par <a href="https://www.i-rouge.net/">Hélène Francqueville</a>, ainsi que des textes complémentaires.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-6-saison-2-la-honte-de-lethique-a-la-politique/">ÉPISODE 6 Saison 2 : La honte, de l’éthique à la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2020 22:12:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/brX2YqtVJRQ7.mp3?t=1786014538" length="16745260" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-6-saison-2-la-honte-de-l-ethique-a-la-politique</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>17:26</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Pour ce sixième épisode, je vous emmène dans l’exploration d’un sentiment complexe qui a une fonction citoyenne et politique fondamentale : la honte qui nous saisit lorsque la domination, l’humiliation et la cruauté ont lieu.




Comment comprendr...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/oDNfNjIvulWP8TTJ4aBAcRgqW33uwlk8Dk47vgQa_1400x1400.jpeg?t=1786014447"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/oDNfNjIvulWP8TTJ4aBAcRgqW33uwlk8Dk47vgQa_1400x1400.jpeg?t=1786014447"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 5 Saison 2 : Peut-on surmonter l’autocensure ? La réponse de Virginia Woolf</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=2794</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Dans ce cinquième épisode, je vous emmène à la rencontre de cette voix très discrète qui ne vous quitte jamais et se dresse la première pour vous empêcher de terminer vos phrases et vos pensées : la vôtre. </p>



<p><b>On aura beau dénoncer telle ou telle norme sociale, il nous faut commencer par libérer nos pensées et nos paroles.</b> Or, ce n’est pas une chose si facile ! Même lorsque nous sommes seul·e, nous nous heurtons à des discours que nous avons intériorisés depuis la plus tendre enfance. <b>Comment identifier ces autocensures qui nous habitent ? Comment leur faire face et comment les surmonter ?</b></p>



<p>Je vous propose de <b>creuser la question en nous plongeant dans une conférence de Virginia Woolf</b>, donnée en janvier 1931, deux années après la publication d’<em>Une chambre à soi. </em>Dans cette conférence intitulée « Des professions pour des femmes », <b>Woolf raconte son expérience de l’autocensure et la façon dont elle s’en est sortie…</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/10/simone-S2E05-1.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode </a>(transcription mise en forme du podcast + un texte exclusif par votre Simone).</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-5-saison-2-peut-on-surmonter-lautocensure-la-reponse-de-virginia-woolf/">ÉPISODE 5 Saison 2 : Peut-on surmonter l’autocensure ? La réponse de Virginia Woolf</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Dans ce cinquième épisode, je vous emmène à la rencontre de cette voix très discrète qui ne vous quitte jamais et se dresse la première pour vous empêcher de terminer vos phrases et vos pensées : la vôtre. </p>



<p><b>On aura beau dénoncer telle ou telle norme sociale, il nous faut commencer par libérer nos pensées et nos paroles.</b> Or, ce n’est pas une chose si facile ! Même lorsque nous sommes seul·e, nous nous heurtons à des discours que nous avons intériorisés depuis la plus tendre enfance. <b>Comment identifier ces autocensures qui nous habitent ? Comment leur faire face et comment les surmonter ?</b></p>



<p>Je vous propose de <b>creuser la question en nous plongeant dans une conférence de Virginia Woolf</b>, donnée en janvier 1931, deux années après la publication d’<em>Une chambre à soi. </em>Dans cette conférence intitulée « Des professions pour des femmes », <b>Woolf raconte son expérience de l’autocensure et la façon dont elle s’en est sortie…</b></p>







<p><a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/10/simone-S2E05-1.pdf">Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode </a>(transcription mise en forme du podcast + un texte exclusif par votre Simone).</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/episode-5-saison-2-peut-on-surmonter-lautocensure-la-reponse-de-virginia-woolf/">ÉPISODE 5 Saison 2 : Peut-on surmonter l’autocensure ? La réponse de Virginia Woolf</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 22:40:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/qnJz0sZ6r500.mp3?t=1786014559" length="24681913" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-5-saison-2-peut-on-surmonter-l-autocensure-la-reponse-de-virginia-woolf</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>25:42</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Dans ce cinquième épisode, je vous emmène à la rencontre de cette voix très discrète qui ne vous quitte jamais et se dresse la première pour vous empêcher de terminer vos phrases et vos pensées : la vôtre. 




On aura beau dénoncer telle ou telle...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/q2f8U9cnZPVrcgHg96JHAcvprqAx65UsgTbh8WzQ_1400x1400.jpeg?t=1786014451"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/q2f8U9cnZPVrcgHg96JHAcvprqAx65UsgTbh8WzQ_1400x1400.jpeg?t=1786014451"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 4 Saison 2 : Les phrases que vous pouvez terminer ont un genre</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=2750</guid>
                <description><![CDATA[



<p><b>Dans ce quatrième épisode, je vous propose de décortiquer le pouvoir de parler, donc <em>le pouvoir de terminer ses phrases</em></b>, à partir d’une question qui m’a été posée par l’une d’entre vous lors de la rencontre du Club de Simone la semaine dernière. </p>



<p><em>« Je travaille avec des hommes respectueux des femmes, mais j’ai pris conscience que lorsque je prends la parole à table, je ne peux jamais finir ma phrase sans être coupée. Pourquoi ? Parce que tout le monde a l’habitude que j’écoute ? Parce que c’est mon rôle de femme de prendre soin sans donner mon avis ? »</em></p>



<p><b>Le questionnement philosophique émerge de nos expériences d’étonnement… Et dans la plupart des prises de parole sur des sujets considérés comme « sérieux » (politique, scientifique, économique, philosophique, etc.), l’étonnement qu’expérimentent les femmes face à un groupe mixte est douloureux</b>. Pourquoi sont-elles interrompues lorsqu’elles commencent à formuler leur pensée ? Pourquoi leurs débuts de phrases sont-ils systématiquement coupés, corrigés, effacés par une parole masculine, singulière ou collective ?</p>



<p><em><b>Pourquoi l’impuissance de parler s’intègre-t-elle pour tant de femmes – et dès le plus jeune âge – au rôle qui identifie le genre féminin ? Comment la surmonter ?</b></em></p>







<p>Pour accompagner et/ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/10/simone-S2E04-2.pdf">télécharger le texte de l’épisode</a>.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/qui-peut-parler/">ÉPISODE 4 Saison 2 : Les phrases que vous pouvez terminer ont un genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p><b>Dans ce quatrième épisode, je vous propose de décortiquer le pouvoir de parler, donc <em>le pouvoir de terminer ses phrases</em></b>, à partir d’une question qui m’a été posée par l’une d’entre vous lors de la rencontre du Club de Simone la semaine dernière. </p>



<p><em>« Je travaille avec des hommes respectueux des femmes, mais j’ai pris conscience que lorsque je prends la parole à table, je ne peux jamais finir ma phrase sans être coupée. Pourquoi ? Parce que tout le monde a l’habitude que j’écoute ? Parce que c’est mon rôle de femme de prendre soin sans donner mon avis ? »</em></p>



<p><b>Le questionnement philosophique émerge de nos expériences d’étonnement… Et dans la plupart des prises de parole sur des sujets considérés comme « sérieux » (politique, scientifique, économique, philosophique, etc.), l’étonnement qu’expérimentent les femmes face à un groupe mixte est douloureux</b>. Pourquoi sont-elles interrompues lorsqu’elles commencent à formuler leur pensée ? Pourquoi leurs débuts de phrases sont-ils systématiquement coupés, corrigés, effacés par une parole masculine, singulière ou collective ?</p>



<p><em><b>Pourquoi l’impuissance de parler s’intègre-t-elle pour tant de femmes – et dès le plus jeune âge – au rôle qui identifie le genre féminin ? Comment la surmonter ?</b></em></p>







<p>Pour accompagner et/ou prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/wp-content/uploads/2020/10/simone-S2E04-2.pdf">télécharger le texte de l’épisode</a>.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/qui-peut-parler/">ÉPISODE 4 Saison 2 : Les phrases que vous pouvez terminer ont un genre</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 06 Oct 2020 23:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/JG6R9HjAx7QZ.mp3?t=1786014562" length="33171904" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-4-saison-2-les-phrases-que-vous-pouvez-terminer-ont-un-genre</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>34:33</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Dans ce quatrième épisode, je vous propose de décortiquer le pouvoir de parler, donc le pouvoir de terminer ses phrases, à partir d’une question qui m’a été posée par l’une d’entre vous lors de la rencontre du Club de Simone la semaine dernière....</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/vYJ9PkdZEo2YoywKr0uUTJRpYYhylLzetc8ZhRNN_1400x1400.jpeg?t=1786014451"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/vYJ9PkdZEo2YoywKr0uUTJRpYYhylLzetc8ZhRNN_1400x1400.jpeg?t=1786014451"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 3 Saison 2 : Devenir féministe avec Kant</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=2731</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Dans ce troisième épisode, aussi surprenant cela puisse vous paraître, je vous raconte <b>pourquoi je pense que j’aurais pu devenir féministe plus vite, plus tôt grâce à Kant.</b></p>



<p><b>Pourquoi lire les textes de Kant sur la condition féminine ? Quels éléments de compréhension peut-on en tirer pour nous émanciper ? Pourquoi y aurait-il un intérêt à lire Kant avec des lunettes féministes (plutôt que de s’en tenir à ses textes considérés comme majeurs) ? </b></p>







<p>Vous pouvez accompagner et prolonger votre écoute en <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-devenir-feministe-avec-kant-aussi-s2-ep-3/">accédant au texte de l’épisode et à des compléments</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/devenir-feministe-avec-kant-saison-2-ep-3/">ÉPISODE 3 Saison 2 : Devenir féministe avec Kant</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Dans ce troisième épisode, aussi surprenant cela puisse vous paraître, je vous raconte <b>pourquoi je pense que j’aurais pu devenir féministe plus vite, plus tôt grâce à Kant.</b></p>



<p><b>Pourquoi lire les textes de Kant sur la condition féminine ? Quels éléments de compréhension peut-on en tirer pour nous émanciper ? Pourquoi y aurait-il un intérêt à lire Kant avec des lunettes féministes (plutôt que de s’en tenir à ses textes considérés comme majeurs) ? </b></p>







<p>Vous pouvez accompagner et prolonger votre écoute en <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-devenir-feministe-avec-kant-aussi-s2-ep-3/">accédant au texte de l’épisode et à des compléments</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/devenir-feministe-avec-kant-saison-2-ep-3/">ÉPISODE 3 Saison 2 : Devenir féministe avec Kant</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2020 00:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ld1ZmuwkMVpZ.mp3?t=1786014570" length="30499481" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-3-saison-2-devenir-feministe-avec-kant</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>31:46</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Dans ce troisième épisode, aussi surprenant cela puisse vous paraître, je vous raconte pourquoi je pense que j’aurais pu devenir féministe plus vite, plus tôt grâce à Kant.




Pourquoi lire les textes de Kant sur la condition féminine ? Quels élé...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/VAIhrB1M2Ss1ooT1vIcfQkWMhhiSrNkTIYyx0ikW_1400x1400.jpeg?t=1786014451"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/VAIhrB1M2Ss1ooT1vIcfQkWMhhiSrNkTIYyx0ikW_1400x1400.jpeg?t=1786014451"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 2 Saison 2 : Qu’est-ce que la futilité ?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=2700</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Dans ce second épisode, je vous invite à faire un peu de magie… en<b> transformant un cliché en concept</b>. À creuser le sens d’un mot qui a longtemps servi – et sert encore – à mépriser ce qui serait féminin, trop féminin pour être philosophique. Je vous embarque aujourd’hui dans <b>une déconstruction de la futilité.</b></p>



<p><b>Qu’est-ce qui est futile et qu’est-ce qui ne l’est pas ?</b></p>



<p><b>Comment la futilité traverse-t-elle nos préjugés de façon récurrente et normative ?</b></p>



<p><b>Et pourquoi l’attention à ce qui est considéré comme <em>futile</em> peut-elle être une source de joie ?</b></p>







<p>Pour accompagner et prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-futilite-s2-ep-2/">accéder au texte de l’épisode ainsi qu’à des compléments</a>.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/podcast-s2e02/">ÉPISODE 2 Saison 2 : Qu’est-ce que la futilité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Dans ce second épisode, je vous invite à faire un peu de magie… en<b> transformant un cliché en concept</b>. À creuser le sens d’un mot qui a longtemps servi – et sert encore – à mépriser ce qui serait féminin, trop féminin pour être philosophique. Je vous embarque aujourd’hui dans <b>une déconstruction de la futilité.</b></p>



<p><b>Qu’est-ce qui est futile et qu’est-ce qui ne l’est pas ?</b></p>



<p><b>Comment la futilité traverse-t-elle nos préjugés de façon récurrente et normative ?</b></p>



<p><b>Et pourquoi l’attention à ce qui est considéré comme <em>futile</em> peut-elle être une source de joie ?</b></p>







<p>Pour accompagner et prolonger votre écoute, vous pouvez <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-du-podcast-futilite-s2-ep-2/">accéder au texte de l’épisode ainsi qu’à des compléments</a>.</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/podcast-s2e02/">ÉPISODE 2 Saison 2 : Qu’est-ce que la futilité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 23 Sep 2020 00:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/E56xMUmZnRw2.mp3?t=1786014577" length="29058100" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-2-saison-2-qu-est-ce-que-la-futilite</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>30:16</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Dans ce second épisode, je vous invite à faire un peu de magie… en transformant un cliché en concept. À creuser le sens d’un mot qui a longtemps servi – et sert encore – à mépriser ce qui serait féminin, trop féminin pour être philosophique. Je vo...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/mDZavDzfE9Hc17ytLzz1AmLLAgmXUZIkKFD0WYky_1400x1400.jpeg?t=1786014454"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/mDZavDzfE9Hc17ytLzz1AmLLAgmXUZIkKFD0WYky_1400x1400.jpeg?t=1786014454"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 1 Saison 2 : Que faire de la philosophie quand on est une femme ?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=2650</guid>
                <description><![CDATA[



