<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="rss.xslt" ?>
<rss
    xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"
    xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"
    xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
    xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
    xmlns:spotify="http://www.spotify.com/ns/rss"
    xmlns:psc="http://podlove.org/simple-chapters/"
    xmlns:media="https://search.yahoo.com/mrss/"
    xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0"
    version="2.0">
    <channel>
        <title>Une psychanalyse à fleur d'inconscient</title>
                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient</link>
                <atom:link rel="self" type="application/rss+xml" href="https://feed.ausha.co/bW7DAT5zO3KQ"/>
        <description>
Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »




 Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces années 70 très prospère.


Après avoir fait une psychanalyse  avec Jacques Lacan, je suis devenue  psychanalyste.


Je suis maintenant une vieille dame mais, comme je m'intéresse toujours à cette si surprenante invention de Freud, une de mes petites filles m'a suggéré, il y a quelques mois,  d'enregistrer des podcasts pour  y  parler de psychanalyse,  une psychanalyse que je souhaite légère et même gaie.  Aussitôt  dit  aussitôt fait, autant profiter des occasions que nous offre le dit progrès.  Je me lance donc dans cette entreprise. J'espère que vous la partagerez avec moi.


Je partirai de  cette question  qui est importante à savoir que la psychanalyse ne peut pas seulement  s'apprendre dans les livres ou à l'université.  On ne peut devenir psychanalyste qu'après avoir été analysant.

 Si les textes freudiens qui sont à la base de cette invention première doivent être lus mot à mot et si les textes d'autres analystes et bien sûr, parmi  eux,  les séminaires de Lacan, doivent être  déchiffrés, ce ne peut être qu'en raison des effets de transfert qu'ils provoquent, c'est à dire des nouvelles énonciations qu'elles permettent.  

Ainsi il ne peuvent être mesurés et appréciés qu'à l'aune du savoir inconscient de leurs lecteurs.

 Les concepts de cette nouvelle science inventée par Freud ne sont mis à l'épreuve que dans l'analyse de chaque analysant.  

Avec ce titre « une psychanalyse à fleur d'inconscient » je voudrais évoquer aussi le fait que la théorie analytique devrait toujours se trouver très proche de la clinique, mise en continuité avec elle.  On peut en effet dire que c'est  à fleur d'inconscient qu'elles peuvent se rencontrer toutes deux. Car, au même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  ses élaborations théoriques du psychanalyste sont  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.

Le psychanalyste redevient ainsi, à cette occasion, au moins pour un temps, analysant.

C'est ainsi que chaque analyste a la lourde charge d'avoir à transmettre la psychanalyse et à la maintenir en vie en la réinventant.

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un 

des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la 

psychanalyse". 


 (  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ ) 


 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Liliane Fainsilber</copyright>
        <lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 15:10:17 +0000</lastBuildDate>
        <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 15:10:17 +0000</pubDate>
        <webMaster>feeds@ausha.co (Ausha)</webMaster>
        <generator>Ausha (https://www.ausha.co)</generator>
                    <spotify:countryOfOrigin>fr</spotify:countryOfOrigin>
        
        <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
        <itunes:owner>
            <itunes:name>Liliane Fainsilber</itunes:name>
            <itunes:email>liliane.fainsilber@orange.fr</itunes:email>
        </itunes:owner>
        <itunes:summary>
Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »




 Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces années 70 très prospère.


Après avoir fait une psychanalyse  avec Jacques Lacan, je suis devenue  psychanalyste.


Je suis maintenant une vieille dame mais, comme je m'intéresse toujours à cette si surprenante invention de Freud, une de mes petites filles m'a suggéré, il y a quelques mois,  d'enregistrer des podcasts pour  y  parler de psychanalyse,  une psychanalyse que je souhaite légère et même gaie.  Aussitôt  dit  aussitôt fait, autant profiter des occasions que nous offre le dit progrès.  Je me lance donc dans cette entreprise. J'espère que vous la partagerez avec moi.


Je partirai de  cette question  qui est importante à savoir que la psychanalyse ne peut pas seulement  s'apprendre dans les livres ou à l'université.  On ne peut devenir psychanalyste qu'après avoir été analysant.

 Si les textes freudiens qui sont à la base de cette invention première doivent être lus mot à mot et si les textes d'autres analystes et bien sûr, parmi  eux,  les séminaires de Lacan, doivent être  déchiffrés, ce ne peut être qu'en raison des effets de transfert qu'ils provoquent, c'est à dire des nouvelles énonciations qu'elles permettent.  

Ainsi il ne peuvent être mesurés et appréciés qu'à l'aune du savoir inconscient de leurs lecteurs.

 Les concepts de cette nouvelle science inventée par Freud ne sont mis à l'épreuve que dans l'analyse de chaque analysant.  

Avec ce titre « une psychanalyse à fleur d'inconscient » je voudrais évoquer aussi le fait que la théorie analytique devrait toujours se trouver très proche de la clinique, mise en continuité avec elle.  On peut en effet dire que c'est  à fleur d'inconscient qu'elles peuvent se rencontrer toutes deux. Car, au même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  ses élaborations théoriques du psychanalyste sont  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.

Le psychanalyste redevient ainsi, à cette occasion, au moins pour un temps, analysant.

C'est ainsi que chaque analyste a la lourde charge d'avoir à transmettre la psychanalyse et à la maintenir en vie en la réinventant.

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un 

des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la 

psychanalyse". 


 (  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ ) 


 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</itunes:summary>
        <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
        <itunes:block>no</itunes:block>
        <podcast:block>no</podcast:block>
        <podcast:locked>yes</podcast:locked>
        <itunes:type>episodic</itunes:type>
                    <itunes:subtitle>Une invitation à la psychanalyse</itunes:subtitle>
                
        <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
        <googleplay:email>liliane.fainsilber@orange.fr</googleplay:email>
        <googleplay:description>
Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »




 Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces années 70 très prospère.


Après avoir fait une psychanalyse  avec Jacques Lacan, je suis devenue  psychanalyste.


Je suis maintenant une vieille dame mais, comme je m'intéresse toujours à cette si surprenante invention de Freud, une de mes petites filles m'a suggéré, il y a quelques mois,  d'enregistrer des podcasts pour  y  parler de psychanalyse,  une psychanalyse que je souhaite légère et même gaie.  Aussitôt  dit  aussitôt fait, autant profiter des occasions que nous offre le dit progrès.  Je me lance donc dans cette entreprise. J'espère que vous la partagerez avec moi.


Je partirai de  cette question  qui est importante à savoir que la psychanalyse ne peut pas seulement  s'apprendre dans les livres ou à l'université.  On ne peut devenir psychanalyste qu'après avoir été analysant.

 Si les textes freudiens qui sont à la base de cette invention première doivent être lus mot à mot et si les textes d'autres analystes et bien sûr, parmi  eux,  les séminaires de Lacan, doivent être  déchiffrés, ce ne peut être qu'en raison des effets de transfert qu'ils provoquent, c'est à dire des nouvelles énonciations qu'elles permettent.  

Ainsi il ne peuvent être mesurés et appréciés qu'à l'aune du savoir inconscient de leurs lecteurs.

 Les concepts de cette nouvelle science inventée par Freud ne sont mis à l'épreuve que dans l'analyse de chaque analysant.  

Avec ce titre « une psychanalyse à fleur d'inconscient » je voudrais évoquer aussi le fait que la théorie analytique devrait toujours se trouver très proche de la clinique, mise en continuité avec elle.  On peut en effet dire que c'est  à fleur d'inconscient qu'elles peuvent se rencontrer toutes deux. Car, au même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  ses élaborations théoriques du psychanalyste sont  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.

Le psychanalyste redevient ainsi, à cette occasion, au moins pour un temps, analysant.

C'est ainsi que chaque analyste a la lourde charge d'avoir à transmettre la psychanalyse et à la maintenir en vie en la réinventant.

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un 

des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la 

psychanalyse". 


 (  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ ) 


 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</googleplay:description>
        <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                    <podcast:funding url="">Support us!</podcast:funding>
        
        <category>Science</category>
    
        <itunes:category text="Science">
                    <itunes:category text="Social Sciences"/>
            </itunes:category>
        <category>Health &amp; Fitness</category>
    
        <itunes:category text="Health &amp; Fitness">
                    <itunes:category text="Mental Health"/>
            </itunes:category>
    
                    <image>
                <url>https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509</url>
                <title>Une psychanalyse à fleur d'inconscient</title>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient</link>
                            </image>
            <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
            <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
        
