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        <title>Le fil de l'eau</title>
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Deux chevaux de trait boivent entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Et quand vous vivez dans une roulotte tirée par ces deux chevaux-là, cette eau, il faut aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.

C'est comme ça que l'eau est entrée dans ma vie. Pas par une idée, pas par un livre. Par les bras.

Je m'appelle Yannick Mytae. Ça fait quatorze ans que je passe mon temps au bord de l'eau, à la regarder, à l'écouter, et à essayer de comprendre ce qu'elle fait. Le fil de l'eau est la série où je vous donne ce que je trouve.

LES ÉPISODES VONT PAR DEUX
Le premier est une figure. Quelqu'un qui a passé sa vie sur une question de l'eau, et qui l'a souvent payé cher. Un garde-forestier autrichien devant une truite immobile dans un torrent, il y a un peu plus de cent ans : Viktor Schauberger. Une chercheuse qui signe le premier nom d'un article de Nature le 4 juillet 1988, alors que c'est le nom du dernier auteur qu'on a retenu : Elisabeth Davenas, et l'affaire Benveniste. Madeleine Ennis, qui monte une réplication pour en finir et publie ce qu'elle trouve. Gerald Pollack et son quatrième état de l'eau.

Le second est une notion, une seule, celle que la figure vient d'ouvrir. Pourquoi l'eau n'est pas seulement H2O. Le vortex. Le frottement. Ce qu'est vraiment une dilution. Ce que l'eau fait dans une cellule. L'eau et la forêt.

Quelqu'un pose une question. L'eau y répond.

CE QUE PORTE CHAQUE ÉPISODE
Dix minutes. Un seul chiffre à retenir, et il a sa source dans la phrase où il est dit. Un « je ne sais pas » par épisode. Et un geste à faire à la fin, jamais plus de deux minutes, jamais rien à acheter. Un verre d'eau posé devant vous suffit presque toujours.

Vous entendrez des dates, des expériences de laboratoire, des noms et des sources. Vous m'entendrez aussi parler de choses qui ne se mesurent pas. Nous sommes des êtres incarnés : ne r se couper d'une grande partie de qui nous sommes.L'eau, c'est pareil.

J'ai lâché l'envie de convaincre il y a longtemps. Mes convictions, je n'ai pas besoin de les défendre. Alors je vous donne ce que
je trouve, avec sa date et sa source, et ce que j'e Le chemin, vous le ferez tout seul.

LE RYTHME
Un épisode le mercredi. Dix minutes, sauf les hors-séries quand une intuition arrive.

LE LIVRE ET LA SÉRIE
Le fil de l'eau est un livre et une série. Le livresérie est le chemin raconté. On peut prendre l'un sans regretter de ne pas avoir pris l'autre.


Le texte de chaque épisode, ses sources et son geste sont sur yannick-mytae.fr/podcast (http://yannick-mytae.fr/podcast).

Le message qui ouvre et qui ferme la série : l'eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout, à chaque instant, sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience. Considérons-la pour ce qu'elle est : la Vie.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Yannick MYTAE</copyright>
        <lastBuildDate>Thu, 27 Aug 2026 19:01:37 +0000</lastBuildDate>
        <pubDate>Thu, 27 Aug 2026 19:01:37 +0000</pubDate>
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Deux chevaux de trait boivent entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Et quand vous vivez dans une roulotte tirée par ces deux chevaux-là, cette eau, il faut aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.

C'est comme ça que l'eau est entrée dans ma vie. Pas par une idée, pas par un livre. Par les bras.

Je m'appelle Yannick Mytae. Ça fait quatorze ans que je passe mon temps au bord de l'eau, à la regarder, à l'écouter, et à essayer de comprendre ce qu'elle fait. Le fil de l'eau est la série où je vous donne ce que je trouve.

LES ÉPISODES VONT PAR DEUX
Le premier est une figure. Quelqu'un qui a passé sa vie sur une question de l'eau, et qui l'a souvent payé cher. Un garde-forestier autrichien devant une truite immobile dans un torrent, il y a un peu plus de cent ans : Viktor Schauberger. Une chercheuse qui signe le premier nom d'un article de Nature le 4 juillet 1988, alors que c'est le nom du dernier auteur qu'on a retenu : Elisabeth Davenas, et l'affaire Benveniste. Madeleine Ennis, qui monte une réplication pour en finir et publie ce qu'elle trouve. Gerald Pollack et son quatrième état de l'eau.

