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        <title>Reflets du Sud : histoire et mémoire de la Martinique</title>
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Reflets du Sud est un média martiniquais indépendant. Histoire, mémoire, société, politique, économie : chaque épisode est la version audio d'un article publié sur refletsdusud.blog (http://refletsdusud.blog).
On y parle du Code noir et du monde qu'il a fondé, de la bataille de l'Acajou et de ceux que le récit a effacés, de la Guerre du Diamant, de l'eau, du transport, de la vie chère, du football comme héritage colonial. La méthode ne change pas : des sources vérifiées, une analyse en surplomb, aucune complaisance, ni envers l'État ni envers nous-mêmes.
Les épisodes sont lus par une voix de synthèse, à partir des textes intégraux. Les articles, leurs sources et leurs versions PDF restent disponibles sur refletsdusud.blog (http://refletsdusud.blog).
Écrit et dirigé par Arnaud Ransay.
Ce que vous n'avez pas le temps de lire, vous pouvez désormais l'écouter.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Arnaud RANSAY</copyright>
        <lastBuildDate>Fri, 30 Oct 2026 08:41:24 +0000</lastBuildDate>
        <pubDate>Fri, 30 Oct 2026 08:41:24 +0000</pubDate>
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Reflets du Sud est un média martiniquais indépendant. Histoire, mémoire, société, politique, économie : chaque épisode est la version audio d'un article publié sur refletsdusud.blog (http://refletsdusud.blog).
On y parle du Code noir et du monde qu'il a fondé, de la bataille de l'Acajou et de ceux que le récit a effacés, de la Guerre du Diamant, de l'eau, du transport, de la vie chère, du football comme héritage colonial. La méthode ne change pas : des sources vérifiées, une analyse en surplomb, aucune complaisance, ni envers l'État ni envers nous-mêmes.
Les épisodes sont lus par une voix de synthèse, à partir des textes intégraux. Les articles, leurs sources et leurs versions PDF restent disponibles sur refletsdusud.blog (http://refletsdusud.blog).
Écrit et dirigé par Arnaud Ransay.
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Reflets du Sud est un média martiniquais indépendant. Histoire, mémoire, société, politique, économie : chaque épisode est la version audio d'un article publié sur refletsdusud.blog (http://refletsdusud.blog).
On y parle du Code noir et du monde qu'il a fondé, de la bataille de l'Acajou et de ceux que le récit a effacés, de la Guerre du Diamant, de l'eau, du transport, de la vie chère, du football comme héritage colonial. La méthode ne change pas : des sources vérifiées, une analyse en surplomb, aucune complaisance, ni envers l'État ni envers nous-mêmes.
Les épisodes sont lus par une voix de synthèse, à partir des textes intégraux. Les articles, leurs sources et leurs versions PDF restent disponibles sur refletsdusud.blog (http://refletsdusud.blog).
Écrit et dirigé par Arnaud Ransay.
Ce que vous n'avez pas le temps de lire, vous pouvez désormais l'écouter.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</googleplay:description>
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                <title>Le 24 mai 1925 : ce que le nom « Guerre du Diamant » nous empêche de voir</title>
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                <description><![CDATA[<p>Connaissez-vous la Guerre du Diamant ? Le 24 mai 1925, au Diamant, l’ordre tombe d’emporter l’urne d’un scrutin municipal à Fort-de-France pour la dépouiller au palais du gouverneur Henri Richard. Les habitants se rassemblent pour empêcher ce trajet, les gendarmes tirent sur la foule, et la même journée fait des morts à Ducos et à l’Ajoupa-Bouillon.</p><p>Dans cet épisode, version audio de l’article de Reflets du Sud, je regarde ce que le nom reçu fait à cette histoire. « Guerre » installe deux camps là où les récits décrivent des gendarmes tirant sur des habitants ; « Diamant » enferme dans un bourg une manière de gouverner que la langue d’ici appelait « faire des élections à la Richard ». Au centre, l’urne et son trajet, car un peuple peut avoir voté et perdre sa souveraineté sur la route qui mène au dépouillement. Les noms des morts sont gravés sur une plaque depuis 2019, et l’épisode les prononce.</p><p>Il y a un an, le tout premier article de Reflets du Sud portait sur la bataille de l’Acajou. Ce 24 mai 1925 est le dernier article de la première année du site.</p><p>L’article écrit, avec ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/24-mai-1925-guerre-du-diamant/">https://refletsdusud.blog/24-mai-1925-guerre-du-diamant/</a><br>Le tout premier article, sur l’Acajou : <a href="https://refletsdusud.blog/bataille-acajou/">https://refletsdusud.blog/bataille-acajou/</a></p><p>Abonnez-vous gratuitement au site pour recevoir chaque article et la lettre mensuelle réservée aux abonnés : <a href="https://refletsdusud.blog/abonnement/">https://refletsdusud.blog/abonnement/</a><br>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a><br>Rejoignez la chaîne WhatsApp : <a href="https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h">https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous la Guerre du Diamant ? Le 24 mai 1925, au Diamant, l’ordre tombe d’emporter l’urne d’un scrutin municipal à Fort-de-France pour la dépouiller au palais du gouverneur Henri Richard. Les habitants se rassemblent pour empêcher ce trajet, les gendarmes tirent sur la foule, et la même journée fait des morts à Ducos et à l’Ajoupa-Bouillon.</p><p>Dans cet épisode, version audio de l’article de Reflets du Sud, je regarde ce que le nom reçu fait à cette histoire. « Guerre » installe deux camps là où les récits décrivent des gendarmes tirant sur des habitants ; « Diamant » enferme dans un bourg une manière de gouverner que la langue d’ici appelait « faire des élections à la Richard ». Au centre, l’urne et son trajet, car un peuple peut avoir voté et perdre sa souveraineté sur la route qui mène au dépouillement. Les noms des morts sont gravés sur une plaque depuis 2019, et l’épisode les prononce.</p><p>Il y a un an, le tout premier article de Reflets du Sud portait sur la bataille de l’Acajou. Ce 24 mai 1925 est le dernier article de la première année du site.</p><p>L’article écrit, avec ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/24-mai-1925-guerre-du-diamant/">https://refletsdusud.blog/24-mai-1925-guerre-du-diamant/</a><br>Le tout premier article, sur l’Acajou : <a href="https://refletsdusud.blog/bataille-acajou/">https://refletsdusud.blog/bataille-acajou/</a></p><p>Abonnez-vous gratuitement au site pour recevoir chaque article et la lettre mensuelle réservée aux abonnés : <a href="https://refletsdusud.blog/abonnement/">https://refletsdusud.blog/abonnement/</a><br>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a><br>Rejoignez la chaîne WhatsApp : <a href="https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h">https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Oct 2026 08:39:28 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Connaissez-vous la Guerre du Diamant ? Le 24 mai 1925, au Diamant, l’ordre tombe d’emporter l’urne d’un scrutin municipal à Fort-de-France pour la dépouiller au palais du gouverneur Henri Richard. Les habitants se rassemblent pour empêcher ce trajet,...</itunes:subtitle>

                
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                <title>La Rolex, c’était nous</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 22 octobre, à la Chambre des communes, la députée travailliste Dawn Butler a défendu les réparations de l’esclavage avec une question : si l’on vole une Rolex et qu’on la donne à sa fille, la montre devient-elle la sienne ? Sa parabole déplace le débat de la faute vers le titre de propriété : dans cette parabole, l’héritier n’est pas coupable, mais il n’est pas propriétaire non plus.</p><p>Dans cette brève, je ramène la parabole en Martinique, où la montre volée avait un visage. En 1849, la République indemnise les anciens propriétaires ; les 74 447 personnes libérées comptées dans le calcul ne reçoivent rien, et une part de l’indemnité forme le capital de la Banque de la Martinique. Quand des descendants ont demandé réparation, leur action s’est heurtée, notamment, à la prescription. Aux uns l’indemnité, aux autres le délai.</p><p>Version audio de la brève publiée sur Reflets du Sud, lue par une voix de synthèse française.</p><p>📖 La brève, avec ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/la-rolex-cetait-nous/">https://refletsdusud.blog/la-rolex-cetait-nous/</a></p><p>📚 Pour aller plus loin<br>« 22 mai 1848 : la liberté qu’aucun décret n’a accordée » : <a href="https://refletsdusud.blog/22-mai-1848-liberte-qu-aucun-decret-n-a-accordee/">https://refletsdusud.blog/22-mai-1848-liberte-qu-aucun-decret-n-a-accordee/</a><br>« Le Code noir est abrogé, la succession reste ouverte » : <a href="https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/">https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/</a><br>« JAMAIS » : <a href="https://refletsdusud.blog/jamais-londres-repond-avant-la-question/">https://refletsdusud.blog/jamais-londres-repond-avant-la-question/</a></p><p>📬 Abonnement gratuit au site : <a href="https://refletsdusud.blog/abonnement/">https://refletsdusud.blog/abonnement/</a></p><p>Reflets du Sud est indépendant et vit sans subvention, grâce à ses lecteurs et à ses auditeurs. Pour le soutenir 🙏🏾 <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 22 octobre, à la Chambre des communes, la députée travailliste Dawn Butler a défendu les réparations de l’esclavage avec une question : si l’on vole une Rolex et qu’on la donne à sa fille, la montre devient-elle la sienne ? Sa parabole déplace le débat de la faute vers le titre de propriété : dans cette parabole, l’héritier n’est pas coupable, mais il n’est pas propriétaire non plus.</p><p>Dans cette brève, je ramène la parabole en Martinique, où la montre volée avait un visage. En 1849, la République indemnise les anciens propriétaires ; les 74 447 personnes libérées comptées dans le calcul ne reçoivent rien, et une part de l’indemnité forme le capital de la Banque de la Martinique. Quand des descendants ont demandé réparation, leur action s’est heurtée, notamment, à la prescription. Aux uns l’indemnité, aux autres le délai.</p><p>Version audio de la brève publiée sur Reflets du Sud, lue par une voix de synthèse française.</p><p>📖 La brève, avec ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/la-rolex-cetait-nous/">https://refletsdusud.blog/la-rolex-cetait-nous/</a></p><p>📚 Pour aller plus loin<br>« 22 mai 1848 : la liberté qu’aucun décret n’a accordée » : <a href="https://refletsdusud.blog/22-mai-1848-liberte-qu-aucun-decret-n-a-accordee/">https://refletsdusud.blog/22-mai-1848-liberte-qu-aucun-decret-n-a-accordee/</a><br>« Le Code noir est abrogé, la succession reste ouverte » : <a href="https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/">https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/</a><br>« JAMAIS » : <a href="https://refletsdusud.blog/jamais-londres-repond-avant-la-question/">https://refletsdusud.blog/jamais-londres-repond-avant-la-question/</a></p><p>📬 Abonnement gratuit au site : <a href="https://refletsdusud.blog/abonnement/">https://refletsdusud.blog/abonnement/</a></p><p>Reflets du Sud est indépendant et vit sans subvention, grâce à ses lecteurs et à ses auditeurs. Pour le soutenir 🙏🏾 <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 29 Oct 2026 08:57:33 +0000</pubDate>