                    <item>
                <title>La renommée d'Emile Zola ( podcast n° 62)</title>
                <guid isPermaLink="false">8bb14fa6e591333e7e2907ffda20f3d4244ee52b</guid>
                <description><![CDATA[<p>Se demandant par quels mécanismes les poètes et les romanciers arrivent à nous intéresser, à nous toucher, par leurs œuvres, Freud compare leurs inventions littéraires tout d’abord aux jeux des enfants, puis aux fantaisies ou aux rêveries diurnes des adultes en proie aux insatisfactions de leur vie réelle. </p><p>Ces fantaisies sont toujours des rêves de gloire associés à des rêves érotiques puisque tous les exploits du sujet sont toujours en fait dédiés à une Dame. Le poète ou le romancier est celui qui sait mettre en mots ses fantaisies et c’est en s’identifiant à ses héros, que le lecteur partage toutes leurs épreuves et leurs triomphes. Cet auteur devient célèbre, il est reconnu. Il a, comme on dit, un nom, voire un grand nom. </p><p> Tout comme James Joyce voulait se faire un nom, un nom dont les universitaires s’occuperaient pendant trois cents ans, Emile Zola comptait “lancer son nom à la face de tous ceux qui l’avaient méprisé, en choisissant pour dieux, l’orgueil et le mépris, surtout en faisant mordre ses ennemis par  le serpent de l’envie ». C’est tout au moins ce qu’il écrivait à Paul Cézanne, l’année de ses vingt ans.</p><p>Mais ne peut-on pas dire que Zola avait aussi trouvé, indépendamment de son oeuvre littéraire, son heure de gloire dans la réalité et d’une façon inattendue, un peu en marge de ses talents de romancier, lorsque fort courageusement il s’est risqué à prendre parti dans l’affaire Dreyfus, avec son célèbre « J’accuse ». </p><p>N’a-t-il pas eu ainsi l’occasion de mettre en acte et en scène ce dont il témoignait l’année de ses vingt ans, celui de jeter à la face du monde ce nom, son nom, Emile Zola. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Se demandant par quels mécanismes les poètes et les romanciers arrivent à nous intéresser, à nous toucher, par leurs œuvres, Freud compare leurs inventions littéraires tout d’abord aux jeux des enfants, puis aux fantaisies ou aux rêveries diurnes des adultes en proie aux insatisfactions de leur vie réelle. </p><p>Ces fantaisies sont toujours des rêves de gloire associés à des rêves érotiques puisque tous les exploits du sujet sont toujours en fait dédiés à une Dame. Le poète ou le romancier est celui qui sait mettre en mots ses fantaisies et c’est en s’identifiant à ses héros, que le lecteur partage toutes leurs épreuves et leurs triomphes. Cet auteur devient célèbre, il est reconnu. Il a, comme on dit, un nom, voire un grand nom. </p><p> Tout comme James Joyce voulait se faire un nom, un nom dont les universitaires s’occuperaient pendant trois cents ans, Emile Zola comptait “lancer son nom à la face de tous ceux qui l’avaient méprisé, en choisissant pour dieux, l’orgueil et le mépris, surtout en faisant mordre ses ennemis par  le serpent de l’envie ». C’est tout au moins ce qu’il écrivait à Paul Cézanne, l’année de ses vingt ans.</p><p>Mais ne peut-on pas dire que Zola avait aussi trouvé, indépendamment de son oeuvre littéraire, son heure de gloire dans la réalité et d’une façon inattendue, un peu en marge de ses talents de romancier, lorsque fort courageusement il s’est risqué à prendre parti dans l’affaire Dreyfus, avec son célèbre « J’accuse ». </p><p>N’a-t-il pas eu ainsi l’occasion de mettre en acte et en scène ce dont il témoignait l’année de ses vingt ans, celui de jeter à la face du monde ce nom, son nom, Emile Zola. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:59:16 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BD4P1ULZ963l.mp3?t=1773903541" length="9064323" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-renommee-d-emile-zola-podcast-n0-62</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>fantasmes,NOMINATION,Lacan,symptôme,emile zola,névrose,psychanalyse, Freud,J'accuse,Affaire Dreyfus,nom propre,sublimations,renommée,renom,oeuvres littéraires,créations littéraires</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:26</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Se demandant par quels mécanismes les poètes et les romanciers arrivent à nous intéresser, à nous toucher, par leurs œuvres, Freud compare leurs inventions littéraires tout d’abord aux jeux des enfants, puis aux fantaisies ou aux rêveries diurnes des...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'hystérie de Gustave Flaubert, dans sa vie et dans son oeuvre ( Podcast n 61)</title>
                <guid isPermaLink="false">ad6f2116c48f9e42d82a47db3b8cda3e65d482bb</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Gustave Flaubert, l’un de nos grands écrivains français pourrait être étudié aussi comme un très beau cas d’hystérie masculine, aussi beau que celui de Dostoïevski.</p><p>Vous savez peut-être qu’en son temps, Freud avait écrit un magnifique essai ayant pour titre Dostoïevski et le parricide. Il y analysait cliniquement ce qu’il appelait son hystéro-épilepsie, un forme grave d’hystérie qui prenaient la forme de crises d”épilepsie. Selon lui, elles n'étaient pas d’origine organique mais manifestations de sa névrose hystérique.</p><p>Pour Freud, ces attaques de mort signifient qu’on a souhaité la mort de quelqu’un et que maintenant on est ce mort. Que selon la théorie analytique cet autre est le père et qu’ainsi l’attaque hystérique est une punition pour ce souhait de mort du père haï”.</p><p>Gustave Flaubert dans sa correspondance avait lui même décrit ces premières attaques de mort,</p><p>Il a transcrit, tout comme Dostoiveski, dans ses œuvres aussi les traces de sa névrose et notamment dans l’un de ses trois contes, “La légende de Saint Julien l’hospitalier”. Écrit dans une très belle langue, très riche, comme un beau conte médiéval, on peut dire que cette légende a été pour lui en somme la chanson de geste de sa névrose. Ce conte de Flaubert peut être mis au rang des grandes oeuvres qui célèbrent ce désir de la mort du père et des effets qu’il a sur le sujet.</p><p>De nombreuses analyses, surtout littéraires, de ce conte ont été faites.</p><p>Quelques interprétations analytiques ont également été tentées. On peut remarquer que Gustave Flaubert était appelé “l’Ermite de Croisset” et tout comme Saint Julien, il demeurait au bord d’un fleuve, en bord de Seine. Pourtant à la différence de Julien, il n’avait pas consacré sa vie à Dieu mais à la littérature. Il a ainsi assumé la paternité et la célébrité de ses œuvres mais surtout dans cette légende de Saint Julien, il a pu décrire la magnifique transmutation de la haine en amour qu’exige de nous notre civilisation et qui ennoblit notre parcours d’être humain.</p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Gustave Flaubert, l’un de nos grands écrivains français pourrait être étudié aussi comme un très beau cas d’hystérie masculine, aussi beau que celui de Dostoïevski.</p><p>Vous savez peut-être qu’en son temps, Freud avait écrit un magnifique essai ayant pour titre Dostoïevski et le parricide. Il y analysait cliniquement ce qu’il appelait son hystéro-épilepsie, un forme grave d’hystérie qui prenaient la forme de crises d”épilepsie. Selon lui, elles n'étaient pas d’origine organique mais manifestations de sa névrose hystérique.</p><p>Pour Freud, ces attaques de mort signifient qu’on a souhaité la mort de quelqu’un et que maintenant on est ce mort. Que selon la théorie analytique cet autre est le père et qu’ainsi l’attaque hystérique est une punition pour ce souhait de mort du père haï”.</p><p>Gustave Flaubert dans sa correspondance avait lui même décrit ces premières attaques de mort,</p><p>Il a transcrit, tout comme Dostoiveski, dans ses œuvres aussi les traces de sa névrose et notamment dans l’un de ses trois contes, “La légende de Saint Julien l’hospitalier”. Écrit dans une très belle langue, très riche, comme un beau conte médiéval, on peut dire que cette légende a été pour lui en somme la chanson de geste de sa névrose. Ce conte de Flaubert peut être mis au rang des grandes oeuvres qui célèbrent ce désir de la mort du père et des effets qu’il a sur le sujet.</p><p>De nombreuses analyses, surtout littéraires, de ce conte ont été faites.</p><p>Quelques interprétations analytiques ont également été tentées. On peut remarquer que Gustave Flaubert était appelé “l’Ermite de Croisset” et tout comme Saint Julien, il demeurait au bord d’un fleuve, en bord de Seine. Pourtant à la différence de Julien, il n’avait pas consacré sa vie à Dieu mais à la littérature. Il a ainsi assumé la paternité et la célébrité de ses œuvres mais surtout dans cette légende de Saint Julien, il a pu décrire la magnifique transmutation de la haine en amour qu’exige de nous notre civilisation et qui ennoblit notre parcours d’être humain.</p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 17:14:31 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/B44AzUjKr3eD.mp3?t=1769702878" length="10956843" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-hysterie-de-gustave-flaubert-dans-sa-vie-et-dans-son-oeuvre-podcast-n0</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>hystérie,Lacan,symptôme,Gustave Flaubert,psychanalyse, Freud,oedipe,parricide,hystéro-épilepsie,désir de la mort du père,les trois contes de flaubert,la légende de saint julien l'hospitalier</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:24</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Gustave Flaubert, l’un de nos grands écrivains français pourrait être étudié aussi comme un très beau cas d’hystérie masculine, aussi beau que celui de Dostoïevski.
Vous savez peut-être qu’en son temps, Freud avait écrit un magnifique essai ayant po...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>La parole du père, celle de Jacob Freud ( Podcast n°60)</title>
                <guid isPermaLink="false">ee2fe07a01195ed86a7a2a69cdcb84edd4373abb</guid>
                <description><![CDATA[<p>Parmi tous les rêves que Freud nous a confiés dans L'interprétation des rêves, il y en a un qui me paraît mériter particulièrement notre attention, Il a d’ailleurs été souvent repris dans le fil de son ouvrage. C’est le rêve dit du comte de Thun. Il est en quelque sorte la source, l’assise même non seulement de ce travail de déchiffrage du rêve mais aussi de toute l'œuvre freudienne. On y trouve en effet rapporté, à cette occasion, une parole du père qui pour Freud a dû décider de toute sa destinée d’homme et d'inventeur de la psychanalyse.</p><p>Je ne peux tirer de ce rêve que quelques fils qui pourront servir à ma démonstration. Freud se montre dans ce rêve d’humeur belliqueuse. La veille, à la gare, partant en vacances, il rencontre le Comte de Thun. Toute une série d’associations surgissent à propos de ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il chantonne même un air des noces de Figaro : « s’il veut la danse, Monsieur le Comte, ce sera moi… », C’est ainsi que Freud se met à la place de Figaro qui espère se venger du Comte Almaviva qui convoite sa fiancée Suzanne. C’est un rêve de lutte des classes.</p><p>Mais l’essentiel est quand même que dans le fil de ce rêve, Freud nous raconte un souvenir d’enfance où, alors âgé 7 ou huit ans, il avait uriné dans la chambre de ses parents et en leur présence. Son père, Jacob Freud, en ces circonstances, avait alors prononcé ces paroles fatidiques “ on ne fera rien de ce garçon”.</p><p>Freud nous dit que ce rêve du Comte de Thun est un typique rêve d’ambition urétrale ainsi qu’un rêve de vengeance à l’égard du père : dans le texte du rêve, « il voit, de façon plastique, son père, infirme qui urine devant lui. Une inversion donc de cette scène d’enfance humiliante.</p><p>Mais ce n’est que dans un autre chapitre qu’il consacre à l’absurdité dans les rêves et qu’il associe toujours d’ailleurs aux rêves de mort de personnes chères, qu’il nous en donnera son interprétation avec une série d’équivoques signifiantes qui malheureusement ne peuvent être qu’en grande partie, perdues en français.</p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Parmi tous les rêves que Freud nous a confiés dans L'interprétation des rêves, il y en a un qui me paraît mériter particulièrement notre attention, Il a d’ailleurs été souvent repris dans le fil de son ouvrage. C’est le rêve dit du comte de Thun. Il est en quelque sorte la source, l’assise même non seulement de ce travail de déchiffrage du rêve mais aussi de toute l'œuvre freudienne. On y trouve en effet rapporté, à cette occasion, une parole du père qui pour Freud a dû décider de toute sa destinée d’homme et d'inventeur de la psychanalyse.</p><p>Je ne peux tirer de ce rêve que quelques fils qui pourront servir à ma démonstration. Freud se montre dans ce rêve d’humeur belliqueuse. La veille, à la gare, partant en vacances, il rencontre le Comte de Thun. Toute une série d’associations surgissent à propos de ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il chantonne même un air des noces de Figaro : « s’il veut la danse, Monsieur le Comte, ce sera moi… », C’est ainsi que Freud se met à la place de Figaro qui espère se venger du Comte Almaviva qui convoite sa fiancée Suzanne. C’est un rêve de lutte des classes.</p><p>Mais l’essentiel est quand même que dans le fil de ce rêve, Freud nous raconte un souvenir d’enfance où, alors âgé 7 ou huit ans, il avait uriné dans la chambre de ses parents et en leur présence. Son père, Jacob Freud, en ces circonstances, avait alors prononcé ces paroles fatidiques “ on ne fera rien de ce garçon”.</p><p>Freud nous dit que ce rêve du Comte de Thun est un typique rêve d’ambition urétrale ainsi qu’un rêve de vengeance à l’égard du père : dans le texte du rêve, « il voit, de façon plastique, son père, infirme qui urine devant lui. Une inversion donc de cette scène d’enfance humiliante.</p><p>Mais ce n’est que dans un autre chapitre qu’il consacre à l’absurdité dans les rêves et qu’il associe toujours d’ailleurs aux rêves de mort de personnes chères, qu’il nous en donnera son interprétation avec une série d’équivoques signifiantes qui malheureusement ne peuvent être qu’en grande partie, perdues en français.</p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 08 Dec 2025 14:15:01 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/y84wMUOVqlkj.mp3?t=1765272757" length="8075014" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-parole-du-pere-celle-de-jacob-freud</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>freud,#psychanalyse,emile zola,la parole du père,la légende de noé,la légende de deucalion,le docteur pascal,les rougon mackart,rêves de morrt,érotisme urétral,souvenir infantile</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>08:24</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Parmi tous les rêves que Freud nous a confiés dans L'interprétation des rêves, il y en a un qui me paraît mériter particulièrement notre attention, Il a d’ailleurs été souvent repris dans le fil de son ouvrage. C’est le rêve dit du comte de Thun. Il e...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Idées de suicide dans la névrose obsessionnelle et dans l'hystérie ( Podcast n°59)</title>
                <guid isPermaLink="false">cd8af072f795e02eab70028c4dbb1c0c8e1cc648</guid>
                <description><![CDATA[<p>Je ne suis pas sûre que de nos jours, beaucoup d’analystes et d'analysants se plongent encore dans les textes de Freud et notamment dans celui de ces cinq psychanalyses. Je souhaiterais vous donner envie de les lire et de les relire comme étant de beaux exemples de ce qu’est la clinique analytique à sa source.</p><p>Ainsi parmi ces cinq psychanalyses, dans celle de l'Homme aux rats, Freud décrit «quelques obsessions et leurs explications » (p 220) Donc en plus de la description et du déchiffrage de sa grande obsession des rats, obsession selon laquelle, son père et sa dame seraient condamnés au supplice des rats, supplice chinois au cours de lequel on introduisait de force un rat affamé dans l’anus du supplicié, Il en décrit deux autres à titre d’exemple, sous le terme de « compulsion au suicide ».</p><p>Dans les deux exemples que Freud nous donne il s'agit toujours d'une implication logique qui a cette structure : « Si .... Alors…. “ Freud écrit « si différente que puisse paraître cette compulsion de la précédente, l'ordre direct de se suicider,elles ont un trait important commun : leur genèse en tant que réaction à une rage extrêmement soustraite au conscient, rage dirigée contre la personne qui trouble l'amour.”</p><p>Comment ces idées de suicide prennent-elles forme dans la névrose hystérique ? Freud nous l’indique, pour avoir éprouvé de tels désirs de mort, il se produit une identification à ce mort. Et cette fois-ci on peut se référer à la première des cinq psychanalyses, celle de Dora. Est-ce que la même forme de l'implication logique appliquée aux obsessions peut rendre compte de ce mode hystérique selon lequel se manifeste le désir de suicide ? En bref, j'aimerais bien trouver la petite formule qui correspondrait à l'hystérie.</p><p>Parmi les lettres que Freud envoyait à Fliess, on trouve quelques élaborations théoriques qui figuraient sous le titre de manuscrits. Dans l’un d’entre eux le manuscrit le bien nommé manuscrit N, il nous donne un autre exemple du mode de rapport au suicide, par identification hystérique au désir de l’Autre, c’est celui de Goethe tel qu’il le retranscrit dans son roman, “Les souffrances du jeune Werther”. Dans ce roman aussi bien que dans sa biographie “Poésie et Vérité”, Goethe s’était en effet identifié à l’un de ses proches, prénommé Jérusalem, et qui avait attenté à ces jours, après avoir été fermement éconduit par le mari de la femme qu’il aimait.</p><p>Gide s’était plaint que, dans ce roman de Goethe, Werther n’en finissait pas de mourir et il est vrai qu’il ne nous épargne rien de ses intolérables souffrances, mais si ce roman a eu malgré tout tellement de succès auprès de ses contemporains, c’est peut-être lié au fait que Goethe y exprimait dans son oeuvre son désir de tuer l’autre au travers de lui-même.</p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je ne suis pas sûre que de nos jours, beaucoup d’analystes et d'analysants se plongent encore dans les textes de Freud et notamment dans celui de ces cinq psychanalyses. Je souhaiterais vous donner envie de les lire et de les relire comme étant de beaux exemples de ce qu’est la clinique analytique à sa source.</p><p>Ainsi parmi ces cinq psychanalyses, dans celle de l'Homme aux rats, Freud décrit «quelques obsessions et leurs explications » (p 220) Donc en plus de la description et du déchiffrage de sa grande obsession des rats, obsession selon laquelle, son père et sa dame seraient condamnés au supplice des rats, supplice chinois au cours de lequel on introduisait de force un rat affamé dans l’anus du supplicié, Il en décrit deux autres à titre d’exemple, sous le terme de « compulsion au suicide ».</p><p>Dans les deux exemples que Freud nous donne il s'agit toujours d'une implication logique qui a cette structure : « Si .... Alors…. “ Freud écrit « si différente que puisse paraître cette compulsion de la précédente, l'ordre direct de se suicider,elles ont un trait important commun : leur genèse en tant que réaction à une rage extrêmement soustraite au conscient, rage dirigée contre la personne qui trouble l'amour.”</p><p>Comment ces idées de suicide prennent-elles forme dans la névrose hystérique ? Freud nous l’indique, pour avoir éprouvé de tels désirs de mort, il se produit une identification à ce mort. Et cette fois-ci on peut se référer à la première des cinq psychanalyses, celle de Dora. Est-ce que la même forme de l'implication logique appliquée aux obsessions peut rendre compte de ce mode hystérique selon lequel se manifeste le désir de suicide ? En bref, j'aimerais bien trouver la petite formule qui correspondrait à l'hystérie.</p><p>Parmi les lettres que Freud envoyait à Fliess, on trouve quelques élaborations théoriques qui figuraient sous le titre de manuscrits. Dans l’un d’entre eux le manuscrit le bien nommé manuscrit N, il nous donne un autre exemple du mode de rapport au suicide, par identification hystérique au désir de l’Autre, c’est celui de Goethe tel qu’il le retranscrit dans son roman, “Les souffrances du jeune Werther”. Dans ce roman aussi bien que dans sa biographie “Poésie et Vérité”, Goethe s’était en effet identifié à l’un de ses proches, prénommé Jérusalem, et qui avait attenté à ces jours, après avoir été fermement éconduit par le mari de la femme qu’il aimait.</p><p>Gide s’était plaint que, dans ce roman de Goethe, Werther n’en finissait pas de mourir et il est vrai qu’il ne nous épargne rien de ses intolérables souffrances, mais si ce roman a eu malgré tout tellement de succès auprès de ses contemporains, c’est peut-être lié au fait que Goethe y exprimait dans son oeuvre son désir de tuer l’autre au travers de lui-même.</p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:04:58 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yXaZmsKzdM17.mp3?t=1762596086" length="10186962" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/idees-de-suicide-dans-la-nevrose-obsessionnelle-et-dans-l-hysterie-podcast-n0</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,#compulsions,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,obsessions,cinq psychanalyses,idées de suicide,névrose hystérique manuscrit n</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:36</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Je ne suis pas sûre que de nos jours, beaucoup d’analystes et d'analysants se plongent encore dans les textes de Freud et notamment dans celui de ces cinq psychanalyses. Je souhaiterais vous donner envie de les lire et de les relire comme étant de bea...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>La père-version ou version vers le père (Podcast n° 58)</title>
                <guid isPermaLink="false">4971e9de4cf965f97a408d02c532b55b74db2eb1</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Comment le père intervient-il pour que la primitive relation à la mère qui est source de toutes les félicités et modèle de toutes les satisfactions futures dans l’amour qui nait entre un homme et une femme, ne se transforme pas en cauchemar, un cauchemar dont on n’arrive pas à se réveiller, C’est là que de tout temps, intervient ce que Lacan appelle la père-version ou version vers le père.</p><p>Je vous propose tout d’abord une approche poétique de cette père-version ou version vers le père, en évoquant une des légendes de l’Odyssée. Vous savez qu’Homère y raconte les aventures d’Ulysse et de ses compagnons. Parmi celles-ci, il décrit leur rencontre avec la redoutable magicienne Circé lorsque leur navire accosta sur son île. Leur ayant offert diverses nourritures et des breuvages, elle en profita pour tous les empoisonner puis les frappant avec une baguette, elle les métamorphosa en porcs et les enferma dans une porcherie. Ulysse, apprenant par l’un de ses compagnons, le seul qui avait échappé à cette métamorphose, le sort infortuné de ces hommes, s’apprête bien sûr à aller les sauver. Il est aidé dans cette entreprise par Hermès qui lui indique en effet comment s’y prendre avec Circé. Il ne doit accepter aucune boisson ou nourriture et surtout lorsqu’elle le touchera de sa baguette pour le transformer lui aussi en cochon, il doit se précipiter sur elle avec son épée, comme pour la tuer. Circé, devant ces manifestations de virilité, lui propose de la rejoindre dans son lit. Il accepte mais pas avant qu’elle ait redonné à ses compagnons forme humaine et surtout après lui avoir fait promettre de ne pas porter atteinte à sa virilité. Il oublie ainsi pendant toute une année, dans les bras de Circé, la fidèle Pénélope qui l’attend toujours au pays.</p><p>Cette légende de Circé m’a paru être à la fois, une jolie métaphore de ce que Freud appelle la perversion infantile polymorphe mais elle est aussi une épopée de la conquête d’une virilité assumée avec un homme, le père, qui est là pour servir de modèle et même d’initiateur. Comme nous l’indique Lacan, il est là pour servir de modèle à la fonction, la fonction de symptôme. Dans cette légende, c’est Hermès qui joue ce rôle.</p><p>Au terme de ce propos, je soulignerai simplement que ce terme de perversion est bien loin d’être univoque et que ce concept prend appui sur cette forme spéciale de négation qu’est la Verleugnung ou Démenti et qui porte sur l’absence de phallus de la mère. Cette Verleugnung, il convient de la suivre à la trace dans le texte freudien, parce que ces mécanismes ne sont pas du tout identiques dans la névrose et la perversion. Cela permet d’éclairer sous un jour différent ce qui peut se dire de cette “nouvelle économie psychique” qui se présenterait sous la forme de perversion ordinaire ou de perversion généralisée dans le champ social.. J'essaierai de développer ce propos dans un de mes prochains podcasts. Mais c’est aussi à chacun d’aller s’en faire une idée.</p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Comment le père intervient-il pour que la primitive relation à la mère qui est source de toutes les félicités et modèle de toutes les satisfactions futures dans l’amour qui nait entre un homme et une femme, ne se transforme pas en cauchemar, un cauchemar dont on n’arrive pas à se réveiller, C’est là que de tout temps, intervient ce que Lacan appelle la père-version ou version vers le père.</p><p>Je vous propose tout d’abord une approche poétique de cette père-version ou version vers le père, en évoquant une des légendes de l’Odyssée. Vous savez qu’Homère y raconte les aventures d’Ulysse et de ses compagnons. Parmi celles-ci, il décrit leur rencontre avec la redoutable magicienne Circé lorsque leur navire accosta sur son île. Leur ayant offert diverses nourritures et des breuvages, elle en profita pour tous les empoisonner puis les frappant avec une baguette, elle les métamorphosa en porcs et les enferma dans une porcherie. Ulysse, apprenant par l’un de ses compagnons, le seul qui avait échappé à cette métamorphose, le sort infortuné de ces hommes, s’apprête bien sûr à aller les sauver. Il est aidé dans cette entreprise par Hermès qui lui indique en effet comment s’y prendre avec Circé. Il ne doit accepter aucune boisson ou nourriture et surtout lorsqu’elle le touchera de sa baguette pour le transformer lui aussi en cochon, il doit se précipiter sur elle avec son épée, comme pour la tuer. Circé, devant ces manifestations de virilité, lui propose de la rejoindre dans son lit. Il accepte mais pas avant qu’elle ait redonné à ses compagnons forme humaine et surtout après lui avoir fait promettre de ne pas porter atteinte à sa virilité. Il oublie ainsi pendant toute une année, dans les bras de Circé, la fidèle Pénélope qui l’attend toujours au pays.</p><p>Cette légende de Circé m’a paru être à la fois, une jolie métaphore de ce que Freud appelle la perversion infantile polymorphe mais elle est aussi une épopée de la conquête d’une virilité assumée avec un homme, le père, qui est là pour servir de modèle et même d’initiateur. Comme nous l’indique Lacan, il est là pour servir de modèle à la fonction, la fonction de symptôme. Dans cette légende, c’est Hermès qui joue ce rôle.</p><p>Au terme de ce propos, je soulignerai simplement que ce terme de perversion est bien loin d’être univoque et que ce concept prend appui sur cette forme spéciale de négation qu’est la Verleugnung ou Démenti et qui porte sur l’absence de phallus de la mère. Cette Verleugnung, il convient de la suivre à la trace dans le texte freudien, parce que ces mécanismes ne sont pas du tout identiques dans la névrose et la perversion. Cela permet d’éclairer sous un jour différent ce qui peut se dire de cette “nouvelle économie psychique” qui se présenterait sous la forme de perversion ordinaire ou de perversion généralisée dans le champ social.. J'essaierai de développer ce propos dans un de mes prochains podcasts. Mais c’est aussi à chacun d’aller s’en faire une idée.</p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 22 Sep 2025 15:48:27 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b2OVzF9qZERp.mp3?t=1758556710" length="11906446" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-pere-version-ou-version-vers-le-pere-podcast-n0-59</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,la père-version,la fonction du père,la légende de l'odyssée,la magicienne circé,perversion polymorphe infantile,perversion en tant que structure</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:24</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Comment le père intervient-il pour que la primitive relation à la mère qui est source de toutes les félicités et modèle de toutes les satisfactions futures dans l’amour qui nait entre un homme et une femme, ne se transforme pas en cauchemar, un cauc...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>La forme érotomaniaque de l'amour au féminin ( Podcast n°57)</title>
                <guid isPermaLink="false">972bd1d9919091e8c677da8febcb004b40df09a6</guid>
                <description><![CDATA[<p>Dans l’un de ses  textes, “Propos introductifs pour un congrès sur la sexualité féminine”,  Lacan  oppose, selon le sexe,  la forme fétichiste de l’amour à sa forme érotomaniaque.   </p><p>Cette opposition étant  posée,  la forme fétichiste,  celle des hommes a été souvent décrite, mais celle des femmes, cette forme érotomaniaque de l’amour,  l’est  beaucoup moins et peut pourtant ouvrir des pistes intéressantes dans l’approche de la sexualité féminine.  </p><p>C’est un  grand psychiatre,  Gaétan de Clérambauld,  qui, dans les années 1920,   a été  le chantre de toutes ces femmes érotomanes.  Il  détermina les caractéristiques de leur délire.  Cette érotomanie se manifeste par la conviction délirante d’être aimée par un homme, la plupart du temps, célèbre.  </p><p>C’est dans ce fil, que je vais donc aujourd’hui vous parler  d’une femme érotomane, mais qui ne se comptait pas parmi les amoureuses de prêtres et de médecins ou d’écrivains célèbres mais qui avait  en effet choisi d’être aimée par un professeur au Collège de France. </p><p>C’est ainsi qu’un beau jour de l’année 1964, Alfred Sauvy qui était à l'époque un sociologue de renom, reçut cette missive : “ Cher Monsieur, veuillez surveiller les armes qui vous appartiennent !”</p><p>Ainsi commença une très longue histoire d’amour, un amour par correspondance. En tout, elle lui écrivit 3000 lettres.  Alfred Sauvy les colligea toutes et surtout les garda dans un grenier de campagne, précieusement enfermées dans trois coffrets noirs. transmises de mains en mains, j’ai eu la chance de les recevoir en héritage.  Elles constituent une très émouvant témoignage de ce que peut être l’amour d’une femme pour un homme, mais un amour fou. </p><p>Ainsi dans l’une de ses lettres, elle écrivait ceci :</p><p>“Cher Monsieur, rien de neuf, vous me paraissez bien loin, ma lettre devrait nous rapprocher mais je crains qu’elle ne soit lue.  la sorcière semble un peu calmée pour l’instant. J’ai arrêté mes travaux de désensorcellement mais je vais les reprendre demain. Quelques lignes plus loin, elle écrit “ La sorcière s’étonne un peu que vous n’ayez pas sombré comme les autres, que vous ne soyez pas passé au service du Diable. Il paraît d’après elle que c’est une évolution normale. Pour moi,   je sais bien que vous êtes un don de Dieu. Il fait bien les choses. </p><p>Merci, toujours merci pour votre solidité et votre grande indulgence. mon seul bonheur est de penser à vous.” </p><p>Est-ce qu’il ne vous paraît pas ainsi que tout son délire d’amour n’est là que pour tenter de remédier à ce que Lacan a appelé la forclusion du nom du père, dans la psychose. C’est en somme un appel désespéré à la métaphore paternelle.   Alfred Sauvy est là pour la sauver des persécutions de la sorcière, ainsi d’ailleurs que de celles de Belzébuth, que,  dans les dernières années de sa vie, elle finit par appeler de ce petit nom presque affectueux, Beau-Zébré. </p><p><br>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’un de ses  textes, “Propos introductifs pour un congrès sur la sexualité féminine”,  Lacan  oppose, selon le sexe,  la forme fétichiste de l’amour à sa forme érotomaniaque.   </p><p>Cette opposition étant  posée,  la forme fétichiste,  celle des hommes a été souvent décrite, mais celle des femmes, cette forme érotomaniaque de l’amour,  l’est  beaucoup moins et peut pourtant ouvrir des pistes intéressantes dans l’approche de la sexualité féminine.  </p><p>C’est un  grand psychiatre,  Gaétan de Clérambauld,  qui, dans les années 1920,   a été  le chantre de toutes ces femmes érotomanes.  Il  détermina les caractéristiques de leur délire.  Cette érotomanie se manifeste par la conviction délirante d’être aimée par un homme, la plupart du temps, célèbre.  </p><p>C’est dans ce fil, que je vais donc aujourd’hui vous parler  d’une femme érotomane, mais qui ne se comptait pas parmi les amoureuses de prêtres et de médecins ou d’écrivains célèbres mais qui avait  en effet choisi d’être aimée par un professeur au Collège de France. </p><p>C’est ainsi qu’un beau jour de l’année 1964, Alfred Sauvy qui était à l'époque un sociologue de renom, reçut cette missive : “ Cher Monsieur, veuillez surveiller les armes qui vous appartiennent !”</p><p>Ainsi commença une très longue histoire d’amour, un amour par correspondance. En tout, elle lui écrivit 3000 lettres.  Alfred Sauvy les colligea toutes et surtout les garda dans un grenier de campagne, précieusement enfermées dans trois coffrets noirs. transmises de mains en mains, j’ai eu la chance de les recevoir en héritage.  Elles constituent une très émouvant témoignage de ce que peut être l’amour d’une femme pour un homme, mais un amour fou. </p><p>Ainsi dans l’une de ses lettres, elle écrivait ceci :</p><p>“Cher Monsieur, rien de neuf, vous me paraissez bien loin, ma lettre devrait nous rapprocher mais je crains qu’elle ne soit lue.  la sorcière semble un peu calmée pour l’instant. J’ai arrêté mes travaux de désensorcellement mais je vais les reprendre demain. Quelques lignes plus loin, elle écrit “ La sorcière s’étonne un peu que vous n’ayez pas sombré comme les autres, que vous ne soyez pas passé au service du Diable. Il paraît d’après elle que c’est une évolution normale. Pour moi,   je sais bien que vous êtes un don de Dieu. Il fait bien les choses. </p><p>Merci, toujours merci pour votre solidité et votre grande indulgence. mon seul bonheur est de penser à vous.” </p><p>Est-ce qu’il ne vous paraît pas ainsi que tout son délire d’amour n’est là que pour tenter de remédier à ce que Lacan a appelé la forclusion du nom du père, dans la psychose. C’est en somme un appel désespéré à la métaphore paternelle.   Alfred Sauvy est là pour la sauver des persécutions de la sorcière, ainsi d’ailleurs que de celles de Belzébuth, que,  dans les dernières années de sa vie, elle finit par appeler de ce petit nom presque affectueux, Beau-Zébré. </p><p><br>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un</p><p>des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la</p><p>psychanalyse".</p><p>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Aug 2025 09:57:43 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BxjqLFqx9jdZ.mp3?t=1756484767" length="9129107" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-forme-erotomaniaque-de-l-amour-au-feminin-podcast-n057</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>freud,Lacan,sexualité féminine,érotomanie,oedipe féminin,délire passionel,psychose passionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:30</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Dans l’un de ses  textes, “Propos introductifs pour un congrès sur la sexualité féminine”,  Lacan  oppose, selon le sexe,  la forme fétichiste de l’amour à sa forme érotomaniaque.   
Cette opposition étant  posée,  la forme fétichiste,  celle des homm...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>De la haine à l'amour, la fonction du leader dans un groupe humain ( Podcast n° 56)</title>
                <guid isPermaLink="false">8472d474c04b65e41baa195332928739e5675833</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Tous les événements mondiaux actuels qui  nous inquiètent beaucoup  m’ont incité à relire le livre de Freud, Malaise dans la civilisation. Il y  évoque la question de l’agressivité humaine avec cette formule qu’il emprunte au philosophe Hobbes “ L’homme est un loup pour l’homme”. </p><p>  " L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agressivité au dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagement, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer”. </p><p>Quelle solution Freud nous propose–t-il ? Il déclare fermement qu’une communauté d’individus ne tient ensemble par des relations d’amour que si elle peut trouver à l’extérieur de cette communauté, des ennemis à détester et donc à l'égard desquels elle peut exercer son agressivité et ses manifestations d'intolérance, en somme réussir à les dériver vers eux.  Pour Lacan  c’est par la parole, par un pacte symbolique conclu entre les rivaux que la jalousie, la concurrence agressive, imaginaire entre le moi et ses petits autres peuvent être assumées, symbolisées et donc finalement abandonnées, par un processus d’identification à l’objet rival. </p><p>Je me suis demandée s’il n’y avait pas quelque chose d’équivalent dans le texte freudien qui pouvait approcher de la fonction pacifiante de la métaphore paternelle promue par Lacan, cette fonction du père  qui seule peut  mettre un terme à ces luttes sans merci entre les rivaux. </p><p>Je crois que ce qui se rapproche le plus de ce mécanisme décrit par Lacan c’est ce que décrit Freud à propos des hommes qui prennent la responsabilité de maintenir la cohésion d’un groupe en tant que leaders, ceux qu'on appelle des meneurs d'hommes.   </p><p>Il évoque dans les dernières pages de son malaise dans la civilisation le fait que “ la misère psychologique de la masse”  est aggravée quand certaines personnalités à tempérament de chef ne parviennent pas à jouer ce rôle important qui doit leur revenir dans la formation d’une masse. Ce rôle est  celui de l’Idéal du moi. C’est vers lui que converge en effet l’amour que doivent éprouver chacun des individus qui composent ce groupe.   </p><p>A ce point de sa démonstration Freud nous renvoie par une note à un autre de  ses textes celui de Psychologie des foules et analyse du moi, où en effet on en apprend un peu plus sur cette fonction de leader,  de chef qui est là pour assurer la cohésion du groupe. </p><p>Freud indique que celui-ci s’autorise à réoccuper la place du père de la horde primitive, père qui ayant été tué,  est , par la suite et de ce fait, au fondement de la loi.   A ce titre celui qui reprend cette place est donc un héros, car il ne peut venir l’occuper qu’au prix de nombreuses épreuves dont il finit par triompher. </p><p>De cette fonction, nous pouvons peut-être évoquer à titre d’exemple le destin si étrange de  Volodirr Zelinski.  C’est à lui que je dédie ce podcast, parce que je trouve qu’il est un magnifique  exemple de cette si belle fonction du chef et surtout du héros, un héros humain et donc très fragile.   Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’il soit un jour assassiné par les soins de Poutine.  De l’amour ou de la haine,  nul ne peut en effet prévoir qui l’emportera.  </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Tous les événements mondiaux actuels qui  nous inquiètent beaucoup  m’ont incité à relire le livre de Freud, Malaise dans la civilisation. Il y  évoque la question de l’agressivité humaine avec cette formule qu’il emprunte au philosophe Hobbes “ L’homme est un loup pour l’homme”. </p><p>  " L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agressivité au dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagement, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer”. </p><p>Quelle solution Freud nous propose–t-il ? Il déclare fermement qu’une communauté d’individus ne tient ensemble par des relations d’amour que si elle peut trouver à l’extérieur de cette communauté, des ennemis à détester et donc à l'égard desquels elle peut exercer son agressivité et ses manifestations d'intolérance, en somme réussir à les dériver vers eux.  Pour Lacan  c’est par la parole, par un pacte symbolique conclu entre les rivaux que la jalousie, la concurrence agressive, imaginaire entre le moi et ses petits autres peuvent être assumées, symbolisées et donc finalement abandonnées, par un processus d’identification à l’objet rival. </p><p>Je me suis demandée s’il n’y avait pas quelque chose d’équivalent dans le texte freudien qui pouvait approcher de la fonction pacifiante de la métaphore paternelle promue par Lacan, cette fonction du père  qui seule peut  mettre un terme à ces luttes sans merci entre les rivaux. </p><p>Je crois que ce qui se rapproche le plus de ce mécanisme décrit par Lacan c’est ce que décrit Freud à propos des hommes qui prennent la responsabilité de maintenir la cohésion d’un groupe en tant que leaders, ceux qu'on appelle des meneurs d'hommes.   </p><p>Il évoque dans les dernières pages de son malaise dans la civilisation le fait que “ la misère psychologique de la masse”  est aggravée quand certaines personnalités à tempérament de chef ne parviennent pas à jouer ce rôle important qui doit leur revenir dans la formation d’une masse. Ce rôle est  celui de l’Idéal du moi. C’est vers lui que converge en effet l’amour que doivent éprouver chacun des individus qui composent ce groupe.   </p><p>A ce point de sa démonstration Freud nous renvoie par une note à un autre de  ses textes celui de Psychologie des foules et analyse du moi, où en effet on en apprend un peu plus sur cette fonction de leader,  de chef qui est là pour assurer la cohésion du groupe. </p><p>Freud indique que celui-ci s’autorise à réoccuper la place du père de la horde primitive, père qui ayant été tué,  est , par la suite et de ce fait, au fondement de la loi.   A ce titre celui qui reprend cette place est donc un héros, car il ne peut venir l’occuper qu’au prix de nombreuses épreuves dont il finit par triompher. </p><p>De cette fonction, nous pouvons peut-être évoquer à titre d’exemple le destin si étrange de  Volodirr Zelinski.  C’est à lui que je dédie ce podcast, parce que je trouve qu’il est un magnifique  exemple de cette si belle fonction du chef et surtout du héros, un héros humain et donc très fragile.   Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’il soit un jour assassiné par les soins de Poutine.  De l’amour ou de la haine,  nul ne peut en effet prévoir qui l’emportera.  </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 16 Jul 2025 17:52:36 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oKAwvieDgzNO.mp3?t=1752758512" length="9275451" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/de-la-haine-a-l-amour-la-fonction-du-leader-dans-un-groupe-humain-podacst-n0-56</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:39</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Tous les événements mondiaux actuels qui  nous inquiètent beaucoup  m’ont incité à relire le livre de Freud, Malaise dans la civilisation. Il y  évoque la question de l’agressivité humaine avec cette formule qu’il emprunte au philosophe Hobbes “ L’h...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Masochisme dit féminin et complexe de castration masculin ( Podcast n° 55)</title>
                <guid isPermaLink="false">1ebd63b2a78d6593c7337782b9562cf1203d3c0d</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Le terme de masochisme est d’invention récente. Il a été inventé en 1886 par un psychiatre Kraft-ebing.  Il s'est  lui-même inspiré de  la vie et de  l'œuvre d’un écrivain autrichien, Leopold Sacher Masoch. Son roman s'appelait  La Vénus à la fourrure, l’auteur y décrivait une forme d’érotisme où la jouissance est atteinte par l’humiliation et la souffrance. Un tableau au centre de ce roman lui sert de métaphore, il représente  une Vénus  drapée dans une fourrure. Elle  tient à la main un fouet tandis que le héros est couché à ses pieds.  Dans son roman, Sacher Masoch  évoque d’autres figures bibliques qui viennent alimenter ses fantasmes masochistes,  celle d'Holopherne cruellement décapité par Judith et aussi celle de Samson, dépossédé de sa puissance, une première fois, quand dans son sommeil, Dalila  coupe sa chevelure, source de sa force, puis  les philistins lui crèvent les yeux, devant  sa maîtresse,  qui l’a une nouvelle fois, trahi. Autant dire que déjà dans cette œuvre il y a de la castration dans l’air. </p><p>Cette question du masochisme qui fait d’ailleurs couple avec le sadisme à également pris beaucoup d’importance dans le champ de la psychanalyse.  Mais dans les textes de Freud, ce n’est plus une femme phalliqiue qui détient un fouet mais presque toujours une figure paternelle.   </p><p>On découvre aussi que ce masochisme associé à la passivité alors qu’il est souvent décrit comme constituant en quelque sorte l’être de la femme,   on découvre donc que ce masochisme féminin quand Freud entreprend de le décrire est celui des hommes. </p><p>Pour lui,  cette jouissance masochiste est étroitement liée au complexe de castration masculin et à ses angoisses.  Pour le démontrer il suffit de lire un  de ses textes qui a pour titre “ Problème économique du masochisme”</p><p>Freud y décrit trois formes de masochisme, celui qu’il nomme masochisme érogène, qu’il définit comme étant jouissance pulsionnelle de la souffrance, le plaisir que procure  la douleur, puis le masochisme qu’il qualifie de féminin et enfin le masochisme moral.  </p><p><br></p><p>Il aborde, pour décrire ce masochisme féminin, aussi bien les fantasmes masochiste des hommes névrosés que ceux des pervers. On pourrait bien sûr le retrouver également dans la psychose.  </p><p>Les uns, les névrosés s'expriment par  des symptômes et notamment par l'impuissance, les autres, les pervers,  par ce que Freud appelle des "dispositifs pervers" ou encore des "mises en scène". En fonction des signifiants pulsionnels qui y sont mis en jeu, se manifestent, suivant les cas, le désir d'être dévoré, battu, d'être castré, violé comme une femme et  d'accoucher.</p><p>Il existe un très bel  exemple clinique de toutes les composantes du complexe de castration masculin en lien avec ce masochisme.  C’est celui que Freud nous a décrit dans son article intitulé “Dostoiveski et le parricide”.  </p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Le terme de masochisme est d’invention récente. Il a été inventé en 1886 par un psychiatre Kraft-ebing.  Il s'est  lui-même inspiré de  la vie et de  l'œuvre d’un écrivain autrichien, Leopold Sacher Masoch. Son roman s'appelait  La Vénus à la fourrure, l’auteur y décrivait une forme d’érotisme où la jouissance est atteinte par l’humiliation et la souffrance. Un tableau au centre de ce roman lui sert de métaphore, il représente  une Vénus  drapée dans une fourrure. Elle  tient à la main un fouet tandis que le héros est couché à ses pieds.  Dans son roman, Sacher Masoch  évoque d’autres figures bibliques qui viennent alimenter ses fantasmes masochistes,  celle d'Holopherne cruellement décapité par Judith et aussi celle de Samson, dépossédé de sa puissance, une première fois, quand dans son sommeil, Dalila  coupe sa chevelure, source de sa force, puis  les philistins lui crèvent les yeux, devant  sa maîtresse,  qui l’a une nouvelle fois, trahi. Autant dire que déjà dans cette œuvre il y a de la castration dans l’air. </p><p>Cette question du masochisme qui fait d’ailleurs couple avec le sadisme à également pris beaucoup d’importance dans le champ de la psychanalyse.  Mais dans les textes de Freud, ce n’est plus une femme phalliqiue qui détient un fouet mais presque toujours une figure paternelle.   </p><p>On découvre aussi que ce masochisme associé à la passivité alors qu’il est souvent décrit comme constituant en quelque sorte l’être de la femme,   on découvre donc que ce masochisme féminin quand Freud entreprend de le décrire est celui des hommes. </p><p>Pour lui,  cette jouissance masochiste est étroitement liée au complexe de castration masculin et à ses angoisses.  Pour le démontrer il suffit de lire un  de ses textes qui a pour titre “ Problème économique du masochisme”</p><p>Freud y décrit trois formes de masochisme, celui qu’il nomme masochisme érogène, qu’il définit comme étant jouissance pulsionnelle de la souffrance, le plaisir que procure  la douleur, puis le masochisme qu’il qualifie de féminin et enfin le masochisme moral.  </p><p><br></p><p>Il aborde, pour décrire ce masochisme féminin, aussi bien les fantasmes masochiste des hommes névrosés que ceux des pervers. On pourrait bien sûr le retrouver également dans la psychose.  </p><p>Les uns, les névrosés s'expriment par  des symptômes et notamment par l'impuissance, les autres, les pervers,  par ce que Freud appelle des "dispositifs pervers" ou encore des "mises en scène". En fonction des signifiants pulsionnels qui y sont mis en jeu, se manifestent, suivant les cas, le désir d'être dévoré, battu, d'être castré, violé comme une femme et  d'accoucher.</p><p>Il existe un très bel  exemple clinique de toutes les composantes du complexe de castration masculin en lien avec ce masochisme.  C’est celui que Freud nous a décrit dans son article intitulé “Dostoiveski et le parricide”.  </p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 23 Jun 2025 16:20:56 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ow90xI3VpLR5.mp3?t=1750694262" length="11745612" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/masochisme-feminin-et-complexe-de-castration-masculin-podcast-n0-55</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:14</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Le terme de masochisme est d’invention récente. Il a été inventé en 1886 par un psychiatre Kraft-ebing.  Il s'est  lui-même inspiré de  la vie et de  l'œuvre d’un écrivain autrichien, Leopold Sacher Masoch. Son roman s'appelait  La Vénus à la fourru...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Le grand bal masqué du symptôme ( Podcast n° 54)</title>
                <guid isPermaLink="false">c103f0f860e47747cf395792e3c828276fcf0a25</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Aujourd’hui, avec ce nouveau podcast,  je vous invite au grand bal masqué du symptôme et je partirai du fait que dès  le début de l'invention freudienne nous voyons  toujours avec émerveillement à quel point le fil du signifiant nous est utile et efficace pour lire toutes les histoires cliniques que Freud nous raconte, mais aussi comment, lui, sans rien savoir encore de cette approche possible à partir de la linguistique, en avait repéré l'essentiel avec ce qu'il appelait "la symbolique". </p><p>Autrement dit, comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Freud faisait usage des équivoques signifiantes pour déchiffrer le sens du symptôme sous ses masques.</p><p>Il arrive très souvent que Lacan nous invite à relire Freud et à nous transporter à nouveau aux temps des Etudes sur l’hystérie, en y retrouvant par exemple l’histoire  d’Elisabeth Von R.</p><p>Il va en effet l’évoquer dans l’une des séances du séminaire des Formations de l’inconscient pour décrire le symptôme comme étant « le masque du désir ».</p><p>Le choix de ce terme « le masque du désir » n’est pas anodin. Quand femmes et hommes, invités à un bal masqué, se mettent des loups de velours noir sur le visage, c’est avant tout   pour ne pas y être reconnus. C’est un déguisement. Mais pourtant tout le jeu de séduction entre les personnages consiste à essayer de se reconnaître grâce à de légers indices. Cela ne peut que provoquer des quiproquos. Je pense au bal masqué de Verdi où sous les masques l’intrigue  dramatique se déploie entre les personnages. Mais Freud lui-même, à propos des symptômes d'Elisabeth, écrivait, en se référant aux paroles du poète, dans Faust  “ ce petit masque-là fait augurer un sens caché”. </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Aujourd’hui, avec ce nouveau podcast,  je vous invite au grand bal masqué du symptôme et je partirai du fait que dès  le début de l'invention freudienne nous voyons  toujours avec émerveillement à quel point le fil du signifiant nous est utile et efficace pour lire toutes les histoires cliniques que Freud nous raconte, mais aussi comment, lui, sans rien savoir encore de cette approche possible à partir de la linguistique, en avait repéré l'essentiel avec ce qu'il appelait "la symbolique". </p><p>Autrement dit, comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Freud faisait usage des équivoques signifiantes pour déchiffrer le sens du symptôme sous ses masques.</p><p>Il arrive très souvent que Lacan nous invite à relire Freud et à nous transporter à nouveau aux temps des Etudes sur l’hystérie, en y retrouvant par exemple l’histoire  d’Elisabeth Von R.</p><p>Il va en effet l’évoquer dans l’une des séances du séminaire des Formations de l’inconscient pour décrire le symptôme comme étant « le masque du désir ».</p><p>Le choix de ce terme « le masque du désir » n’est pas anodin. Quand femmes et hommes, invités à un bal masqué, se mettent des loups de velours noir sur le visage, c’est avant tout   pour ne pas y être reconnus. C’est un déguisement. Mais pourtant tout le jeu de séduction entre les personnages consiste à essayer de se reconnaître grâce à de légers indices. Cela ne peut que provoquer des quiproquos. Je pense au bal masqué de Verdi où sous les masques l’intrigue  dramatique se déploie entre les personnages. Mais Freud lui-même, à propos des symptômes d'Elisabeth, écrivait, en se référant aux paroles du poète, dans Faust  “ ce petit masque-là fait augurer un sens caché”. </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 17 May 2025 07:29:41 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BnarksEkOO5G.mp3?t=1747465114" length="9941652" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/le-grand-bal-masque-du-symptome-podcast-n0-53</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:21</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Aujourd’hui, avec ce nouveau podcast,  je vous invite au grand bal masqué du symptôme et je partirai du fait que dès  le début de l'invention freudienne nous voyons  toujours avec émerveillement à quel point le fil du signifiant nous est utile et ef...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Un été avec Jacques Lacan (podcast n° 53)</title>
                <guid isPermaLink="false">aaeebe3cc6367e73d229014e9e7f7fa0172fb263</guid>
                <description><![CDATA[<p>  Dans mon dernier podcast j’ai évoqué le livre de Jacques Roubaud, “Ma vie avec le docteur Lacan”. Or toute une collection sous ce titre existe chez Gallimard. On y trouve  “Ma vie avec Proust”, “Ma vie avec Mauriac”, ou encore Ma vie avec Stéphane Mallarmé”.  Les auteurs y témoignent de leur étroit compagnonnage avec chacun des auteurs qu’ils ont choisi d’évoquer. Dans sa minuscule autobiographie, Jacques Roubaud, lui, en fait une sorte de pastiche ironique puisqu’il n’y décrit que trois ou quatre brèves rencontres mais qui furent pourtant décisives avec celui qui fut un si célèbre psychanalyste. </p><p>Mais il a aussi une autre collection de livres qui m’a bien plu, c’est celle  d’Un été avec…. J’en ai lu quelques-uns, “Un été avec Montaigne”, avec Homère ou Victor Hugo ou encore “Un été  avec la comtesse de Ségur”. Tous ces auteurs nous invitent, cette fois-ci,  à partir en vacances avec eux en partageant leurs lectures.  </p><p>Leur emboitant le pas, j’ai donc choisi comme  titre de mon podcast “ Un été avec Jacques Lacan”  puisqu'il y est en effet question de vacances.  </p><p>C’était dans les années 1975, c’était presque l’été, peut-être en mai ou juin. Dans la semaine j’avais été voir un film dont j’ai oublié le titre. L’intrigue décrivait les liens étroits d’une jeune fille avec son père. Je me souviens que pour fêter son anniversaire, il avait organisé en son honneur un concert avec Gilbert Bécaud, une vraie vedette.  Ce qui était donc un somptueux cadeau, le cadeau d’un père à sa fille.  </p><p>Ce film qui n’était  après tout qu’une gentille comédie romantique, m’avait permis d’admirer et surtout d’envier  ces liens si harmonieux, d’un certain point de vue idyllique,  tout à fait oedipiens, entre un père et sa fille,  Au cours des  séance d’analyse qui avaient  suivi, j’avais parlé des effets de transfert qu’avait eu pour moi ce film, réactualisant ainsi mes relations à mon père,  mais je n’avais pas tout de suite fait le lien avec le fait que le temps des vacances approchait et avec cela l’arrêt pour deux longs mois des séances d’analyse.  C’est en ces circonstances que Lacan m’a alors invité à venir à Guitrancourt, dans sa maison de campagne,  pendant ses vacances d’été, pour poursuivre mes séances d’analyse.  Ce fut mon été avec Jacques Lacan !   </p><p><br>Après si longtemps en y repensant je me demande comment Lacan procédait lorsqu'il rencontrait dans l’analyse cette question de la sortie  de l’Oedipe de la petite fille avec ce concept qu’il a emprunté à Freud, celui de la Versagung.  Ce terme, ce concept même, qui a d’abord été traduit par les analystes français par celui de frustration.  Lacan en avait proposé cette autre traduction,  celle  de “promesse non-tenue”, de “dédit” ce qui serait plutôt donc de l’ordre de la trahison de la  parole donnée, celle du  père.   </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>  Dans mon dernier podcast j’ai évoqué le livre de Jacques Roubaud, “Ma vie avec le docteur Lacan”. Or toute une collection sous ce titre existe chez Gallimard. On y trouve  “Ma vie avec Proust”, “Ma vie avec Mauriac”, ou encore Ma vie avec Stéphane Mallarmé”.  Les auteurs y témoignent de leur étroit compagnonnage avec chacun des auteurs qu’ils ont choisi d’évoquer. Dans sa minuscule autobiographie, Jacques Roubaud, lui, en fait une sorte de pastiche ironique puisqu’il n’y décrit que trois ou quatre brèves rencontres mais qui furent pourtant décisives avec celui qui fut un si célèbre psychanalyste. </p><p>Mais il a aussi une autre collection de livres qui m’a bien plu, c’est celle  d’Un été avec…. J’en ai lu quelques-uns, “Un été avec Montaigne”, avec Homère ou Victor Hugo ou encore “Un été  avec la comtesse de Ségur”. Tous ces auteurs nous invitent, cette fois-ci,  à partir en vacances avec eux en partageant leurs lectures.  </p><p>Leur emboitant le pas, j’ai donc choisi comme  titre de mon podcast “ Un été avec Jacques Lacan”  puisqu'il y est en effet question de vacances.  </p><p>C’était dans les années 1975, c’était presque l’été, peut-être en mai ou juin. Dans la semaine j’avais été voir un film dont j’ai oublié le titre. L’intrigue décrivait les liens étroits d’une jeune fille avec son père. Je me souviens que pour fêter son anniversaire, il avait organisé en son honneur un concert avec Gilbert Bécaud, une vraie vedette.  Ce qui était donc un somptueux cadeau, le cadeau d’un père à sa fille.  </p><p>Ce film qui n’était  après tout qu’une gentille comédie romantique, m’avait permis d’admirer et surtout d’envier  ces liens si harmonieux, d’un certain point de vue idyllique,  tout à fait oedipiens, entre un père et sa fille,  Au cours des  séance d’analyse qui avaient  suivi, j’avais parlé des effets de transfert qu’avait eu pour moi ce film, réactualisant ainsi mes relations à mon père,  mais je n’avais pas tout de suite fait le lien avec le fait que le temps des vacances approchait et avec cela l’arrêt pour deux longs mois des séances d’analyse.  C’est en ces circonstances que Lacan m’a alors invité à venir à Guitrancourt, dans sa maison de campagne,  pendant ses vacances d’été, pour poursuivre mes séances d’analyse.  Ce fut mon été avec Jacques Lacan !   </p><p><br>Après si longtemps en y repensant je me demande comment Lacan procédait lorsqu'il rencontrait dans l’analyse cette question de la sortie  de l’Oedipe de la petite fille avec ce concept qu’il a emprunté à Freud, celui de la Versagung.  Ce terme, ce concept même, qui a d’abord été traduit par les analystes français par celui de frustration.  Lacan en avait proposé cette autre traduction,  celle  de “promesse non-tenue”, de “dédit” ce qui serait plutôt donc de l’ordre de la trahison de la  parole donnée, celle du  père.   </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Apr 2025 10:57:57 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oRvWXIRvLVdq.mp3?t=1744960112" length="6927355" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/un-ete-avec-jacques-lacan-podcast-n0-52</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,névrose,psychanalyse, Freud,sortie de l'oedipe de la petite fille,la versagung et sa traduction en français,l'équation symbolique de freud, pénis, enfant, argent, merde, cadeau</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>07:12</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
  Dans mon dernier podcast j’ai évoqué le livre de Jacques Roubaud, “Ma vie avec le docteur Lacan”. Or toute une collection sous ce titre existe chez Gallimard. On y trouve  “Ma vie avec Proust”, “Ma vie avec Mauriac”, ou encore Ma vie avec Stéphane M...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>" Ma vie avec le docteur Lacan" ( Podcast n°52)</title>
                <guid isPermaLink="false">f0d5e0fa5765e2079818a48b2bd1e03695476fc5</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Bienvenue sur ce site de podcasts “ Une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  </p><p>Aujourd’hui je vais vous parler d’un minuscule petit livre, il mesure à peine une dizaine de centimètres, mais il n’a vraiment pas besoin d’ếtre plus grand puisque son texte ne contient tout au plus que quatre cinq phrases. Ce livre a été écrit par Jacques Roubaud. C’est à la fois un poète et un mathématicien. </p><p>Ce livre a été présenté sous un titre que je ne connaissais pas celui de biographie en oblique et il avait pour titre “ Ma vie avec le docteur Lacan”. Je ne pouvais donc que me sentir concernée par cette vie-là ! </p><p>Cette biographie est donc rédigée comme un compte-rendu, quelques notes jetées sur une page.  Jacques Roubaud y note par exemple la similitude des prénoms entre sa fille et celle de Sylvia Bataille. Toutes deux s’appelaient en effet Laurence, mais surtout il y évoque plus que très brièvement, avec une grande sobriété, trois rencontres avec Lacan survenues à plusieurs années d’intervalle. </p><p>En lisant cette biographie d’à peine quelques pages avec ce  titre “ ma vie avec le docteur Lacan”  on ne peut que penser à tous les analysants de Lacan écrivant ces autobiographies en oblique, en transversales,  au travers de leur psychanalyse sous ce titre générique “ Ma vie avec le psychanalyste Jacques Lacan”. quelques-unes  de ces autobiographies sont connues.   Une de celle que je préfère, pour ma part, est celle écrite par Gérard Haddad qui a pour titre “ Le jour où Lacan m’a adopté”. D’abord bien que non analysé, le simple contenu manifeste de son rêve est bien intéressant au sens propre de ce terme.  </p><p>Lacan y prononçait cette phrase décisive “ Vous êtes mon fils adoptif”. </p><p>Comme Gérard Haddad ne nous livre pas ce qu’il en est de son interprétation,  nous ne pouvons en dire plus sur ce beau rêve, si ce n’est quand même évoquer les effets de transfert qu’il provoque en nous. Donc pour ma part, j’ai pensé à cet autre fils adoptif bien connu de la littérature latine qu’est Brutus et à la célèbre phrase de César, prononcée  au moment de mourir sous les coups de ceux qui le trahissent :  “ Tu quoque, me fili”,  toi aussi mon fils !”   Quoi qu'il en soit,  pour ne pas m’avancer plus sur ce chemin, cet ouvrage est en effet un  bel hommage à la psychanalyse elle-même et à tous ses modestes ouvriers, aussi bien analysants que psychanalystes.  Cet hommage aux analysants, en la personne de Gérard Haddad,  n’est  que justice  parce qu’après tout, comme l’indiquait Lacan, c’est quand même l’analysant qui est à la tâche, la tâche de sa propre analyse.  Il en est co-esponsable et y compris dans le choix de son psychanalyste.   </p><p>A propos de ces biographies en oblique, j’avoue  que grâce à elles  j’ai ainsi  pris la tangente avec le sujet de ce podcast.   En effet ce qui peut aussi les définir grâce à ce qualificatif d’oblique (on pourrait dire aussi de traviole)  c’est le fait qu’elles peuvent servir  de prétexte à une autobiographie de l’auteur. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Bienvenue sur ce site de podcasts “ Une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  </p><p>Aujourd’hui je vais vous parler d’un minuscule petit livre, il mesure à peine une dizaine de centimètres, mais il n’a vraiment pas besoin d’ếtre plus grand puisque son texte ne contient tout au plus que quatre cinq phrases. Ce livre a été écrit par Jacques Roubaud. C’est à la fois un poète et un mathématicien. </p><p>Ce livre a été présenté sous un titre que je ne connaissais pas celui de biographie en oblique et il avait pour titre “ Ma vie avec le docteur Lacan”. Je ne pouvais donc que me sentir concernée par cette vie-là ! </p><p>Cette biographie est donc rédigée comme un compte-rendu, quelques notes jetées sur une page.  Jacques Roubaud y note par exemple la similitude des prénoms entre sa fille et celle de Sylvia Bataille. Toutes deux s’appelaient en effet Laurence, mais surtout il y évoque plus que très brièvement, avec une grande sobriété, trois rencontres avec Lacan survenues à plusieurs années d’intervalle. </p><p>En lisant cette biographie d’à peine quelques pages avec ce  titre “ ma vie avec le docteur Lacan”  on ne peut que penser à tous les analysants de Lacan écrivant ces autobiographies en oblique, en transversales,  au travers de leur psychanalyse sous ce titre générique “ Ma vie avec le psychanalyste Jacques Lacan”. quelques-unes  de ces autobiographies sont connues.   Une de celle que je préfère, pour ma part, est celle écrite par Gérard Haddad qui a pour titre “ Le jour où Lacan m’a adopté”. D’abord bien que non analysé, le simple contenu manifeste de son rêve est bien intéressant au sens propre de ce terme.  </p><p>Lacan y prononçait cette phrase décisive “ Vous êtes mon fils adoptif”. </p><p>Comme Gérard Haddad ne nous livre pas ce qu’il en est de son interprétation,  nous ne pouvons en dire plus sur ce beau rêve, si ce n’est quand même évoquer les effets de transfert qu’il provoque en nous. Donc pour ma part, j’ai pensé à cet autre fils adoptif bien connu de la littérature latine qu’est Brutus et à la célèbre phrase de César, prononcée  au moment de mourir sous les coups de ceux qui le trahissent :  “ Tu quoque, me fili”,  toi aussi mon fils !”   Quoi qu'il en soit,  pour ne pas m’avancer plus sur ce chemin, cet ouvrage est en effet un  bel hommage à la psychanalyse elle-même et à tous ses modestes ouvriers, aussi bien analysants que psychanalystes.  Cet hommage aux analysants, en la personne de Gérard Haddad,  n’est  que justice  parce qu’après tout, comme l’indiquait Lacan, c’est quand même l’analysant qui est à la tâche, la tâche de sa propre analyse.  Il en est co-esponsable et y compris dans le choix de son psychanalyste.   </p><p>A propos de ces biographies en oblique, j’avoue  que grâce à elles  j’ai ainsi  pris la tangente avec le sujet de ce podcast.   En effet ce qui peut aussi les définir grâce à ce qualificatif d’oblique (on pourrait dire aussi de traviole)  c’est le fait qu’elles peuvent servir  de prétexte à une autobiographie de l’auteur. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 19 Mar 2025 16:32:20 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oRvWXIXvalpw.mp3?t=1742399274" length="8350938" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/ma-vie-avec-le-docteur-lacan-podcast-n051</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,jacques roubaud, poète et mathématicien," ma vie avec le docteur jacques lacan," le lombric,autobiographies obliques,"tu quoque, mi fili",brutus et césar</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>08:41</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Bienvenue sur ce site de podcasts “ Une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  
Aujourd’hui je vais vous parler d’un minuscule petit livre, il mesure à peine une dizaine de centimètres, mais il n’a vraiment pas besoin d’ếtre plus grand puisque son te...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Avec l'Homme aux rats et l'Homme aux loups, Etudes sur la névrose obsessionnelle ( Podcast n°51)</title>
                <guid isPermaLink="false">3a1c1d07fdf815bab1d7f65f57cb72fcf143b545</guid>
                <description><![CDATA[<p>C’est en 1907 que Freud fit ses premières armes dans cette guerre sans merci que se livre l’obsessionnel. Avec l’Homme aux rats, il avait réussi à pénétrer au cœur des combats de cette névrose. Tandis que la bataille faisait rage, faisant alliance avec son patient, prenant sa défense, il l’a aidé à lutter contre son grand délire obsessionnel, sa grande obsession des rats.</p><p>Après le temps des “Études sur l’hystérie” qui ont présidé à la naissance de la psychanalyse, vient maintenant le temps des études sur la névrose obsessionnelle.</p><p>Dans les minutes de la société psychanalytique de Vienne dans la séance du 30 octobre 1907, on apprend que Freud a fait une conférence dont le titre était "Commencement d’une histoire de malade". D’après ce qu’en écrit Rank dans son compte rendu, il s’agit d’un cas très instructif de névrose obsessionnelle, celui d’un jeune homme de 29 ans, juriste. Il a peur qu’il arrive quelque chose de terrible à deux personnes qu’il aime beaucoup : son père et la dame qu’il vénère.</p><p>Freud a eu beaucoup de mal à déchiffrer cet écheveau très compliqué autour de cette dette à payer coûte que coûte, faute de quoi son père et sa dame devraient subir ce supplice des rats, mais dès cette époque il avait quand même appris beaucoup de choses concernant la structure d’une névrose obsessionnelle.</p><p>Dans l’approche de cette forme de névrose, dans les années 1914,1915  Freud décrit un autre cas de névrose obsessionnelle qui peut échapper à l’attention des lecteurs, c’est celui de l’Homme aux loups. Il le présente comme tel dans les premières pages de son texte en contestant le diagnostic des psychiatres qui avaient toujours indiqué qu’il souffrait d’une psychose maniaco-dépressive. Freud indique en effet qu’arrivé à l'âge adulte, l’homme aux loups souffrait d’une névrose obsessionnelle spontanément guérie mais ayant laissé des séquelles.</p><p>Ce n’est qu’après les années 1920 avec son “Au-delà du principe du plaisir” que Freud effectue un nouveau déchiffrage de la structure d'une névrose obsessionnelle avec ce qu'il appelle "la désintrication des pulsions de vie et de mort". C'est ainsi qu'il décrit les effets dévastateurs de la pulsion de mort lorsqu'elle est à l'œuvre dans la vie de l'obsessionnel sous la forme de la pulsion de destruction ainsi que le rôle impitoyable qu’y joue le Surmoi quand il retourne toute l'agressivité qu’il éprouve envers son rival contre lui-même.</p><p>Cette dernière approche de Freud permet, je trouve, de relire beaucoup plus facilement tout ce que Lacan a avancé de la névrose obsessionnelle avec l’aide du graphe de désir dans le séminaire des Formations de l’inconscient, lorsqu’il oppose au désir insatisfait de l’hystérique, le désir impossible de l'obsessionnel. Mais ceci exigerait bien d’autres développements. ce sera pour une autre fois. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est en 1907 que Freud fit ses premières armes dans cette guerre sans merci que se livre l’obsessionnel. Avec l’Homme aux rats, il avait réussi à pénétrer au cœur des combats de cette névrose. Tandis que la bataille faisait rage, faisant alliance avec son patient, prenant sa défense, il l’a aidé à lutter contre son grand délire obsessionnel, sa grande obsession des rats.</p><p>Après le temps des “Études sur l’hystérie” qui ont présidé à la naissance de la psychanalyse, vient maintenant le temps des études sur la névrose obsessionnelle.</p><p>Dans les minutes de la société psychanalytique de Vienne dans la séance du 30 octobre 1907, on apprend que Freud a fait une conférence dont le titre était "Commencement d’une histoire de malade". D’après ce qu’en écrit Rank dans son compte rendu, il s’agit d’un cas très instructif de névrose obsessionnelle, celui d’un jeune homme de 29 ans, juriste. Il a peur qu’il arrive quelque chose de terrible à deux personnes qu’il aime beaucoup : son père et la dame qu’il vénère.</p><p>Freud a eu beaucoup de mal à déchiffrer cet écheveau très compliqué autour de cette dette à payer coûte que coûte, faute de quoi son père et sa dame devraient subir ce supplice des rats, mais dès cette époque il avait quand même appris beaucoup de choses concernant la structure d’une névrose obsessionnelle.</p><p>Dans l’approche de cette forme de névrose, dans les années 1914,1915  Freud décrit un autre cas de névrose obsessionnelle qui peut échapper à l’attention des lecteurs, c’est celui de l’Homme aux loups. Il le présente comme tel dans les premières pages de son texte en contestant le diagnostic des psychiatres qui avaient toujours indiqué qu’il souffrait d’une psychose maniaco-dépressive. Freud indique en effet qu’arrivé à l'âge adulte, l’homme aux loups souffrait d’une névrose obsessionnelle spontanément guérie mais ayant laissé des séquelles.</p><p>Ce n’est qu’après les années 1920 avec son “Au-delà du principe du plaisir” que Freud effectue un nouveau déchiffrage de la structure d'une névrose obsessionnelle avec ce qu'il appelle "la désintrication des pulsions de vie et de mort". C'est ainsi qu'il décrit les effets dévastateurs de la pulsion de mort lorsqu'elle est à l'œuvre dans la vie de l'obsessionnel sous la forme de la pulsion de destruction ainsi que le rôle impitoyable qu’y joue le Surmoi quand il retourne toute l'agressivité qu’il éprouve envers son rival contre lui-même.</p><p>Cette dernière approche de Freud permet, je trouve, de relire beaucoup plus facilement tout ce que Lacan a avancé de la névrose obsessionnelle avec l’aide du graphe de désir dans le séminaire des Formations de l’inconscient, lorsqu’il oppose au désir insatisfait de l’hystérique, le désir impossible de l'obsessionnel. Mais ceci exigerait bien d’autres développements. ce sera pour une autre fois. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Feb 2025 07:02:06 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yeag5sGG8Mn1.mp3?t=1740251340" length="10121811" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/avec-l-homme-aux-rats-et-l-homme-aux-loups-etudes-sur-la-nevrose-obsessionnelle-podcast-n051</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>haine,obsession,Lacan,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle,homme aux rats,homme aux loups,fantasme de grossesse,pulsion de vie et pulsion de mort</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:32</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
C’est en 1907 que Freud fit ses premières armes dans cette guerre sans merci que se livre l’obsessionnel. Avec l’Homme aux rats, il avait réussi à pénétrer au cœur des combats de cette névrose. Tandis que la bataille faisait rage, faisant alliance ave...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>D'énigmes en quiproquos et quolibets, le style de Lacan ( Podcast n°50)</title>
                <guid isPermaLink="false">dbbcf912e84cc432e6aa6a956685b5acac7290c2</guid>
                <description><![CDATA[<p>Lacan, en ce temps des premiers séminaires, s’exprimait dans un langage audible par tous et je me suis souvent demandé ce qui avait pu infléchir à ce point son style, au cours des années, quels transferts avaient ainsi modifié son mode d’adresse à ses auditeurs.</p><p>Pourquoi aurait-il éprouvé le besoin de devenir de plus en plus hermétique, était-ce survenu en raison et  à la mesure de son succès dans les milieux intellectuels français ou bien était-ce plutôt lié son effort de rendre la psychanalyse transmissible par une sorte de mathématisation qui l’aurait nécessité ?  Quoiqu’il en soit, il est frappant c’est de constater à quel point dans ces premiers séminaires, il tentait de faire passer son message à ses auditeurs, tandis que, au cours des dernières années, il faisait tout pour leur compliquer la tâche. Il ne parlait plus que par énigme et quiproquos.  Comment,  par exemple,  déchiffrer cet aphorisme qu’il proposait dans son texte si difficile, si ardu,  » L’étourdit  » : « Une femme ne rejoint L’Homme que dans la psychose » ?  Ou encore comment saisir la portée de ce qu’il énonçait  dans son texte “Propos introductif à un congrès sur la sexualité féminine”, “ Si la position du sexe différe quant à l’objet c’est de toute la distance qu’il y a entre la forme fétichiste et la forme érotomaniaque de l’amour”.  </p><p>En associant ces deux formules lacaniennes à propos des femmes et de la psychose, et surtout en prenant appui sur la forme grammaticale que Freud avait donné du délire érotomaniaque : “ Non ce n’est pas elle, ma mère,  que j’aime, mais c’est lui, parce qu’il m’aime” on peut  rendre compte à la fois   du changement d’objet nécessaire aux chemins empruntés par la féminité à savoir l’abandon de la mère comme objet d’amour pour pouvoir entrer dans l’Œdipe en nouant un lien au père et surtout un lien au phallus dont celui-ci est le détenteur, mais aussi de la sortie de l’Oedipe de la petite fille qui pour Freud était resté dans l’ombre, puisque pour lui, la fille se réfugie dans l’Oedipe comme dans un port : Pour lui, il n’est pas question qu’elle mette les voiles !  Or avec ces trois temps du délire érotomaniaque, dont le troisième, avec cette phase de dépit, on peut éclairer ce que Lacan a appelé, la versagung, la fondamentale déception de la fille à l’égard du père, de ne jamais lui avoir donné un enfant.  </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Lacan, en ce temps des premiers séminaires, s’exprimait dans un langage audible par tous et je me suis souvent demandé ce qui avait pu infléchir à ce point son style, au cours des années, quels transferts avaient ainsi modifié son mode d’adresse à ses auditeurs.</p><p>Pourquoi aurait-il éprouvé le besoin de devenir de plus en plus hermétique, était-ce survenu en raison et  à la mesure de son succès dans les milieux intellectuels français ou bien était-ce plutôt lié son effort de rendre la psychanalyse transmissible par une sorte de mathématisation qui l’aurait nécessité ?  Quoiqu’il en soit, il est frappant c’est de constater à quel point dans ces premiers séminaires, il tentait de faire passer son message à ses auditeurs, tandis que, au cours des dernières années, il faisait tout pour leur compliquer la tâche. Il ne parlait plus que par énigme et quiproquos.  Comment,  par exemple,  déchiffrer cet aphorisme qu’il proposait dans son texte si difficile, si ardu,  » L’étourdit  » : « Une femme ne rejoint L’Homme que dans la psychose » ?  Ou encore comment saisir la portée de ce qu’il énonçait  dans son texte “Propos introductif à un congrès sur la sexualité féminine”, “ Si la position du sexe différe quant à l’objet c’est de toute la distance qu’il y a entre la forme fétichiste et la forme érotomaniaque de l’amour”.  </p><p>En associant ces deux formules lacaniennes à propos des femmes et de la psychose, et surtout en prenant appui sur la forme grammaticale que Freud avait donné du délire érotomaniaque : “ Non ce n’est pas elle, ma mère,  que j’aime, mais c’est lui, parce qu’il m’aime” on peut  rendre compte à la fois   du changement d’objet nécessaire aux chemins empruntés par la féminité à savoir l’abandon de la mère comme objet d’amour pour pouvoir entrer dans l’Œdipe en nouant un lien au père et surtout un lien au phallus dont celui-ci est le détenteur, mais aussi de la sortie de l’Oedipe de la petite fille qui pour Freud était resté dans l’ombre, puisque pour lui, la fille se réfugie dans l’Oedipe comme dans un port : Pour lui, il n’est pas question qu’elle mette les voiles !  Or avec ces trois temps du délire érotomaniaque, dont le troisième, avec cette phase de dépit, on peut éclairer ce que Lacan a appelé, la versagung, la fondamentale déception de la fille à l’égard du père, de ne jamais lui avoir donné un enfant.  </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jan 2025 09:01:50 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BG4ApUMJj0zq.mp3?t=1737881777" length="11997189" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/d-enigmes-en-quiproquos-et-quolibets-le-style-de-lacan-podcast-n050</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,psychanalyse, Freud</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:29</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Lacan, en ce temps des premiers séminaires, s’exprimait dans un langage audible par tous et je me suis souvent demandé ce qui avait pu infléchir à ce point son style, au cours des années, quels transferts avaient ainsi modifié son mode d’adresse à ses...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Quand les petites filles rêvent de la mort de leur mère (Podcast n° 49)</title>
                <guid isPermaLink="false">d81b0df699ea8d5c248cca862c92155a7bfbde02</guid>
                <description><![CDATA[<p>C’est un fait que dans le champ analytique le désir de la mort du père est largement pris en compte, admis, mais que par contre ce qu’il en est du désir de la mort de la mère éprouvé par la fille est en grande partie élidé, même si la la haine pour la mère qui permet à la fille de franchir l’étape de l’Oedipe est bien décrite et connue. <br>Il trahissent  pourtant ces rêves de mort le désir de la petite fille de remplacer sa mère dans l’amour de son père. Refoulé ce désir, maintient la fille dans une dépendance du désir de la mère, l’empêche de s’en libérer en raison d’une immense culpabilité. * Freud en fait le noyau de l’<a href="http://xn--hystrie-eya.tel">hystérie. Tel</a> est l’intérêt de ces quelques lignes qui se trouvent dans le grand chapitre “ Rêves de mort de personnes chères”.<br>C’est le rêve d'une petite fille surnommée « Œil de lynx ». En fait c'est une petite fille devenue adulte et en analyse avec Freud. Il écrit «  Un jour je trouve une dame très affligée et en pleurs. Elle me dit :  je ne veux plus voir les gens de ma famille, ils ne peuvent être qu'épouvantés par moi. »</p><p>Voici le texte du rêve «  Un lynx ou un renard ( Luchs oder Fucks) se promène sur le toit, puis quelque chose tombe ou c'est elle qui tombe, et alors on ramène sa mère, morte, à la maison et alors elle se met à pleurer des larmes de douleur. » Dans les lignes qui suivent Freud décrit « les divers états psychiques » d'une petite fille hystérique. Il évoque à son propos de nombreux rêves qui expriment ses désirs de mort à l'égard de sa mère. «  Tantôt elle assistait aux obsèques d'une vieille femme, tantôt elle se voyait avec sa sœur assises à table en vêtements de deuil ».</p><p>Tous ces rêves de mort de la mère, qui ne sont d’ailleurs pas seulement l’apanage des petites filles, puisque les garçons peuvent aussi rêver de la mort de leur mère, m’ont  fait penser à ce que Lacan avait dit à propos de la jouissance féminine, du fait que si les femmes n’en disaient mot  c’était avant tout parce qu’elles en auraient été littéralement terrifiées.  Quelles pourraient  être les raisons de cette terreur, de cette épouvante ?  Une assertion de Lacan pourrait servir de piste de réflexion “ Une femme ne prend sa place dans le rapport sexuel qu’en tant que mère”.  Dès lors, tous ces rêves de mort de la mère peuvent l’indiquer :  Dans cette jouissance au-delà du phallus telle que Lacan l’évoque d’une façon logique peut-être s’agit-il d’un redoutable affrontement à la mère où il s’agit de triompher d’elle, une façon de prendre fantasmatiquement sa place, certes non plus dans le désir du père mais dans le désir d’un homme. Ainsi je me risquerai bien à dire que dans le rapport sexuel, une femme remet en jeu son très primitif rapport à la mère non pas du côté de l’amour mais peut-être du côté de la haine. Dans le discours analytique, on parle très peu de ce désir de mort comme s’il était si profondément refoulé qu’il est littéralement inaccessible, parce qu’au fond intolérable.   Il est grand temps d’appeler à notre secours Dionysos qui est non seulement le dieu du vin et de la vigne mais aussi des Bacchanales.  Il parcourait ainsi les montagnes du Cithéron en compagnie de toute une troupe de ménades.  </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un fait que dans le champ analytique le désir de la mort du père est largement pris en compte, admis, mais que par contre ce qu’il en est du désir de la mort de la mère éprouvé par la fille est en grande partie élidé, même si la la haine pour la mère qui permet à la fille de franchir l’étape de l’Oedipe est bien décrite et connue. <br>Il trahissent  pourtant ces rêves de mort le désir de la petite fille de remplacer sa mère dans l’amour de son père. Refoulé ce désir, maintient la fille dans une dépendance du désir de la mère, l’empêche de s’en libérer en raison d’une immense culpabilité. * Freud en fait le noyau de l’<a href="http://xn--hystrie-eya.tel">hystérie. Tel</a> est l’intérêt de ces quelques lignes qui se trouvent dans le grand chapitre “ Rêves de mort de personnes chères”.<br>C’est le rêve d'une petite fille surnommée « Œil de lynx ». En fait c'est une petite fille devenue adulte et en analyse avec Freud. Il écrit «  Un jour je trouve une dame très affligée et en pleurs. Elle me dit :  je ne veux plus voir les gens de ma famille, ils ne peuvent être qu'épouvantés par moi. »</p><p>Voici le texte du rêve «  Un lynx ou un renard ( Luchs oder Fucks) se promène sur le toit, puis quelque chose tombe ou c'est elle qui tombe, et alors on ramène sa mère, morte, à la maison et alors elle se met à pleurer des larmes de douleur. » Dans les lignes qui suivent Freud décrit « les divers états psychiques » d'une petite fille hystérique. Il évoque à son propos de nombreux rêves qui expriment ses désirs de mort à l'égard de sa mère. «  Tantôt elle assistait aux obsèques d'une vieille femme, tantôt elle se voyait avec sa sœur assises à table en vêtements de deuil ».</p><p>Tous ces rêves de mort de la mère, qui ne sont d’ailleurs pas seulement l’apanage des petites filles, puisque les garçons peuvent aussi rêver de la mort de leur mère, m’ont  fait penser à ce que Lacan avait dit à propos de la jouissance féminine, du fait que si les femmes n’en disaient mot  c’était avant tout parce qu’elles en auraient été littéralement terrifiées.  Quelles pourraient  être les raisons de cette terreur, de cette épouvante ?  Une assertion de Lacan pourrait servir de piste de réflexion “ Une femme ne prend sa place dans le rapport sexuel qu’en tant que mère”.  Dès lors, tous ces rêves de mort de la mère peuvent l’indiquer :  Dans cette jouissance au-delà du phallus telle que Lacan l’évoque d’une façon logique peut-être s’agit-il d’un redoutable affrontement à la mère où il s’agit de triompher d’elle, une façon de prendre fantasmatiquement sa place, certes non plus dans le désir du père mais dans le désir d’un homme. Ainsi je me risquerai bien à dire que dans le rapport sexuel, une femme remet en jeu son très primitif rapport à la mère non pas du côté de l’amour mais peut-être du côté de la haine. Dans le discours analytique, on parle très peu de ce désir de mort comme s’il était si profondément refoulé qu’il est littéralement inaccessible, parce qu’au fond intolérable.   Il est grand temps d’appeler à notre secours Dionysos qui est non seulement le dieu du vin et de la vigne mais aussi des Bacchanales.  Il parcourait ainsi les montagnes du Cithéron en compagnie de toute une troupe de ménades.  </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 30 Dec 2024 10:47:37 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bW4xkUJVWzzB.mp3?t=1735553791" length="13275322" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/quand-les-petites-filles-revent-de-la-mort-de-leur-mere-podcast-n0-50</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>orgasme,Phobie,rapport sexuel,Lacan,sexualité féminine,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,jouissance féminine,jouissance au delà du phallus,rêves de mort;,oedipe féminin,désir de mort</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:49</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
C’est un fait que dans le champ analytique le désir de la mort du père est largement pris en compte, admis, mais que par contre ce qu’il en est du désir de la mort de la mère éprouvé par la fille est en grande partie élidé, même si la la haine pour la...</itunes:subtitle>