Le second est une notion, une seule, celle que la figure vient d'ouvrir. Pourquoi l'eau n'est pas seulement H2O. Le vortex. Le frottement. Ce qu'est vraiment une dilution. Ce que l'eau fait dans une cellule. L'eau et la forêt.

Quelqu'un pose une question. L'eau y répond.

CE QUE PORTE CHAQUE ÉPISODE
Dix minutes. Un seul chiffre à retenir, et il a sa source dans la phrase où il est dit. Un « je ne sais pas » par épisode. Et un geste à faire à la fin, jamais plus de deux minutes, jamais rien à acheter. Un verre d'eau posé devant vous suffit presque toujours.

Vous entendrez des dates, des expériences de laboratoire, des noms et des sources. Vous m'entendrez aussi parler de choses qui ne se mesurent pas. Nous sommes des êtres incarnés : ne r se couper d'une grande partie de qui nous sommes.L'eau, c'est pareil.

J'ai lâché l'envie de convaincre il y a longtemps. Mes convictions, je n'ai pas besoin de les défendre. Alors je vous donne ce que
je trouve, avec sa date et sa source, et ce que j'e Le chemin, vous le ferez tout seul.

LE RYTHME
Un épisode le mercredi. Dix minutes, sauf les hors-séries quand une intuition arrive.

LE LIVRE ET LA SÉRIE
Le fil de l'eau est un livre et une série. Le livresérie est le chemin raconté. On peut prendre l'un sans regretter de ne pas avoir pris l'autre.


Le texte de chaque épisode, ses sources et son geste sont sur yannick-mytae.fr/podcast (http://yannick-mytae.fr/podcast).

Le message qui ouvre et qui ferme la série : l'eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout, à chaque instant, sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience. Considérons-la pour ce qu'elle est : la Vie.
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Deux chevaux de trait boivent entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Et quand vous vivez dans une roulotte tirée par ces deux chevaux-là, cette eau, il faut aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.

C'est comme ça que l'eau est entrée dans ma vie. Pas par une idée, pas par un livre. Par les bras.

Je m'appelle Yannick Mytae. Ça fait quatorze ans que je passe mon temps au bord de l'eau, à la regarder, à l'écouter, et à essayer de comprendre ce qu'elle fait. Le fil de l'eau est la série où je vous donne ce que je trouve.

LES ÉPISODES VONT PAR DEUX
Le premier est une figure. Quelqu'un qui a passé sa vie sur une question de l'eau, et qui l'a souvent payé cher. Un garde-forestier autrichien devant une truite immobile dans un torrent, il y a un peu plus de cent ans : Viktor Schauberger. Une chercheuse qui signe le premier nom d'un article de Nature le 4 juillet 1988, alors que c'est le nom du dernier auteur qu'on a retenu : Elisabeth Davenas, et l'affaire Benveniste. Madeleine Ennis, qui monte une réplication pour en finir et publie ce qu'elle trouve. Gerald Pollack et son quatrième état de l'eau.

Le second est une notion, une seule, celle que la figure vient d'ouvrir. Pourquoi l'eau n'est pas seulement H2O. Le vortex. Le frottement. Ce qu'est vraiment une dilution. Ce que l'eau fait dans une cellule. L'eau et la forêt.

Quelqu'un pose une question. L'eau y répond.

CE QUE PORTE CHAQUE ÉPISODE
Dix minutes. Un seul chiffre à retenir, et il a sa source dans la phrase où il est dit. Un « je ne sais pas » par épisode. Et un geste à faire à la fin, jamais plus de deux minutes, jamais rien à acheter. Un verre d'eau posé devant vous suffit presque toujours.

Vous entendrez des dates, des expériences de laboratoire, des noms et des sources. Vous m'entendrez aussi parler de choses qui ne se mesurent pas. Nous sommes des êtres incarnés : ne r se couper d'une grande partie de qui nous sommes.L'eau, c'est pareil.

J'ai lâché l'envie de convaincre il y a longtemps. Mes convictions, je n'ai pas besoin de les défendre. Alors je vous donne ce que
je trouve, avec sa date et sa source, et ce que j'e Le chemin, vous le ferez tout seul.

LE RYTHME
Un épisode le mercredi. Dix minutes, sauf les hors-séries quand une intuition arrive.