<p>Des manuels scolaires aux médias, des vitrines de librairies aux colloques académiques, de l’École d’Athènes de Raphaël au Penseur de Rodin… la philosophie serait une discipline virile. Alors que faire quand on est une femme ? S’en remettre à la parole qui occulte tout ce qui touche de près ou de loin au féminin ? Ou envoyer valser cette discipline surchargée par son histoire patriarcale ?</p>



<p>Il y a une autre voie, moins balisée mais passionnante : enfiler des lunettes féministes pour revisiter ensemble les questions que nos existences plurielles font émerger.</p>







<p>Vous pouvez accompagner et prolonger votre écoute en <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-de-lepisode-que-faire-de-la-philosophie-quand-on-est-une-femme/">accédant au texte et au bonus de l’épisode.</a> </p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/podcast_s2e01/">ÉPISODE 1 Saison 2 : Que faire de la philosophie quand on est une femme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[



<p>Des manuels scolaires aux médias, des vitrines de librairies aux colloques académiques, de l’École d’Athènes de Raphaël au Penseur de Rodin… la philosophie serait une discipline virile. Alors que faire quand on est une femme ? S’en remettre à la parole qui occulte tout ce qui touche de près ou de loin au féminin ? Ou envoyer valser cette discipline surchargée par son histoire patriarcale ?</p>



<p>Il y a une autre voie, moins balisée mais passionnante : enfiler des lunettes féministes pour revisiter ensemble les questions que nos existences plurielles font émerger.</p>







<p>Vous pouvez accompagner et prolonger votre écoute en <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-de-lepisode-que-faire-de-la-philosophie-quand-on-est-une-femme/">accédant au texte et au bonus de l’épisode.</a> </p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/podcast_s2e01/">ÉPISODE 1 Saison 2 : Que faire de la philosophie quand on est une femme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 16 Sep 2020 03:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/rX2YqtgKLEG7.mp3?t=1786014600" length="21186484" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-1-saison-2-que-faire-de-la-philosophie-quand-on-est-une-femme</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>22:04</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>




Des manuels scolaires aux médias, des vitrines de librairies aux colloques académiques, de l’École d’Athènes de Raphaël au Penseur de Rodin… la philosophie serait une discipline virile. Alors que faire quand on est une femme ? S’en remettre à la p...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/1e8O3F6Fucba5Hqao7vOv9zdCGEJFZsf7HXPSRgL_1400x1400.jpeg?t=1786014454"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/1e8O3F6Fucba5Hqao7vOv9zdCGEJFZsf7HXPSRgL_1400x1400.jpeg?t=1786014454"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 14 Saison 1 : A‑t-on besoin de reconnaissance ? Entretien de Simone sur Hegel</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=1745</guid>
                <description><![CDATA[<p>Entrez dans la pensée de Hegel par l’exploration d’un de ses thèmes les plus importants…</p>



<p>Par son travail de la langue et le caractère systématique de sa pensée, Hegel a la réputation d’être difficile d’accès. Pourtant, il a laissé à la postérité plusieurs concepts essentiels pour comprendre l’existence, en particulier ceux de reconnaissance et d’aliénation.</p>



<p>Pour « entrer » dans cette pensée le plus tranquillement du monde (autant qu’il est possible!), on a improvisé un entretien autour du café matinal. Pour la première fois donc, Simone a des complices autour du micro : Raphaël – l’apprenti philosophe – et Geoffroy – à la prise de son et au montage – sont de la partie. D’énormes mercis à eux du fond du cœur !</p>




<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/a-t-on-besoin-de-reconnaissance-interview-de-simone-sur-hegel/">ÉPISODE 14 Saison 1 : A‑t-on besoin de reconnaissance ? Entretien de Simone sur Hegel</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Entrez dans la pensée de Hegel par l’exploration d’un de ses thèmes les plus importants…</p>



<p>Par son travail de la langue et le caractère systématique de sa pensée, Hegel a la réputation d’être difficile d’accès. Pourtant, il a laissé à la postérité plusieurs concepts essentiels pour comprendre l’existence, en particulier ceux de reconnaissance et d’aliénation.</p>



<p>Pour « entrer » dans cette pensée le plus tranquillement du monde (autant qu’il est possible!), on a improvisé un entretien autour du café matinal. Pour la première fois donc, Simone a des complices autour du micro : Raphaël – l’apprenti philosophe – et Geoffroy – à la prise de son et au montage – sont de la partie. D’énormes mercis à eux du fond du cœur !</p>




<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/a-t-on-besoin-de-reconnaissance-interview-de-simone-sur-hegel/">ÉPISODE 14 Saison 1 : A‑t-on besoin de reconnaissance ? Entretien de Simone sur Hegel</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Feb 2019 09:48:38 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/E56xMUl4QG0J.mp3?t=1786014588" length="19451726" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-14-saison-1-a-t-on-besoin-de-reconnaissance-entretien-de-simone-sur-hegel</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>20:15</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Entrez dans la pensée de Hegel par l’exploration d’un de ses thèmes les plus importants…




Par son travail de la langue et le caractère systématique de sa pensée, Hegel a la réputation d’être difficile d’accès. Pourtant, il a laissé à la postérité p...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/9L6WP1GY0Kg7QAkEbpt5wj2OGKTw1QqsB0QnG1Va_1400x1400.jpeg?t=1786014454"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/9L6WP1GY0Kg7QAkEbpt5wj2OGKTw1QqsB0QnG1Va_1400x1400.jpeg?t=1786014454"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 13 Saison 1 : La lenteur peut-elle nous libérer?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=1543</guid>
                <description><![CDATA[À la ligne


<p><b>En quoi la lenteur interpelle aujourd’hui par sa puissance émancipatrice ? C’est le thème de cet épisode du podcast (28 mn).</b></p>

<p>Pourquoi nous invite-t-on désormais à <i>ralentir</i>, alors même que l’impératif de maximisation du temps, cher à notre époque, continue de nous dicter une cadence effrénée, aussi bien au travail que dans ce qu’on appelle notre « temps libre » ?</p>
<p>Il faut dire que, au milieu de nos journées agitées, le mot « ralentir » sonne doux à nos oreilles. Car le culte de la rapidité – poussé à son paroxysme grâce à l’instantanéité numérique – ce culte nous fragilise : l’hypercompression du temps a un coût pour notre équilibre, en érodant nos capacités d’attention, de calme, de concentration, de réflexion, d’imagination, de soin, de respect et autres facultés nécessaires pour la vie individuelle et collective.</p>
<p>Alors par contraste, la lenteur semble pour beaucoup une solution permettant de tordre le bâton dans l’autre sens. En témoignent les récents et nombreux mouvements promouvant la lenteur dans tous les domaines de la vie sociale que Carl Honoré décrit dans son fameux <i>Éloge de la lenteur.</i> Mais qu’en est-il vraiment ? La décélération peut-elle réellement nous libérer et, si oui, comment ?</p>

<p><em>Ouvrages cités au cours de l’épisode: </em></p>
<p>Nicole Aubert, <em>Le culte de l’urgence. La société malade du temps</em>, Flammarion (2009).</p>
<p>Luc Boltanski et Ève Chiapello,<em> Le nouvel esprit du capitalisme, </em>Gallimard (1989).</p>
<p>Christophe Bouton, <em>Le temps de l’urgence, </em>Éditions Le Bord de l’eau (2013).</p>
<p>David Le Breton, <em>Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur </em>(2012).</p>
<p>Carl Honoré, <em>Éloge de la lenteur. Et si vous ralentissiez? </em>, Marabout (2007).</p>
<p>Hartmut Rosa, <em>Accélération. Une critique sociale du temps, </em>Éditions La Découverte (2010).</p>
<p>Hartmut Rosa, <em>Aliénation et accélération</em><em>. Vers une théorie critique de la modernité tardive</em>, Éditions La Découverte (2014).</p>
<p>Jean-Jacques Rousseau, <em>Confessions</em> (publication originale en 1782).</p>
<p>Pierre Sansot, <em>Du bon usage de la lenteur, </em>Rivages (2000).</p>


<p>Tout plein de mercis à <a href="http://www.brocoli.org/artist/minizza">Geoffroy Montel</a> qui a assuré avec soin la masterisation de cet épisode !</p><p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/la-lenteur-peut-elle-nous-liberer/">ÉPISODE 13 Saison 1 : La lenteur peut-elle nous libérer?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[À la ligne


<p><b>En quoi la lenteur interpelle aujourd’hui par sa puissance émancipatrice ? C’est le thème de cet épisode du podcast (28 mn).</b></p>

<p>Pourquoi nous invite-t-on désormais à <i>ralentir</i>, alors même que l’impératif de maximisation du temps, cher à notre époque, continue de nous dicter une cadence effrénée, aussi bien au travail que dans ce qu’on appelle notre « temps libre » ?</p>
<p>Il faut dire que, au milieu de nos journées agitées, le mot « ralentir » sonne doux à nos oreilles. Car le culte de la rapidité – poussé à son paroxysme grâce à l’instantanéité numérique – ce culte nous fragilise : l’hypercompression du temps a un coût pour notre équilibre, en érodant nos capacités d’attention, de calme, de concentration, de réflexion, d’imagination, de soin, de respect et autres facultés nécessaires pour la vie individuelle et collective.</p>
<p>Alors par contraste, la lenteur semble pour beaucoup une solution permettant de tordre le bâton dans l’autre sens. En témoignent les récents et nombreux mouvements promouvant la lenteur dans tous les domaines de la vie sociale que Carl Honoré décrit dans son fameux <i>Éloge de la lenteur.</i> Mais qu’en est-il vraiment ? La décélération peut-elle réellement nous libérer et, si oui, comment ?</p>

<p><em>Ouvrages cités au cours de l’épisode: </em></p>
<p>Nicole Aubert, <em>Le culte de l’urgence. La société malade du temps</em>, Flammarion (2009).</p>
<p>Luc Boltanski et Ève Chiapello,<em> Le nouvel esprit du capitalisme, </em>Gallimard (1989).</p>
<p>Christophe Bouton, <em>Le temps de l’urgence, </em>Éditions Le Bord de l’eau (2013).</p>
<p>David Le Breton, <em>Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur </em>(2012).</p>
<p>Carl Honoré, <em>Éloge de la lenteur. Et si vous ralentissiez? </em>, Marabout (2007).</p>
<p>Hartmut Rosa, <em>Accélération. Une critique sociale du temps, </em>Éditions La Découverte (2010).</p>
<p>Hartmut Rosa, <em>Aliénation et accélération</em><em>. Vers une théorie critique de la modernité tardive</em>, Éditions La Découverte (2014).</p>
<p>Jean-Jacques Rousseau, <em>Confessions</em> (publication originale en 1782).</p>
<p>Pierre Sansot, <em>Du bon usage de la lenteur, </em>Rivages (2000).</p>


<p>Tout plein de mercis à <a href="http://www.brocoli.org/artist/minizza">Geoffroy Montel</a> qui a assuré avec soin la masterisation de cet épisode !</p><p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/la-lenteur-peut-elle-nous-liberer/">ÉPISODE 13 Saison 1 : La lenteur peut-elle nous libérer?</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Jul 2018 20:19:42 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/9pq9wsNxaAV4.mp3?t=1786014618" length="27393368" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-13-saison-1-la-lenteur-peut-elle-nous-liberer</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>28:32</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>À la ligne



En quoi la lenteur interpelle aujourd’hui par sa puissance émancipatrice ? C’est le thème de cet épisode du podcast (28 mn).



Pourquoi nous invite-t-on désormais à ralentir, alors même que l’impératif de maximisation du temps, cher à no...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/9v2aYemPdO5HGjBfpViLgUwbhTTkPZ2xjZnFvzl3_1400x1400.jpeg?t=1786014458"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/9v2aYemPdO5HGjBfpViLgUwbhTTkPZ2xjZnFvzl3_1400x1400.jpeg?t=1786014458"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 12 Saison 1 : Après quoi courons-nous ? La réponse de Pascal</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=1417</guid>
                <description><![CDATA[<p><b>Pourquoi sommes-nous toujours si occupé·e·s et si préoccupé·e·s ? Un nouvel épisode du podcast avec Blaise Pascal et sa pensée du divertissement.</b></p>







<p>Dans le <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/vie-assez-longue-reponse-de-seneque/">deuxième épisode</a> du podcast de Simone et les philosophes, nous avions vu comment Sénèque expliquait notre plainte au sujet de la brièveté de la vie : c’est parce que nous nous croyons immortels que nous nous agitons dans tous les sens, perdant ainsi notre temps à fuir le présent. A contrario, la vie est assez longue pour qui adopte dès maintenant un mode de vie approprié, centré sur le présent. Notre inconscience eu égard à notre mortalité nous rend inconstants et par là hyper occupés.</p>



<p>Et si, ce n’était pas le manque de conscience de notre mortalité qui nous conduisait à nous disperser, mais l’inverse… je veux dire… et si nous nous agitions de tous côtés précisément pour nous créer l’illusion d’être immortels, de ne pas avoir à voir les limites du temps que nous avons à vivre  ? Car après tout, en courant, nous oublions – un instant au moins – nos faiblesses et notre mortalité. C’est cette manière de fuir la conscience de notre mortalité que Blaise Pascal nous permet de comprendre à travers son concept de « divertissement ».</p>



<p>Selon le philosophe, nous sommes toujours occupés et soucieux parce que nous cherchons toujours de quoi nous divertir. Nous fuyons le repos plus que nous le ne ratons…</p>







<p>Citations extraites des <em>Pensées</em> de Blaise Pascal :</p>



<p>« Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, <b>pour se rendre heureux, de n’y point penser. »</b></p>



<p>« De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu, ou dans le lièvre qu’on court ; on n’en voudrait pas s’il était offert. <b>Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche</b>, ni les dangers de la guerre, ni la peine des emplois, mais c’est <b>le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit. » </b></p>