                                    <podcast:transcript type="text/vtt" url="https://transcriptfiles.ausha.co/bW4xkUJVWzzB.vtt"></podcast:transcript>
                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Tendance au suicide et sentiment de culpabilité  (Podcast n°48)</title>
                <guid isPermaLink="false">46ab038ea4603a02d49fb97e4a455a2e453e4aa1</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Dans l’un des derniers chapitres des Essais de psychanalyse, sous le titre « Etats de dépendance du moi » Freud  aborde la question du Surmoi et du sentiment de culpabilité qu’il engendre.  A à son propos, il se pose cette question « Comment se fait-il que le Surmoi se manifeste essentiellement comme sentiment de culpabilité  et avec cela, fasse preuve envers le moi d’une dureté et d’une sévérité extraordinaire ? Il l’explique  par le fait qu’il est le produit des premières identifications du sujet. Identifications  qui sont survenues en un temps ou, petit enfant il se trouvait soumis sans défense à l’autorité et à la volonté de ses parents, à leur caprice.  Si Freud  évoque une identification paternelle précoce,  Mélanie Klein,  elle décrit plutôt un surmoi archaïque maternel qui serait à l’oeuvre avant même le franchissement de la situation oedipienne,  Quoiqu’il en soit le Surmoi plonge profondément dans  le ça  et Il en a toute la violence et la cruauté.  Il persécute littéralement le sujet.  Freud analyse alors les méfaits de ce Surmoi dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l'hystérie. </p><p> Dans ce même article, Freud attribue aux effets délétères du Surmoi, ce qu’il appelle la réaction thérapeutique négative comme étant le refus énergique de guérir.  Le seul moyen de lutter contre ce refus  étant de retrouver ses sources inconscientes surmoïques.   En note il décrit ainsi les difficultés que rencontre l’analyste pour lutter contre  ce refus délibéré de guérir.    Il nous indique que le cas le plus favorable est celui où ce sentiment de culpabilité est un sentiment emprunté à quelqu’un d’autre. C’est à dire qu’il est la trace d’un ancien objet d’amour abandonné. Une fois cette trace retrouvée, le sentiment de culpabilité qui l’accompagnait peut à son tour  être abandonné.  Un autre cas qui peut  aussi être favorable, c’est le cas où la personnalité de l’analyste lui permet  de se mettre à la place de l’idéal du moi de l’analysant. Mais cela  pose tout aussitôt, comme Freud le souligne,  toute une série de problèmes éthiques car l’analyste n’est pas là pour jouer le rôle de sauveur ou d’éducateur.  Il y a pourtant une échappée possible à ce dilemme. On peut la décrire en évoquant la légende d’Oreste, celui qui ayant assassiné sa mère et son amant pour venger son père Agamemnon réussit à se libérer des poursuites, des furies, en venant plaider sa cause assisté par Athéna, la déesse de la sagesse, avec Apollon, comme avocat. De plus cela  a le mérite de nous reposer des appels au Père Eternel.    </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Dans l’un des derniers chapitres des Essais de psychanalyse, sous le titre « Etats de dépendance du moi » Freud  aborde la question du Surmoi et du sentiment de culpabilité qu’il engendre.  A à son propos, il se pose cette question « Comment se fait-il que le Surmoi se manifeste essentiellement comme sentiment de culpabilité  et avec cela, fasse preuve envers le moi d’une dureté et d’une sévérité extraordinaire ? Il l’explique  par le fait qu’il est le produit des premières identifications du sujet. Identifications  qui sont survenues en un temps ou, petit enfant il se trouvait soumis sans défense à l’autorité et à la volonté de ses parents, à leur caprice.  Si Freud  évoque une identification paternelle précoce,  Mélanie Klein,  elle décrit plutôt un surmoi archaïque maternel qui serait à l’oeuvre avant même le franchissement de la situation oedipienne,  Quoiqu’il en soit le Surmoi plonge profondément dans  le ça  et Il en a toute la violence et la cruauté.  Il persécute littéralement le sujet.  Freud analyse alors les méfaits de ce Surmoi dans la mélancolie, la névrose obsessionnelle et l'hystérie. </p><p> Dans ce même article, Freud attribue aux effets délétères du Surmoi, ce qu’il appelle la réaction thérapeutique négative comme étant le refus énergique de guérir.  Le seul moyen de lutter contre ce refus  étant de retrouver ses sources inconscientes surmoïques.   En note il décrit ainsi les difficultés que rencontre l’analyste pour lutter contre  ce refus délibéré de guérir.    Il nous indique que le cas le plus favorable est celui où ce sentiment de culpabilité est un sentiment emprunté à quelqu’un d’autre. C’est à dire qu’il est la trace d’un ancien objet d’amour abandonné. Une fois cette trace retrouvée, le sentiment de culpabilité qui l’accompagnait peut à son tour  être abandonné.  Un autre cas qui peut  aussi être favorable, c’est le cas où la personnalité de l’analyste lui permet  de se mettre à la place de l’idéal du moi de l’analysant. Mais cela  pose tout aussitôt, comme Freud le souligne,  toute une série de problèmes éthiques car l’analyste n’est pas là pour jouer le rôle de sauveur ou d’éducateur.  Il y a pourtant une échappée possible à ce dilemme. On peut la décrire en évoquant la légende d’Oreste, celui qui ayant assassiné sa mère et son amant pour venger son père Agamemnon réussit à se libérer des poursuites, des furies, en venant plaider sa cause assisté par Athéna, la déesse de la sagesse, avec Apollon, comme avocat. De plus cela  a le mérite de nous reposer des appels au Père Eternel.    </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 23 Nov 2024 16:20:30 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bjaeRsg8EJvW.mp3?t=1732359633" length="11723877" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/tendance-au-suicide-et-sentiment-de-culpabilite-podcast-n0</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:12</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Dans l’un des derniers chapitres des Essais de psychanalyse, sous le titre « Etats de dépendance du moi » Freud  aborde la question du Surmoi et du sentiment de culpabilité qu’il engendre.  A à son propos, il se pose cette question « Comment se fait...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Approches analytiques de la frigidité avec Marie Bonaparte et avec Lacan ( Podcast n°47)</title>
                <guid isPermaLink="false">d52ff271db07edad38903212c8efa8bbdbae721b</guid>
                <description><![CDATA[<p> Marie Bonaparte a participé d'une façon tout à fait personnelle, à la question de la sexualité féminine. Elle nous donne en effet, de par les problèmes sexuels qu'elle a tenté toute sa vie de résoudre, une approche vivante et inattendue de la question de la frigidité.</p><p>Marie avait entendu parler du Professeur Halban, lui aussi de Vienne, qui pratiquait des interventions chirurgicales pour guérir ses patientes de leur absence de plaisir orgasmique. Il rapprochait, dans ce but, le clitoris du méat urinaire. Elle devint une enthousiaste propagandiste de cette méthode avant de devenir celle, non moins enthousiaste, de la psychanalyse. Elle ne put en tout cas que reconnaître l'échec total de cette méthode chirurgicale en ce qui la concernait.</p><p>Des années après tirant partie de tout ce qu'elle a appris de son analyse, elle a donc abordé la question du complexe de castration féminin, en étant au reste extrêmement fidèle au texte freudien, dans un livre qui a pour titre " Sexualité de la femme " (paru en 10/18, 1977).</p><p>Concernant le débat sur la phase phallique de la petite fille, Marie Bonaparte reste strictement dans la ligne freudienne, elle reprend tous les arguments de Freud, concernant le changement d'objet, l'abandon nécessaire de la mère pour se tourner vers le père, l'abandon de l'activité pour la passivité et donc l'abandon de la masturbation phallique (clitoridienne) qui marquent la spécificité du destin féminin.</p><p>Mais le passage de cet ouvrage de Marie Bonaparte qui m'a paru le plus intéressant est ce qu'elle décrit le rapport sexuel comme " Un combat de deux mâles " quand les femmes n'ont pas abandonné leur activité phallique et sont restées, comme elle les nomme " clitoridiennes " et non pas " vaginales " :</p><p>" … l'accouplement de ces femmes-là avec un homme garde toujours plus ou moins quelque chose d'un combat. Le coït d'une femme clitoridienne avec un homme est, en effet comparable au combat de deux hommes où le plus faible est vaincu, pénétré, transpercé, et où seul le vainqueur remporte le trophée de l'orgasme dans le retour à lui seul dévolu, " au corps maternel ". Il semble que ces accouplements-là nous offre le reflet, le vestige conservé jusqu'à nos temps évolués de cette lutte primitive au domaine biologique entre le mâle et la femelle, postulée par Ferenczi, pour le retour nostalgique au corps maternel, lutte de laquelle la femme est sortie vaincue ".  C’est en effet  la preuve, ce combat sexuel avec l’homme vécu comme un objet rival, que la mère comme objet d’amour n’a pas en effet été abandonné. Cela  nous permet de conjuguer cette approche de Marie Bonaparte à celle de Lacan. </p><p>Pour Lacan, en effet la frigidité peut être levée dans l’analyse, car elle est à un défaut de ce qu'il appelle " castration symbolique ", c'est-à-dire ce en quoi l'enfant, fille ou garçon a dû renoncer à être l'objet comblant de la mère. " La frigidité, pour étendue qu'en soit l'empire, et presque générique, si on tient compte de sa forme transitoire, suppose toute la structure inconsciente qui détermine la névrose, même si elle apparaît hors de la trame des symptômes. Ce qui rend compte d'une part de son inaccessibilité à tout traitement somatique - d'autre part à l'échec ordinaire des bons offices du partenaire le plus souhaité. Seule, l'analyse la mobilise, parfois incidemment, mais toujours dans un transfert qui ne saurait être contenu dans la dialectique infantilisante de la frustration, voire de la privation, mais bien tel qu'il mette en jeu la castration symbolique. " ( Propos directifs pour un congrès sur la sexualité féminine). </p><p>L’expérience clinique de Marie Bonaparte sert d’exemple à son propos.  </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p> Marie Bonaparte a participé d'une façon tout à fait personnelle, à la question de la sexualité féminine. Elle nous donne en effet, de par les problèmes sexuels qu'elle a tenté toute sa vie de résoudre, une approche vivante et inattendue de la question de la frigidité.</p><p>Marie avait entendu parler du Professeur Halban, lui aussi de Vienne, qui pratiquait des interventions chirurgicales pour guérir ses patientes de leur absence de plaisir orgasmique. Il rapprochait, dans ce but, le clitoris du méat urinaire. Elle devint une enthousiaste propagandiste de cette méthode avant de devenir celle, non moins enthousiaste, de la psychanalyse. Elle ne put en tout cas que reconnaître l'échec total de cette méthode chirurgicale en ce qui la concernait.</p><p>Des années après tirant partie de tout ce qu'elle a appris de son analyse, elle a donc abordé la question du complexe de castration féminin, en étant au reste extrêmement fidèle au texte freudien, dans un livre qui a pour titre " Sexualité de la femme " (paru en 10/18, 1977).</p><p>Concernant le débat sur la phase phallique de la petite fille, Marie Bonaparte reste strictement dans la ligne freudienne, elle reprend tous les arguments de Freud, concernant le changement d'objet, l'abandon nécessaire de la mère pour se tourner vers le père, l'abandon de l'activité pour la passivité et donc l'abandon de la masturbation phallique (clitoridienne) qui marquent la spécificité du destin féminin.</p><p>Mais le passage de cet ouvrage de Marie Bonaparte qui m'a paru le plus intéressant est ce qu'elle décrit le rapport sexuel comme " Un combat de deux mâles " quand les femmes n'ont pas abandonné leur activité phallique et sont restées, comme elle les nomme " clitoridiennes " et non pas " vaginales " :</p><p>" … l'accouplement de ces femmes-là avec un homme garde toujours plus ou moins quelque chose d'un combat. Le coït d'une femme clitoridienne avec un homme est, en effet comparable au combat de deux hommes où le plus faible est vaincu, pénétré, transpercé, et où seul le vainqueur remporte le trophée de l'orgasme dans le retour à lui seul dévolu, " au corps maternel ". Il semble que ces accouplements-là nous offre le reflet, le vestige conservé jusqu'à nos temps évolués de cette lutte primitive au domaine biologique entre le mâle et la femelle, postulée par Ferenczi, pour le retour nostalgique au corps maternel, lutte de laquelle la femme est sortie vaincue ".  C’est en effet  la preuve, ce combat sexuel avec l’homme vécu comme un objet rival, que la mère comme objet d’amour n’a pas en effet été abandonné. Cela  nous permet de conjuguer cette approche de Marie Bonaparte à celle de Lacan. </p><p>Pour Lacan, en effet la frigidité peut être levée dans l’analyse, car elle est à un défaut de ce qu'il appelle " castration symbolique ", c'est-à-dire ce en quoi l'enfant, fille ou garçon a dû renoncer à être l'objet comblant de la mère. " La frigidité, pour étendue qu'en soit l'empire, et presque générique, si on tient compte de sa forme transitoire, suppose toute la structure inconsciente qui détermine la névrose, même si elle apparaît hors de la trame des symptômes. Ce qui rend compte d'une part de son inaccessibilité à tout traitement somatique - d'autre part à l'échec ordinaire des bons offices du partenaire le plus souhaité. Seule, l'analyse la mobilise, parfois incidemment, mais toujours dans un transfert qui ne saurait être contenu dans la dialectique infantilisante de la frustration, voire de la privation, mais bien tel qu'il mette en jeu la castration symbolique. " ( Propos directifs pour un congrès sur la sexualité féminine). </p><p>L’expérience clinique de Marie Bonaparte sert d’exemple à son propos.  </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un </p><p> des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la </p><p> psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 27 Oct 2024 08:21:33 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yeag5s3GKrKl.mp3?t=1730016169" length="12950134" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/approches-analytiques-de-la-frigidite-avec-marie-bonaparte-et-avec-lacan-podcast-n047</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>orgasme,Lacan,sexualité féminine,névrose,psychanalyse, Freud,frigidité,phase phallique,complexe de castration,,castration symbolique,jouissance féminine</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:29</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
 Marie Bonaparte a participé d'une façon tout à fait personnelle, à la question de la sexualité féminine. Elle nous donne en effet, de par les problèmes sexuels qu'elle a tenté toute sa vie de résoudre, une approche vivante et inattendue de la questio...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Non, la psychanalyse n'est en rien concernée par les neurosciences  ( Podcast n° 46)</title>
                <guid isPermaLink="false">4477c21f72cdc651d0f3acd413ba66ea3709ca81</guid>
                <description><![CDATA[<p>Je sais bien que ce titre va être contesté car certains psychanalystes pensent et  affirment haut et fort que  la psychanalyse va être remise au goût du jour avec les nouvelles techniques d'imagerie médicale et les avancées de la neurologie mais je vais quand même m’en tenir à cette affirmation : Non, les avancées de la neurologie ne concernent en rien la psychanalyse.  Elle n’appartient pas à ce champ de recherches.</p><p>Quand Freud a abandonné Charcot et ses tentatives d'approche anatomique de l'hystérie et quand il a décrit le mode de fonctionnement de l'appareil psychique, il a bien dit et écrit qu'il ne s'agissait pas pour lui - et en aucun cas - dans sa description, de localisations anatomiques.</p><p>Et même, si pour le décrire, il a emprunté à la neurologie une partie de son vocabulaire, pour des raisons de commodité, tels ces mots de neurones ou de synapses, il suffit de lire l'esquisse d’une psychologie scientifique ainsi que le chapitre 7 de L’interprétation des rêves,  pour découvrir qu'il décrit ainsi un mode de fonctionnement de l'appareil psychique qui vise à rendre compte de la clinique analytique qu'il découvre en même temps que son auto-analyse.</p><p>L’inconscient freudien, entre perception et conscience, est constitué par ce qu’il appelle les traces mnésiques de l’objet ou encore des signes de la perception,  traces mnésiques qui se constituent au cours de deux sortes d’expérience pour l’enfant nouveau-né, l’expérience de la satisfaction, lorsque affamé, il réclame de l’aide par ses cris.  L’objet qui lui répond, cette première Autre, la mère, est donc la source de ces premières traces, de ces coordonnées de plaisir, mais existe aussi une seconde expérience; ce que Freud appelle l’épreuve de la souffrance.  C’est elle qui laisse de mauvais souvenirs, ceux du trauma.  Avec ces traces mnésiques de l’objet,  Freud s'est servi de ce vocabulaire exactement comme Lacan emprunte à la linguistique le terme de signifiant et de signifié. D'ailleurs, il suffit pour le constater de voir comment dans l'Éthique de la psychanalyse Lacan reprend ligne à ligne ce travail de Freud sur l'appareil psychique et pour le retraduire en termes de "frayages signifiants". Ce qui prouve bien qu'il ne saurait s'agir en quoique ce soit de trajets nerveux ni d'une quelconque localisation cérébrale.</p><p> Mais par contre on peut dire que c’est par ces signifiants que le corps lui-même est affecté.  Il n’en est donc pas la source mais en subit ses effets. De cela les hystériques en sont les meilleurs témoins, puisqu’ils savent en faire démonstration par leurs symptômes corporels, selon les choix d’objets petits a qu’ils ont effectués et surtout selon les locutions verbales avec lesquelles ils les manifestent, “ça m’a fait battre le coeur”, “j’en ai eu les jambes coupées” ou encore, et c’est plus grave,   “ les bras m’en sont tombés !”.  </p><p>Ainsi, dans cette marée montante des neurosciences, le grand texte de Lacan “ fonction et champ de la parole et du langage” devrait servir de phare dans la tempête au moins pour les analystes, si ce n’est pour d’autres.    </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je sais bien que ce titre va être contesté car certains psychanalystes pensent et  affirment haut et fort que  la psychanalyse va être remise au goût du jour avec les nouvelles techniques d'imagerie médicale et les avancées de la neurologie mais je vais quand même m’en tenir à cette affirmation : Non, les avancées de la neurologie ne concernent en rien la psychanalyse.  Elle n’appartient pas à ce champ de recherches.</p><p>Quand Freud a abandonné Charcot et ses tentatives d'approche anatomique de l'hystérie et quand il a décrit le mode de fonctionnement de l'appareil psychique, il a bien dit et écrit qu'il ne s'agissait pas pour lui - et en aucun cas - dans sa description, de localisations anatomiques.</p><p>Et même, si pour le décrire, il a emprunté à la neurologie une partie de son vocabulaire, pour des raisons de commodité, tels ces mots de neurones ou de synapses, il suffit de lire l'esquisse d’une psychologie scientifique ainsi que le chapitre 7 de L’interprétation des rêves,  pour découvrir qu'il décrit ainsi un mode de fonctionnement de l'appareil psychique qui vise à rendre compte de la clinique analytique qu'il découvre en même temps que son auto-analyse.</p><p>L’inconscient freudien, entre perception et conscience, est constitué par ce qu’il appelle les traces mnésiques de l’objet ou encore des signes de la perception,  traces mnésiques qui se constituent au cours de deux sortes d’expérience pour l’enfant nouveau-né, l’expérience de la satisfaction, lorsque affamé, il réclame de l’aide par ses cris.  L’objet qui lui répond, cette première Autre, la mère, est donc la source de ces premières traces, de ces coordonnées de plaisir, mais existe aussi une seconde expérience; ce que Freud appelle l’épreuve de la souffrance.  C’est elle qui laisse de mauvais souvenirs, ceux du trauma.  Avec ces traces mnésiques de l’objet,  Freud s'est servi de ce vocabulaire exactement comme Lacan emprunte à la linguistique le terme de signifiant et de signifié. D'ailleurs, il suffit pour le constater de voir comment dans l'Éthique de la psychanalyse Lacan reprend ligne à ligne ce travail de Freud sur l'appareil psychique et pour le retraduire en termes de "frayages signifiants". Ce qui prouve bien qu'il ne saurait s'agir en quoique ce soit de trajets nerveux ni d'une quelconque localisation cérébrale.</p><p> Mais par contre on peut dire que c’est par ces signifiants que le corps lui-même est affecté.  Il n’en est donc pas la source mais en subit ses effets. De cela les hystériques en sont les meilleurs témoins, puisqu’ils savent en faire démonstration par leurs symptômes corporels, selon les choix d’objets petits a qu’ils ont effectués et surtout selon les locutions verbales avec lesquelles ils les manifestent, “ça m’a fait battre le coeur”, “j’en ai eu les jambes coupées” ou encore, et c’est plus grave,   “ les bras m’en sont tombés !”.  </p><p>Ainsi, dans cette marée montante des neurosciences, le grand texte de Lacan “ fonction et champ de la parole et du langage” devrait servir de phare dans la tempête au moins pour les analystes, si ce n’est pour d’autres.    </p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". </p><p>  (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 07 Oct 2024 07:30:24 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b54r6Umjd3ln.mp3?t=1728285638" length="7030534" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/non-la-psychanalyse-n-est-en-rien-concernee-par-les-neurosciences-podcast-n0</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>07:19</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Je sais bien que ce titre va être contesté car certains psychanalystes pensent et  affirment haut et fort que  la psychanalyse va être remise au goût du jour avec les nouvelles techniques d'imagerie médicale et les avancées de la neurologie mais je va...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Le noeud borroméen et quelques règles données par Lacan pour son maniement ( Podcast n° 45)</title>
                <guid isPermaLink="false">8e78533899320b0a8f9f5ccf052c620d17584e90</guid>
                <description><![CDATA[<p>  </p><p>   Claude Lévi-Strauss dans l’un de ses ouvrages, “La Pensée sauvage”, avait consacré un chapitre  à  ce qu’il appelait   l’art du bricolage.  Je trouve que  la façon dont Lacan utilise  ces bouts de ficelle  relève en effet de cet art.  C’est en 1972 que Lacan a emprunté à Guilbaud ce nœud borroméen. Il a trouvé qu’il lui allait « comme bague au doigt » pour y démontrer ce qu’il avait déjà mis en évidence depuis fort longtemps, les trois registres du symbolique, de l’imaginaire et du réel. Théodule Guilbaud était un mathématicien qui s’était lui aussi intéressé à l’application des mathématiques aux sciences sociales.  </p><p>C’est d’’une façon très tardive, de 1973 à 1976, au cours des trois séminaires « Les non-dupes errent »,  « RSI » et  « le Sinthome », qu’il   élabore alors un nouveau mode d’approche de la psychanalyse avec sa théorie des nœuds, avec ce qu’il appelle ses ronds de ficelle.</p><p>Chemin faisant, il nous livre les secrets de leur maniement dans la mesure où ils sont faits, fabriqués, pour rendre compte de « sa pratique», les trois registres du symbolique, de l’imaginaire et du réel, noués ensemble dans le nœud, structurant le champ de l’expérience analytique. </p><p>J’ai donc regroupé pour en constituer un petit Vademecum, les conseils que Lacan nous donne, et se donne à lui-même, dans une certaine mesure, puisque cette nouvelle logique de « sacs et de cordes » est en cours d’élaboration.</p><p>J’en ai dégagé ces trois règles</p><p>Ce noeud borroméen, il faut l’utiliser “ Bêtement”  Il ne faut pas non plus mettre la charrue avant les bœufs et s’intéresser à ce nœud avant d’avoir lu et travaillé l’ensemble des séminaires de Lacan. C’est en effet eux qui permettent son usage effectif. Son maniement implique de même une référence constante au texte freudien.   </p><p>Je me pose cette  question : quels seront les auditeurs de ce podcast qui arriveront jusqu”au bout ?  En guise de récompense,   Pour le  prochain j’évoquerai l’amusant  lapsus calami d’un assassin cité par Freud.    </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>  </p><p>   Claude Lévi-Strauss dans l’un de ses ouvrages, “La Pensée sauvage”, avait consacré un chapitre  à  ce qu’il appelait   l’art du bricolage.  Je trouve que  la façon dont Lacan utilise  ces bouts de ficelle  relève en effet de cet art.  C’est en 1972 que Lacan a emprunté à Guilbaud ce nœud borroméen. Il a trouvé qu’il lui allait « comme bague au doigt » pour y démontrer ce qu’il avait déjà mis en évidence depuis fort longtemps, les trois registres du symbolique, de l’imaginaire et du réel. Théodule Guilbaud était un mathématicien qui s’était lui aussi intéressé à l’application des mathématiques aux sciences sociales.  </p><p>C’est d’’une façon très tardive, de 1973 à 1976, au cours des trois séminaires « Les non-dupes errent »,  « RSI » et  « le Sinthome », qu’il   élabore alors un nouveau mode d’approche de la psychanalyse avec sa théorie des nœuds, avec ce qu’il appelle ses ronds de ficelle.</p><p>Chemin faisant, il nous livre les secrets de leur maniement dans la mesure où ils sont faits, fabriqués, pour rendre compte de « sa pratique», les trois registres du symbolique, de l’imaginaire et du réel, noués ensemble dans le nœud, structurant le champ de l’expérience analytique. </p><p>J’ai donc regroupé pour en constituer un petit Vademecum, les conseils que Lacan nous donne, et se donne à lui-même, dans une certaine mesure, puisque cette nouvelle logique de « sacs et de cordes » est en cours d’élaboration.</p><p>J’en ai dégagé ces trois règles</p><p>Ce noeud borroméen, il faut l’utiliser “ Bêtement”  Il ne faut pas non plus mettre la charrue avant les bœufs et s’intéresser à ce nœud avant d’avoir lu et travaillé l’ensemble des séminaires de Lacan. C’est en effet eux qui permettent son usage effectif. Son maniement implique de même une référence constante au texte freudien.   </p><p>Je me pose cette  question : quels seront les auditeurs de ce podcast qui arriveront jusqu”au bout ?  En guise de récompense,   Pour le  prochain j’évoquerai l’amusant  lapsus calami d’un assassin cité par Freud.    </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Aug 2024 07:22:07 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b34PzUJKea30.mp3?t=1731320296" length="15229699" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/le-noeud-borromeen-et</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,symptôme,psychanalyse, Freud,noeud borroméen,topologie,georges théodule guilbaut,triple identification freudienne,symbolique, imaginaire et réel</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>15:51</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
  
