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        <title>Le fil de l'eau</title>
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Deux chevaux de trait boivent entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Et quand vous vivez dans une roulotte tirée par ces deux chevaux-là, cette eau, il faut aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.

C'est comme ça que l'eau est entrée dans ma vie. Pas par une idée, pas par un livre. Par les bras.

Je m'appelle Yannick Mytae. Ça fait quatorze ans que je passe mon temps au bord de l'eau, à la regarder, à l'écouter, et à essayer de comprendre ce qu'elle fait. Le fil de l'eau est la série où je vous donne ce que je trouve.

LES ÉPISODES VONT PAR DEUX
Le premier est une figure. Quelqu'un qui a passé sa vie sur une question de l'eau, et qui l'a souvent payé cher. Un garde-forestier autrichien devant une truite immobile dans un torrent, il y a un peu plus de cent ans : Viktor Schauberger. Une chercheuse qui signe le premier nom d'un article de Nature le 4 juillet 1988, alors que c'est le nom du dernier auteur qu'on a retenu : Elisabeth Davenas, et l'affaire Benveniste. Madeleine Ennis, qui monte une réplication pour en finir et publie ce qu'elle trouve. Gerald Pollack et son quatrième état de l'eau.

Le second est une notion, une seule, celle que la figure vient d'ouvrir. Pourquoi l'eau n'est pas seulement H2O. Le vortex. Le frottement. Ce qu'est vraiment une dilution. Ce que l'eau fait dans une cellule. L'eau et la forêt.

Quelqu'un pose une question. L'eau y répond.

CE QUE PORTE CHAQUE ÉPISODE
Dix minutes. Un seul chiffre à retenir, et il a sa source dans la phrase où il est dit. Un « je ne sais pas » par épisode. Et un geste à faire à la fin, jamais plus de deux minutes, jamais rien à acheter. Un verre d'eau posé devant vous suffit presque toujours.

Vous entendrez des dates, des expériences de laboratoire, des noms et des sources. Vous m'entendrez aussi parler de choses qui ne se mesurent pas. Nous sommes des êtres incarnés : ne r se couper d'une grande partie de qui nous sommes.L'eau, c'est pareil.

J'ai lâché l'envie de convaincre il y a longtemps. Mes convictions, je n'ai pas besoin de les défendre. Alors je vous donne ce que
je trouve, avec sa date et sa source, et ce que j'e Le chemin, vous le ferez tout seul.

LE RYTHME
Un épisode le mercredi. Dix minutes, sauf les hors-séries quand une intuition arrive.

LE LIVRE ET LA SÉRIE
Le fil de l'eau est un livre et une série. Le livresérie est le chemin raconté. On peut prendre l'un sans regretter de ne pas avoir pris l'autre.


Le texte de chaque épisode, ses sources et son geste sont sur yannick-mytae.fr/podcast (http://yannick-mytae.fr/podcast).

Le message qui ouvre et qui ferme la série : l'eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout, à chaque instant, sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience. Considérons-la pour ce qu'elle est : la Vie.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Yannick MYTAE</copyright>
        <lastBuildDate>Tue, 13 Oct 2026 22:01:44 +0000</lastBuildDate>
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Deux chevaux de trait boivent entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Et quand vous vivez dans une roulotte tirée par ces deux chevaux-là, cette eau, il faut aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.

C'est comme ça que l'eau est entrée dans ma vie. Pas par une idée, pas par un livre. Par les bras.

Je m'appelle Yannick Mytae. Ça fait quatorze ans que je passe mon temps au bord de l'eau, à la regarder, à l'écouter, et à essayer de comprendre ce qu'elle fait. Le fil de l'eau est la série où je vous donne ce que je trouve.

LES ÉPISODES VONT PAR DEUX
Le premier est une figure. Quelqu'un qui a passé sa vie sur une question de l'eau, et qui l'a souvent payé cher. Un garde-forestier autrichien devant une truite immobile dans un torrent, il y a un peu plus de cent ans : Viktor Schauberger. Une chercheuse qui signe le premier nom d'un article de Nature le 4 juillet 1988, alors que c'est le nom du dernier auteur qu'on a retenu : Elisabeth Davenas, et l'affaire Benveniste. Madeleine Ennis, qui monte une réplication pour en finir et publie ce qu'elle trouve. Gerald Pollack et son quatrième état de l'eau.

Le second est une notion, une seule, celle que la figure vient d'ouvrir. Pourquoi l'eau n'est pas seulement H2O. Le vortex. Le frottement. Ce qu'est vraiment une dilution. Ce que l'eau fait dans une cellule. L'eau et la forêt.

Quelqu'un pose une question. L'eau y répond.

CE QUE PORTE CHAQUE ÉPISODE
Dix minutes. Un seul chiffre à retenir, et il a sa source dans la phrase où il est dit. Un « je ne sais pas » par épisode. Et un geste à faire à la fin, jamais plus de deux minutes, jamais rien à acheter. Un verre d'eau posé devant vous suffit presque toujours.

Vous entendrez des dates, des expériences de laboratoire, des noms et des sources. Vous m'entendrez aussi parler de choses qui ne se mesurent pas. Nous sommes des êtres incarnés : ne r se couper d'une grande partie de qui nous sommes.L'eau, c'est pareil.

J'ai lâché l'envie de convaincre il y a longtemps. Mes convictions, je n'ai pas besoin de les défendre. Alors je vous donne ce que
je trouve, avec sa date et sa source, et ce que j'e Le chemin, vous le ferez tout seul.

LE RYTHME
Un épisode le mercredi. Dix minutes, sauf les hors-séries quand une intuition arrive.

LE LIVRE ET LA SÉRIE
Le fil de l'eau est un livre et une série. Le livresérie est le chemin raconté. On peut prendre l'un sans regretter de ne pas avoir pris l'autre.


Le texte de chaque épisode, ses sources et son geste sont sur yannick-mytae.fr/podcast (http://yannick-mytae.fr/podcast).

Le message qui ouvre et qui ferme la série : l'eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout, à chaque instant, sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience. Considérons-la pour ce qu'elle est : la Vie.
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Deux chevaux de trait boivent entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Et quand vous vivez dans une roulotte tirée par ces deux chevaux-là, cette eau, il faut aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.

C'est comme ça que l'eau est entrée dans ma vie. Pas par une idée, pas par un livre. Par les bras.

Je m'appelle Yannick Mytae. Ça fait quatorze ans que je passe mon temps au bord de l'eau, à la regarder, à l'écouter, et à essayer de comprendre ce qu'elle fait. Le fil de l'eau est la série où je vous donne ce que je trouve.

LES ÉPISODES VONT PAR DEUX
Le premier est une figure. Quelqu'un qui a passé sa vie sur une question de l'eau, et qui l'a souvent payé cher. Un garde-forestier autrichien devant une truite immobile dans un torrent, il y a un peu plus de cent ans : Viktor Schauberger. Une chercheuse qui signe le premier nom d'un article de Nature le 4 juillet 1988, alors que c'est le nom du dernier auteur qu'on a retenu : Elisabeth Davenas, et l'affaire Benveniste. Madeleine Ennis, qui monte une réplication pour en finir et publie ce qu'elle trouve. Gerald Pollack et son quatrième état de l'eau.

Le second est une notion, une seule, celle que la figure vient d'ouvrir. Pourquoi l'eau n'est pas seulement H2O. Le vortex. Le frottement. Ce qu'est vraiment une dilution. Ce que l'eau fait dans une cellule. L'eau et la forêt.

Quelqu'un pose une question. L'eau y répond.

CE QUE PORTE CHAQUE ÉPISODE
Dix minutes. Un seul chiffre à retenir, et il a sa source dans la phrase où il est dit. Un « je ne sais pas » par épisode. Et un geste à faire à la fin, jamais plus de deux minutes, jamais rien à acheter. Un verre d'eau posé devant vous suffit presque toujours.

Vous entendrez des dates, des expériences de laboratoire, des noms et des sources. Vous m'entendrez aussi parler de choses qui ne se mesurent pas. Nous sommes des êtres incarnés : ne r se couper d'une grande partie de qui nous sommes.L'eau, c'est pareil.