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Le 22 octobre, à la Chambre des communes, la députée travailliste Dawn Butler a défendu les réparations de l’esclavage avec une question : si l’on vole une Rolex et qu’on la donne à sa fille, la montre devient-elle la sienne ? Sa parabole déplace le d...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Reprendre les mots · Épisode 18 · « Makoumè »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Pour comprendre « makoumè », il faut le prendre par l'usage, parce que tous les makoumè ne se valent pas. Quand un homme rate un geste tout simple, on lui lance « ou fè kon an makoumè », et la sexualité de personne n'est en cause. Quand un homme veut certifier ce qu'il vaut, il annonce « man pa an makoumè », sans que personne l'ait accusé de rien. Le mot fonctionne donc parfaitement sans qu'il soit jamais question de qui dort avec qui. C'est une toise qu'on tient au-dessus de la tête des garçons pour vérifier s'ils dépassent, et tous y passent, celui qui aime les hommes comme celui qui ne les aime pas.</p><p> </p><p>Le créole n'a jamais manqué de mots pour dire la chose elle-même : « fè makonmè » entre hommes, « fè zanmi » entre femmes. Ces tournures ne datent pas d'hier, puisqu'un anthropologue qui a travaillé sur les milieux gais antillais rappelle que dès la fin du 19e siècle on appelait déjà « ma commère » les hommes habillés en dames. Le jour où l'on vous dira que tout cela nous arrive du dehors, demandez pourquoi nos arrière-grands-parents avaient déjà les mots pour le nommer.</p><p> </p><p>Écrivez-le comme on l'entend vraiment : ma-kon-mè. Ma commère. Or « commère », avant d'être la bavarde de l'épisode précédent, est un mot d'église, du latin « commater », de « cum », avec, et « mater », mère. La co-mère, autrement dit la marraine, celle qui tient l'enfant sur les fonts et doit le guider si sa mère vient à manquer. L'insulte la plus lourde qu'un homme puisse recevoir ici sort du nom de celle qui promet de protéger un enfant qui n'est pas le sien.</p><p> </p><p>Je ne me place pas du bon côté. Ces phrases, je les ai dites, et je n'accuse personne ici à part moi. Je dis seulement qu'on peut faire autrement, et que ça tient à peu de chose : la prochaine fois que le mot tombe devant vous, ne riez pas. L'insulte seule ne tient pas 3 secondes, c'est le rire qui la ratifie.</p><p> </p><p>Si vous avez besoin d'en parler : KAP Caraïbe, association martiniquaise qui fait de l'écoute et de la prévention du suicide, au 05 96 67 29 58. SOS homophobie, ligne anonyme, au 01 48 06 42 41, du lundi au jeudi de 13h à 17h et le vendredi de 13h à 15h, heure de Martinique.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pour comprendre « makoumè », il faut le prendre par l'usage, parce que tous les makoumè ne se valent pas. Quand un homme rate un geste tout simple, on lui lance « ou fè kon an makoumè », et la sexualité de personne n'est en cause. Quand un homme veut certifier ce qu'il vaut, il annonce « man pa an makoumè », sans que personne l'ait accusé de rien. Le mot fonctionne donc parfaitement sans qu'il soit jamais question de qui dort avec qui. C'est une toise qu'on tient au-dessus de la tête des garçons pour vérifier s'ils dépassent, et tous y passent, celui qui aime les hommes comme celui qui ne les aime pas.</p><p> </p><p>Le créole n'a jamais manqué de mots pour dire la chose elle-même : « fè makonmè » entre hommes, « fè zanmi » entre femmes. Ces tournures ne datent pas d'hier, puisqu'un anthropologue qui a travaillé sur les milieux gais antillais rappelle que dès la fin du 19e siècle on appelait déjà « ma commère » les hommes habillés en dames. Le jour où l'on vous dira que tout cela nous arrive du dehors, demandez pourquoi nos arrière-grands-parents avaient déjà les mots pour le nommer.</p><p> </p><p>Écrivez-le comme on l'entend vraiment : ma-kon-mè. Ma commère. Or « commère », avant d'être la bavarde de l'épisode précédent, est un mot d'église, du latin « commater », de « cum », avec, et « mater », mère. La co-mère, autrement dit la marraine, celle qui tient l'enfant sur les fonts et doit le guider si sa mère vient à manquer. L'insulte la plus lourde qu'un homme puisse recevoir ici sort du nom de celle qui promet de protéger un enfant qui n'est pas le sien.</p><p> </p><p>Je ne me place pas du bon côté. Ces phrases, je les ai dites, et je n'accuse personne ici à part moi. Je dis seulement qu'on peut faire autrement, et que ça tient à peu de chose : la prochaine fois que le mot tombe devant vous, ne riez pas. L'insulte seule ne tient pas 3 secondes, c'est le rire qui la ratifie.</p><p> </p><p>Si vous avez besoin d'en parler : KAP Caraïbe, association martiniquaise qui fait de l'écoute et de la prévention du suicide, au 05 96 67 29 58. SOS homophobie, ligne anonyme, au 01 48 06 42 41, du lundi au jeudi de 13h à 17h et le vendredi de 13h à 15h, heure de Martinique.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 19:14:21 +0000</pubDate>
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Pour comprendre « makoumè », il faut le prendre par l'usage, parce que tous les makoumè ne se valent pas. Quand un homme rate un geste tout simple, on lui lance « ou fè kon an makoumè », et la sexualité de personne n'est en cause. Quand un homme veut...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Transport en Martinique : pourquoi ça bloque ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Quand le bus ne passe pas, c’est toute une journée qui se recompose autour de son absence, du travail qu’on rejoint en retard au cours qu’on manque. Cet épisode part de cette attente pour remonter jusqu’aux pièces qui l’expliquent, en commençant par une distinction de base : Martinique Transport organise le service et en fixe le cadre, tandis que la Régie des transports de Martinique, la RTM, en est l’opérateur interne, à côté d’autres entreprises qui exploitent les réseaux. Devant un bus absent, c’est cette chaîne qu’il faut pouvoir remonter, du contrat jusqu’au contrôle.</p><p>Les comptes de 2025 se lisent ensuite de 2 façons. Le compte administratif inscrit un déficit d’exploitation de près de 1,66 million d’euros ; une fois chaque charge rattachée à son année, le déficit de fonctionnement atteint 33,15 millions, et c’est Martinique Transport qui publie lui-même ce retraitement. L’épisode refait le calcul du coût économique du service, 170,31 millions d’euros pour 2025, puis situe la RTM dans ces comptes, où les 61 euros annulés désignent des crédits inutilisés.</p><p>Il se termine sur ce que les documents permettent d’établir et sur ce qu’ils laissent ouvert, puis sur des exigences que chacun pourra vérifier : rendre les contrats accessibles et comparer le service commandé au service effectué. Pour celui qui attend à l’arrêt, une seule question compte : le service annoncé est-il réellement rendu ?</p><p>Texte adapté de mes enquêtes sur le transport, lu par une voix de synthèse française. État des pièces : octobre 2026.</p><p>🔎 Les documents de Martinique Transport<br>Présentation du compte administratif 2025 (pages 4, 14 et 28) : <a href="https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-PRESENTATION-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf">https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-PRESENTATION-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf</a><br>Compte administratif 2025 (article 65737) : <a href="https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf">https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf</a></p><p>📖 Les enquêtes de Reflets du Sud<br>« 44,6 millions reportés, 61 euros annulés » : <a href="https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/">https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/</a><br>« Le transport martiniquais n’est pas en faillite. Il fonctionne comme il a été construit. » : <a href="https://refletsdusud.blog/transport-martinique-comptes-publics/">https://refletsdusud.blog/transport-martinique-comptes-publics/</a><br>« Quand le bus s’arrête, c’est un pays qui se révèle » : <a href="https://refletsdusud.blog/quand-le-bus-sarrete-cest-un-pays-qui-se-revele/">https://refletsdusud.blog/quand-le-bus-sarrete-cest-un-pays-qui-se-revele/</a><br>🧭 Comprendre le transport en Martinique : <a href="https://refletsdusud.blog/comprendre-transport-martinique/">https://refletsdusud.blog/comprendre-transport-martinique/</a></p><p>Reflets du Sud est indépendant et vit sans subvention, grâce à ses lecteurs et à ses auditeurs. Pour le soutenir 🙏🏾 <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Quand le bus ne passe pas, c’est toute une journée qui se recompose autour de son absence, du travail qu’on rejoint en retard au cours qu’on manque. Cet épisode part de cette attente pour remonter jusqu’aux pièces qui l’expliquent, en commençant par une distinction de base : Martinique Transport organise le service et en fixe le cadre, tandis que la Régie des transports de Martinique, la RTM, en est l’opérateur interne, à côté d’autres entreprises qui exploitent les réseaux. Devant un bus absent, c’est cette chaîne qu’il faut pouvoir remonter, du contrat jusqu’au contrôle.</p><p>Les comptes de 2025 se lisent ensuite de 2 façons. Le compte administratif inscrit un déficit d’exploitation de près de 1,66 million d’euros ; une fois chaque charge rattachée à son année, le déficit de fonctionnement atteint 33,15 millions, et c’est Martinique Transport qui publie lui-même ce retraitement. L’épisode refait le calcul du coût économique du service, 170,31 millions d’euros pour 2025, puis situe la RTM dans ces comptes, où les 61 euros annulés désignent des crédits inutilisés.</p><p>Il se termine sur ce que les documents permettent d’établir et sur ce qu’ils laissent ouvert, puis sur des exigences que chacun pourra vérifier : rendre les contrats accessibles et comparer le service commandé au service effectué. Pour celui qui attend à l’arrêt, une seule question compte : le service annoncé est-il réellement rendu ?</p><p>Texte adapté de mes enquêtes sur le transport, lu par une voix de synthèse française. État des pièces : octobre 2026.</p><p>🔎 Les documents de Martinique Transport<br>Présentation du compte administratif 2025 (pages 4, 14 et 28) : <a href="https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-PRESENTATION-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf">https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-PRESENTATION-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf</a><br>Compte administratif 2025 (article 65737) : <a href="https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf">https://www.martiniquetransport.mq/wp-content/uploads/2026/07/99_DE-ANNEXE-DELIB-26-30.06.033-COMPTE-ADMINISTRATIF-2025.pdf</a></p><p>📖 Les enquêtes de Reflets du Sud<br>« 44,6 millions reportés, 61 euros annulés » : <a href="https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/">https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/</a><br>« Le transport martiniquais n’est pas en faillite. Il fonctionne comme il a été construit. » : <a href="https://refletsdusud.blog/transport-martinique-comptes-publics/">https://refletsdusud.blog/transport-martinique-comptes-publics/</a><br>« Quand le bus s’arrête, c’est un pays qui se révèle » : <a href="https://refletsdusud.blog/quand-le-bus-sarrete-cest-un-pays-qui-se-revele/">https://refletsdusud.blog/quand-le-bus-sarrete-cest-un-pays-qui-se-revele/</a><br>🧭 Comprendre le transport en Martinique : <a href="https://refletsdusud.blog/comprendre-transport-martinique/">https://refletsdusud.blog/comprendre-transport-martinique/</a></p><p>Reflets du Sud est indépendant et vit sans subvention, grâce à ses lecteurs et à ses auditeurs. Pour le soutenir 🙏🏾 <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 17:33:36 +0000</pubDate>
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                <title>SMTVD et déchets en Martinique : nous avons mutualisé la facture, pas la décision</title>
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                <description><![CDATA[<p>À la mi-août 2026, dans le Sud, les bacs gris restaient pleins devant les maisons. Cinq semaines plus tard, la chambre régionale des comptes constatait que le syndicat qui traite nos déchets était sorti du rouge. Les deux faits sont exacts en même temps.</p><p>Dans cet épisode, version audio du dossier de Reflets du Sud, je relis douze ans de politique des déchets en Martinique, de la création du SMTVD en 2014 à sa sortie du plan de redressement en septembre 2026. En 2014, les trois agglomérations ont mis en commun le traitement, mais gardé la collecte et le tri ; la contribution de chacune s’est calculée surtout au poids déposé, sans critère de qualité. J’y examine où se logeait vraiment le surcoût martiniquais, la place prise par un petit nombre de prestataires, la taxe que nous pouvions réduire, et ce que le redressement des comptes change, ou ne change pas. Le dossier intègre aussi le jugement rendu en première instance le 21 octobre 2026 contre l’ancien président du syndicat, sur l’exploitation de la décharge de Céron ; un appel est annoncé.</p><p>Une question reste ouverte : construirons-nous une politique commune, ou nous contenterons-nous d’en déplacer les frontières ?</p><p>Le dossier écrit, avec ses sources et sa version PDF : <a href="https://refletsdusud.blog/dechets-martinique-comptes-publics/">https://refletsdusud.blog/dechets-martinique-comptes-publics/</a></p><p>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À la mi-août 2026, dans le Sud, les bacs gris restaient pleins devant les maisons. Cinq semaines plus tard, la chambre régionale des comptes constatait que le syndicat qui traite nos déchets était sorti du rouge. Les deux faits sont exacts en même temps.</p><p>Dans cet épisode, version audio du dossier de Reflets du Sud, je relis douze ans de politique des déchets en Martinique, de la création du SMTVD en 2014 à sa sortie du plan de redressement en septembre 2026. En 2014, les trois agglomérations ont mis en commun le traitement, mais gardé la collecte et le tri ; la contribution de chacune s’est calculée surtout au poids déposé, sans critère de qualité. J’y examine où se logeait vraiment le surcoût martiniquais, la place prise par un petit nombre de prestataires, la taxe que nous pouvions réduire, et ce que le redressement des comptes change, ou ne change pas. Le dossier intègre aussi le jugement rendu en première instance le 21 octobre 2026 contre l’ancien président du syndicat, sur l’exploitation de la décharge de Céron ; un appel est annoncé.</p><p>Une question reste ouverte : construirons-nous une politique commune, ou nous contenterons-nous d’en déplacer les frontières ?