   Claude Lévi-Strauss dans l’un de ses ouvrages, “La Pensée sauvage”, avait consacré un chapitre  à  ce qu’il appelait   l’art du bricolage.  Je trouve que  la façon dont Lacan utilise  ces bouts de ficelle  relève en effet de cet art.  C’est en 1...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'importance du nom propre, du nom de son père ( Podcast n°44)</title>
                <guid isPermaLink="false">e79b66899f0ddffec4bdd1bc386ab9bd372fbd54</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Il n'est pas facile de saisir, dans une approche analytique,  l'importance du  nom propre. J'ai plusieurs fois essayé de reprendre pas à pas les textes de Lacan où il en parle, notamment celui d' "Un discours qui ne serait pas du semblant", mais je n'ai pas réussi à en faire, à mon idée, un juste repérage sauf quand même quelques points qui sautent aux yeux : </p><p>1 - Le nom propre a ceci de particulier que, bien sûr, vous le portez, mais que ce nom vous a quand même été donné par quelqu'un,   votre père, votre mari et quelquefois votre mère quand il n'y a pas eu d'acte de reconnaissance par le père et qu'il ne vous a pas donné son nom. Porter volontiers ou non ce nom qui vous a été donné, l'accepter ou le refuser, se trouver des noms de plume, de théâtre ou de psychose, c'est une façon de prendre position par rapport à ce don du nom, poser votre désir par rapport au désir du père ou de l'homme qui vous l'a donné ou pas donné.</p><p>2 - En même temps, c'est aussi un nom qui vous permet de vous repérer dans votre lignée,  la lignée de vos ancêtres. Il est frappant de constater comment  dans la Bible  nous pouvons lire une longue  litanie de noms organisés en fonction d’une  filiation paternelle  et ce qui m'a toujours frappé dans cette longue énumération, c'est que justement le nom des femmes qui ont porté ces fils est le plus souvent élidée, comme si c’était une façon symbolique d’instaurer la métaphore paternelle, littéralement donc d'effectuer  la substitution de ce nom du père à ce qu’il en était du désir de la mère.</p><p>3  - On trouve, dans toute analyse, y compris bien sûr dans la sienne,  la façon dont chacun utilise son nom propre en le mettant en scène  dans les rêves et les symptômes -   Les névrosés  brodent autour des lettres de leur nom propre ou des significations qu’on peut leur donner pour construire ce que Freud appelait le roman familial du névrosé et Lacan, la chanson de geste de la névrose dont le sujet est le héros.  Au titre d’exemple, on peut évoquer  comment on a pu découvrir dans l’après coup au moment où on a su son nom  le fait que le Petit Hans qui s’appelait en fait Herbert Graff avait ainsi utilisé les lettres de son nom propre pour raconter  sa fantaisie de la girafe chiffonnée, “Giraffe”, celle qui représentait tantôt sa mère, sous la forme de la grande girafe, tantôt  sa soeur Anna,  comme petite girafe. Cette fantaisie participant à toute l’élaboration signifiante de sa phobie, celle qui le protégeait  du désir envahissant de sa mère.   </p><p>Pour préciser dons ce qu’il en est de cette fonction du nom propre dans l’analyse, dans une première approche on peut dire que le nom propre, étant pris dans les symptômes,  participe ainsi à cette fonction de suppléance du nom du père qui est attribué au symptôme mais ça mériterait d'être un peu plus solidement étayé, étayé par la clinique.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Il n'est pas facile de saisir, dans une approche analytique,  l'importance du  nom propre. J'ai plusieurs fois essayé de reprendre pas à pas les textes de Lacan où il en parle, notamment celui d' "Un discours qui ne serait pas du semblant", mais je n'ai pas réussi à en faire, à mon idée, un juste repérage sauf quand même quelques points qui sautent aux yeux : </p><p>1 - Le nom propre a ceci de particulier que, bien sûr, vous le portez, mais que ce nom vous a quand même été donné par quelqu'un,   votre père, votre mari et quelquefois votre mère quand il n'y a pas eu d'acte de reconnaissance par le père et qu'il ne vous a pas donné son nom. Porter volontiers ou non ce nom qui vous a été donné, l'accepter ou le refuser, se trouver des noms de plume, de théâtre ou de psychose, c'est une façon de prendre position par rapport à ce don du nom, poser votre désir par rapport au désir du père ou de l'homme qui vous l'a donné ou pas donné.</p><p>2 - En même temps, c'est aussi un nom qui vous permet de vous repérer dans votre lignée,  la lignée de vos ancêtres. Il est frappant de constater comment  dans la Bible  nous pouvons lire une longue  litanie de noms organisés en fonction d’une  filiation paternelle  et ce qui m'a toujours frappé dans cette longue énumération, c'est que justement le nom des femmes qui ont porté ces fils est le plus souvent élidée, comme si c’était une façon symbolique d’instaurer la métaphore paternelle, littéralement donc d'effectuer  la substitution de ce nom du père à ce qu’il en était du désir de la mère.</p><p>3  - On trouve, dans toute analyse, y compris bien sûr dans la sienne,  la façon dont chacun utilise son nom propre en le mettant en scène  dans les rêves et les symptômes -   Les névrosés  brodent autour des lettres de leur nom propre ou des significations qu’on peut leur donner pour construire ce que Freud appelait le roman familial du névrosé et Lacan, la chanson de geste de la névrose dont le sujet est le héros.  Au titre d’exemple, on peut évoquer  comment on a pu découvrir dans l’après coup au moment où on a su son nom  le fait que le Petit Hans qui s’appelait en fait Herbert Graff avait ainsi utilisé les lettres de son nom propre pour raconter  sa fantaisie de la girafe chiffonnée, “Giraffe”, celle qui représentait tantôt sa mère, sous la forme de la grande girafe, tantôt  sa soeur Anna,  comme petite girafe. Cette fantaisie participant à toute l’élaboration signifiante de sa phobie, celle qui le protégeait  du désir envahissant de sa mère.   </p><p>Pour préciser dons ce qu’il en est de cette fonction du nom propre dans l’analyse, dans une première approche on peut dire que le nom propre, étant pris dans les symptômes,  participe ainsi à cette fonction de suppléance du nom du père qui est attribué au symptôme mais ça mériterait d'être un peu plus solidement étayé, étayé par la clinique.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 08 Aug 2024 15:56:55 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b54r6UmReR1L.mp3?t=1723132513" length="10927655" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-importance-du-nom-propre-du-nom-de-son-pere-podcast-n0</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,nom propre,métaphore paternelle,,nom du père,désir de la mère,le petit hans</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:22</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Il n'est pas facile de saisir, dans une approche analytique,  l'importance du  nom propre. J'ai plusieurs fois essayé de reprendre pas à pas les textes de Lacan où il en parle, notamment celui d' "Un discours qui ne serait pas du semblant", mais je n'a...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Un rêve de Freud où, par ses talents d’orateur,  il  fait de l’obstruction au parlement ( podcast n°43)</title>
                <guid isPermaLink="false">9e97817e6f3304ddc98ac178b6d6e99e32fad5f9</guid>
                <description><![CDATA[<p>Ce sont les circonstances actuelles, en cette période électorale animée, qui m’ont donné l’idée de reprendre ce rêve de Freud car nous avons besoin plus que jamais d’un peu d’humour et même d’espoir.</p><p>Ce rêve qui se trouve donc dans le grand ouvrage princeps de Freud, L'interprétation du rêve, est là, avec d'autres, pour démontrer que les rêves sont toujours égoïstes et sont les célébrations du Moi du sujet. C’est toujours ce Moi le héros du rêve, quelques soient ses déguisements.</p><p>Ce rêve rappelle un peu celui de la monographie botanique. Là encore c’est un livre exposé dans la vitrine d’un libraire qui le provoque : Freud écrit « Le nom de la nouvelle collection est : orateurs (ou discours) célèbres, et le numéro 1 de la série porte le nom du docteur Lecher. » c’est le texte même du rêve. Il est donc très court. Dans l’analyse de ce rêve, Freud s’étonne de l’intérêt qu’il porte à ce dénommé Lecher. Il le définit en effet comme « l’orateur perpétuel de l’obstruction allemande au parlement ». C’est donc un incorrigible parleur ou orateur mais qui ne le fait que pour empêcher les autres de parler. De fait, ce Lecher, c’est lui, Freud, obligé de parler plusieurs heures par jour avec de nouveaux analysants. Cela peut paraître curieux à une première lecture, d’accorder tellement plus d’importance au fait de parler plutôt qu’au fait d’écouter. Mais peut-être qu’après tout Freud constate que l’analyse est en effet une expérience de parole et que ce rêve le met tout particulièrement en évidence.</p><p>En tout cas Freud le proclame en effet « je suis donc moi-même de la sorte un orateur ou un parleur perpétuel »</p><p>Une note des traducteurs cite la série des signifiants oraux qui sont à l’oeuvre. de ce rêve Je cite cette note parce qu’elle met bien évidence ce qu’il en est de la voix comme objet petit a Je cite « Le rêve joue avec le paradigme du discours (Rede), de l’orateur ( Redner) et enfin du Dauerredner, du député qui garde la parole pendant des heures au Parlement pour faire obstruction. Mais reden veut dire aussi parler tout simplement. »</p><p>On peut quand même remarquer que ce rêve n’est pas interprété à proprement parler. Il n’est là que pour souligner le fait que Freud s’est identifié dans son rêve à ce député qui ne cesse de faire obstruction à la parole des autres, qui littéralement les empêche de parler. Alors on peut certes penser que c’est peut-être un avertissement qu’il s’adresse à lui-même, un effet de son Surmoi « Tu parles un peu trop, mesure tes paroles » ? En effet en français, j’ajouterai bien à la liste de ces signifiants allemands, celui de « parler à bon escient » ou encore « parler en connaissance de « cause » ».</p><p>Mais il est vrai aussi qu’avec cette invention de la psychanalyse et le déchiffrage du sens de ces rêves, il est devenu un véritable homme de parole et pas seulement un parleur.</p><p>De fait, on peut aussi penser que de voir son nom propre exposé dans la vitrine d’une librairie mérite bien de s’identifier à ce dénommé Lecher, quelques soient par ailleurs les défauts qui l’ont rendu célèbre. A noter enfin que, comme nous ne savons pas quel était pour Freud le sens de ce rêve, nous nous trouvons dans la même situation que l’analyste écoutant le rêve d’un analysant. Avant de savoir ce que lui nous en dira, nous pouvons toujours analyser ce qu’il provoque en nous d’effets de transfert.</p><p>A ce propos, je me souviens avoir raconté en cours d’analyse, un rêve où je faisais parler Jacques Alain Miller. il disait en substance : » Je fais toujours ce que je dis ». Lacan m’avait rétorqué sobrement qu’en attendant, c’était quand même moi qui avait fait ce rêve ! Il en va de même pour Freud, c’était lui qui avait fait ce rêve et qui comptait bien faire de l’obstruction au parlement par la magie de son verbe.</p><p><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce sont les circonstances actuelles, en cette période électorale animée, qui m’ont donné l’idée de reprendre ce rêve de Freud car nous avons besoin plus que jamais d’un peu d’humour et même d’espoir.</p><p>Ce rêve qui se trouve donc dans le grand ouvrage princeps de Freud, L'interprétation du rêve, est là, avec d'autres, pour démontrer que les rêves sont toujours égoïstes et sont les célébrations du Moi du sujet. C’est toujours ce Moi le héros du rêve, quelques soient ses déguisements.</p><p>Ce rêve rappelle un peu celui de la monographie botanique. Là encore c’est un livre exposé dans la vitrine d’un libraire qui le provoque : Freud écrit « Le nom de la nouvelle collection est : orateurs (ou discours) célèbres, et le numéro 1 de la série porte le nom du docteur Lecher. » c’est le texte même du rêve. Il est donc très court. Dans l’analyse de ce rêve, Freud s’étonne de l’intérêt qu’il porte à ce dénommé Lecher. Il le définit en effet comme « l’orateur perpétuel de l’obstruction allemande au parlement ». C’est donc un incorrigible parleur ou orateur mais qui ne le fait que pour empêcher les autres de parler. De fait, ce Lecher, c’est lui, Freud, obligé de parler plusieurs heures par jour avec de nouveaux analysants. Cela peut paraître curieux à une première lecture, d’accorder tellement plus d’importance au fait de parler plutôt qu’au fait d’écouter. Mais peut-être qu’après tout Freud constate que l’analyse est en effet une expérience de parole et que ce rêve le met tout particulièrement en évidence.</p><p>En tout cas Freud le proclame en effet « je suis donc moi-même de la sorte un orateur ou un parleur perpétuel »</p><p>Une note des traducteurs cite la série des signifiants oraux qui sont à l’oeuvre. de ce rêve Je cite cette note parce qu’elle met bien évidence ce qu’il en est de la voix comme objet petit a Je cite « Le rêve joue avec le paradigme du discours (Rede), de l’orateur ( Redner) et enfin du Dauerredner, du député qui garde la parole pendant des heures au Parlement pour faire obstruction. Mais reden veut dire aussi parler tout simplement. »</p><p>On peut quand même remarquer que ce rêve n’est pas interprété à proprement parler. Il n’est là que pour souligner le fait que Freud s’est identifié dans son rêve à ce député qui ne cesse de faire obstruction à la parole des autres, qui littéralement les empêche de parler. Alors on peut certes penser que c’est peut-être un avertissement qu’il s’adresse à lui-même, un effet de son Surmoi « Tu parles un peu trop, mesure tes paroles » ? En effet en français, j’ajouterai bien à la liste de ces signifiants allemands, celui de « parler à bon escient » ou encore « parler en connaissance de « cause » ».</p><p>Mais il est vrai aussi qu’avec cette invention de la psychanalyse et le déchiffrage du sens de ces rêves, il est devenu un véritable homme de parole et pas seulement un parleur.</p><p>De fait, on peut aussi penser que de voir son nom propre exposé dans la vitrine d’une librairie mérite bien de s’identifier à ce dénommé Lecher, quelques soient par ailleurs les défauts qui l’ont rendu célèbre. A noter enfin que, comme nous ne savons pas quel était pour Freud le sens de ce rêve, nous nous trouvons dans la même situation que l’analyste écoutant le rêve d’un analysant. Avant de savoir ce que lui nous en dira, nous pouvons toujours analyser ce qu’il provoque en nous d’effets de transfert.</p><p>A ce propos, je me souviens avoir raconté en cours d’analyse, un rêve où je faisais parler Jacques Alain Miller. il disait en substance : » Je fais toujours ce que je dis ». Lacan m’avait rétorqué sobrement qu’en attendant, c’était quand même moi qui avait fait ce rêve ! Il en va de même pour Freud, c’était lui qui avait fait ce rêve et qui comptait bien faire de l’obstruction au parlement par la magie de son verbe.</p><p><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Jul 2024 09:20:26 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/y0O1zFW7l786.mp3?t=1720775747" length="5664291" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/un-reve-de-freud-ou-par-ses-talents-d-orateur-il-fait-de-l-obstruction-au-parlement-podcast-n0</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>05:53</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Ce sont les circonstances actuelles, en cette période électorale animée, qui m’ont donné l’idée de reprendre ce rêve de Freud car nous avons besoin plus que jamais d’un peu d’humour et même d’espoir.Ce rêve qui se trouve donc dans le grand ouvrage prin...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>La structure en psychanalyse ( Podcast n° 42)</title>
                <guid isPermaLink="false">1f8f7d0e5c2b8e6cd5954af170a3e2d137b6e173</guid>
                <description><![CDATA[<p>Au moment où le structuralisme était en vogue et que les philosophes l'opposaient à l'existentialisme, Lacan précisait, aux journalistes qui lui posaient souvent la question, ce que, lui, en tant que psychanalyste, mettait sous ce terme de structure et quel usage rigoureux il en faisait dans la champ de la psychanalyse. C'était en décembre 1966.   Il avait accordé un interview au Figaro le 1 er décembre 1966, avec ce titre “ Un psychanalyste s’explique” </p><p><b>Il </b>disait à ce journaliste ceci : " Ce qu'on voit dans Freud, c'est un homme qui est tout le temps en train de débattre sur chaque morceau de son matériel linguistique, d'en faire jouer les articulations. Voilà Freud, un linguiste… toute l'œuvre de Freud est à déchiffrer en fonction d'une grille linguistique qui n'a été inventée qu'après lui ".   Freud avait donc devancé Saussure. C’est dans cet interview que nous trouvons la définition la plus explicite de ce qu’est cette référence à la structure en psychanalyse : " La structure n'a pas la même signification pour chacun. Ainsi pour moi, le mot structure désigne exactement l'incidence du langage comme tel dans ce champ phénoménal qui peut être groupé sous la rubrique de ce qui est analysable au sens analytique. Je précise dans le champ de ma recherche dire " structuré comme un langage " est un pléonasme ".  Les deux termes structure et langage sont équivalents, peuvent être substitués l’un à l”autre. </p><p>Et maintenant si vous souhaitez trouver des preuves dans le texte freudien de ce que Lacan avance que Freud était un linguiste avant même l’invention de la linguistique, vous pourrez relire un texte passionnant qui a pour titre "L'intérêt de la psychanalyse" avec un  de ses chapitres a  d’ailleurs pour titre  "L'intérêt pour les sciences du langage" Et oui !  Freud n'avait pas attendu Lacan  pour s'intéresser à la linguistique ! <br><br>J'en extrait ce passage que je trouve magnifique : "La langue du rêve peut-on dire, est le mode d'expression de l'activité psychique inconsciente. Mais l'inconscient parle plus qu'un simple dialecte. Parmi les conditions psychologiques modifiées qui caractérisent les formes particulières de névroses et les distinguent les unes des autres, se trouvent aussi de constantes modifications de l'expression concernant les motions psychiques inconscientes. Alors que la langue gestuelle de l'hystérie coïncide avec la langue pictographique du rêve, des visions, etc... pour la langue de pensée de la névrose obsessionnelle et de la paraphrénie se présentent des formations idiomatiques particulières .... Ce qu'une hystérique, par exemple,  représente par des vomissements, cela s'exprimera chez un malade obsessionnel par de méticuleuses mesures de précaution contre une  infection et provoquera chez un paraphrénique une plainte ou un soupçon qu'on est en train de l'empoisonner. Ce qui trouve ici un expression si diverse, c'est le désir, refoulé dans l'inconscient, d'engrossement, et d'autre part la résistance de la personne malade contre celui-ci". </p><p>Lacan reprendra ces fantasmes de grossesse pour en faire un mode d'instauration de la fonction paternelle dans la psychose et la névrose, laissant dans l'ombre, élidée, la question de leur rôle dans la perversion. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où le structuralisme était en vogue et que les philosophes l'opposaient à l'existentialisme, Lacan précisait, aux journalistes qui lui posaient souvent la question, ce que, lui, en tant que psychanalyste, mettait sous ce terme de structure et quel usage rigoureux il en faisait dans la champ de la psychanalyse. C'était en décembre 1966.   Il avait accordé un interview au Figaro le 1 er décembre 1966, avec ce titre “ Un psychanalyste s’explique” </p><p><b>Il </b>disait à ce journaliste ceci : " Ce qu'on voit dans Freud, c'est un homme qui est tout le temps en train de débattre sur chaque morceau de son matériel linguistique, d'en faire jouer les articulations. Voilà Freud, un linguiste… toute l'œuvre de Freud est à déchiffrer en fonction d'une grille linguistique qui n'a été inventée qu'après lui ".   Freud avait donc devancé Saussure. C’est dans cet interview que nous trouvons la définition la plus explicite de ce qu’est cette référence à la structure en psychanalyse : " La structure n'a pas la même signification pour chacun. Ainsi pour moi, le mot structure désigne exactement l'incidence du langage comme tel dans ce champ phénoménal qui peut être groupé sous la rubrique de ce qui est analysable au sens analytique. Je précise dans le champ de ma recherche dire " structuré comme un langage " est un pléonasme ".  Les deux termes structure et langage sont équivalents, peuvent être substitués l’un à l”autre. </p><p>Et maintenant si vous souhaitez trouver des preuves dans le texte freudien de ce que Lacan avance que Freud était un linguiste avant même l’invention de la linguistique, vous pourrez relire un texte passionnant qui a pour titre "L'intérêt de la psychanalyse" avec un  de ses chapitres a  d’ailleurs pour titre  "L'intérêt pour les sciences du langage" Et oui !  Freud n'avait pas attendu Lacan  pour s'intéresser à la linguistique ! <br><br>J'en extrait ce passage que je trouve magnifique : "La langue du rêve peut-on dire, est le mode d'expression de l'activité psychique inconsciente. Mais l'inconscient parle plus qu'un simple dialecte. Parmi les conditions psychologiques modifiées qui caractérisent les formes particulières de névroses et les distinguent les unes des autres, se trouvent aussi de constantes modifications de l'expression concernant les motions psychiques inconscientes. Alors que la langue gestuelle de l'hystérie coïncide avec la langue pictographique du rêve, des visions, etc... pour la langue de pensée de la névrose obsessionnelle et de la paraphrénie se présentent des formations idiomatiques particulières .... Ce qu'une hystérique, par exemple,  représente par des vomissements, cela s'exprimera chez un malade obsessionnel par de méticuleuses mesures de précaution contre une  infection et provoquera chez un paraphrénique une plainte ou un soupçon qu'on est en train de l'empoisonner. Ce qui trouve ici un expression si diverse, c'est le désir, refoulé dans l'inconscient, d'engrossement, et d'autre part la résistance de la personne malade contre celui-ci". </p><p>Lacan reprendra ces fantasmes de grossesse pour en faire un mode d'instauration de la fonction paternelle dans la psychose et la névrose, laissant dans l'ombre, élidée, la question de leur rôle dans la perversion. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 19 Jun 2024 06:03:21 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/B44AzU4MkGZB.mp3?t=1718723322" length="10431119" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-structure-en-psychanalyse-podcast-n0-41</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,PSYCHOSE,perversion,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,michel tournier,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle,Paranoia,le roi des aulnes,le cas du président schreber,l'observation du conducteur de tramway,michael joseph eisler,"l'inconscient est structuré comme un langage"</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:51</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Au moment où le structuralisme était en vogue et que les philosophes l'opposaient à l'existentialisme, Lacan précisait, aux journalistes qui lui posaient souvent la question, ce que, lui, en tant que psychanalyste, mettait sous ce terme de structure et...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Sous le manteau de Noé; Les trois fonctions du père symbolique, imaginaire et réel ( podcast n° 41)</title>
                <guid isPermaLink="false">a1b0dbad6602c12647cbff6b08e3dd624ac60487</guid>
                <description><![CDATA[<p>A l’occasion d’un voyage en Italie, j’ai eu l’occasion d’admirer les fresques de la collégiale de San Giminiano, en Toscane.  Une de ces fresques m’a bien amusée et intéressée. Elle décrit la scène du manteau de Noé.  </p><p>Selon la parole biblique, Noé, ignorant les effets du jus de la vigne, s’était enivré et une fois endormi, avait laissé voir tous ses attributs virils à ses trois fils.  Sur cette fresque, on y voit donc en clair l’objet de l’interdit à savoir le pauvre petit zizi du père, avant qu’il ne soit vivement recouvert de son manteau par deux de ses fils respectueux, Sem et Japhet.  D’après cette fresque on ne peut pas deviner que le troisième des fils, Cham, s’est,  quant à lui,  risqué à en avoir le cœur net et à jeter un petit coup d'œil sur la nudité du père. Il a même incité ses frères à braver cet interdit.    </p><p>Sans doute ce coup d'œil n’est-il pas loin de là, admiratif, puisque pour cette outrecuidance, Cham sera lourdement puni.  Noé, sorti de son ivresse, le maudit et surtout le condamne à devenir l’esclave de ses deux frères. J’ai relu tout ce qu’il en est raconté dans la Genèse.  Il y est décrit notamment comment les deux frères, pour recouvrir le corps du père de son manteau et mettre ainsi fin à cet intolérable spectacle, lui tournent le dos et marchent donc à reculons pour ne pas avoir à le regarder en face. Avec ce mythe du manteau de Noé, il semble bien que ce soit l’insuffisance de l’organe viril du père au regard du signifiant phallique que les fils ne doivent constater à aucun prix, pour pouvoir continuer à se soutenir de sa fonction d’exception et trouver ainsi leur statut d’hommes.  </p><p>Cette si amusante mise en scène ainsi que toutes les descriptions bibliques de la vie de Noé peuvent servir de points d’appuis pour aborder  les trois registres dans lesquels intervient la fonction paternelle, le registre du réel, de l’imaginaire et du symbolique. </p><p><br><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion d’un voyage en Italie, j’ai eu l’occasion d’admirer les fresques de la collégiale de San Giminiano, en Toscane.  Une de ces fresques m’a bien amusée et intéressée. Elle décrit la scène du manteau de Noé.  </p><p>Selon la parole biblique, Noé, ignorant les effets du jus de la vigne, s’était enivré et une fois endormi, avait laissé voir tous ses attributs virils à ses trois fils.  Sur cette fresque, on y voit donc en clair l’objet de l’interdit à savoir le pauvre petit zizi du père, avant qu’il ne soit vivement recouvert de son manteau par deux de ses fils respectueux, Sem et Japhet.  D’après cette fresque on ne peut pas deviner que le troisième des fils, Cham, s’est,  quant à lui,  risqué à en avoir le cœur net et à jeter un petit coup d'œil sur la nudité du père. Il a même incité ses frères à braver cet interdit.    </p><p>Sans doute ce coup d'œil n’est-il pas loin de là, admiratif, puisque pour cette outrecuidance, Cham sera lourdement puni.  Noé, sorti de son ivresse, le maudit et surtout le condamne à devenir l’esclave de ses deux frères. J’ai relu tout ce qu’il en est raconté dans la Genèse.  Il y est décrit notamment comment les deux frères, pour recouvrir le corps du père de son manteau et mettre ainsi fin à cet intolérable spectacle, lui tournent le dos et marchent donc à reculons pour ne pas avoir à le regarder en face. Avec ce mythe du manteau de Noé, il semble bien que ce soit l’insuffisance de l’organe viril du père au regard du signifiant phallique que les fils ne doivent constater à aucun prix, pour pouvoir continuer à se soutenir de sa fonction d’exception et trouver ainsi leur statut d’hommes.  </p><p>Cette si amusante mise en scène ainsi que toutes les descriptions bibliques de la vie de Noé peuvent servir de points d’appuis pour aborder  les trois registres dans lesquels intervient la fonction paternelle, le registre du réel, de l’imaginaire et du symbolique. </p><p><br><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 19 May 2024 13:20:45 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/omaXns8XD3Pg.mp3?t=1716123887" length="11609742" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/sous-le-manteau-de-noe-les-trois-fonctions-du-pere-symbolique-imaginaire-et-reel-podcast-n0-41</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>imaginaire,Bible,symbolique,Lacan,réel,symptôme,névrose,Fonction du père,métaphore paternelle,Formules de la sexuation,nom-du-père,totem et tabou,les trois temps de l'oedipe,père réel,père idéalisé,père symbolique,fantasmes de renaissance</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:05</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>A l’occasion d’un voyage en Italie, j’ai eu l’occasion d’admirer les fresques de la collégiale de San Giminiano, en Toscane.  Une de ces fresques m’a bien amusée et intéressée. Elle décrit la scène du manteau de Noé.  Selon la parole biblique, Noé, ign...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Psychiatre, psychologue, psychanalyste, lequel choisir ? ( Podcast n°40)</title>
                <guid isPermaLink="false">2b92a70806853e96b49f31329a84a223cfca97ac</guid>
                <description><![CDATA[<p>Pour qui s’intéresse à cette question, Il n'est certes pas facile de savoir ce qui peut bien différencier un psychiatre d'un psychologue et d'un psychanalyste car ces trois praticiens ont au moins en commun le fait qu'ils s'occupent tous les trois de la souffrance psychique,.</p><p>Si nous faisons apparaître ces deux termes de guérison et de suggestion, ils vont être pour nous deux éléments de différenciation décisifs</p><p>Le psychiatre vous écoutera et vous parlera mais ce sera de surcroît car c'est un médecin : il vous donnera quelques paroles d'encouragement mais il vous prescrira également des médicaments. C'est avant tout sur eux qu'il compte pour vous guérir.</p><p>Le psychologue ou psychothérapeute, vous écoutera et vous parlera, c'est en effet par la parole qu'il espère vous guérir de vos symptômes. Mais vous serez avec lui en face à face, c'est à dire que vous vous parlerez, de vous à lui et de lui à vous, et peut-être sera-t-il ainsi sollicité de vous répondre quelquefois du tac au tac.</p><p>Le psychanalyste vous écoutera surtout - et par ses interprétations fort rares - vous permettra de vous guérir vous-même. Vous êtes allongé sur un divan, et le psychanalyste se trouve derrière vous pour n'avoir à prêter attention qu'à vos paroles et également pour se dérober à votre regard, pour mieux s'effacer devant vous.</p><p>Mais cette première approche est loin d'être suffisante et c'est la que ce terme de Suggestion est très utile puisque tous trois n'en font pas du tout le même usage. Ce terme on peut je pense le définir comme le fait d'influencer quelqu'un, de lui imposer éventuellement une image, une pensée, une conduite, mais si on passe du nom au verbe, on peut choisir soit le verbe suggestionner, qui existe, soit le verbe suggérer.</p><p>La césure entre ces deux verbes, suggestionner et suggérer, permet d'établir une coupure entre la psychanalyse et les autres formes de thérapies psychiques. Le psychanalyste ne suggestionne pas, il suggère, par ses interprétations ; Il « sussure », comme dit Lacan, des signifiants qui ont le pouvoir de guérir la névrose, voire la perversion.</p><p>Ces faits liés à ces deux termes guérison, suggestion, on peut les retrouver dans le texte freudien, ce qui différencie la psychanalyse des autres formes de psychothérapie c'est un double renoncement : tout d'abord, celui concernant le plus court chemin pour arriver à la guérison au profit de l'élucidation des mécanismes en jeu, d'autre part le renoncement à la suggestion ou tout au moins à son utilisation mise à chaque fois en suspens, déboutée par le déchiffrage de ce que traduit, à chaque étape de l'analyse, l'amour de transfert, à savoir une manifestation du désir de l'analysant dans son lien au désir du psychanalyste.</p><p>Par le biais du transfert, dans l'analyse, si la guérison des symptômes peut être obtenue c'est en retrouvant leurs sources infantiles : "… pour dissoudre les symptômes, il faut remonter à leurs origines, réveiller le conflit qui leur a donné naissance et orienter ce conflit vers une autre solution, en mettant en œuvre des facteurs qui à l'époque où sont nés les symptômes n'étaient pas à la disposition du malade".</p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pour qui s’intéresse à cette question, Il n'est certes pas facile de savoir ce qui peut bien différencier un psychiatre d'un psychologue et d'un psychanalyste car ces trois praticiens ont au moins en commun le fait qu'ils s'occupent tous les trois de la souffrance psychique,.</p><p>Si nous faisons apparaître ces deux termes de guérison et de suggestion, ils vont être pour nous deux éléments de différenciation décisifs</p><p>Le psychiatre vous écoutera et vous parlera mais ce sera de surcroît car c'est un médecin : il vous donnera quelques paroles d'encouragement mais il vous prescrira également des médicaments. C'est avant tout sur eux qu'il compte pour vous guérir.</p><p>Le psychologue ou psychothérapeute, vous écoutera et vous parlera, c'est en effet par la parole qu'il espère vous guérir de vos symptômes. Mais vous serez avec lui en face à face, c'est à dire que vous vous parlerez, de vous à lui et de lui à vous, et peut-être sera-t-il ainsi sollicité de vous répondre quelquefois du tac au tac.</p><p>Le psychanalyste vous écoutera surtout - et par ses interprétations fort rares - vous permettra de vous guérir vous-même. Vous êtes allongé sur un divan, et le psychanalyste se trouve derrière vous pour n'avoir à prêter attention qu'à vos paroles et également pour se dérober à votre regard, pour mieux s'effacer devant vous.</p><p>Mais cette première approche est loin d'être suffisante et c'est la que ce terme de Suggestion est très utile puisque tous trois n'en font pas du tout le même usage. Ce terme on peut je pense le définir comme le fait d'influencer quelqu'un, de lui imposer éventuellement une image, une pensée, une conduite, mais si on passe du nom au verbe, on peut choisir soit le verbe suggestionner, qui existe, soit le verbe suggérer.</p><p>La césure entre ces deux verbes, suggestionner et suggérer, permet d'établir une coupure entre la psychanalyse et les autres formes de thérapies psychiques. Le psychanalyste ne suggestionne pas, il suggère, par ses interprétations ; Il « sussure », comme dit Lacan, des signifiants qui ont le pouvoir de guérir la névrose, voire la perversion.</p><p>Ces faits liés à ces deux termes guérison, suggestion, on peut les retrouver dans le texte freudien, ce qui différencie la psychanalyse des autres formes de psychothérapie c'est un double renoncement : tout d'abord, celui concernant le plus court chemin pour arriver à la guérison au profit de l'élucidation des mécanismes en jeu, d'autre part le renoncement à la suggestion ou tout au moins à son utilisation mise à chaque fois en suspens, déboutée par le déchiffrage de ce que traduit, à chaque étape de l'analyse, l'amour de transfert, à savoir une manifestation du désir de l'analysant dans son lien au désir du psychanalyste.</p><p>Par le biais du transfert, dans l'analyse, si la guérison des symptômes peut être obtenue c'est en retrouvant leurs sources infantiles : "… pour dissoudre les symptômes, il faut remonter à leurs origines, réveiller le conflit qui leur a donné naissance et orienter ce conflit vers une autre solution, en mettant en œuvre des facteurs qui à l'époque où sont nés les symptômes n'étaient pas à la disposition du malade".</p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 23 Apr 2024 15:29:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oRvWXIXjOAn6.mp3?t=1713885794" length="8119817" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/psychiatre-psychologue-psychanalyste-lequel-choisir</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>08:27</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Pour qui s’intéresse à cette question, Il n'est certes pas facile de savoir ce qui peut bien différencier un psychiatre d'un psychologue et d'un psychanalyste car ces trois praticiens ont au moins en commun le fait qu'ils s'occupent tous les trois de l...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Qu'est ce que le complexe de castration ? ( Podcast n° 39),</title>
                <guid isPermaLink="false">349dca3f6ba59e70e07079639a69e1860a9df2b2</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Dès les années 1900, au moment où Freud écrit son oeuvre initiale l’Interprétation des rêves, il  analyse déjà  quelques rêves qu’il met sous la rubrique “ Rêves de castration”.   C’est donc là qu’il en découvre la dimension clinique.  </p><p>Parmi tous ces rêves, J’en ai retenu deux  qui abordent si on peut dire clairement la question. Pour le premier Freud écrit “ Un garçon de trois ans et cinq mois, qui visiblement accepte mal le retour de campagne de son père, se réveille un matin perturbé et énervé et répète sans cesse la question ; pourquoi papa a porté sa tête sur une assiette ? </p><p>Ce premier rêve exprime donc que cette crainte de castration est liée à une idée de vengeance du père par rétorsion.   C’est l’enfant qui a d’abord souhaité castrer son père. </p><p>Le second rêve que Freud lui a adjoint exprime alors cette angoisse de castration.  C’est le rêve d’enfance d’un étudiant souffrant d’une grave névrose obsessionnelle. Il se souvient que dans sa sixième année, il avait souvent rêvé ceci “ Il va chez le coiffeur se faire couper les cheveux. Arrive une grande femme aux traits sévères, qui approche de lui et lui tranche la tête. il reconnait cette femme comme étant sa mère.” </p><p>C’est le moins qu’on puisse dire, ce type de rêves fait dans l’enfance ne doit pas contribuer à favoriser les rapports harmonieux entre les hommes et les femmes une fois devenus adultes. </p><p>La première fois que Freud parle, tout au moins d’une façon un peu élaborée, du complexe de castration masculin, dans les « Trois essais sur la théorie de la sexualité », en 1905, ce qu’il appelle complexe de castration c’est la difficulté du petit garçon à accepter que la mère ne soit pas pourvue du même organe que le sien. »   il note que ce n’est pas le cas de la petite fille « elle ne  se refuse pas à accepter et reconnaître l’existence d’un sexe différent du sien, une fois qu’elle a aperçu  l’organe génital du garçon ; elle est sujette à l’envie du pénis qui  la porte au désir si important plus tard, d’être à son tour un garçon. »</p><p>Quelques années plus tard en 1914, dans son texte « Pour introduire le narcissisme »[1], Freud aborde à nouveau cette question du complexe de castration en le ramenant cette fois-ci non plus à la question de la castration de l’Autre mais de la sienne propre, une castration qui met en grand danger son narcissisme. </p><p>Mais en ces mêmes années, dans le texte de l’Homme aux loups, dans cette partie qu’il intitule “ Complexe de castration et érotisme anal”  en prenant appui sur la petite parcelle d’hystérie de l’Homme aux loups, nous pouvons aisément trouver un point de jonction entre la façon dont Freud aborde cette question du complexe de castration et ce que Lacan a élaboré, à propos de ce complexe,  des trois modes d’instauration de la fonction paternelle, pour le sujet dit normal, le sujet névrosé, et le psychotique.  Là où on peut effectuer cette articulation c'est en effet autour de la grossesse symbolique de L'homme aux loups que peut  s'effectuer cette passerelle de l'un à l'autre.  </p><p><br></p><p><br></p><p> </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Dès les années 1900, au moment où Freud écrit son oeuvre initiale l’Interprétation des rêves, il  analyse déjà  quelques rêves qu’il met sous la rubrique “ Rêves de castration”.   C’est donc là qu’il en découvre la dimension clinique.  </p><p>Parmi tous ces rêves, J’en ai retenu deux  qui abordent si on peut dire clairement la question. Pour le premier Freud écrit “ Un garçon de trois ans et cinq mois, qui visiblement accepte mal le retour de campagne de son père, se réveille un matin perturbé et énervé et répète sans cesse la question ; pourquoi papa a porté sa tête sur une assiette ? </p><p>Ce premier rêve exprime donc que cette crainte de castration est liée à une idée de vengeance du père par rétorsion.   C’est l’enfant qui a d’abord souhaité castrer son père. </p><p>Le second rêve que Freud lui a adjoint exprime alors cette angoisse de castration.  C’est le rêve d’enfance d’un étudiant souffrant d’une grave névrose obsessionnelle. Il se souvient que dans sa sixième année, il avait souvent rêvé ceci “ Il va chez le coiffeur se faire couper les cheveux. Arrive une grande femme aux traits sévères, qui approche de lui et lui tranche la tête. il reconnait cette femme comme étant sa mère.” </p><p>C’est le moins qu’on puisse dire, ce type de rêves fait dans l’enfance ne doit pas contribuer à favoriser les rapports harmonieux entre les hommes et les femmes une fois devenus adultes. </p><p>La première fois que Freud parle, tout au moins d’une façon un peu élaborée, du complexe de castration masculin, dans les « Trois essais sur la théorie de la sexualité », en 1905, ce qu’il appelle complexe de castration c’est la difficulté du petit garçon à accepter que la mère ne soit pas pourvue du même organe que le sien. »   il note que ce n’est pas le cas de la petite fille « elle ne  se refuse pas à accepter et reconnaître l’existence d’un sexe différent du sien, une fois qu’elle a aperçu  l’organe génital du garçon ; elle est sujette à l’envie du pénis qui  la porte au désir si important plus tard, d’être à son tour un garçon. »</p><p>Quelques années plus tard en 1914, dans son texte « Pour introduire le narcissisme »[1], Freud aborde à nouveau cette question du complexe de castration en le ramenant cette fois-ci non plus à la question de la castration de l’Autre mais de la sienne propre, une castration qui met en grand danger son narcissisme. </p><p>Mais en ces mêmes années, dans le texte de l’Homme aux loups, dans cette partie qu’il intitule “ Complexe de castration et érotisme anal”  en prenant appui sur la petite parcelle d’hystérie de l’Homme aux loups, nous pouvons aisément trouver un point de jonction entre la façon dont Freud aborde cette question du complexe de castration et ce que Lacan a élaboré, à propos de ce complexe,  des trois modes d’instauration de la fonction paternelle, pour le sujet dit normal, le sujet névrosé, et le psychotique.  Là où on peut effectuer cette articulation c'est en effet autour de la grossesse symbolique de L'homme aux loups que peut  s'effectuer cette passerelle de l'un à l'autre.  </p><p><br></p><p><br></p><p> </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 30 Mar 2024 19:26:41 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ypE0VINQPPkK.mp3?t=1711816573" length="11337252" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/qu-est-ce-que-le-complexe-de-castration-podcast-n0-39</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:48</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Dès les années 1900, au moment où Freud écrit son oeuvre initiale l’Interprétation des rêves, il  analyse déjà  quelques rêves qu’il met sous la rubrique “ Rêves de castration”.   C’est donc là qu’il en découvre la dimension clinique.  Parmi tous ces r...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>La fonction secrète de l'hystérie dans la transmission de la psychanalyse ( podcast n° 38)</title>
                <guid isPermaLink="false">7c776714f989e2f9266bfae10a4fa347c125fed5</guid>
                <description><![CDATA[<p>C’est pour réhabiliter l’hystérie, lui redonner ses titres de noblesse que j’ai choisi, dans l’un de mes premiers livres, ce terme d’éloge à son sujet. "Eloge de l’hystérie", et d’ailleurs en mettant, pour une fois, à l’encontre de toutes les idées reçues, cette hystérie du côté du masculin. Son titre complet étant "Eloge de l'hystérie masculine" avec comme sous-titre “sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse”</p><p>C’est un renversement qui est très utile, car, du coup, les analystes qui se sont toujours beaucoup intéressé aux femmes hystériques sont mis, à leur tour, sur la sellette, interrogés sur leur propre hystérie, sur leurs symptômes et donc sur leur désir inconscient.</p><p>L’hystérie je la définirai donc comme une aptitude humaine fort répandue, celle de pouvoir traduire les douleurs psychiques intolérables en douleurs corporelles.</p><p>C’est Madame Cécilia M., une mystérieuse héroïne des Études sur l’hystérie, qui a donné à Freud le secret de fabrication du symptôme hystérique. Elle lui a donc appris que l’hystérique redonne toujours à des locutions verbales les plus ordinaires, les plus utilisées, si ce n’est les plus usées, leur sens premier, leur sens d’origine.</p><p>En voici un florilège: “ça m’a fait battre le coeur”</p><p>“ J’en ai eu froid dans le dos"</p><p>“J’en ai le souffle coupé”.</p><p>“J’ai été clouée sur place” - “les bras m’en sont tombés” - “ j’en ai plein le dos”.</p><p><br></p><p>C’est donc avec toutes ces expressions verbales que l’hystérique fabrique ses symptômes corporels : des palpitations, des vomissements, des diarrhées, des paralysies, des douleurs de dos et bien d’autres choses encore.</p><p><br></p><p>Avec ce que je vous ai dit du symptôme hystérique on peut donc décrire comment chaque psychanalyste réinvente, remet la psychanalyse au monde avec ses propres fantasmes de grossesse qui s’expriment toujours par un symptôme hystérique.</p><p>Je vous donne tout de suite un exemple de ces fantasmes de grossesse, avec celui de l’Homme aux loups, l’un des plus célèbres cas décrits par Freud dans les cinq psychanalyses.</p><p>Je ne vais pas bien sûr vous raconter toute son histoire mais juste vous décrire son symptôme hystérique.</p><p>Son désir d’être aimé du père et d’en recevoir un enfant se manifestait par un symptôme intestinal : Il souffrait d’une constipation opiniâtre qui ne cédait que lorsqu’un homme, son valet de chambre, lui administrait un lavement. Lorsqu’il était ainsi délivré de cet enfant, un enfant un peu particulier, il revenait à la vie, il se sentait renaître.</p><p>Dans l’analyse, les fantasmes de grossesse de l’analysant et de l'analyste s’expriment avec l’aide du verbe Sauver, sous forme de fantasmes de sauvetage. L’analysant veut être sauvé - guéri par son analyste. De même, l’analyste peut vouloir sauver guérir son analysant.</p><p>C’est là que la situation peut devenir fort périlleuse car pour l’inconscient, quand un homme sauve une femme, il lui donne un enfant. De même, quand une femme sauve un enfant de la noyade, comme la fille de Pharaon avait sauvé Moïse, elle le met au monde. Elle est sa mère.</p><p>C’est donc important que l’analyste soit un peu au clair quant à ses propres fantasmes de sauvetage et qu’il sache donc où il en est de son désir de guérir ses analysants.</p><p><br></p><p>Ce livre Eloge de l'hystérie masculine; sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse est paru chez L'harmattan en janvier 2020.  </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est pour réhabiliter l’hystérie, lui redonner ses titres de noblesse que j’ai choisi, dans l’un de mes premiers livres, ce terme d’éloge à son sujet. "Eloge de l’hystérie", et d’ailleurs en mettant, pour une fois, à l’encontre de toutes les idées reçues, cette hystérie du côté du masculin. Son titre complet étant "Eloge de l'hystérie masculine" avec comme sous-titre “sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse”</p><p>C’est un renversement qui est très utile, car, du coup, les analystes qui se sont toujours beaucoup intéressé aux femmes hystériques sont mis, à leur tour, sur la sellette, interrogés sur leur propre hystérie, sur leurs symptômes et donc sur leur désir inconscient.</p><p>L’hystérie je la définirai donc comme une aptitude humaine fort répandue, celle de pouvoir traduire les douleurs psychiques intolérables en douleurs corporelles.</p><p>C’est Madame Cécilia M., une mystérieuse héroïne des Études sur l’hystérie, qui a donné à Freud le secret de fabrication du symptôme hystérique. Elle lui a donc appris que l’hystérique redonne toujours à des locutions verbales les plus ordinaires, les plus utilisées, si ce n’est les plus usées, leur sens premier, leur sens d’origine.</p><p>En voici un florilège: “ça m’a fait battre le coeur”</p><p>“ J’en ai eu froid dans le dos"</p><p>“J’en ai le souffle coupé”.</p><p>“J’ai été clouée sur place” - “les bras m’en sont tombés” - “ j’en ai plein le dos”.</p><p><br></p><p>C’est donc avec toutes ces expressions verbales que l’hystérique fabrique ses symptômes corporels : des palpitations, des vomissements, des diarrhées, des paralysies, des douleurs de dos et bien d’autres choses encore.</p><p><br></p><p>Avec ce que je vous ai dit du symptôme hystérique on peut donc décrire comment chaque psychanalyste réinvente, remet la psychanalyse au monde avec ses propres fantasmes de grossesse qui s’expriment toujours par un symptôme hystérique.</p><p>Je vous donne tout de suite un exemple de ces fantasmes de grossesse, avec celui de l’Homme aux loups, l’un des plus célèbres cas décrits par Freud dans les cinq psychanalyses.</p><p>Je ne vais pas bien sûr vous raconter toute son histoire mais juste vous décrire son symptôme hystérique.</p><p>Son désir d’être aimé du père et d’en recevoir un enfant se manifestait par un symptôme intestinal : Il souffrait d’une constipation opiniâtre qui ne cédait que lorsqu’un homme, son valet de chambre, lui administrait un lavement. Lorsqu’il était ainsi délivré de cet enfant, un enfant un peu particulier, il revenait à la vie, il se sentait renaître.</p><p>Dans l’analyse, les fantasmes de grossesse de l’analysant et de l'analyste s’expriment avec l’aide du verbe Sauver, sous forme de fantasmes de sauvetage. L’analysant veut être sauvé - guéri par son analyste. De même, l’analyste peut vouloir sauver guérir son analysant.</p><p>C’est là que la situation peut devenir fort périlleuse car pour l’inconscient, quand un homme sauve une femme, il lui donne un enfant. De même, quand une femme sauve un enfant de la noyade, comme la fille de Pharaon avait sauvé Moïse, elle le met au monde. Elle est sa mère.</p><p>C’est donc important que l’analyste soit un peu au clair quant à ses propres fantasmes de sauvetage et qu’il sache donc où il en est de son désir de guérir ses analysants.</p><p><br></p><p>Ce livre Eloge de l'hystérie masculine; sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse est paru chez L'harmattan en janvier 2020.  </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 10 Mar 2024 10:33:00 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BnarksJq13vR.mp3?t=1710086120" length="12877440" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-fonction-secrete-de-l-hysterie-dans-la-transmission-de-la-psychanalyse-podcast-n0-38</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,transmission de la psychanalyse,hystérie masciline,fantasmes de grossesse,guérison de la névrose</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:24</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>C’est pour réhabiliter l’hystérie, lui redonner ses titres de noblesse que j’ai choisi, dans l’un de mes premiers livres, ce terme d’éloge à son sujet. "Eloge de l’hystérie", et d’ailleurs en mettant, pour une fois, à l’encontre de toutes les idées reç...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Approches analytiques de la délinquance ( Podcast n° 37)</title>
                <guid isPermaLink="false">ed8074ba94699e3f09717cc56d863efe9acce51a</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast Une psychanalyse à fleur d'inconscient. Aujourd'hui je voudrais vous parler des émeutes urbaines survenues il y a quelques mois avec ces hordes de jeunes déchaînés semant le chaos et la destruction autour d’eux et qui sont venues reposer d’une façon aiguë sinon urgente ces questions de la délinquance.  Une approche analytique de ces questions ne pourrait bien sûr qu’être bénéfique,   ne serait-ce que pour proposer quelques pistes de travail en vue d’y apporter des solutions. <br>On pourrait partir de ce fait premier :  On peut considérer à juste titre que la famille est en quelque sorte la petite cellule élémentaire de la société.  C’est en son sein en tout cas que l’enfant est censé apprendre les modes de fonctionnement de la vie en société et donc ses lois. <br><br>Des analystes se sont déjà préoccupés de ces questions si difficiles à résoudre de la délinquance, l’un des premiers et l’un des plus attachants est incontestablement   August    Aichhorn  avec son livre Jeunes en souffrance. Il avait abordé ces sujets au temps de Freud. Mais dans les années 1950 une autre analyste mettait l’accent sur cette structure familiale, qui se trouve être la  cause et la source de ces comportements asociaux dans son  ouvrage au titre explicite “ La délinquance juvénile”.  Elle s’appelle Kate Friedlander.  Selon elle, les raisons de ces comportements asociaux seraient à mettre en relation avec les premiers liens pulsionnels de l’enfant à sa mère au moment du sevrage et de l’apprentissage de la propreté. Elle souligne en effet que  “Les facteurs primaires responsables d’un comportement asocial se découvrent dans la relation de l’enfant avec sa mère et plus tard avec son père et dans d’autres facteurs affectifs qui durant les premières années de la vie constituent l’ambiance familiale ».  </p><p>Reconnaître ces faits, cette source première de la délinquance se trouvant au sein de la famille  est peut-être déjà un premier pas. Il me semble que c’est pour la première fois que cette source essentielle est évoquée par les responsables politiques de ce pays. Ils font en effet nommément appel à la responsabilité des parents. </p><p>Au cours de ces mêmes années 1950 quand Lacan était encore psychiatre mais quand même déjà psychanalyste, il avait indiqué que les questions de délinquance et de criminalité était lié pour lui à la façon dont la famille de ces sujets se trouvait être non seulement isolée dans le contexte social qui l’entoure et surtout qu’elle était réduite au couple parental et aux enfants, avec donc très peu d’identifications possibles valorisantes et nombreuses à des adultes dont a besoin tout sujet pour trouver sa place dans la société. Dans l’ approche de la délinquance qu’en fait Kate Friedlander, on peut trouver  une raison d’espérer, elle se trouve, comme souvent, au niveau de l’école.  L’enfant après celui de la famille devra s’adapter à un autre groupe, le groupe scolaire.   Elle aussi le préparera à sa future vie en société.   C’est peut-être là que l’on pourrait agir de façon préventive, en mobilisant pour cette cause, une armée d’ouvriers, une armée de psychothérapeutes, prêts à intervenir auprès des enfants mais aussi des parents.</p><p><br>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br></p><p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast Une psychanalyse à fleur d'inconscient. Aujourd'hui je voudrais vous parler des émeutes urbaines survenues il y a quelques mois avec ces hordes de jeunes déchaînés semant le chaos et la destruction autour d’eux et qui sont venues reposer d’une façon aiguë sinon urgente ces questions de la délinquance.  Une approche analytique de ces questions ne pourrait bien sûr qu’être bénéfique,   ne serait-ce que pour proposer quelques pistes de travail en vue d’y apporter des solutions. <br>On pourrait partir de ce fait premier :  On peut considérer à juste titre que la famille est en quelque sorte la petite cellule élémentaire de la société.  C’est en son sein en tout cas que l’enfant est censé apprendre les modes de fonctionnement de la vie en société et donc ses lois. <br><br>Des analystes se sont déjà préoccupés de ces questions si difficiles à résoudre de la délinquance, l’un des premiers et l’un des plus attachants est incontestablement   August    Aichhorn  avec son livre Jeunes en souffrance. Il avait abordé ces sujets au temps de Freud. Mais dans les années 1950 une autre analyste mettait l’accent sur cette structure familiale, qui se trouve être la  cause et la source de ces comportements asociaux dans son  ouvrage au titre explicite “ La délinquance juvénile”.  Elle s’appelle Kate Friedlander.  Selon elle, les raisons de ces comportements asociaux seraient à mettre en relation avec les premiers liens pulsionnels de l’enfant à sa mère au moment du sevrage et de l’apprentissage de la propreté. Elle souligne en effet que  “Les facteurs primaires responsables d’un comportement asocial se découvrent dans la relation de l’enfant avec sa mère et plus tard avec son père et dans d’autres facteurs affectifs qui durant les premières années de la vie constituent l’ambiance familiale ».  </p><p>Reconnaître ces faits, cette source première de la délinquance se trouvant au sein de la famille  est peut-être déjà un premier pas. Il me semble que c’est pour la première fois que cette source essentielle est évoquée par les responsables politiques de ce pays. Ils font en effet nommément appel à la responsabilité des parents. </p><p>Au cours de ces mêmes années 1950 quand Lacan était encore psychiatre mais quand même déjà psychanalyste, il avait indiqué que les questions de délinquance et de criminalité était lié pour lui à la façon dont la famille de ces sujets se trouvait être non seulement isolée dans le contexte social qui l’entoure et surtout qu’elle était réduite au couple parental et aux enfants, avec donc très peu d’identifications possibles valorisantes et nombreuses à des adultes dont a besoin tout sujet pour trouver sa place dans la société. Dans l’ approche de la délinquance qu’en fait Kate Friedlander, on peut trouver  une raison d’espérer, elle se trouve, comme souvent, au niveau de l’école.  L’enfant après celui de la famille devra s’adapter à un autre groupe, le groupe scolaire.   Elle aussi le préparera à sa future vie en société.   C’est peut-être là que l’on pourrait agir de façon préventive, en mobilisant pour cette cause, une armée d’ouvriers, une armée de psychothérapeutes, prêts à intervenir auprès des enfants mais aussi des parents.</p><p><br>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br></p><p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Feb 2024 10:36:53 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/omaXnszON5Vm.mp3?t=1707733712" length="9672511" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/nouvel-episode-du-12-02-11-28</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>sevrage,Lacan,délinquance,psychanalyse, Freud,oedipe,métaphore paternelle,sublimations,apprentissage de la proprété,august aichorn,kate friedlander</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:04</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcast Une psychanalyse à fleur d'inconscient. Aujourd'hui je voudrais vous parler des émeutes urbaines survenues il y a quelques mois avec ces hordes de jeunes déchaînés semant le chaos et la destruction autour d’eux et qui s...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Crimes et délits ( Podcast n° 36)</title>
                <guid isPermaLink="false">fb9e98e01010e14ffca8a423db531547bd567258</guid>
                <description><![CDATA[<p>Dans le journal d’une analyse,  celle de l’Homme aux rats, dès les premières séances, Freud raconte comment son analysant était poursuivi par l’idée qu'il était  un grand criminel.  Quand cela lui arrivait, il allait chercher l’aide de l’un de ses amis qui avait  le pouvoir de le libérer de son obsession . </p><p>A ce propos, cet été, j’ai lu un livre que j’ai beaucoup aimé qui s’appelle « le criminel et ses juges ».  Ce livre écrit par des psychanalystes de la génération de Freud aborde la question du crime et de sa punition par la justice dans une approche analytique  en fonction des désirs de meurtre inconscients de tout un chacun, y compris bien sûr des juges.</p><p>Ce livre qui a été écrit en 1928, par Alexander  et Staub.  Les auteurs partent tous les deux de la métapsychologie de la névrose, pour éclairer analytiquement ce qu’il en est des actes criminels.</p><p>Ils démontrent que la névrose est donc l’épanouissement, dans le domaine psychique, des tendances asociales de l’homme cultivé. Elle est dans son contenu psychologique et dans sa structure, une fidèle répétition de la justice pénale de l’histoire primitive [...]  Le crime originel sous la forme de l’inceste et du parricide et même la forme de la peine primordiale, la castration.  </p><p>Ce qui n’est pas résolu dans cette approche analytique de la question de la criminalité, c’est le fait que le névrosé, selon la formule chrétienne de la confession, a péché en pensée, tandis que le criminel a péché en action. </p><p>En 1950, Dans son texte “ Fonctions de la psychanalyse en criminologie”, Lacan a pris appui sur cet ouvrage d’Alexander et Staub,  pour expliquer les mécanismes même du crime, par une énigmatique formule qui mériterait un long développement. Il exprimerait ce crime une “déhiscence dans le champ social du groupe familial”. Or si on a recours au dictionnaire, pour apprécier le poids de cette déhiscence du groupe familial dans le champ social, on constate que c’est un terme de botanique. C’est la fonction de certains organes végétaux qui s'ouvrent sans se déchirer à certaines époques pour libérer leur contenu : fruit, graine, pollen ou spore. </p><p>La métaphore mérite d’être retenue car elle marque ainsi le point d’origine de la criminalité et des actes délictueux qui font bien irruption au sein de la société mais  naissent au cœur de la famille.  </p><p>Lacan dans cet article de 1950, utilise encore pour expliquer ces mécanismes, un terme psychiatrique qui peut être fort équivoque, celui d’oedipisme.  </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans le journal d’une analyse,  celle de l’Homme aux rats, dès les premières séances, Freud raconte comment son analysant était poursuivi par l’idée qu'il était  un grand criminel.  Quand cela lui arrivait, il allait chercher l’aide de l’un de ses amis qui avait  le pouvoir de le libérer de son obsession . </p><p>A ce propos, cet été, j’ai lu un livre que j’ai beaucoup aimé qui s’appelle « le criminel et ses juges ».  Ce livre écrit par des psychanalystes de la génération de Freud aborde la question du crime et de sa punition par la justice dans une approche analytique  en fonction des désirs de meurtre inconscients de tout un chacun, y compris bien sûr des juges.</p><p>Ce livre qui a été écrit en 1928, par Alexander  et Staub.  Les auteurs partent tous les deux de la métapsychologie de la névrose, pour éclairer analytiquement ce qu’il en est des actes criminels.</p><p>Ils démontrent que la névrose est donc l’épanouissement, dans le domaine psychique, des tendances asociales de l’homme cultivé. Elle est dans son contenu psychologique et dans sa structure, une fidèle répétition de la justice pénale de l’histoire primitive [...]  Le crime originel sous la forme de l’inceste et du parricide et même la forme de la peine primordiale, la castration.  </p><p>Ce qui n’est pas résolu dans cette approche analytique de la question de la criminalité, c’est le fait que le névrosé, selon la formule chrétienne de la confession, a péché en pensée, tandis que le criminel a péché en action. </p><p>En 1950, Dans son texte “ Fonctions de la psychanalyse en criminologie”, Lacan a pris appui sur cet ouvrage d’Alexander et Staub,  pour expliquer les mécanismes même du crime, par une énigmatique formule qui mériterait un long développement. Il exprimerait ce crime une “déhiscence dans le champ social du groupe familial”. Or si on a recours au dictionnaire, pour apprécier le poids de cette déhiscence du groupe familial dans le champ social, on constate que c’est un terme de botanique. C’est la fonction de certains organes végétaux qui s'ouvrent sans se déchirer à certaines époques pour libérer leur contenu : fruit, graine, pollen ou spore. </p><p>La métaphore mérite d’être retenue car elle marque ainsi le point d’origine de la criminalité et des actes délictueux qui font bien irruption au sein de la société mais  naissent au cœur de la famille.  </p><p>Lacan dans cet article de 1950, utilise encore pour expliquer ces mécanismes, un terme psychiatrique qui peut être fort équivoque, celui d’oedipisme.  </p><p><br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 16 Jan 2024 10:04:59 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b54r6Up9RMXx.mp3?t=1705396819" length="13366034" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/nouvel-episode-du-16-01-10-19</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>inceste,criminologie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,castration,oedipe,L'homme aux rats,obsessions,oedipisme,crimes et délits,paricide,le cas de madame lefèvre,marie bonaparte,alexander et staub,' le criminel et ses juges</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:55</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Dans le journal d’une analyse,  celle de l’Homme aux rats, dès les premières séances, Freud raconte comment son analysant était poursuivi par l’idée qu'il était  un grand criminel.  Quand cela lui arrivait, il allait chercher l’aide de l’un de ses amis...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Les hommes hystériques, ces ambassadeurs oubliés du pays de l'inconscient ( podcast n° 35)</title>
                <guid isPermaLink="false">f64cd68f9dbd310bd9fe74664d0f201f7b16afc6</guid>
                <description><![CDATA[<p>Aujourd'hui je voudrais vous parler de ces hommes hystériques qui ont pourtant toujours été présents à tous les grands moments, les moments décisifs de l’invention freudienne et notamment à son début. Ils étaient là bien sûr à ce grand moment inaugural où Freud revient de Paris avec son précieux butin, tout ce qu’il a appris de Charcot, après avoir assisté à ses entretiens du mardi à la Salpêtrière. Nous sommes en 1886 et Freud présente à ses confrères viennois, son premier cas d’hystérie masculine. sa conférence  n'obtient pas le succès escompté et Freud en garde de l’amertume.</p><p>Ils sont encore là ces prolétaires, ouvriers du bâtiment, chauffeurs de locomotives ou conducteurs de tramway, pour franchir avec Freud cette étape décisive, au fondement même de la psychanalyse, lorsque Freud étend le</p><p>concept de traumatisme de la névrose traumatique à toutes les formes d’hystérie mais aussi bien à toutes les formes de névrose.</p><p>Ils sont encore là, ces hommes hystériques, tellement féminisés, pour franchir une troisième étape, en 1908/1909, lorsque Freud loge à la même enseigne, les hommes et les femmes, sous le drapeau flamboyant de l'hystérie, dans son texte majeur, si éclairant quant à cette structure “ Les fantasmes hystériques et leur rapport à la bisexualité.</p><p>Mais ce n’est qu’en 1928, avec son texte “Dostoïevski et le parricide”, qu’il donne ainsi ses titres de gloire à l’hystérie masculine. Elle est en effet liée à la question du désir de meurtre du père qui est au coeur de l’Oedipe mais aussi au fondement de la civilisation.</p><p>Encore un pas de plus, et ces hommes hystériques aident alors Freud à  déchiffrer comment cette haine pour le père, dans le cas de la névrose obsessionnelle, trouve elle aussi refuge dans le noyau hystérique de cette</p><p>névrose, dans son soubassement hystérique.</p><p>Mais l’importance de cette hystérie masculine peut également être retrouvée lorsque, dans l'enseignement de Lacan, au cours de son séminaire "Les structures freudiennes des psychoses" il a réussi à formuler ce qu’il en était de la structure de la psychose par rapport à la névrose, avec ce terme qu’il a avancé celui de forclusion du Nom-du père. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui je voudrais vous parler de ces hommes hystériques qui ont pourtant toujours été présents à tous les grands moments, les moments décisifs de l’invention freudienne et notamment à son début. Ils étaient là bien sûr à ce grand moment inaugural où Freud revient de Paris avec son précieux butin, tout ce qu’il a appris de Charcot, après avoir assisté à ses entretiens du mardi à la Salpêtrière. Nous sommes en 1886 et Freud présente à ses confrères viennois, son premier cas d’hystérie masculine. sa conférence  n'obtient pas le succès escompté et Freud en garde de l’amertume.</p><p>Ils sont encore là ces prolétaires, ouvriers du bâtiment, chauffeurs de locomotives ou conducteurs de tramway, pour franchir avec Freud cette étape décisive, au fondement même de la psychanalyse, lorsque Freud étend le</p><p>concept de traumatisme de la névrose traumatique à toutes les formes d’hystérie mais aussi bien à toutes les formes de névrose.</p><p>Ils sont encore là, ces hommes hystériques, tellement féminisés, pour franchir une troisième étape, en 1908/1909, lorsque Freud loge à la même enseigne, les hommes et les femmes, sous le drapeau flamboyant de l'hystérie, dans son texte majeur, si éclairant quant à cette structure “ Les fantasmes hystériques et leur rapport à la bisexualité.</p><p>Mais ce n’est qu’en 1928, avec son texte “Dostoïevski et le parricide”, qu’il donne ainsi ses titres de gloire à l’hystérie masculine. Elle est en effet liée à la question du désir de meurtre du père qui est au coeur de l’Oedipe mais aussi au fondement de la civilisation.</p><p>Encore un pas de plus, et ces hommes hystériques aident alors Freud à  déchiffrer comment cette haine pour le père, dans le cas de la névrose obsessionnelle, trouve elle aussi refuge dans le noyau hystérique de cette</p><p>névrose, dans son soubassement hystérique.</p><p>Mais l’importance de cette hystérie masculine peut également être retrouvée lorsque, dans l'enseignement de Lacan, au cours de son séminaire "Les structures freudiennes des psychoses" il a réussi à formuler ce qu’il en était de la structure de la psychose par rapport à la névrose, avec ce terme qu’il a avancé celui de forclusion du Nom-du père. </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 17 Dec 2023 10:22:31 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oKAwvizNWlpv.mp3?t=1702808554" length="9176403" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/nouvel-episode-du-17-12-11-08</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>PSYCHOSE,hystérie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle,Hystérie masculine,forclusion du nom-du-père,fantasmes de grossesse des hommes</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:33</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Aujourd'hui je voudrais vous parler de ces hommes hystériques qui ont pourtant toujours été présents à tous les grands moments, les moments décisifs de l’invention freudienne et notamment à son début. Ils étaient là bien sûr à ce grand moment inaugural...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'importance des rêves de début d'analyse (Podcasts n° 34)</title>
                <guid isPermaLink="false">c084225e5cf679956cb98c9eee53e46cd59c2fb8</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd’hui je voudrais vous parler des trois sources du rêves avec parmi celles-ci  une qui est particulièrement intéressante, celle des rêves qui surviennent en cours d’analyse et que Freud appelle  rêves autobiographiques et qui révèlent  de fait la source de la névrose, l’événement traumatique autour duquel elle s’est organisé.  </p>
<p><br></p>
<p>Mais Freud décrit tout d’abord comme première source du rêve celle du désir de dormir.  C’est en quelque sorte un désir qui émane du Moi. Il cite comme exemple de  rêve, celui de cet étudiant en médecine qui pour ne pas avoir à se réveiller et à se lever, avait rêvé qu’il était déjà à l'hôpital mais dans un lit de malade pour pouvoir y dormir tranquille. </p>
<p>Mais ce désir de dormir peut entrer en conflit avec le désir inconscient qui demande à s’exprimer, les vigiles donnent aussitôt l'alarme et le rêve devient rêve d'angoisse ou cauchemar. Il trouble à  ce moment-là  le sommeil, il provoque le réveil.</p>
<p>Ces "rêves à déplaisir"  qui semblent faire obstacle au principe de plaisir restent quand même sous sa domination, au titre de sentiment de culpabilité ou de punition pour un désir interdit. </p>
<p>Cependant en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", il décrit une autre catégorie de rêve qui fait non pas objection mais "exception à la théorie du rêve comme accomplissement de désir", ce sont d'une part les rêves de l'hystérie traumatique point de départ, ne l'oublions pas, de la découverte freudienne, d'autre part les rêves effectués au cours d'une psychanalyse.</p>
<p>Ces rêves,  souvent fait en début d’analyse, méritent en effet d'être considérés en tant que tels car  ils témoignent de ce que Lacan appelait la chanson de geste de la névrose et désignent en quelque sorte, quels seront les buts à atteindre et les étapes qui seront à franchir au cours de cette analyse, ils en tracent en quelque sorte le chemin.   Il peuvent être utiles à l’analyste, si ce n’est  dans ce qu’on appelle, peut-être de façon présomptueuse, la “ conduite de la cure” mais  il peut au moins  lui donner quelques repères quant à la structure de la névrose, qu’elle soit phobique, hystérique ou obsessionnelle de l’analysant.</p>
<p> Pour l’analysant, même si, en ce premier temps de l’analyse,  il n’est pas à même de déchiffrer ce rêve, dans l’après-coup, il pourra  découvrir, que tout était déjà là dans ce rêve, écrit avec les lettres de son destin, et notamment les lettres de son nom propre, tracées à partir de son histoire familiale.   </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p>Liliane Fainsilber </p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br>
</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd’hui je voudrais vous parler des trois sources du rêves avec parmi celles-ci  une qui est particulièrement intéressante, celle des rêves qui surviennent en cours d’analyse et que Freud appelle  rêves autobiographiques et qui révèlent  de fait la source de la névrose, l’événement traumatique autour duquel elle s’est organisé.  </p>
<p><br></p>
<p>Mais Freud décrit tout d’abord comme première source du rêve celle du désir de dormir.  C’est en quelque sorte un désir qui émane du Moi. Il cite comme exemple de  rêve, celui de cet étudiant en médecine qui pour ne pas avoir à se réveiller et à se lever, avait rêvé qu’il était déjà à l'hôpital mais dans un lit de malade pour pouvoir y dormir tranquille. </p>
<p>Mais ce désir de dormir peut entrer en conflit avec le désir inconscient qui demande à s’exprimer, les vigiles donnent aussitôt l'alarme et le rêve devient rêve d'angoisse ou cauchemar. Il trouble à  ce moment-là  le sommeil, il provoque le réveil.</p>
<p>Ces "rêves à déplaisir"  qui semblent faire obstacle au principe de plaisir restent quand même sous sa domination, au titre de sentiment de culpabilité ou de punition pour un désir interdit. </p>
<p>Cependant en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", il décrit une autre catégorie de rêve qui fait non pas objection mais "exception à la théorie du rêve comme accomplissement de désir", ce sont d'une part les rêves de l'hystérie traumatique point de départ, ne l'oublions pas, de la découverte freudienne, d'autre part les rêves effectués au cours d'une psychanalyse.</p>
<p>Ces rêves,  souvent fait en début d’analyse, méritent en effet d'être considérés en tant que tels car  ils témoignent de ce que Lacan appelait la chanson de geste de la névrose et désignent en quelque sorte, quels seront les buts à atteindre et les étapes qui seront à franchir au cours de cette analyse, ils en tracent en quelque sorte le chemin.   Il peuvent être utiles à l’analyste, si ce n’est  dans ce qu’on appelle, peut-être de façon présomptueuse, la “ conduite de la cure” mais  il peut au moins  lui donner quelques repères quant à la structure de la névrose, qu’elle soit phobique, hystérique ou obsessionnelle de l’analysant.</p>
<p> Pour l’analysant, même si, en ce premier temps de l’analyse,  il n’est pas à même de déchiffrer ce rêve, dans l’après-coup, il pourra  découvrir, que tout était déjà là dans ce rêve, écrit avec les lettres de son destin, et notamment les lettres de son nom propre, tracées à partir de son histoire familiale.   </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p>Liliane Fainsilber </p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br>
</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 12 Nov 2023 09:57:03 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BnarksrYVwwG.mp3?t=1699781607" length="8369318" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-importance-des-reves-de-debut-d-analyse-podcasts-n0-34</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>08:43</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd’hui je voudrais vous parler des trois sources du rêves avec parmi celles-ci  une qui est particulièrement intéressante, celle des rêves qui surviennent en cours d’ana...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Ceux qui furent les enfants préférés de leur mère ( Podcast n°33)</title>
                <guid isPermaLink="false">1ea8b45f48846557f36f9cd5b03fc5518e5aa419</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>Aujourd’hui, à  propos du souvenir d'enfance de Goethe si amusant, celui où il raconte comment il avait envoyé par la fenêtre toute une série d'ustensiles de cuisine, d'assiettes et de pots sous l’oeil admiratif de leurs voisins,  souvenir d'enfance qu’il raconte dans  “Fiction et vérité", je me pose  la question  de savoir quelle  place l’oeuvre littéraire de Goethe a eu dans sa vie, tout comme l’oeuvre analytique de  Freud dans la sienne ? </p>
<p>Le texte de Freud qui a pour titre “ Un souvenir d’enfance dans Fiction et Vérité de Goethe ” peut nous en donner la dimension. </p>
<p>Freud prend tout d'abord ce récit de Goethe comme un exemple de ce qu'est en fait un souvenir-écran, " cette chose conservée dans la mémoire" qui est "l'élément le plus significatif de toute cette partie de vie de l'enfance, ou bien qui l'est devenu après-coup, "sous l'effet d'expériences ultérieures".  Puis,  à partir de ce souvenir d’enfance, il généralise donc cette fonction du souvenir-écran. Il écrit : “On considère en règle générale que c'est le souvenir que l'analysé met en avant, qu'il raconte en premier, par lequel il introduit la confession de sa vie, qui s'avère être le plus important, celui qui recèle donc les clés des tiroirs secrets de sa vie psychique”.  Mais ce qui a surtout retenu mon attention dans ce texte de Freud qu'il consacre à ce souvenir d'enfance de Goethe, c'est la conclusion inattendue qu'il en tire :</p>
<p>Le jeune Goethe, écrit Freud, témoignait ainsi en racontant ce souvenir de ceci : "J'ai été un enfant chanceux; le destin m'a maintenu en vie bien que je fusse donné pour mort quand je vins au monde. Mais il a éliminé mon frère, de sorte que je n'ai pas eu à partager avec lui l'amour de ma mère"... Or je l'ai exprimé dans un autre endroit, quand on a été le favori incontesté de sa mère, on en garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès... Et une remarque du genre : ma force s'enracine dans ma relation à ma mère, aurait pu être mise à juste titre par Goethe en exergue à sa biographie."</p>
<p>Question : n'aurait-elle pas pu être également mise en exergue dans la biographie de l'inventeur de la psychanalyse ?</p>
<p><br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>Aujourd’hui, à  propos du souvenir d'enfance de Goethe si amusant, celui où il raconte comment il avait envoyé par la fenêtre toute une série d'ustensiles de cuisine, d'assiettes et de pots sous l’oeil admiratif de leurs voisins,  souvenir d'enfance qu’il raconte dans  “Fiction et vérité", je me pose  la question  de savoir quelle  place l’oeuvre littéraire de Goethe a eu dans sa vie, tout comme l’oeuvre analytique de  Freud dans la sienne ? </p>
<p>Le texte de Freud qui a pour titre “ Un souvenir d’enfance dans Fiction et Vérité de Goethe ” peut nous en donner la dimension. </p>
<p>Freud prend tout d'abord ce récit de Goethe comme un exemple de ce qu'est en fait un souvenir-écran, " cette chose conservée dans la mémoire" qui est "l'élément le plus significatif de toute cette partie de vie de l'enfance, ou bien qui l'est devenu après-coup, "sous l'effet d'expériences ultérieures".  Puis,  à partir de ce souvenir d’enfance, il généralise donc cette fonction du souvenir-écran. Il écrit : “On considère en règle générale que c'est le souvenir que l'analysé met en avant, qu'il raconte en premier, par lequel il introduit la confession de sa vie, qui s'avère être le plus important, celui qui recèle donc les clés des tiroirs secrets de sa vie psychique”.  Mais ce qui a surtout retenu mon attention dans ce texte de Freud qu'il consacre à ce souvenir d'enfance de Goethe, c'est la conclusion inattendue qu'il en tire :</p>
<p>Le jeune Goethe, écrit Freud, témoignait ainsi en racontant ce souvenir de ceci : "J'ai été un enfant chanceux; le destin m'a maintenu en vie bien que je fusse donné pour mort quand je vins au monde. Mais il a éliminé mon frère, de sorte que je n'ai pas eu à partager avec lui l'amour de ma mère"... Or je l'ai exprimé dans un autre endroit, quand on a été le favori incontesté de sa mère, on en garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès... Et une remarque du genre : ma force s'enracine dans ma relation à ma mère, aurait pu être mise à juste titre par Goethe en exergue à sa biographie."</p>
<p>Question : n'aurait-elle pas pu être également mise en exergue dans la biographie de l'inventeur de la psychanalyse ?</p>
<p><br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:03:56 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BnarksaJANrn.mp3?t=1697702617" length="9239488" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/ceux-qui-furent-les-enfants-preferes-de-leur-mere-podcast-n033</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,freud,Goethe,littérature,souvenirs d'enfance,"Fiction et vérité",Souvenirs-écrans,Relation à la mère</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:37</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Aujourd’hui, à  propos du souvenir d'enfance de Goethe si amusant, celui où il raconte comment il avait envoyé par la fenêtre toute une série d'ustensiles de cuisine, d'assiettes et de pots sous l’oeil admiratif de leurs voisins,  souvenir d'enfance q...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Polémiques autour des séances courtes de Lacan ( Podcast n° 32)</title>
                <guid isPermaLink="false">972aefefc25dcc5b1a3d553165f7652b0d1ea7a4</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p><br></p>
<p> Les séances dites courtes de Lacan suscitent encore de nos jours de vives polémiques d’autant plus qu’elles sont  mises en exercice par d’autres analystes, aussi la question mérite-t-elle d’être posée à la lumière de ce que lui-même a pu en dire et en écrire.</p>
<p>En 1953, dans son grand texte des Ecrits « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse » il avait abordé ce sujet en écrivant « Nous voulons … toucher un autre aspect particulièrement brûlant dans l’actualité, la fonction du temps dans la technique. Nous voulons parler du temps de la séance.</p>
<p>Pour lui, il indique que c’est un élément qui appartient manifestement à la  réalité, puisqu’il représente notre temps de travail, et sous cet angle, il tombe sous le coup d’une réglementation professionnelle qui peut être tenue pour prévalente »</p>
<p>Mais il  soulève alors un autre aspect beaucoup plus important, les incidences du temps de la séance tout d’abord par rapport à l’analyste puis par rapport à l’analysant.</p>
<p>Concernant le  temps de la séance par rapport à l’analyste et par rapport au groupe analytique il évoque “le caractère scrupuleux, pour ne pas dire obsessionnel, que prend pour certains sinon pour la plupart, l’observation d’un standard dont les variations historiques et géographiques ne semblent au reste inquiéter personne,  est bien le signe de l’existence d’un problème qu’on est d’autant moins disposé à aborder qu’on sent qu’il entraînerait fort loin dans la mise en question de l’analyste ».</p>
<p>Bien au-delà donc de ces questions institutionnelles, cette question du temps des séances est  liée à la question de la part de l’analyste dans le travail de l’analyse, ce en quoi il va pouvoir favoriser, provoquer, l’émergence, le surgissement de la vérité.</p>
<p>Il parle donc du temps de la séance  par rapport à ce que raconte l’analysant.  Il écrit : </p>
<p>« Pour le sujet en analyse, d’autre part, on n’en saurait méconnaître l’importance. L’inconscient, profère-t-on, sur un ton d’autant plus entendu qu’on est moins capable de justifier ce qu’on veut dire, l’inconscient, dit-on, demande du temps pour se révéler [...] Mais nous demandons quelle est sa mesure ? Est-ce celle de l’univers de la précision… ? Peut-être en prendrons-nous quelque meilleure idée en comparant le temps de la création d’un objet symbolique et le moment d’inattention où nous le laissons choir ?</p>
<p> </p>
<p>Je me pose quand même cette question: est-il donné à tout analyste  de pratiquer ces séances courtes et en tout cas de les pratiquer de façon systématique.  Il faut quelquefois un peu de temps à l’analyste pour pouvoir briser ce discours de l’analysant et lui permettre d’accoucher de cette parole. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p><br></p>
<p> Les séances dites courtes de Lacan suscitent encore de nos jours de vives polémiques d’autant plus qu’elles sont  mises en exercice par d’autres analystes, aussi la question mérite-t-elle d’être posée à la lumière de ce que lui-même a pu en dire et en écrire.</p>
<p>En 1953, dans son grand texte des Ecrits « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse » il avait abordé ce sujet en écrivant « Nous voulons … toucher un autre aspect particulièrement brûlant dans l’actualité, la fonction du temps dans la technique. Nous voulons parler du temps de la séance.</p>
<p>Pour lui, il indique que c’est un élément qui appartient manifestement à la  réalité, puisqu’il représente notre temps de travail, et sous cet angle, il tombe sous le coup d’une réglementation professionnelle qui peut être tenue pour prévalente »</p>
<p>Mais il  soulève alors un autre aspect beaucoup plus important, les incidences du temps de la séance tout d’abord par rapport à l’analyste puis par rapport à l’analysant.</p>
<p>Concernant le  temps de la séance par rapport à l’analyste et par rapport au groupe analytique il évoque “le caractère scrupuleux, pour ne pas dire obsessionnel, que prend pour certains sinon pour la plupart, l’observation d’un standard dont les variations historiques et géographiques ne semblent au reste inquiéter personne,  est bien le signe de l’existence d’un problème qu’on est d’autant moins disposé à aborder qu’on sent qu’il entraînerait fort loin dans la mise en question de l’analyste ».</p>
<p>Bien au-delà donc de ces questions institutionnelles, cette question du temps des séances est  liée à la question de la part de l’analyste dans le travail de l’analyse, ce en quoi il va pouvoir favoriser, provoquer, l’émergence, le surgissement de la vérité.</p>
<p>Il parle donc du temps de la séance  par rapport à ce que raconte l’analysant.  Il écrit : </p>
<p>« Pour le sujet en analyse, d’autre part, on n’en saurait méconnaître l’importance. L’inconscient, profère-t-on, sur un ton d’autant plus entendu qu’on est moins capable de justifier ce qu’on veut dire, l’inconscient, dit-on, demande du temps pour se révéler [...] Mais nous demandons quelle est sa mesure ? Est-ce celle de l’univers de la précision… ? Peut-être en prendrons-nous quelque meilleure idée en comparant le temps de la création d’un objet symbolique et le moment d’inattention où nous le laissons choir ?</p>
<p> </p>
<p>Je me pose quand même cette question: est-il donné à tout analyste  de pratiquer ces séances courtes et en tout cas de les pratiquer de façon systématique.  Il faut quelquefois un peu de temps à l’analyste pour pouvoir briser ce discours de l’analysant et lui permettre d’accoucher de cette parole. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 10:02:48 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/y84wMUGGZ4N2.mp3?t=1695290437" length="12202433" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/polemiques-autour-des-seances-courtes-de-lacan-podcast-n0-32</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,freud,Lacan,névrose obsessionnelle,Temps des séances,technique analyttique,La fonction de l'analyste,la tache psychanalysante</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>12:42</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>