LE LIVRE ET LA SÉRIE
Le fil de l'eau est un livre et une série. Le livresérie est le chemin raconté. On peut prendre l'un sans regretter de ne pas avoir pris l'autre.


Le texte de chaque épisode, ses sources et son geste sont sur yannick-mytae.fr/podcast (http://yannick-mytae.fr/podcast).

Le message qui ouvre et qui ferme la série : l'eau est notre amie, considérons-la. Elle donne tout, à chaque instant, sans jamais rien demander en retour. Offrons-lui notre conscience. Considérons-la pour ce qu'elle est : la Vie.
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                <description><![CDATA[<p>Vous avez mis des glaçons dans un verre. Des centaines de fois. Ils flottent, et vous n'y avez jamais réfléchi parce que ça paraît normal. En fait, ça ne l'est pas du tout. Faites fondre du fer : le fer solide coule dans le fer liquide. Presque toutes les substances de l'univers sont plus denses solides que liquides. L'eau fait l'inverse, et ce n'est pas une bizarrerie isolée. C'est une parmi une soixantaine.</p><p><br></p><p>Une molécule d'eau, c'est trois atomes et un angle, donc un minuscule aimant qui s'accroche à ses voisines. L'épisode le montre de trois façons. Par le raisonnement : Martin Chaplin a chiffré que si l'eau suivait la règle de sa famille chimique, elle bouillirait cent cinquante degrés plus bas, et il n'y aurait ni océans, ni pluie, ni nous. Par l'observation : la glace flotte, la densité de l'eau est maximale à quatre degrés, et c'est pour ça qu'au fond d'un lac gelé il fait quatre degrés toute l'année. Par la main : la peau de l'eau qui porte les insectes, et la sueur qui refroidit en cassant les liaisons une par une.</p><p>Puis vient la limite. Ces liaisons ne sont pas des soudures, elles se font et se défont des milliards de fois par seconde. Marc Henry disait que dans dix-huit grammes d'eau, une cuillère à soupe, il y a autant de molécules qu'il y a d'étoiles visibles dans toute la galaxie. Et pour étudier l'eau, il faut la sortir de son milieu. Toujours.</p><p><br></p><p>Le geste de la fin : posez une pièce de monnaie à plat, mouillez-vous le bout du doigt, et déposez des gouttes dessus une par une en comptant à voix haute. Vous verrez l'eau bomber au-dessus du métal et tenir, alors que rien ne la retient.</p><p><br></p><p>Sources : Martin Chaplin, Water Structure and Science, London South Bank University, pour l'écart de cent cinquante degrés (« over 150 K higher than expected » par extrapolation des hydrures du groupe 16), consulté le 02/08/2026. Le chapitre 6 du Fil de l'eau pour l'angle, la polarité, les liaisons hydrogène, la glace moins dense et la densité maximale à 3,98 °C. Le « zéro biologique » est le terme de Schauberger, pas un terme de physique. Marc Henry (1957-2025, chimiste, université de Strasbourg) pour l'analogie des dix-huit grammes et pour la citation sur l'eau qui donne sa forme à la matière vivante.</p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o">https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez mis des glaçons dans un verre. Des centaines de fois. Ils flottent, et vous n'y avez jamais réfléchi parce que ça paraît normal. En fait, ça ne l'est pas du tout. Faites fondre du fer : le fer solide coule dans le fer liquide. Presque toutes les substances de l'univers sont plus denses solides que liquides. L'eau fait l'inverse, et ce n'est pas une bizarrerie isolée. C'est une parmi une soixantaine.</p><p><br></p><p>Une molécule d'eau, c'est trois atomes et un angle, donc un minuscule aimant qui s'accroche à ses voisines. L'épisode le montre de trois façons. Par le raisonnement : Martin Chaplin a chiffré que si l'eau suivait la règle de sa famille chimique, elle bouillirait cent cinquante degrés plus bas, et il n'y aurait ni océans, ni pluie, ni nous. Par l'observation : la glace flotte, la densité de l'eau est maximale à quatre degrés, et c'est pour ça qu'au fond d'un lac gelé il fait quatre degrés toute l'année. Par la main : la peau de l'eau qui porte les insectes, et la sueur qui refroidit en cassant les liaisons une par une.</p><p>Puis vient la limite. Ces liaisons ne sont pas des soudures, elles se font et se défont des milliards de fois par seconde. Marc Henry disait que dans dix-huit grammes d'eau, une cuillère à soupe, il y a autant de molécules qu'il y a d'étoiles visibles dans toute la galaxie. Et pour étudier l'eau, il faut la sortir de son milieu. Toujours.</p><p><br></p><p>Le geste de la fin : posez une pièce de monnaie à plat, mouillez-vous le bout du doigt, et déposez des gouttes dessus une par une en comptant à voix haute. Vous verrez l'eau bomber au-dessus du métal et tenir, alors que rien ne la retient.</p><p><br></p><p>Sources : Martin Chaplin, Water Structure and Science, London South Bank University, pour l'écart de cent cinquante degrés (« over 150 K higher than expected » par extrapolation des hydrures du groupe 16), consulté le 02/08/2026. Le chapitre 6 du Fil de l'eau pour l'angle, la polarité, les liaisons hydrogène, la glace moins dense et la densité maximale à 3,98 °C. Le « zéro biologique » est le terme de Schauberger, pas un terme de physique. Marc Henry (1957-2025, chimiste, université de Strasbourg) pour l'analogie des dix-huit grammes et pour la citation sur l'eau qui donne sa forme à la matière vivante.</p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o">https://yannick-mytae.fr/podcast/pourquoi-l-eau-n-est-pas-h2o</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 27 Aug 2026 18:44:35 +0000</pubDate>
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Vous avez mis des glaçons dans un verre. Des centaines de fois. Ils flottent, et vous n'y avez jamais réfléchi parce que ça paraît normal. En fait, ça ne l'est pas du tout. Faites fondre du fer : le fer solide coule dans le fer liquide. Presque toutes...</itunes:subtitle>