</p><p>Le dossier écrit, avec ses sources et sa version PDF : <a href="https://refletsdusud.blog/dechets-martinique-comptes-publics/">https://refletsdusud.blog/dechets-martinique-comptes-publics/</a></p><p>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 09:21:58 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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À la mi-août 2026, dans le Sud, les bacs gris restaient pleins devant les maisons. Cinq semaines plus tard, la chambre régionale des comptes constatait que le syndicat qui traite nos déchets était sorti du rouge. Les deux faits sont exacts en même tem...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Le Code noir est abrogé, la succession reste ouverte</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 20 octobre 2026, le Parlement a voté l’abrogation expresse du Code noir, un texte que l’abolition de 1848 avait déjà privé de tout effet juridique. La loi en efface la lettre ; elle ne dit pas qui a hérité de ce que cet ordre a laissé.</p><p>Dans ce dossier, je pars des statues de Colbert qui ont assisté aux 2 votes, puis je suis l’argent de 1849. L’indemnité est versée aux propriétaires d’esclaves, et le huitième en est prélevé pour fonder une banque en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, contre des actions remises aux indemnitaires. Le prêt sur récoltes de cette banque est d’abord réservé aux propriétaires d’habitations, quand les personnes libérées sortent sans titre sur la terre qu’elles ont travaillée. J’examine ensuite le rapport que la loi commande au gouvernement, l’article qui a divisé l’Assemblée, et les 4 questions auxquelles je le jugerai quand il viendra.</p><p>Version audio du dossier publié sur Reflets du Sud. Le texte intégral, avec ses sources et sa note de méthode : <a href="https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/">https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/</a></p><p>Reflets du Sud est une publication indépendante, sans subvention. Pour la soutenir : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Pour recevoir les prochains textes : <a href="https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h">https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 octobre 2026, le Parlement a voté l’abrogation expresse du Code noir, un texte que l’abolition de 1848 avait déjà privé de tout effet juridique. La loi en efface la lettre ; elle ne dit pas qui a hérité de ce que cet ordre a laissé.</p><p>Dans ce dossier, je pars des statues de Colbert qui ont assisté aux 2 votes, puis je suis l’argent de 1849. L’indemnité est versée aux propriétaires d’esclaves, et le huitième en est prélevé pour fonder une banque en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, contre des actions remises aux indemnitaires. Le prêt sur récoltes de cette banque est d’abord réservé aux propriétaires d’habitations, quand les personnes libérées sortent sans titre sur la terre qu’elles ont travaillée. J’examine ensuite le rapport que la loi commande au gouvernement, l’article qui a divisé l’Assemblée, et les 4 questions auxquelles je le jugerai quand il viendra.</p><p>Version audio du dossier publié sur Reflets du Sud. Le texte intégral, avec ses sources et sa note de méthode : <a href="https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/">https://refletsdusud.blog/code-noir-abroge-succession-reste-ouverte/</a></p><p>Reflets du Sud est une publication indépendante, sans subvention. Pour la soutenir : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Pour recevoir les prochains textes : <a href="https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h">https://whatsapp.com/channel/0029VbCuGeRCnA7qng1nA13h</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:54:24 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Le 20 octobre 2026, le Parlement a voté l’abrogation expresse du Code noir, un texte que l’abolition de 1848 avait déjà privé de tout effet juridique. La loi en efface la lettre ; elle ne dit pas qui a hérité de ce que cet ordre a laissé.
Dans ce doss...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>« Makrel » · Reprendre les mots, épisode 17</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans ton quartier, il y a une makrel. Tu peux la nommer. Donc ce n’est pas un mot en l’air : c’est une fonction, et elle est occupée.</p><p>Épisode 17 de « Reprendre les mots », le rendez-vous où Reflets du Sud reprend chaque lundi un mot qu’on emploie sans en connaître l’histoire.</p><p>Au programme : ce que dit vraiment le dictionnaire de Raphaël Confiant, où « makrel » désigne la commère, puis la curieuse des affaires d’autrui, et aussi la maquerelle. Pourquoi ce n’est pas le poisson, qui se dit « makriyo ». Et, du côté du français, « maquereau » qui remonte au moyen néerlandais <em>makelâre</em>, l’intermédiaire, le courtier, sans qu’une parenté directe avec notre mot créole soit pour autant établie.</p><p>Reste le cœur de l’épisode : ce que la makrel surveille, ce ne sont pas les faits, ce sont les manières. Et la sentence tombe toujours dans les mêmes mots, « ça ne se fait pas », « une famille comme il faut », « des gens bien élevés ». La phrase est en créole, le code est en français.</p><p>Ce n’est ni un plaidoyer pour le silence, ni un procès fait aux makrel. Dans un petit pays, se regarder, c’est aussi se protéger. Ce qu’on laisse tomber, c’est le tribunal, pas la parole.</p><p>L’article complet, avec les entrées de dictionnaire et les sources vérifiées :<br><a href="https://refletsdusud.blog/makrel-commere-ragots-jugement-quartier-martinique/">https://refletsdusud.blog/makrel-commere-ragots-jugement-quartier-martinique/</a></p><p>Sources : Raphaël Confiant, <em>Dictionnaire du créole martiniquais</em> ; CNRTL, entrée « maquereau, maquerelle » ; <em>Dictionnaire de l’Académie française</em>, 9e édition.</p><p>Lundi prochain : « makoumè ».</p><p>Reflets du Sud, histoires et mémoires martiniquaises.<br><a href="http://refletsdusud.blog">refletsdusud.blog</a><br>Soutenir le travail : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans ton quartier, il y a une makrel. Tu peux la nommer. Donc ce n’est pas un mot en l’air : c’est une fonction, et elle est occupée.</p><p>Épisode 17 de « Reprendre les mots », le rendez-vous où Reflets du Sud reprend chaque lundi un mot qu’on emploie sans en connaître l’histoire.</p><p>Au programme : ce que dit vraiment le dictionnaire de Raphaël Confiant, où « makrel » désigne la commère, puis la curieuse des affaires d’autrui, et aussi la maquerelle. Pourquoi ce n’est pas le poisson, qui se dit « makriyo ». Et, du côté du français, « maquereau » qui remonte au moyen néerlandais <em>makelâre</em>, l’intermédiaire, le courtier, sans qu’une parenté directe avec notre mot créole soit pour autant établie.</p><p>Reste le cœur de l’épisode : ce que la makrel surveille, ce ne sont pas les faits, ce sont les manières. Et la sentence tombe toujours dans les mêmes mots, « ça ne se fait pas », « une famille comme il faut », « des gens bien élevés ». La phrase est en créole, le code est en français.</p><p>Ce n’est ni un plaidoyer pour le silence, ni un procès fait aux makrel. Dans un petit pays, se regarder, c’est aussi se protéger. Ce qu’on laisse tomber, c’est le tribunal, pas la parole.</p><p>L’article complet, avec les entrées de dictionnaire et les sources vérifiées :<br><a href="https://refletsdusud.blog/makrel-commere-ragots-jugement-quartier-martinique/">https://refletsdusud.blog/makrel-commere-ragots-jugement-quartier-martinique/</a></p><p>Sources : Raphaël Confiant, <em>Dictionnaire du créole martiniquais</em> ; CNRTL, entrée « maquereau, maquerelle » ; <em>Dictionnaire de l’Académie française</em>, 9e édition.</p><p>Lundi prochain : « makoumè ».</p><p>Reflets du Sud, histoires et mémoires martiniquaises.<br><a href="http://refletsdusud.blog">refletsdusud.blog</a><br>Soutenir le travail : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 19 Oct 2026 12:46:47 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Dans ton quartier, il y a une makrel. Tu peux la nommer. Donc ce n’est pas un mot en l’air : c’est une fonction, et elle est occupée.
Épisode 17 de « Reprendre les mots », le rendez-vous où Reflets du Sud reprend chaque lundi un mot qu’on emploie sans...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>44,6 millions reportés, 61 euros annulés : ce que disent les comptes du transport martiniquais</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au plus fort de la crise du transport, une phrase revenait partout : la régie coûte trop cher. Je n’ai trouvé ce calcul nulle part, alors je l’ai fait, avec les documents que Martinique Transport publie lui-même.</p><p>Trois opérations suffisent. La Régie des transports de Martinique pèse 15,3 % du coût du transport en 2025. La contribution que l’autorité lui vote pour 2026 est inférieure à ses seules charges de personnel constatées en 2024. Et sur l’exercice où 44 609 061,93 euros de transport scolaire, urbain et maritime ont été repoussés sur l’année suivante faute de crédits ouverts, la ligne de la régie, elle, a été mandatée presque à l’euro près : 61,23 euros restés sans emploi.</p><p>Leur résultat ne dit pas ce que tout le monde répète.</p><p>Alors pourquoi la régie concentre-t-elle les critiques ? Parce qu’elle publie. Ses comptes, ses effectifs, ses accords salariaux sont en ligne. Les entreprises qui exploitent les réseaux, dont les contrats pèsent 78,3 % des dépenses prévues en 2026, ne publient rien de comparable. On discute ce qui est visible, pas ce qui compte. Cette asymétrie documentaire produit une asymétrie du soupçon.</p><p>Cet épisode ne raconte pas la crise d’août et de septembre 2026. Il explique pourquoi l’argent n’était pas là quand elle est arrivée : les chapitres budgétaires, la compensation de l’opérateur interne, les cinq autorisations d’engagement fusionnées en une, et quatre mots réécrits dans les statuts en 2021 qui ont changé la façon dont la présidence s’exerce.</p><p>Un travail de lecture sur actes publics : délibérations, budgets, comptes administratifs, statuts, règlements intérieurs, avis au registre du commerce, décisions de justice. Aucune source anonyme, aucune institution interpellée, aucun coupable désigné. Le dossier nomme ce qui est établi, puis les six ensembles de pièces qui permettraient de trancher le reste.</p><p>Si quelqu’un a fait ce calcul avant moi, qu’il me le montre et je le citerai.</p><p>Le dossier complet, 17 pages en accès libre : <a href="https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/">https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/</a></p><p>Reflets du Sud vit sans publicité ni subvention. Pour soutenir le travail : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au plus fort de la crise du transport, une phrase revenait partout : la régie coûte trop cher. Je n’ai trouvé ce calcul nulle part, alors je l’ai fait, avec les documents que Martinique Transport publie lui-même.</p><p>Trois opérations suffisent. La Régie des transports de Martinique pèse 15,3 % du coût du transport en 2025. La contribution que l’autorité lui vote pour 2026 est inférieure à ses seules charges de personnel constatées en 2024. Et sur l’exercice où 44 609 061,93 euros de transport scolaire, urbain et maritime ont été repoussés sur l’année suivante faute de crédits ouverts, la ligne de la régie, elle, a été mandatée presque à l’euro près : 61,23 euros restés sans emploi.</p><p>Leur résultat ne dit pas ce que tout le monde répète.</p><p>Alors pourquoi la régie concentre-t-elle les critiques ? Parce qu’elle publie. Ses comptes, ses effectifs, ses accords salariaux sont en ligne. Les entreprises qui exploitent les réseaux, dont les contrats pèsent 78,3 % des dépenses prévues en 2026, ne publient rien de comparable. On discute ce qui est visible, pas ce qui compte. Cette asymétrie documentaire produit une asymétrie du soupçon.</p><p>Cet épisode ne raconte pas la crise d’août et de septembre 2026. Il explique pourquoi l’argent n’était pas là quand elle est arrivée : les chapitres budgétaires, la compensation de l’opérateur interne, les cinq autorisations d’engagement fusionnées en une, et quatre mots réécrits dans les statuts en 2021 qui ont changé la façon dont la présidence s’exerce.</p><p>Un travail de lecture sur actes publics : délibérations, budgets, comptes administratifs, statuts, règlements intérieurs, avis au registre du commerce, décisions de justice. Aucune source anonyme, aucune institution interpellée, aucun coupable désigné. Le dossier nomme ce qui est établi, puis les six ensembles de pièces qui permettraient de trancher le reste.</p><p>Si quelqu’un a fait ce calcul avant moi, qu’il me le montre et je le citerai.</p><p>Le dossier complet, 17 pages en accès libre : <a href="https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/">https://refletsdusud.blog/rtm-martinique-transport-44-6-millions/</a></p><p>Reflets du Sud vit sans publicité ni subvention. Pour soutenir le travail : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 17 Oct 2026 05:37:47 +0000</pubDate>
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Au plus fort de la crise du transport, une phrase revenait partout : la régie coûte trop cher. Je n’ai trouvé ce calcul nulle part, alors je l’ai fait, avec les documents que Martinique Transport publie lui-même.