J'ai lâché l'envie de convaincre il y a longtemps. Mes convictions, je n'ai pas besoin de les défendre. Alors je vous donne ce que
je trouve, avec sa date et sa source, et ce que j'e Le chemin, vous le ferez tout seul.

LE RYTHME
Un épisode le mercredi. Dix minutes, sauf les hors-séries quand une intuition arrive.

LE LIVRE ET LA SÉRIE
Le fil de l'eau est un livre et une série. Le livresérie est le chemin raconté. On peut prendre l'un sans regretter de ne pas avoir pris l'autre.


Le texte de chaque épisode, ses sources et son geste sont sur yannick-mytae.fr/podcast (http://yannick-mytae.fr/podcast).

Le message qui ouvre et qui ferme la série : l'eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout, à chaque instant, sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience. Considérons-la pour ce qu'elle est : la Vie.
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                <description><![CDATA[<p>Juillet 1988, un laboratoire de l'Inserm à Clamart, en banlieue parisienne. Au plafond de la pièce, il y a une enveloppe. Elle contient une liste de codes, enroulée dans du papier d'aluminium, et elle est fixée là avec du ruban adhésif. La personne qui l'a collée est un magicien professionnel. Ce n'est pas une scène de film. C'est une enquête scientifique, commandée par la revue la plus prestigieuse du monde.</p><p>Un récit à trois voix. Elisabeth Davenas, premier nom de l'article paru dans Nature en juin 1988, qui dilue au-delà du nombre d'Avogadro et voit la réaction réapparaître. Jacques Benveniste, qui dirige l'unité 200 de l'Inserm, et qui publie au lieu d'enterrer. Puis cinq jours à Clamart avec John Maddox, Walter Stewart et James Randi, un rapport intitulé « Hautes dilutions, une illusion », et une phrase retirée de la version publiée. Et Madeleine Ennis, à Belfast, qui n'y croit pas, et qui publie en 2004 un effet qu'elle est incapable d'expliquer. Le test de la BBC, deux ans plus tôt, n'a rien donné. La reproduction de 2006, avec Benveniste dans le laboratoire, non plus. Alors est-ce que l'effet existe ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'on n'a pas le droit de trancher comme ça.</p><p>Le geste : un verre posé devant soi, une chose dont on est fermement convaincu, et une seule question. Qu'est-ce qui me ferait changer d'avis ?</p><p>Sources : Jacques Benveniste, Ma vérité sur la mémoire de l'eau, pour le récit de 1988, donné comme sa version · Davenas E. et al., « Human basophil degranulation triggered by very dilute antiserum against IgE », Nature 333, 1988, pp. 816-818 · Belon, Cumps, Ennis et al., « Histamine dilutions modulate basophil activation », Inflammation Research 53(5), 2004, pp. 181-188, dont le premier auteur est directeur de la recherche chez Boiron · BBC, Horizon, « Homeopathy: The Test », 2002, et Bland, Significance, 2005 · Jonas et al., « Can specific biological signals be digitized? », The FASEB Journal 20, 2006, pp. 23-28, DOI 10.1096/fj.05-3815hyp, financement DARPA · chapitre 13 du manuscrit Le fil de l'eau.</p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/juillet-1988">https://yannick-mytae.fr/podcast/juillet-1988</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Juillet 1988, un laboratoire de l'Inserm à Clamart, en banlieue parisienne. Au plafond de la pièce, il y a une enveloppe. Elle contient une liste de codes, enroulée dans du papier d'aluminium, et elle est fixée là avec du ruban adhésif. La personne qui l'a collée est un magicien professionnel. Ce n'est pas une scène de film. C'est une enquête scientifique, commandée par la revue la plus prestigieuse du monde.</p><p>Un récit à trois voix. Elisabeth Davenas, premier nom de l'article paru dans Nature en juin 1988, qui dilue au-delà du nombre d'Avogadro et voit la réaction réapparaître. Jacques Benveniste, qui dirige l'unité 200 de l'Inserm, et qui publie au lieu d'enterrer. Puis cinq jours à Clamart avec John Maddox, Walter Stewart et James Randi, un rapport intitulé « Hautes dilutions, une illusion », et une phrase retirée de la version publiée. Et Madeleine Ennis, à Belfast, qui n'y croit pas, et qui publie en 2004 un effet qu'elle est incapable d'expliquer. Le test de la BBC, deux ans plus tôt, n'a rien donné. La reproduction de 2006, avec Benveniste dans le laboratoire, non plus. Alors est-ce que l'effet existe ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'on n'a pas le droit de trancher comme ça.</p><p>Le geste : un verre posé devant soi, une chose dont on est fermement convaincu, et une seule question. Qu'est-ce qui me ferait changer d'avis ?</p><p>Sources : Jacques Benveniste, Ma vérité sur la mémoire de l'eau, pour le récit de 1988, donné comme sa version · Davenas E. et al., « Human basophil degranulation triggered by very dilute antiserum against IgE », Nature 333, 1988, pp. 816-818 · Belon, Cumps, Ennis et al., « Histamine dilutions modulate basophil activation », Inflammation Research 53(5), 2004, pp. 181-188, dont le premier auteur est directeur de la recherche chez Boiron · BBC, Horizon, « Homeopathy: The Test », 2002, et Bland, Significance, 2005 · Jonas et al., « Can specific biological signals be digitized? », The FASEB Journal 20, 2006, pp. 23-28, DOI 10.1096/fj.05-3815hyp, financement DARPA · chapitre 13 du manuscrit Le fil de l'eau.</p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/juillet-1988">https://yannick-mytae.fr/podcast/juillet-1988</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>L'eau et la forêt</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il y a une phrase qu'on me dit souvent, et vous l'avez peut-être déjà entendue vous aussi. « Un chêne, ça consomme cent à deux cents litres d'eau par jour. » C'est dit comme un reproche. Comme si l'arbre prenait quelque chose. Le chiffre est bon. Mais il ne la consomme pas. Il la prend en bas, et il la rend en haut.</p><p><br></p><p>On finit avec Viktor Schauberger, et il n'y a qu'une notion : une forêt ne consomme pas l'eau, elle la fait circuler. Trois façons de le vérifier. Par le raisonnement, avec une équipe de l'université de Delft qui a calculé en 2010 que quarante pour cent de la pluie qui tombe sur les continents vient de l'évaporation des terres. Une forêt au Brésil fait pleuvoir en Argentine. Par l'observation, avec le froid que fabrique l'évaporation, et les bactéries que les arbres envoient dans les nuages, de quoi faire retomber l'eau. Et par la main, avec un sol qui boit quatre fois plus vite sous les arbres qu'en terrain ouvert. Puis les limites, et il y en a trois. Et le demi-cycle, que Schauberger décrivait il y a quatre-vingt-dix ans, et qu'on mesure aujourd'hui.</p><p><br></p><p><b>Le geste</b> : un demi-verre d'eau versé sur un sol nu et tassé, puis sous des arbres, en comptant à voix haute le temps que met la flaque à disparaître.</p><p><br></p><p><b>Sources </b>: van der Ent, Savenije, Schaefli et Steele-Dunne, Water Resources Research 46, 2010, pour la pluie qui vient des terres · Ellison et al., « Trees, forests and water: Cool insights for a hot world », Global Environmental Change 43, 2017, vingt-deux auteurs, pour les noyaux de condensation et pour le carbone qui a éclipsé l'eau · Ilstedt et al., Scientific Reports 6:21930, 2016, pour l'infiltration et l'optimum de densité · European Water 59, 2017, pour le chêne instrumenté sur la saison 2016 · Makarieva et Gorshkov, la pompe biotique, depuis 2007, théorie contestée et dite comme telle. Le cycle complet et le demi-cycle sont de Schauberger, et présentés comme tels.</p><p><br></p><p><b>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources</b> : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/l-eau-et-la-foret">https://yannick-mytae.fr/podcast/l-eau-et-la-foret</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a une phrase qu'on me dit souvent, et vous l'avez peut-être déjà entendue vous aussi. « Un chêne, ça consomme cent à deux cents litres d'eau par jour. » C'est dit comme un reproche. Comme si l'arbre prenait quelque chose. Le chiffre est bon. Mais il ne la consomme pas. Il la prend en bas, et il la rend en haut.</p><p><br></p><p>On finit avec Viktor Schauberger, et il n'y a qu'une notion : une forêt ne consomme pas l'eau, elle la fait circuler. Trois façons de le vérifier. Par le raisonnement, avec une équipe de l'université de Delft qui a calculé en 2010 que quarante pour cent de la pluie qui tombe sur les continents vient de l'évaporation des terres. Une forêt au Brésil fait pleuvoir en Argentine. Par l'observation, avec le froid que fabrique l'évaporation, et les bactéries que les arbres envoient dans les nuages, de quoi faire retomber l'eau. Et par la main, avec un sol qui boit quatre fois plus vite sous les arbres qu'en terrain ouvert. Puis les limites, et il y en a trois. Et le demi-cycle, que Schauberger décrivait il y a quatre-vingt-dix ans, et qu'on mesure aujourd'hui.</p><p><br></p><p><b>Le geste</b> : un demi-verre d'eau versé sur un sol nu et tassé, puis sous des arbres, en comptant à voix haute le temps que met la flaque à disparaître.</p><p><br></p><p><b>Sources </b>: van der Ent, Savenije, Schaefli et Steele-Dunne, Water Resources Research 46, 2010, pour la pluie qui vient des terres · Ellison et al., « Trees, forests and water: Cool insights for a hot world », Global Environmental Change 43, 2017, vingt-deux auteurs, pour les noyaux de condensation et pour le carbone qui a éclipsé l'eau · Ilstedt et al., Scientific Reports 6:21930, 2016, pour l'infiltration et l'optimum de densité · European Water 59, 2017, pour le chêne instrumenté sur la saison 2016 · Makarieva et Gorshkov, la pompe biotique, depuis 2007, théorie contestée et dite comme telle. Le cycle complet et le demi-cycle sont de Schauberger, et présentés comme tels.</p><p><br></p><p><b>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources</b> : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/l-eau-et-la-foret">https://yannick-mytae.fr/podcast/l-eau-et-la-foret</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 06 Oct 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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Il y a une phrase qu'on me dit souvent, et vous l'avez peut-être déjà entendue vous aussi. « Un chêne, ça consomme cent à deux cents litres d'eau par jour. » C'est dit comme un reproche. Comme si l'arbre prenait quelque chose. Le chiffre est bon. Mais...</itunes:subtitle>