                
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                <title>La truite</title>
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                <description><![CDATA[<p>Si vous êtes déjà allé en montagne au printemps, à la fonte des neiges, vous savez le bruit que ça fait. Le débit est considérable, on ne tiendrait pas debout là-dedans. Et au milieu de ce torrent, il y a une truite. Elle ne bouge pas. Un mouvement de nageoire de temps en temps, rien de plus. Quand on lui fait peur, elle ne part pas vers le bas : elle file vers l'amont, contre le courant, à toute vitesse.<br></p><p>Viktor Schauberger est né en 1885 en Haute-Autriche, cinquième de neuf enfants dans une famille de forestiers. Son père voulait l'envoyer à l'université, à Vienne. Il n'y est pas allé. Après la guerre de quatorze, on lui confie vingt et un mille hectares de forêt presque intacte, et il passe des années seul là-dedans, à regarder de l'eau.<br></p><p>La truite l'intrigue. Il cherche une explication, il n'en trouve pas. Alors il fait une expérience : cent litres d'eau chauffés, versés dans le torrent quelques centaines de mètres en amont, là où une grosse truite a l'habitude de se tenir. Cent litres dans plusieurs mètres cubes par seconde, la température ne bouge pas de façon mesurable. Et pourtant la truite s'agite, ne tient plus sa place qu'au prix d'un effort violent, puis se fait emporter vers le bas.<br></p><p>Ce qu'il en conclut ouvre toute la série : la qualité d'une eau ne se lit pas seulement dans ce qu'il y a dedans, elle tient aussi à son état, sa température, son mouvement, la façon dont elle a circulé.<br></p><p>L'épisode suit ensuite ce que cet homme en a fait. L'hiver 1918, à Linz, seize cents mètres cubes de bois descendus en une seule nuit par un ruisseau que les experts avaient jugé impropre. Ce qui, dans son récit, ne fait pas consensus, dit comme tel. Et 1941, puis 1943, la SS et le camp de Mauthausen, un travail contraint auquel un épisode entier sera consacré plus loin dans la série.<br></p><p><b>Le geste de la fin : </b>la prochaine fois que vous passez sur un pont, arrêtez-vous, et ne regardez pas le courant principal. Cherchez ce qui, à l'intérieur, ne va pas dans le même sens. Trente secondes suffisent, et une fois qu'on l'a vue, on ne peut plus ne pas la voir.<br></p><p><b>Sources </b>: Alexandersson, Living Water ; Bartholomew, Hidden Nature ; Schauberger, The Energy Evolution, chapitre « Explosion and Implosion », signé Linz, 16.01.1956, et Nature as a Teacher ; Cobbald, A Life of Learning from Nature. La distance de l'expérience diffère selon les sources, cinq cents mètres chez l'un, cent cinquante chez l'autre : d'où « quelques centaines de mètres ». Les cent litres, eux, sont corroborés par les deux.