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                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Dracula a fait carrière, Ladjablès est restée sur le chemin</title>
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                <description><![CDATA[<p><b>Description</b></p><p>En 1890, Lafcadio Hearn consacre un chapitre à la Guiablesse dans le livre qu’il tire de ses 2 années en Martinique. 7 ans plus tard, Bram Stoker publie « Dracula ». Le vampire est devenu un personnage mondial ; Ladjablès a gardé nos chemins et les récits du soir.</p><p>Elle a pourtant voyagé. À Chicago, en 1933, un ballet lui est consacré : la chorégraphe Ruth Page y danse elle-même le rôle-titre, seule interprète blanche d’une distribution noire, avant que Katherine Dunham ne le reprenne. En 1942, Aimé Césaire et René Ménil lisaient nos contes comme une archive de la faim et de la peur. Celui qui raconte Dracula parle de littérature. À celui qui raconte Ladjablès, demande-t-on s’il y croit ?</p><p>Une brève de Reflets du Sud, en écho à la troisième saison de « Mémoire basse », « Ce qu’on ne regarde pas », réalisée avec Sa ki fèt fèt Matnik.</p><p>Lire la brève et ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/ladjables-dracula-legendes-martinique/">https://refletsdusud.blog/ladjables-dracula-legendes-martinique/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Description</b></p><p>En 1890, Lafcadio Hearn consacre un chapitre à la Guiablesse dans le livre qu’il tire de ses 2 années en Martinique. 7 ans plus tard, Bram Stoker publie « Dracula ». Le vampire est devenu un personnage mondial ; Ladjablès a gardé nos chemins et les récits du soir.</p><p>Elle a pourtant voyagé. À Chicago, en 1933, un ballet lui est consacré : la chorégraphe Ruth Page y danse elle-même le rôle-titre, seule interprète blanche d’une distribution noire, avant que Katherine Dunham ne le reprenne. En 1942, Aimé Césaire et René Ménil lisaient nos contes comme une archive de la faim et de la peur. Celui qui raconte Dracula parle de littérature. À celui qui raconte Ladjablès, demande-t-on s’il y croit ?</p><p>Une brève de Reflets du Sud, en écho à la troisième saison de « Mémoire basse », « Ce qu’on ne regarde pas », réalisée avec Sa ki fèt fèt Matnik.</p><p>Lire la brève et ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/ladjables-dracula-legendes-martinique/">https://refletsdusud.blog/ladjables-dracula-legendes-martinique/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 17:30:32 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Description
En 1890, Lafcadio Hearn consacre un chapitre à la Guiablesse dans le livre qu’il tire de ses 2 années en Martinique. 7 ans plus tard, Bram Stoker publie « Dracula ». Le vampire est devenu un personnage mondial ; Ladjablès a gardé nos chemi...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>« Doudou » : garder la tendresse, desserrer le rôle</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Doudou ». Un mot que l’on prononce avec tant de tendresse qu’on finit par ne plus entendre ce qu’il transporte. Ouvre le Larousse : une entrée masculine pour la peluche que l’enfant serre au berceau, une entrée féminine pour l’appellation tendre donnée aux Antilles à une femme. La même sonorité pour la douceur qui rassure l’enfant et pour celle qu’on attache à une femme du pays, et ce voisinage suffit à ouvrir une question.</p><p>Chez nous, « doudou » s’adresse à une femme, à un homme, à un enfant, et c’est la relation qui lui donne son sens. L’Académie française, dans sa 9e édition, n’en retient pourtant qu’une femme native des Antilles : le féminin et l’île, rien d’autre. Le mot vient du redoublement de « doux », procédé ordinaire du créole qui ne porte en lui aucune infériorité ; mais en français la répétition fabrique aussi les mots de l’enfance, et ce voisinage pèse sur la manière dont on entend le mot lorsqu’il désigne une femme adulte.</p><p>Il faut alors suivre le costume qu’on lui a taillé : le madras, le sourire attendu, une femme qui accueille celui qui arrive et l’attend quand il repart. Avec les travaux de Stéphanie Melyon-Reinette et de Jacqueline Couti, l’épisode suit cette figure mise au service de la beauté du pays et de sa commercialisation, puis remonte à janvier 1942, quand Suzanne Césaire déchire la carte postale dans la revue « Tropiques » : « Littérature de hamac. Littérature de sucre et de vanille. » Cette critique du doudouisme vient d’ici, portée par une Martiniquaise.</p><p>Reste le prix de cette douceur, la familiarité qu’un inconnu impose en disant « doudou » et le sourire qu’on attend en retour. Je parle comme un homme, et c’est aux hommes que je pose la question de ce que nous attendons des femmes quand nous confondons leur douceur avec une disponibilité acquise. Fuir la doudou pour élever la potomitan, le pilier qui tient la famille, revient souvent à rebaptiser la charge sans l’alléger, comme le montrent les travaux de Stéphanie Mulot.</p><p>Reprendre « doudou », c’est garder l’affection là où elle se partage librement et refuser qu’une femme soit désignée par son île. Avec cet épisode 16 se referme la série 4 de Reprendre les mots.</p><p><b>Méfie-toi des mots qui te donnent un rôle au lieu d’un nom.</b></p><p>Le texte intégral et toutes les sources : <a href="https://refletsdusud.blog/doudou-tendresse-doudouisme-femmes-antilles/">https://refletsdusud.blog/doudou-tendresse-doudouisme-femmes-antilles/</a></p><p>Tous les épisodes de Reprendre les mots : <a href="https://refletsdusud.blog/category/reprendre-les-mots/">https://refletsdusud.blog/category/reprendre-les-mots/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Doudou ». Un mot que l’on prononce avec tant de tendresse qu’on finit par ne plus entendre ce qu’il transporte. Ouvre le Larousse : une entrée masculine pour la peluche que l’enfant serre au berceau, une entrée féminine pour l’appellation tendre donnée aux Antilles à une femme. La même sonorité pour la douceur qui rassure l’enfant et pour celle qu’on attache à une femme du pays, et ce voisinage suffit à ouvrir une question.</p><p>Chez nous, « doudou » s’adresse à une femme, à un homme, à un enfant, et c’est la relation qui lui donne son sens. L’Académie française, dans sa 9e édition, n’en retient pourtant qu’une femme native des Antilles : le féminin et l’île, rien d’autre. Le mot vient du redoublement de « doux », procédé ordinaire du créole qui ne porte en lui aucune infériorité ; mais en français la répétition fabrique aussi les mots de l’enfance, et ce voisinage pèse sur la manière dont on entend le mot lorsqu’il désigne une femme adulte.</p><p>Il faut alors suivre le costume qu’on lui a taillé : le madras, le sourire attendu, une femme qui accueille celui qui arrive et l’attend quand il repart. Avec les travaux de Stéphanie Melyon-Reinette et de Jacqueline Couti, l’épisode suit cette figure mise au service de la beauté du pays et de sa commercialisation, puis remonte à janvier 1942, quand Suzanne Césaire déchire la carte postale dans la revue « Tropiques » : « Littérature de hamac. Littérature de sucre et de vanille. » Cette critique du doudouisme vient d’ici, portée par une Martiniquaise.</p><p>Reste le prix de cette douceur, la familiarité qu’un inconnu impose en disant « doudou » et le sourire qu’on attend en retour. Je parle comme un homme, et c’est aux hommes que je pose la question de ce que nous attendons des femmes quand nous confondons leur douceur avec une disponibilité acquise. Fuir la doudou pour élever la potomitan, le pilier qui tient la famille, revient souvent à rebaptiser la charge sans l’alléger, comme le montrent les travaux de Stéphanie Mulot.</p><p>Reprendre « doudou », c’est garder l’affection là où elle se partage librement et refuser qu’une femme soit désignée par son île. Avec cet épisode 16 se referme la série 4 de Reprendre les mots.</p><p><b>Méfie-toi des mots qui te donnent un rôle au lieu d’un nom.</b></p><p>Le texte intégral et toutes les sources : <a href="https://refletsdusud.blog/doudou-tendresse-doudouisme-femmes-antilles/">https://refletsdusud.blog/doudou-tendresse-doudouisme-femmes-antilles/</a></p><p>Tous les épisodes de Reprendre les mots : <a href="https://refletsdusud.blog/category/reprendre-les-mots/">https://refletsdusud.blog/category/reprendre-les-mots/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 12:40:05 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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« Doudou ». Un mot que l’on prononce avec tant de tendresse qu’on finit par ne plus entendre ce qu’il transporte. Ouvre le Larousse : une entrée masculine pour la peluche que l’enfant serre au berceau, une entrée féminine pour l’appellation tendre don...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Supprimer l’octroi de mer : la réponse de Maryse Coppet</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tribune invitée. Le 9 octobre 2026, Reflets du Sud publiait « Octroi de mer : l’impôt qui nous tient », un dossier qui propose de garder la taxe en changeant sa cible. Maryse Coppet, avocat au barreau de Bruxelles et présidente du Mouvement Outre Mer, y répond. Sa thèse est opposée : il faut supprimer l’octroi de mer.</p><p>Son argumentation avance en quatre temps. D’abord, une évaluation construite avec ceux qui profitent du dispositif, ce que la Cour des comptes relevait déjà en mars 2024. Ensuite, des exonérations accordées produit par produit, un régime dans lequel la chambre régionale des comptes de Guadeloupe voyait en 2020 un risque de clientélisme et de corruption. Puis une taxe prélevée sur le panier des ménages, alors que les populations demandent du pouvoir d’achat et que les collectivités ne rendent pas compte de leurs dépenses. Enfin, un droit de douane intérieur qui, depuis l’arrêt Lancry de 1994, ne tient que par dérogation européenne. Elle annonce travailler sur un dispositif de remplacement qui ne pèserait pas sur le pouvoir d’achat.</p><p>Les analyses et propositions de cet épisode sont celles de Maryse Coppet. Reflets du Sud reproduit sa tribune sans modification de fond ; une éventuelle réponse éditoriale sera publiée séparément.</p><p>Lire la tribune (texte et PDF) : <a href="https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-reponse-maryse-coppet/">https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-reponse-maryse-coppet/</a><br>Le dossier auquel elle répond : <a href="https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/">https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/</a></p><p>Reflets du Sud, histoire, société et mémoires martiniquaises : <a href="https://refletsdusud.blog">https://refletsdusud.blog</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tribune invitée. Le 9 octobre 2026, Reflets du Sud publiait « Octroi de mer : l’impôt qui nous tient », un dossier qui propose de garder la taxe en changeant sa cible. Maryse Coppet, avocat au barreau de Bruxelles et présidente du Mouvement Outre Mer, y répond. Sa thèse est opposée : il faut supprimer l’octroi de mer.</p><p>Son argumentation avance en quatre temps. D’abord, une évaluation construite avec ceux qui profitent du dispositif, ce que la Cour des comptes relevait déjà en mars 2024. Ensuite, des exonérations accordées produit par produit, un régime dans lequel la chambre régionale des comptes de Guadeloupe voyait en 2020 un risque de clientélisme et de corruption. Puis une taxe prélevée sur le panier des ménages, alors que les populations demandent du pouvoir d’achat et que les collectivités ne rendent pas compte de leurs dépenses. Enfin, un droit de douane intérieur qui, depuis l’arrêt Lancry de 1994, ne tient que par dérogation européenne. Elle annonce travailler sur un dispositif de remplacement qui ne pèserait pas sur le pouvoir d’achat.</p><p>Les analyses et propositions de cet épisode sont celles de Maryse Coppet. Reflets du Sud reproduit sa tribune sans modification de fond ; une éventuelle réponse éditoriale sera publiée séparément.</p><p>Lire la tribune (texte et PDF) : <a href="https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-reponse-maryse-coppet/">https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-reponse-maryse-coppet/</a><br>Le dossier auquel elle répond : <a href="https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/">https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/</a></p><p>Reflets du Sud, histoire, société et mémoires martiniquaises : <a href="https://refletsdusud.blog">https://refletsdusud.blog</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 Oct 2026 07:53:39 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Tribune invitée. Le 9 octobre 2026, Reflets du Sud publiait « Octroi de mer : l’impôt qui nous tient », un dossier qui propose de garder la taxe en changeant sa cible. Maryse Coppet, avocat au barreau de Bruxelles et présidente du Mouvement Outre Mer,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Octroi de mer : l’impôt qui nous tient</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il y a des impôts que l’on paie. Il y en a d’autres qui nous tiennent. L’octroi de mer apporte près d’un tiers des ressources de nos communes et pèse sur le prix de la plupart des biens importés ; la Commission européenne propose de prolonger jusqu’en 2030 le régime qui permet de le moduler en faveur de la production locale.