                
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                <description><![CDATA[<p>Berlin, 1934. Un garde-forestier autrichien de quarante-neuf ans est reçu à la Chancellerie du Reich par Adolf Hitler. Il existe deux comptes rendus de cette rencontre. Dans le premier, le chancelier n’est pas impressionné du tout par son visiteur, et l’entretien dure dix minutes. Dans le second, l’accueil est chaleureux, le rendez-vous de trente minutes se prolonge une heure et demie, et le garde-forestier explique au chancelier en quoi ses politiques énergétiques et fluviales se trompent. Le premier compte rendu est celui de la Chancellerie. Le second est celui de Schauberger.</p><p><br>Dernier épisode consacré à Viktor Schauberger, et celui où je vais le moins savoir. Deux moments où il s’est retrouvé face à des gens plus puissants que lui, et dont il est sorti dépossédé les deux fois. Berlin en 1934, qui a deux versions. Le Texas en 1958, qui en a quatre. Entre les deux, la partie sur laquelle il n’y a aucune ambiguïté : mobilisé en 1941, transféré à la SS en 1943, contraint sous peine de mort de travailler pour Heinrich Himmler, dans des locaux près du camp de concentration de Mauthausen, avec l’ordre d’y prendre ses ingénieurs parmi les détenus. C’est lui qui l’écrit, de sa main. Puis le désert texan, un contrat rédigé en anglais qu’on ne lui a pas traduit, et la mort cinq jours après son retour, le 25 septembre 1958 à Linz. Et ce qui reste : le Front Vert, fondé en 1949 avec son fils Walter, qui portait déjà le danger du nucléaire, la déforestation, l’aménagement destructeur des rivières, la pollution et le dérèglement du climat.</p><p><br></p><p><b>Le geste</b> : retourner au même endroit qu’à l’épisode du serpent, au bord de l’eau, et cette fois fermer les yeux pour écouter sa musique.</p><p><br></p><p><b>Sources</b> : Jane Cobbald, sa biographe, pour Berlin des deux côtés, pour les années 1941 à 1945 et pour le Front Vert · Bartholomew pour le Texas, Karl Gerchsheimer, les quatre versions divergentes et le contrat · Olof Alexandersson, Living Water, pour le contenu de sa réponse à Berlin, donné à l’antenne comme sa version à lui, et pour la phrase de la mère · Viktor Schauberger lui-même, Nature as a Teacher, pour le verbatim sur Mauthausen. Écarté volontairement, et ça ne bouge pas : tout le corpus des soucoupes volantes. Les machines qu’on lui a fait construire sont nommées pour ce qu’elles étaient, un projet d’arme secrète, et rien de plus.</p><p><br></p><p><b><em>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources</em></b> : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/deux-recits">https://yannick-mytae.fr/podcast/deux-recits</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Berlin, 1934. Un garde-forestier autrichien de quarante-neuf ans est reçu à la Chancellerie du Reich par Adolf Hitler. Il existe deux comptes rendus de cette rencontre. Dans le premier, le chancelier n’est pas impressionné du tout par son visiteur, et l’entretien dure dix minutes. Dans le second, l’accueil est chaleureux, le rendez-vous de trente minutes se prolonge une heure et demie, et le garde-forestier explique au chancelier en quoi ses politiques énergétiques et fluviales se trompent. Le premier compte rendu est celui de la Chancellerie. Le second est celui de Schauberger.</p><p><br>Dernier épisode consacré à Viktor Schauberger, et celui où je vais le moins savoir. Deux moments où il s’est retrouvé face à des gens plus puissants que lui, et dont il est sorti dépossédé les deux fois. Berlin en 1934, qui a deux versions. Le Texas en 1958, qui en a quatre. Entre les deux, la partie sur laquelle il n’y a aucune ambiguïté : mobilisé en 1941, transféré à la SS en 1943, contraint sous peine de mort de travailler pour Heinrich Himmler, dans des locaux près du camp de concentration de Mauthausen, avec l’ordre d’y prendre ses ingénieurs parmi les détenus. C’est lui qui l’écrit, de sa main. Puis le désert texan, un contrat rédigé en anglais qu’on ne lui a pas traduit, et la mort cinq jours après son retour, le 25 septembre 1958 à Linz. Et ce qui reste : le Front Vert, fondé en 1949 avec son fils Walter, qui portait déjà le danger du nucléaire, la déforestation, l’aménagement destructeur des rivières, la pollution et le dérèglement du climat.</p><p><br></p><p><b>Le geste</b> : retourner au même endroit qu’à l’épisode du serpent, au bord de l’eau, et cette fois fermer les yeux pour écouter sa musique.</p><p><br></p><p><b>Sources</b> : Jane Cobbald, sa biographe, pour Berlin des deux côtés, pour les années 1941 à 1945 et pour le Front Vert · Bartholomew pour le Texas, Karl Gerchsheimer, les quatre versions divergentes et le contrat · Olof Alexandersson, Living Water, pour le contenu de sa réponse à Berlin, donné à l’antenne comme sa version à lui, et pour la phrase de la mère · Viktor Schauberger lui-même, Nature as a Teacher, pour le verbatim sur Mauthausen. Écarté volontairement, et ça ne bouge pas : tout le corpus des soucoupes volantes. Les machines qu’on lui a fait construire sont nommées pour ce qu’elles étaient, un projet d’arme secrète, et rien de plus.</p><p><br></p><p><b><em>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources</em></b> : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/deux-recits">https://yannick-mytae.fr/podcast/deux-recits</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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Berlin, 1934. Un garde-forestier autrichien de quarante-neuf ans est reçu à la Chancellerie du Reich par Adolf Hitler. Il existe deux comptes rendus de cette rencontre. Dans le premier, le chancelier n’est pas impressionné du tout par son visiteur, et...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Le frottement</title>
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                <description><![CDATA[<p>Vous avez déjà rallongé un tuyau d’arrosage. Vous ajoutez dix mètres, et le jet faiblit. Vous ajoutez dix mètres de plus, il faiblit encore. Même tuyau, même robinet, même pression au départ. Alors où est passée l’énergie ? Elle a été mangée par le frottement. Et ce frottement, ce n’est pas surtout l’eau contre les parois du tuyau. C’est l’eau contre elle-même.</p><p><br></p><p>Une seule notion aujourd’hui : le frottement n’est pas une propriété de l’eau, c’est ce qu’elle se fait à elle-même quand on la contraint. L’épisode le vérifie de trois façons. Par le raisonnement : au contact exact de la paroi la vitesse de l’eau est de zéro, donc l’eau ne glisse pas, elle cisaille, et en régime turbulent la perte augmente comme le carré de la vitesse. Par l’observation : en 1948, B. A. Toms ajoute quelques grammes de polymères par mètre cube à de l’eau turbulente, et le frottement s’effondre de soixante-dix, quatre-vingts pour cent. Et la peau d’un requin n’est pas lisse : ses rainures ont été copiées, on les appelle des riblets, et on en colle sur des avions de ligne. Par la main : un doigt dans le jet du robinet, au quart puis en grand.</p><p><br></p><p>Puis le retour à Stuttgart, la partie difficile. La mécanique des fluides connaît très bien les conduites enroulées en hélice, et les tourbillons secondaires qu’elles développent, dits tourbillons de Dean. Dans le cas général, une conduite enroulée oppose plus de résistance qu’une conduite droite. Pas moins. Le résultat que Pöpel a mesuré en 1952 ne manque pas seulement de reproduction : il va contre ce que la discipline prédit. Ça ne le rend pas impossible, ça le rend extraordinaire. L’intuition générale de Schauberger est aujourd’hui parfaitement banale ; son résultat particulier ne fait pas consensus.