<p><b>« Ce n’est donc pas l’amusement seul qu’il recherche. Un amusement languissant et sans passion l’ennuiera. Il faut qu’il s’y échauffe, et qu’il se pipe lui-même en s’imaginant qu’il serait heureux de gagner ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui donnât à condition de ne point jouer</b>, afin qu’il se forme un sujet de passion et qu’il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte pour cet objet qu’il s’est formé comme les enfants qui s’effraient du visage qu’ils ont barbouillé. »</p>



<p>« Ils s’imaginent que s’ils avaient obtenu cette charge il se reposeraient ensuite avec plaisir et ne sentent pas la nature insatiable de la cupidité. <b>Ils croient chercher sincèrement le repos, et ne cherchent en effet que l’agitation.</b> Ils ont un instinct secret qui les porte à chercher le divertissement et l’occupation au-dehors, qui vient du ressentiment de leurs misères continuelles. Et ils ont un autre instinct secret qui reste de la grandeur de notre première nature, qui leur fait connaître que le bonheur n’est en effet que dans le repos et non pas dans le tumulte. Et de ces deux instincts contraires il se forme en eux un projet confus qui se cache à leur vue dans le fond de leur âme, qui les porte à tendre au repos par l’agitation et à se figurer toujours que la satisfaction qu’ils n’ont point leur arrivera si, en surmontant quelques difficultés qu’ils envisagent, ils peuvent s’ouvrir par là la porte au repos.</p>



<p>Ainsi s’écoule toute la vie, on cherche le repos en combattant quelques obstacles. Et si on les a surmontés, le repos devient insupportable par l’ennui...</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Pourquoi sommes-nous toujours si occupé·e·s et si préoccupé·e·s ? Un nouvel épisode du podcast avec Blaise Pascal et sa pensée du divertissement.</b></p>







<p>Dans le <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/vie-assez-longue-reponse-de-seneque/">deuxième épisode</a> du podcast de Simone et les philosophes, nous avions vu comment Sénèque expliquait notre plainte au sujet de la brièveté de la vie : c’est parce que nous nous croyons immortels que nous nous agitons dans tous les sens, perdant ainsi notre temps à fuir le présent. A contrario, la vie est assez longue pour qui adopte dès maintenant un mode de vie approprié, centré sur le présent. Notre inconscience eu égard à notre mortalité nous rend inconstants et par là hyper occupés.</p>



<p>Et si, ce n’était pas le manque de conscience de notre mortalité qui nous conduisait à nous disperser, mais l’inverse… je veux dire… et si nous nous agitions de tous côtés précisément pour nous créer l’illusion d’être immortels, de ne pas avoir à voir les limites du temps que nous avons à vivre  ? Car après tout, en courant, nous oublions – un instant au moins – nos faiblesses et notre mortalité. C’est cette manière de fuir la conscience de notre mortalité que Blaise Pascal nous permet de comprendre à travers son concept de « divertissement ».</p>



<p>Selon le philosophe, nous sommes toujours occupés et soucieux parce que nous cherchons toujours de quoi nous divertir. Nous fuyons le repos plus que nous le ne ratons…</p>







<p>Citations extraites des <em>Pensées</em> de Blaise Pascal :</p>



<p>« Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, <b>pour se rendre heureux, de n’y point penser. »</b></p>



<p>« De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu, ou dans le lièvre qu’on court ; on n’en voudrait pas s’il était offert. <b>Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche</b>, ni les dangers de la guerre, ni la peine des emplois, mais c’est <b>le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit. » </b></p>



<p><b>« Ce n’est donc pas l’amusement seul qu’il recherche. Un amusement languissant et sans passion l’ennuiera. Il faut qu’il s’y échauffe, et qu’il se pipe lui-même en s’imaginant qu’il serait heureux de gagner ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui donnât à condition de ne point jouer</b>, afin qu’il se forme un sujet de passion et qu’il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte pour cet objet qu’il s’est formé comme les enfants qui s’effraient du visage qu’ils ont barbouillé. »</p>



<p>« Ils s’imaginent que s’ils avaient obtenu cette charge il se reposeraient ensuite avec plaisir et ne sentent pas la nature insatiable de la cupidité. <b>Ils croient chercher sincèrement le repos, et ne cherchent en effet que l’agitation.</b> Ils ont un instinct secret qui les porte à chercher le divertissement et l’occupation au-dehors, qui vient du ressentiment de leurs misères continuelles. Et ils ont un autre instinct secret qui reste de la grandeur de notre première nature, qui leur fait connaître que le bonheur n’est en effet que dans le repos et non pas dans le tumulte. Et de ces deux instincts contraires il se forme en eux un projet confus qui se cache à leur vue dans le fond de leur âme, qui les porte à tendre au repos par l’agitation et à se figurer toujours que la satisfaction qu’ils n’ont point leur arrivera si, en surmontant quelques difficultés qu’ils envisagent, ils peuvent s’ouvrir par là la porte au repos.</p>



<p>Ainsi s’écoule toute la vie, on cherche le repos en combattant quelques obstacles. Et si on les a surmontés, le repos devient insupportable par l’ennui...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Feb 2018 13:46:14 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/1nLDvsEkg0e3.mp3?t=1786014623" length="22019667" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-12-saison-1-apres-quoi-courons-nous-la-reponse-de-pascal</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>22:56</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Pourquoi sommes-nous toujours si occupé·e·s et si préoccupé·e·s ? Un nouvel épisode du podcast avec Blaise Pascal et sa pensée du divertissement.








Dans le deuxième épisode (https://simoneetlesphilosophes.fr/vie-assez-longue-reponse-de-seneque/)...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/cHxC4S60WOjoVORneAgqgPdfcCw7SFjMRGwvks10_1400x1400.jpeg?t=1786014458"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/cHxC4S60WOjoVORneAgqgPdfcCw7SFjMRGwvks10_1400x1400.jpeg?t=1786014458"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 11 Saison 1 : Thérapie anti-sexismes (4). Se refaire une culture</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=1025</guid>
                <description><![CDATA[<p>Comment se débarrasser des préjugés liés aux genres en se cultivant <em>mieux </em>?</p>

<p><span><b>Pour écouter la version audio, cliquez en bas de cet article.</b></span></p>
<p><br></p>Librairie des femmes à Paris
<p>L’objectif de ce quatrième exercice n’est plus de nous faire prendre conscience de ces dissymétries – comme c’était le cas pour les 3 premiers exercices – mais de modifier en acte nos représentations ! Et pour cela, il va falloir <span><b>stimuler notre curiosité et remuer nos méninges car le programme de cet exercice est indéfini – et tant mieux car il est passionnant – : nous allons nous refaire une culture!</b></span></p>
Introduction de l’exercice
<p>Une culture, vous en avez déjà une, me direz-vous ! Et vous avez raison. De sorte que <b>si je vous demande de fermer les yeux et de vous représenter des figures passées ou actuelles du monde de l’art, du domaine de la science, de la sphère politique, de l’histoire de la littérature…</b> Si je vous invite à penser à <b>des philosophes</b> aussi… vous devriez vraisemblablement en avoir quelques noms ou quelques visages rapidement en tête. Et si je vous invite à penser à quelques <b>grandes figures héroïques</b>, qu’elles soient historiques ou mythiques, j’imagine que certains noms et visages vous parviennent aussi à l’esprit.</p>
<p>Tiens, mais au fait : combien de femmes parmi toutes ces figures ? Et combien d’hommes ? Je ne prends pas beaucoup de risques en supposant qu’il y a – parmi ces figures – pas mal d’hommes. Au point qu’on pourrait croire que je vous ai invité·e à penser à des hommes artistes, scientifiques, philosophes etc. Mais non, je n’ai utilisé aucune formule masculine qui aurait pu orienter vos représentations. J’ai parlé de « figures » de tel ou tel domaine de notre culture.</p>
<p>Voilà, vous y êtes : la culture qui se retrouve dans nos têtes est une scène sur laquelle coexistent ceux que nous avons coutume d’appeler les « grands hommes », étant plus ou moins entendu que les grandes femmes de notre grande culture ne sont pas assez grandes pour avoir des premiers rôles.</p>
<p>N’est-ce pas étrange tout de même que la culture soit <b>dévouée au culte des grands hommes</b> ? Les femmes – qui représentent une bonne moitié des êtres humains – n’ont-elles pas créé, inventé, découvert, exploré, théorisé ? Enfin, si c’était le cas, on se souviendrait d’elles non ?</p>
<p>Alors la culture que nous avons apprise et que nous continuons d’apprendre non seulement est faite d’hommes bien sûr admirables et exceptionnels, mais elle illustre ce qu’il en est de la femme, à savoir plusieurs choses qui sont autant de préjugés assez courants : n’ayons pas peur de les expliciter.</p>
<ul>
<li><em>premier préjugé :</em> si la culture est faite d’hommes c’est que ce sont les hommes qui font la culture, tandis que les femmes sont commandées par leur nature, leurs instincts les dévouant aux soins du mari et des enfants. En d’autres termes, la nature de l’homme est de faire progresser la culture, tandis que celle de la femme est de soigner les hommes qui font avancer la culture. Dans ce préjugé là, plus courant qu’il ne vous y paraîtrait en m’écoutant résumer ainsi la chose, on prend acte du fait que la femme a presque toujours été cantonnée à la sphère domestique <i>mais</i> on le justifie par sa destination naturelle.</li>
<li><em>second préjugé courant :</em> les femmes ont beau se démener, elles ne sont pas aussi fortes que les hommes. Pour tout un tas de raisons qu’on voudra bien avancer : elles sont physiquement plus faibles – ce qui en matière de culture est fondamental – , ou moins organisées (ce fameux mythe de la femme irrationnelle, loin de la rationalité des hommes auquel l’histoire est à elle seule le meilleur contre-argument), ou moins talentueuses, ou moins courageuses, moins ambitieuses, etc. etc. Dans ce second préjugé, on oublie que les femmes on...</li></ul>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Comment se débarrasser des préjugés liés aux genres en se cultivant <em>mieux </em>?</p>

<p><span><b>Pour écouter la version audio, cliquez en bas de cet article.</b></span></p>
<p><br></p>Librairie des femmes à Paris
<p>L’objectif de ce quatrième exercice n’est plus de nous faire prendre conscience de ces dissymétries – comme c’était le cas pour les 3 premiers exercices – mais de modifier en acte nos représentations ! Et pour cela, il va falloir <span><b>stimuler notre curiosité et remuer nos méninges car le programme de cet exercice est indéfini – et tant mieux car il est passionnant – : nous allons nous refaire une culture!</b></span></p>
Introduction de l’exercice
<p>Une culture, vous en avez déjà une, me direz-vous ! Et vous avez raison. De sorte que <b>si je vous demande de fermer les yeux et de vous représenter des figures passées ou actuelles du monde de l’art, du domaine de la science, de la sphère politique, de l’histoire de la littérature…</b> Si je vous invite à penser à <b>des philosophes</b> aussi… vous devriez vraisemblablement en avoir quelques noms ou quelques visages rapidement en tête. Et si je vous invite à penser à quelques <b>grandes figures héroïques</b>, qu’elles soient historiques ou mythiques, j’imagine que certains noms et visages vous parviennent aussi à l’esprit.</p>
<p>Tiens, mais au fait : combien de femmes parmi toutes ces figures ? Et combien d’hommes ? Je ne prends pas beaucoup de risques en supposant qu’il y a – parmi ces figures – pas mal d’hommes. Au point qu’on pourrait croire que je vous ai invité·e à penser à des hommes artistes, scientifiques, philosophes etc. Mais non, je n’ai utilisé aucune formule masculine qui aurait pu orienter vos représentations. J’ai parlé de « figures » de tel ou tel domaine de notre culture.</p>
<p>Voilà, vous y êtes : la culture qui se retrouve dans nos têtes est une scène sur laquelle coexistent ceux que nous avons coutume d’appeler les « grands hommes », étant plus ou moins entendu que les grandes femmes de notre grande culture ne sont pas assez grandes pour avoir des premiers rôles.</p>
<p>N’est-ce pas étrange tout de même que la culture soit <b>dévouée au culte des grands hommes</b> ? Les femmes – qui représentent une bonne moitié des êtres humains – n’ont-elles pas créé, inventé, découvert, exploré, théorisé ? Enfin, si c’était le cas, on se souviendrait d’elles non ?</p>
<p>Alors la culture que nous avons apprise et que nous continuons d’apprendre non seulement est faite d’hommes bien sûr admirables et exceptionnels, mais elle illustre ce qu’il en est de la femme, à savoir plusieurs choses qui sont autant de préjugés assez courants : n’ayons pas peur de les expliciter.</p>
<ul>
<li><em>premier préjugé :</em> si la culture est faite d’hommes c’est que ce sont les hommes qui font la culture, tandis que les femmes sont commandées par leur nature, leurs instincts les dévouant aux soins du mari et des enfants. En d’autres termes, la nature de l’homme est de faire progresser la culture, tandis que celle de la femme est de soigner les hommes qui font avancer la culture. Dans ce préjugé là, plus courant qu’il ne vous y paraîtrait en m’écoutant résumer ainsi la chose, on prend acte du fait que la femme a presque toujours été cantonnée à la sphère domestique <i>mais</i> on le justifie par sa destination naturelle.</li>
<li><em>second préjugé courant :</em> les femmes ont beau se démener, elles ne sont pas aussi fortes que les hommes. Pour tout un tas de raisons qu’on voudra bien avancer : elles sont physiquement plus faibles – ce qui en matière de culture est fondamental – , ou moins organisées (ce fameux mythe de la femme irrationnelle, loin de la rationalité des hommes auquel l’histoire est à elle seule le meilleur contre-argument), ou moins talentueuses, ou moins courageuses, moins ambitieuses, etc. etc. Dans ce second préjugé, on oublie que les femmes on...</li></ul>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Oct 2017 12:57:50 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/1nLDvsAqA12k.mp3?t=1786014632" length="25372536" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-11-saison-1-therapie-anti-sexismes-4-se-refaire-une-culture</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>26:25</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Comment se débarrasser des préjugés liés aux genres en se cultivant mieux ?



Pour écouter la version audio, cliquez en bas de cet article.