</p><p>Dans cet épisode, version audio du troisième volet du dossier de Reflets du Sud sur l’octroi de mer, je lis l’évaluation que la France a remise à Bruxelles en octobre 2025 et qu’elle n’avait pas rendue publique. Obtenue par l’avocate Maryse Coppet au terme d’une procédure européenne, malgré l’opposition partielle des autorités françaises, elle chiffre ce que coûte la protection de la production locale, qui la paie, et ce que ses propres tests peinent à démontrer. Puis je pose la question que le débat entre abolition et prolongation contourne : à qui profite la durée ? Ni disparition, ni reconduction en l’état : 5 pistes pour changer la cible de cet impôt.</p><p>L’article écrit, ses sources et les 3 documents consultables : <a href="https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/">https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/</a></p><p>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des impôts que l’on paie. Il y en a d’autres qui nous tiennent. L’octroi de mer apporte près d’un tiers des ressources de nos communes et pèse sur le prix de la plupart des biens importés ; la Commission européenne propose de prolonger jusqu’en 2030 le régime qui permet de le moduler en faveur de la production locale.</p><p>Dans cet épisode, version audio du troisième volet du dossier de Reflets du Sud sur l’octroi de mer, je lis l’évaluation que la France a remise à Bruxelles en octobre 2025 et qu’elle n’avait pas rendue publique. Obtenue par l’avocate Maryse Coppet au terme d’une procédure européenne, malgré l’opposition partielle des autorités françaises, elle chiffre ce que coûte la protection de la production locale, qui la paie, et ce que ses propres tests peinent à démontrer. Puis je pose la question que le débat entre abolition et prolongation contourne : à qui profite la durée ? Ni disparition, ni reconduction en l’état : 5 pistes pour changer la cible de cet impôt.</p><p>L’article écrit, ses sources et les 3 documents consultables : <a href="https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/">https://refletsdusud.blog/octroi-de-mer-impot-qui-nous-tient/</a></p><p>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 10:40:16 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Il y a des impôts que l’on paie. Il y en a d’autres qui nous tiennent. L’octroi de mer apporte près d’un tiers des ressources de nos communes et pèse sur le prix de la plupart des biens importés ; la Commission européenne propose de prolonger jusqu’en...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 15 : « Quimbois »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il y a un mot qu'on baisse la voix pour dire. « Quimbois », « tjenbwa » en créole martiniquais, « kenbwa » en Guadeloupe, « tchenbwa » en Guyane. On nous l'a présenté comme de la sorcellerie, de la superstition, des histoires de bonnes femmes. Mais voilà ce qu'on ne nous dit jamais : le colon ne l'a pas interdit parce qu'il n'y croyait pas. Il l'a interdit parce qu'il y croyait autant que nous.</p><p>Dans cet épisode, trois pistes étymologiques et aucune n'a gagné : le français « tiens, bois », l'injonction du guérisseur ; le kikongo « kimbwa », que les uns traduisent par connaissance et les autres par l'esprit qui veille sur une lignée ; et le kalinago « akamboué », les esprits des ancêtres, piste défendue par l'ethnobotaniste martiniquais Emmanuel Nossin. Le mot est aussi métissé que la pratique.</p><p>Puis l'histoire de la répression. Sur l'habitation, connaître les plantes, c'était se soigner sans le maître, accoucher sans le maître, donc lui échapper. L'historienne Caroline Oudin-Bastide a montré que l'accusation d'empoisonnement a fonctionné comme une panique coloniale, nourrie par des maîtres qui croyaient eux-mêmes aux forces occultes. Une peur souvent sans preuve, mais qui a fait des morts bien réels : de 1724 à l'abolition, des tribunaux spéciaux ont jugé, condamné et exécuté. Et en 1760, juste après la révolte de Tacky, la Jamaïque a voté une loi qui interdisait l'obeah par son nom.</p><p>Une précision qui compte : cet épisode n'est pas une apologie d'une croyance. Je ne demande à personne de croire à quoi que ce soit, chacun sa foi et ça ne regarde que lui. Ce que nous faisons ici, chaque lundi, c'est décoder les mots pour reprendre prise sur nos imaginaires. Décoloniser les mots, décoloniser les pratiques, et rouvrir le champ des possibles.</p><p>Et pendant qu'on riait du quimbois, on a laissé se perdre l'autre moitié : les plantes, les tisanes, le savoir des vieux. L'agence du médicament recense aujourd'hui environ soixante-quinze plantes d'outre-mer inscrites à la Pharmacopée française. Ce qu'on appelait sorcellerie est en train d'entrer dans la pharmacopée.</p><p>Ce n'était pas de la sorcellerie. C'était de l'autonomie.</p><p>Texte intégral, précisions et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/quimbois-tjenbwa-savoir-autonomie/">https://refletsdusud.blog/quimbois-tjenbwa-savoir-autonomie/</a></p><p>Ni publicité, ni sponsor. Si ce travail compte pour vous, soutenez-le sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>« Reprendre les mots » est une série de Reflets du Sud. Un mot par semaine, décodé, rendu à son histoire.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un mot qu'on baisse la voix pour dire. « Quimbois », « tjenbwa » en créole martiniquais, « kenbwa » en Guadeloupe, « tchenbwa » en Guyane. On nous l'a présenté comme de la sorcellerie, de la superstition, des histoires de bonnes femmes. Mais voilà ce qu'on ne nous dit jamais : le colon ne l'a pas interdit parce qu'il n'y croyait pas. Il l'a interdit parce qu'il y croyait autant que nous.</p><p>Dans cet épisode, trois pistes étymologiques et aucune n'a gagné : le français « tiens, bois », l'injonction du guérisseur ; le kikongo « kimbwa », que les uns traduisent par connaissance et les autres par l'esprit qui veille sur une lignée ; et le kalinago « akamboué », les esprits des ancêtres, piste défendue par l'ethnobotaniste martiniquais Emmanuel Nossin. Le mot est aussi métissé que la pratique.</p><p>Puis l'histoire de la répression. Sur l'habitation, connaître les plantes, c'était se soigner sans le maître, accoucher sans le maître, donc lui échapper. L'historienne Caroline Oudin-Bastide a montré que l'accusation d'empoisonnement a fonctionné comme une panique coloniale, nourrie par des maîtres qui croyaient eux-mêmes aux forces occultes. Une peur souvent sans preuve, mais qui a fait des morts bien réels : de 1724 à l'abolition, des tribunaux spéciaux ont jugé, condamné et exécuté. Et en 1760, juste après la révolte de Tacky, la Jamaïque a voté une loi qui interdisait l'obeah par son nom.</p><p>Une précision qui compte : cet épisode n'est pas une apologie d'une croyance. Je ne demande à personne de croire à quoi que ce soit, chacun sa foi et ça ne regarde que lui. Ce que nous faisons ici, chaque lundi, c'est décoder les mots pour reprendre prise sur nos imaginaires. Décoloniser les mots, décoloniser les pratiques, et rouvrir le champ des possibles.</p><p>Et pendant qu'on riait du quimbois, on a laissé se perdre l'autre moitié : les plantes, les tisanes, le savoir des vieux. L'agence du médicament recense aujourd'hui environ soixante-quinze plantes d'outre-mer inscrites à la Pharmacopée française. Ce qu'on appelait sorcellerie est en train d'entrer dans la pharmacopée.</p><p>Ce n'était pas de la sorcellerie. C'était de l'autonomie.</p><p>Texte intégral, précisions et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/quimbois-tjenbwa-savoir-autonomie/">https://refletsdusud.blog/quimbois-tjenbwa-savoir-autonomie/</a></p><p>Ni publicité, ni sponsor. Si ce travail compte pour vous, soutenez-le sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>« Reprendre les mots » est une série de Reflets du Sud. Un mot par semaine, décodé, rendu à son histoire.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 17:59:18 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Il y a un mot qu'on baisse la voix pour dire. « Quimbois », « tjenbwa » en créole martiniquais, « kenbwa » en Guadeloupe, « tchenbwa » en Guyane. On nous l'a présenté comme de la sorcellerie, de la superstition, des histoires de bonnes femmes. Mais vo...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Quand nous avons appris à nous penser comme une destination</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis la fin des années 1960, la vocation touristique de la Martinique est présentée comme une évidence, jusque dans un rapport du Sénat en 2011. Pourtant, rapporté aux comptes réels de notre économie, le tourisme pèse bien moins que la place qu'il occupe dans nos discours, nos projets et nos campagnes.</p><p>Dans cet épisode, version audio du dossier de Reflets du Sud, je remonte l'histoire de cette assignation : comment une représentation née hors de l'île a fini par être reprise à son compte par la classe politique martiniquaise, ce que nous cessons de compter quand nous nous pensons comme destination, et ce que deviendrait un pays qui se demanderait enfin ce qu'il attend de lui-même. Le tourisme n'est pas mis en accusation ; c'est l'assignation qui l'est.</p><p>Le dossier écrit, avec ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/quand-nous-avons-appris-a-nous-penser-comme-une-destination/">https://refletsdusud.blog/quand-nous-avons-appris-a-nous-penser-comme-une-destination/</a></p><p>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la fin des années 1960, la vocation touristique de la Martinique est présentée comme une évidence, jusque dans un rapport du Sénat en 2011. Pourtant, rapporté aux comptes réels de notre économie, le tourisme pèse bien moins que la place qu'il occupe dans nos discours, nos projets et nos campagnes.</p><p>Dans cet épisode, version audio du dossier de Reflets du Sud, je remonte l'histoire de cette assignation : comment une représentation née hors de l'île a fini par être reprise à son compte par la classe politique martiniquaise, ce que nous cessons de compter quand nous nous pensons comme destination, et ce que deviendrait un pays qui se demanderait enfin ce qu'il attend de lui-même. Le tourisme n'est pas mis en accusation ; c'est l'assignation qui l'est.</p><p>Le dossier écrit, avec ses sources : <a href="https://refletsdusud.blog/quand-nous-avons-appris-a-nous-penser-comme-une-destination/">https://refletsdusud.blog/quand-nous-avons-appris-a-nous-penser-comme-une-destination/</a></p><p>Reflets du Sud est un média indépendant qui vit de la confiance de ses lecteurs et auditeurs. Soutenez-le sur Tipeee, même avec 1 € : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a><br>Suivez la page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489">https://www.facebook.com/profile.php?id=61595017529489</a></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 21:36:53 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Depuis la fin des années 1960, la vocation touristique de la Martinique est présentée comme une évidence, jusque dans un rapport du Sénat en 2011. Pourtant, rapporté aux comptes réels de notre économie, le tourisme pèse bien moins que la place qu'il o...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 1 : « Outre-mer »</title>
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                <description><![CDATA[<p>On le dit tous les jours, c'est même le nom d'un ministère. Mais « outre-mer » veut dire « de l'autre côté de la mer », et la question tombe d'elle-même : de l'autre côté pour qui ?</p><p>Dans cet épisode : l'histoire d'un mot qui a désigné l'Angleterre, puis l'Orient des croisades, puis tout lointain européen ; 1946, quand les « colonies » deviennent « départements d'outre-mer » ; et l'asymétrie d'un mot qui ne se retourne jamais, puisque Paris n'est jamais « outre-mer » vu de Fort-de-France. Premier épisode de la série.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/outre-mer-origine-asymetrie/">https://refletsdusud.blog/outre-mer-origine-asymetrie/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7656815124791037217">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7656815124791037217</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DaLnUD7sGTP/">https://www.instagram.com/reel/DaLnUD7sGTP/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1DwpdmScFP/">https://www.facebook.com/share/v/1DwpdmScFP/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui te désignent sans jamais se retourner.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On le dit tous les jours, c'est même le nom d'un ministère. Mais « outre-mer » veut dire « de l'autre côté de la mer », et la question tombe d'elle-même : de l'autre côté pour qui ?</p><p>Dans cet épisode : l'histoire d'un mot qui a désigné l'Angleterre, puis l'Orient des croisades, puis tout lointain européen ; 1946, quand les « colonies » deviennent « départements d'outre-mer » ; et l'asymétrie d'un mot qui ne se retourne jamais, puisque Paris n'est jamais « outre-mer » vu de Fort-de-France. Premier épisode de la série.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/outre-mer-origine-asymetrie/">https://refletsdusud.blog/outre-mer-origine-asymetrie/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7656815124791037217">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7656815124791037217</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DaLnUD7sGTP/">https://www.instagram.com/reel/DaLnUD7sGTP/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1DwpdmScFP/">https://www.facebook.com/share/v/1DwpdmScFP/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui te désignent sans jamais se retourner.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 02:28:12 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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On le dit tous les jours, c'est même le nom d'un ministère. Mais « outre-mer » veut dire « de l'autre côté de la mer », et la question tombe d'elle-même : de l'autre côté pour qui ?