</p><p><br><b>Le geste</b> : le robinet au quart, le doigt dans le jet, mémorisez la poussée. Puis le robinet en grand, le doigt de nouveau. Essayez de mettre un mot sur l’écart.</p><p><br></p><p><b>Sources </b>: B. A. Toms, 1948, pour la réduction de traînée par polymères très dilués, et Virk pour l’asymptote de réduction maximale, dont la borne haute citée est de soixante-dix à quatre-vingts pour cent · les riblets et la peau de requin, essais en vol et en soufflerie, sans pourcentage précis · la condition de non-glissement, le cisaillement interne et les tourbillons de Dean, du manuel · le rapport Pöpel du 15 mars 1952, traduit dans The Energy Evolution, pages 219 à 246.</p><p><br></p><p><b>La page de l’épisode</b>, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/le-frottement">https://yannick-mytae.fr/podcast/le-frottement</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez déjà rallongé un tuyau d’arrosage. Vous ajoutez dix mètres, et le jet faiblit. Vous ajoutez dix mètres de plus, il faiblit encore. Même tuyau, même robinet, même pression au départ. Alors où est passée l’énergie ? Elle a été mangée par le frottement. Et ce frottement, ce n’est pas surtout l’eau contre les parois du tuyau. C’est l’eau contre elle-même.</p><p><br></p><p>Une seule notion aujourd’hui : le frottement n’est pas une propriété de l’eau, c’est ce qu’elle se fait à elle-même quand on la contraint. L’épisode le vérifie de trois façons. Par le raisonnement : au contact exact de la paroi la vitesse de l’eau est de zéro, donc l’eau ne glisse pas, elle cisaille, et en régime turbulent la perte augmente comme le carré de la vitesse. Par l’observation : en 1948, B. A. Toms ajoute quelques grammes de polymères par mètre cube à de l’eau turbulente, et le frottement s’effondre de soixante-dix, quatre-vingts pour cent. Et la peau d’un requin n’est pas lisse : ses rainures ont été copiées, on les appelle des riblets, et on en colle sur des avions de ligne. Par la main : un doigt dans le jet du robinet, au quart puis en grand.</p><p><br></p><p>Puis le retour à Stuttgart, la partie difficile. La mécanique des fluides connaît très bien les conduites enroulées en hélice, et les tourbillons secondaires qu’elles développent, dits tourbillons de Dean. Dans le cas général, une conduite enroulée oppose plus de résistance qu’une conduite droite. Pas moins. Le résultat que Pöpel a mesuré en 1952 ne manque pas seulement de reproduction : il va contre ce que la discipline prédit. Ça ne le rend pas impossible, ça le rend extraordinaire. L’intuition générale de Schauberger est aujourd’hui parfaitement banale ; son résultat particulier ne fait pas consensus.</p><p><br><b>Le geste</b> : le robinet au quart, le doigt dans le jet, mémorisez la poussée. Puis le robinet en grand, le doigt de nouveau. Essayez de mettre un mot sur l’écart.</p><p><br></p><p><b>Sources </b>: B. A. Toms, 1948, pour la réduction de traînée par polymères très dilués, et Virk pour l’asymptote de réduction maximale, dont la borne haute citée est de soixante-dix à quatre-vingts pour cent · les riblets et la peau de requin, essais en vol et en soufflerie, sans pourcentage précis · la condition de non-glissement, le cisaillement interne et les tourbillons de Dean, du manuel · le rapport Pöpel du 15 mars 1952, traduit dans The Energy Evolution, pages 219 à 246.</p><p><br></p><p><b>La page de l’épisode</b>, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/le-frottement">https://yannick-mytae.fr/podcast/le-frottement</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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Vous avez déjà rallongé un tuyau d’arrosage. Vous ajoutez dix mètres, et le jet faiblit. Vous ajoutez dix mètres de plus, il faiblit encore. Même tuyau, même robinet, même pression au départ. Alors où est passée l’énergie ? Elle a été mangée par le fr...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Yannick MYTAE</googleplay:author>
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                <title>Stuttgart, 1952</title>
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                <description><![CDATA[<p>1952. Viktor Schauberger a soixante-sept ans, et il décide de payer de sa poche l’expérience qui va le juger. Depuis trente ans, le monde académique ne prend pas ses idées au sérieux. Alors il demande à une université technique allemande, à Stuttgart, de soumettre ses conceptions sur l’eau à des essais rigoureux. Le professeur qu’on désigne commence par refuser : il dit qu’il va perdre son temps. Et le ministère allemand des ressources en eau, que Schauberger attaque depuis des années sur sa façon d’aménager le Rhin, propose de couvrir la moitié des frais. Pas pour l’aider : convaincu que des essais impartiaux vont enfin le discréditer.</p><p><br></p><p>C’est la seule fois de sa vie où Viktor Schauberger a été mesuré avec des instruments. L’épisode raconte ce que le professeur Franz Pöpel a vu. Un fil de soie qui tourne au centre du tourbillon au lieu d’être plaqué contre la paroi. Trois fils qui s’enroulent les uns autour des autres, même sans entretoises. Du sable et de la limaille de fer qui s’agglomèrent dans l’axe en formes ovoïdes, sèches à l’intérieur. Puis la mesure qui compte, celle du frottement, sur trois tuyaux : un verre lisse, un cuivre droit, et un cuivre enroulé en spirales décroissantes dont la forme est prise sur la corne d’une antilope koudou. Tout est consigné dans un rapport du 15 mars 1952. À la fin des essais, Pöpel veut continuer.</p><p><br></p><p>Et il ne s’est rien passé. La suite est donnée en clair : ce que le rapport contient qui ne va pas dans son sens, la reproduction suédoise faite par un institut fondé pour prolonger son œuvre, et surtout ce qui lui a le plus nui. Ce ne sont pas ceux qui le combattaient. C’est ceux qui le défendaient.</p><p><br></p><p><b>Le geste</b> : la prochaine fois que vous videz votre baignoire, restez. Regardez l’entonnoir tourner, et posez-vous la question qu’il a posée à un professeur qui ne voulait pas de lui. Et après ?</p><p><br></p><p><b>Sources </b>: Alexandersson pour la question de la baignoire, la citation écrite de Pöpel, le sable et la limaille · Cobbald pour le fil de soie, les trois fils, et le comportement concédé nouveau pour la science · Alick Bartholomew, seul à avancer que Pöpel aurait minimisé son propre rapport, d’où le conditionnel · Coats, Living Energies, pour la conduite la moins adaptée · le rapport Pöpel du 15 mars 1952, traduit dans The Energy Evolution, pages 219 à 246 · Johansson, Ovesen et Hallberg, Malmö, 2002, pour la reproduction.</p><p><br></p><p>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/stuttgart-1952">https://yannick-mytae.fr/podcast/stuttgart-1952</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>1952. Viktor Schauberger a soixante-sept ans, et il décide de payer de sa poche l’expérience qui va le juger. Depuis trente ans, le monde académique ne prend pas ses idées au sérieux. Alors il demande à une université technique allemande, à Stuttgart, de soumettre ses conceptions sur l’eau à des essais rigoureux. Le professeur qu’on désigne commence par refuser : il dit qu’il va perdre son temps. Et le ministère allemand des ressources en eau, que Schauberger attaque depuis des années sur sa façon d’aménager le Rhin, propose de couvrir la moitié des frais. Pas pour l’aider : convaincu que des essais impartiaux vont enfin le discréditer.