Librairie des femmes à Paris

L’objectif de ce quatrième exercice n’est plus de nous faire prendre conscience...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/bjyxqeIR4NtuEThXtL1iWPYNut4VzBA8iYxGy0Fc_1400x1400.jpeg?t=1786014459"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/bjyxqeIR4NtuEThXtL1iWPYNut4VzBA8iYxGy0Fc_1400x1400.jpeg?t=1786014459"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 10 Saison 1 : Qu’est-ce que le comique ? « Le rire » de Bergson</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=887</guid>
                <description><![CDATA[
<p>Ce qui est comique pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Alors qu’est-ce qui est comique? Qu’est-ce qui nous fait rire? Pour attaquer cette question, nous allons aborder un ouvrage dont nous avions déjà lu un extrait dans un <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/mots-deforment-choses/">épisode précédent.</a> Il s’agit d’un recueil de Bergson qui rassemble trois articles sous le titre « Le rire ». Dans cet ouvrage, Bergson dégage un certain nombre d’éléments essentiels au comique autour d’un fil directeur dont je vous propose ici une reconstitution didactique.</p>
<p>Pour écouter cet épisode (18 mn), cliquez en bas de cet article.</p>
Texte de l’épisode
<p>Que la vie est légère quand elle est assaisonnée d’humour : quelqu’un vous fait rire et vos soucis s’envolent. Mais que l’humour peut être lourd lorsqu’il est mauvais, voire même violent : les mauvaises blagues rejouent sans toujours en avoir l’air les clichés les plus humiliants. Et si vous avez le malheur de ne pas rire à ces propositions comiques peu raffinées, on vous accusera très sérieusement de ne pas avoir d’humour et de voir rouge à tort et à travers. On pourra toujours avoir le rire jaune et amer, ou encore préférer l’humour noir, mais en tout état de cause, mieux vaudrait continuer à rire pour voir la vie en rose.</p>
<p>Vous le voyez, définir le comique n’est pas si simple : ce qui est comique pour l’un ne le sera pas nécessairement pour l’autre, surtout s’il se sent la cible de la farce. Alors qu’est-ce qui caractérise le comique et pourquoi est-il si ambivalent ?</p>
<p>Pour Bergson, le rire a une signification sociale. Dit autrement, le rire est une pratique sociale qui pointe du doigt un certain geste, une certaine attitude, un certain comportement alors considéré comme comique. En présentant comme essentielle la signification sociale du rire, Bergson souligne 3 choses :</p>
<p>1/<b> seul l’humain peut être comique</b>. Un paysage n’est pas risible, et quand un animal l’est – comme on en voit régulièrement des vidéos sur le web – c’est que l’animal adopte alors des attitudes similaires à des attitudes humaines. Le trait comique est donc spécifiquement humain.</p>
<p><br></p>Parc Mozaïc à Houplin-Ancoisne
<p>2/ Mais qu’est-ce qui caractérise le comique ? Car il y a moult formes de comique et la question est de savoir si qqch leur est commun. Bergson propose ceci : ce qui est comique procède toujours d’une forme de <b>raideur, qui nous fait penser à une mécanique. Le comique est du « mécanique plaqué sur du vivant ». </b>Et c’est cette thèse – assez surprenante – que Bergson va déployer en traversant les différentes formes de comique : le comique de caractère, de situation, de mots, etc. Mais avant de détailler cette thèse, passons au troisième point, pour l’avoir à l’esprit.</p>
<p>3/ C’est que<b> le rire est social en ce qu’il sanctionne – à sa façon – un manque d’attention</b>, attention aux circonstances et aux usages, attention exigée par la vie et par la société. Ainsi Bergson écrit-il que le rire est une « brimade sociale », il tient en éveil le individus qui, pour ne pas susciter le rire, vont être attentifs en vue d’avoir les gestes les plus utiles et les plus appropriés aux circonstances. C’est ce qui explique que, dès l’enfance, nous avons peur de laisser échapper de nous des gestes risibles.</p>
<p>Donc 1/ le comique est humain, 2/ il tient toujours dans une forme de raideur qu’on va essayer de comprendre, et 3/ le rire qu’il suscite a une fonction sociale en soulignant cette raideur excentrique du comportement, qui a failli aux réquisits ordinaires de la vie en société.</p>

<p>« Cette raideur est le comique, et le rire est le châtiment.</p>

<p>Alors revenons sur cette thèse pour la comprendre. Qu’est-ce que signifie cette idée, à savoir que le ressort du comique, c’est la raideur d’un geste qui apparaît comme automatique ? Ce qui nous fai...</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
<p>Ce qui est comique pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Alors qu’est-ce qui est comique? Qu’est-ce qui nous fait rire? Pour attaquer cette question, nous allons aborder un ouvrage dont nous avions déjà lu un extrait dans un <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/mots-deforment-choses/">épisode précédent.</a> Il s’agit d’un recueil de Bergson qui rassemble trois articles sous le titre « Le rire ». Dans cet ouvrage, Bergson dégage un certain nombre d’éléments essentiels au comique autour d’un fil directeur dont je vous propose ici une reconstitution didactique.</p>
<p>Pour écouter cet épisode (18 mn), cliquez en bas de cet article.</p>
Texte de l’épisode
<p>Que la vie est légère quand elle est assaisonnée d’humour : quelqu’un vous fait rire et vos soucis s’envolent. Mais que l’humour peut être lourd lorsqu’il est mauvais, voire même violent : les mauvaises blagues rejouent sans toujours en avoir l’air les clichés les plus humiliants. Et si vous avez le malheur de ne pas rire à ces propositions comiques peu raffinées, on vous accusera très sérieusement de ne pas avoir d’humour et de voir rouge à tort et à travers. On pourra toujours avoir le rire jaune et amer, ou encore préférer l’humour noir, mais en tout état de cause, mieux vaudrait continuer à rire pour voir la vie en rose.</p>
<p>Vous le voyez, définir le comique n’est pas si simple : ce qui est comique pour l’un ne le sera pas nécessairement pour l’autre, surtout s’il se sent la cible de la farce. Alors qu’est-ce qui caractérise le comique et pourquoi est-il si ambivalent ?</p>
<p>Pour Bergson, le rire a une signification sociale. Dit autrement, le rire est une pratique sociale qui pointe du doigt un certain geste, une certaine attitude, un certain comportement alors considéré comme comique. En présentant comme essentielle la signification sociale du rire, Bergson souligne 3 choses :</p>
<p>1/<b> seul l’humain peut être comique</b>. Un paysage n’est pas risible, et quand un animal l’est – comme on en voit régulièrement des vidéos sur le web – c’est que l’animal adopte alors des attitudes similaires à des attitudes humaines. Le trait comique est donc spécifiquement humain.</p>
<p><br></p>Parc Mozaïc à Houplin-Ancoisne
<p>2/ Mais qu’est-ce qui caractérise le comique ? Car il y a moult formes de comique et la question est de savoir si qqch leur est commun. Bergson propose ceci : ce qui est comique procède toujours d’une forme de <b>raideur, qui nous fait penser à une mécanique. Le comique est du « mécanique plaqué sur du vivant ». </b>Et c’est cette thèse – assez surprenante – que Bergson va déployer en traversant les différentes formes de comique : le comique de caractère, de situation, de mots, etc. Mais avant de détailler cette thèse, passons au troisième point, pour l’avoir à l’esprit.</p>
<p>3/ C’est que<b> le rire est social en ce qu’il sanctionne – à sa façon – un manque d’attention</b>, attention aux circonstances et aux usages, attention exigée par la vie et par la société. Ainsi Bergson écrit-il que le rire est une « brimade sociale », il tient en éveil le individus qui, pour ne pas susciter le rire, vont être attentifs en vue d’avoir les gestes les plus utiles et les plus appropriés aux circonstances. C’est ce qui explique que, dès l’enfance, nous avons peur de laisser échapper de nous des gestes risibles.</p>
<p>Donc 1/ le comique est humain, 2/ il tient toujours dans une forme de raideur qu’on va essayer de comprendre, et 3/ le rire qu’il suscite a une fonction sociale en soulignant cette raideur excentrique du comportement, qui a failli aux réquisits ordinaires de la vie en société.</p>

<p>« Cette raideur est le comique, et le rire est le châtiment.</p>

<p>Alors revenons sur cette thèse pour la comprendre. Qu’est-ce que signifie cette idée, à savoir que le ressort du comique, c’est la raideur d’un geste qui apparaît comme automatique ? Ce qui nous fai...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Jul 2017 03:02:07 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/318NKsv0JDp7.mp3?t=1786014592" length="17621065" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-10-saison-1-qu-est-ce-que-le-comique-le-rire-de-bergson</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>18:21</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Ce qui est comique pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Alors qu’est-ce qui est comique? Qu’est-ce qui nous fait rire? Pour attaquer cette question, nous allons aborder un ouvrage dont nous avions déjà lu un extrait dans un épisode précédent. (https...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/4nCuSnBVucGc45H2y7Mb1wYPdBzcxZQuBJwYLRhP_1400x1400.jpeg?t=1786014458"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/4nCuSnBVucGc45H2y7Mb1wYPdBzcxZQuBJwYLRhP_1400x1400.jpeg?t=1786014458"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 9 Saison 1 : Pourquoi le langage déforme-t-il les choses? La réponse de Bergson</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=842</guid>
                <description><![CDATA[
<p>Pourquoi éprouvons-nous si souvent que les mots manquent, déforment ou appauvrissent le réel? Comment les mots nous conduisent-ils à avoir une vision réductrice des choses et de nos propres vécus? Pour connaître la réponse de Bergson en écoutant cet épisode de 10 minutes (exactement!), cliquez en bas de cet article.</p>

<p> </p>
<p>Voici l’extrait de Bergson abordé dans cet épisode:</p>

<p><span>Pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s’est encore accentuée sous l’influence du langage. Car les mots (à l’exception des noms propres) désignent tous des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s’insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. </span></p>

<p><span> Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d’âme qui se dérobent à nous dans ce qu’ils ont d’intime, de personnel, d’originalement vécu. Quand nous éprouvons de l’amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience, avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d’absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais, le plus souvent, nous n’apercevons de notre état d’âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu’il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l’individualité nous échappe. </span></p>
<p><span> Nous nous mouvons parmi des généralités et des symboles, comme en un champ clos où notre force se mesure utilement avec d’autres forces ; et, fascinés par l’action, attirés par elle pour notre plus grand bien, sur le terrain qu’elle s’est choisi, nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes.</span></p>
<p> </p>
<p>Texte de l’épisode</p>
<p>Nous disons souvent que les mots nous manquent, que nous ne connaissons pas le terme adéquat pour exprimer ce que nous voulons exprimer. Mais les mots que nous connaissons ne sont pas de simples outils qu’on aurait à mobiliser volontairement, indépendamment de notre pensée qui serait antérieure à leur usage. En réalité, <b>nous pensons avec des mots et ces mots travestissent le réel.</b> C’est ce travestissement que Bergson évoque dans ce très bel extrait.</p>
<p>« Pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. » Cela signifie qu’avant même de formuler des énoncés, nous regardons les choses à travers les mots qui servent à les désigner. Ainsi, quand je regarde des objets dans une pièce, je vois un ordinateur, une table, une chaise, une lampe etc.: je perçois les objets en les rangeant immédiatement dans des catégories, des genres. Au fond, <em>je vois des catégories</em>, non des objets aux caractéristiques singulières. Comme l’écrit Bergson, « les mots (à l’exception des noms propres) désignent tous des genres. » Ils soulignent la fonction générale de l’objet dont la singularité est par conséquent occultée.</p>
<p>Parce que nos besoins l’exigent, parce que nous avons besoin d’agir en vue de notre utilité, nous ne nous rapportons le plus souvent aux choses qu’en vue de leur possible instrumentalisation. Nous ne voyons dans les choses que ce qui nous est utile, leur fonction, leur étiquette. Nous ne voyons les objets qu’à travers notre besoin de les manipuler<b>. Ce besoin d’étiquetage est à l’origine du l...</b></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi éprouvons-nous si souvent que les mots manquent, déforment ou appauvrissent le réel? Comment les mots nous conduisent-ils à avoir une vision réductrice des choses et de nos propres vécus? Pour connaître la réponse de Bergson en écoutant cet épisode de 10 minutes (exactement!), cliquez en bas de cet article.</p>

<p> </p>
<p>Voici l’extrait de Bergson abordé dans cet épisode:</p>

<p><span>Pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s’est encore accentuée sous l’influence du langage. Car les mots (à l’exception des noms propres) désignent tous des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s’insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. </span></p>