 Les séances dites courtes de Lacan suscitent encore de nos jours de vives polémiques d’autant plus qu’elles sont  mises en exercice par d’autres analystes, aussi la question mérite-t-elle d’être posée à la lumière de ce que lui-même a pu en dire et...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Les femmes et le phallus (Podcast n° 31)</title>
                <guid isPermaLink="false">622f23303a48c2be81ffb735983fc5d1630dec2f</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Aujourd'hui je voudrais vous parler d'une gente dame, célébrée par Rabelais,  qui prenait grand soin des attributs virils de son mari alors qu'il s'apprêtait à partir en escarmouche.   </p>
<p><br></p>
<p>Certes depuis mai 68, la libération des mœurs et la découverte de moyens de contraception efficaces ont modifié les rapports entre les hommes et les femmes, tout au moins dans nos pays, mais les ont-ils pour autant simplifiés et surtout améliorés ? </p>
<p>Aussi l'évocation de l'éthique rabelaisienne qui place le souverain Bien au niveau des braies et des braguettes peut-elle être, dans notre approche,  de quelques secours pour redonner son poids et ses pouvoirs de séduction non pas à l'organe masculin en tant que tel, mais à son symbole,  celui qui était célébré au temps des divins mystères, sous la forme d'un phallus érigé, ce phallus sous l'égide duquel, les femmes et les hommes se trouvent ainsi rangés, d'un côté ou de l'autre. Ce phallus en devient ainsi un objet d'intérêt commun. </p>
<p>En témoigne cette gente dame rabelaisienne, l'épouse du dit seigneur de Melville, qui voyant son mari tout armé partir en guerre avec son Roi, se préoccupait fort de ses parties intimes mal protégées selon elle et  lui enjoignit  de les couvrir d'un lourd casque de combat.  </p>
<p>Rabelais accompagne la morale de l'histoire,  de ces vers : </p>
<p>« Celle qui vit son mari tout armé.</p>
<p>Fors la braguette, aller à l’escarmouche,</p>
<p>Lui dit : « Ami, de peur qu’on ne vous touche,</p>
<p>Armez cela, qui est le plus aimé. »</p>
<p>Quoi ! tel conseil doit-il être blâmé ?</p>
<p>Je dis que non, car sa peur la plus grande</p>
<p>De perdre était, le voyant animé,</p>
<p>Le bon morceau dont elle était friande. »    </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Aussi avec cette supplique de la dame  nous pouvons relire par exemple l'approche freudienne de la féminité  selon laquelle il faudrait qu'une femme réussisse à étendre son amour de l'organe au porteur de celui-ci.   </p>
<p>Ce récit  de Rabelais m'a aussi fait penser à  un fragment d'une des plus tardives interventions de Lacan, à Genève,  qui avait pour titre le symptôme où il y évoquait ce qu'il en est de la prédominance phallique dont se plaignent beaucoup les féministes pour y souligner que, selon lui,  ce sont les femmes qui  y trouvent les plus grands avantages.  </p>
<p>« Moi, je serais assez porté à croire, affirmait-il,  que, contrairement à ce qui choque beaucoup de monde, c’est plutôt les femmes qui ont inventé le langage. D’ailleurs, la Genèse le laisse entendre. Avec le serpent, elles parlent – c’est-à-dire avec le phallus . Quoique ce soit l’un de mes rêves, on peut tout de même se poser la question – comment est-ce qu’une femme a inventé ça ? On peut dire qu’elle y a intérêt. Contrairement à ce qu’on croit, le phallocentrisme est la meilleure garantie de la femme. Il ne s’agit que de ça ». La Vierge Marie avec son pied sur la tête du serpent, cela veut dire qu’elle s’en soutient ».  </p>
<p>C'est merveilleux je trouve que Lacan évoque à  propos de ce phallocentrisme définie comme la meilleure garantie de la femme,  toutes les  représentations de la Vierge foulant au pied le serpent. </p>
<p>On peut en effet considérer qu'en le foulant ainsi au pied,  comme le Petit-Hans avec sa girafe chiffonnée, elle en fait un signifiant.  </p>
<p>Dans cette anecdote racontée par Rabelais, outre l'importance de cette question du phallus,  nous pouvons aussi retrouver avec ce bon morceau dont elle était friande, par ce glissement de l'objet viril à l'objet oral, cet objet primordial, le sein. La friandise, la gourmandise décrivent ces plaisirs de la bouche. Ainsi est évoqué ce que Lacan, dans son algèbre, a nommé l'objet petit a. </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>J'ai emprunté ce récit au Tiers livre des faits et dits du bon Pantagruel dans le chapitre « Comment la braguette est la pièce principale de l'armure pour les hommes de guerre. C'est en effet un chapitre plein d'enseignement, comme j'ai essayé de le démontrer. </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>   </p>
<p><br></p>
<p><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Aujourd'hui je voudrais vous parler d'une gente dame, célébrée par Rabelais,  qui prenait grand soin des attributs virils de son mari alors qu'il s'apprêtait à partir en escarmouche.   </p>
<p><br></p>
<p>Certes depuis mai 68, la libération des mœurs et la découverte de moyens de contraception efficaces ont modifié les rapports entre les hommes et les femmes, tout au moins dans nos pays, mais les ont-ils pour autant simplifiés et surtout améliorés ? </p>
<p>Aussi l'évocation de l'éthique rabelaisienne qui place le souverain Bien au niveau des braies et des braguettes peut-elle être, dans notre approche,  de quelques secours pour redonner son poids et ses pouvoirs de séduction non pas à l'organe masculin en tant que tel, mais à son symbole,  celui qui était célébré au temps des divins mystères, sous la forme d'un phallus érigé, ce phallus sous l'égide duquel, les femmes et les hommes se trouvent ainsi rangés, d'un côté ou de l'autre. Ce phallus en devient ainsi un objet d'intérêt commun. </p>
<p>En témoigne cette gente dame rabelaisienne, l'épouse du dit seigneur de Melville, qui voyant son mari tout armé partir en guerre avec son Roi, se préoccupait fort de ses parties intimes mal protégées selon elle et  lui enjoignit  de les couvrir d'un lourd casque de combat.  </p>
<p>Rabelais accompagne la morale de l'histoire,  de ces vers : </p>
<p>« Celle qui vit son mari tout armé.</p>
<p>Fors la braguette, aller à l’escarmouche,</p>
<p>Lui dit : « Ami, de peur qu’on ne vous touche,</p>
<p>Armez cela, qui est le plus aimé. »</p>
<p>Quoi ! tel conseil doit-il être blâmé ?</p>
<p>Je dis que non, car sa peur la plus grande</p>
<p>De perdre était, le voyant animé,</p>
<p>Le bon morceau dont elle était friande. »    </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Aussi avec cette supplique de la dame  nous pouvons relire par exemple l'approche freudienne de la féminité  selon laquelle il faudrait qu'une femme réussisse à étendre son amour de l'organe au porteur de celui-ci.   </p>
<p>Ce récit  de Rabelais m'a aussi fait penser à  un fragment d'une des plus tardives interventions de Lacan, à Genève,  qui avait pour titre le symptôme où il y évoquait ce qu'il en est de la prédominance phallique dont se plaignent beaucoup les féministes pour y souligner que, selon lui,  ce sont les femmes qui  y trouvent les plus grands avantages.  </p>
<p>« Moi, je serais assez porté à croire, affirmait-il,  que, contrairement à ce qui choque beaucoup de monde, c’est plutôt les femmes qui ont inventé le langage. D’ailleurs, la Genèse le laisse entendre. Avec le serpent, elles parlent – c’est-à-dire avec le phallus . Quoique ce soit l’un de mes rêves, on peut tout de même se poser la question – comment est-ce qu’une femme a inventé ça ? On peut dire qu’elle y a intérêt. Contrairement à ce qu’on croit, le phallocentrisme est la meilleure garantie de la femme. Il ne s’agit que de ça ». La Vierge Marie avec son pied sur la tête du serpent, cela veut dire qu’elle s’en soutient ».  </p>
<p>C'est merveilleux je trouve que Lacan évoque à  propos de ce phallocentrisme définie comme la meilleure garantie de la femme,  toutes les  représentations de la Vierge foulant au pied le serpent. </p>
<p>On peut en effet considérer qu'en le foulant ainsi au pied,  comme le Petit-Hans avec sa girafe chiffonnée, elle en fait un signifiant.  </p>
<p>Dans cette anecdote racontée par Rabelais, outre l'importance de cette question du phallus,  nous pouvons aussi retrouver avec ce bon morceau dont elle était friande, par ce glissement de l'objet viril à l'objet oral, cet objet primordial, le sein. La friandise, la gourmandise décrivent ces plaisirs de la bouche. Ainsi est évoqué ce que Lacan, dans son algèbre, a nommé l'objet petit a. </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>J'ai emprunté ce récit au Tiers livre des faits et dits du bon Pantagruel dans le chapitre « Comment la braguette est la pièce principale de l'armure pour les hommes de guerre. C'est en effet un chapitre plein d'enseignement, comme j'ai essayé de le démontrer. </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>   </p>
<p><br></p>
<p><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Aug 2023 16:47:52 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bP4AJUmLj5Ng.mp3?t=1693413990" length="9512033" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/protegez-ceci-qui-est-le-plus-aime-ou-l-amour-au-temps-de-rabelais-podcast-n0-31</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,Rabelais,freud,Lacan,sexualité féminine,symptôme,phallus,cultes phalliques,Tiers livre des dits et fait du bon Panatgruel,L'objet petit a</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:54</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>

Aujourd'hui je voudrais vous parler d'une gente dame, célébrée par Rabelais,  qui prenait grand soin des attributs virils de son mari alors qu'il s'apprêtait à partir en escarmouche.   