</p><p><br></p><p>C’est la seule fois de sa vie où Viktor Schauberger a été mesuré avec des instruments. L’épisode raconte ce que le professeur Franz Pöpel a vu. Un fil de soie qui tourne au centre du tourbillon au lieu d’être plaqué contre la paroi. Trois fils qui s’enroulent les uns autour des autres, même sans entretoises. Du sable et de la limaille de fer qui s’agglomèrent dans l’axe en formes ovoïdes, sèches à l’intérieur. Puis la mesure qui compte, celle du frottement, sur trois tuyaux : un verre lisse, un cuivre droit, et un cuivre enroulé en spirales décroissantes dont la forme est prise sur la corne d’une antilope koudou. Tout est consigné dans un rapport du 15 mars 1952. À la fin des essais, Pöpel veut continuer.</p><p><br></p><p>Et il ne s’est rien passé. La suite est donnée en clair : ce que le rapport contient qui ne va pas dans son sens, la reproduction suédoise faite par un institut fondé pour prolonger son œuvre, et surtout ce qui lui a le plus nui. Ce ne sont pas ceux qui le combattaient. C’est ceux qui le défendaient.</p><p><br></p><p><b>Le geste</b> : la prochaine fois que vous videz votre baignoire, restez. Regardez l’entonnoir tourner, et posez-vous la question qu’il a posée à un professeur qui ne voulait pas de lui. Et après ?</p><p><br></p><p><b>Sources </b>: Alexandersson pour la question de la baignoire, la citation écrite de Pöpel, le sable et la limaille · Cobbald pour le fil de soie, les trois fils, et le comportement concédé nouveau pour la science · Alick Bartholomew, seul à avancer que Pöpel aurait minimisé son propre rapport, d’où le conditionnel · Coats, Living Energies, pour la conduite la moins adaptée · le rapport Pöpel du 15 mars 1952, traduit dans The Energy Evolution, pages 219 à 246 · Johansson, Ovesen et Hallberg, Malmö, 2002, pour la reproduction.</p><p><br></p><p>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/stuttgart-1952">https://yannick-mytae.fr/podcast/stuttgart-1952</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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1952. Viktor Schauberger a soixante-sept ans, et il décide de payer de sa poche l’expérience qui va le juger. Depuis trente ans, le monde académique ne prend pas ses idées au sérieux. Alors il demande à une université technique allemande, à Stuttgart,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Yannick MYTAE</googleplay:author>
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                <title>Le vortex</title>
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                <description><![CDATA[<p>Vous videz une bouteille dans l’évier. Elle fait glou-glou. Elle s’arrête, elle repart, elle recrache de l’air, elle met un temps fou. Et un jour, sans savoir pourquoi, vous lui donnez un tour de poignet avant de la retourner. Un tourbillon se forme au milieu, et elle se vide d’un trait. Tout le monde a fait ça. Personne ne s’est demandé pourquoi ça marche.</p><p>Un tourbillon, dans nos têtes, c’est du désordre. C’est l’inverse : c’est la forme la plus ordonnée qu’un fluide puisse prendre, et l’eau y va toute seule. L’épisode le vérifie de trois façons. Par le raisonnement, avec la patineuse qui ramène ses bras et accélère. Par la rivière, qui ne va jamais droit même dans une plaine parfaitement plate, et dont l’eau avance en vrille. Et par votre évier, l’occasion de tuer une légende : dans un lavabo, Coriolis est ridicule.</p><p>C’est aussi la réponse que devait l’épisode précédent : ce que Viktor Schauberger avait compris, et ce que ses lattes clouées en biais dans son canal ne faisaient rien d’autre que forcer.</p><p>La limite est donnée en clair, au milieu. Ce qu’un vortex fait de mesurable : il aère, et il chasse le chlore libre, ce qui suffit à expliquer qu’un verre remué à la cuillère de bois ait meilleur goût. Ce qui ne fait pas consensus : les domaines de cohérence, dit comme tel.</p><p>Le geste : deux bouteilles identiques, un chronomètre. L’une retournée simplement, l’autre après trois ou quatre tours de poignet. Comparez les deux nombres.</p><p>Une nouvelle, pour finir. Mon livre paraît le 15 septembre 2026 : Le fil de l’eau, enquête, expériences et gestes. Même nom que la série, et ce n’est pas un hasard : le livre est le chemin documenté, la série est le chemin raconté. Son ouverture et deux chapitres se lisent en entier sur le site.</p><p>Sources : OpenStax, University Physics · Caquas, Pastur et Genty, Physical Review Fluids, 2024, sur la vidange en rotation · Friedkin, 1945, sur les méandres d’un chenal rectiligne · le HEC-RAS Hydraulic Reference Manual de l’US Army Corps of Engineers, et Thomson, Royal Society, 1876, pour l’écoulement secondaire · Shapiro puis Trefethen dans Nature, 1962 et 1965, pour Coriolis en lavabo, en bassin isolé et longuement au repos · l’OMS pour le seuil de perception du chlore · Del Giudice, Preparata et Vitiello, 1988, pour les domaines de cohérence, et Bier et Pravica, 2018, pour leur réfutation · Schauberger, Nature As Teacher.</p><p>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/le-vortex">https://yannick-mytae.fr/podcast/le-vortex</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vous videz une bouteille dans l’évier. Elle fait glou-glou. Elle s’arrête, elle repart, elle recrache de l’air, elle met un temps fou. Et un jour, sans savoir pourquoi, vous lui donnez un tour de poignet avant de la retourner. Un tourbillon se forme au milieu, et elle se vide d’un trait. Tout le monde a fait ça. Personne ne s’est demandé pourquoi ça marche.</p><p>Un tourbillon, dans nos têtes, c’est du désordre. C’est l’inverse : c’est la forme la plus ordonnée qu’un fluide puisse prendre, et l’eau y va toute seule. L’épisode le vérifie de trois façons. Par le raisonnement, avec la patineuse qui ramène ses bras et accélère. Par la rivière, qui ne va jamais droit même dans une plaine parfaitement plate, et dont l’eau avance en vrille. Et par votre évier, l’occasion de tuer une légende : dans un lavabo, Coriolis est ridicule.</p><p>C’est aussi la réponse que devait l’épisode précédent : ce que Viktor Schauberger avait compris, et ce que ses lattes clouées en biais dans son canal ne faisaient rien d’autre que forcer.</p><p>La limite est donnée en clair, au milieu. Ce qu’un vortex fait de mesurable : il aère, et il chasse le chlore libre, ce qui suffit à expliquer qu’un verre remué à la cuillère de bois ait meilleur goût. Ce qui ne fait pas consensus : les domaines de cohérence, dit comme tel.</p><p>Le geste : deux bouteilles identiques, un chronomètre. L’une retournée simplement, l’autre après trois ou quatre tours de poignet. Comparez les deux nombres.</p><p>Une nouvelle, pour finir. Mon livre paraît le 15 septembre 2026 : Le fil de l’eau, enquête, expériences et gestes. Même nom que la série, et ce n’est pas un hasard : le livre est le chemin documenté, la série est le chemin raconté. Son ouverture et deux chapitres se lisent en entier sur le site.</p><p>Sources : OpenStax, University Physics · Caquas, Pastur et Genty, Physical Review Fluids, 2024, sur la vidange en rotation · Friedkin, 1945, sur les méandres d’un chenal rectiligne · le HEC-RAS Hydraulic Reference Manual de l’US Army Corps of Engineers, et Thomson, Royal Society, 1876, pour l’écoulement secondaire · Shapiro puis Trefethen dans Nature, 1962 et 1965, pour Coriolis en lavabo, en bassin isolé et longuement au repos · l’OMS pour le seuil de perception du chlore · Del Giudice, Preparata et Vitiello, 1988, pour les domaines de cohérence, et Bier et Pravica, 2018, pour leur réfutation · Schauberger, Nature As Teacher.