<p><span> Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d’âme qui se dérobent à nous dans ce qu’ils ont d’intime, de personnel, d’originalement vécu. Quand nous éprouvons de l’amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience, avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d’absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais, le plus souvent, nous n’apercevons de notre état d’âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu’il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l’individualité nous échappe. </span></p>
<p><span> Nous nous mouvons parmi des généralités et des symboles, comme en un champ clos où notre force se mesure utilement avec d’autres forces ; et, fascinés par l’action, attirés par elle pour notre plus grand bien, sur le terrain qu’elle s’est choisi, nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes.</span></p>
<p> </p>
<p>Texte de l’épisode</p>
<p>Nous disons souvent que les mots nous manquent, que nous ne connaissons pas le terme adéquat pour exprimer ce que nous voulons exprimer. Mais les mots que nous connaissons ne sont pas de simples outils qu’on aurait à mobiliser volontairement, indépendamment de notre pensée qui serait antérieure à leur usage. En réalité, <b>nous pensons avec des mots et ces mots travestissent le réel.</b> C’est ce travestissement que Bergson évoque dans ce très bel extrait.</p>
<p>« Pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. » Cela signifie qu’avant même de formuler des énoncés, nous regardons les choses à travers les mots qui servent à les désigner. Ainsi, quand je regarde des objets dans une pièce, je vois un ordinateur, une table, une chaise, une lampe etc.: je perçois les objets en les rangeant immédiatement dans des catégories, des genres. Au fond, <em>je vois des catégories</em>, non des objets aux caractéristiques singulières. Comme l’écrit Bergson, « les mots (à l’exception des noms propres) désignent tous des genres. » Ils soulignent la fonction générale de l’objet dont la singularité est par conséquent occultée.</p>
<p>Parce que nos besoins l’exigent, parce que nous avons besoin d’agir en vue de notre utilité, nous ne nous rapportons le plus souvent aux choses qu’en vue de leur possible instrumentalisation. Nous ne voyons dans les choses que ce qui nous est utile, leur fonction, leur étiquette. Nous ne voyons les objets qu’à travers notre besoin de les manipuler<b>. Ce besoin d’étiquetage est à l’origine du l...</b></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 18 Jul 2017 05:00:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/E56xMUldpzWk.mp3?t=1786014621" length="10012536" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-9-saison-1-pourquoi-le-langage-deforme-t-il-les-choses-la-reponse-de-bergson</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:25</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Pourquoi éprouvons-nous si souvent que les mots manquent, déforment ou appauvrissent le réel? Comment les mots nous conduisent-ils à avoir une vision réductrice des choses et de nos propres vécus? Pour connaître la réponse de Bergson en écoutant cet...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/MqJ6k8ViOQRm9K2d26YnqeEilEMiZ7kc11EYAz9a_1400x1400.jpeg?t=1786014462"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/MqJ6k8ViOQRm9K2d26YnqeEilEMiZ7kc11EYAz9a_1400x1400.jpeg?t=1786014462"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 8 Saison 1 : Exercice anti-sexismes (3). Devenez acteur / actrice</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=818</guid>
                <description><![CDATA[<p>Jouez à inverser les rôles… le temps d’une partie. À lire et/ou à écouter!</p>

<p><span><b>Pour écouter la version audio, cliquez en bas de cet article.</b></span></p>
<p> </p>
<p>Introduction de l’exercice</p>
<p>L’objectif de ce troisième exercice est de nous <b>faire passer un cap dans la mise en pratique</b> des convictions égalitaires que nous avons, au moins en théorie, et je vous propose de le faire de la manière la plus légère qui soit : c’est-à-dire <b>en jouant</b>.</p>
<p>Avec <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/imaginer-linversion/">l’exercice n°1</a>, vous avez sans doute pu relever des situations où des rôles et des pratiques étaient fréquemment adoptés de manière dissymétrique par les hommes et les femmes. Ces situations sociales sont à chaque fois singulières et ne vous fournissent bien sûr pas un scénario figé de ce qui arriverait toujours et partout pour tout individu ! Mais des récurrences se laissent observer – d’ailleurs les statistiques en témoignent – et, en aiguisant votre regard, vous avez noté des pratiques saillantes que vous n’aviez pas nécessairement perçues auparavant avec la même attention. Sans doute avez-vous observé des codes jusqu’alors invisibles, et pourtant notoires dans les interactions pour peu qu’on les observe. Sans doute avez-vous songé que ces codes sociaux encourageaient des formes de mépris à l’égard des projets, talents, désirs, fragilités propres à tout individu, femme ou homme.</p>
<p>À ce stade, deux erreurs radicalement contraires sont à éviter :</p>
<ol>
<li><b>Première erreur : justifier ces récurrences par des différences biologiques,</b> en occultant tous les cas qui contrediraient cette prédétermination supposée. Par exemple, observant que, dans vos réunions professionnelles, ce sont des femmes qui servent plus souvent le café et manifestent davantage d’hospitalité, on dira que le fait d’être une femme sur un plan biologique la prédispose à être plus attentive aux autres que ne le sont les hommes. On justifiait l’esclavage des Noirs de cette façon – en les considérant naturellement prédisposés au travail forcé que ne le sont les Blancs – , chose qui nous paraît aujourd’hui tout à fait absurde. Ce type d’inférence naturaliste est assez évidemment erroné, mais ce sont de nombreuses erreurs de ce type qui aveuglent les gens et gouvernent les foules. C’est la caractéristique de ce qu’on appelle l’opinion : souvent, elle est vague, biaisée, donc fausse, mais elle circule précisément parce qu’elle est vague : tout le monde peut trouver un cas qui la valide.</li>
<li><b>Seconde erreur : opposer toutes ces situations dissymétriques à un monde fictif</b> où l’égalité se confondrait avec une <b>homogénéité parfaite</b>, c’est-à-dire où tous les individus seraient identiques. On aura alors vite fait de s’écrier que cette égalité hommes-femmes est à redouter, qu’ainsi l’émancipation des femmes est une notion futile et contradictoire, car elle uniformiserait l’humanité, qui n’est pourtant belle que par sa diversité. L’erreur ici est de confondre tout simplement l’égalité des libertés, des chances et des droits, avec la prescription d’un moule uniforme prétendument viril. Ça n’a pas de sens : au contraire, ce que la résistance au sexisme permet, c’est la valorisation de la diversité des êtres humains, quel que soit leur genre, leur personnalité, leur culture, leur projet, leurs désirs etc.</li>
</ol>
<p><b>Un élément émancipateur déterminant sur un plan pratique est de faire circuler les rôles</b>, non nécessairement de miser sur leur suppression. Cela signifie que, dans les situations que vous avez pu observer comme dissymétriques, les rôles ne sont pas rattachés aux personnes, donc non plus à des genres, mais qu’ils sont induits par les situations elles-mêmes. Aussi, si l’on a l’habitude d’avoir du café à une réunion, il faut bien que du café soit fait et servi, et que qu...</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Jouez à inverser les rôles… le temps d’une partie. À lire et/ou à écouter!</p>

<p><span><b>Pour écouter la version audio, cliquez en bas de cet article.</b></span></p>
<p> </p>
<p>Introduction de l’exercice</p>
<p>L’objectif de ce troisième exercice est de nous <b>faire passer un cap dans la mise en pratique</b> des convictions égalitaires que nous avons, au moins en théorie, et je vous propose de le faire de la manière la plus légère qui soit : c’est-à-dire <b>en jouant</b>.</p>
<p>Avec <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/imaginer-linversion/">l’exercice n°1</a>, vous avez sans doute pu relever des situations où des rôles et des pratiques étaient fréquemment adoptés de manière dissymétrique par les hommes et les femmes. Ces situations sociales sont à chaque fois singulières et ne vous fournissent bien sûr pas un scénario figé de ce qui arriverait toujours et partout pour tout individu ! Mais des récurrences se laissent observer – d’ailleurs les statistiques en témoignent – et, en aiguisant votre regard, vous avez noté des pratiques saillantes que vous n’aviez pas nécessairement perçues auparavant avec la même attention. Sans doute avez-vous observé des codes jusqu’alors invisibles, et pourtant notoires dans les interactions pour peu qu’on les observe. Sans doute avez-vous songé que ces codes sociaux encourageaient des formes de mépris à l’égard des projets, talents, désirs, fragilités propres à tout individu, femme ou homme.</p>
<p>À ce stade, deux erreurs radicalement contraires sont à éviter :</p>
<ol>
<li><b>Première erreur : justifier ces récurrences par des différences biologiques,</b> en occultant tous les cas qui contrediraient cette prédétermination supposée. Par exemple, observant que, dans vos réunions professionnelles, ce sont des femmes qui servent plus souvent le café et manifestent davantage d’hospitalité, on dira que le fait d’être une femme sur un plan biologique la prédispose à être plus attentive aux autres que ne le sont les hommes. On justifiait l’esclavage des Noirs de cette façon – en les considérant naturellement prédisposés au travail forcé que ne le sont les Blancs – , chose qui nous paraît aujourd’hui tout à fait absurde. Ce type d’inférence naturaliste est assez évidemment erroné, mais ce sont de nombreuses erreurs de ce type qui aveuglent les gens et gouvernent les foules. C’est la caractéristique de ce qu’on appelle l’opinion : souvent, elle est vague, biaisée, donc fausse, mais elle circule précisément parce qu’elle est vague : tout le monde peut trouver un cas qui la valide.</li>
<li><b>Seconde erreur : opposer toutes ces situations dissymétriques à un monde fictif</b> où l’égalité se confondrait avec une <b>homogénéité parfaite</b>, c’est-à-dire où tous les individus seraient identiques. On aura alors vite fait de s’écrier que cette égalité hommes-femmes est à redouter, qu’ainsi l’émancipation des femmes est une notion futile et contradictoire, car elle uniformiserait l’humanité, qui n’est pourtant belle que par sa diversité. L’erreur ici est de confondre tout simplement l’égalité des libertés, des chances et des droits, avec la prescription d’un moule uniforme prétendument viril. Ça n’a pas de sens : au contraire, ce que la résistance au sexisme permet, c’est la valorisation de la diversité des êtres humains, quel que soit leur genre, leur personnalité, leur culture, leur projet, leurs désirs etc.</li>
</ol>
<p><b>Un élément émancipateur déterminant sur un plan pratique est de faire circuler les rôles</b>, non nécessairement de miser sur leur suppression. Cela signifie que, dans les situations que vous avez pu observer comme dissymétriques, les rôles ne sont pas rattachés aux personnes, donc non plus à des genres, mais qu’ils sont induits par les situations elles-mêmes. Aussi, si l’on a l’habitude d’avoir du café à une réunion, il faut bien que du café soit fait et servi, et que qu...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 08 Jul 2017 00:41:08 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/1nLDvsXpgRVk.mp3?t=1786014648" length="21948614" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-8-saison-1-exercice-anti-sexismes-3-devenez-acteur-actrice</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>22:51</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Jouez à inverser les rôles… le temps d’une partie. À lire et/ou à écouter!



Pour écouter la version audio, cliquez en bas de cet article.

 
Introduction de l’exercice

L’objectif de ce troisième exercice est de nous faire passer un cap dans la mise...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/Nw163doDQ6KIQ4OIXhzwm2B1epywOieMLhxnxlYC_1400x1400.jpeg?t=1786014463"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/Nw163doDQ6KIQ4OIXhzwm2B1epywOieMLhxnxlYC_1400x1400.jpeg?t=1786014463"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 7 Saison 1 : Qu’est-ce que la famille ? (2)</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=811</guid>
                <description><![CDATA[
<p>En quoi la famille est-elle traversée et instrumentalisée par des intérêts et des normes qui la dépassent? Comment penser et repenser la famille en accordant une place centrale aux identités et libertés individuelles de ses membres?</p>
<p>Ce seconde épisode aborde des analyses sociologiques et critiques, ainsi que des enjeux éthiques de la réflexion qu’il importe de relancer sur cette réalité aux multiples aspects qu’est la famille. Il en va de l’émancipation, indissociablement individuelle et collective, et aussi de la tendresse propre à toute pratique <em>adoptive. </em></p>

<p>Références bibliographiques:</p>
<ul>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782253029441/">Elizabeth Badinter, <em>L’amour en plus</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782355220777/">Mona Chollet, <em>Chez soi. Une odyssée de l’espace domestique</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782711624829/">Gabrielle Radica, <em>Philosophie de la famille. Communauté, normes et pouvoirs</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782130631828/">Chantal Jaquet, <em>Les transclasses ou la non-reproduction</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081358775/">Aristote, <em>Les politiques</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081275232/">Rousseau, </a><em>Du contrat social (ch. 2)</em></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782070715312/">Hegel, <em>Principes de la philosophie du droit</em></a></li>
</ul>
<p><span><b>Pour écouter ce second épisode (23 mn), cliquez en bas de l’article.</b></span></p>
<p>Pour les abonnés, le texte intégral du podcast sera inséré dans le numéro 2 de Simone et les philosophes.</p>
<p>Et pour rejoindre les abonnés, vous pouvez me <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/contact/">contacter</a> ou vous rendre sur <a href="https://www.tipeee.com/simoneetlesphilosophes">tipeee</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/quest-ce-que-la-famille-episode-2/">ÉPISODE 7 Saison 1 : Qu’est-ce que la famille ? (2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
<p>En quoi la famille est-elle traversée et instrumentalisée par des intérêts et des normes qui la dépassent? Comment penser et repenser la famille en accordant une place centrale aux identités et libertés individuelles de ses membres?</p>
<p>Ce seconde épisode aborde des analyses sociologiques et critiques, ainsi que des enjeux éthiques de la réflexion qu’il importe de relancer sur cette réalité aux multiples aspects qu’est la famille. Il en va de l’émancipation, indissociablement individuelle et collective, et aussi de la tendresse propre à toute pratique <em>adoptive. </em></p>

<p>Références bibliographiques:</p>
<ul>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782253029441/">Elizabeth Badinter, <em>L’amour en plus</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782355220777/">Mona Chollet, <em>Chez soi. Une odyssée de l’espace domestique</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782711624829/">Gabrielle Radica, <em>Philosophie de la famille. Communauté, normes et pouvoirs</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782130631828/">Chantal Jaquet, <em>Les transclasses ou la non-reproduction</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081358775/">Aristote, <em>Les politiques</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081275232/">Rousseau, </a><em>Du contrat social (ch. 2)</em></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782070715312/">Hegel, <em>Principes de la philosophie du droit</em></a></li>
</ul>
<p><span><b>Pour écouter ce second épisode (23 mn), cliquez en bas de l’article.</b></span></p>
<p>Pour les abonnés, le texte intégral du podcast sera inséré dans le numéro 2 de Simone et les philosophes.</p>
<p>Et pour rejoindre les abonnés, vous pouvez me <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/contact/">contacter</a> ou vous rendre sur <a href="https://www.tipeee.com/simoneetlesphilosophes">tipeee</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/quest-ce-que-la-famille-episode-2/">ÉPISODE 7 Saison 1 : Qu’est-ce que la famille ? (2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Jun 2017 20:07:43 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/XE7P6spVLE55.mp3?t=1786014671" length="22447657" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-7-saison-1-qu-est-ce-que-la-famille-2</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>23:22</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


En quoi la famille est-elle traversée et instrumentalisée par des intérêts et des normes qui la dépassent? Comment penser et repenser la famille en accordant une place centrale aux identités et libertés individuelles de ses membres?