Certes depuis mai 68, la libération des mœurs et la découverte...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Une approche lacanienne de la sublimation ( Podcast n° 30)</title>
                <guid isPermaLink="false">f31c5fcdfe667d359c64393c78dc27aeaac2a8fd</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast, une psychanalyse à fleur d'inconscient.  Aujourd'hui, je voudrais vous parler de l'un des destins de la pulsion, celui de la sublimation. Elle peut être considérée, à la suite de Lacan, comme un travail de symbolisation de la perte, une célébration de l'objet perdu.   <br>
</p>
<p>Freud, malgré la définition qu'il en a donné,  «  une satisfaction de la pulsion sans refoulement »,  n'a pas tout à fait réussi, malgré son étude de Léonard de Vinci, à  tracer la métapsychologie de cette sublimation.  <br>
</p>
<p>Lacan, lui a franchi un pas de plus dans cette approche mais en repartant justement de l'un des plus anciens textes de Freud, son « Esquisse d'une psychologie scientifique » dans laquelle il décrit les premiers liens du petit nourrisson à sa mère.<br>
</p>
<p>Freud  y décrit comment le bébé découvre la présence de cette Autre préhistorique, la mère, en tant qu'elle est capable d'apporter satisfaction à ses besoins, lorsqu'il l'alerte par ses cris. Par son  intermédiaire il fait tout d'abord l'expérience de la satisfaction,  lorsque elle lui donne le sein, mais tout aussi bien l'épreuve de la souffrance. En effet elle n'obéit pas toujours au doigt et à l'oeil, elle vaque à ses occupations et ne répond pas toujours à son attente.  C'est cette grande Autre archaïque qui est célébrée par tous ses troubadours, poètes, peintres, musiciens mais aussi psychanalystes.  <br>
</p>
<p>Cette Autre préhistorique, cette première étrangère, point d'origine de l'inconscient, se divise, selon Freud, en deux parties. L'une entre dans le champ des représentations inconscientes, au<br>
titre de traces mnésiques ou mnémoniques de l'objet, comme souvenirs  de l'objet ; L'autre partie va rester définitivement étrangère, inassimilable. C'est ce que Lacan isolera sous ce terme de Das Ding, La chose.  C'est avec ce nouveau concept pris dans le texte de Freud<br>
qu'il décrit alors ces mécanismes mis en jeu lors de cette œuvre de sublimation.<br>
</p>
<p> Das Ding, c'est cet objet qui échappe à toute symbolisation, à tout jugement qu'il soit d'attribution ou d'existence.  Autour de cet objet par contre, s'organisent donc toutes les représentations inconscientes soumises au principe de plaisir, ce que Lacan appelle la ronde des signifiants. Ainsi cerné par du symbolique, s'instaure au cœur du sujet un point de réel, qui n'est autre que celui de l'objet perdu de la théorie freudienne et que Lacan appelle la Chose. C'est justement Autour de cette Chose, que pourront être cultivées les fleurs les plus délicates et les plus belles de la civilisation.<br>
</p>
<p>Par rapport à ce concept de Das Ding, de La Chose, Lacan définit donc la sublimation comme étant le fait d'élever un objet à la dignité de la Chose.  Il en devient le signifiant. Pour qu'il puisse ainsi représenter la Chose, cet objet créé par la sublimation doit toujours être construit autour d'un vide évoquant l'absence de l'objet. Les poèmes des troubadours célèbrent la dame inhumaine à jamais inaccessible.  De même, les premiers vases, les premières poteries, traces d'anciennes civilisations, les peintures rupestres d'Altamira, même les pommes<br>
de Cézanne exaltent l'absence de cet objet perdu, instaurent sa nostalgie.<br>
</p>
<p>La sublimation du psychanalyste autour de ce même objet ne pourrait-elle pas mettre à nu la fonction de toutes les formes de sublimation, en constituer une sorte de paradigme en spécifiant les rapports singuliers de chaque psychanalyste à la Chose analytique et notamment en explicitant comment il a, autour de cet objet,  à réinventer la psychanalyse à<br>
partir même de ses symptômes. Ce dont pourrait témoigner ce changement d'orthographe, du « symptôme » au « sinthome »,  proposé par Lacan ?   </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br>
<br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br>
 Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p>
<p><br></p>
<p><br>
</p>
<p><br>
</p>
<p><br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast, une psychanalyse à fleur d'inconscient.  Aujourd'hui, je voudrais vous parler de l'un des destins de la pulsion, celui de la sublimation. Elle peut être considérée, à la suite de Lacan, comme un travail de symbolisation de la perte, une célébration de l'objet perdu.   <br>
</p>
<p>Freud, malgré la définition qu'il en a donné,  «  une satisfaction de la pulsion sans refoulement »,  n'a pas tout à fait réussi, malgré son étude de Léonard de Vinci, à  tracer la métapsychologie de cette sublimation.  <br>
</p>
<p>Lacan, lui a franchi un pas de plus dans cette approche mais en repartant justement de l'un des plus anciens textes de Freud, son « Esquisse d'une psychologie scientifique » dans laquelle il décrit les premiers liens du petit nourrisson à sa mère.<br>
</p>
<p>Freud  y décrit comment le bébé découvre la présence de cette Autre préhistorique, la mère, en tant qu'elle est capable d'apporter satisfaction à ses besoins, lorsqu'il l'alerte par ses cris. Par son  intermédiaire il fait tout d'abord l'expérience de la satisfaction,  lorsque elle lui donne le sein, mais tout aussi bien l'épreuve de la souffrance. En effet elle n'obéit pas toujours au doigt et à l'oeil, elle vaque à ses occupations et ne répond pas toujours à son attente.  C'est cette grande Autre archaïque qui est célébrée par tous ses troubadours, poètes, peintres, musiciens mais aussi psychanalystes.  <br>
</p>
<p>Cette Autre préhistorique, cette première étrangère, point d'origine de l'inconscient, se divise, selon Freud, en deux parties. L'une entre dans le champ des représentations inconscientes, au<br>
titre de traces mnésiques ou mnémoniques de l'objet, comme souvenirs  de l'objet ; L'autre partie va rester définitivement étrangère, inassimilable. C'est ce que Lacan isolera sous ce terme de Das Ding, La chose.  C'est avec ce nouveau concept pris dans le texte de Freud<br>
qu'il décrit alors ces mécanismes mis en jeu lors de cette œuvre de sublimation.<br>
</p>
<p> Das Ding, c'est cet objet qui échappe à toute symbolisation, à tout jugement qu'il soit d'attribution ou d'existence.  Autour de cet objet par contre, s'organisent donc toutes les représentations inconscientes soumises au principe de plaisir, ce que Lacan appelle la ronde des signifiants. Ainsi cerné par du symbolique, s'instaure au cœur du sujet un point de réel, qui n'est autre que celui de l'objet perdu de la théorie freudienne et que Lacan appelle la Chose. C'est justement Autour de cette Chose, que pourront être cultivées les fleurs les plus délicates et les plus belles de la civilisation.<br>
</p>
<p>Par rapport à ce concept de Das Ding, de La Chose, Lacan définit donc la sublimation comme étant le fait d'élever un objet à la dignité de la Chose.  Il en devient le signifiant. Pour qu'il puisse ainsi représenter la Chose, cet objet créé par la sublimation doit toujours être construit autour d'un vide évoquant l'absence de l'objet. Les poèmes des troubadours célèbrent la dame inhumaine à jamais inaccessible.  De même, les premiers vases, les premières poteries, traces d'anciennes civilisations, les peintures rupestres d'Altamira, même les pommes<br>
de Cézanne exaltent l'absence de cet objet perdu, instaurent sa nostalgie.<br>
</p>
<p>La sublimation du psychanalyste autour de ce même objet ne pourrait-elle pas mettre à nu la fonction de toutes les formes de sublimation, en constituer une sorte de paradigme en spécifiant les rapports singuliers de chaque psychanalyste à la Chose analytique et notamment en explicitant comment il a, autour de cet objet,  à réinventer la psychanalyse à<br>
partir même de ses symptômes. Ce dont pourrait témoigner ce changement d'orthographe, du « symptôme » au « sinthome »,  proposé par Lacan ?   </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br>
<br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br>
 Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p>
<p><br></p>
<p><br>
</p>
<p><br>
</p>
<p><br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Aug 2023 07:03:25 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oa6KLTQDPkKk.mp3?t=1691132577" length="10503861" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/une-approche-lacanienne-de-la-sublimation-podcast-n0-30</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,sublimation,freud,Pulsions,Lacan,symptôme,symptômes,Das Ding,La Chose,Sinthome,l'objet perdu</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:56</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcast, une psychanalyse à fleur d'inconscient.  Aujourd'hui, je voudrais vous parler de l'un des destins de la pulsion, celui de la sublimation. Elle peut être considérée, à la suite de Lacan, comme un travail de symbolisatio...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Secrètes fragrances ( notes sur l’odorat) ( Podcast n°29)</title>
                <guid isPermaLink="false">8e940a403549c0f685ffce447fbcba53238c27f7</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>Bienvenue sur ce site de podcasts “ une psychanalyse à fleur d’inconscient”.   Aujourd’hui en cette période de vacances, j’ai choisi de vous parler de parfums, des bonnes ou des mauvaises odeurs qui nous ravissent ou nous incommodent. </p>
<p>Juliette, Juliette Nouredine, une chanteuse qui compose le plus souvent à la fois les textes et les musiques de ses chansons, a célébré dans l’une d’elles,  des  parfums,  traces de la présence d’une femme aimée ou peut-être de l’homme aimé, on ne sait. Mais ce serait plutôt des parfums de femme qui sont ainsi évoqués.</p>
<p>«Je veux garder pour en mourir</p>
<p>Ce que vous avez oublié</p>
<p>Sur les décombres de nos désirs</p>
<p>Votre parfum sur l’oreiller. </p>
<p>Laissez-moi deviner ces subtiles odeurs</p>
<p>Et promener mon nez</p>
<p>Parfait inquisiteur</p>
<p>Il y a des fleurs en vous</p>
<p>Que je ne connais pas</p>
<p>Et que gardent jaloux</p>
<p>Les replis de mes draps »</p>
<p>On peut mourir d’amour et Juliette, célébrant les secrètes fragrances de son objet d’amour, nous en apporte la preuve, tout au moins en chanson. Mais il est un autre mot, dans le registre de ces odeurs qui est, lui aussi, un peu tombé en désuétude, et qui, au contraire des fragrances, est de l’ordre des mauvaises odeurs, c’est celui de « pestilence ».  C’est un mot que Lacan avait utilisé à propos de l’analyste. Il avait en effet trouvé cette très jolie métaphore selon laquelle « l’analyste est un feu follet ».  «Un feu follet, affirme-t-il,  n’éclaire rien, il sort même ordinairement de quelque pestilence ». </p>
<p>Lacan effectue ainsi un bien curieux rapprochement.  Est-ce pour indiquer qu’avec les signifiants de  ces pulsions partielles qui ont jalonnées son enfance, avec  ces pestilences pulsionnelles,  l’analyste trouve le chemin de son désir, un désir « averti »  concernant «  l’humaine condition »?</p>
<p>Pour ma part, je me suis souvent posé cette  question,  à propos de ces bonnes et mauvaises odeurs.  Pourquoi Freud  et Lacan, dans la même veine, n’ont-ils  pas érigé ces effluves odorantes  ou nauséabondes au titre d’objet petit a,  au même titre que le sein, les selles, la voix et le regard puisque Freud indiquait que les représentations de ces zones sexuelles abandonnées, ces signifiants de la pulsion, pour l’interpréter en termes de logique du signifiant,  “dégagent maintenant la même puanteur” que le souvenir infantile évoqué.  </p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>Bienvenue sur ce site de podcasts “ une psychanalyse à fleur d’inconscient”.   Aujourd’hui en cette période de vacances, j’ai choisi de vous parler de parfums, des bonnes ou des mauvaises odeurs qui nous ravissent ou nous incommodent. </p>
<p>Juliette, Juliette Nouredine, une chanteuse qui compose le plus souvent à la fois les textes et les musiques de ses chansons, a célébré dans l’une d’elles,  des  parfums,  traces de la présence d’une femme aimée ou peut-être de l’homme aimé, on ne sait. Mais ce serait plutôt des parfums de femme qui sont ainsi évoqués.</p>
<p>«Je veux garder pour en mourir</p>
<p>Ce que vous avez oublié</p>
<p>Sur les décombres de nos désirs</p>
<p>Votre parfum sur l’oreiller. </p>
<p>Laissez-moi deviner ces subtiles odeurs</p>
<p>Et promener mon nez</p>
<p>Parfait inquisiteur</p>
<p>Il y a des fleurs en vous</p>
<p>Que je ne connais pas</p>
<p>Et que gardent jaloux</p>
<p>Les replis de mes draps »</p>
<p>On peut mourir d’amour et Juliette, célébrant les secrètes fragrances de son objet d’amour, nous en apporte la preuve, tout au moins en chanson. Mais il est un autre mot, dans le registre de ces odeurs qui est, lui aussi, un peu tombé en désuétude, et qui, au contraire des fragrances, est de l’ordre des mauvaises odeurs, c’est celui de « pestilence ».  C’est un mot que Lacan avait utilisé à propos de l’analyste. Il avait en effet trouvé cette très jolie métaphore selon laquelle « l’analyste est un feu follet ».  «Un feu follet, affirme-t-il,  n’éclaire rien, il sort même ordinairement de quelque pestilence ». </p>
<p>Lacan effectue ainsi un bien curieux rapprochement.  Est-ce pour indiquer qu’avec les signifiants de  ces pulsions partielles qui ont jalonnées son enfance, avec  ces pestilences pulsionnelles,  l’analyste trouve le chemin de son désir, un désir « averti »  concernant «  l’humaine condition »?</p>
<p>Pour ma part, je me suis souvent posé cette  question,  à propos de ces bonnes et mauvaises odeurs.  Pourquoi Freud  et Lacan, dans la même veine, n’ont-ils  pas érigé ces effluves odorantes  ou nauséabondes au titre d’objet petit a,  au même titre que le sein, les selles, la voix et le regard puisque Freud indiquait que les représentations de ces zones sexuelles abandonnées, ces signifiants de la pulsion, pour l’interpréter en termes de logique du signifiant,  “dégagent maintenant la même puanteur” que le souvenir infantile évoqué.  </p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 04 Jul 2023 15:44:17 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/B44AzUmg7VwA.mp3?t=1688485452" length="10159435" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/secretes-fragrances-notes-sur-l-odorat-podcast-n029</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>freud,désir du psychanalyste,objet petit a,Lacan,,signifiants pulsionnels,"désir averti",pulsions partielles,analyste feu-follet,l'odorat,orifices du corps,"base organique du refoulement"</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:34</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Bienvenue sur ce site de podcasts “ une psychanalyse à fleur d’inconscient”.   Aujourd’hui en cette période de vacances, j’ai choisi de vous parler de parfums, des bonnes ou des mauvaises odeurs qui nous ravissent ou nous incommodent. 
Juliette, Julie...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>A propos du désir de devenir psychanalyste ( Podcast n° 28)</title>
                <guid isPermaLink="false">b9f985135a82ddec61e8c22e06801b58b1619de0</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts Une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je vous poserai bien cette question : Le désir  de devenir psychanalyste n’est-il pas du même ordre que le désir qu’expriment les enfants de devenir aviateur, conducteur de train ou camionneur, instituteur ou brocanteur ? Les analystes n’en parlent pas souvent parce que c’est de l’ordre<br>
de l’intime, mais quand surgissent des rêves en cours d’analyse où pour la première fois le timide désir d’exercer ce métier s’exprime de façon plus ou moins voilée on s’aperçoit alors à<br>
quel point un tel désir a de profondes racines inconscientes. Ce sont celles-ci,  une fois analysées, interprétées, qui permettent alors à chacun de savoir, selon la jolie formule de Lacan, de savoir  s’il veut ce qu’il désire.</p>
<p><br>
L'essentiel est donc  d'analyser ce symptôme, puisque s'en est un, celui de souhaiter devenir psychanalyste pour laisser la place à quelque chose d’un autre ordre, ce que Lacan a appelé «<br>
"désir du psychanalyste » qui, au cœur de l’analyse de celui qu’il a accepté d’écouter, trouvera, dans la répétition de cette expérience, sa véritable fonction, celle de renouveler, de réveiller la névrose du sujet, d’en faire à proprement parler une névrose de transfert, de la répéter puis de la dénouer justement parce qu’il peut occuper cette fonction du désir de<br>
l’Autre. A la fin du séminaire de l’acte analytique, pour évoquer ce qui en est de l’expérience analytique, Lacan reprend le mythe  des  paroles gelées de Rabelais. Au cours de leur voyage,<br>
soudain Pantagruel  et ses compagnons virent tomber sur le tillac de leur navire, telle une bourrasque de grêlons, des mots gelés qui se réchauffèrent progressivement dans leurs mains. Panurge demanda à Pantagruel de lui en donner encore. Il en jeta trois ou quatre<br>
poignées et j’y vis, dit-il, des paroles fort piquantes, des paroles sanglantes, dont le pilote disait qu’elles revenaient du lieu où elles avaient été prononcées. Et bien de  même,  les<br>
paroles gelées du symptôme,  celles de l’analysant viennent se réchauffer au contact de ce désir du psychanalyste. C’est ainsi que toutes ces paroles prononcées dans l’enfance et notamment celles qui ont entouré  sa naissance, reprennent vie et surtout toute leur vivacité, grâce au transfert, quand le  psychanalyste est ainsi venu réoccuper la place de celui que Lacan appelle “le parent traumatique”. </p>
<p>Rabelais, Le quart livre, chapitre 56.  “Comment, parmi les paroles gelées, Pantagruel trouva des mots de gueule »</p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts Une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je vous poserai bien cette question : Le désir  de devenir psychanalyste n’est-il pas du même ordre que le désir qu’expriment les enfants de devenir aviateur, conducteur de train ou camionneur, instituteur ou brocanteur ? Les analystes n’en parlent pas souvent parce que c’est de l’ordre<br>
de l’intime, mais quand surgissent des rêves en cours d’analyse où pour la première fois le timide désir d’exercer ce métier s’exprime de façon plus ou moins voilée on s’aperçoit alors à<br>
quel point un tel désir a de profondes racines inconscientes. Ce sont celles-ci,  une fois analysées, interprétées, qui permettent alors à chacun de savoir, selon la jolie formule de Lacan, de savoir  s’il veut ce qu’il désire.</p>
<p><br>
L'essentiel est donc  d'analyser ce symptôme, puisque s'en est un, celui de souhaiter devenir psychanalyste pour laisser la place à quelque chose d’un autre ordre, ce que Lacan a appelé «<br>
"désir du psychanalyste » qui, au cœur de l’analyse de celui qu’il a accepté d’écouter, trouvera, dans la répétition de cette expérience, sa véritable fonction, celle de renouveler, de réveiller la névrose du sujet, d’en faire à proprement parler une névrose de transfert, de la répéter puis de la dénouer justement parce qu’il peut occuper cette fonction du désir de<br>
l’Autre. A la fin du séminaire de l’acte analytique, pour évoquer ce qui en est de l’expérience analytique, Lacan reprend le mythe  des  paroles gelées de Rabelais. Au cours de leur voyage,<br>
soudain Pantagruel  et ses compagnons virent tomber sur le tillac de leur navire, telle une bourrasque de grêlons, des mots gelés qui se réchauffèrent progressivement dans leurs mains. Panurge demanda à Pantagruel de lui en donner encore. Il en jeta trois ou quatre<br>
poignées et j’y vis, dit-il, des paroles fort piquantes, des paroles sanglantes, dont le pilote disait qu’elles revenaient du lieu où elles avaient été prononcées. Et bien de  même,  les<br>
paroles gelées du symptôme,  celles de l’analysant viennent se réchauffer au contact de ce désir du psychanalyste. C’est ainsi que toutes ces paroles prononcées dans l’enfance et notamment celles qui ont entouré  sa naissance, reprennent vie et surtout toute leur vivacité, grâce au transfert, quand le  psychanalyste est ainsi venu réoccuper la place de celui que Lacan appelle “le parent traumatique”. </p>
<p>Rabelais, Le quart livre, chapitre 56.  “Comment, parmi les paroles gelées, Pantagruel trouva des mots de gueule »</p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 10 Jun 2023 15:55:20 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bzkYQS1VmkWP.mp3?t=1686412523" length="8900562" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/a-propos-du-desir-de-devenir-psychanalyste-podcast-n0-2</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>freud,rêves,Lacan,symptôme,névrose,désir du psychanalyste,proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l'école,les paroles gelées de Rabelais</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:16</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts Une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je vous poserai bien cette question : Le désir  de devenir psychanalyste n’est-il pas du même ordre que le désir qu’expriment les enfants de devenir aviateur, conduct...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27)</title>
                <guid isPermaLink="false">fbdde96af4cb57bba623f8394221967f6d0259f9</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain de faire de la chimie au laboratoire de l’université. Le conseiller aulique L m'invite à venir quelque part. Il tient dans<br>
sa main levée en l’air devant lui une lampe ou quelque autre instrument avec des airs d’intelligence affûtée ou de perception aiguë,  dans une posture caractéristique, la tête tendue vers l’avant ».</p>
<p>Il évoque l' événement de la veille qui  a provoqué ce rêve, le fait qu’il avait appris une mauvaise nouvelle, la suppression du lieu où il pouvait jusqu’alors donner ses conférences. et Cela lui avait  fait penser à ses débuts de jeune médecin où on lui avait  refusé toute aide. </p>
<p>Dans son interprétation, Freud  décrit la façon dont ce conseiller aulique porte la lampe ou la loupe et évoque par cette association,  la statue d’Archimède à Syracuse. Or ce monument célèbre le fait qu'Archimède  avait pu mettre le feu aux voiles de la flotte romaine qui assiégeait la ville de Syracuse à l'aide d'un miroir incendiaire. C'est ce même objet que porte le conseiller aulique qui devance Freud. C'est ainsi que Freud met le feu à l'université.<br>
Sobrement Freud interprète ce rêve «  Toute personne experte en interprétation du rêve devinera aisément que ni désir de vengeance ni présomption de grandeur ne sont étrangers aux pensées du rêve.»</p>
<p>Le vernis de la civilisation est extrêmement fragile, il se craquelle et se fissure dans le moindre de nos gestes et de nos propos. Sous les plus belles réalisations humaines, dans les domaines de l’art, de la littérature ou de la politique, réapparaît sans cesse, sous une forme plus ou moins masquée, notre inhumanité à savoir notre désir de destruction envers ceux qui nous entourent.</p>
<p>Si nous nous référons  à ce que nous pouvons apprendre, à propos du  moindre de nos rêves ou de nos actes manqués,  nous pouvons découvrir que nous nous y débarrassons allègrement de tous ceux qui peuvent faire obstacle à la réalisation de nos désirs les plus<br>
chers, ou de tous ceux qui portent atteinte à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, en les envoyant au Diable ou encore « ad patres ». Nous  les envoyons ainsi, sans autre forme de procès,  rejoindre le monde de nos ancêtres.</p>
<p>Pour décrire cette foncière méchanceté qui est au cœur de chacun de nous, Freud, comme souvent, aime bien faire appel non seulement au savoir mais aussi à l’humour des poètes.  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain de faire de la chimie au laboratoire de l’université. Le conseiller aulique L m'invite à venir quelque part. Il tient dans<br>
sa main levée en l’air devant lui une lampe ou quelque autre instrument avec des airs d’intelligence affûtée ou de perception aiguë,  dans une posture caractéristique, la tête tendue vers l’avant ».</p>
<p>Il évoque l' événement de la veille qui  a provoqué ce rêve, le fait qu’il avait appris une mauvaise nouvelle, la suppression du lieu où il pouvait jusqu’alors donner ses conférences. et Cela lui avait  fait penser à ses débuts de jeune médecin où on lui avait  refusé toute aide. </p>
<p>Dans son interprétation, Freud  décrit la façon dont ce conseiller aulique porte la lampe ou la loupe et évoque par cette association,  la statue d’Archimède à Syracuse. Or ce monument célèbre le fait qu'Archimède  avait pu mettre le feu aux voiles de la flotte romaine qui assiégeait la ville de Syracuse à l'aide d'un miroir incendiaire. C'est ce même objet que porte le conseiller aulique qui devance Freud. C'est ainsi que Freud met le feu à l'université.<br>
Sobrement Freud interprète ce rêve «  Toute personne experte en interprétation du rêve devinera aisément que ni désir de vengeance ni présomption de grandeur ne sont étrangers aux pensées du rêve.»</p>
<p>Le vernis de la civilisation est extrêmement fragile, il se craquelle et se fissure dans le moindre de nos gestes et de nos propos. Sous les plus belles réalisations humaines, dans les domaines de l’art, de la littérature ou de la politique, réapparaît sans cesse, sous une forme plus ou moins masquée, notre inhumanité à savoir notre désir de destruction envers ceux qui nous entourent.</p>
<p>Si nous nous référons  à ce que nous pouvons apprendre, à propos du  moindre de nos rêves ou de nos actes manqués,  nous pouvons découvrir que nous nous y débarrassons allègrement de tous ceux qui peuvent faire obstacle à la réalisation de nos désirs les plus<br>
chers, ou de tous ceux qui portent atteinte à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, en les envoyant au Diable ou encore « ad patres ». Nous  les envoyons ainsi, sans autre forme de procès,  rejoindre le monde de nos ancêtres.</p>
<p>Pour décrire cette foncière méchanceté qui est au cœur de chacun de nous, Freud, comme souvent, aime bien faire appel non seulement au savoir mais aussi à l’humour des poètes.  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 16 May 2023 19:39:04 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bYaPVsj9lYl4.mp3?t=1684265941" length="10917609" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/quand-freud-empruntait-son-miroir-incendiaire-a-archimede-podcast-27</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>amour,haine,rêves,Lacan,pulsion de vie,agressivité,psychanalyse, Freud,métaphore paternelle,Malaise dans la civilisation,La fonction du leader,Psychologie des masses,pulsion de mort,la Statue d'Archimède à Syrracuse</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:22</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain d...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Comment guérir de sa névrose avec son psychanalyste ? ( Podcast n° 26)</title>
                <guid isPermaLink="false">6928ec967de70ac2868863d9e5d19a805d46ec80</guid>
                <description><![CDATA[<p>Aujourd'hui  j'ai choisi un titre un brin provocateur. Certes  la guérison de la névrose n'est pas censée être l'effet premier, le but d'une psychanalyse, mais il n'empêche que cette dernière a des effets et des effets bénéfiques pour le sujet, car sinon comment chaque analysant  mais aussi chaque psychanalyste pourrait-il s'engager  dans cette entreprise malgré toutes les embûches rencontrées à commencer par le choix d’un psychanalyste, les souffrances réveillées, remises à vif,  du fait du transfert, et ce qu’il en coûte à chacun des efforts de toute sorte, surtout et y compris  les efforts financiers. </p>
<p>En 1978, au moment de la clôture du congrès de la transmission de la psychanalyse, Lacan avait posé cette question «  comment se fait-il, que de par l'opération du signifiant, il y a des gens qui<br>
guérissent, qui guérissent de leur névrose, voire de leur perversion, car c’est un fait qu’il y a des gens qui guérissent » et pour en rendre compte il avait avancé un curieux terme celui de «truquage». </p>
<p>Si on tourne un peu autour de ce mot, il est pour le moins ambigu. Il peut décrire le savoir faire du psychanalyste, il connaît le truc, il sait comment s’y prendre. Il évoque donc l’habileté de l’artisan<br>
ou l’astuce du bricoleur. Mais si nous passons du mot truquage au verbe truquer, il prend tout d’un coup une tonalité plus péjorative. Surgissent à l’horizon une cohorte de truqueurs, de<br>
faussaires, d’escrocs. Il me semble que les analystes ne doivent pas perdre de vue cette dimension maléfique du truquage. Car ils se tiennent sur cette étroite limite, une crête entre deux versants, celui de  l’habileté et celui de l’escroquerie. Je reprends ce terme puisqu’il a déjà été utilisé par Lacan. </p>
<p>Ces deux versants possibles du truquage vont se trouver mis en jeu, mis en scène à propos des fantasmes de guérison de l’analysant qui existent dans toute analyse, pour peu bien sûr qu’on y prête attention. </p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui  j'ai choisi un titre un brin provocateur. Certes  la guérison de la névrose n'est pas censée être l'effet premier, le but d'une psychanalyse, mais il n'empêche que cette dernière a des effets et des effets bénéfiques pour le sujet, car sinon comment chaque analysant  mais aussi chaque psychanalyste pourrait-il s'engager  dans cette entreprise malgré toutes les embûches rencontrées à commencer par le choix d’un psychanalyste, les souffrances réveillées, remises à vif,  du fait du transfert, et ce qu’il en coûte à chacun des efforts de toute sorte, surtout et y compris  les efforts financiers. </p>
<p>En 1978, au moment de la clôture du congrès de la transmission de la psychanalyse, Lacan avait posé cette question «  comment se fait-il, que de par l'opération du signifiant, il y a des gens qui<br>
guérissent, qui guérissent de leur névrose, voire de leur perversion, car c’est un fait qu’il y a des gens qui guérissent » et pour en rendre compte il avait avancé un curieux terme celui de «truquage». </p>
<p>Si on tourne un peu autour de ce mot, il est pour le moins ambigu. Il peut décrire le savoir faire du psychanalyste, il connaît le truc, il sait comment s’y prendre. Il évoque donc l’habileté de l’artisan<br>
ou l’astuce du bricoleur. Mais si nous passons du mot truquage au verbe truquer, il prend tout d’un coup une tonalité plus péjorative. Surgissent à l’horizon une cohorte de truqueurs, de<br>
faussaires, d’escrocs. Il me semble que les analystes ne doivent pas perdre de vue cette dimension maléfique du truquage. Car ils se tiennent sur cette étroite limite, une crête entre deux versants, celui de  l’habileté et celui de l’escroquerie. Je reprends ce terme puisqu’il a déjà été utilisé par Lacan. </p>
<p>Ces deux versants possibles du truquage vont se trouver mis en jeu, mis en scène à propos des fantasmes de guérison de l’analysant qui existent dans toute analyse, pour peu bien sûr qu’on y prête attention. </p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 27 Apr 2023 10:06:10 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/o94KJUYALm2A.mp3?t=1682586371" length="9580139" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/comment-guerir-de-sa-nevrose-avec-son-psychanalyste-podcast-n0-26</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>freud,rêves,Lacan,symptôme,névrose,signifiant,guérison,,fantasmes de sauvetage</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:58</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Aujourd'hui  j'ai choisi un titre un brin provocateur. Certes  la guérison de la névrose n'est pas censée être l'effet premier, le but d'une psychanalyse, mais il n'empêche que cette dernière a des effets et des effets bénéfiques pour le sujet, car sin...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Joyce-le-symptôme et Dostoïevski-l'hystérie ( podcast n° 25)</title>
                <guid isPermaLink="false">5812e0c37da2b1431f0aaf52cd8db2e1f19b6425</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce podcast une psychanalyse à fleur d'inconscient”.  Aujourd”hui je voudrais vous parler de la façon dont  Freud, en son temps,  avait relu Dostoïevski,  tout comme Lacan avait relu Joyce pour le nommer Joyce le symptôme. Mon espoir étant de tirer quelques profits de ce rapprochement autour de la question de l’hystérie et tout spécialement de l’hystérie masculine.    </p>
<p><br></p>
<p>Dans son texte « Dostoïevski et le parricide », Freud écrit : « Ce n’est pas un hasard si trois des chefs d’œuvres de la littérature de tous les temps, L’Œdipe-Roi de Sophocle, le Hamlet de Shakespeare et les frères Karamazov de Dostoïveski, traitent tous du même thème, du meurtre du père. Dans les trois œuvres le motif de l’acte  - la rivalité sexuelle pour une autre femme est aussi révélé. »</p>
<p>Si Ulysse de Joyce est maintenant considéré comme une œuvre majeure de la littérature mondiale du dernier siècle, la question du parricide me semble y être éludée, tout autant que la question de la rivalité des hommes entre eux pour la conquête d’une femme.</p>
<p>Bloom, tout au long de son périple au travers des rues de Dublin sait que Molly a rendez-vous avec l’un de ses amants, il connaît même l’heure de leur rendez-vous, sans pour autant apporter  la moindre entrave à cette rencontre. De retour chez lui, il se glisse simplement dans le lit conjugal. </p>
<p>Cette “abnégation”, sinon cette “équanimité” devant le triomphe de ses rivaux dans l’amour d’une femme, Freud l’a déjà décrite dans ce même texte de Dostoïevski et du parricide. Il la décrit en prenant pour exemple les héros de certaines autres nouvelles de Dostoïevski, mais en la replaçant dans les composantes du complexe de castration masculin.</p>
<p>Avec beaucoup d’assurance mais aussi de sérénité voici ce que Freud en énonce : « le meurtre du père est, selon une conception bien connue, le crime majeur et originaire de l’humanité aussi bien que de l’individu ».</p>
<p>De là vient son sentiment de culpabilité. Les motions sadiques envers le père, le désir de le tuer et de le castrer s’inversent et prévaut alors  le masochisme dit féminin des hommes. </p>
<p>En effet, à cette partie du complexe de castration,  vient s'ajouter une autre composante, celle que Freud appelle la bisexualité de chaque sujet. Lorsque cette composante est trop forte, « la menace que la castration fait peser sur la masculinité renforce l’inclinaison du garçon à s’identifier à sa mère, « à tenir le rôle de celle-ci comme objet d’amour pour le père ». Cette prédisposition renforce donc la névrose. </p>
<p>Est-ce que ce que Freud nous décrit là ne pourrait pas s’appliquer à Joyce, il semble en tout cas qu’une piste s’ouvre celle d’éclairer ce que Lacan a avancé à propos de Joyce, de cette question de sa « Père-version », ou encore sa version vers le père qu’il a soutenu à la mesure de ses moyens par son écriture, par son art d’écrire.</p>
<p> Ce terme de père-version écrit avec un tiret et donc cette version vers le père est donc à prendre, tout au moins dans une première approche,  comme correspondant à ce temps de l’Oedipe ou le père se fait préférer à la mère comme étant celui qui détient le phallus. </p>
<p>J’ai effectué ce rapprochement dans l’un de mes ouvrages « Eloge de l’hystérie masculine. Sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse » paru chez L’Harmattan en 97.<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce podcast une psychanalyse à fleur d'inconscient”.  Aujourd”hui je voudrais vous parler de la façon dont  Freud, en son temps,  avait relu Dostoïevski,  tout comme Lacan avait relu Joyce pour le nommer Joyce le symptôme. Mon espoir étant de tirer quelques profits de ce rapprochement autour de la question de l’hystérie et tout spécialement de l’hystérie masculine.    </p>
<p><br></p>
<p>Dans son texte « Dostoïevski et le parricide », Freud écrit : « Ce n’est pas un hasard si trois des chefs d’œuvres de la littérature de tous les temps, L’Œdipe-Roi de Sophocle, le Hamlet de Shakespeare et les frères Karamazov de Dostoïveski, traitent tous du même thème, du meurtre du père. Dans les trois œuvres le motif de l’acte  - la rivalité sexuelle pour une autre femme est aussi révélé. »</p>
<p>Si Ulysse de Joyce est maintenant considéré comme une œuvre majeure de la littérature mondiale du dernier siècle, la question du parricide me semble y être éludée, tout autant que la question de la rivalité des hommes entre eux pour la conquête d’une femme.</p>
<p>Bloom, tout au long de son périple au travers des rues de Dublin sait que Molly a rendez-vous avec l’un de ses amants, il connaît même l’heure de leur rendez-vous, sans pour autant apporter  la moindre entrave à cette rencontre. De retour chez lui, il se glisse simplement dans le lit conjugal. </p>
<p>Cette “abnégation”, sinon cette “équanimité” devant le triomphe de ses rivaux dans l’amour d’une femme, Freud l’a déjà décrite dans ce même texte de Dostoïevski et du parricide. Il la décrit en prenant pour exemple les héros de certaines autres nouvelles de Dostoïevski, mais en la replaçant dans les composantes du complexe de castration masculin.</p>
<p>Avec beaucoup d’assurance mais aussi de sérénité voici ce que Freud en énonce : « le meurtre du père est, selon une conception bien connue, le crime majeur et originaire de l’humanité aussi bien que de l’individu ».</p>
<p>De là vient son sentiment de culpabilité. Les motions sadiques envers le père, le désir de le tuer et de le castrer s’inversent et prévaut alors  le masochisme dit féminin des hommes. </p>
<p>En effet, à cette partie du complexe de castration,  vient s'ajouter une autre composante, celle que Freud appelle la bisexualité de chaque sujet. Lorsque cette composante est trop forte, « la menace que la castration fait peser sur la masculinité renforce l’inclinaison du garçon à s’identifier à sa mère, « à tenir le rôle de celle-ci comme objet d’amour pour le père ». Cette prédisposition renforce donc la névrose. </p>
<p>Est-ce que ce que Freud nous décrit là ne pourrait pas s’appliquer à Joyce, il semble en tout cas qu’une piste s’ouvre celle d’éclairer ce que Lacan a avancé à propos de Joyce, de cette question de sa « Père-version », ou encore sa version vers le père qu’il a soutenu à la mesure de ses moyens par son écriture, par son art d’écrire.</p>
<p> Ce terme de père-version écrit avec un tiret et donc cette version vers le père est donc à prendre, tout au moins dans une première approche,  comme correspondant à ce temps de l’Oedipe ou le père se fait préférer à la mère comme étant celui qui détient le phallus. </p>
<p>J’ai effectué ce rapprochement dans l’un de mes ouvrages « Eloge de l’hystérie masculine. Sa fonction secrète dans les renaissances de la psychanalyse » paru chez L’Harmattan en 97.<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 05 Apr 2023 15:06:56 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oZagNs1jlOw9.mp3?t=1680709264" length="9311394" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/joyce-le-symptome-et-dostoievski-l-hysterie-podcast-n0-25-nouvel-episode-du-05-04-16-55</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Joyce,freud,Lacan,dostoïevski,symptôme,névrose,oedipe,Hystérie masculine,la version vers le père,meurtre du père</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:41</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce podcast une psychanalyse à fleur d'inconscient”.  Aujourd”hui je voudrais vous parler de la façon dont  Freud, en son temps,  avait relu Dostoïevski,  tout comme Lacan avait relu Joyce pour le nommer Joyce le symptôme. Mon espoir étant...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'art d'interpréter les obsessions ( podcast n° 24)</title>
                <guid isPermaLink="false">2273a2efa6a00e7a40382870fb4b2f680ee2eae7</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast “une psychanalyse à fleur d’inconscient”. Aujourd’hui je voudrais vous parler de l’art d’interpréter les obsessions en le rapprochant de l’art d’interpréter les rêves.  </p>
<p>Dans le grand texte des cinq psychanalyses, Freud a entrepris de décrire l’Histoire de l’Homme aux rats, faisant ainsi une magnifique approche théorique et surtout clinique de ce qu’est la structure d’une névrose obsessionnelle qu’au début de ses recherches il appelait névrose de contrainte.  Le sujet est en effet contraint à penser ou à agir au gré de ses obsessions ou de ses compulsions. Il ne peut s’y dérober. Il agit au commandement. </p>
<p>Dans ce texte de l’Homme aux rats  Freud  rédige un paragraphe ayant pour titre « quelques obsessions et leur explication »<a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/freud/lart-dinterpreter-les-obsessions-par-rapport-a-lart-dinterpreter-les-reves/#sdfootnote1sym" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#82af7c;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;1&lt;/span&gt;">1</a> Il y est question de la technique d’interprétation des obsessions. Il en édicte deux règles :</p>
<p><b>Première règle ne pas se laisser impressionner par leur apparente absurdité </b></p>
<p>«  On fait bien, écrit Freud,  de ne jamais se laisser troubler, dans cette tâche de la traduction des obsessions, par leur apparente absurdité ; les obsessions les plus absurdes et les plus étranges se laissent résoudre si on les approfondit dûment. »</p>
<p>A propos de cette caractéristique des obsessions, dans “L’Interprétation du rêve”, Freud consacre un chapitre spécialement aux rêves absurdes et il faut noter qu’ils ont tous pour thème latent les désirs de la mort du père. </p>
<p><b>Seconde règle : rattacher cette obsession aux événements de la vie courante.</b></p>
<p>Donc en apparence on utilise pour interpréter les obsessions, la même technique que celle de l’interprétation des rêves qui consiste à rechercher le petit événement de la veille qui a provoqué le rêve. Ce que Freud appelle « le reste diurne du rêve ». C’est souvent par là qu’il commence.</p>
<p>Il en est de même pour l’obsession, mais on ne peut plus parler de «reste diurne », il s’agit d’événements qui semblent plus marquants et plus déployés dans le temps. Il ne s’agit plus du jour qui précède le rêve, mais de jours, de mois, voire d’années qui précèdent l’obsession. </p>
<p>Pour illustrer la portée de ces deux règles, je démontrerai  leur efficacité à propos de quelques-unes des obsessions de l’homme aux rats, notamment son obsession de se trancher la gorge avec un rasoir.</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br>
J'ai aussi écrit quelques livres, la plupart, ont été publiés chez L'Harmattan. Parmi eux " Les orthographes du désir"  :  https://www.editions-harmattan.fr/livre-les_orthographes_du_desir_liliane_fainsilber-9782343105512-54074.html<br>
</p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    </p>
<p><br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast “une psychanalyse à fleur d’inconscient”. Aujourd’hui je voudrais vous parler de l’art d’interpréter les obsessions en le rapprochant de l’art d’interpréter les rêves.  </p>
<p>Dans le grand texte des cinq psychanalyses, Freud a entrepris de décrire l’Histoire de l’Homme aux rats, faisant ainsi une magnifique approche théorique et surtout clinique de ce qu’est la structure d’une névrose obsessionnelle qu’au début de ses recherches il appelait névrose de contrainte.  Le sujet est en effet contraint à penser ou à agir au gré de ses obsessions ou de ses compulsions. Il ne peut s’y dérober. Il agit au commandement. </p>
<p>Dans ce texte de l’Homme aux rats  Freud  rédige un paragraphe ayant pour titre « quelques obsessions et leur explication »<a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/freud/lart-dinterpreter-les-obsessions-par-rapport-a-lart-dinterpreter-les-reves/#sdfootnote1sym" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#82af7c;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;1&lt;/span&gt;">1</a> Il y est question de la technique d’interprétation des obsessions. Il en édicte deux règles :</p>
<p><b>Première règle ne pas se laisser impressionner par leur apparente absurdité </b></p>
<p>«  On fait bien, écrit Freud,  de ne jamais se laisser troubler, dans cette tâche de la traduction des obsessions, par leur apparente absurdité ; les obsessions les plus absurdes et les plus étranges se laissent résoudre si on les approfondit dûment. »</p>
<p>A propos de cette caractéristique des obsessions, dans “L’Interprétation du rêve”, Freud consacre un chapitre spécialement aux rêves absurdes et il faut noter qu’ils ont tous pour thème latent les désirs de la mort du père. </p>
<p><b>Seconde règle : rattacher cette obsession aux événements de la vie courante.</b></p>
<p>Donc en apparence on utilise pour interpréter les obsessions, la même technique que celle de l’interprétation des rêves qui consiste à rechercher le petit événement de la veille qui a provoqué le rêve. Ce que Freud appelle « le reste diurne du rêve ». C’est souvent par là qu’il commence.</p>
<p>Il en est de même pour l’obsession, mais on ne peut plus parler de «reste diurne », il s’agit d’événements qui semblent plus marquants et plus déployés dans le temps. Il ne s’agit plus du jour qui précède le rêve, mais de jours, de mois, voire d’années qui précèdent l’obsession. </p>
<p>Pour illustrer la portée de ces deux règles, je démontrerai  leur efficacité à propos de quelques-unes des obsessions de l’homme aux rats, notamment son obsession de se trancher la gorge avec un rasoir.</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br>
J'ai aussi écrit quelques livres, la plupart, ont été publiés chez L'Harmattan. Parmi eux " Les orthographes du désir"  :  https://www.editions-harmattan.fr/livre-les_orthographes_du_desir_liliane_fainsilber-9782343105512-54074.html<br>
</p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    </p>
<p><br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 18 Mar 2023 16:46:09 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yeag5sEmAE8w.mp3?t=1679157979" length="12751638" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-art-d-interpreter-les-obsessions-podcast-n0-24-n</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:16</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcast “une psychanalyse à fleur d’inconscient”. Aujourd’hui je voudrais vous parler de l’art d’interpréter les obsessions en le rapprochant de l’art d’interpréter les rêves.  
Dans le grand texte des cinq psychanalyses, Freud...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Tous les animaux phobiques du Petit Hans   ( Podcast n° 23)</title>
                <guid isPermaLink="false">357a2e6aa42489852facc7cfd64765714bbc26a4</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd'hui je voudrais vous parler de l’un des héros des cinq psychanalyses, celui dont Freud a choisi d’évoquer l’histoire, en même temps que celles de Dora, de l’Homme aux loups et de l’Homme aux rats, sans oublier, bien sûr celle pleine d’aléas du Président Schreber.  Il s’appelle le Petit Hans.  Son histoire  a ceci de particulier c’est que c’est une des premières analyses d’enfant. </p>
<p>Dès les premiers jours du janvier 1908, son père,  Max Graf écrivait à Freud pour lui demander de l'aide au sujet de son petit garçon alors âgé de trois ans.  Il avait peur d'être mordu par un cheval et de ce fait refusait de sortir dans la rue. D'autres lettres du père suivirent décrivant le déploiement et l'évolution de ce symptôme ainsi que  les tentatives d'interprétation qu’il en faisait. Ainsi  naquit l’observation du "Petit Hans",  écrite cette fois-ci par Freud.</p>
<p>En un second temps,  dans le séminaire de la Relation d'objet,  Lacan en fit, à son tour,  un très long commentaire, la reprenant presque ligne à ligne et jour après jour.</p>
<p>La phobie du  petit Hans prendra  très vite une grande extension,  se déployant en  de nombreuses formes, sa peur initiale d'être mordu par un cheval deviendra aussi peur des chevaux qui tombent, peur des chevaux lourdement chargés, peur des chevaux ayant quelque chose de noir devant la bouche.  D'autres animaux seront eux aussi appelés à la rescousse de ce cheval, deux girafes, la grande et la petite, la cigogne,  personnage énigmatique qui apporte aussi bien la mort que la vie, et, presque passés inaperçus, une poule et son poussin à propos desquels ce jeune garçon se pose bien des questions sur les mystères de sa naissance et le rôle qu'avait  bien pu y jouer son père.</p>
<p>Je ne résiste pas au plaisir de le citer.</p>
<p>"A Mungden, dit-il à son père, tu as pondu un œuf dans l'herbe et un poulet en est tout de suite sorti. Tu as pondu un œuf un jour, je le sais, je sais que c'est sûr. Parce que maman l'a dit.</p>
<p>Moi - je demanderai à maman si c'est vrai.</p>
<p>Hans - ce n'est pas vrai du tout mais moi j'ai une fois pondu un œuf et un poulet en est sorti."</p>
<p>Au mensonge de la cigogne des parents, répond le mensonge du poulet du petit Hans. Mais il n'empêche que  lui, aussi bien que  son père,  peuvent mettre au monde des petits poussins. Il vient d'inventer, pour son propre usage,  le mythe de la couvade.</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br>
J'ai aussi écrit quelques livres, la plupart, ont été publiés chez L'Harmattan. Parmi eux " Les orthographes du désir"  :  https://www.editions-harmattan.fr/livre-les_orthographes_du_desir_liliane_fainsilber-9782343105512-54074.html<br>
</p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    <br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcast “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd'hui je voudrais vous parler de l’un des héros des cinq psychanalyses, celui dont Freud a choisi d’évoquer l’histoire, en même temps que celles de Dora, de l’Homme aux loups et de l’Homme aux rats, sans oublier, bien sûr celle pleine d’aléas du Président Schreber.  Il s’appelle le Petit Hans.  Son histoire  a ceci de particulier c’est que c’est une des premières analyses d’enfant. </p>
<p>Dès les premiers jours du janvier 1908, son père,  Max Graf écrivait à Freud pour lui demander de l'aide au sujet de son petit garçon alors âgé de trois ans.  Il avait peur d'être mordu par un cheval et de ce fait refusait de sortir dans la rue. D'autres lettres du père suivirent décrivant le déploiement et l'évolution de ce symptôme ainsi que  les tentatives d'interprétation qu’il en faisait. Ainsi  naquit l’observation du "Petit Hans",  écrite cette fois-ci par Freud.</p>
<p>En un second temps,  dans le séminaire de la Relation d'objet,  Lacan en fit, à son tour,  un très long commentaire, la reprenant presque ligne à ligne et jour après jour.</p>
<p>La phobie du  petit Hans prendra  très vite une grande extension,  se déployant en  de nombreuses formes, sa peur initiale d'être mordu par un cheval deviendra aussi peur des chevaux qui tombent, peur des chevaux lourdement chargés, peur des chevaux ayant quelque chose de noir devant la bouche.  D'autres animaux seront eux aussi appelés à la rescousse de ce cheval, deux girafes, la grande et la petite, la cigogne,  personnage énigmatique qui apporte aussi bien la mort que la vie, et, presque passés inaperçus, une poule et son poussin à propos desquels ce jeune garçon se pose bien des questions sur les mystères de sa naissance et le rôle qu'avait  bien pu y jouer son père.</p>
<p>Je ne résiste pas au plaisir de le citer.</p>
<p>"A Mungden, dit-il à son père, tu as pondu un œuf dans l'herbe et un poulet en est tout de suite sorti. Tu as pondu un œuf un jour, je le sais, je sais que c'est sûr. Parce que maman l'a dit.</p>
<p>Moi - je demanderai à maman si c'est vrai.</p>
<p>Hans - ce n'est pas vrai du tout mais moi j'ai une fois pondu un œuf et un poulet en est sorti."</p>
<p>Au mensonge de la cigogne des parents, répond le mensonge du poulet du petit Hans. Mais il n'empêche que  lui, aussi bien que  son père,  peuvent mettre au monde des petits poussins. Il vient d'inventer, pour son propre usage,  le mythe de la couvade.</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br>
J'ai aussi écrit quelques livres, la plupart, ont été publiés chez L'Harmattan. Parmi eux " Les orthographes du désir"  :  https://www.editions-harmattan.fr/livre-les_orthographes_du_desir_liliane_fainsilber-9782343105512-54074.html<br>
</p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    <br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 25 Feb 2023 17:28:47 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bVaOns6Oawav.mp3?t=1677346120" length="10566115" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/freud-lacan-et-le-petit-hans-podcast-n0-23</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,freud,Lacan,symptôme,névrose,animal phobique, animal totem,couvade,Oedipe,,Herbert Graf,phallus,complexe de castration</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:00</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcast “une psychanalyse à fleur d’inconscient”.  Aujourd'hui je voudrais vous parler de l’un des héros des cinq psychanalyses, celui dont Freud a choisi d’évoquer l’histoire, en même temps que celles de Dora, de l’Homme aux l...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>“Promenons-nous dans le Moi, tant que le Vous n’y est pas !" ( Podcast n° 22)</title>
                <guid isPermaLink="false">a685c62de165a44ca2b5d7d36be969dfb42aa8d8</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je partirai d’une jolie chanson de Serge Gainsbourg qui a pour titre " Le grand méchant vous". </p>
<p>Elle peut en effet servir d’exemple à ce dont je veux vous parler aujourd' hui. </p>
<p><br></p>
<p>Alors jeune psychanalyste, au congrès de Marienbad, Lacan avait provoqué quelques remous dans le monde analytique, en y présentant un travail sur le stade du miroir. Il a ainsi fait faire un grand pas à la théorie en mettant ainsi en évidence l’importance dans la structuration du sujet, de la rencontre tout d’abord de sa propre image qui, à un stade très précoce, entre six et dix-mois,  constitue en somme la matrice imaginaire source de ses futures identifications.  Si cette première rencontre avec son image est source d’exultation il n’en va pas de même des  rencontres ultérieures avec l’image  des autres humains qui l’entourent. .  Lacan a très souvent repris la description de Saint Augsutin décrivant  comment un enfant regardait d’un regard empoisonné  son petit frère de lait appendu au sein de sa mère.  C’est pourtant grâce à  ces petits autres que l’enfant découvre le monde illimité de ses désirs et constitue toutes ces identifications avec ses objets d’amour ou ses objets rivaux auxquels il a dû renoncer. On découvre donc que la jalousie y joue un rôle essentiel et nécessaire.  <br>
Cet autre, ce rival, qu’il souhaite de toutes ses forces détruire, chaque fois qu’il le rencontre,  c’est ce grand méchant Vous que décrit  si bien Serge Gainsbourg.  <br>
Je cite un fragment de sa chanson :<br>
"Promenons-nous de dans le Moi tant que le vous n’y est pas</p>
<p>Car s’il y était, sûrement  il nous mangerait</p>
<p>J’ai peur, j’ai peur de ce grand méchant Vous."<br>
</p>
<p>Quelques strophes plus loin il chante :<br>
"Ah quel animal que ce Vous, </p>
<p>Mais comment savoir dans cette rivalité </p>
<p>Qui de Moi ou qui de vous </p>
<p>l’emporte en cruauté</p>
<p>Promenons-nous dedans le moi pendant que le Vous n’y est pas!"<br>
</p>
<p>La métaphore poétique, cette substitution du Vous ou Loup porte ses fruits !  </p>
<p>Qui hurle avec les loups, qui se jette dans la gueule du loup et qui de vous ou de Moi l’emporte en cruauté ?<br>
Ce petit autre est donc l’objet d’une intense jalousie. on désire le détruire en tant que c’est lui qui est censé posséder ce dont on est privé.  Comment sortir de cette impasse, c’est lui ou moi ? C’est là que Lacan fait intervenir, par le biais de la fonction paternelle, le champ du  symbolique qui procure l’apaisement, l’accord, la reconnaissance, la coexistence possible.  Je cite Lacan “ Dieu merci, le sujet est dans l’ordre du symbole, c'est-à- dire dans un monde d’autres qui parlent.  C’est pourquoi son désir est susceptible de la médiation et de la reconnaissance. Sans quoi, toute fonction humaine ne pourrait que s’épuiser dans le souhait indéfini de la destruction de l’autre comme tel.” </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br>
Liliane Fainsilber </p>
<p><br>
Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    <br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je partirai d’une jolie chanson de Serge Gainsbourg qui a pour titre " Le grand méchant vous". </p>
<p>Elle peut en effet servir d’exemple à ce dont je veux vous parler aujourd' hui. </p>
<p><br></p>
<p>Alors jeune psychanalyste, au congrès de Marienbad, Lacan avait provoqué quelques remous dans le monde analytique, en y présentant un travail sur le stade du miroir. Il a ainsi fait faire un grand pas à la théorie en mettant ainsi en évidence l’importance dans la structuration du sujet, de la rencontre tout d’abord de sa propre image qui, à un stade très précoce, entre six et dix-mois,  constitue en somme la matrice imaginaire source de ses futures identifications.  Si cette première rencontre avec son image est source d’exultation il n’en va pas de même des  rencontres ultérieures avec l’image  des autres humains qui l’entourent. .  Lacan a très souvent repris la description de Saint Augsutin décrivant  comment un enfant regardait d’un regard empoisonné  son petit frère de lait appendu au sein de sa mère.  C’est pourtant grâce à  ces petits autres que l’enfant découvre le monde illimité de ses désirs et constitue toutes ces identifications avec ses objets d’amour ou ses objets rivaux auxquels il a dû renoncer. On découvre donc que la jalousie y joue un rôle essentiel et nécessaire.  <br>
Cet autre, ce rival, qu’il souhaite de toutes ses forces détruire, chaque fois qu’il le rencontre,  c’est ce grand méchant Vous que décrit  si bien Serge Gainsbourg.  <br>
Je cite un fragment de sa chanson :<br>
"Promenons-nous de dans le Moi tant que le vous n’y est pas</p>
<p>Car s’il y était, sûrement  il nous mangerait</p>
<p>J’ai peur, j’ai peur de ce grand méchant Vous."<br>
</p>
<p>Quelques strophes plus loin il chante :<br>
"Ah quel animal que ce Vous, </p>
<p>Mais comment savoir dans cette rivalité </p>
<p>Qui de Moi ou qui de vous </p>
<p>l’emporte en cruauté</p>
<p>Promenons-nous dedans le moi pendant que le Vous n’y est pas!"<br>
</p>
<p>La métaphore poétique, cette substitution du Vous ou Loup porte ses fruits !  </p>
<p>Qui hurle avec les loups, qui se jette dans la gueule du loup et qui de vous ou de Moi l’emporte en cruauté ?<br>
Ce petit autre est donc l’objet d’une intense jalousie. on désire le détruire en tant que c’est lui qui est censé posséder ce dont on est privé.  Comment sortir de cette impasse, c’est lui ou moi ? C’est là que Lacan fait intervenir, par le biais de la fonction paternelle, le champ du  symbolique qui procure l’apaisement, l’accord, la reconnaissance, la coexistence possible.  Je cite Lacan “ Dieu merci, le sujet est dans l’ordre du symbole, c'est-à- dire dans un monde d’autres qui parlent.  C’est pourquoi son désir est susceptible de la médiation et de la reconnaissance. Sans quoi, toute fonction humaine ne pourrait que s’épuiser dans le souhait indéfini de la destruction de l’autre comme tel.” </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br>
Liliane Fainsilber </p>
<p><br>
Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    <br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 07:29:22 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/o94KJUN8n7EV.mp3?t=1675322869" length="9129997" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/promenons-nous-dedans-le-moi-tant-que-le-vous-n-y-est-pas-podcast-n0-23</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:30</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts “une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je partirai d’une jolie chanson de Serge Gainsbourg qui a pour titre " Le grand méchant vous". 
Elle peut en effet servir d’exemple à ce dont je veux vous parler auj...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Superstitions, obsessions, compulsions ( Podcast n° 21)</title>
                <guid isPermaLink="false">8acbe7a4cf25b14a908b25c153605b93f831d23e</guid>
                <description><![CDATA[<p><br>
Bienvenue sur ce site de podcast « Une psychanalyse à fleurd’inconscient » Les psychiatres et les psychologues  parlent  de tocs, abréviation scientifique pour parler de troubles obsessionnels compulsifs.<br>
Dans   le champ de la psychanalyse, on ne parle pas de tocs mais on parle de la  structure d’une névrose obsessionnelle. Elle a été approchée par Freud avec l’aide de termes qui riment entre eux, obsession, compulsion, superstition. Échappe à cette série, le doute.</p>
<p>La  superstition anciennement évoquait plutôt la croyance en de faux-dieux par rapport aux religions officielles mais de nos jours, elle est définie, par Furetière, comme une « croyance irrationnelle à l'influence, au pouvoir de certaines choses, de certains faits, à la valeur heureuse ou funeste de  certains signes ». Un chat noir porte malheur.<br>
A  propos de superstition, en Corse, c’était la coutume, enfin du temps de ma jeunesse, de mettre au cou des bébés un brin de corail qui avait une forme allongée et qu’on pouvait tout à fait interpréter comme un  symbole phallique. Il avait pour but de protéger ces enfants du «mauvais œil ». De même quand une femme s’extasiait devantun bel enfant au fond de son landau ou de son berceau et disait «  quel beau bébé ! » aussitôt, il fallait prononcer cette phrase   '"que le Bon dieu le bénisse ! ».  la formule était destinée à le protéger de la jalousie éventuelle que  cette femme était censée éprouver.<br>
<br>
C’est   une jolie démonstration des nécessités de la métaphor paternelle, même si elle se révèle un peu faiblarde, dans la mesure où on est obligé d’en appeler à la bienveillance de Dieu,  pour protéger cet enfant de la jalousie d’une autre femme.  Ce qui prouve  que dans ces faits de superstition, les protagonistes  sont au fait  de cette jalousie inconsciente qui vise l’objet du désir de l’Autre, voire le souhait de sa destruction. Car c’est cela le mauvais œil,<br>
c'est jeter un regard mauvais, un regard qui tue.</p>
<p>Être superstitieux, c’est prendre  en compte les désirs inconscients qui nous  animent,<br>
aussi bien les nôtres que ceux des autres, c'est donc savoir que nous ne sommes pas forcément pleins de mansuétude à l’égard d’autrui. De ce fait même nous avons aussi peur qu’à les avoir seulement pensés, tous ces mauvais souhaits puissent se réaliser. Cela tient  de la magie.<br>
</p>
<p>Dans son ouvrage « Psychopathologie de la vie quotidienne », Freud rreprend cette question de la superstition et indique que  "chez les névrosés, souvent très intelligents et souffrant d’idées obsédantes et d’états obsessionnels, qu’on constate avec le plus de netteté que la superstition a sa racine dans des tendances refoulées d’un caractère hostile et cruel. La superstition signifie avant tout attente d’un malheur, et celui qui a souvent souhaité du mal à d’autres, mais qui dirigé par l’éducation, a réussit à refouler ces souhaits dans l’inconscient, sera particulièrement enclin à vivre dans la crainte perpétuelle qu’un malheur ne vienne le frapper à titre de<br>
châtiment pour sa méchanceté inconsciente » (2).<br>
<br>
J'ai donc cru un moment que la superstition est première et que c’est elle qui engendre des obsessions, obsessions qui créent à leur tour, comme un système de défense, des actes compulsionnels, et plus complexes encore, des cérémonials compliqués, des rituels, analogues à des cérémonies religieuses, cérémonies d’une religion secrète et privée que se révèle être la névrose obsessionnelle.<br>
Mais j'avais laissé de côté, dans cette énumération superstition, obsession et compulsion,<br>
le doute. Or c'est lui qui est premier devant l'impossible choix entre l'amour et la haine éprouvé par le sujet. C’est cette hainamoration qui engendre le doute. Et de ce doute partent les trois<br>
termes décrits par Freud, superstition, Obsession, compulsion. Ils établissent la robuste métapsychologie freudienne de la névrose obsessionnelle.</p>
<p>Et tous les thérapeutes qui s'occupent de ces Tocs auraient grand intérêt à s'y replonger.   </p>
<p><br>
<br>
</p>
<p> </p>
<p><br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br>
Bienvenue sur ce site de podcast « Une psychanalyse à fleurd’inconscient » Les psychiatres et les psychologues  parlent  de tocs, abréviation scientifique pour parler de troubles obsessionnels compulsifs.<br>
Dans   le champ de la psychanalyse, on ne parle pas de tocs mais on parle de la  structure d’une névrose obsessionnelle. Elle a été approchée par Freud avec l’aide de termes qui riment entre eux, obsession, compulsion, superstition. Échappe à cette série, le doute.</p>
<p>La  superstition anciennement évoquait plutôt la croyance en de faux-dieux par rapport aux religions officielles mais de nos jours, elle est définie, par Furetière, comme une « croyance irrationnelle à l'influence, au pouvoir de certaines choses, de certains faits, à la valeur heureuse ou funeste de  certains signes ». Un chat noir porte malheur.<br>
A  propos de superstition, en Corse, c’était la coutume, enfin du temps de ma jeunesse, de mettre au cou des bébés un brin de corail qui avait une forme allongée et qu’on pouvait tout à fait interpréter comme un  symbole phallique. Il avait pour but de protéger ces enfants du «mauvais œil ». De même quand une femme s’extasiait devantun bel enfant au fond de son landau ou de son berceau et disait «  quel beau bébé ! » aussitôt, il fallait prononcer cette phrase   '"que le Bon dieu le bénisse ! ».  la formule était destinée à le protéger de la jalousie éventuelle que  cette femme était censée éprouver.<br>
<br>
C’est   une jolie démonstration des nécessités de la métaphor paternelle, même si elle se révèle un peu faiblarde, dans la mesure où on est obligé d’en appeler à la bienveillance de Dieu,  pour protéger cet enfant de la jalousie d’une autre femme.  Ce qui prouve  que dans ces faits de superstition, les protagonistes  sont au fait  de cette jalousie inconsciente qui vise l’objet du désir de l’Autre, voire le souhait de sa destruction. Car c’est cela le mauvais œil,<br>
c'est jeter un regard mauvais, un regard qui tue.</p>
<p>Être superstitieux, c’est prendre  en compte les désirs inconscients qui nous  animent,<br>
aussi bien les nôtres que ceux des autres, c'est donc savoir que nous ne sommes pas forcément pleins de mansuétude à l’égard d’autrui. De ce fait même nous avons aussi peur qu’à les avoir seulement pensés, tous ces mauvais souhaits puissent se réaliser. Cela tient  de la magie.<br>
</p>
<p>Dans son ouvrage « Psychopathologie de la vie quotidienne », Freud rreprend cette question de la superstition et indique que  "chez les névrosés, souvent très intelligents et souffrant d’idées obsédantes et d’états obsessionnels, qu’on constate avec le plus de netteté que la superstition a sa racine dans des tendances refoulées d’un caractère hostile et cruel. La superstition signifie avant tout attente d’un malheur, et celui qui a souvent souhaité du mal à d’autres, mais qui dirigé par l’éducation, a réussit à refouler ces souhaits dans l’inconscient, sera particulièrement enclin à vivre dans la crainte perpétuelle qu’un malheur ne vienne le frapper à titre de<br>
châtiment pour sa méchanceté inconsciente » (2).<br>
<br>
J'ai donc cru un moment que la superstition est première et que c’est elle qui engendre des obsessions, obsessions qui créent à leur tour, comme un système de défense, des actes compulsionnels, et plus complexes encore, des cérémonials compliqués, des rituels, analogues à des cérémonies religieuses, cérémonies d’une religion secrète et privée que se révèle être la névrose obsessionnelle.<br>
Mais j'avais laissé de côté, dans cette énumération superstition, obsession et compulsion,<br>
le doute. Or c'est lui qui est premier devant l'impossible choix entre l'amour et la haine éprouvé par le sujet. C’est cette hainamoration qui engendre le doute. Et de ce doute partent les trois<br>
termes décrits par Freud, superstition, Obsession, compulsion. Ils établissent la robuste métapsychologie freudienne de la névrose obsessionnelle.</p>
<p>Et tous les thérapeutes qui s'occupent de ces Tocs auraient grand intérêt à s'y replonger.   </p>
<p><br>
<br>
</p>
<p> </p>
<p><br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 10 Jan 2023 09:44:43 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ow90xI4A7mNp.mp3?t=1673286532" length="11152947" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/superstitions-obsessions-compulsions-podcast-n0-21</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>doute,hystérie,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle,Hainamoration,obsession, compulsion, superstition</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:37</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Bienvenue sur ce site de podcast « Une psychanalyse à fleurd’inconscient » Les psychiatres et les psychologues  parlent  de tocs, abréviation scientifique pour parler de troubles obsessionnels compulsifs.
Dans   le champ de la psychanalyse, on ne parl...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>De la nécessité des entretiens préliminaires ( Podcast n° 20)</title>
                <guid isPermaLink="false">8683a4192239d6c88c8c6348ebbb19480ea1d649</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p> J’ai trouvé,  dans un texte de Lacan qui a pour titre « le symptôme », quelques lignes qui évoquent la nécessité des entretiens préliminaires. Cette question n’est pas souvent abordée, celle de savoir à partir de quand celui qui vient demander une analyse s’allonge sur le divan. </p>
<p> </p>
<p>Lacan articule cette question des entretiens préliminaires au nom qu’il a donné à celui qui vient demander une analyse, celui d’analysant. De la durée des entretiens préliminaires et de ce qui s’y passe dépendra le fait que l’analysant puisse effectuer ou non sa tache psychanalysante. </p>
<p>Du participe passé au participe présent c’est ainsi qu’il met au travail le dit analysant. Il a la charge de déchiffrer lui-même le sens de ses symptômes et de tracer ainsi la voie de sa guérison en présence de l’analyste à qui il s’adresse mais qui est aussi l’objet de ses cogitations, de par l’effet du transfert. </p>
<p>Il écrit : « Ce que je voulais dire, c’était que dans l’analyse, c’est la personne qui vient formuler une demande d’analyse qui travaille. A condition que vous ne l’ayez pas mise tout de suite sur le divan auquel cas c’est foutu. » </p>
<p>Il précise donc qu’il faut attendre  une nouvelle formulation de sa demande : “Quand vous lui dites de commencer – et ça ne doit être ni la première, ni la seconde fois, au moins si vous voulez vous comporter dignement – la personne donc, qui a fait cette demande d’analyse, quand elle commence le travail c’est elle qui travaille. Vous n’avez pas du tout à la considérer comme quelqu’un que vous devez pétrir. C’est tout le contraire. Qu’est-ce que vous y faites là ? Cette question est tout ce pour quoi je m’interroge depuis que j’ai commencé ». </p>
<p>Dans ce paragraphe, chaque phrase, chaque mot a son importance. S’en dégagent  ces trois points : </p>
<ul>
  <li>nécessité de reformuler sa demande d’analyse  au cours de ces entretiens préliminaires puisque elle est  condition même de son travail d'analysant tout au long de ces années d'analyse. </li>
  <li>L’éthique du psychanalyste : Il s’agit donc de se comporter dignement en tant qu’analyste et pour cela savoir décider du moment où il convient de commencer l’analyse. </li>
  <li>Une  autre question est également posée : L’analysant travaille et vous ?  “ Qu’est-ce que vous y faites-là ?”</li>
</ul>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;d8pcu-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="&lt;span data-offset-key=&quot;7d5av-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;Glowing Palac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">Glowing Palac</a>e    </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p> J’ai trouvé,  dans un texte de Lacan qui a pour titre « le symptôme », quelques lignes qui évoquent la nécessité des entretiens préliminaires. Cette question n’est pas souvent abordée, celle de savoir à partir de quand celui qui vient demander une analyse s’allonge sur le divan. </p>
<p> </p>
<p>Lacan articule cette question des entretiens préliminaires au nom qu’il a donné à celui qui vient demander une analyse, celui d’analysant. De la durée des entretiens préliminaires et de ce qui s’y passe dépendra le fait que l’analysant puisse effectuer ou non sa tache psychanalysante. </p>
<p>Du participe passé au participe présent c’est ainsi qu’il met au travail le dit analysant. Il a la charge de déchiffrer lui-même le sens de ses symptômes et de tracer ainsi la voie de sa guérison en présence de l’analyste à qui il s’adresse mais qui est aussi l’objet de ses cogitations, de par l’effet du transfert. </p>
<p>Il écrit : « Ce que je voulais dire, c’était que dans l’analyse, c’est la personne qui vient formuler une demande d’analyse qui travaille. A condition que vous ne l’ayez pas mise tout de suite sur le divan auquel cas c’est foutu. » </p>
<p>Il précise donc qu’il faut attendre  une nouvelle formulation de sa demande : “Quand vous lui dites de commencer – et ça ne doit être ni la première, ni la seconde fois, au moins si vous voulez vous comporter dignement – la personne donc, qui a fait cette demande d’analyse, quand elle commence le travail c’est elle qui travaille. Vous n’avez pas du tout à la considérer comme quelqu’un que vous devez pétrir. C’est tout le contraire. Qu’est-ce que vous y faites là ? Cette question est tout ce pour quoi je m’interroge depuis que j’ai commencé ». </p>
<p>Dans ce paragraphe, chaque phrase, chaque mot a son importance. S’en dégagent  ces trois points : </p>
<ul>
  <li>nécessité de reformuler sa demande d’analyse  au cours de ces entretiens préliminaires puisque elle est  condition même de son travail d'analysant tout au long de ces années d'analyse. </li>
  <li>L’éthique du psychanalyste : Il s’agit donc de se comporter dignement en tant qu’analyste et pour cela savoir décider du moment où il convient de commencer l’analyse. </li>
  <li>Une  autre question est également posée : L’analysant travaille et vous ?  “ Qu’est-ce que vous y faites-là ?”</li>
</ul>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;d8pcu-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="&lt;span data-offset-key=&quot;7d5av-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;Glowing Palac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">Glowing Palac</a>e    </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 Dec 2022 10:18:02 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/omaXnsGD21LO.mp3?t=1670753836" length="9543369" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/de-la-necessite-des-entretiens-preliminaires-podcast-n0-20</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,interprétation,symptôme,psychanalyse, Freud,éthique du psychanalyste,Entretiens préliminaires,tache psychanalysante,signifiant,demande d'analyse</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:56</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
 J’ai trouvé,  dans un texte de Lacan qui a pour titre « le symptôme », quelques lignes qui évoquent la nécessité des entretiens préliminaires. Cette question n’est pas souvent abordée, celle de savoir à partir de quand celui qui vient demander une an...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Des Bernard Palissy  de la psychanalyse ( Podcast n°19)</title>
                <guid isPermaLink="false">b16e89f70ecf9b50525e5da8f894713ae7f05cc8</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts Une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je voudrais à nouveau vous parler d’argent. Dans l’un de ses livres Gérard Haddad se compare à Bernard Palissy brûlant tous ses meubles pour découvrir l’art de la porcelaine. Chaque analysant peut se comparer à cet homme de passion, car la psychanalyse en est une.</p>
<p><br>
L’argent ne fait pas le bonheur comme dit le proverbe mais il y contribue. Il en va de même pour la psychanalyse. Il y joue son rôle au nom de la grande équation symbolique énoncée par Freud qui pose que, pour l’inconscient, les excréments, les cadeaux, l’argent, le pénis et les enfants sont des concepts qui s’échangent facilement. Nous entrons ainsi avec cet argent dans la langue de la névrose. Avec lui aussi l’analyse est mise en chantier, on passe d’emblée aux choses sérieuses. </p>
<p>Pour l’analyste, ce paiement par l’analysant n’est pas sans importance, ne serait-ce que parce qu’il lui permet de gagner sa vie, mais c’est aussi la preuve, aussi bien pour lui que<br>
pour l’analysant, qu’il ne joue pas un rôle messianique. Il n’est pas là pour sauver l’humanité souffrante. Il est là pour déchiffrer des symptômes. Lacan disait des psychanalystes qu’ils<br>
étaient des praticiens du symbolique, j’aime beaucoup mieux les appeler des vrais poètes du symptôme.</p>
<p><br>
Au fil du temps, au terme de ce travail, s’étant acquitté de sa dette en argent et non pas en<br>
nature, l’analysant peut ainsi s’affranchir de ce désir de l’Autre, désir de ses parents que l’analyste à en quelque sorte représenté dans le transfert.</p>
<p><br>
Lacan maniait ces questions d’argent je dirais sans complexe. Dans les vieux dictionnaires on peut encore quelquefois retrouver cette expression “ avoir du foin plein ses bottes” pour dire qu’on était très riche. A la fin d’une analyse, sans conteste, les bottes de ses analysants étaient vides. Il n’y avait plus de foin</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;d8pcu-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="&lt;span data-offset-key=&quot;7d5av-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;Glowing Palac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">Glowing Palac</a>e    <br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts Une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je voudrais à nouveau vous parler d’argent. Dans l’un de ses livres Gérard Haddad se compare à Bernard Palissy brûlant tous ses meubles pour découvrir l’art de la porcelaine. Chaque analysant peut se comparer à cet homme de passion, car la psychanalyse en est une.</p>
<p><br>
L’argent ne fait pas le bonheur comme dit le proverbe mais il y contribue. Il en va de même pour la psychanalyse. Il y joue son rôle au nom de la grande équation symbolique énoncée par Freud qui pose que, pour l’inconscient, les excréments, les cadeaux, l’argent, le pénis et les enfants sont des concepts qui s’échangent facilement. Nous entrons ainsi avec cet argent dans la langue de la névrose. Avec lui aussi l’analyse est mise en chantier, on passe d’emblée aux choses sérieuses. </p>
<p>Pour l’analyste, ce paiement par l’analysant n’est pas sans importance, ne serait-ce que parce qu’il lui permet de gagner sa vie, mais c’est aussi la preuve, aussi bien pour lui que<br>
pour l’analysant, qu’il ne joue pas un rôle messianique. Il n’est pas là pour sauver l’humanité souffrante. Il est là pour déchiffrer des symptômes. Lacan disait des psychanalystes qu’ils<br>
étaient des praticiens du symbolique, j’aime beaucoup mieux les appeler des vrais poètes du symptôme.</p>
<p><br>
Au fil du temps, au terme de ce travail, s’étant acquitté de sa dette en argent et non pas en<br>
nature, l’analysant peut ainsi s’affranchir de ce désir de l’Autre, désir de ses parents que l’analyste à en quelque sorte représenté dans le transfert.</p>
<p><br>
Lacan maniait ces questions d’argent je dirais sans complexe. Dans les vieux dictionnaires on peut encore quelquefois retrouver cette expression “ avoir du foin plein ses bottes” pour dire qu’on était très riche. A la fin d’une analyse, sans conteste, les bottes de ses analysants étaient vides. Il n’y avait plus de foin</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;d8pcu-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="&lt;span data-offset-key=&quot;7d5av-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;Glowing Palac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">Glowing Palac</a>e    <br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 12 Nov 2022 20:12:49 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/blaDjs8mQq95.mp3?t=1668284310" length="9143819" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/des-bernard-palissy-de-la-psychanalyse-podcast-n019</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Argent,dette,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,équation symbolique : merde, argent, cadeau, pénis, enfant,désir de l'Autre</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:31</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts Une psychanalyse à fleur d’inconscient. Aujourd’hui je voudrais à nouveau vous parler d’argent. Dans l’un de ses livres Gérard Haddad se compare à Bernard Palissy brûlant tous ses meubles pour découvrir l’art de la por...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Deux rêves de femmes comblées ou la symbolique du rêve (podcast n° 18)</title>
                <guid isPermaLink="false">f3c830d6237bc243b809b4075b055e0f402c016d</guid>
                <description><![CDATA[<p>Dans l’Interprétation des rêves Freud consacre un chapitre à la question de la symbolique. Il y écrit : « Quand on s'est familiarisé avec l'emploi surabondant de la symbolique pour figurer le matériel sexuel dans le rêve, on se demande si beaucoup de ces symboles ne sont pas analogues aux signes sténographiques pourvus une fois pour toutes d'une signification précise [...] Il faut ajouter à cela que cette symbolique n'est pas spéciale au rêve, on la retrouve dans toute l'imagerie inconsciente, dans toutes les représentations collectives, populaires notamment: dans le folklore, les mythes, les légendes, les dictons, les proverbes, les jeux de mots courants : elle y est même plus complète que dans le rêve ».</p>
<p>J’ai choisi deux exemples de cette « imagerie inconsciente » du rêve. Avec le premier une jeune femme rêve d'un drôle de couvre-chef.  Elle raconte :  «Je vais me promener dans la rue en été, je porte un chapeau de paille de forme particulière, dont le milieu est relevé en l'air et dont les côtés retombent (ici la description hésite) de telle sorte que l'un tombe plus bas que l'autre. Je suis gaie et me sens en sécurité, et, en passant devant un groupe de jeunes officiers je pense: vous ne pouvez rien me faire. »</p>
<p>Cette astucieuse analysante s’était coiffée des organes génitaux de son mari pour être sûre de résister à la tentation de se laisser séduire par tous ces jeunes officiers. «Ah comme j’aime les militaires ! » se disait-elle in petto. Peut-être l’air célèbre de la Grande Duchesse de Gérolstein avait-il inspiré son rêve. Offenbach connaissait l’âme féminine, Freud aussi…</p>
<p>Je voudrais aussi souligner au passage, à propos de ce rêve, combien il est une belle démonstration de ce que Lacan soutenait dans les dernières années de son séminaire que l’homme aussi est un symptôme pour une femme. Là, il était au cœur de son agoraphobie, érigé en  instrument de sa protection.</p>
<p>A propos du second rêve que j'ai choisi,   Freud  nous dit qu'il « parait aussi très innocent. «]'ai rêvé, dit une dame, quelque chose que j'avais réellement fait dans la journée. Une petite malle était tellement pleine de livres que j'avais peine à la fermer. Je l'ai rêvé comme cela s'était réellement passé. »   iI s'agit  d'une petite boîte qui a été tellement remplie qu'on n'y peut plus rien introduire. Or tous les coffrets, corbeilles et boites sont toujours des représentations du réceptacle féminin.  </p>
<p><br></p>
<p>Jones a consacré un grand texte à la symbolique des mythes, des rêves et des symptômes. Lacan lui a rendu hommage, au moment de sa disparition en commentant ce texte sous ce titre« A la mémoire d’Ernest Jones, sur sa théorie du symbolisme ». </p>
<p>Je me demande si on ne peut pas dire que tout ces symboles sont les effets d’anciennes métaphores qui sont en quelque sorte laissées à la disposition du sujet. Il peut les adopter. Elles lui vont comme un gant, mais justement parce qu’il peut les ajuster à sa mesure, leur donner une touche personnelle, les faire siennes.</p>
<p> L'inconscient a plus d'un tour dans son sac  comme le prouvent ces deux jolis rêves d'érotisme féminin.  </p>
<p><br>
</p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;d8pcu-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="&lt;span data-offset-key=&quot;7d5av-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;Glowing Palac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">Glowing Palac</a>e    </p>
<p><br>
<br>
</p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’Interprétation des rêves Freud consacre un chapitre à la question de la symbolique. Il y écrit : « Quand on s'est familiarisé avec l'emploi surabondant de la symbolique pour figurer le matériel sexuel dans le rêve, on se demande si beaucoup de ces symboles ne sont pas analogues aux signes sténographiques pourvus une fois pour toutes d'une signification précise [...] Il faut ajouter à cela que cette symbolique n'est pas spéciale au rêve, on la retrouve dans toute l'imagerie inconsciente, dans toutes les représentations collectives, populaires notamment: dans le folklore, les mythes, les légendes, les dictons, les proverbes, les jeux de mots courants : elle y est même plus complète que dans le rêve ».</p>
<p>J’ai choisi deux exemples de cette « imagerie inconsciente » du rêve. Avec le premier une jeune femme rêve d'un drôle de couvre-chef.  Elle raconte :  «Je vais me promener dans la rue en été, je porte un chapeau de paille de forme particulière, dont le milieu est relevé en l'air et dont les côtés retombent (ici la description hésite) de telle sorte que l'un tombe plus bas que l'autre. Je suis gaie et me sens en sécurité, et, en passant devant un groupe de jeunes officiers je pense: vous ne pouvez rien me faire. »</p>
<p>Cette astucieuse analysante s’était coiffée des organes génitaux de son mari pour être sûre de résister à la tentation de se laisser séduire par tous ces jeunes officiers. «Ah comme j’aime les militaires ! » se disait-elle in petto. Peut-être l’air célèbre de la Grande Duchesse de Gérolstein avait-il inspiré son rêve. Offenbach connaissait l’âme féminine, Freud aussi…</p>
<p>Je voudrais aussi souligner au passage, à propos de ce rêve, combien il est une belle démonstration de ce que Lacan soutenait dans les dernières années de son séminaire que l’homme aussi est un symptôme pour une femme. Là, il était au cœur de son agoraphobie, érigé en  instrument de sa protection.</p>
<p>A propos du second rêve que j'ai choisi,   Freud  nous dit qu'il « parait aussi très innocent. «]'ai rêvé, dit une dame, quelque chose que j'avais réellement fait dans la journée. Une petite malle était tellement pleine de livres que j'avais peine à la fermer. Je l'ai rêvé comme cela s'était réellement passé. »   iI s'agit  d'une petite boîte qui a été tellement remplie qu'on n'y peut plus rien introduire. Or tous les coffrets, corbeilles et boites sont toujours des représentations du réceptacle féminin.  </p>
<p><br></p>
<p>Jones a consacré un grand texte à la symbolique des mythes, des rêves et des symptômes. Lacan lui a rendu hommage, au moment de sa disparition en commentant ce texte sous ce titre« A la mémoire d’Ernest Jones, sur sa théorie du symbolisme ». </p>
<p>Je me demande si on ne peut pas dire que tout ces symboles sont les effets d’anciennes métaphores qui sont en quelque sorte laissées à la disposition du sujet. Il peut les adopter. Elles lui vont comme un gant, mais justement parce qu’il peut les ajuster à sa mesure, leur donner une touche personnelle, les faire siennes.</p>
<p> L'inconscient a plus d'un tour dans son sac  comme le prouvent ces deux jolis rêves d'érotisme féminin.  </p>
<p><br>
</p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;d8pcu-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="&lt;span data-offset-key=&quot;7d5av-1-0&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px; color: rgb(117, 28, 191); background-color: rgb(255, 255, 255); font-size: 14px; font-family: ProximaNova, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot; style=&quot;box-sizing: border-box; margin: 0px;&quot;&gt;Glowing Palac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">Glowing Palac</a>e    </p>
<p><br>
<br>
</p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 20 Oct 2022 07:30:49 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b54r6U2Ax1n7.mp3?t=1666249766" length="10699447" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/la-symbolique-du-reve-podcast-n0-18</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,Phobie,freud,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,un homme symptôme d'une femme</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:08</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Dans l’Interprétation des rêves Freud consacre un chapitre à la question de la symbolique. Il y écrit : « Quand on s'est familiarisé avec l'emploi surabondant de la symbolique pour figurer le matériel sexuel dans le rêve, on se demande si beaucoup de c...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'hystérie ou "l'art de saisir le symptôme de l'Autre au vol" (podcast n°17)</title>
                <guid isPermaLink="false">87a0c6f8aca2d349f401fa04bb7f6adfe8a0ba08</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p> J'ai choisi aujourd'hui de vous parler de l'hystérie et de sa place essentielle dans la psychanalyse.  Dans un texte tardif de son enseignement qui a pour titre «  Joyce le symptôme ».   Lacan  évoque  l'hystérie de Socrate et de la façon dont il saisissait  « le symptôme de l'autre au vol » mais tout en soulignant que, l'analyste, doit savoir, lui aussi,  saisir le symptôme de l'autre au vol pour pouvoir l'interpréter. Il<br>
fait ainsi de Socrate, en une seule phrase, le modèle de tous les hystériques mais aussi de tous les analystes. </p>
<p>Je trouve très belle cette expression de l'hystérie comme étant, en<br>
somme, l'art de saisir le symptôme au vol.   Cet art nous pouvons le saisir en le retrouvant mis en exercice dans la façon dont Freud analyse le célèbre rêve dit de la belle bouchère qui est en quelque sorte devenu un classique de la littérature analytique.  </p>
<p>Cette approche est de plus un joli pied de nez de l'hystérique à tous ses détracteurs et ils sont nombreux !  </p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p> J'ai choisi aujourd'hui de vous parler de l'hystérie et de sa place essentielle dans la psychanalyse.  Dans un texte tardif de son enseignement qui a pour titre «  Joyce le symptôme ».   Lacan  évoque  l'hystérie de Socrate et de la façon dont il saisissait  « le symptôme de l'autre au vol » mais tout en soulignant que, l'analyste, doit savoir, lui aussi,  saisir le symptôme de l'autre au vol pour pouvoir l'interpréter. Il<br>
fait ainsi de Socrate, en une seule phrase, le modèle de tous les hystériques mais aussi de tous les analystes. </p>
<p>Je trouve très belle cette expression de l'hystérie comme étant, en<br>
somme, l'art de saisir le symptôme au vol.   Cet art nous pouvons le saisir en le retrouvant mis en exercice dans la façon dont Freud analyse le célèbre rêve dit de la belle bouchère qui est en quelque sorte devenu un classique de la littérature analytique.  </p>
<p>Cette approche est de plus un joli pied de nez de l'hystérique à tous ses détracteurs et ils sont nombreux !  </p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 25 Sep 2022 14:38:56 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ykak9skpw4Kr.mp3?t=1664116734" length="9972236" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-hysterie-ou-l-art-de-saisir-le-symptome-de-l-autre-au-vol-podcast-n017</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,L'identification hystérique au désir de l'Autre,Joyce le symptôme,l'hystérie de Socrate</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:23</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
 J'ai choisi aujourd'hui de vous parler de l'hystérie et de sa place essentielle dans la psychanalyse.  Dans un texte tardif de son enseignement qui a pour titre «  Joyce le symptôme ».   Lacan  évoque  l'hystérie de Socrate et de la façon dont il sai...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/WTTah0X7D9izxM3A1dbaZr6uYWCKfKKSZWwuDq8a_1400x1400.jpeg?t=1664004087"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/WTTah0X7D9izxM3A1dbaZr6uYWCKfKKSZWwuDq8a_1400x1400.jpeg?t=1664004087"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Les conquêtes de la psychanalyse   (Podcast n°16)</title>
                <guid isPermaLink="false">6c9565755fd847f6a298b60c2ed9f730c0ef4ad9</guid>
                <description><![CDATA[<p> Certes Freud donna naissance à la psychanalyse dans la plus grande des solitudes, désapprouvé par le monde médical et abandonné de ses amis les plus proches. Cependant, au fil des années, quelques intelligences  curieuses s’intéressèrent à cette science de l’inconscient nouvellement née. Et au fil des années, l'abondante correspondance que Freud nous a laissé témoigne de la diversité des échanges qu’il entretenait avec des hommes delettres, des savants et des psychanalystes.</p>
<p>Avec Lacan, qui a poursuivi pendant plus de trente ans son enseignement, la littérature était également une brillante partenaire de cette logique de l’inconscient, logique du désir, promue par lui. Mais il convoquait également à son séminaire les représentants les plus éminents de la linguistique, de la logique, de la philosophie. Furent invités à son séminaire, Aristote, Platon et Descartes ; Mais aussi Frege, Péano, Cantor et Pierce ; Leonard de Vinci, Holbein et Vélasquez ; Rimbaud, Verlaine, Gide, Genet et Joyce ; Saussure, mais aussi Lévi-Strauss, Merleau Ponty et Jacobson.</p>
<p>Toute la richesse intellectuelle des temps passés et présents était ainsi mise à la portée d’oreille de ses auditeurs.<br>
</p>
<p>Dans ses deux ouvrages, « Totem et tabou » et «Malaise dans la civilisation », Freud rend compte des champs voisins conquis par la psychanalyse, son extension à l’étude des<br>
religions, des mythologies, de la littérature et bien sûr son extension aux modes d’organisations sociales,  le point de départ de sa démonstration étant fondé sur le mythe du meurtre du père et de la culpabilité qui en découle.  Lacan a lui aussi étendu les<br>
immenses pouvoir de la psychanalyse jusqu'à  la politique, avec par exemple son célèbre aphorisme qui garde pourtant quelque mystère : « l'inconscient c'est la politique »<a href="#sdfootnote1sym" title="&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;">1</a>.<br>
</p>
<p>Cependant il me semble qu'à l’inverse de Freud, Lacan  allait  plutôt de préférence chercher dans d’autres champs, des moyens pour explorer et rendre<br>
compte du champ de la psychanalyse lui-même.  Ainsi quand il parle de littérature ou de peinture, ce n’est jamais pour interpréter les oeuvres à la lumière de la psychanalyse, mais au contraire pour y mettre à l’épreuve les points théoriques dont il essaie de rendre compte. Deux exemples : Son étude de l’amour courtois lui sert à approfondir ce concept<br>
de Das Ding, donc cette notion du Réel, et lié a lui, ce qui est un des destins de la pulsion, la sublimation. De même quand il approche la question de l’art de Joyce, ce n’est que pour rendre compte de ce quatrième terme du noeud boroméen, le Sinthome,  qui noue les trois autres Réel, Symbolique et Imaginaire.</p>
<p>Freud partirait plutôt   à la conquête d'autres champs, ce qui peut se comprendre en ce temps de naissance de la psychanalyse où elle a besoin de trouver ses titres de<br>
noblesse, tandis que Lacan engrange du savoir accumulé dans d’autres champs pour l’utiliser dans celui de la psychanalyse, mais non sans lui faire subir des traitements qui le rende propre à son usage..</p>
<p> Pourtant il y a un mot utilisé par Freud qui m’a frappé dans son texte « Contribution à l'histoire du mouvement analytique. Il est en effet  très révélateur des difficultés qu’il y a à transférer les concepts d’un champ déterminé dans un autre, c’est celui de « Dilettante ».<br>
Freud qualifie ainsi le psychanalyste  quand il s'aventure dans d'autres champs de savoir que le sien. Ce signifiant  vient étymologiquement du verbe latin « dilettare », correspondant au français « se délecter ». On peut se délecter, trouver plaisir à écouter de la musique ou à regarder un tableau sans pour autant être compétant dans ces deux<br>
domaines. On peut aller explorer un autre domaine que celui de l’analyse avec ses concepts mais on n’est pas pour autant un spécialiste du domaine dans lequel on souhaite les transplanter. Il se trouve que Freud attribue ce dilettantisme au psychanalyste mais ne peut-on  pas considérer que ces spécialistes-là feront, à leur tour, preuve de dilettantisme, en utilisant ces concepts analytiques, dans la mesure où il ne se sont pas eux-mêmes pliés à cette discipline de l’expérience analytique, pour y mesurer le bien-fondé de ces concepts ?</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    </p>
<p><br>
</p>
<p> </p>
<p><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p> Certes Freud donna naissance à la psychanalyse dans la plus grande des solitudes, désapprouvé par le monde médical et abandonné de ses amis les plus proches. Cependant, au fil des années, quelques intelligences  curieuses s’intéressèrent à cette science de l’inconscient nouvellement née. Et au fil des années, l'abondante correspondance que Freud nous a laissé témoigne de la diversité des échanges qu’il entretenait avec des hommes delettres, des savants et des psychanalystes.</p>
<p>Avec Lacan, qui a poursuivi pendant plus de trente ans son enseignement, la littérature était également une brillante partenaire de cette logique de l’inconscient, logique du désir, promue par lui. Mais il convoquait également à son séminaire les représentants les plus éminents de la linguistique, de la logique, de la philosophie. Furent invités à son séminaire, Aristote, Platon et Descartes ; Mais aussi Frege, Péano, Cantor et Pierce ; Leonard de Vinci, Holbein et Vélasquez ; Rimbaud, Verlaine, Gide, Genet et Joyce ; Saussure, mais aussi Lévi-Strauss, Merleau Ponty et Jacobson.</p>
<p>Toute la richesse intellectuelle des temps passés et présents était ainsi mise à la portée d’oreille de ses auditeurs.<br>
</p>
<p>Dans ses deux ouvrages, « Totem et tabou » et «Malaise dans la civilisation », Freud rend compte des champs voisins conquis par la psychanalyse, son extension à l’étude des<br>
religions, des mythologies, de la littérature et bien sûr son extension aux modes d’organisations sociales,  le point de départ de sa démonstration étant fondé sur le mythe du meurtre du père et de la culpabilité qui en découle.  Lacan a lui aussi étendu les<br>
immenses pouvoir de la psychanalyse jusqu'à  la politique, avec par exemple son célèbre aphorisme qui garde pourtant quelque mystère : « l'inconscient c'est la politique »<a href="#sdfootnote1sym" title="&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;">1</a>.<br>
</p>
<p>Cependant il me semble qu'à l’inverse de Freud, Lacan  allait  plutôt de préférence chercher dans d’autres champs, des moyens pour explorer et rendre<br>
compte du champ de la psychanalyse lui-même.  Ainsi quand il parle de littérature ou de peinture, ce n’est jamais pour interpréter les oeuvres à la lumière de la psychanalyse, mais au contraire pour y mettre à l’épreuve les points théoriques dont il essaie de rendre compte. Deux exemples : Son étude de l’amour courtois lui sert à approfondir ce concept<br>
de Das Ding, donc cette notion du Réel, et lié a lui, ce qui est un des destins de la pulsion, la sublimation. De même quand il approche la question de l’art de Joyce, ce n’est que pour rendre compte de ce quatrième terme du noeud boroméen, le Sinthome,  qui noue les trois autres Réel, Symbolique et Imaginaire.</p>
<p>Freud partirait plutôt   à la conquête d'autres champs, ce qui peut se comprendre en ce temps de naissance de la psychanalyse où elle a besoin de trouver ses titres de<br>
noblesse, tandis que Lacan engrange du savoir accumulé dans d’autres champs pour l’utiliser dans celui de la psychanalyse, mais non sans lui faire subir des traitements qui le rende propre à son usage..</p>
<p> Pourtant il y a un mot utilisé par Freud qui m’a frappé dans son texte « Contribution à l'histoire du mouvement analytique. Il est en effet  très révélateur des difficultés qu’il y a à transférer les concepts d’un champ déterminé dans un autre, c’est celui de « Dilettante ».<br>
Freud qualifie ainsi le psychanalyste  quand il s'aventure dans d'autres champs de savoir que le sien. Ce signifiant  vient étymologiquement du verbe latin « dilettare », correspondant au français « se délecter ». On peut se délecter, trouver plaisir à écouter de la musique ou à regarder un tableau sans pour autant être compétant dans ces deux<br>
domaines. On peut aller explorer un autre domaine que celui de l’analyse avec ses concepts mais on n’est pas pour autant un spécialiste du domaine dans lequel on souhaite les transplanter. Il se trouve que Freud attribue ce dilettantisme au psychanalyste mais ne peut-on  pas considérer que ces spécialistes-là feront, à leur tour, preuve de dilettantisme, en utilisant ces concepts analytiques, dans la mesure où il ne se sont pas eux-mêmes pliés à cette discipline de l’expérience analytique, pour y mesurer le bien-fondé de ces concepts ?</p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    </p>
<p><br>
</p>
<p> </p>
<p><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 29 Aug 2022 14:41:26 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BM43EUgZO74J.mp3?t=1661784085" length="11214797" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/les-conquetes-de-la-psychanalyse-podcast-n016</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,logique,rêves,Lacan,symptôme,léonard de vinci,névrose,liinguistique,Frege,Peano,Formules de la sexuation,Dilletantisme,L'inconscient c'est la politique</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:40</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle> Certes Freud donna naissance à la psychanalyse dans la plus grande des solitudes, désapprouvé par le monde médical et abandonné de ses amis les plus proches. Cependant, au fil des années, quelques intelligences  curieuses s’intéressèrent à cette scien...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'ébranleur de la terre-mère, un mythe de la fonction du père  (podcast n°15)</title>
                <guid isPermaLink="false">136cb6dfea3d1954a2dcd423a6a343637958958c</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de poscast «  une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je vous en donne un exemple que j'ai trouvé dans le livre de Freud, « Moïse et le monothéisme ».<br>
</p>
<p>Freud y invente sous nos yeux  un vrai mythe de la fonction du père dans l'Oedipe, un mythe décrivant la mise en fonction  de la métaphore paternelle.  Dans cette note il nous indique que Yahwé avait été d'abord, en ces temps anciens, un primitif  dieu des volcans et il rajoute bien sûr qu’il n’avait pas été le premier à s’étonner de la similitude phonétique du nom de Yahwé avec la « racine de l’autre nom divin, Jovis, Jupiter. Or celui-ci est appelé "l'ébranleur de terre" </p>
<p>Freud avance ici un peu sur la pointe des pieds mais nous ouvre soudain des horizons mythiques littéralement grandioses, tout au moins quant à ce qu’il en est de l’instauration de la fonction paternelle en tant qu’elle libère le sujet de la toute puissance maternelle. </p>
<p>« Il me semble, écrit-il,  qu’en des siècles obscurs, plus ou moins soustraits à la recherche historique, les pays du bassin oriental de la Méditerranée furent le théâtre de fréquentes et violentes éruptions volcaniques qui produisirent le plus puissant effet sur la population». Se référant à des spécialistes il pense que la cité du roi Minos fut sans doute détruite par un tremblement de terre. Or c’était l’époque où régnait encore la grande déesse<br>
mère. Le fait qu’elle se soit cependant « trouvée incapable de défendre sa demeure contre les attaques supérieures peut avoir contribué à son éviction par une divinité masculine ». </p>
<p>Ainsi on rejoint ce que nous démontre toute la clinique analytique, le père est « l’ébranleur de terre», l’ébranleur de la terre-mère, à plus d’un titre. Certes « il la secoue, il la secourt »,<br>
il lui donne accès à ce que Lacan nomme, dans le séminaire Encore, cette autre jouissance, cette jouissance au delà du phallus, mais pas seulement, il l’ébranle aussi dans sa toute-puissance. </p>
<p>C'est ce que Lacan décrit dans la  séance du 29 janvier 1958 du séminaire Les Formations de l'inconscient qui a pour titre «  la métaphore paternelle ».<br>
Selon la définition que nous en donne Lacan, dans cette métaphore, le signifiant du Nom-du-père vient se substituer au signifiant du désir de la mère et livrer ainsi comme effet de cette métaphore ce qu’il en est de la signification phallique.</p>
<p>Dans les dernières lignes de sa note, si nous retournons maintenant au passage  qu'il consacre à ce dieu des volcans, première forme en quelque sorte du dieu des juifs, Freud nous laisse sur une énigme à propos de ces déesses-mères.  <br>
Il suggère en effet que la déesse Athéna était l'une de ces anciennes déesses mères qui  est devenue, dans la religion grecque, non plus la mère mais  la fille de Zeus. C'est lui qui l'a porté, fille de son esprit. Selon le mythe, elle a été mise au monde d'un coup de hache porté sur son crâne par l'un de ses serviteurs. Elle en sortit tout armée de son casque et de son épée.  <br>
Est-ce que, par cette couvade symbolique, on ne peut pas dire que Zeus a transformé ainsi la mère primitivement phallique en fille-phallus et donc en signifiant de son désir ?  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de poscast «  une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je vous en donne un exemple que j'ai trouvé dans le livre de Freud, « Moïse et le monothéisme ».<br>
</p>
<p>Freud y invente sous nos yeux  un vrai mythe de la fonction du père dans l'Oedipe, un mythe décrivant la mise en fonction  de la métaphore paternelle.  Dans cette note il nous indique que Yahwé avait été d'abord, en ces temps anciens, un primitif  dieu des volcans et il rajoute bien sûr qu’il n’avait pas été le premier à s’étonner de la similitude phonétique du nom de Yahwé avec la « racine de l’autre nom divin, Jovis, Jupiter. Or celui-ci est appelé "l'ébranleur de terre" </p>
<p>Freud avance ici un peu sur la pointe des pieds mais nous ouvre soudain des horizons mythiques littéralement grandioses, tout au moins quant à ce qu’il en est de l’instauration de la fonction paternelle en tant qu’elle libère le sujet de la toute puissance maternelle. </p>
<p>« Il me semble, écrit-il,  qu’en des siècles obscurs, plus ou moins soustraits à la recherche historique, les pays du bassin oriental de la Méditerranée furent le théâtre de fréquentes et violentes éruptions volcaniques qui produisirent le plus puissant effet sur la population». Se référant à des spécialistes il pense que la cité du roi Minos fut sans doute détruite par un tremblement de terre. Or c’était l’époque où régnait encore la grande déesse<br>
mère. Le fait qu’elle se soit cependant « trouvée incapable de défendre sa demeure contre les attaques supérieures peut avoir contribué à son éviction par une divinité masculine ». </p>
<p>Ainsi on rejoint ce que nous démontre toute la clinique analytique, le père est « l’ébranleur de terre», l’ébranleur de la terre-mère, à plus d’un titre. Certes « il la secoue, il la secourt »,<br>
il lui donne accès à ce que Lacan nomme, dans le séminaire Encore, cette autre jouissance, cette jouissance au delà du phallus, mais pas seulement, il l’ébranle aussi dans sa toute-puissance. </p>
<p>C'est ce que Lacan décrit dans la  séance du 29 janvier 1958 du séminaire Les Formations de l'inconscient qui a pour titre «  la métaphore paternelle ».<br>
Selon la définition que nous en donne Lacan, dans cette métaphore, le signifiant du Nom-du-père vient se substituer au signifiant du désir de la mère et livrer ainsi comme effet de cette métaphore ce qu’il en est de la signification phallique.</p>
<p>Dans les dernières lignes de sa note, si nous retournons maintenant au passage  qu'il consacre à ce dieu des volcans, première forme en quelque sorte du dieu des juifs, Freud nous laisse sur une énigme à propos de ces déesses-mères.  <br>
Il suggère en effet que la déesse Athéna était l'une de ces anciennes déesses mères qui  est devenue, dans la religion grecque, non plus la mère mais  la fille de Zeus. C'est lui qui l'a porté, fille de son esprit. Selon le mythe, elle a été mise au monde d'un coup de hache porté sur son crâne par l'un de ses serviteurs. Elle en sortit tout armée de son casque et de son épée.  <br>
Est-ce que, par cette couvade symbolique, on ne peut pas dire que Zeus a transformé ainsi la mère primitivement phallique en fille-phallus et donc en signifiant de son désir ?  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 07 Aug 2022 08:50:54 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/ow90xIzAn4VW.mp3?t=1659862254" length="9032624" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/yahwe-l-ebranleur-de-la-terre-mere-podcast-n015</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Lacan,psychanalyse, Freud,Fonction du père,traversée de l'Oedipe,métaphore paternelle,fonction du phallus</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:24</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de poscast «  une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je vous en donne un exemple que j'ai trouvé dans le livre de Freud, « Moïse et le monothéisme ».