</p><p>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/le-vortex">https://yannick-mytae.fr/podcast/le-vortex</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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Vous videz une bouteille dans l’évier. Elle fait glou-glou. Elle s’arrête, elle repart, elle recrache de l’air, elle met un temps fou. Et un jour, sans savoir pourquoi, vous lui donnez un tour de poignet avant de la retourner. Un tourbillon se forme a...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Le serpent</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dix heures du matin, au début des années vingt, quelque part dans les montagnes autrichiennes. Un prince, une princesse, le chef forestier, et une brochette d’ingénieurs venus assister à ce qu’ils espèrent être un fiasco. Devant eux, une construction en bois que personne ne comprend, et un tronc de quatre-vingt-dix centimètres de diamètre qui vient de se coincer à l’entrée du canal.</p><p><br></p><p>Sur le domaine du prince Adolf de Schaumburg-Lippe, le bois est magnifique, il est en altitude, et le descendre coûte plus cher qu’il ne rapporte. Viktor Schauberger propose un canal qui serpente au lieu d’aller droit, avec une section en forme de gros bout d’œuf et des vannes dessinées par lui pour choisir la température de l’eau. La princesse lui pose la seule question qui compte : douze schillings le mètre cube aujourd’hui, trente mille mètres cubes par an, combien coûterait votre installation ? Il répond un schilling, amortissement compris. Quatre mois plus tard le canal est fini, le premier essai échoue, et il renvoie tous ses hommes chez eux pour réfléchir au calme. Il s’assoit sur un rocher au soleil, une couleuvre file sous sa culotte de cuir, et c’est elle qui lui montre le mouvement en double spirale. Le soir même, trois cents lattes de mélèze sont clouées en biais dans les parois, à la lampe de vélo, et les ouvriers finissent à sept heures et demie du matin.</p><p><br></p><p>Ça a marché, et l’épisode dit jusqu’où. Le gouvernement autrichien crée pour lui un poste de consultant d’État, les installations fonctionnent jusqu’au début des années cinquante, et cet homme qui a passé sa vie à demander qu’on laisse la forêt tranquille a inventé l’outil qui a permis de la vider. Personne n’a jamais expliqué pourquoi ces canaux fonctionnaient : une commission d’État dirigée par le professeur Forcheimer s’y est employée, et elle a échoué.</p><p><br></p><p>Le geste de la semaine est le plus simple de tous, et le plus difficile : la prochaine fois que vous êtes au bord de l’eau, asseyez-vous deux minutes, et ne cherchez rien.</p><p><br></p><p>Sources : Viktor Schauberger, Nature As Teacher (Eco-Technology Series vol. 2, éd. Callum Coats), pp. 52-53, récit à la première personne, d’où viennent la corruption refusée, les schillings, la couleuvre, les lattes de mélèze et le juron du maître de flottage. Corroboration chez Cobbald, A Life of Learning from Nature, et Bartholomew, Hidden Nature : la date du concours est 1922 chez l’un et 1924 chez l’autre, d’où « au début des années vingt ». Alexandersson, Living Water, pour le poste de consultant d’État, la commission Forcheimer, le film Tragendes Wasser et l’exploitation jusqu’en 1951. Les cinquante kilomètres de canaux parfois cités ne sont donnés que par Alexandersson : ils sont exclus.</p><p>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/le-serpent">https://yannick-mytae.fr/podcast/le-serpent</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dix heures du matin, au début des années vingt, quelque part dans les montagnes autrichiennes. Un prince, une princesse, le chef forestier, et une brochette d’ingénieurs venus assister à ce qu’ils espèrent être un fiasco. Devant eux, une construction en bois que personne ne comprend, et un tronc de quatre-vingt-dix centimètres de diamètre qui vient de se coincer à l’entrée du canal.</p><p><br></p><p>Sur le domaine du prince Adolf de Schaumburg-Lippe, le bois est magnifique, il est en altitude, et le descendre coûte plus cher qu’il ne rapporte. Viktor Schauberger propose un canal qui serpente au lieu d’aller droit, avec une section en forme de gros bout d’œuf et des vannes dessinées par lui pour choisir la température de l’eau. La princesse lui pose la seule question qui compte : douze schillings le mètre cube aujourd’hui, trente mille mètres cubes par an, combien coûterait votre installation ? Il répond un schilling, amortissement compris. Quatre mois plus tard le canal est fini, le premier essai échoue, et il renvoie tous ses hommes chez eux pour réfléchir au calme. Il s’assoit sur un rocher au soleil, une couleuvre file sous sa culotte de cuir, et c’est elle qui lui montre le mouvement en double spirale. Le soir même, trois cents lattes de mélèze sont clouées en biais dans les parois, à la lampe de vélo, et les ouvriers finissent à sept heures et demie du matin.</p><p><br></p><p>Ça a marché, et l’épisode dit jusqu’où. Le gouvernement autrichien crée pour lui un poste de consultant d’État, les installations fonctionnent jusqu’au début des années cinquante, et cet homme qui a passé sa vie à demander qu’on laisse la forêt tranquille a inventé l’outil qui a permis de la vider. Personne n’a jamais expliqué pourquoi ces canaux fonctionnaient : une commission d’État dirigée par le professeur Forcheimer s’y est employée, et elle a échoué.</p><p><br></p><p>Le geste de la semaine est le plus simple de tous, et le plus difficile : la prochaine fois que vous êtes au bord de l’eau, asseyez-vous deux minutes, et ne cherchez rien.</p><p><br></p><p>Sources : Viktor Schauberger, Nature As Teacher (Eco-Technology Series vol. 2, éd. Callum Coats), pp. 52-53, récit à la première personne, d’où viennent la corruption refusée, les schillings, la couleuvre, les lattes de mélèze et le juron du maître de flottage. Corroboration chez Cobbald, A Life of Learning from Nature, et Bartholomew, Hidden Nature : la date du concours est 1922 chez l’un et 1924 chez l’autre, d’où « au début des années vingt ». Alexandersson, Living Water, pour le poste de consultant d’État, la commission Forcheimer, le film Tragendes Wasser et l’exploitation jusqu’en 1951. Les cinquante kilomètres de canaux parfois cités ne sont donnés que par Alexandersson : ils sont exclus.</p><p>La page de l’épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/le-serpent">https://yannick-mytae.fr/podcast/le-serpent</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 01 Sep 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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Dix heures du matin, au début des années vingt, quelque part dans les montagnes autrichiennes. Un prince, une princesse, le chef forestier, et une brochette d’ingénieurs venus assister à ce qu’ils espèrent être un fiasco. Devant eux, une construction...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Pourquoi l’eau n’est pas H₂O</title>