Ce seconde épis...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/z5ZQari5eZgKU5tjhRBe1SzTqbEJPDzCUhiJwuVn_1400x1400.jpeg?t=1786014468"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/z5ZQari5eZgKU5tjhRBe1SzTqbEJPDzCUhiJwuVn_1400x1400.jpeg?t=1786014468"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 6 Saison 1 : Qu’est-ce que la famille ? (1)</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=802</guid>
                <description><![CDATA[
<p><br></p>Avancer grâce aux différences
<p>Aussi omniprésente soit-elle, la famille n’est pas si facile à définir qu’elle n’en a l’air.</p>
<p>La « famille politique », la « famille de cœur », et même cette grande famille de l’humanité au sein de laquelle nous sommes tous frères comme disait Épictète… toutes ces expressions semblent être des métaphores de quelque chose qui serait « la famille » prise au sens propre. Alors qu’est-ce que « la famille »? Entre le schéma restreint de la famille nucléaire et le riche éventail de configurations familiales possibles, qu’est-ce qui fait une famille ? Qu’est-ce qui empêche qu’on parle de famille pour telle ou telle configuration et au nom de quoi? Où commence et où s’arrête la famille ?</p>
<p>Cette première partie vise à travailler la définition de la famille, à la fois par le détour de l’histoire de la philosophie et par l’exploration libre des polarités contradictoires et sans doute communes à toutes les familles.</p>
<p>Références bibliographiques:</p>
<ul>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782253029441/">Elizabeth Badinter, <em>L’amour en plus</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782355220777/">Mona Chollet, <em>Chez soi. Une odyssée de l’espace domestique</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782711624829/">Gabrielle Radica, <em>Philosophie de la famille. Communauté, normes et pouvoirs</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782130631828/">Chantal Jaquet, <em>Les transclasses ou la non-reproduction</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081358775/">Aristote, <em>Les politiques</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081275232/">Rousseau, </a><em>Du contrat social (ch. 2)</em></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782070715312/">Hegel, <em>Principes de la philosophie du droit</em></a></li>
</ul>
<p><span><b>Pour écouter ce premier épisode (21 mn), cliquez en bas de l’article.</b> </span></p>
<p><b><span>Pour écouter ensuite le second épisode, cliquez sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/quest-ce-que-la-famille-episode-2/">l’article suivant</a></span></b>.</p>
<p>Pour les abonnés, une version intégrale du texte sera insérée dans le numéro 2 de Simone et les philosophes.</p>
<p>Et pour rejoindre les abonnés, vous pouvez me <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/contact/">contacter</a> ou vous rendre sur <a href="https://www.tipeee.com/simoneetlesphilosophes">tipeee</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/quest-ce-que-la-famille/">ÉPISODE 6 Saison 1 : Qu’est-ce que la famille ? (1)</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>Avancer grâce aux différences
<p>Aussi omniprésente soit-elle, la famille n’est pas si facile à définir qu’elle n’en a l’air.</p>
<p>La « famille politique », la « famille de cœur », et même cette grande famille de l’humanité au sein de laquelle nous sommes tous frères comme disait Épictète… toutes ces expressions semblent être des métaphores de quelque chose qui serait « la famille » prise au sens propre. Alors qu’est-ce que « la famille »? Entre le schéma restreint de la famille nucléaire et le riche éventail de configurations familiales possibles, qu’est-ce qui fait une famille ? Qu’est-ce qui empêche qu’on parle de famille pour telle ou telle configuration et au nom de quoi? Où commence et où s’arrête la famille ?</p>
<p>Cette première partie vise à travailler la définition de la famille, à la fois par le détour de l’histoire de la philosophie et par l’exploration libre des polarités contradictoires et sans doute communes à toutes les familles.</p>
<p>Références bibliographiques:</p>
<ul>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782253029441/">Elizabeth Badinter, <em>L’amour en plus</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782355220777/">Mona Chollet, <em>Chez soi. Une odyssée de l’espace domestique</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782711624829/">Gabrielle Radica, <em>Philosophie de la famille. Communauté, normes et pouvoirs</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782130631828/">Chantal Jaquet, <em>Les transclasses ou la non-reproduction</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081358775/">Aristote, <em>Les politiques</em></a></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782081275232/">Rousseau, </a><em>Du contrat social (ch. 2)</em></li>
<li><a href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782070715312/">Hegel, <em>Principes de la philosophie du droit</em></a></li>
</ul>
<p><span><b>Pour écouter ce premier épisode (21 mn), cliquez en bas de l’article.</b> </span></p>
<p><b><span>Pour écouter ensuite le second épisode, cliquez sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/quest-ce-que-la-famille-episode-2/">l’article suivant</a></span></b>.</p>
<p>Pour les abonnés, une version intégrale du texte sera insérée dans le numéro 2 de Simone et les philosophes.</p>
<p>Et pour rejoindre les abonnés, vous pouvez me <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/contact/">contacter</a> ou vous rendre sur <a href="https://www.tipeee.com/simoneetlesphilosophes">tipeee</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/quest-ce-que-la-famille/">ÉPISODE 6 Saison 1 : Qu’est-ce que la famille ? (1)</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Jun 2017 19:28:16 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/xekY1s288LZM.mp3?t=1786014659" length="20521702" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-6-saison-1-qu-est-ce-que-la-famille-1</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>21:22</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Avancer grâce aux différences

Aussi omniprésente soit-elle, la famille n’est pas si facile à définir qu’elle n’en a l’air.

La « famille politique », la « famille de cœur », et même cette grande famille de l’humanité au sein de laquelle nous sommes...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kr7ytchCUdSlHXD4NH2e66Q1dLuJFVEkGmFwU3lU_1400x1400.jpeg?t=1786014463"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kr7ytchCUdSlHXD4NH2e66Q1dLuJFVEkGmFwU3lU_1400x1400.jpeg?t=1786014463"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 5 Saison 1 : Où est la démocratie ? La réponse de Martha Nussbaum</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=791</guid>
                <description><![CDATA[
<p>Les citoyens font la démocratie. Mais l’histoire montre qu’ils peuvent aussi la défaire en soutenant des mesures contraires à l’égalité et à la liberté de tous. Le vote ne suffit donc pas à définir la démocratie. Où s’exerce la démocratie si ce n’est pas seulement dans les urnes et les batailles politiciennes? Ne commence-t-elle pas en nous, dans la capacité que nous avons de préférer le respect d’autrui à nos peurs? et comment cultiver cette capacité si fragilisée par de multiples discours anxiogènes?</p>
<p>Dans <em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/1902992-les-emotions-democratiques-comment-former-le-c--martha-craven-nussbaum-climats">Les émotions démocratiques. Comment former le citoyen du XXIe siècle?</a>, </em>la philosophe américaine Martha Nussbaum montre comment le combat pour les valeurs démocratiques se joue d’abord en nous-mêmes et devrait constituer l’enjeu prioritaire des programmes d’éducation. Un livre à lire et à méditer pour prendre conscience de la responsabilité de chacun dans la vie d’une démocratie. Les initiatives émancipatrices ont leurs germes en nous-mêmes.</p>
<p>[Le lien renvoie vers un site de librairies indépendantes. Vous pouvez aussi trouver <a href="http://www.librairiesindependantes.com/">votre libraire près de chez vous.</a>]</p>
<p>Musique: Filu&amp;Dina</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/democratie-reponse-de-martha-nussbaum/">ÉPISODE 5 Saison 1 : Où est la démocratie ? La réponse de Martha Nussbaum</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
<p>Les citoyens font la démocratie. Mais l’histoire montre qu’ils peuvent aussi la défaire en soutenant des mesures contraires à l’égalité et à la liberté de tous. Le vote ne suffit donc pas à définir la démocratie. Où s’exerce la démocratie si ce n’est pas seulement dans les urnes et les batailles politiciennes? Ne commence-t-elle pas en nous, dans la capacité que nous avons de préférer le respect d’autrui à nos peurs? et comment cultiver cette capacité si fragilisée par de multiples discours anxiogènes?</p>
<p>Dans <em><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/1902992-les-emotions-democratiques-comment-former-le-c--martha-craven-nussbaum-climats">Les émotions démocratiques. Comment former le citoyen du XXIe siècle?</a>, </em>la philosophe américaine Martha Nussbaum montre comment le combat pour les valeurs démocratiques se joue d’abord en nous-mêmes et devrait constituer l’enjeu prioritaire des programmes d’éducation. Un livre à lire et à méditer pour prendre conscience de la responsabilité de chacun dans la vie d’une démocratie. Les initiatives émancipatrices ont leurs germes en nous-mêmes.</p>
<p>[Le lien renvoie vers un site de librairies indépendantes. Vous pouvez aussi trouver <a href="http://www.librairiesindependantes.com/">votre libraire près de chez vous.</a>]</p>
<p>Musique: Filu&amp;Dina</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/democratie-reponse-de-martha-nussbaum/">ÉPISODE 5 Saison 1 : Où est la démocratie ? La réponse de Martha Nussbaum</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 18 Jun 2017 19:15:29 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/1nLDvsdrx1LX.mp3?t=1786014649" length="18453222" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-5-saison-1-ou-est-la-democratie-la-reponse-de-martha-nussbaum</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>19:13</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Les citoyens font la démocratie. Mais l’histoire montre qu’ils peuvent aussi la défaire en soutenant des mesures contraires à l’égalité et à la liberté de tous. Le vote ne suffit donc pas à définir la démocratie. Où s’exerce la démocratie si ce n’es...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/YtJbeYUhLU88TPDBNX2X1UMO0hfsPEoThGFwVaHW_1400x1400.jpeg?t=1786014464"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/YtJbeYUhLU88TPDBNX2X1UMO0hfsPEoThGFwVaHW_1400x1400.jpeg?t=1786014464"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 4 Saison 1 : Exercice anti-sexismes. Imaginer des histoires</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=745</guid>
                <description><![CDATA[
Introduction de l’exercice
<p><span>La première séquence de cette chronique consiste à imaginer l’inversion des situations et procède en trois exercices : le premier visait à déverrouiller notre regard sur la réalité sociale telle que nous la vivons quotidiennement. N’hésitez pas à le relire ou le réécouter : plus le regard est entraîné à renverser les proportions et les rôles, plus des aspects du réel que nous pouvions négliger ou occulter apparaissent sous un jour nouveau. Par le renversement imaginaire des situations, nous ouvrions notre regard aux multiples dissymétries qui ne nous apparaissaient pas auparavant ou qui nous semblaient très ordinaires, « normales ». </span></p>
<p><span>Mais constater la dissymétrie nous conduit souvent à l’accepter. Au lieu de l’interroger, on recourt souvent à de vieilles rengaines qui viennent couper court à la remise en question : « si les choses se passent ainsi, c’est que les personnes impliquées le veulent bien »… Nous disons ainsi que ce qui est est ce qui doit être, puisque rien n’aurait empêché qu’il en soit autrement. C’est là un préjugé bien simpliste, que nous répétons parce que nous l’avons souvent entendu. Nous gagnerions pourtant à acquérir d’autres gestes pour mieux comprendre les situations!<br>
</span></p>
<p><span>Dans ce deuxième exercice, c’est cette difficulté que l’on cherche à pallier en vue de ne pas refermer les yeux sur les inégalités observées: il s’agit de comprendre en quoi la dissymétrie sociale que vous percevez est un fait qui, quelles que soient ses apparences, est le résultat de toute une histoire où, au fil des encouragements et découragements, valorisations et dévalorisations, l’individu s’est forgé certaines capacités et certaines peurs aussi. Celles-ci définissent pour lui une grille de comportements qu’il n’a pas choisis librement : par l’adoption spontanée du mimétisme et par l’intériorisation de censures multiples, nous nous retrouvons avec un pouvoir d’agir qui est intimement structuré par les normes de notre environnement social. De sorte que lorsque nous voulons faire autre chose que ce qu’on attendait et attend encore de nous, nous pouvons peiner à en acquérir la capacité réelle, surtout si on ne rencontre aucun soutien. Nous le comprenons très bien pour nous-mêmes, mais dans nos interactions quotidiennes, nous oublions de l’appliquer aux autres. Plutôt que de s’en remettre à la violence ordinaire du « si elle fais ceci ou cela, c’est parce qu’elle l’a bien voulu », on rapporte la situation de la personne aux attentes du milieu social dans lequel elle gravite. Il ne s’agit pas d’en faire une victime, mais de comprendre que ses choix et ses renoncements sont liés à une histoire complexe. En imaginant un récit vraisemblable qui rende compte de l’actuelle dissymétrie, on peut comprendre plus finement la quantité indéfinie des facteurs sociaux et historiques qui ont participé à l’actuelle répartition des rôles, des prises de parole, et des multiples dissymétries que vous observez. </span></p>
<p><span>C’est ce type d’imagination narrative que Virginia Woolf, dans son magnifique texte <i>Une chambre à soi,</i> mobilise avec génie lorsqu’elle dessine l’histoire qui aurait pu être celle de la petite sœur de Shakespeare. Si la sœur de Shakespeare, dotée du même don et de la même passion que lui pour la poésie, l’écriture et le théâtre, avait tout mis en œuvre pour vivre de son art, les obstacles qu’elle aurait rencontrés dans sa rébellion l’auraient rendues folle, à moins qu’elle ne se soit décidée à renoncer à son projet. Vous trouverez une version audio de cet extrait, enregistré par mes soins (d’humble non-comédienne) dans un article bonus <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-la-petite-soeur-de-shakespeare/">en cliquant ici.</a><br>
</span></p>
<p><span>En se figurant les attentes et les interdits rencontrées par les femmes dès leur nai...</span></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
Introduction de l’exercice
<p><span>La première séquence de cette chronique consiste à imaginer l’inversion des situations et procède en trois exercices : le premier visait à déverrouiller notre regard sur la réalité sociale telle que nous la vivons quotidiennement. N’hésitez pas à le relire ou le réécouter : plus le regard est entraîné à renverser les proportions et les rôles, plus des aspects du réel que nous pouvions négliger ou occulter apparaissent sous un jour nouveau. Par le renversement imaginaire des situations, nous ouvrions notre regard aux multiples dissymétries qui ne nous apparaissaient pas auparavant ou qui nous semblaient très ordinaires, « normales ». </span></p>
<p><span>Mais constater la dissymétrie nous conduit souvent à l’accepter. Au lieu de l’interroger, on recourt souvent à de vieilles rengaines qui viennent couper court à la remise en question : « si les choses se passent ainsi, c’est que les personnes impliquées le veulent bien »… Nous disons ainsi que ce qui est est ce qui doit être, puisque rien n’aurait empêché qu’il en soit autrement. C’est là un préjugé bien simpliste, que nous répétons parce que nous l’avons souvent entendu. Nous gagnerions pourtant à acquérir d’autres gestes pour mieux comprendre les situations!<br>
</span></p>
<p><span>Dans ce deuxième exercice, c’est cette difficulté que l’on cherche à pallier en vue de ne pas refermer les yeux sur les inégalités observées: il s’agit de comprendre en quoi la dissymétrie sociale que vous percevez est un fait qui, quelles que soient ses apparences, est le résultat de toute une histoire où, au fil des encouragements et découragements, valorisations et dévalorisations, l’individu s’est forgé certaines capacités et certaines peurs aussi. Celles-ci définissent pour lui une grille de comportements qu’il n’a pas choisis librement : par l’adoption spontanée du mimétisme et par l’intériorisation de censures multiples, nous nous retrouvons avec un pouvoir d’agir qui est intimement structuré par les normes de notre environnement social. De sorte que lorsque nous voulons faire autre chose que ce qu’on attendait et attend encore de nous, nous pouvons peiner à en acquérir la capacité réelle, surtout si on ne rencontre aucun soutien. Nous le comprenons très bien pour nous-mêmes, mais dans nos interactions quotidiennes, nous oublions de l’appliquer aux autres. Plutôt que de s’en remettre à la violence ordinaire du « si elle fais ceci ou cela, c’est parce qu’elle l’a bien voulu », on rapporte la situation de la personne aux attentes du milieu social dans lequel elle gravite. Il ne s’agit pas d’en faire une victime, mais de comprendre que ses choix et ses renoncements sont liés à une histoire complexe. En imaginant un récit vraisemblable qui rende compte de l’actuelle dissymétrie, on peut comprendre plus finement la quantité indéfinie des facteurs sociaux et historiques qui ont participé à l’actuelle répartition des rôles, des prises de parole, et des multiples dissymétries que vous observez. </span></p>
<p><span>C’est ce type d’imagination narrative que Virginia Woolf, dans son magnifique texte <i>Une chambre à soi,</i> mobilise avec génie lorsqu’elle dessine l’histoire qui aurait pu être celle de la petite sœur de Shakespeare. Si la sœur de Shakespeare, dotée du même don et de la même passion que lui pour la poésie, l’écriture et le théâtre, avait tout mis en œuvre pour vivre de son art, les obstacles qu’elle aurait rencontrés dans sa rébellion l’auraient rendues folle, à moins qu’elle ne se soit décidée à renoncer à son projet. Vous trouverez une version audio de cet extrait, enregistré par mes soins (d’humble non-comédienne) dans un article bonus <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-la-petite-soeur-de-shakespeare/">en cliquant ici.</a><br>
</span></p>
<p><span>En se figurant les attentes et les interdits rencontrées par les femmes dès leur nai...</span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 08 Jun 2017 11:33:48 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/KX6Odt873d2r.mp3?t=1786014671" length="16931432" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-4-saison-1-exercice-anti-sexismes-imaginer-des-histoires</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>17:38</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Introduction de l’exercice