Dans cet épisode : l'histoire d'un mot qui a désigné l'Angleterre, pu...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 2 : « Pwofitasyon »</title>
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                <description><![CDATA[<p>On nous répète que « pwofitasyon » veut dire « vie chère ». C'est une traduction qui désarme. Le créole a pris le verbe « profiter » et lui a ajouté le suffixe « asyon » : l'acte devient un système, et le mot garde l'abus dedans. Là où « vie chère » n'accuse personne, comme on parlerait de la pluie, « pwofitasyon » désigne des responsables.</p><p>Dans cet épisode : un mot qui vivait dans les bouches bien avant 2009 ; la grève générale guadeloupéenne et le Liyannaj Kont Pwofitasyon qui l'ont porté dans toute la Caraïbe ; et pourquoi on s'arrange pour nous le faire déposer. Deuxième épisode : le mot que nous avons forgé nous-mêmes.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/pwofitasyon-vie-chere-sens/">https://refletsdusud.blog/pwofitasyon-vie-chere-sens/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7659132135361531168">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7659132135361531168</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DadZzIXsEaC/">https://www.instagram.com/reel/DadZzIXsEaC/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1FJkoGMSkL/">https://www.facebook.com/share/v/1FJkoGMSkL/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi quand on traduit tes mots à ta place. C'est souvent pour les désarmer.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On nous répète que « pwofitasyon » veut dire « vie chère ». C'est une traduction qui désarme. Le créole a pris le verbe « profiter » et lui a ajouté le suffixe « asyon » : l'acte devient un système, et le mot garde l'abus dedans. Là où « vie chère » n'accuse personne, comme on parlerait de la pluie, « pwofitasyon » désigne des responsables.</p><p>Dans cet épisode : un mot qui vivait dans les bouches bien avant 2009 ; la grève générale guadeloupéenne et le Liyannaj Kont Pwofitasyon qui l'ont porté dans toute la Caraïbe ; et pourquoi on s'arrange pour nous le faire déposer. Deuxième épisode : le mot que nous avons forgé nous-mêmes.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/pwofitasyon-vie-chere-sens/">https://refletsdusud.blog/pwofitasyon-vie-chere-sens/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7659132135361531168">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7659132135361531168</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DadZzIXsEaC/">https://www.instagram.com/reel/DadZzIXsEaC/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1FJkoGMSkL/">https://www.facebook.com/share/v/1FJkoGMSkL/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi quand on traduit tes mots à ta place. C'est souvent pour les désarmer.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 02:26:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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On nous répète que « pwofitasyon » veut dire « vie chère ». C'est une traduction qui désarme. Le créole a pris le verbe « profiter » et lui a ajouté le suffixe « asyon » : l'acte devient un système, et le mot garde l'abus dedans. Là où « vie chère » n...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 3 : « Nègre »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mot le plus lourd de notre histoire vient du latin « niger », noir : une couleur, et rien d'autre. Mais à l'époque de la traite, une origine géographique se soude à un statut, et le mot ne dit plus une couleur, il dit une condition.</p><p>Dans cet épisode : l'entrée du mot en français au seizième siècle et son essor avec la traite ; le « nègre littéraire », expression popularisée en 1845 par un pamphlet raciste visant Alexandre Dumas ; et le retournement opéré dans les années 1930 par Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, qui font de l'insulte la négritude.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/negre-origine-negritude/">https://refletsdusud.blog/negre-origine-negritude/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7661602395054427424">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7661602395054427424</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dav8YZWMCZy/">https://www.instagram.com/reel/Dav8YZWMCZy/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1EGAtyxeEv/">https://www.facebook.com/share/v/1EGAtyxeEv/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi de la honte qu'on t'a transmise. Le mot qui devait t'écraser, tu peux le porter debout.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mot le plus lourd de notre histoire vient du latin « niger », noir : une couleur, et rien d'autre. Mais à l'époque de la traite, une origine géographique se soude à un statut, et le mot ne dit plus une couleur, il dit une condition.</p><p>Dans cet épisode : l'entrée du mot en français au seizième siècle et son essor avec la traite ; le « nègre littéraire », expression popularisée en 1845 par un pamphlet raciste visant Alexandre Dumas ; et le retournement opéré dans les années 1930 par Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, qui font de l'insulte la négritude.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/negre-origine-negritude/">https://refletsdusud.blog/negre-origine-negritude/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7661602395054427424">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7661602395054427424</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dav8YZWMCZy/">https://www.instagram.com/reel/Dav8YZWMCZy/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1EGAtyxeEv/">https://www.facebook.com/share/v/1EGAtyxeEv/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi de la honte qu'on t'a transmise. Le mot qui devait t'écraser, tu peux le porter debout.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 02:24:08 +0000</pubDate>
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Le mot le plus lourd de notre histoire vient du latin « niger », noir : une couleur, et rien d'autre. Mais à l'époque de la traite, une origine géographique se soude à un statut, et le mot ne dit plus une couleur, il dit une condition.
Dans cet épisod...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 4 : « Créole »</title>
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                <description><![CDATA[<p>On dit « créole » pour notre langue, notre cuisine, nous-mêmes. Pourtant, à l'origine, le mot ne désignait ni notre culture ni les Noirs. De l'espagnol « criollo », il signifie « né et élevé sur place », et aux Antilles il a d'abord été revendiqué par les colons blancs, le béké se disant « Blanc créole ».</p><p>Dans cet épisode : la distinction entre créoles et bossales dans la société esclavagiste ; la langue créole longtemps rabaissée au rang de « patois » ; sa reconnaissance tardive par l'école, du CAPES en 2002 à l'agrégation en 2020 ; et ce que le mot finit par dire de nous.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/creole-criollo-origine/">https://refletsdusud.blog/creole-criollo-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7664646445462523168">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7664646445462523168</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DbBiNjmh45S/">https://www.instagram.com/reel/DbBiNjmh45S/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1H8LjvntxJ/">https://www.facebook.com/share/v/1H8LjvntxJ/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Être créole, c'est être la preuve vivante qu'on a pu tout nous prendre, et que nous avons quand même créé un monde.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On dit « créole » pour notre langue, notre cuisine, nous-mêmes. Pourtant, à l'origine, le mot ne désignait ni notre culture ni les Noirs. De l'espagnol « criollo », il signifie « né et élevé sur place », et aux Antilles il a d'abord été revendiqué par les colons blancs, le béké se disant « Blanc créole ».</p><p>Dans cet épisode : la distinction entre créoles et bossales dans la société esclavagiste ; la langue créole longtemps rabaissée au rang de « patois » ; sa reconnaissance tardive par l'école, du CAPES en 2002 à l'agrégation en 2020 ; et ce que le mot finit par dire de nous.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/creole-criollo-origine/">https://refletsdusud.blog/creole-criollo-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7664646445462523168">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7664646445462523168</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DbBiNjmh45S/">https://www.instagram.com/reel/DbBiNjmh45S/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1H8LjvntxJ/">https://www.facebook.com/share/v/1H8LjvntxJ/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Être créole, c'est être la preuve vivante qu'on a pu tout nous prendre, et que nous avons quand même créé un monde.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 02:21:28 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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On dit « créole » pour notre langue, notre cuisine, nous-mêmes. Pourtant, à l'origine, le mot ne désignait ni notre culture ni les Noirs. De l'espagnol « criollo », il signifie « né et élevé sur place », et aux Antilles il a d'abord été revendiqué par...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 5 : « Métropole »</title>
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                <description><![CDATA[<p>« La métropole », mot à mot, c'est la ville-mère : du grec « mêtêr », la mère, et « polis », la cité. En la nommant ainsi, on range la France en parent, et nous en enfant qui ne grandit jamais.</p><p>Dans cet épisode : ce que « métropole » voulait dire en Grèce ancienne, où la cité fondée par la métropole se gouvernait elle-même ; la rhétorique familiale partagée par tous les empires, de la « Mother Country » anglaise à la « madre patria » espagnole ; et ce que ce vocabulaire de l'affection masque d'un rapport de domination.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/metropole-ville-mere-origine/">https://refletsdusud.blog/metropole-ville-mere-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7666954164999621921">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7666954164999621921</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DbTjxLCBiMx/">https://www.instagram.com/reel/DbTjxLCBiMx/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19zErCdR2F/">https://www.facebook.com/share/v/19zErCdR2F/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Une vraie mère ne garde pas son enfant pour ce qu'il lui rapporte.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« La métropole », mot à mot, c'est la ville-mère : du grec « mêtêr », la mère, et « polis », la cité. En la nommant ainsi, on range la France en parent, et nous en enfant qui ne grandit jamais.</p><p>Dans cet épisode : ce que « métropole » voulait dire en Grèce ancienne, où la cité fondée par la métropole se gouvernait elle-même ; la rhétorique familiale partagée par tous les empires, de la « Mother Country » anglaise à la « madre patria » espagnole ; et ce que ce vocabulaire de l'affection masque d'un rapport de domination.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/metropole-ville-mere-origine/">https://refletsdusud.blog/metropole-ville-mere-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7666954164999621921">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7666954164999621921</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DbTjxLCBiMx/">https://www.instagram.com/reel/DbTjxLCBiMx/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19zErCdR2F/">https://www.facebook.com/share/v/19zErCdR2F/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Une vraie mère ne garde pas son enfant pour ce qu'il lui rapporte.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:28:05 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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« La métropole », mot à mot, c'est la ville-mère : du grec « mêtêr », la mère, et « polis », la cité. En la nommant ainsi, on range la France en parent, et nous en enfant qui ne grandit jamais.