<br></p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite">https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Si vous êtes déjà allé en montagne au printemps, à la fonte des neiges, vous savez le bruit que ça fait. Le débit est considérable, on ne tiendrait pas debout là-dedans. Et au milieu de ce torrent, il y a une truite. Elle ne bouge pas. Un mouvement de nageoire de temps en temps, rien de plus. Quand on lui fait peur, elle ne part pas vers le bas : elle file vers l'amont, contre le courant, à toute vitesse.<br></p><p>Viktor Schauberger est né en 1885 en Haute-Autriche, cinquième de neuf enfants dans une famille de forestiers. Son père voulait l'envoyer à l'université, à Vienne. Il n'y est pas allé. Après la guerre de quatorze, on lui confie vingt et un mille hectares de forêt presque intacte, et il passe des années seul là-dedans, à regarder de l'eau.<br></p><p>La truite l'intrigue. Il cherche une explication, il n'en trouve pas. Alors il fait une expérience : cent litres d'eau chauffés, versés dans le torrent quelques centaines de mètres en amont, là où une grosse truite a l'habitude de se tenir. Cent litres dans plusieurs mètres cubes par seconde, la température ne bouge pas de façon mesurable. Et pourtant la truite s'agite, ne tient plus sa place qu'au prix d'un effort violent, puis se fait emporter vers le bas.<br></p><p>Ce qu'il en conclut ouvre toute la série : la qualité d'une eau ne se lit pas seulement dans ce qu'il y a dedans, elle tient aussi à son état, sa température, son mouvement, la façon dont elle a circulé.<br></p><p>L'épisode suit ensuite ce que cet homme en a fait. L'hiver 1918, à Linz, seize cents mètres cubes de bois descendus en une seule nuit par un ruisseau que les experts avaient jugé impropre. Ce qui, dans son récit, ne fait pas consensus, dit comme tel. Et 1941, puis 1943, la SS et le camp de Mauthausen, un travail contraint auquel un épisode entier sera consacré plus loin dans la série.<br></p><p><b>Le geste de la fin : </b>la prochaine fois que vous passez sur un pont, arrêtez-vous, et ne regardez pas le courant principal. Cherchez ce qui, à l'intérieur, ne va pas dans le même sens. Trente secondes suffisent, et une fois qu'on l'a vue, on ne peut plus ne pas la voir.<br></p><p><b>Sources </b>: Alexandersson, Living Water ; Bartholomew, Hidden Nature ; Schauberger, The Energy Evolution, chapitre « Explosion and Implosion », signé Linz, 16.01.1956, et Nature as a Teacher ; Cobbald, A Life of Learning from Nature. La distance de l'expérience diffère selon les sources, cinq cents mètres chez l'un, cent cinquante chez l'autre : d'où « quelques centaines de mètres ». Les cent litres, eux, sont corroborés par les deux.<br></p><p>La page de l'épisode, avec le texte intégral et les sources : <a href="https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite">https://yannick-mytae.fr/podcast/la-truite</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 25 Aug 2026 16:27:57 +0000</pubDate>
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Si vous êtes déjà allé en montagne au printemps, à la fonte des neiges, vous savez le bruit que ça fait. Le débit est considérable, on ne tiendrait pas debout là-dedans. Et au milieu de ce torrent, il y a une truite. Elle ne bouge pas. Un mouvement de...</itunes:subtitle>