La première séquence de cette chronique consiste à imaginer l’inversion des situations et procède en trois exercices : le premier visait à déverrouiller notre regard sur la réalité sociale telle que nous la vivons quotidien...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/Kim4gIkJPqaH14CndNuF7MAAMWinOHANlx5CzKl2_1400x1400.jpeg?t=1786014468"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/Kim4gIkJPqaH14CndNuF7MAAMWinOHANlx5CzKl2_1400x1400.jpeg?t=1786014468"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Bonus : la petite sœur de Shakespeare</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=758</guid>
                <description><![CDATA[<p>Complément de l’exercice n°2 de la thérapie anti-sexismes.</p>
<p>Voici un enregistrement de l’extrait d’<em>Une chambre à soi </em>de Virginia Woolf, dans lequel l’écrivaine imagine ce qu’aurait vraisemblablement pu être l’histoire de la talentueuse petite sœur de Shakespeare.</p>
<p>Cliquez en bas de cet article pour l’écouter.</p>
<p><br></p>V. Woolf Une chambre à soi (trad. Clara Malraux)
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-la-petite-soeur-de-shakespeare/">Bonus : la petite sœur de Shakespeare</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Complément de l’exercice n°2 de la thérapie anti-sexismes.</p>
<p>Voici un enregistrement de l’extrait d’<em>Une chambre à soi </em>de Virginia Woolf, dans lequel l’écrivaine imagine ce qu’aurait vraisemblablement pu être l’histoire de la talentueuse petite sœur de Shakespeare.</p>
<p>Cliquez en bas de cet article pour l’écouter.</p>
<p><br></p>V. Woolf Une chambre à soi (trad. Clara Malraux)
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/bonus-la-petite-soeur-de-shakespeare/">Bonus : la petite sœur de Shakespeare</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 08 Jun 2017 11:30:54 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/Rz7ZVH4R5KdZ.mp3?t=1786014712" length="30413124" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/bonus-la-petite-soeur-de-shakespeare</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>31:40</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Complément de l’exercice n°2 de la thérapie anti-sexismes.

Voici un enregistrement de l’extrait d’Une chambre à soi de Virginia Woolf, dans lequel l’écrivaine imagine ce qu’aurait vraisemblablement pu être l’histoire de la talentueuse petite sœur de...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/vpyMKvP4506vN6smsxphzyxWxeaTzXJEIYRpMR48_1400x1400.jpeg?t=1786014472"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/vpyMKvP4506vN6smsxphzyxWxeaTzXJEIYRpMR48_1400x1400.jpeg?t=1786014472"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 3 Saison 1 : Exercice anti-sexismes.  Renverser pour mieux voir</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=611</guid>
                <description><![CDATA[<p>Introduction de l’exercice</p>
<p>Songez à un cube placé devant vous. Combien de faces voyez-vous? et combien de faces possède un cube? Comment se fait-il que nous voyions un cube alors que nous n’en voyons pas les 6 faces? Cet exemple du philosophe allemand Edmund Husserl illustrait cette thèse: quand nous percevons un objet, notre sensation ne suffit pas. L’imagination ( ici, des faces cachées du cube, celles que nous ne voyons pas) intervient par sa capacité d’anticipation à l’égard de ce qui n’est pas actuellement vu. Notre perception est <em>intentionnelle</em> au sens où elle vise un horizon qui structure notre champ perceptif. Dans l’acte de percevoir, notre conscience projette nécessairement des images d’aspects du réel qui ne sont pas actuellement sentis par nos sens.</p>
<p>Quel rapport cette idée a‑t-elle avec notre sujet? Dans les situations que nous vivons, ce que nous percevons combine pour partie des sensations, pour partie des images que nous projetons à partir de ce que nous désirons, redoutons et croyons. Ces images sont produites comme automatiquement. Vous n’avez pas besoin de réfléchir longuement pour percevoir un cube. La réflexion viendra seulement si des représentations ultérieures venaient contredire votre premier jugement. C’est une des raisons pour lesquelles nous nous trompons souvent: notre regard est comme automatiquement réduit par un ensemble d’attentes correspondant à nos préjugés. À partir d’un même contenu visible, spontanément et sans nous en rendre compte, notre regard occulte certaines caractéristiques et ne voit que celles qui confirment nos anticipations, c’est-à-dire nos attentes ou nos craintes (la crainte étant à sa façon une forme d’attente: on anticipe le pire qu’on perçoit presque déjà).</p>
<p>Aussi ce qui rend le sexisme – comme toute discrimination – si ordinaire, c’est qu’il correspond à des caractéristiques situationnelles qui sont tout à fait conformes à nos attentes héritées de notre acculturation. Elles ne surprennent que lorsqu’on a saisi à quel point nos anticipations perceptives étaient induites. Nous nous attendons à ce que les situations confirment ce à quoi nous avons été habitués et c’est la raison pour laquelle nous « fermons les yeux » sur les brides imposées aux individus.</p>
<p>Nous évaluons spontanément comme correctes, admirables, désirables, bonnes, justes, des situations dites de « répartition des rôles » par habitude et nous occultons toutes les images qui pourraient infirmer nos attentes. Notre regard s’est rétréci pour n’être plus que l’expression de nos préjugés accumulés au long de notre passé. Les gens disent souvent que c’est un <em>déclic</em> qui leur a rendu perceptible tout ce qu’ils occultaient auparavant et qu’ils ne sauraient plus manquer de voir.</p>
<p><b>Que nous manque-t-il pour affiner et déverrouiller notre regard?</b> <b>De l’imagination.</b> Sans elle, les perceptions que nous façonnons répètent nos idées préconçues. On a donc besoin de la stimuler, l’entraîner, l’affûter, l’approfondir, la préciser, pour ouvrir notre champ de perception et ainsi nous émanciper, <em>femmes et hommes.<br>
</em></p>
<p>Formulation de l’exercice</p>
<p><b>Entraînez votre imagination à inverser les postures ordinairement adoptées par les hommes et les femmes.</b> À ce premier stade, nous nous contentons d’imaginer ce que les situations actuellement vécues  – dans un dîner, une réunion, une activité, et toute situation de la vie quotidienne – « donneraient » si les postures récurrentes y étaient inversées. C’est donc régulièrement faire mentalement un pas en arrière et observer la situation dans laquelle vous vous trouvez, en imaginant des renversements de genre (mais cela marche très bien aussi pour toutes les discriminations sociales, raciales, religieuses, etc.).</p>
<p>Par exemple, au cours d’un dîner, observez la façon dont hommes et femmes parlent...</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Introduction de l’exercice</p>
<p>Songez à un cube placé devant vous. Combien de faces voyez-vous? et combien de faces possède un cube? Comment se fait-il que nous voyions un cube alors que nous n’en voyons pas les 6 faces? Cet exemple du philosophe allemand Edmund Husserl illustrait cette thèse: quand nous percevons un objet, notre sensation ne suffit pas. L’imagination ( ici, des faces cachées du cube, celles que nous ne voyons pas) intervient par sa capacité d’anticipation à l’égard de ce qui n’est pas actuellement vu. Notre perception est <em>intentionnelle</em> au sens où elle vise un horizon qui structure notre champ perceptif. Dans l’acte de percevoir, notre conscience projette nécessairement des images d’aspects du réel qui ne sont pas actuellement sentis par nos sens.</p>
<p>Quel rapport cette idée a‑t-elle avec notre sujet? Dans les situations que nous vivons, ce que nous percevons combine pour partie des sensations, pour partie des images que nous projetons à partir de ce que nous désirons, redoutons et croyons. Ces images sont produites comme automatiquement. Vous n’avez pas besoin de réfléchir longuement pour percevoir un cube. La réflexion viendra seulement si des représentations ultérieures venaient contredire votre premier jugement. C’est une des raisons pour lesquelles nous nous trompons souvent: notre regard est comme automatiquement réduit par un ensemble d’attentes correspondant à nos préjugés. À partir d’un même contenu visible, spontanément et sans nous en rendre compte, notre regard occulte certaines caractéristiques et ne voit que celles qui confirment nos anticipations, c’est-à-dire nos attentes ou nos craintes (la crainte étant à sa façon une forme d’attente: on anticipe le pire qu’on perçoit presque déjà).</p>
<p>Aussi ce qui rend le sexisme – comme toute discrimination – si ordinaire, c’est qu’il correspond à des caractéristiques situationnelles qui sont tout à fait conformes à nos attentes héritées de notre acculturation. Elles ne surprennent que lorsqu’on a saisi à quel point nos anticipations perceptives étaient induites. Nous nous attendons à ce que les situations confirment ce à quoi nous avons été habitués et c’est la raison pour laquelle nous « fermons les yeux » sur les brides imposées aux individus.</p>
<p>Nous évaluons spontanément comme correctes, admirables, désirables, bonnes, justes, des situations dites de « répartition des rôles » par habitude et nous occultons toutes les images qui pourraient infirmer nos attentes. Notre regard s’est rétréci pour n’être plus que l’expression de nos préjugés accumulés au long de notre passé. Les gens disent souvent que c’est un <em>déclic</em> qui leur a rendu perceptible tout ce qu’ils occultaient auparavant et qu’ils ne sauraient plus manquer de voir.</p>
<p><b>Que nous manque-t-il pour affiner et déverrouiller notre regard?</b> <b>De l’imagination.</b> Sans elle, les perceptions que nous façonnons répètent nos idées préconçues. On a donc besoin de la stimuler, l’entraîner, l’affûter, l’approfondir, la préciser, pour ouvrir notre champ de perception et ainsi nous émanciper, <em>femmes et hommes.<br>
</em></p>
<p>Formulation de l’exercice</p>
<p><b>Entraînez votre imagination à inverser les postures ordinairement adoptées par les hommes et les femmes.</b> À ce premier stade, nous nous contentons d’imaginer ce que les situations actuellement vécues  – dans un dîner, une réunion, une activité, et toute situation de la vie quotidienne – « donneraient » si les postures récurrentes y étaient inversées. C’est donc régulièrement faire mentalement un pas en arrière et observer la situation dans laquelle vous vous trouvez, en imaginant des renversements de genre (mais cela marche très bien aussi pour toutes les discriminations sociales, raciales, religieuses, etc.).</p>
<p>Par exemple, au cours d’un dîner, observez la façon dont hommes et femmes parlent...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 04 May 2017 08:48:24 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/NAv8ztw9269p.mp3?t=1786014668" length="16360918" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-3-saison-1-exercice-anti-sexismes-renverser-pour-mieux-voir</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>17:02</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Introduction de l’exercice