Freud y invente sous nos yeux  un vrai mythe de la fonction du...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Lacan le poète ( Podcast n° 14)</title>
                <guid isPermaLink="false">88238c316e701bdd60aa08f880aff76b05e33d6f</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>En son temps, Lacan avait été comparé à Luis de Gongora y Argote, un grand poète espagnol, d'où le titre de ce podcast : Lacan le poète. Je vais  bien sûr essayer de  le démontrer.  </p>
<p>Dans « Fonction et champ de la parole et du langage », l’un de ses premiers textes où il se risque à une approche linguistique de la psychanalyse, avec sa logique du signifiant, Lacan écrivait :  « La loi primordiale est donc celle qui en réglant l’alliance superpose le règne de la culture au règne de la nature livré à la loi de l’accouplement. L’interdit de<br>
l’inceste n’en est que le pivot subjectif, dénudé par la tendance moderne à réduire à la mère et à la sœur les objets interdits aux choix du sujet[...]. Cette loi se fait donc<br>
suffisamment connaître comme identique à un ordre de langage. Car nul pouvoir sans les nominations de la parenté n’est à portée de d’instituer l’ordre des préférences et des tabous qui nouent et tressent à travers les générations le fil des lignées.  »</p>
<p><br></p>
<p>En relisant cette lumineuse citation de Lacan, en ce temps des premiers séminaires, je me demandais ce qui avait pu infléchir à ce point son style, au cours des années, au point d'inverser la célèbre formule de Boileau  «  ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement ».  quels transferts avaient ainsi modifié son mode  d’adresse à ses auditeurs.<br>
Aurait-il éprouvé le besoin de devenir de plus en plus hermétique à la mesure de son succès dans les milieux intellectuels français dans sa crainte d'être trop bien compris, ou bien était-ce son effort pour rendre la psychanalyse transmissible par une sorte de mathématisation qui l’aurait nécessité ? Concernant cette mathématisation, il semble qu’il y avait quand même renoncé, en 1978 au moment de la clôture du congrès sur la transmission de la psychanalyse, en constatant qu’elle était intransmissible et ne pouvait être que réinventée à chaque fois, par chaque analysant devenu psychanalyste.</p>
<p>Quoiqu'il en soit, on ne peut que de constater qu'au cours des dernières années de son séminaire,  il  ne parlait plus que par énigme ou ellipses quand ce n'était pas en inventant de nouveaux mots tel le titre de l'un de ses séminaires « l’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre » en 1976. </p>
<p>Comment déchiffrer par exemple cet aphorisme qui pourrait même paraître de  l'ordre de la provocation « Une femme ne rejoint L’homme que dans la psychose » ?<br>
Si vous ne commencez pas par étudier, et encore pas à pas, ce que Lacan a mis en place des quatre formules de la sexuation, avec notamment la fonction d’exception du père qu’il évoquait dans cette première approche de la  Loi primordiale et qu'il a en quelque sorte<br>
mathématisé,   vous ne risquez pas de pouvoir en dire quelque chose qui se tienne, c’est à dire qui témoigne de votre propre énonciation, de votre approche de la théorie analytique. </p>
<p>En  s'appuyant sur cet exemple, on peut constater à quel point, grâce à ces sortes d'énonciations, grâce à son style, on ne pourra jamais, comme il l’espérait lui-même, fabriquer un nom en « isme  » avec son nom propre et ériger ses élaborations théoriques au rang de dogmes, ceux du lacanisme. </p>
<p>Mais il me semble que l'essentiel est ailleurs, dans le fait que Lacan par son style démontre à quel point il est un poète de la psychanalyse, que son style rend compte des mécanismes mêmes qui président aux manifestations de l'inconscient, que Freud à nommé la condensation et  le déplacement et que Lacan a rapproché de la métaphore et de la métonymie.  Dans cette approche Lacan souligne le fait que le terme de «Verdichtung », la condensation, contient, enserre en son sein, dans ses lettres,  le terme même de poésie,  la « Dichtung » en allemand. </p>
<p>Par son style Lacan, Lacan le poète,  nous démontre donc que la théorie analytique pour être proche de la clinique ne peut la rejoindre qu'à fleur d'inconscient et ce n'est qu'ainsi qu'elle peut se transmettre, en provoquant des effets de transfert et donc une rencontre entre deux savoirs inconscients, celui de l'auteur et celui du lecteur ou de l'auditeur à qui il s'adresse.   Ce savoir ainsi transmis n'est pas appris comme à l'école, mais ressenti. Le sujet en est « affecté », tout comme on peut être affecté par un poème de Rimbaud ou de Baudelaire.   </p>
<p><br>
Cette citation de Lacan " Une femme ne rejoint L'homme que dans la psychose" se trouve dans Télévision. Elle est aussi évoquée dans l'Etourdit.<br>
</p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    <br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>En son temps, Lacan avait été comparé à Luis de Gongora y Argote, un grand poète espagnol, d'où le titre de ce podcast : Lacan le poète. Je vais  bien sûr essayer de  le démontrer.  </p>
<p>Dans « Fonction et champ de la parole et du langage », l’un de ses premiers textes où il se risque à une approche linguistique de la psychanalyse, avec sa logique du signifiant, Lacan écrivait :  « La loi primordiale est donc celle qui en réglant l’alliance superpose le règne de la culture au règne de la nature livré à la loi de l’accouplement. L’interdit de<br>
l’inceste n’en est que le pivot subjectif, dénudé par la tendance moderne à réduire à la mère et à la sœur les objets interdits aux choix du sujet[...]. Cette loi se fait donc<br>
suffisamment connaître comme identique à un ordre de langage. Car nul pouvoir sans les nominations de la parenté n’est à portée de d’instituer l’ordre des préférences et des tabous qui nouent et tressent à travers les générations le fil des lignées.  »</p>
<p><br></p>
<p>En relisant cette lumineuse citation de Lacan, en ce temps des premiers séminaires, je me demandais ce qui avait pu infléchir à ce point son style, au cours des années, au point d'inverser la célèbre formule de Boileau  «  ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement ».  quels transferts avaient ainsi modifié son mode  d’adresse à ses auditeurs.<br>
Aurait-il éprouvé le besoin de devenir de plus en plus hermétique à la mesure de son succès dans les milieux intellectuels français dans sa crainte d'être trop bien compris, ou bien était-ce son effort pour rendre la psychanalyse transmissible par une sorte de mathématisation qui l’aurait nécessité ? Concernant cette mathématisation, il semble qu’il y avait quand même renoncé, en 1978 au moment de la clôture du congrès sur la transmission de la psychanalyse, en constatant qu’elle était intransmissible et ne pouvait être que réinventée à chaque fois, par chaque analysant devenu psychanalyste.</p>
<p>Quoiqu'il en soit, on ne peut que de constater qu'au cours des dernières années de son séminaire,  il  ne parlait plus que par énigme ou ellipses quand ce n'était pas en inventant de nouveaux mots tel le titre de l'un de ses séminaires « l’insu que sait de l’une-bévue s’aile à mourre » en 1976. </p>
<p>Comment déchiffrer par exemple cet aphorisme qui pourrait même paraître de  l'ordre de la provocation « Une femme ne rejoint L’homme que dans la psychose » ?<br>
Si vous ne commencez pas par étudier, et encore pas à pas, ce que Lacan a mis en place des quatre formules de la sexuation, avec notamment la fonction d’exception du père qu’il évoquait dans cette première approche de la  Loi primordiale et qu'il a en quelque sorte<br>
mathématisé,   vous ne risquez pas de pouvoir en dire quelque chose qui se tienne, c’est à dire qui témoigne de votre propre énonciation, de votre approche de la théorie analytique. </p>
<p>En  s'appuyant sur cet exemple, on peut constater à quel point, grâce à ces sortes d'énonciations, grâce à son style, on ne pourra jamais, comme il l’espérait lui-même, fabriquer un nom en « isme  » avec son nom propre et ériger ses élaborations théoriques au rang de dogmes, ceux du lacanisme. </p>
<p>Mais il me semble que l'essentiel est ailleurs, dans le fait que Lacan par son style démontre à quel point il est un poète de la psychanalyse, que son style rend compte des mécanismes mêmes qui président aux manifestations de l'inconscient, que Freud à nommé la condensation et  le déplacement et que Lacan a rapproché de la métaphore et de la métonymie.  Dans cette approche Lacan souligne le fait que le terme de «Verdichtung », la condensation, contient, enserre en son sein, dans ses lettres,  le terme même de poésie,  la « Dichtung » en allemand. </p>
<p>Par son style Lacan, Lacan le poète,  nous démontre donc que la théorie analytique pour être proche de la clinique ne peut la rejoindre qu'à fleur d'inconscient et ce n'est qu'ainsi qu'elle peut se transmettre, en provoquant des effets de transfert et donc une rencontre entre deux savoirs inconscients, celui de l'auteur et celui du lecteur ou de l'auditeur à qui il s'adresse.   Ce savoir ainsi transmis n'est pas appris comme à l'école, mais ressenti. Le sujet en est « affecté », tout comme on peut être affecté par un poème de Rimbaud ou de Baudelaire.   </p>
<p><br>
Cette citation de Lacan " Une femme ne rejoint L'homme que dans la psychose" se trouve dans Télévision. Elle est aussi évoquée dans l'Etourdit.<br>
</p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e    <br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 10 Jul 2022 13:59:41 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/omaXnsK0mPGo.mp3?t=1657461579" length="9907824" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/lacan-le-poete-podcast-n0-14</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:19</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
En son temps, Lacan avait été comparé à Luis de Gongora y Argote, un grand poète espagnol, d'où le titre de ce podcast : Lacan le poète. Je vais  bien sûr essayer de  le démontrer.  
Dans « Fonction et champ de la parole et du langage », l’un de ses p...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Ces plaisirs de la bouche ; Le sein comme objet a (podcast n° 13)</title>
                <guid isPermaLink="false">a0dd95122fa1ace05c62dd09a12c21da954a4cd5</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p> Bienvenue sur ce site de podcats «  une psychanalyse à fleur d'inconscient ». Aujourd'hui je voudrais parler de ces plaisirs de la bouche qui prennent leur source dans ce premier lien de l'enfant à sa mère, à celle qui l'a nourri.  </p>
<p>Dans L'interprétation des rêves, un analysant de Freud,  à propos des seins de sa maîtresse qui l'avait fait tomber sous ses charmes, cite ces vers de Goethe.  «  J'ai fait<br>
jadis un beau rêve ; j'y voyais un pommier, Deux belles pommes  brillantes y pendaient, elle m'ont tenté. J'y montais ».  <br>
Mais  la belle lui répond : « Me voici transportée de joie car mon jardin en a de pareilles ». </p>
<p><br></p>
<p>Quel usage pourra-t-elle  faire de ces pommes, pour elle-même. Avec ces plaisirs de la bouche nous pouvons tenter d'y répondre.   Ces plaisirs de la bouche l’enfant les découvre très tôt puisque le sein est son  premier objet sexuel. Mais autour de cet échange entre la mère et l’enfant, ce qu’on oublie souvent c’est le  plaisir de la mère d’allaiter, de nourrir son enfant. C’est ce plaisir là, celui de la mère qui nourrit  que les deux festins, celui de Juliette et celui de Babette mettent en scène.</p>
<p>Ces plaisirs du goût, y compris celui du goût de la psychanalyse, m’ont évoqué ce que Lacan avait écrit, il y a bien longtemps, de l’Imago du sein maternel. C’est un fait bien connu que ces premiers liens de l’enfant à sa mère marque en effet la vie amoureuse de chacun et pas seulement par tous ces plaisirs de la bouche, mais ce que j’en<br>
ai surtout retenu, cette fois-ci, c’est ce qu’il décrit des satisfactions maternelles qu’ils apportent en écho à ces premiers liens. La petite fille qui a été nourrie par sa mère, est, en<br>
quelque sorte, une mère comblée quand, à son tour, elle peut tenir un enfant dans ses bras et l’allaiter. Lacan, dans « Les complexes familiaux, écrivait : « Dans l’allaitement, l’étreinte et la contemplation de l’enfant, la mère en même temps reçoit et satisfait le plus primitif de tous les désirs… Seule l’Imago qui imprime au plus profond du psychisme le sevrage congénital de l’homme – soit la séparation du sein maternel – peut expliquer<br>
la puissance, la richesse et la durée du sentiment maternel. La réalisation de cette imago dans la conscience assure à la femme une satisfaction psychique privilégiée… »</p>
<p>Je trouve que ce passage des complexes familiaux qui est un texte très ancien de Lacan est une aperception, une préfiguration de ce qu'ilformulera beaucoup plus tard, du fait que pour les femme, ce sont ses enfants qui sont ses objets petits a et que c'est auprès d'eux que le père doit intervenir pour y poser un certain nombre d'interdictions. </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br>
</p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br>
<br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p> Bienvenue sur ce site de podcats «  une psychanalyse à fleur d'inconscient ». Aujourd'hui je voudrais parler de ces plaisirs de la bouche qui prennent leur source dans ce premier lien de l'enfant à sa mère, à celle qui l'a nourri.  </p>
<p>Dans L'interprétation des rêves, un analysant de Freud,  à propos des seins de sa maîtresse qui l'avait fait tomber sous ses charmes, cite ces vers de Goethe.  «  J'ai fait<br>
jadis un beau rêve ; j'y voyais un pommier, Deux belles pommes  brillantes y pendaient, elle m'ont tenté. J'y montais ».  <br>
Mais  la belle lui répond : « Me voici transportée de joie car mon jardin en a de pareilles ». </p>
<p><br></p>
<p>Quel usage pourra-t-elle  faire de ces pommes, pour elle-même. Avec ces plaisirs de la bouche nous pouvons tenter d'y répondre.   Ces plaisirs de la bouche l’enfant les découvre très tôt puisque le sein est son  premier objet sexuel. Mais autour de cet échange entre la mère et l’enfant, ce qu’on oublie souvent c’est le  plaisir de la mère d’allaiter, de nourrir son enfant. C’est ce plaisir là, celui de la mère qui nourrit  que les deux festins, celui de Juliette et celui de Babette mettent en scène.</p>
<p>Ces plaisirs du goût, y compris celui du goût de la psychanalyse, m’ont évoqué ce que Lacan avait écrit, il y a bien longtemps, de l’Imago du sein maternel. C’est un fait bien connu que ces premiers liens de l’enfant à sa mère marque en effet la vie amoureuse de chacun et pas seulement par tous ces plaisirs de la bouche, mais ce que j’en<br>
ai surtout retenu, cette fois-ci, c’est ce qu’il décrit des satisfactions maternelles qu’ils apportent en écho à ces premiers liens. La petite fille qui a été nourrie par sa mère, est, en<br>
quelque sorte, une mère comblée quand, à son tour, elle peut tenir un enfant dans ses bras et l’allaiter. Lacan, dans « Les complexes familiaux, écrivait : « Dans l’allaitement, l’étreinte et la contemplation de l’enfant, la mère en même temps reçoit et satisfait le plus primitif de tous les désirs… Seule l’Imago qui imprime au plus profond du psychisme le sevrage congénital de l’homme – soit la séparation du sein maternel – peut expliquer<br>
la puissance, la richesse et la durée du sentiment maternel. La réalisation de cette imago dans la conscience assure à la femme une satisfaction psychique privilégiée… »</p>
<p>Je trouve que ce passage des complexes familiaux qui est un texte très ancien de Lacan est une aperception, une préfiguration de ce qu'ilformulera beaucoup plus tard, du fait que pour les femme, ce sont ses enfants qui sont ses objets petits a et que c'est auprès d'eux que le père doit intervenir pour y poser un certain nombre d'interdictions. </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br></p>
<p><b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br>
</p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br>
<br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 16 Jun 2022 07:36:47 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bzkYQSwQpYDB.mp3?t=1655365004" length="8967855" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/ces-plaisirs-de-la-bouche-le-sein-comme-objet-a-podcast-n0-13</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>allaitement,freud,rêves,Lacan,oralité,symptôme,névrose,le sein,objet petit a,Imago du sein maternel</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:20</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
 Bienvenue sur ce site de podcats «  une psychanalyse à fleur d'inconscient ». Aujourd'hui je voudrais parler de ces plaisirs de la bouche qui prennent leur source dans ce premier lien de l'enfant à sa mère, à celle qui l'a nourri.  
Dans L'interpréta...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Et si nous parlions d'argent ? (podcast n°12)</title>
                <guid isPermaLink="false">3f2a2c46a468ff5e28a05daa247d9951db23f07c</guid>
                <description><![CDATA[<p>Parmi  les conseils techniques que Freud formule à l'usage des psychanalystes, il aborde aussi  la très sérieuse question de l'argent.  Il écrit «  l 'analyste ne conteste pas que l'argent doive être avant tout moyen de vivre et d'acquérir de la puissance, mais il prétend qu'en même temps d'importants facteurs sexuels jouent leur rôle dans l'appréciation de l'argent et c'est pourquoi il s'attend à voir les gens civilisés  traiter de la même façon les problèmes d'argent et les faits sexuels, avec la même duplicité, la même pruderie et la même hypocrisie. C'est pourquoi le médecin décide de prime abord de ne<br>
pas abonder dans ce sens mais de traiter les questions d'argent avec autant de franchise naturelle qu'il en exige lui-même de son patient en ce qui touche à la sexualité.   En parlant volontairement de ses honoraires, en évaluant le prix du temps qu'il consacre à son malade, le médecin montre qu'il renonce à toute fausse honte Freud indique aussi que  dans toutes les manifestations de l'inconscient, rêves, symptômes ou actes manqués, les concepts d'excréments, d'argent et de cadeaux ainsi que celui de pénis et d'enfant « se séparent mal et s'échangent facilement entre eux ».  Il parle à leur propos d'une grande équation symbolique déterminante non seulement dans la fabrication des symptômes mais dans le choix des identifications sexuées, comme homme ou comme femme.  <br>
</p>
<p>Cette équation symbolique on la retrouve aisément dans chacune des cinq psychanalyses notamment dans celle de l'Homme aux rats où il avait posé comme équivalent monétaire Un rat égal un florin, au cours du déploiement de son grand délire obsessionnel. On la retrouve  aussi bien dans l'analyse de Dora où elle évoque le peu de fortune de son père qui est en somme la métaphore de son impuissance sexuelle auprès de madame K.</p>
<p>Mais si cette question de l'argent nous porte au cœur du noyau incandescent de la névrose, comment alors résoudre les difficultés que posent la gratuité ou le remboursement des séances de psychanalyse par la sécurité sociale.   La question reste grande ouverte avec le risque, pour l'analysant,  de devoir continuer à payer, comme on dit,  « en nature » au lieu de payer en argent.  </p>
<p><br></p>
<p>En guise de conclusion, pour parler d'or, peut-être faut-il aussi parler d'argent ! </p>
<p><br></p>
<p> </p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br>
<b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Parmi  les conseils techniques que Freud formule à l'usage des psychanalystes, il aborde aussi  la très sérieuse question de l'argent.  Il écrit «  l 'analyste ne conteste pas que l'argent doive être avant tout moyen de vivre et d'acquérir de la puissance, mais il prétend qu'en même temps d'importants facteurs sexuels jouent leur rôle dans l'appréciation de l'argent et c'est pourquoi il s'attend à voir les gens civilisés  traiter de la même façon les problèmes d'argent et les faits sexuels, avec la même duplicité, la même pruderie et la même hypocrisie. C'est pourquoi le médecin décide de prime abord de ne<br>
pas abonder dans ce sens mais de traiter les questions d'argent avec autant de franchise naturelle qu'il en exige lui-même de son patient en ce qui touche à la sexualité.   En parlant volontairement de ses honoraires, en évaluant le prix du temps qu'il consacre à son malade, le médecin montre qu'il renonce à toute fausse honte Freud indique aussi que  dans toutes les manifestations de l'inconscient, rêves, symptômes ou actes manqués, les concepts d'excréments, d'argent et de cadeaux ainsi que celui de pénis et d'enfant « se séparent mal et s'échangent facilement entre eux ».  Il parle à leur propos d'une grande équation symbolique déterminante non seulement dans la fabrication des symptômes mais dans le choix des identifications sexuées, comme homme ou comme femme.  <br>
</p>
<p>Cette équation symbolique on la retrouve aisément dans chacune des cinq psychanalyses notamment dans celle de l'Homme aux rats où il avait posé comme équivalent monétaire Un rat égal un florin, au cours du déploiement de son grand délire obsessionnel. On la retrouve  aussi bien dans l'analyse de Dora où elle évoque le peu de fortune de son père qui est en somme la métaphore de son impuissance sexuelle auprès de madame K.</p>
<p>Mais si cette question de l'argent nous porte au cœur du noyau incandescent de la névrose, comment alors résoudre les difficultés que posent la gratuité ou le remboursement des séances de psychanalyse par la sécurité sociale.   La question reste grande ouverte avec le risque, pour l'analysant,  de devoir continuer à payer, comme on dit,  « en nature » au lieu de payer en argent.  </p>
<p><br></p>
<p>En guise de conclusion, pour parler d'or, peut-être faut-il aussi parler d'argent ! </p>
<p><br></p>
<p> </p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br>
<b>Liliane Fainsilber </b></p>
<p><br></p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 29 May 2022 06:13:12 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/B1O0zFlpJOM3.mp3?t=1653756067" length="11116988" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/et-si-nous-parlions-d-argent-podcast-n012</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Argent,Dora,Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,L'homme aux rats</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:34</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Parmi  les conseils techniques que Freud formule à l'usage des psychanalystes, il aborde aussi  la très sérieuse question de l'argent.  Il écrit «  l 'analyste ne conteste pas que l'argent doive être avant tout moyen de vivre et d'acquérir de la puissa...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Les trois catégories lacaniennes, symbolique, imaginaire et réel nouées par le symptôme ( podcast n°11)</title>
                <guid isPermaLink="false">0a9d0fe7d0642f6439b463e23cc198652f242131</guid>
                <description><![CDATA[<p> Aujourd'hui je voudrais vous parler de ces trois  catégories du Symbolique, de l’Imaginaire et du Réel que Lacan a introduit très tôt dans son enseignement.  <br>
</p>
<p>Ce sont en effet  trois catégories qui permettent de structurer<br>
ce qu’il en est de l’expérience analytique, de pouvoir s’y 0.repérer de façon rigoureuse et surtout d’assurer ce qui est la<br>
fonction décisive du psychanalyste, l’interprétation.</p>
<p>Peut-on dire, juste en quelques mots, et en quelques minutes  ce que sont ces trois catégories ?<br>
</p>
<p>Je vais essayer de le démontrer à l’aide  tout d'abord d'une<br>
petite histoire drôle mais vraie qui m'a été racontée par une de<br>
mes amies analystes.<br>
</p>
<p>Dans sa ville natale, Hélène, encore adolescente, entourée de<br>
ses amies, écoutait le sermon d'un homme d'église. Au cours de son homélie, alors qu'il parlait de l'interdit, pour un chrétien,<br>
d'attenter à ses jours, il évoqua l'histoire d'un homme qui s'était pendu mais qui,  dépendu à temps par des voisins, avait été ainsi sauvé. Ce prêtre, sans doute saisie par une inspiration divine, s'était  alors écrié, avec beaucoup de conviction en s'adressant à lui «  Repends toi ! ».<br>
</p>
<p>Si cette invitation à se repentir qui avait été ainsi entendue<br>
par les jeunes filles de sa paroisse comme une invitation à se<br>
rependre les avait beaucoup amusées, on peut s'apercevoir que cela ne se jouait qu'à deux lettres près entre un d et un t  pour écrire le repends-toi.<br>
</p>
<p>C'est à ce niveau d'écriture qu'on peut donc y voir en clair la<br>
fonction du symbolique.  L'imaginaire, c'est toute la scène qui se déroule devant nos yeux, le sermon du prêtre.  Quant au réel, c'est à la fois, l'aspiration au suicide de ce paroissien, mais aussi le fait qu'il soit ainsi invité à se rependre par le prêtre.    <br>
Après  cette petite introduction je voudrais reprendre les deux<br>
mots  d'esprit  que Lacan a empruntés à Freud, et qu’il commente dans le séminaire des Formations de l’inconscient, ils sont en effet d'une structure plus simple et donc plus faciles à aborder que celle des rêves ou des symptômes.  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br>
</p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     <br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p> Aujourd'hui je voudrais vous parler de ces trois  catégories du Symbolique, de l’Imaginaire et du Réel que Lacan a introduit très tôt dans son enseignement.  <br>
</p>
<p>Ce sont en effet  trois catégories qui permettent de structurer<br>
ce qu’il en est de l’expérience analytique, de pouvoir s’y 0.repérer de façon rigoureuse et surtout d’assurer ce qui est la<br>
fonction décisive du psychanalyste, l’interprétation.</p>
<p>Peut-on dire, juste en quelques mots, et en quelques minutes  ce que sont ces trois catégories ?<br>
</p>
<p>Je vais essayer de le démontrer à l’aide  tout d'abord d'une<br>
petite histoire drôle mais vraie qui m'a été racontée par une de<br>
mes amies analystes.<br>
</p>
<p>Dans sa ville natale, Hélène, encore adolescente, entourée de<br>
ses amies, écoutait le sermon d'un homme d'église. Au cours de son homélie, alors qu'il parlait de l'interdit, pour un chrétien,<br>
d'attenter à ses jours, il évoqua l'histoire d'un homme qui s'était pendu mais qui,  dépendu à temps par des voisins, avait été ainsi sauvé. Ce prêtre, sans doute saisie par une inspiration divine, s'était  alors écrié, avec beaucoup de conviction en s'adressant à lui «  Repends toi ! ».<br>
</p>
<p>Si cette invitation à se repentir qui avait été ainsi entendue<br>
par les jeunes filles de sa paroisse comme une invitation à se<br>
rependre les avait beaucoup amusées, on peut s'apercevoir que cela ne se jouait qu'à deux lettres près entre un d et un t  pour écrire le repends-toi.<br>
</p>
<p>C'est à ce niveau d'écriture qu'on peut donc y voir en clair la<br>
fonction du symbolique.  L'imaginaire, c'est toute la scène qui se déroule devant nos yeux, le sermon du prêtre.  Quant au réel, c'est à la fois, l'aspiration au suicide de ce paroissien, mais aussi le fait qu'il soit ainsi invité à se rependre par le prêtre.    <br>
Après  cette petite introduction je voudrais reprendre les deux<br>
mots  d'esprit  que Lacan a empruntés à Freud, et qu’il commente dans le séminaire des Formations de l’inconscient, ils sont en effet d'une structure plus simple et donc plus faciles à aborder que celle des rêves ou des symptômes.  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés. (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p><br>
</p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e     <br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 30 Apr 2022 13:22:01 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yJ4dLUkEn4dY.mp3?t=1651324921" length="10095886" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/les-trois-categories-lacaniennes-symbolique-imaginaire-et-reel-noues-par-le-symptome</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>imaginaire,freud,symbolique,rêve,Lacan,réel,symptôme,noeud borroméen,Trait d'esprit,formations de l'inconscient</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:30</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle> Aujourd'hui je voudrais vous parler de ces trois  catégories du Symbolique, de l’Imaginaire et du Réel que Lacan a introduit très tôt dans son enseignement.  