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                <description><![CDATA[<p>Vous avez mis des glaçons dans un verre. Des centaines de fois. Ils flottent, et vous n'y avez jamais réfléchi parce que ça paraît normal. En fait, ça ne l'est pas du tout. Faites fondre du fer : le fer solide coule dans le fer liquide. Presque toutes les substances de l'univers sont plus denses solides que liquides. L'eau fait l'inverse, et ce n'est pas une bizarrerie isolée. C'est une parmi une soixantaine.</p><p><br></p><p>Une molécule d'eau, c'est trois atomes et un angle, donc un minuscule aimant qui s'accroche à ses voisines. L'épisode le montre de trois façons. Par le raisonnement : Martin Chaplin a chiffré que si l'eau suivait la règle de sa famille chimique, elle bouillirait cent cinquante degrés plus bas, et il n'y aurait ni océans, ni pluie, ni nous. Par l'observation : la glace flotte, la densité de l'eau est maximale à quatre degrés, et c'est pour ça qu'au fond d'un lac gelé il fait quatre degrés toute l'année. Par la main : la peau de l'eau qui porte les insectes, et la sueur qui refroidit en cassant les liaisons une par une.</p><p>Puis vient la limite. Ces liaisons ne sont pas des soudures, elles se font et se défont des milliards de fois par seconde. Marc Henry disait que dans dix-huit grammes d'eau, une cuillère à soupe, il y a autant de molécules qu'il y a d'étoiles visibles dans toute la galaxie. Et pour étudier l'eau, il faut la sortir de son milieu. Toujours.</p><p><br></p><p>Le geste de la fin : posez une pièce de monnaie à plat, mouillez-vous le bout du doigt, et déposez des gouttes dessus une par une en comptant à voix haute. Vous verrez l'eau bomber au-dessus du métal et tenir, alors que rien ne la retient.</p><p><br></p><p>Sources : Martin Chaplin, Water Structure and Science, London South Bank University, pour l'écart de cent cinquante degrés (« over 150 K higher than expected » par extrapolation des hydrures du groupe 16), consulté le 02/08/2026. Le chapitre 6 du Fil de l'eau pour l'angle, la polarité, les liaisons hydrogène, la glace moins dense et la densité maximale à 3,98 °C. Le « zéro biologique » est le terme de Schauberger, pas un terme de physique. Marc Henry (1957-2025, chimiste, université de Strasbourg) pour l'analogie des dix-huit grammes et pour la citation sur l'eau qui donne sa forme à la matière vivante.</p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o">https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez mis des glaçons dans un verre. Des centaines de fois. Ils flottent, et vous n'y avez jamais réfléchi parce que ça paraît normal. En fait, ça ne l'est pas du tout. Faites fondre du fer : le fer solide coule dans le fer liquide. Presque toutes les substances de l'univers sont plus denses solides que liquides. L'eau fait l'inverse, et ce n'est pas une bizarrerie isolée. C'est une parmi une soixantaine.</p><p><br></p><p>Une molécule d'eau, c'est trois atomes et un angle, donc un minuscule aimant qui s'accroche à ses voisines. L'épisode le montre de trois façons. Par le raisonnement : Martin Chaplin a chiffré que si l'eau suivait la règle de sa famille chimique, elle bouillirait cent cinquante degrés plus bas, et il n'y aurait ni océans, ni pluie, ni nous. Par l'observation : la glace flotte, la densité de l'eau est maximale à quatre degrés, et c'est pour ça qu'au fond d'un lac gelé il fait quatre degrés toute l'année. Par la main : la peau de l'eau qui porte les insectes, et la sueur qui refroidit en cassant les liaisons une par une.</p><p>Puis vient la limite. Ces liaisons ne sont pas des soudures, elles se font et se défont des milliards de fois par seconde. Marc Henry disait que dans dix-huit grammes d'eau, une cuillère à soupe, il y a autant de molécules qu'il y a d'étoiles visibles dans toute la galaxie. Et pour étudier l'eau, il faut la sortir de son milieu. Toujours.</p><p><br></p><p>Le geste de la fin : posez une pièce de monnaie à plat, mouillez-vous le bout du doigt, et déposez des gouttes dessus une par une en comptant à voix haute. Vous verrez l'eau bomber au-dessus du métal et tenir, alors que rien ne la retient.</p><p><br></p><p>Sources : Martin Chaplin, Water Structure and Science, London South Bank University, pour l'écart de cent cinquante degrés (« over 150 K higher than expected » par extrapolation des hydrures du groupe 16), consulté le 02/08/2026. Le chapitre 6 du Fil de l'eau pour l'angle, la polarité, les liaisons hydrogène, la glace moins dense et la densité maximale à 3,98 °C. Le « zéro biologique » est le terme de Schauberger, pas un terme de physique. Marc Henry (1957-2025, chimiste, université de Strasbourg) pour l'analogie des dix-huit grammes et pour la citation sur l'eau qui donne sa forme à la matière vivante.</p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o">https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 27 Aug 2026 18:44:35 +0000</pubDate>
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                <title>La truite</title>
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                <description><![CDATA[<p>Si vous êtes déjà allé en montagne au printemps, à la fonte des neiges, vous savez le bruit que ça fait. Le débit est considérable, on ne tiendrait pas debout là-dedans. Et au milieu de ce torrent, il y a une truite. Elle ne bouge pas. Un mouvement de nageoire de temps en temps, rien de plus. Quand on lui fait peur, elle ne part pas vers le bas : elle file vers l'amont, contre le courant, à toute vitesse.<br></p><p>Viktor Schauberger est né en 1885 en Haute-Autriche, cinquième de neuf enfants dans une famille de forestiers. Son père voulait l'envoyer à l'université, à Vienne. Il n'y est pas allé. Après la guerre de quatorze, on lui confie vingt et un mille hectares de forêt presque intacte, et il passe des années seul là-dedans, à regarder de l'eau.<br></p><p>La truite l'intrigue. Il cherche une explication, il n'en trouve pas. Alors il fait une expérience : cent litres d'eau chauffés, versés dans le torrent quelques centaines de mètres en amont, là où une grosse truite a l'habitude de se tenir. Cent litres dans plusieurs mètres cubes par seconde, la température ne bouge pas de façon mesurable. Et pourtant la truite s'agite, ne tient plus sa place qu'au prix d'un effort violent, puis se fait emporter vers le bas.<br></p><p>Ce qu'il en conclut ouvre toute la série : la qualité d'une eau ne se lit pas seulement dans ce qu'il y a dedans, elle tient aussi à son état, sa température, son mouvement, la façon dont elle a circulé.<br></p><p>L'épisode suit ensuite ce que cet homme en a fait. L'hiver 1918, à Linz, seize cents mètres cubes de bois descendus en une seule nuit par un ruisseau que les experts avaient jugé impropre. Ce qui, dans son récit, ne fait pas consensus, dit comme tel. Et 1941, puis 1943, la SS et le camp de Mauthausen, un travail contraint auquel un épisode entier sera consacré plus loin dans la série.<br></p><p><b>Le geste de la fin : </b>la prochaine fois que vous passez sur un pont, arrêtez-vous, et ne regardez pas le courant principal. Cherchez ce qui, à l'intérieur, ne va pas dans le même sens. Trente secondes suffisent, et une fois qu'on l'a vue, on ne peut plus ne pas la voir.<br></p><p><b>Sources </b>: Alexandersson, Living Water ; Bartholomew, Hidden Nature ; Schauberger, The Energy Evolution, chapitre « Explosion and Implosion », signé Linz, 16.01.1956, et Nature as a Teacher ; Cobbald, A Life of Learning from Nature. La distance de l'expérience diffère selon les sources, cinq cents mètres chez l'un, cent cinquante chez l'autre : d'où « quelques centaines de mètres ». Les cent litres, eux, sont corroborés par les deux.<br></p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite">https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Si vous êtes déjà allé en montagne au printemps, à la fonte des neiges, vous savez le bruit que ça fait. Le débit est considérable, on ne tiendrait pas debout là-dedans. Et au milieu de ce torrent, il y a une truite. Elle ne bouge pas. Un mouvement de nageoire de temps en temps, rien de plus. Quand on lui fait peur, elle ne part pas vers le bas : elle file vers l'amont, contre le courant, à toute vitesse.<br></p><p>Viktor Schauberger est né en 1885 en Haute-Autriche, cinquième de neuf enfants dans une famille de forestiers. Son père voulait l'envoyer à l'université, à Vienne. Il n'y est pas allé. Après la guerre de quatorze, on lui confie vingt et un mille hectares de forêt presque intacte, et il passe des années seul là-dedans, à regarder de l'eau.