Songez à un cube placé devant vous. Combien de faces voyez-vous? et combien de faces possède un cube? Comment se fait-il que nous voyions un cube alors que nous n’en voyons pas les 6 faces? Cet exemple du philosophe allemand...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/sFTMtW0BjeznI0a2aL2IDmyODdJQx2gCGBSQv9XH_1400x1400.jpeg?t=1786014468"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/sFTMtW0BjeznI0a2aL2IDmyODdJQx2gCGBSQv9XH_1400x1400.jpeg?t=1786014468"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 2 Saison 1 : La vie est-elle assez longue ? La réponse de Sénèque</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=673</guid>
                <description><![CDATA[<p>Pourquoi reprochons-nous à la vie d’être trop courte si ce n’est pour nous déresponsabiliser de nos propres pertes de temps? Et si la vie n’était pas toute entière concentrée dans ce présent que nous fuyons? Dans son <em>De la brièveté de la vie</em>, Sénèque écrit à son beau-frère les raisons pour lesquelles il ne faut pas remettre au lendemain le moment de vivre heureux. Il n’y a rien de plus essentiel que le temps dont nous disposons et que nous gaspillons si souvent. La sagesse consiste à bien en user… mais comment y parvenir? Voici un podcast (18 mn) pour vous introduire à la lecture de ce beau texte, à écouter sans plus attendre </p>
<p>Références bibliographiques:</p>
<p><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/412769-la-societe-de-consommation-ses-mythes-ses-str--jean-baudrillard-folio?affiliate=simoneetlesphilosophes">Baudrillard <em>La société de consommation</em></a></p>
<p><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/8263380-pensees-blaise-pascal-flammarion?affiliate=simoneetlesphilosophes">Pascal <em>Pensées</em></a></p>
<p><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/9429459-de-la-brievete-de-la-vie-seneque-rivages?affiliate=simoneetlesphilosophes">Sénèque <em>De la brièveté de la vie</em> </a></p>
<p>[attention! Emportés par un vent de liberté, les liens renvoient vers un site de librairies indépendantes. Vous pouvez aussi trouver <a href="http://www.librairiesindependantes.com/#journaliste">votre libraire près de chez vous</a>]</p>
<p>Musique:<em> Spanish romance </em>de Filu&amp;Dina</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/vie-assez-longue-reponse-de-seneque/">ÉPISODE 2 Saison 1 : La vie est-elle assez longue ? La réponse de Sénèque</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi reprochons-nous à la vie d’être trop courte si ce n’est pour nous déresponsabiliser de nos propres pertes de temps? Et si la vie n’était pas toute entière concentrée dans ce présent que nous fuyons? Dans son <em>De la brièveté de la vie</em>, Sénèque écrit à son beau-frère les raisons pour lesquelles il ne faut pas remettre au lendemain le moment de vivre heureux. Il n’y a rien de plus essentiel que le temps dont nous disposons et que nous gaspillons si souvent. La sagesse consiste à bien en user… mais comment y parvenir? Voici un podcast (18 mn) pour vous introduire à la lecture de ce beau texte, à écouter sans plus attendre </p>
<p>Références bibliographiques:</p>
<p><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/412769-la-societe-de-consommation-ses-mythes-ses-str--jean-baudrillard-folio?affiliate=simoneetlesphilosophes">Baudrillard <em>La société de consommation</em></a></p>
<p><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/8263380-pensees-blaise-pascal-flammarion?affiliate=simoneetlesphilosophes">Pascal <em>Pensées</em></a></p>
<p><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/9429459-de-la-brievete-de-la-vie-seneque-rivages?affiliate=simoneetlesphilosophes">Sénèque <em>De la brièveté de la vie</em> </a></p>
<p>[attention! Emportés par un vent de liberté, les liens renvoient vers un site de librairies indépendantes. Vous pouvez aussi trouver <a href="http://www.librairiesindependantes.com/#journaliste">votre libraire près de chez vous</a>]</p>
<p>Musique:<em> Spanish romance </em>de Filu&amp;Dina</p>
<p>L’article <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/vie-assez-longue-reponse-de-seneque/">ÉPISODE 2 Saison 1 : La vie est-elle assez longue ? La réponse de Sénèque</a> est apparu en premier sur <a href="https://simoneetlesphilosophes.fr/">Simone et les philosophes</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 03 Apr 2017 15:42:12 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/XE7P6s55Nlzv.mp3?t=1786014694" length="19118247" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-2-saison-1-la-vie-est-elle-assez-longue-la-reponse-de-seneque</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>19:54</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Pourquoi reprochons-nous à la vie d’être trop courte si ce n’est pour nous déresponsabiliser de nos propres pertes de temps? Et si la vie n’était pas toute entière concentrée dans ce présent que nous fuyons? Dans son De la brièveté de la vie, Sénèque...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/dHqqPHonUjJbwXU2riCgA8UsB5GVI0Avvnbc29Ab_1400x1400.jpeg?t=1786014475"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/dHqqPHonUjJbwXU2riCgA8UsB5GVI0Avvnbc29Ab_1400x1400.jpeg?t=1786014475"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>ÉPISODE 1 Saison 1 : Philosopher, qu’est-ce que c’est ?</title>
                <guid isPermaLink="false">https://simoneetlesphilosophes.fr/?p=639</guid>
                <description><![CDATA[
<p><em>Pour écouter cet article, cliquez sur la flèche en bas de l’article.</em></p>
<p>Quand on veut commencer à « parler philo » avec ses amis, survient assez vite une remarque du type : « Enfin, tout cela dépend de ce qu’on entend par <i>faire de la philosophie</i> »!</p>
<p>Remarque en queue de poisson qui reviendra de manière lancinante et pourrait verrouiller vos échanges. Dès qu’on invoque le « ça dépend de chacun », on ferme la réflexion d’un bon vieux geste relativiste, marqueur d’une réticence à mettre sa propre opinion en question. Certains mettront en avant leur image de la philosophie (par exemple, être serein comme Yoda ou le Dalaï Lama) tandis que d’autres soutiendront une autre vision (par exemple, tenir des raisonnements cohérents). Et personne ne sera sorti de son point de vue… donc n’aura appris quoi que ce soit.</p>
<p>S’il s’agit là d’un problème récurrent, c’est que la philosophie n’est pas une discipline toute faite avec des contenus théoriques tout faits (des textes, des idées dans ces textes, des philosophes-icônes derrière ces idées et ces textes) qu’il suffirait d’apprendre – et de répéter ensuite. On apprend à philosopher et non la philosophie, écrivait Kant. D’ailleurs, cela ne vaut-il pas pour tous les savoirs? Derrière le mot qui désigne la discipline en question, il y a toujours une pratique ou un ensemble de pratiques. L’histoire est ce qui est relatif à des pratiques historiographiques, des manières de faire de l’histoire. Il s’agit toujours de <em>faire</em> quelque chose, selon des méthodes différentes qui se rapportent à un objet particulier (le passé pour l’histoire, les nombres pour les mathématiques, la langue pour les lettres, etc.).</p>
<p>Bref, se demander ce qu’est une discipline, c’est confronter son verbe à la diversité des modes de <em>faire</em> ainsi qu’à l’objet qui leur serait commun.</p>
<p>Voyons donc quelles sont ces pratiques, disjointes voire même contradictoires, qu’on désigne par « philosopher »:</p>
<ol>
<li>
<p>étudier des textes et des auteurs. <i>Faire de la philosophie</i>, c’est en ce sens se familiariser avec la culture philosophique, c’est-à-dire avec l’histoire de la philosophie, celle qui est enseignée à l’université. Ici, c’est le travail de compréhension, d’assimilation et d’interprétation des textes qui est désigné. En ce sens, faire de la philosophie, c’est <em>s’approprier un héritage culturel dit « philosophique » </em>parce qu’il a à voir avec des débats d’idées.</p>
</li>
<li>
<p><i>vivre « en philosophe »</i>, c’est-à-dire donner à ses actions une certaine cohérence en les rendant conformes à des principes qu’on se fixe. Souvent, ces principes ou règles sont élaborés en vue de poursuivre une fin agréable, comme le bonheur, la joie, la paix, la sérénité, ou tout au moins de nous épargner des souffrances causées par nos propres représentations et habitudes. En ce sens, la philosophie est un <em>mode d’être</em> de sorte que c’est la vie qui témoigne de la « philosophie » de son auteur.</p>
</li>
<li>
<p>Exercer une capacité dialogique et critique à l’égard des énoncés proposés, c’est-à-dire <em>« penser par soi-même »</em> pour reprendre la formule de Kant dans <i>Qu’est-ce que les lumières ?</i> En ce sens, la philosophie est un travail de la pensée, ayant pour objectif d’acquérir une indépendance d’esprit (ainsi libéré des opinions héritées) propice à la découverte d’une vérité (fût-elle sceptique ou critique!).</p>
</li>
</ol>
<p>D’autres occurrences peuvent être proposées, mais elles se rattacheront très vraisemblablement à l’une ou l’autre de ces pratiques. Une option serait de batailler pour l’une de ces représentations, en faisant valoir la stérilité des autres. Comme s’il fallait nécessairement choisir ! Or, raisonner par disjonction est utile quand cela permet d’établir des distinctions… mais peut devenir stérile quand ça nous conduit à édifi...</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[
<p><em>Pour écouter cet article, cliquez sur la flèche en bas de l’article.</em></p>
<p>Quand on veut commencer à « parler philo » avec ses amis, survient assez vite une remarque du type : « Enfin, tout cela dépend de ce qu’on entend par <i>faire de la philosophie</i> »!</p>
<p>Remarque en queue de poisson qui reviendra de manière lancinante et pourrait verrouiller vos échanges. Dès qu’on invoque le « ça dépend de chacun », on ferme la réflexion d’un bon vieux geste relativiste, marqueur d’une réticence à mettre sa propre opinion en question. Certains mettront en avant leur image de la philosophie (par exemple, être serein comme Yoda ou le Dalaï Lama) tandis que d’autres soutiendront une autre vision (par exemple, tenir des raisonnements cohérents). Et personne ne sera sorti de son point de vue… donc n’aura appris quoi que ce soit.</p>
<p>S’il s’agit là d’un problème récurrent, c’est que la philosophie n’est pas une discipline toute faite avec des contenus théoriques tout faits (des textes, des idées dans ces textes, des philosophes-icônes derrière ces idées et ces textes) qu’il suffirait d’apprendre – et de répéter ensuite. On apprend à philosopher et non la philosophie, écrivait Kant. D’ailleurs, cela ne vaut-il pas pour tous les savoirs? Derrière le mot qui désigne la discipline en question, il y a toujours une pratique ou un ensemble de pratiques. L’histoire est ce qui est relatif à des pratiques historiographiques, des manières de faire de l’histoire. Il s’agit toujours de <em>faire</em> quelque chose, selon des méthodes différentes qui se rapportent à un objet particulier (le passé pour l’histoire, les nombres pour les mathématiques, la langue pour les lettres, etc.).</p>
<p>Bref, se demander ce qu’est une discipline, c’est confronter son verbe à la diversité des modes de <em>faire</em> ainsi qu’à l’objet qui leur serait commun.</p>
<p>Voyons donc quelles sont ces pratiques, disjointes voire même contradictoires, qu’on désigne par « philosopher »:</p>
<ol>
<li>
<p>étudier des textes et des auteurs. <i>Faire de la philosophie</i>, c’est en ce sens se familiariser avec la culture philosophique, c’est-à-dire avec l’histoire de la philosophie, celle qui est enseignée à l’université. Ici, c’est le travail de compréhension, d’assimilation et d’interprétation des textes qui est désigné. En ce sens, faire de la philosophie, c’est <em>s’approprier un héritage culturel dit « philosophique » </em>parce qu’il a à voir avec des débats d’idées.</p>
</li>
<li>
<p><i>vivre « en philosophe »</i>, c’est-à-dire donner à ses actions une certaine cohérence en les rendant conformes à des principes qu’on se fixe. Souvent, ces principes ou règles sont élaborés en vue de poursuivre une fin agréable, comme le bonheur, la joie, la paix, la sérénité, ou tout au moins de nous épargner des souffrances causées par nos propres représentations et habitudes. En ce sens, la philosophie est un <em>mode d’être</em> de sorte que c’est la vie qui témoigne de la « philosophie » de son auteur.</p>
</li>
<li>
<p>Exercer une capacité dialogique et critique à l’égard des énoncés proposés, c’est-à-dire <em>« penser par soi-même »</em> pour reprendre la formule de Kant dans <i>Qu’est-ce que les lumières ?</i> En ce sens, la philosophie est un travail de la pensée, ayant pour objectif d’acquérir une indépendance d’esprit (ainsi libéré des opinions héritées) propice à la découverte d’une vérité (fût-elle sceptique ou critique!).</p>
</li>
</ol>
<p>D’autres occurrences peuvent être proposées, mais elles se rattacheront très vraisemblablement à l’une ou l’autre de ces pratiques. Une option serait de batailler pour l’une de ces représentations, en faisant valoir la stérilité des autres. Comme s’il fallait nécessairement choisir ! Or, raisonner par disjonction est utile quand cela permet d’établir des distinctions… mais peut devenir stérile quand ça nous conduit à édifi...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 22 Mar 2017 11:19:02 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/jMVZvs4vX9E5.mp3?t=1786014686" length="13436457" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/simone-et-les-philosophes/episode-1-saison-1-philosopher-qu-est-ce-que-c-est</link>
                
                                <itunes:author>Peggy Avez</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords></itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:59</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>



Pour écouter cet article, cliquez sur la flèche en bas de l’article.

Quand on veut commencer à « parler philo » avec ses amis, survient assez vite une remarque du type : « Enfin, tout cela dépend de ce qu’on entend par faire de la philosophie »!...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Peggy Avez</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/clnuMG1xaqaBsLZQ9eCSa44G6Qil1JBrqUAIpsxr_1400x1400.jpeg?t=1786014473"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/clnuMG1xaqaBsLZQ9eCSa44G6Qil1JBrqUAIpsxr_1400x1400.jpeg?t=1786014473"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
            </channel>
</rss>