Ce sont en effet  trois catégories qui permettent de structurer
ce qu’il en est de l’expéri...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>De la nécessité de parler de son travail d'analyste à un autre analyste ( Podcast n°10)</title>
                <guid isPermaLink="false">09778c5d288bde45567b95dd47a4a5749705cb38</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Bienvenue sur ce site de posdcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient » ! </p><p>Je voudrais aujourd'hui vous parler de ce qu'on appelle un contrôle.  C’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste  puisse parler de son travail avec ses analysants à un autre analyste.  Certes ce mot est plus que mal choisi. On  lui préfère quelquefois  surtout dans les pays anglo-saxons, celui de supervision. </p><p>Il y a quelques années, nous avions proposé avec quelques amis analystes de débaptiser ce contrôle, en raison de  tous les effets surmoïques qu’il pouvait provoquer en référence à cette période infantile de l’apprentissage de la propreté avec l'éducation des sphincters. A la place nous avions proposé le nom d’accompagnée. Le jeune analyste était accompagné dans ses premiers pas auprès de ses analysants, par un analyste plus expérimenté qui serait   son compagnon de route.   Certes la proximité de sa propre analyse peut  donner à l'analyste débutant quelques aperceptions fructueuses qui,  même si elles peuvent être  intempestives n'en sont pas pour autant nocives quand il commence à exercer ce métier de psychanalyste.   </p><p>Au  fond, un analyste débutant se retrouve un peu dans la position de Freud vis à vis de ces premiers analysants. Ils découvrent ensemble l'inattendu<br> de leur  histoire. Cependant on peut suggérer que n'ayant pas forcément son génie,  autant que cet analyste  fasse part de ses interventions, repérages et interprétations diverses à un tiers qui, par le transfert, lui permette d'élaborer ce qui se passe entre lui et ses analysants.</p><p>Théodore Reik qui dans son ouvrage « Ecouter avec la troisième oreille » avait donné quelques exemples cliniques de cette nécessité  avait risqué cette  formule  « Analyste, analyse-toi ! » Mais comme elle pourrait être entendue comme un mot d'ordre ou une injonction,  j'ai préféré la rendre plus légère et donc plus séduisante à l'écoute  : </p><p>Analyste, analyse-toi,  pour que ton analysant  puisse en faire autant !</p><p>Et que pourrait-on souhaiter de mieux au cours d'un contrôle? </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p><p><br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   0</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Bienvenue sur ce site de posdcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient » ! </p><p>Je voudrais aujourd'hui vous parler de ce qu'on appelle un contrôle.  C’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste  puisse parler de son travail avec ses analysants à un autre analyste.  Certes ce mot est plus que mal choisi. On  lui préfère quelquefois  surtout dans les pays anglo-saxons, celui de supervision. </p><p>Il y a quelques années, nous avions proposé avec quelques amis analystes de débaptiser ce contrôle, en raison de  tous les effets surmoïques qu’il pouvait provoquer en référence à cette période infantile de l’apprentissage de la propreté avec l'éducation des sphincters. A la place nous avions proposé le nom d’accompagnée. Le jeune analyste était accompagné dans ses premiers pas auprès de ses analysants, par un analyste plus expérimenté qui serait   son compagnon de route.   Certes la proximité de sa propre analyse peut  donner à l'analyste débutant quelques aperceptions fructueuses qui,  même si elles peuvent être  intempestives n'en sont pas pour autant nocives quand il commence à exercer ce métier de psychanalyste.   </p><p>Au  fond, un analyste débutant se retrouve un peu dans la position de Freud vis à vis de ces premiers analysants. Ils découvrent ensemble l'inattendu<br> de leur  histoire. Cependant on peut suggérer que n'ayant pas forcément son génie,  autant que cet analyste  fasse part de ses interventions, repérages et interprétations diverses à un tiers qui, par le transfert, lui permette d'élaborer ce qui se passe entre lui et ses analysants.</p><p>Théodore Reik qui dans son ouvrage « Ecouter avec la troisième oreille » avait donné quelques exemples cliniques de cette nécessité  avait risqué cette  formule  « Analyste, analyse-toi ! » Mais comme elle pourrait être entendue comme un mot d'ordre ou une injonction,  j'ai préféré la rendre plus légère et donc plus séduisante à l'écoute  : </p><p>Analyste, analyse-toi,  pour que ton analysant  puisse en faire autant !</p><p>Et que pourrait-on souhaiter de mieux au cours d'un contrôle? </p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p><p><br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e   0</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 31 Mar 2022 09:45:58 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yO4mMUWZm0LM.mp3?t=1651575353" length="8409435" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/de-la-necessite-de-parler-de-son-travail-d-analyste-a-un-autre-analyste-nouvel-episode-du-31-03-11-19</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>#psychanalyse,freud,supervision,Lacan,contrôle,symptôme,toilette contre-transférentielle,accompagnée,Théodore Reik</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>08:45</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de posdcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient » ! Je voudrais aujourd'hui vous parler de ce qu'on appelle un contrôle.  C’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste  puisse pa...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>" Un amour toujours présent dans le réel" entre l'analysant et l'analyste ( Podcast n°9)</title>
                <guid isPermaLink="false">bad3cce8501087105b424358c27e61e2c876824a</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts "Une psychanalyse à fleur d'inconscient."  Je<br> vais encore aujourd'hui vous parler d'amour, des amours analytiques.  Déjà dans les "Études sur l'hystérie," Freud se posait la question de savoir ce que l'analyste pouvait offrir à l'analysant en échange de cet amour de transfert qui s'exprimait dans l'analyse.  Il tentait d'y répondre par ce qu'il appelait «  un surrogat » d'amour, une sorte de substitut  d'amour éprouvé par le psychanalyste. </p><p> Lacan  a franchi un pas de plus par rapport à Freud. Il était moins  hésitant  quant à cette question de l'amour dans le cours d'une analyse.  </p><p>Alors qu'il forge ce nouveau concept le désir du psychanalyste, il met en lumière dans le séminaire l'Angoisse,  les travaux d'une psychanalyste anglaise, qui  plutôt à contre-courant du monde analytique, n'éprouvait aucune méfiance à l'égard du contre-transfert c'est à dire des sentiments éprouvés par l'analyste à l'égard de l'analysant.<br>Cette analyste s'appelait Lucie Tower.  Dans un article paru en 1955, elle<br> affirmait en effet  qu'une étude scientifique de l'inconscient du psychanalyste devrait nous permettre d'accroître notre efficacité thérapeutique et nous donner une base scientifique solide avec laquelle évaluer les techniques de traitement.  Elle soutenait<br> aussi le fait qu'à son idée, « les sentiments érotiques éprouvés par l'analyste sont inhibés quant au but et ne le poussent pas à l'action, et que donc ils ne doivent pas être<br> réprouvés par le groupe analytique mais laissés vivre en liberté dans le champ de l'expérience analytique.<br>Lacan lui aussi, à sa façon a cautionné l'importance à accorder aux affects du  psychanalyste. Il a en effet toujours soutenu qu'il n'est pas interdit d'éprouver des sentiments pour son analysant mais que le tout c'est de savoir s'en servir.<br>Et justement  au sujet de ces travaux de Lucie Tower, évoquant les liens si étroits de Freud et de Dora, Lacan décrivait à son tour la qualité des amours analytiques et soulignait le fait que l'amour de transfert n'est pas simple reproduction, réédition de nos amours anciennes, qu'il est toujours un amour tout à fait présent dans le réel. Je le cite «  Le texte de Dora « peut à tous ceux qui ont entendu mon discours sur le banquet, rappeler cette dimension toujours élidée quand il s'agit du transfert, à savoir que le transfert n'est pas simplement ce qui reproduit une action, une attitude, un traumatisme ancien et qui le répète, c'est qu'il y a toujours une autre coordonnée... un amour présent dans le réel, et nous ne pouvons rien comprendre au transfert si nous ne savons pas  qu'il est la conséquence de cet amour là. ».<br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des <br>  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la <br>  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes <br>  développés<br><br> (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p><p><br><br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e  <br>  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts "Une psychanalyse à fleur d'inconscient."  Je<br> vais encore aujourd'hui vous parler d'amour, des amours analytiques.  Déjà dans les "Études sur l'hystérie," Freud se posait la question de savoir ce que l'analyste pouvait offrir à l'analysant en échange de cet amour de transfert qui s'exprimait dans l'analyse.  Il tentait d'y répondre par ce qu'il appelait «  un surrogat » d'amour, une sorte de substitut  d'amour éprouvé par le psychanalyste. </p><p> Lacan  a franchi un pas de plus par rapport à Freud. Il était moins  hésitant  quant à cette question de l'amour dans le cours d'une analyse.  </p><p>Alors qu'il forge ce nouveau concept le désir du psychanalyste, il met en lumière dans le séminaire l'Angoisse,  les travaux d'une psychanalyste anglaise, qui  plutôt à contre-courant du monde analytique, n'éprouvait aucune méfiance à l'égard du contre-transfert c'est à dire des sentiments éprouvés par l'analyste à l'égard de l'analysant.<br>Cette analyste s'appelait Lucie Tower.  Dans un article paru en 1955, elle<br> affirmait en effet  qu'une étude scientifique de l'inconscient du psychanalyste devrait nous permettre d'accroître notre efficacité thérapeutique et nous donner une base scientifique solide avec laquelle évaluer les techniques de traitement.  Elle soutenait<br> aussi le fait qu'à son idée, « les sentiments érotiques éprouvés par l'analyste sont inhibés quant au but et ne le poussent pas à l'action, et que donc ils ne doivent pas être<br> réprouvés par le groupe analytique mais laissés vivre en liberté dans le champ de l'expérience analytique.<br>Lacan lui aussi, à sa façon a cautionné l'importance à accorder aux affects du  psychanalyste. Il a en effet toujours soutenu qu'il n'est pas interdit d'éprouver des sentiments pour son analysant mais que le tout c'est de savoir s'en servir.<br>Et justement  au sujet de ces travaux de Lucie Tower, évoquant les liens si étroits de Freud et de Dora, Lacan décrivait à son tour la qualité des amours analytiques et soulignait le fait que l'amour de transfert n'est pas simple reproduction, réédition de nos amours anciennes, qu'il est toujours un amour tout à fait présent dans le réel. Je le cite «  Le texte de Dora « peut à tous ceux qui ont entendu mon discours sur le banquet, rappeler cette dimension toujours élidée quand il s'agit du transfert, à savoir que le transfert n'est pas simplement ce qui reproduit une action, une attitude, un traumatisme ancien et qui le répète, c'est qu'il y a toujours une autre coordonnée... un amour présent dans le réel, et nous ne pouvons rien comprendre au transfert si nous ne savons pas  qu'il est la conséquence de cet amour là. ».<br></p><p><br></p><p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des <br>  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la <br>  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes <br>  développés<br><br> (  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p><p><br><br> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace">Glowing Palac</a>e  <br>  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 12 Mar 2022 14:10:56 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yvRpZiwE5NDy.mp3?t=1651581438" length="10341675" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/un</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Dora,hystérie,Lacan,symptôme,névrose,désir du psychanalyste,amour de transfert,Lucie Tower,contre-transfert</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:46</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts "Une psychanalyse à fleur d'inconscient."  Je vais encore aujourd'hui vous parler d'amour, des amours analytiques.  Déjà dans les "Études sur l'hystérie," Freud se posait la question de savoir ce que l'analyste pouvait...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'identification hystérique, selon Michel de Montaigne (Podcast n° 8)</title>
                <guid isPermaLink="false">8fb1e4403803d0ba2f80ec4c333cee206414ad98</guid>
                <description><![CDATA[<p>Aujourd'hui<br>
je voudrais vous parler de l'identification hystérique et du désir de changer de sexe selon Michel de Montaigne.  <br></p>
<p>Les Essais de cet écrivain gardent  encore beaucoup de saveur pour les lecteurs d’aujourd’hui. L’un de ces chapitres a retenu mon attention. Il a pour titre « de la force de l’imagination ». Après une citation latine choisie avec à propos, «  Une forte<br>
imagination suscite l’événement », il nous en donne d’emblée un exemple amusant : « La vue des angoisses d’autrui m’angoisse matériellement, et mon sentiment a souvent usurpé le sentiment d’un tiers. Un tousseur continuel irrite mon poumon et mon gosier. Je visite plus mal  volontiers les malades auxquels le devoir m’intéresse… Je saisis le mal que j’étudie et je le couche en moi. »</p>
<p>Il donne encore quelques jolis exemples de la force de l’imagination qui peut provoquer quelques transformations inattendues du côté du changement de sexe.  Montaigne semble donc nous dire qu’il suffit de le vouloir avec force pour que ces désirs se réalisent. Ce en quoi il reste si actuel.  </p>
<p>Faisant appel à Ovide et à ses métamorphoses,  il raconte en effet comment, de par la simple force de son désir, « son désir véhément» et surtout de celui de sa mère, une jeune fille fût transformée en homme, le soir de ses noces.</p>
<p><br></p>
<p>Dans un article très important pour l'approche de la névrose hystérique et au reste de toute névrose, article qui s'appelle « Les fantasmes hystériques et leur rapport à la bisexualité » Freud y avançait que le symptôme à presque toujours une signification bisexuelle. Il réalise à la fois un fantasme sexuel féminin et un fantasme sexuel masculin de telle sort que l'un de ces deux fantasmes prend sa source dans une motion homosexuelle. Cependant quelquefois  le symptôme  est dédoublé pour exprimer ce double fantasme.  </p>
<p>Tous ces personnages évoqués par Montaigne ne peuvent-ils pas servir  d'exemples de ces identifications viriles des femmes ?  </p>
<p>Et justement, à  ce propos, est-ce qu'on ne pourrait pas inciter  tous ceux qui en ce moment s'intéressent de près à cette question du genre, du non-genre, voire du transgenre, à relire Montaigne et surtout à  s'imprégner de sa sagesse?  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés<br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br>
Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui<br>
je voudrais vous parler de l'identification hystérique et du désir de changer de sexe selon Michel de Montaigne.  <br></p>
<p>Les Essais de cet écrivain gardent  encore beaucoup de saveur pour les lecteurs d’aujourd’hui. L’un de ces chapitres a retenu mon attention. Il a pour titre « de la force de l’imagination ». Après une citation latine choisie avec à propos, «  Une forte<br>
imagination suscite l’événement », il nous en donne d’emblée un exemple amusant : « La vue des angoisses d’autrui m’angoisse matériellement, et mon sentiment a souvent usurpé le sentiment d’un tiers. Un tousseur continuel irrite mon poumon et mon gosier. Je visite plus mal  volontiers les malades auxquels le devoir m’intéresse… Je saisis le mal que j’étudie et je le couche en moi. »</p>
<p>Il donne encore quelques jolis exemples de la force de l’imagination qui peut provoquer quelques transformations inattendues du côté du changement de sexe.  Montaigne semble donc nous dire qu’il suffit de le vouloir avec force pour que ces désirs se réalisent. Ce en quoi il reste si actuel.  </p>
<p>Faisant appel à Ovide et à ses métamorphoses,  il raconte en effet comment, de par la simple force de son désir, « son désir véhément» et surtout de celui de sa mère, une jeune fille fût transformée en homme, le soir de ses noces.</p>
<p><br></p>
<p>Dans un article très important pour l'approche de la névrose hystérique et au reste de toute névrose, article qui s'appelle « Les fantasmes hystériques et leur rapport à la bisexualité » Freud y avançait que le symptôme à presque toujours une signification bisexuelle. Il réalise à la fois un fantasme sexuel féminin et un fantasme sexuel masculin de telle sort que l'un de ces deux fantasmes prend sa source dans une motion homosexuelle. Cependant quelquefois  le symptôme  est dédoublé pour exprimer ce double fantasme.  </p>
<p>Tous ces personnages évoqués par Montaigne ne peuvent-ils pas servir  d'exemples de ces identifications viriles des femmes ?  </p>
<p>Et justement, à  ce propos, est-ce qu'on ne pourrait pas inciter  tous ceux qui en ce moment s'intéressent de près à cette question du genre, du non-genre, voire du transgenre, à relire Montaigne et surtout à  s'imprégner de sa sagesse?  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes  développés<br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br>
Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 19 Feb 2022 16:08:14 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bVaOnsgxM7Wy.mp3?t=1651648435" length="8849098" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-identification-hysterique-selon-michel-de-montaigne-podcast-n0-8-nouvel-episode-du-19-02-16-56</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>genre,Phobie,montaigne,hystérie,Lacan,symptôme,bisexualité,névrose,psychanalyse, Freud,Identifications viriles,fantasmes hystériques</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:13</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Aujourd'hui
je voudrais vous parler de l'identification hystérique et du désir de changer de sexe selon Michel de Montaigne.  
Les Essais de cet écrivain gardent  encore beaucoup de saveur pour les lecteurs d’aujourd’hui. L’un de ces chapitres a retenu...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>L'amour de transfert mais découvert et vécu du côté du psychanalyste ( Podcast n°7)</title>
                <guid isPermaLink="false">c55702e54de5e719c349cede134e4cb6ace4b705</guid>
                <description><![CDATA[<p> </p>
<p>Bienvenue sur ce site de Podcasts que j'ai appelé «  une psychanalyse à fleur d'inconscient » pour y démontrer que c'est toujours à fleur d'inconscient que se rejoignent la clinique et la théorie analytique. </p>
<p><br>
Aujourd'hui, je voudrais  vous parler de l'amour de transfert mais découvert et vécu du côté du psychanalyste.  Dans son texte « observations sur l’amour de transfert », écrit en 1915, Freud décrit les mésaventures qui peuvent arriver à un jeune analyste inexpérimenté lorsqu’il se trouve aux prises avec les flambées de l’amour de transfert, amour qui  est provoqué par la situation analytique elle-même.  Il indique donc comment s’y prendre avec cet événement inévitable mais pourtant difficile à gérer. </p>
<p><br>
Un joli rêve de transfert que raconte Freud dans L’interprétation des rêves illustre ces romantiques amours analytiques. C'est le rêve d'une jeune femme  : <em>« pendant son séjour d’été au lac de…  elle se précipite dans l’eau sombre, là où la lune pâle se reflète dans l’eau.» </em></p>
<p><br>
C'est un typique rêve de naissance, au lieu d'entrer dans l'eau elle en sort. Nouvelle Aphrodite elle émerge des eaux maternelles.  Freud nous l’indique, c’est pour elle, à la fois un rêve de renaissance, elle est remise au monde par Freud, au cours de son<br>
analyse, mais elle désire aussi être mère et que l'analyste  lui donne un enfant en cadeau. Freud rajoute que ce rêve servit beaucoup à la cure. Cela ne nous étonne guère car on y voit se dessiner, pour l’analysante,  les chemins de sa féminité, accompagné<br>
en cela par son psychanalyste.  <em><br></em><br>
Avec cette découverte clinique de ce qu’est l’amour de transfert, c'est maintenant  la théorie analytique qui  nous permet  de préciser tout d'abord ce qu'est ce transfert et de saisir en quoi consiste ce « maniement du transfert » qui évoque une pratique, une sorte d'artisanat, en bref un savoir-faire du psychanalyste, un « truc » ou mieux un « truquage», selon Lacan.   </p>
<p><br></p>
<p><br>
 J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Bienvenue sur ce site de Podcasts que j'ai appelé «  une psychanalyse à fleur d'inconscient » pour y démontrer que c'est toujours à fleur d'inconscient que se rejoignent la clinique et la théorie analytique. </p>
<p><br>
Aujourd'hui, je voudrais  vous parler de l'amour de transfert mais découvert et vécu du côté du psychanalyste.  Dans son texte « observations sur l’amour de transfert », écrit en 1915, Freud décrit les mésaventures qui peuvent arriver à un jeune analyste inexpérimenté lorsqu’il se trouve aux prises avec les flambées de l’amour de transfert, amour qui  est provoqué par la situation analytique elle-même.  Il indique donc comment s’y prendre avec cet événement inévitable mais pourtant difficile à gérer. </p>
<p><br>
Un joli rêve de transfert que raconte Freud dans L’interprétation des rêves illustre ces romantiques amours analytiques. C'est le rêve d'une jeune femme  : <em>« pendant son séjour d’été au lac de…  elle se précipite dans l’eau sombre, là où la lune pâle se reflète dans l’eau.» </em></p>
<p><br>
C'est un typique rêve de naissance, au lieu d'entrer dans l'eau elle en sort. Nouvelle Aphrodite elle émerge des eaux maternelles.  Freud nous l’indique, c’est pour elle, à la fois un rêve de renaissance, elle est remise au monde par Freud, au cours de son<br>
analyse, mais elle désire aussi être mère et que l'analyste  lui donne un enfant en cadeau. Freud rajoute que ce rêve servit beaucoup à la cure. Cela ne nous étonne guère car on y voit se dessiner, pour l’analysante,  les chemins de sa féminité, accompagné<br>
en cela par son psychanalyste.  <em><br></em><br>
Avec cette découverte clinique de ce qu’est l’amour de transfert, c'est maintenant  la théorie analytique qui  nous permet  de préciser tout d'abord ce qu'est ce transfert et de saisir en quoi consiste ce « maniement du transfert » qui évoque une pratique, une sorte d'artisanat, en bref un savoir-faire du psychanalyste, un « truc » ou mieux un « truquage», selon Lacan.   </p>
<p><br></p>
<p><br>
 J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des  premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 31 Jan 2022 13:41:47 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/yeag5sqL9zAy.mp3?t=1651645706" length="10617528" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/l-amour-de-transfert-mais-decouvert-et-vecu-du-cote-du-psychanalyste-podcast-n07</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,fantasmes de grossesse ou de naissance,maniement du transfert</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:03</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle> 
Bienvenue sur ce site de Podcasts que j'ai appelé «  une psychanalyse à fleur d'inconscient » pour y démontrer que c'est toujours à fleur d'inconscient que se rejoignent la clinique et la théorie analytique. 

Aujourd'hui, je voudrais  vous parler de...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Dans la tourmente des amours de transfert, Sabina Spielrein (podcast n° 6)</title>
                <guid isPermaLink="false">ad53c41b0c6fd1446825b85cbabf2f915b33b310</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts « Une  psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je veux vous parler de ce  concept du contre-transfert qui a été inventé par Freud comme un élément tout à fait essentiel de la technique analytique. Il apparaît pour la première fois, posé dans toute sa nécessité, entre les lignes de la correspondance de Freud et de Jung. Il le définit, dans une première approche, par la façon dont l'analyste est en quelque sorte affecté par ce que lui raconte l'analysant.<br></p>
<p>Mais on s'aperçoit aussi, en lisant ces lettres, que ce concept naissant est étroitement<br>
lié à la présence insistante et pas toujours avouée, d'un amour coupable, parce qu'interdit,  entre Karl Jung et  Sabina Spielren.<br></p>
<p>Freud avait   pris,  au moins en un premier temps, le parti de Jung au détriment de Sabina mais  on peut penser, pour lui accorder quelque indulgence,  qu'il essayait ainsi de  maintenait le  cap de son invention malgré les difficultés rencontrées. «  C'est vrai, constate-il, qu'il y a des expériences malheureuses, mais le travail doit quand même se<br>
poursuivre envers et contre tout ». Dans un sorte d'urgence à la fois clinique et éthique, Freud écrit à l'usage de ces premiers psychanalystes une grand texte qui s'appelle «  Observations sur l'amour de transfert » et les analystes y sont fermement invités à ne pas tomber dans ses rets.   <br></p>
<p>Cette question du contre-transfert apparaît donc dans un contexte de passion, de drame<br>
à trois personnages et où Freud ne fut pas tout à fait à la hauteur de sa tache,  cependant il ne faudrait pas en déduire que toutes les amours analytiques sont maléfiques. Elles sont incontestablement démoniaques en raison des liens au père qu'elles réveillent, mais elles peuvent être bénéfiques à condition que l'analyste apprenne à utiliser au mieux ce qu'il éprouve pour ses analysants. Quant l'analyste « sait à temps mobiliser ses affects » c'est là que peut naître, en tant que tel, ce que Lacan a appelé « désir du psychanalyste ».<br></p>
<p>C'est de ce désir dont je vous parlerai la prochaine fois avec les amours analytiques de Lucie Tower, une analyste qui n'avait pas froid aux yeux en décrivant la mise en jeu auprès de ses analysants de ce qu'elle appelait « sa névrose de contre-transfert ».  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des <br><br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br></p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palace">Glowing Palac</a>e</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts « Une  psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je veux vous parler de ce  concept du contre-transfert qui a été inventé par Freud comme un élément tout à fait essentiel de la technique analytique. Il apparaît pour la première fois, posé dans toute sa nécessité, entre les lignes de la correspondance de Freud et de Jung. Il le définit, dans une première approche, par la façon dont l'analyste est en quelque sorte affecté par ce que lui raconte l'analysant.<br></p>
<p>Mais on s'aperçoit aussi, en lisant ces lettres, que ce concept naissant est étroitement<br>
lié à la présence insistante et pas toujours avouée, d'un amour coupable, parce qu'interdit,  entre Karl Jung et  Sabina Spielren.<br></p>
<p>Freud avait   pris,  au moins en un premier temps, le parti de Jung au détriment de Sabina mais  on peut penser, pour lui accorder quelque indulgence,  qu'il essayait ainsi de  maintenait le  cap de son invention malgré les difficultés rencontrées. «  C'est vrai, constate-il, qu'il y a des expériences malheureuses, mais le travail doit quand même se<br>
poursuivre envers et contre tout ». Dans un sorte d'urgence à la fois clinique et éthique, Freud écrit à l'usage de ces premiers psychanalystes une grand texte qui s'appelle «  Observations sur l'amour de transfert » et les analystes y sont fermement invités à ne pas tomber dans ses rets.   <br></p>
<p>Cette question du contre-transfert apparaît donc dans un contexte de passion, de drame<br>
à trois personnages et où Freud ne fut pas tout à fait à la hauteur de sa tache,  cependant il ne faudrait pas en déduire que toutes les amours analytiques sont maléfiques. Elles sont incontestablement démoniaques en raison des liens au père qu'elles réveillent, mais elles peuvent être bénéfiques à condition que l'analyste apprenne à utiliser au mieux ce qu'il éprouve pour ses analysants. Quant l'analyste « sait à temps mobiliser ses affects » c'est là que peut naître, en tant que tel, ce que Lacan a appelé « désir du psychanalyste ».<br></p>
<p>C'est de ce désir dont je vous parlerai la prochaine fois avec les amours analytiques de Lucie Tower, une analyste qui n'avait pas froid aux yeux en décrivant la mise en jeu auprès de ses analysants de ce qu'elle appelait « sa névrose de contre-transfert ».  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des <br><br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p><br></p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palace">Glowing Palac</a>e</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:33:39 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/b2OVzFDz5W0D.mp3?t=1651762355" length="10242603" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/dans-la-tourmente-des-amours-de-transfert-sabina-spielrein-podast-n0-6</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>amour,TRANSFERT,Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:40</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts « Une  psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui je veux vous parler de ce  concept du contre-transfert qui a été inventé par Freud comme un élément tout à fait essentiel de la technique analytique. Il apparaî...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Le désir de  Zoé, une psychanalyste de rêve (Podcast n°5)</title>
                <guid isPermaLink="false">c107f6bac773c4ec3a046e3757e7cacf09392f4c</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts.  C'est toujours  à fleur d'inconscient que se rencontrent la clinique et la théorie c'est ce qui justifie le choix de ce titre. En effet  les élaborations théoriques du psychanalyste sont, au même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  des  formations de l'inconscient .  <br>
 </p>
<p>Lorsque les femmes cultivent les champs de la psychanalyse, on peut reconnaître qu'elles ont le plus souvent la main verte. Elles écoutent volontiers les manifestations de l'inconscient de leur analyste et puis tout aussi volontiers celles de leurs analysants. Si elles ont ces facilités, c'est peut-être du à la singularité de leur rapport à l'inconscient ou encore à la forme même du complexe de castration féminin.<br></p>
<p>En guise  d'exemple, je vous parlerai  aujourd'hui de Zoé, une psychanalyste de rêve. La vivante et espiègle Zoé avait en effet entrepris de guérir de son délire son ami d'enfance un peu fou, Norbert Hanold, un jeune archéologue, tombé amoureux d'une statue de pierre qu'il appelait la Gradiva, celle qui resplendit en marchant.  <br></p>
<p>Ce roman que Freud a beaucoup apprécié dans son livre «  Délire et rêves dans la<br>
Gradiva de Jensen » pour y décrire "la marée montante du transfert" pourrait être aussi considéré comme une jolie métaphore de ce qu'est le transfert selon Lacan : «  la mise en acte de la réalité de l'inconscient dans son lien au désir du psychanalyste », avec justement ce qu'il en était du  désir de Zoé Bertgang.</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la<br>
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )</p>
<p><br>
 Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   <br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts.  C'est toujours  à fleur d'inconscient que se rencontrent la clinique et la théorie c'est ce qui justifie le choix de ce titre. En effet  les élaborations théoriques du psychanalyste sont, au même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  des  formations de l'inconscient .  <br>
 </p>
<p>Lorsque les femmes cultivent les champs de la psychanalyse, on peut reconnaître qu'elles ont le plus souvent la main verte. Elles écoutent volontiers les manifestations de l'inconscient de leur analyste et puis tout aussi volontiers celles de leurs analysants. Si elles ont ces facilités, c'est peut-être du à la singularité de leur rapport à l'inconscient ou encore à la forme même du complexe de castration féminin.<br></p>
<p>En guise  d'exemple, je vous parlerai  aujourd'hui de Zoé, une psychanalyste de rêve. La vivante et espiègle Zoé avait en effet entrepris de guérir de son délire son ami d'enfance un peu fou, Norbert Hanold, un jeune archéologue, tombé amoureux d'une statue de pierre qu'il appelait la Gradiva, celle qui resplendit en marchant.  <br></p>
<p>Ce roman que Freud a beaucoup apprécié dans son livre «  Délire et rêves dans la<br>
Gradiva de Jensen » pour y décrire "la marée montante du transfert" pourrait être aussi considéré comme une jolie métaphore de ce qu'est le transfert selon Lacan : «  la mise en acte de la réalité de l'inconscient dans son lien au désir du psychanalyste », avec justement ce qu'il en était du  désir de Zoé Bertgang.</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la<br>
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )</p>
<p><br>
 Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   <br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 20 Dec 2021 08:24:14 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/y84wMUZ8Q1OR.mp3?t=1651640172" length="11454745" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/le-desir-de-zoe-une-psychanalyste-de-reve</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>TRANSFERT,Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle,désir du psychanalyste</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>11:55</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts.  C'est toujours  à fleur d'inconscient que se rencontrent la clinique et la théorie c'est ce qui justifie le choix de ce titre. En effet  les élaborations théoriques du psychanalyste sont, au même titre que ses symptô...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Ce que  Lacan disait des femmes psychanalystes (Podcast n°4)</title>
                <guid isPermaLink="false">e5680846607799e3346a8eb659596ac45a9c1d35</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>En tant qu'une de ses anciennes analysantes,  je me suis toujours intéressée bien sûr à ce que Lacan  disait de ses consoeurs, de toutes ces femmes analystes,  pour constater que même si,  en première lecture, ces commentaires peuvent paraître élogieux, voire très élogieux,  ils méritent  une seconde lecture qui leur donne un autre éclairage, en tout cas plus nuancé. </p>
<p> </p>
<p>Au tout début de son enseignement, au cours d'une journée consacrée à l'enfance aliénée qui avait été organisée par Maud Manonni,  il  avait affirmé ceci : « Que veut la femme ? » est, on le sait, l’ignorance où reste Freud jusqu’au terme, dans la chose<br>
qu’il a mise au monde.  Ce que femme veut, aussi bien d’être encore au centre aveugle du discours analytique, emporte dans sa conséquence que la femme soit 0psychanalyste-née (comme on s’en aperçoit à ce que régentent l’analyse les moins analysées des femmes). »</p>
<p><br></p>
<p>Dans une autre  intervention beaucoup plus tardive, dans les années 1970, au cours des journées sur les mathèmes de la psychanalyse,  Lacan reprend cette question mais par un autre biais en se référant à l'apport de Freud « Les pichenettes dont Freud a animé un certain nombre de personnes sont évidemment frappantes quant à ce<br>
qui concerne les femmes. Les femmes analystes sont les seules qui semblent avoir été un tant soit peu chatouillées par les dites pichenettes ». </p>
<p>Il persiste dans cette affirmation: « Il arrive même que des femmes se risquent dans la psychanalyse,  j’ai dit ce que j’en pensais, à savoir ce que cette espèce de provocation freudienne a tiré  d’elles leur donne un titre tout à fait exceptionnel à tirer d’autres, d’un<br>
certain nombre de  bébés appelés hommes, quelque chose qui ressemble à une vérité." </p>
<p><br></p>
<p>Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises pour autant quant<br>
à cette place privilégiée que Lacan attribue aux femmes dans le  champ de la psychanalyse.  Dans les années 1975,  au cours d'une séance du séminaire de RSI, Lacan était  en train de parler d'un livre qui l'avait  passionné un bouquin de Litton Strachey qu'il avait  consacré à la Reine Victoria. A  propos de cette biographie,<br>
il évoquait  le grand mythe bien connu du « vagin denté », vagin denté qu'il avait  attribué à la reine Victoria, puis dans la foulée, à la reine Elisabeth, sans doute la première, et enfin à Sémiramis et c'est ainsi, dans le droit fil de tous ces<br>
personnages féminins, comme dans la lignée de ces femmes puissantes,  qu'il commence à parler des dons des femmes analystes !<br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la<br>
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;66ulc-1-0&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>En tant qu'une de ses anciennes analysantes,  je me suis toujours intéressée bien sûr à ce que Lacan  disait de ses consoeurs, de toutes ces femmes analystes,  pour constater que même si,  en première lecture, ces commentaires peuvent paraître élogieux, voire très élogieux,  ils méritent  une seconde lecture qui leur donne un autre éclairage, en tout cas plus nuancé. </p>
<p> </p>
<p>Au tout début de son enseignement, au cours d'une journée consacrée à l'enfance aliénée qui avait été organisée par Maud Manonni,  il  avait affirmé ceci : « Que veut la femme ? » est, on le sait, l’ignorance où reste Freud jusqu’au terme, dans la chose<br>
qu’il a mise au monde.  Ce que femme veut, aussi bien d’être encore au centre aveugle du discours analytique, emporte dans sa conséquence que la femme soit 0psychanalyste-née (comme on s’en aperçoit à ce que régentent l’analyse les moins analysées des femmes). »</p>
<p><br></p>
<p>Dans une autre  intervention beaucoup plus tardive, dans les années 1970, au cours des journées sur les mathèmes de la psychanalyse,  Lacan reprend cette question mais par un autre biais en se référant à l'apport de Freud « Les pichenettes dont Freud a animé un certain nombre de personnes sont évidemment frappantes quant à ce<br>
qui concerne les femmes. Les femmes analystes sont les seules qui semblent avoir été un tant soit peu chatouillées par les dites pichenettes ». </p>
<p>Il persiste dans cette affirmation: « Il arrive même que des femmes se risquent dans la psychanalyse,  j’ai dit ce que j’en pensais, à savoir ce que cette espèce de provocation freudienne a tiré  d’elles leur donne un titre tout à fait exceptionnel à tirer d’autres, d’un<br>
certain nombre de  bébés appelés hommes, quelque chose qui ressemble à une vérité." </p>
<p><br></p>
<p>Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises pour autant quant<br>
à cette place privilégiée que Lacan attribue aux femmes dans le  champ de la psychanalyse.  Dans les années 1975,  au cours d'une séance du séminaire de RSI, Lacan était  en train de parler d'un livre qui l'avait  passionné un bouquin de Litton Strachey qu'il avait  consacré à la Reine Victoria. A  propos de cette biographie,<br>
il évoquait  le grand mythe bien connu du « vagin denté », vagin denté qu'il avait  attribué à la reine Victoria, puis dans la foulée, à la reine Elisabeth, sans doute la première, et enfin à Sémiramis et c'est ainsi, dans le droit fil de tous ces<br>
personnages féminins, comme dans la lignée de ces femmes puissantes,  qu'il commence à parler des dons des femmes analystes !<br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la<br>
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;66ulc-1-0&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )  </p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p>
<p><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 27 Nov 2021 10:09:13 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oZagNs1rWXNO.mp3?t=1651637401" length="12543054" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/les-hommages-ambigus-de-lacan-aux-femmes-psychanalystes-podcast-n04</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Phobie,hystérie,rêves,Lacan,symptôme,névrose,psychanalyse, Freud,névrose obsessionnelle</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>13:03</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>trailer</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
En tant qu'une de ses anciennes analysantes,  je me suis toujours intéressée bien sûr à ce que Lacan  disait de ses consoeurs, de toutes ces femmes analystes,  pour constater que même si,  en première lecture, ces commentaires peuvent paraître élogieu...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Comment Cécilia M. confia à Freud le secret de fabrication du symptôme hystérique (podcast n°3)</title>
                <guid isPermaLink="false">e02384d728dd716944b2bcbe298b16dfc1b4344d</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p><b>Présentation<br></b><br></p>
<p>Le moment est maintenant  venu de vous parler  de celle qui fut pour Freud une vrai Matahari venue des pays de l'inconscient, cette dénommée Cécilia M, celle qu'il appelait dans l'une de ses lettres à Fliess,  « son seul maître es Hystérie » mais aussi sa « prima Donna».<br></p>
<p>  Alors que ce sont d'autres hystériques qui occupent le devant de la scène, parmi elles, Emma, Catharina ou Lucy, nous ne retrouvons sa présence discrète, mais pourtant essentielle, que dans quelques notes, et quelques pages, toujours donc un peu en marge de ces études sur l'Hystérie.</p>
<p>Il vaut pourtant la peine de la découvrir car Freud souligne le fait que de tous les cas qu'il a décrit, il a  pu  rassembler à partir de son histoire clinique, les preuves les plus convaincantes du mécanisme psychique des phénomènes hystériques.</p>
<p>  Cécilia M souffrait de troubles hystériques depuis de très nombreuses années, troubles accompagnés de nombreuses hallucinations ainsi que de troubles du comportement qui pouvaient laisser penser qu'elle avait par moment  perdu l'esprit.<br>
Nous sommes en 1898 et Breuer et Freud avait nommé cette forme particulière d'hystérie dont elle souffrait  d'un nom savant « Psychose  hystérique d'abolition ».  </p>
<p>Malgré cette forme particulièrement grave  d'hystérie Freud reconnaît  ses mérites et célèbre même ses louanges «  C'est chez madame Cécilia M. que j'ai observé<br>
les plus beaux exemples de symbolisation et je puis dire qu'ils ont été les plus instructifs de tous les cas que j'ai traité ».</p>
<p> </p>
<p>De fait ce que Cécilia donna à Freud ce fut le secret de fabrication du symptôme hystérique, avec ses deux ingrédients,  d'une part, une grande complaisance somatique,  de l'autre ce que Freud nomme « un emploi poussé de la symbolisation ».</p>
<p>Comme il nous l'indique, sa patiente avait des dispositions  pour transformer  ses<br>
perturbations psychiques en  symptômes corporels, mais  il remarque aussi qu'elle était « remarquablement douée pour les arts, dons très développés qui l'avaient amené à écrire de fort beaux poèmes » </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la<br>
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés.<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;66ulc-1-0&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p><b>Présentation<br></b><br></p>
<p>Le moment est maintenant  venu de vous parler  de celle qui fut pour Freud une vrai Matahari venue des pays de l'inconscient, cette dénommée Cécilia M, celle qu'il appelait dans l'une de ses lettres à Fliess,  « son seul maître es Hystérie » mais aussi sa « prima Donna».<br></p>
<p>  Alors que ce sont d'autres hystériques qui occupent le devant de la scène, parmi elles, Emma, Catharina ou Lucy, nous ne retrouvons sa présence discrète, mais pourtant essentielle, que dans quelques notes, et quelques pages, toujours donc un peu en marge de ces études sur l'Hystérie.</p>
<p>Il vaut pourtant la peine de la découvrir car Freud souligne le fait que de tous les cas qu'il a décrit, il a  pu  rassembler à partir de son histoire clinique, les preuves les plus convaincantes du mécanisme psychique des phénomènes hystériques.</p>
<p>  Cécilia M souffrait de troubles hystériques depuis de très nombreuses années, troubles accompagnés de nombreuses hallucinations ainsi que de troubles du comportement qui pouvaient laisser penser qu'elle avait par moment  perdu l'esprit.<br>
Nous sommes en 1898 et Breuer et Freud avait nommé cette forme particulière d'hystérie dont elle souffrait  d'un nom savant « Psychose  hystérique d'abolition ».  </p>
<p>Malgré cette forme particulièrement grave  d'hystérie Freud reconnaît  ses mérites et célèbre même ses louanges «  C'est chez madame Cécilia M. que j'ai observé<br>
les plus beaux exemples de symbolisation et je puis dire qu'ils ont été les plus instructifs de tous les cas que j'ai traité ».</p>
<p> </p>
<p>De fait ce que Cécilia donna à Freud ce fut le secret de fabrication du symptôme hystérique, avec ses deux ingrédients,  d'une part, une grande complaisance somatique,  de l'autre ce que Freud nomme « un emploi poussé de la symbolisation ».</p>
<p>Comme il nous l'indique, sa patiente avait des dispositions  pour transformer  ses<br>
perturbations psychiques en  symptômes corporels, mais  il remarque aussi qu'elle était « remarquablement douée pour les arts, dons très développés qui l'avaient amené à écrire de fort beaux poèmes » </p>
<p><br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des<br>
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la<br>
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés.<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="&lt;span data-offset-key=&quot;66ulc-1-0&quot;&gt;&lt;span data-text=&quot;true&quot;&gt;https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> ) </p>
<p> Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 08 Nov 2021 11:59:09 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/bVaOns9QGAdW.mp3?t=1651635385" length="8438348" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/comment-cecilia-m-confia-a-freud-le-secret-de-fabrication-du-symptome-hysterique-podcast-n03</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>PSYCHOSE,freud,hystérie,symptôme,Cécilia M.,névrose,symbolisation,complaisance somatique</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>08:47</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>
Présentation
Le moment est maintenant  venu de vous parler  de celle qui fut pour Freud une vrai Matahari venue des pays de l'inconscient, cette dénommée Cécilia M, celle qu'il appelait dans l'une de ses lettres à Fliess,  « son seul maître es Hystéri...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Au temps des "Etudes sur l'Hystérie", la vie romanesque d'Emmy Von N. (Podcast n°2)</title>
                <guid isPermaLink="false">f70af309cabb727230734e5a6a0d7d4bdc13dbe7</guid>
                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Bienvenue sur ce site de podcasts.  Je l'ai appelé  une psychanalyse à fleur d'inconscient.  Je veux  en effet  évoquer par ce titre le  fait que la théorie analytique et la clinique doivent  se trouver tellement proches,  tellement   intriquées l'une dans l'autre et que  c'est à fleur d'inconscient qu'elles se rencontrent . Car,  de fait,  au<br>
même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  les élaborations théoriques du psychanalyste  sont,  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.   </p>
<p><br>
Dans ce deuxième Podcast je me propose de  vous parler de l'une de celles<br>
qui ont accompagné Freud dans sa découverte de la psychanalyse, aux<br>
temps des Études sur l'hystérie. Après avoir minutieusement décrit avec Breuer  l'histoire des symptômes d'Anna O. et sa guérison par les simples pouvoirs de la parole, c'est peut-être à propos de Madame Emmy Von N. que Freud évoque le mieux la dimension romanesque de toutes les premières observations de malades  dans ces Études sur l'Hystérie. Il ne s 'agit pas encore d'analysantes, car il les traite encore sous hypnose et avec des bains de siège  froids et des massages, mais on peut  y découvrir<br>
pourquoi   les observations de Freud se lisent encore de nos jours comme des romans et ne portent pas cette marque de sérieux propre aux écrits des savants. il  n'y a à cela rien de surprenant puisque c'est toujours dans leurs petites histoires de famille que se trouvent cachés, pour les analysants les causes de leurs symptômes.</p>
<p>Je parlerai ensuite de la jeune fille au parapluie qui faisait enrager Freud en mettant son savoir tout neuf en échec, un échec cuisant mais grâce auquel il put déjà mettre à jour le concept du trauma.  </p>
<p><br></p>
<p>Dans le précédent podcast, je me suis présentée et j'ai proposé, en guise d'introduction,  une Invitation à la psychanalyse, en feuilletent quelques pages de la Psychopathologie de la vie quotidienne, un de mes livres préférés de Freud :<br>
https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/une-invitation-a-la-psychanalyse  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai aussi depuis les années 2000 un beau site de psychanalyse, Le goût de la psychanalyse, où je cultive la dimension de l'écrit : https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Bienvenue sur ce site de podcasts.  Je l'ai appelé  une psychanalyse à fleur d'inconscient.  Je veux  en effet  évoquer par ce titre le  fait que la théorie analytique et la clinique doivent  se trouver tellement proches,  tellement   intriquées l'une dans l'autre et que  c'est à fleur d'inconscient qu'elles se rencontrent . Car,  de fait,  au<br>
même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  les élaborations théoriques du psychanalyste  sont,  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.   </p>
<p><br>
Dans ce deuxième Podcast je me propose de  vous parler de l'une de celles<br>
qui ont accompagné Freud dans sa découverte de la psychanalyse, aux<br>
temps des Études sur l'hystérie. Après avoir minutieusement décrit avec Breuer  l'histoire des symptômes d'Anna O. et sa guérison par les simples pouvoirs de la parole, c'est peut-être à propos de Madame Emmy Von N. que Freud évoque le mieux la dimension romanesque de toutes les premières observations de malades  dans ces Études sur l'Hystérie. Il ne s 'agit pas encore d'analysantes, car il les traite encore sous hypnose et avec des bains de siège  froids et des massages, mais on peut  y découvrir<br>
pourquoi   les observations de Freud se lisent encore de nos jours comme des romans et ne portent pas cette marque de sérieux propre aux écrits des savants. il  n'y a à cela rien de surprenant puisque c'est toujours dans leurs petites histoires de famille que se trouvent cachés, pour les analysants les causes de leurs symptômes.</p>
<p>Je parlerai ensuite de la jeune fille au parapluie qui faisait enrager Freud en mettant son savoir tout neuf en échec, un échec cuisant mais grâce auquel il put déjà mettre à jour le concept du trauma.  </p>
<p><br></p>
<p>Dans le précédent podcast, je me suis présentée et j'ai proposé, en guise d'introduction,  une Invitation à la psychanalyse, en feuilletent quelques pages de la Psychopathologie de la vie quotidienne, un de mes livres préférés de Freud :<br>
https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/une-invitation-a-la-psychanalyse  </p>
<p><br></p>
<p>J'ai aussi depuis les années 2000 un beau site de psychanalyse, Le goût de la psychanalyse, où je cultive la dimension de l'écrit : https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</p>
<p>Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Oct 2021 13:11:39 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/oRvWXIRXm20O.mp3?t=1651633422" length="9563809" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/au-temps-des-etudes-sur-l-hysterie-la-vie-romanesque-d-emmy-von-n-podcast-n02</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>inconscient,trauma,hystérie,symptôme,Pyschanalyse,Psychopathologie de la vie quotidienne,Formations de l'incosncient</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>09:57</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>


Bienvenue sur ce site de podcasts.  Je l'ai appelé  une psychanalyse à fleur d'inconscient.  Je veux  en effet  évoquer par ce titre le  fait que la théorie analytique et la clinique doivent  se trouver tellement proches,  tellement   intriquées l'u...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/kZhoYaVOvxHVIpvRIZyRMLNP6S1TkehDaMZc9VKh_1400x1400.jpeg?t=1733325509"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
                    <item>
                <title>Une invitation à la psychanalyse</title>
                <guid isPermaLink="false">98d55adb560390a72218de3f33585ed7b44c9eb7</guid>
                <description><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »</p>
<p><br>
Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine<br>
générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces années 70 très prospère.<br></p>
<p>Après avoir fait une psychanalyse  avec Jacques Lacan, je suis devenue  psychanalyste.<br></p>
<p>Je suis maintenant une vieille dame mais, comme je m'intéresse toujours à cette si<br>
surprenante invention de Freud, une de mes petites filles m'a suggéré, il y a quelques mois,  d'enregistrer des podcasts pour  y  parler de psychanalyse,  une psychanalyse que je souhaite légère et même gaie.  Aussitôt  dit  aussitôt fait, autant profiter des<br>
occasions que nous offre le dit progrès.  Je me lance donc dans cette entreprise. J'espère que vous la partagerez avec moi.<br></p>
<p>Je partirai de  cette question  qui est importante à savoir que la psychanalyse ne peut<br>
pas seulement  s'apprendre dans les livres ou à l'université.  On ne peut devenir psychanalyste qu'après avoir été analysant.<br></p>
<p>Si les textes freudiens qui sont à la base de cette invention première doivent être lus<br>
mot à mot et si les textes d'autres analystes et bien sûr, parmi eux,  les séminaires de Lacan, doivent être  déchiffrés, ce ne peut être qu'en raison des effets de transfert qu'ils provoquent, c'est à dire des nouvelles énonciations qu'elles permettent.   Ainsi il ne peuvent être mesurés et appréciés qu'à l'aune du savoir inconscient de leurs lecteurs.</p>
<p> Les concepts de cette nouvelle science inventée par Freud ne sont mis à l'épreuve que<br>
dans l'analyse de chaque analysant.  <br></p>
<p>Avec ce titre « une psychanalyse à fleur d'inconscient » je voudrais évoquer aussi le fait que la théorie analytique devrait toujours se trouver très  proche de la clinique, mise en continuité avec elle.   On peut en effet dire que c'est  à fleur d'inconscient qu'elles peuvent se rencontrer toutes deux. Car, au même titre que ses symptômes ou<br>
que ses rêves,  ses élaborations théoriques du psychanalyste sont  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.  L'analyste redevient ainsi, à cette occasion, au moins pour un temps, analysant.<br></p>
<p>C'est ainsi que chaque analyste a la lourde charge d'avoir à transmettre la psychanalyse et à la maintenir en vie en la réinventant.<br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br>
 Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »</p>
<p><br>
Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine<br>
générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces années 70 très prospère.<br></p>
<p>Après avoir fait une psychanalyse  avec Jacques Lacan, je suis devenue  psychanalyste.<br></p>
<p>Je suis maintenant une vieille dame mais, comme je m'intéresse toujours à cette si<br>
surprenante invention de Freud, une de mes petites filles m'a suggéré, il y a quelques mois,  d'enregistrer des podcasts pour  y  parler de psychanalyse,  une psychanalyse que je souhaite légère et même gaie.  Aussitôt  dit  aussitôt fait, autant profiter des<br>
occasions que nous offre le dit progrès.  Je me lance donc dans cette entreprise. J'espère que vous la partagerez avec moi.<br></p>
<p>Je partirai de  cette question  qui est importante à savoir que la psychanalyse ne peut<br>
pas seulement  s'apprendre dans les livres ou à l'université.  On ne peut devenir psychanalyste qu'après avoir été analysant.<br></p>
<p>Si les textes freudiens qui sont à la base de cette invention première doivent être lus<br>
mot à mot et si les textes d'autres analystes et bien sûr, parmi eux,  les séminaires de Lacan, doivent être  déchiffrés, ce ne peut être qu'en raison des effets de transfert qu'ils provoquent, c'est à dire des nouvelles énonciations qu'elles permettent.   Ainsi il ne peuvent être mesurés et appréciés qu'à l'aune du savoir inconscient de leurs lecteurs.</p>
<p> Les concepts de cette nouvelle science inventée par Freud ne sont mis à l'épreuve que<br>
dans l'analyse de chaque analysant.  <br></p>
<p>Avec ce titre « une psychanalyse à fleur d'inconscient » je voudrais évoquer aussi le fait que la théorie analytique devrait toujours se trouver très  proche de la clinique, mise en continuité avec elle.   On peut en effet dire que c'est  à fleur d'inconscient qu'elles peuvent se rencontrer toutes deux. Car, au même titre que ses symptômes ou<br>
que ses rêves,  ses élaborations théoriques du psychanalyste sont  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient.  L'analyste redevient ainsi, à cette occasion, au moins pour un temps, analysant.<br></p>
<p>C'est ainsi que chaque analyste a la lourde charge d'avoir à transmettre la psychanalyse et à la maintenir en vie en la réinventant.<br></p>
<p>J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la  psychanalyse".<br><br>
(  <a href="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/" title="https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/">https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/</a> )<br>
 Musique :  Sincerity par  <a href="https://icons8.com/music/artists/glowing-palace" title="Glowing Palac">Glowing Palac</a>e   </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Sep 2021 12:06:52 +0000</pubDate>
                <enclosure url="https://audio.ausha.co/BnarksjwEa76.mp3?t=1710923239" length="9870243" type="audio/mpeg"/>
                                    <link>https://podcast.ausha.co/une-psychanalyse-a-fleur-d-inconscient/une-invitation-a-la-psychanalyse</link>
                
                                <itunes:author>Liliane Fainsilber</itunes:author>
                <itunes:explicit>false</itunes:explicit>
                                    <itunes:keywords>Psychanalyse, inconscient, sciences humaines, psychologie, Freud, Lacan, névroses</itunes:keywords>
                                <itunes:duration>10:16</itunes:duration>
                <itunes:episodeType>trailer</itunes:episodeType>
                                <itunes:subtitle>Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »

Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine
générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces anné...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Liliane Fainsilber</googleplay:author>
                                <googleplay:explicit>false</googleplay:explicit>

                                    <itunes:image href="https://image.ausha.co/9tiHtcVSppljC5neolo9k7rJgalcdpQbYcmaTd8D_1400x1400.jpeg?t=1664029655"/>
                    <googleplay:image href="https://image.ausha.co/9tiHtcVSppljC5neolo9k7rJgalcdpQbYcmaTd8D_1400x1400.jpeg?t=1664029655"/>
                
                                    <psc:chapters version="1.1">
                                            </psc:chapters>
                
                            </item>
            </channel>
</rss>