Dans cet épisode : ce que « métropole » voulait dire en G...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 6 : « Habitation »</title>
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                <description><![CDATA[<p>En Martinique, la plantation où l'on enchaînait et faisait mourir nos ancêtres portait un nom de maison : l'habitation. Le mot vient du latin « habitare », lui-même tiré de « habere », avoir, posséder ; à l'époque coloniale, « habiter » voulait aussi dire peupler, coloniser.</p><p>Dans cet épisode : l'habitation comme cellule de base du système esclavagiste, entre champs de canne, sucrerie, maison du maître et cases ; les « prisons sans murailles » décrites par l'abolitionniste Augustin Cochin ; et le détail le plus glaçant de la série : dans une habitation, « l'habitant », ce n'était pas l'esclave, c'était le maître. Sixième épisode : le joli nom d'un lieu de torture.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/habitation-plantation-origine/">https://refletsdusud.blog/habitation-plantation-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7669785794873199905">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7669785794873199905</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DbllYLMt1Vt/">https://www.instagram.com/reel/DbllYLMt1Vt/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19sRdBXxWt/">https://www.facebook.com/share/v/19sRdBXxWt/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des noms trop doux. On les pose souvent sur les crimes qu'on veut faire oublier.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En Martinique, la plantation où l'on enchaînait et faisait mourir nos ancêtres portait un nom de maison : l'habitation. Le mot vient du latin « habitare », lui-même tiré de « habere », avoir, posséder ; à l'époque coloniale, « habiter » voulait aussi dire peupler, coloniser.</p><p>Dans cet épisode : l'habitation comme cellule de base du système esclavagiste, entre champs de canne, sucrerie, maison du maître et cases ; les « prisons sans murailles » décrites par l'abolitionniste Augustin Cochin ; et le détail le plus glaçant de la série : dans une habitation, « l'habitant », ce n'était pas l'esclave, c'était le maître. Sixième épisode : le joli nom d'un lieu de torture.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/habitation-plantation-origine/">https://refletsdusud.blog/habitation-plantation-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7669785794873199905">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7669785794873199905</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DbllYLMt1Vt/">https://www.instagram.com/reel/DbllYLMt1Vt/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19sRdBXxWt/">https://www.facebook.com/share/v/19sRdBXxWt/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des noms trop doux. On les pose souvent sur les crimes qu'on veut faire oublier.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:24:20 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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En Martinique, la plantation où l'on enchaînait et faisait mourir nos ancêtres portait un nom de maison : l'habitation. Le mot vient du latin « habitare », lui-même tiré de « habere », avoir, posséder ; à l'époque coloniale, « habiter » voulait aussi...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 7 : « Mulâtre »</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Mulâtre » vient de l'espagnol « mulato », dérivé de « mulo », le mulet : l'hybride de l'âne et de la jument, réputé stérile. Les colons ont nommé les enfants qu'ils faisaient à leurs esclaves d'après une bête de somme inféconde.</p><p>Dans cet épisode : la comptabilité coloniale de la peau, des cent vingt-huit parts de sang de Moreau de Saint-Méry, né en Martinique, aux quarterons et aux octavons ; une classification pensée pour diviser les dominés et régner sur eux ; et ce classement resté dans les têtes après le départ du colon. Septième épisode : tuer la hiérarchie, pas les mots.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/mulatre-origine-colorisme/">https://refletsdusud.blog/mulatre-origine-colorisme/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7672307183966555425">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7672307183966555425</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Db3m8vXtwQi/">https://www.instagram.com/reel/Db3m8vXtwQi/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19KZ7WYqFK/">https://www.facebook.com/share/v/19KZ7WYqFK/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui te classent. On ne gradue que ce qu'on veut diviser.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Mulâtre » vient de l'espagnol « mulato », dérivé de « mulo », le mulet : l'hybride de l'âne et de la jument, réputé stérile. Les colons ont nommé les enfants qu'ils faisaient à leurs esclaves d'après une bête de somme inféconde.</p><p>Dans cet épisode : la comptabilité coloniale de la peau, des cent vingt-huit parts de sang de Moreau de Saint-Méry, né en Martinique, aux quarterons et aux octavons ; une classification pensée pour diviser les dominés et régner sur eux ; et ce classement resté dans les têtes après le départ du colon. Septième épisode : tuer la hiérarchie, pas les mots.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/mulatre-origine-colorisme/">https://refletsdusud.blog/mulatre-origine-colorisme/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7672307183966555425">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7672307183966555425</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Db3m8vXtwQi/">https://www.instagram.com/reel/Db3m8vXtwQi/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19KZ7WYqFK/">https://www.facebook.com/share/v/19KZ7WYqFK/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui te classent. On ne gradue que ce qu'on veut diviser.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:23:13 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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« Mulâtre » vient de l'espagnol « mulato », dérivé de « mulo », le mulet : l'hybride de l'âne et de la jument, réputé stérile. Les colons ont nommé les enfants qu'ils faisaient à leurs esclaves d'après une bête de somme inféconde.
Dans cet épisode : l...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 8 : « Zombi »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le zombie qui rapporte des milliards à Hollywood est né dans la Caraïbe, et à l'origine ce n'était pas un monstre. Le mot vient du créole haïtien « zonbi », et avant lui de langues d'Afrique centrale où des termes proches désignaient l'esprit, l'âme du mort.</p><p>Dans cet épisode : le zombi haïtien, corps privé d'âme condamné à travailler sans salaire, sans nom et sans volonté, c'est-à-dire la définition même de l'esclavage ; puis l'occupation américaine d'Haïti (1915-1934), « The Magic Island » en 1929, « White Zombie » en 1932, et la manière dont le cinéma a vidé la figure de son sens politique.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/zombi-origine-haiti/">https://refletsdusud.blog/zombi-origine-haiti/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7674993266709908768">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7674993266709908768</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DcJofPtBun-/">https://www.instagram.com/reel/DcJofPtBun-/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/18FKWfmqjK/">https://www.facebook.com/share/v/18FKWfmqjK/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Le zombi n'était pas un monstre. C'était nous.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le zombie qui rapporte des milliards à Hollywood est né dans la Caraïbe, et à l'origine ce n'était pas un monstre. Le mot vient du créole haïtien « zonbi », et avant lui de langues d'Afrique centrale où des termes proches désignaient l'esprit, l'âme du mort.</p><p>Dans cet épisode : le zombi haïtien, corps privé d'âme condamné à travailler sans salaire, sans nom et sans volonté, c'est-à-dire la définition même de l'esclavage ; puis l'occupation américaine d'Haïti (1915-1934), « The Magic Island » en 1929, « White Zombie » en 1932, et la manière dont le cinéma a vidé la figure de son sens politique.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/zombi-origine-haiti/">https://refletsdusud.blog/zombi-origine-haiti/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7674993266709908768">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7674993266709908768</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DcJofPtBun-/">https://www.instagram.com/reel/DcJofPtBun-/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/18FKWfmqjK/">https://www.facebook.com/share/v/18FKWfmqjK/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Le zombi n'était pas un monstre. C'était nous.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:21:19 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Le zombie qui rapporte des milliards à Hollywood est né dans la Caraïbe, et à l'origine ce n'était pas un monstre. Le mot vient du créole haïtien « zonbi », et avant lui de langues d'Afrique centrale où des termes proches désignaient l'esprit, l'âme d...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 9 : « Mawon »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le nèg mawon a ses statues : c'est notre héros. Mais le mot ne parlait pas d'un homme. De l'espagnol « cimarrón », dérivé de « cima », la cime, il désignait d'abord le bétail domestique échappé dans les hauteurs.</p><p>Dans cet épisode : du cochon échappé, première attestation française en Martinique en 1640, à l'homme en fuite, dès 1658 ; l'article 38 du Code noir de 1685 et ses châtiments gradués ; ce que révèle un vocabulaire où redevenir libre, c'était être reclassé en bête sauvage. Et comment le mot a fini par changer de camp.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/mawon-cimarron-origine/">https://refletsdusud.blog/mawon-cimarron-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7677607385719917857">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7677607385719917857</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dcbp_49hMeG/">https://www.instagram.com/reel/Dcbp_49hMeG/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1FJQ852VxV/">https://www.facebook.com/share/v/1FJQ852VxV/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui traitent les hommes en bétail. Parfois, c'est le mot qui finit par changer de camp.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le nèg mawon a ses statues : c'est notre héros. Mais le mot ne parlait pas d'un homme. De l'espagnol « cimarrón », dérivé de « cima », la cime, il désignait d'abord le bétail domestique échappé dans les hauteurs.</p><p>Dans cet épisode : du cochon échappé, première attestation française en Martinique en 1640, à l'homme en fuite, dès 1658 ; l'article 38 du Code noir de 1685 et ses châtiments gradués ; ce que révèle un vocabulaire où redevenir libre, c'était être reclassé en bête sauvage. Et comment le mot a fini par changer de camp.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/mawon-cimarron-origine/">https://refletsdusud.blog/mawon-cimarron-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7677607385719917857">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7677607385719917857</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dcbp_49hMeG/">https://www.instagram.com/reel/Dcbp_49hMeG/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1FJQ852VxV/">https://www.facebook.com/share/v/1FJQ852VxV/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui traitent les hommes en bétail. Parfois, c'est le mot qui finit par changer de camp.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:20:14 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Le nèg mawon a ses statues : c'est notre héros. Mais le mot ne parlait pas d'un homme. De l'espagnol « cimarrón », dérivé de « cima », la cime, il désignait d'abord le bétail domestique échappé dans les hauteurs.
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                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 10 : « Chabin »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mot réclamé par la communauté est aussi le plus ambigu de la série. En français, « chabin » désigne d'abord un animal, l'hybride du bouc et de la brebis. Aux Antilles, une personne à la peau claire née de parents noirs.</p><p>Dans cet épisode : un mot populaire et non juridique, à la différence de « mulâtre » ; l'ambivalence entre admiration et soupçon ; ce que dit l'expression « chaben chapé », et la hiérarchie qu'elle suppose, puisqu'on aurait « échappé » à quelque chose ; le regard sexualisé posé très tôt sur les chabines.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/chabin-origine-colorisme/">https://refletsdusud.blog/chabin-origine-colorisme/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7680224494241303840">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7680224494241303840</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dctri-7B9N_/">https://www.instagram.com/reel/Dctri-7B9N_/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/18TDunptJt/">https://www.facebook.com/share/v/18TDunptJt/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des compliments qui mesurent une distance. On ne félicite jamais quelqu'un d'avoir échappé sans dire à quoi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mot réclamé par la communauté est aussi le plus ambigu de la série. En français, « chabin » désigne d'abord un animal, l'hybride du bouc et de la brebis. Aux Antilles, une personne à la peau claire née de parents noirs.</p><p>Dans cet épisode : un mot populaire et non juridique, à la différence de « mulâtre » ; l'ambivalence entre admiration et soupçon ; ce que dit l'expression « chaben chapé », et la hiérarchie qu'elle suppose, puisqu'on aurait « échappé » à quelque chose ; le regard sexualisé posé très tôt sur les chabines.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/chabin-origine-colorisme/">https://refletsdusud.blog/chabin-origine-colorisme/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7680224494241303840">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7680224494241303840</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dctri-7B9N_/">https://www.instagram.com/reel/Dctri-7B9N_/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/18TDunptJt/">https://www.facebook.com/share/v/18TDunptJt/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des compliments qui mesurent une distance. On ne félicite jamais quelqu'un d'avoir échappé sans dire à quoi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:19:15 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Le mot réclamé par la communauté est aussi le plus ambigu de la série. En français, « chabin » désigne d'abord un animal, l'hybride du bouc et de la brebis. Aux Antilles, une personne à la peau claire née de parents noirs.