<br></p><p>La truite l'intrigue. Il cherche une explication, il n'en trouve pas. Alors il fait une expérience : cent litres d'eau chauffés, versés dans le torrent quelques centaines de mètres en amont, là où une grosse truite a l'habitude de se tenir. Cent litres dans plusieurs mètres cubes par seconde, la température ne bouge pas de façon mesurable. Et pourtant la truite s'agite, ne tient plus sa place qu'au prix d'un effort violent, puis se fait emporter vers le bas.<br></p><p>Ce qu'il en conclut ouvre toute la série : la qualité d'une eau ne se lit pas seulement dans ce qu'il y a dedans, elle tient aussi à son état, sa température, son mouvement, la façon dont elle a circulé.<br></p><p>L'épisode suit ensuite ce que cet homme en a fait. L'hiver 1918, à Linz, seize cents mètres cubes de bois descendus en une seule nuit par un ruisseau que les experts avaient jugé impropre. Ce qui, dans son récit, ne fait pas consensus, dit comme tel. Et 1941, puis 1943, la SS et le camp de Mauthausen, un travail contraint auquel un épisode entier sera consacré plus loin dans la série.<br></p><p><b>Le geste de la fin : </b>la prochaine fois que vous passez sur un pont, arrêtez-vous, et ne regardez pas le courant principal. Cherchez ce qui, à l'intérieur, ne va pas dans le même sens. Trente secondes suffisent, et une fois qu'on l'a vue, on ne peut plus ne pas la voir.<br></p><p><b>Sources </b>: Alexandersson, Living Water ; Bartholomew, Hidden Nature ; Schauberger, The Energy Evolution, chapitre « Explosion and Implosion », signé Linz, 16.01.1956, et Nature as a Teacher ; Cobbald, A Life of Learning from Nature. La distance de l'expérience diffère selon les sources, cinq cents mètres chez l'un, cent cinquante chez l'autre : d'où « quelques centaines de mètres ». Les cent litres, eux, sont corroborés par les deux.<br></p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite">https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 25 Aug 2026 16:27:57 +0000</pubDate>
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Si vous êtes déjà allé en montagne au printemps, à la fonte des neiges, vous savez le bruit que ça fait. Le débit est considérable, on ne tiendrait pas debout là-dedans. Et au milieu de ce torrent, il y a une truite. Elle ne bouge pas. Un mouvement de...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Yannick MYTAE</googleplay:author>
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                <title>De la matière à l'être</title>
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                <description><![CDATA[<p>Pendant deux ans et demi, ma famille et moi avons vécu dans une roulotte tirée par deux chevaux de trait. Deux chevaux, ça boit entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Cette eau, il fallait aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.</p><p>Et un jour, en portant les bidons, je me suis rendu compte que je faisais une distinction. Il y avait une eau potable, celle de ma famille. Et une autre, pour les animaux.</p><p><br></p><p>Sur quelle base, exactement ?</p><p><br></p><p>Ça fait quatorze ans. Je n'ai toujours pas fini de me poser la question.</p><p><br></p><p>Cet épisode est le seuil de la série. Sept minutes pour dire d'où je viens, ce que j'ai lâché en chemin, et ce que vous allez trouver ici.</p><p>Il y a une fontaine qui s'appelle Mélusine, conçue à Auroville, et qui a cessé de tomber en panne le jour où on a arrêté de la considérer comme une machine. Il y a un coup de téléphone du Vénérable Michel Thao Chan, qui m'a demandé de porter la voix de l'eau alors que je ne savais pas ce que ça voulait dire. Il y a la page blanche d'après, et le moment où je me suis senti nul. Ni doctorat, ni laboratoire, ni titre.</p><p><br></p><p>Et il y a la phrase qui résume ces quatorze années : je suis passé de la matière à l'être.</p><p><br></p><p>Le message par lequel tout a commencé ferme l'épisode. C'est lui que je vais passer des mois à essayer de vous transmettre.</p><p><br></p><p><b>LE GESTE, À LA FIN</b></p><p>Il prend une minute. Allez chercher un verre d'eau, le robinet fera très bien l'affaire. Posez-le devant vous. Puis écrivez quelque part une question que vous vous posez sur cette eau et à laquelle vous ne savez pas répondre. Une seule. Gardez le papier.</p><p>Dans quelques semaines, ressortez-le. Vous verrez combien de vos questions auront trouvé une réponse. Et vous verrez surtout qu'il y en aura auxquelles moi non plus je ne sais pas répondre. C'est exactement pour celles-là que je fais cette série.</p><p><br></p><p><b>LE CHIFFRE DE L'ÉPISODE</b></p><p>Cent à deux cents litres. Ce que boivent deux chevaux de trait en une journée.<br></p><p><b>ET APRÈS</b></p><p>L'épisode suivant commence par quelqu'un. Un torrent en Autriche, il y a un peu plus de cent ans. Un garde-forestier. Et une truite qui ne bouge pas.<br></p><p>Le texte de cet épisode, ses sources et son geste sont sur <a href="http://yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre">yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pendant deux ans et demi, ma famille et moi avons vécu dans une roulotte tirée par deux chevaux de trait. Deux chevaux, ça boit entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Cette eau, il fallait aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.</p><p>Et un jour, en portant les bidons, je me suis rendu compte que je faisais une distinction. Il y avait une eau potable, celle de ma famille. Et une autre, pour les animaux.</p><p><br></p><p>Sur quelle base, exactement ?</p><p><br></p><p>Ça fait quatorze ans. Je n'ai toujours pas fini de me poser la question.</p><p><br></p><p>Cet épisode est le seuil de la série. Sept minutes pour dire d'où je viens, ce que j'ai lâché en chemin, et ce que vous allez trouver ici.</p><p>Il y a une fontaine qui s'appelle Mélusine, conçue à Auroville, et qui a cessé de tomber en panne le jour où on a arrêté de la considérer comme une machine. Il y a un coup de téléphone du Vénérable Michel Thao Chan, qui m'a demandé de porter la voix de l'eau alors que je ne savais pas ce que ça voulait dire. Il y a la page blanche d'après, et le moment où je me suis senti nul. Ni doctorat, ni laboratoire, ni titre.</p><p><br></p><p>Et il y a la phrase qui résume ces quatorze années : je suis passé de la matière à l'être.</p><p><br></p><p>Le message par lequel tout a commencé ferme l'épisode. C'est lui que je vais passer des mois à essayer de vous transmettre.</p><p><br></p><p><b>LE GESTE, À LA FIN</b></p><p>Il prend une minute. Allez chercher un verre d'eau, le robinet fera très bien l'affaire. Posez-le devant vous. Puis écrivez quelque part une question que vous vous posez sur cette eau et à laquelle vous ne savez pas répondre. Une seule. Gardez le papier.</p><p>Dans quelques semaines, ressortez-le. Vous verrez combien de vos questions auront trouvé une réponse. Et vous verrez surtout qu'il y en aura auxquelles moi non plus je ne sais pas répondre. C'est exactement pour celles-là que je fais cette série.</p><p><br></p><p><b>LE CHIFFRE DE L'ÉPISODE</b></p><p>Cent à deux cents litres. Ce que boivent deux chevaux de trait en une journée.<br></p><p><b>ET APRÈS</b></p><p>L'épisode suivant commence par quelqu'un. Un torrent en Autriche, il y a un peu plus de cent ans. Un garde-forestier. Et une truite qui ne bouge pas.<br></p><p>Le texte de cet épisode, ses sources et son geste sont sur <a href="http://yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre">yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 19:32:21 +0000</pubDate>
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