                
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                <title>De la matière à l'être</title>
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                <description><![CDATA[<p>Pendant deux ans et demi, ma famille et moi avons vécu dans une roulotte tirée par deux chevaux de trait. Deux chevaux, ça boit entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Cette eau, il fallait aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.</p><p>Et un jour, en portant les bidons, je me suis rendu compte que je faisais une distinction. Il y avait une eau potable, celle de ma famille. Et une autre, pour les animaux.</p><p><br></p><p>Sur quelle base, exactement ?</p><p><br></p><p>Ça fait quatorze ans. Je n'ai toujours pas fini de me poser la question.</p><p><br></p><p>Cet épisode est le seuil de la série. Sept minutes pour dire d'où je viens, ce que j'ai lâché en chemin, et ce que vous allez trouver ici.</p><p>Il y a une fontaine qui s'appelle Mélusine, conçue à Auroville, et qui a cessé de tomber en panne le jour où on a arrêté de la considérer comme une machine. Il y a un coup de téléphone du Vénérable Michel Thao Chan, qui m'a demandé de porter la voix de l'eau alors que je ne savais pas ce que ça voulait dire. Il y a la page blanche d'après, et le moment où je me suis senti nul. Ni doctorat, ni laboratoire, ni titre.</p><p><br></p><p>Et il y a la phrase qui résume ces quatorze années : je suis passé de la matière à l'être.</p><p><br></p><p>Le message par lequel tout a commencé ferme l'épisode. C'est lui que je vais passer des mois à essayer de vous transmettre.</p><p><br></p><p><b>LE GESTE, À LA FIN</b></p><p>Il prend une minute. Allez chercher un verre d'eau, le robinet fera très bien l'affaire. Posez-le devant vous. Puis écrivez quelque part une question que vous vous posez sur cette eau et à laquelle vous ne savez pas répondre. Une seule. Gardez le papier.</p><p>Dans quelques semaines, ressortez-le. Vous verrez combien de vos questions auront trouvé une réponse. Et vous verrez surtout qu'il y en aura auxquelles moi non plus je ne sais pas répondre. C'est exactement pour celles-là que je fais cette série.</p><p><br></p><p><b>LE CHIFFRE DE L'ÉPISODE</b></p><p>Cent à deux cents litres. Ce que boivent deux chevaux de trait en une journée.<br></p><p><b>ET APRÈS</b></p><p>L'épisode suivant commence par quelqu'un. Un torrent en Autriche, il y a un peu plus de cent ans. Un garde-forestier. Et une truite qui ne bouge pas.<br></p><p>Le texte de cet épisode, ses sources et son geste sont sur <a href="http://yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre">yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pendant deux ans et demi, ma famille et moi avons vécu dans une roulotte tirée par deux chevaux de trait. Deux chevaux, ça boit entre cent et deux cents litres d'eau par jour. Cette eau, il fallait aller la chercher. La porter. À la main. Tous les jours.</p><p>Et un jour, en portant les bidons, je me suis rendu compte que je faisais une distinction. Il y avait une eau potable, celle de ma famille. Et une autre, pour les animaux.</p><p><br></p><p>Sur quelle base, exactement ?</p><p><br></p><p>Ça fait quatorze ans. Je n'ai toujours pas fini de me poser la question.</p><p><br></p><p>Cet épisode est le seuil de la série. Sept minutes pour dire d'où je viens, ce que j'ai lâché en chemin, et ce que vous allez trouver ici.</p><p>Il y a une fontaine qui s'appelle Mélusine, conçue à Auroville, et qui a cessé de tomber en panne le jour où on a arrêté de la considérer comme une machine. Il y a un coup de téléphone du Vénérable Michel Thao Chan, qui m'a demandé de porter la voix de l'eau alors que je ne savais pas ce que ça voulait dire. Il y a la page blanche d'après, et le moment où je me suis senti nul. Ni doctorat, ni laboratoire, ni titre.</p><p><br></p><p>Et il y a la phrase qui résume ces quatorze années : je suis passé de la matière à l'être.</p><p><br></p><p>Le message par lequel tout a commencé ferme l'épisode. C'est lui que je vais passer des mois à essayer de vous transmettre.</p><p><br></p><p><b>LE GESTE, À LA FIN</b></p><p>Il prend une minute. Allez chercher un verre d'eau, le robinet fera très bien l'affaire. Posez-le devant vous. Puis écrivez quelque part une question que vous vous posez sur cette eau et à laquelle vous ne savez pas répondre. Une seule. Gardez le papier.</p><p>Dans quelques semaines, ressortez-le. Vous verrez combien de vos questions auront trouvé une réponse. Et vous verrez surtout qu'il y en aura auxquelles moi non plus je ne sais pas répondre. C'est exactement pour celles-là que je fais cette série.</p><p><br></p><p><b>LE CHIFFRE DE L'ÉPISODE</b></p><p>Cent à deux cents litres. Ce que boivent deux chevaux de trait en une journée.<br></p><p><b>ET APRÈS</b></p><p>L'épisode suivant commence par quelqu'un. Un torrent en Autriche, il y a un peu plus de cent ans. Un garde-forestier. Et une truite qui ne bouge pas.<br></p><p>Le texte de cet épisode, ses sources et son geste sont sur <a href="http://yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre">yannick-mytae.fr/podcast/de-la-matiere-a-l-etre</a>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 19:32:21 +0000</pubDate>
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