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                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 11 : « Antilles »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Nos îles portent le nom d'une île qui n'a jamais existé. « Antilles » vient d'Antilia, une grande île que les cartographes européens dessinaient dans l'Atlantique au quinzième siècle, et que Colomb chercha sans jamais la trouver. Dès 1502, sur les cartes, le nom de l'île fantôme glisse sur les îles réelles.</p><p>Dans cet épisode : l'île imaginaire des cartes médiévales et du globe de Martin Behaim ; le glissement du nom vers la Caraïbe ; la déformation de « caraïbe » en « cannibale » sous le regard colonial ; et les noms qui existaient avant, Jouanacaëra pour la Martinique, Karukera pour la Guadeloupe, Ayiti pour Hispaniola.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/antilles-antilia-origine/">https://refletsdusud.blog/antilles-antilia-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7682779065459215649">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7682779065459215649</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dc_tMtWhaeb/">https://www.instagram.com/reel/Dc_tMtWhaeb/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1DNc38SGwj/">https://www.facebook.com/share/v/1DNc38SGwj/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Un peuple qui connaît l'histoire de ses noms est plus difficile à raconter par d'autres.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Nos îles portent le nom d'une île qui n'a jamais existé. « Antilles » vient d'Antilia, une grande île que les cartographes européens dessinaient dans l'Atlantique au quinzième siècle, et que Colomb chercha sans jamais la trouver. Dès 1502, sur les cartes, le nom de l'île fantôme glisse sur les îles réelles.</p><p>Dans cet épisode : l'île imaginaire des cartes médiévales et du globe de Martin Behaim ; le glissement du nom vers la Caraïbe ; la déformation de « caraïbe » en « cannibale » sous le regard colonial ; et les noms qui existaient avant, Jouanacaëra pour la Martinique, Karukera pour la Guadeloupe, Ayiti pour Hispaniola.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/antilles-antilia-origine/">https://refletsdusud.blog/antilles-antilia-origine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7682779065459215649">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7682779065459215649</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dc_tMtWhaeb/">https://www.instagram.com/reel/Dc_tMtWhaeb/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1DNc38SGwj/">https://www.facebook.com/share/v/1DNc38SGwj/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Un peuple qui connaît l'histoire de ses noms est plus difficile à raconter par d'autres.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:18:22 +0000</pubDate>
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Nos îles portent le nom d'une île qui n'a jamais existé. « Antilles » vient d'Antilia, une grande île que les cartographes européens dessinaient dans l'Atlantique au quinzième siècle, et que Colomb chercha sans jamais la trouver. Dès 1502, sur les car...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 12 : « Abolition »</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Abolir » exige quelqu'un qui agit. Quand on dit « l'abolition de l'esclavage », la phrase souffle déjà la réponse : la France agit, nous subissons. Les faits disent autre chose.</p><p>En 1794, la première abolition n'a jamais été appliquée en Martinique, les planteurs ayant livré l'île aux Anglais. En 1848, le décret signé à Paris le 27 avril n'arrive qu'en juin : entre-temps, l'insurrection du 22 mai contraint le gouverneur à proclamer l'abolition sur place, en outrepassant ses pouvoirs. Près de soixante mille personnes sortent de l'esclavage.</p><p>Dans cet épisode : l'étymologie du verbe, ce que la grammaire fait à la mémoire, et pourquoi la place donnée à Schœlcher laisse dans l'ombre Romain et les insurgés. Douzième épisode : ils n'ont pas été libérés, ils se sont libérés.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/abolition-insurrection-martinique/">https://refletsdusud.blog/abolition-insurrection-martinique/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7685377314858765601">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7685377314858765601</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DdRuxVyBFSG/">https://www.instagram.com/reel/DdRuxVyBFSG/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1F4o2ixRP4/">https://www.facebook.com/share/v/1F4o2ixRP4/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui te font un cadeau de ce que tes ancêtres ont pris.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Abolir » exige quelqu'un qui agit. Quand on dit « l'abolition de l'esclavage », la phrase souffle déjà la réponse : la France agit, nous subissons. Les faits disent autre chose.</p><p>En 1794, la première abolition n'a jamais été appliquée en Martinique, les planteurs ayant livré l'île aux Anglais. En 1848, le décret signé à Paris le 27 avril n'arrive qu'en juin : entre-temps, l'insurrection du 22 mai contraint le gouverneur à proclamer l'abolition sur place, en outrepassant ses pouvoirs. Près de soixante mille personnes sortent de l'esclavage.</p><p>Dans cet épisode : l'étymologie du verbe, ce que la grammaire fait à la mémoire, et pourquoi la place donnée à Schœlcher laisse dans l'ombre Romain et les insurgés. Douzième épisode : ils n'ont pas été libérés, ils se sont libérés.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/abolition-insurrection-martinique/">https://refletsdusud.blog/abolition-insurrection-martinique/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7685377314858765601">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7685377314858765601</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DdRuxVyBFSG/">https://www.instagram.com/reel/DdRuxVyBFSG/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1F4o2ixRP4/">https://www.facebook.com/share/v/1F4o2ixRP4/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi des mots qui te font un cadeau de ce que tes ancêtres ont pris.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:17:25 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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« Abolir » exige quelqu'un qui agit. Quand on dit « l'abolition de l'esclavage », la phrase souffle déjà la réponse : la France agit, nous subissons. Les faits disent autre chose.
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                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots, épisode 13 : « Coolie »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cinq ans après le 22 mai 1848, d'autres bateaux arrivent à Saint-Pierre. Le 6 mai 1853, l'Aurélie débarque 313 travailleurs indiens venus de Karikal, à qui l'on avait promis une traversée courte : elle a duré trois mois. En trente ans, 25 509 Indiens arrivent en Martinique, et 11 944 y meurent.</p><p>Le mot « coolie » viendrait du tamoul « kuli », le salaire : un mot qui dit la paie, collé sur des gens qu'on payait presque rien. Et ce mépris n'est pas venu des seuls maîtres. Il a aussi été le nôtre.</p><p>Dans cet épisode : l'engagisme, second étage de la plantation après l'abolition ; la hiérarchie que le mot a transportée d'un groupe à l'autre ; la coolitude, concept forgé par Khal Torabully en 1992, comme chemin de réconciliation entre les mémoires. Treizième épisode, et ouverture du chapitre sur les mots que le « nous » oublie.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/coolie-engagisme-indiens/">https://refletsdusud.blog/coolie-engagisme-indiens/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7688019804812348705">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7688019804812348705</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DdjwV5DBSCh/">https://www.instagram.com/reel/DdjwV5DBSCh/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19HtgreCg6/">https://www.facebook.com/share/v/19HtgreCg6/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi du mépris que tu répètes. Il a souvent servi contre toi avant de servir contre l'autre.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cinq ans après le 22 mai 1848, d'autres bateaux arrivent à Saint-Pierre. Le 6 mai 1853, l'Aurélie débarque 313 travailleurs indiens venus de Karikal, à qui l'on avait promis une traversée courte : elle a duré trois mois. En trente ans, 25 509 Indiens arrivent en Martinique, et 11 944 y meurent.</p><p>Le mot « coolie » viendrait du tamoul « kuli », le salaire : un mot qui dit la paie, collé sur des gens qu'on payait presque rien. Et ce mépris n'est pas venu des seuls maîtres. Il a aussi été le nôtre.</p><p>Dans cet épisode : l'engagisme, second étage de la plantation après l'abolition ; la hiérarchie que le mot a transportée d'un groupe à l'autre ; la coolitude, concept forgé par Khal Torabully en 1992, comme chemin de réconciliation entre les mémoires. Treizième épisode, et ouverture du chapitre sur les mots que le « nous » oublie.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/coolie-engagisme-indiens/">https://refletsdusud.blog/coolie-engagisme-indiens/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7688019804812348705">https://www.tiktok.com/@arnaud.ransay/video/7688019804812348705</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/DdjwV5DBSCh/">https://www.instagram.com/reel/DdjwV5DBSCh/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/19HtgreCg6/">https://www.facebook.com/share/v/19HtgreCg6/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi du mépris que tu répètes. Il a souvent servi contre toi avant de servir contre l'autre.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:12:21 +0000</pubDate>
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Cinq ans après le 22 mai 1848, d'autres bateaux arrivent à Saint-Pierre. Le 6 mai 1853, l'Aurélie débarque 313 travailleurs indiens venus de Karikal, à qui l'on avait promis une traversée courte : elle a duré trois mois. En trente ans, 25 509 Indiens...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Reprendre les mots. Episode 14 : Béké</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis treize semaines, la série regarde les mots qui nous nomment. Celui-ci fait l'inverse : il nomme ceux d'en haut.</p><p>D'où vient « béké » ? Soyons honnêtes : il n'y a pas de consensus. Le Dictionnaire étymologique des créoles français d'Amérique retient notamment une piste igbo, où le terme rapproché désignerait le Blanc, l'Européen. Une autre hypothèse le rattache à l'ashanti. Si cette origine africaine est la bonne, le mot raconte un geste rare : des Africains déportés, débaptisés, privés de droit et d'écriture, ont nommé leurs maîtres avec un mot venu de leur propre monde. De la Jamaïque aux Gullah de Caroline du Sud, la famille « bakra, buckra » témoigne d'un mouvement comparable.</p><p>Dans cet épisode : ce que « béké » désigne exactement, et ce qu'il ne désigne pas ; les hypothèses étymologiques et leurs limites ; ce que les sources établissent réellement sur la concentration économique en Martinique, et ce qui reste un ordre de grandeur de presse ; pourquoi nommer une structure n'autorise jamais à viser des individus.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/beke-etymologie-africaine/">https://refletsdusud.blog/beke-etymologie-africaine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://vm.tiktok.com/ZN8r4mguU/">https://vm.tiktok.com/ZN8r4mguU/</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dd1x042Bj0y/">https://www.instagram.com/reel/Dd1x042Bj0y/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1EqytkMkpY/">https://www.facebook.com/share/v/1EqytkMkpY/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi de qui s'agace d'être nommé. Le pouvoir aime rester sans nom.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis treize semaines, la série regarde les mots qui nous nomment. Celui-ci fait l'inverse : il nomme ceux d'en haut.</p><p>D'où vient « béké » ? Soyons honnêtes : il n'y a pas de consensus. Le Dictionnaire étymologique des créoles français d'Amérique retient notamment une piste igbo, où le terme rapproché désignerait le Blanc, l'Européen. Une autre hypothèse le rattache à l'ashanti. Si cette origine africaine est la bonne, le mot raconte un geste rare : des Africains déportés, débaptisés, privés de droit et d'écriture, ont nommé leurs maîtres avec un mot venu de leur propre monde. De la Jamaïque aux Gullah de Caroline du Sud, la famille « bakra, buckra » témoigne d'un mouvement comparable.</p><p>Dans cet épisode : ce que « béké » désigne exactement, et ce qu'il ne désigne pas ; les hypothèses étymologiques et leurs limites ; ce que les sources établissent réellement sur la concentration économique en Martinique, et ce qui reste un ordre de grandeur de presse ; pourquoi nommer une structure n'autorise jamais à viser des individus.</p><p>Reprendre les mots : chaque lundi, Reflets du Sud prend un mot et le démonte. Son étymologie, son histoire, ce qu'il transporte, et ce qu'on peut en faire.</p><p>Texte intégral et sources : <a href="https://refletsdusud.blog/beke-etymologie-africaine/">https://refletsdusud.blog/beke-etymologie-africaine/</a></p><p>Voir l'épisode en vidéo :</p><p>TikTok : <a href="https://vm.tiktok.com/ZN8r4mguU/">https://vm.tiktok.com/ZN8r4mguU/</a></p><p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/reel/Dd1x042Bj0y/">https://www.instagram.com/reel/Dd1x042Bj0y/</a></p><p>Facebook : <a href="https://www.facebook.com/share/v/1EqytkMkpY/">https://www.facebook.com/share/v/1EqytkMkpY/</a></p><p>Soutenir Reflets du Sud sur Tipeee : <a href="https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/">https://fr.tipeee.com/reflets-du-sud/</a></p><p>Méfie-toi de qui s'agace d'être nommé. Le pouvoir aime rester sans nom.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 08:54:40 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Depuis treize semaines, la série regarde les mots qui nous nomment. Celui-ci fait l'inverse : il nomme ceux d'en haut.
D'où vient « béké » ? Soyons honnêtes : il n'y a pas de consensus. Le Dictionnaire étymologique des créoles français d'Amérique reti...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Ce que L’Odyssée distribue</title>
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                <description><![CDATA[<p>J'ai vu L'Odyssée de Nolan, et j'en suis ressorti avec une question que je n'ai pas lâchée. Quand on connaît Homère, on ne regarde pas seulement des acteurs, on voit à qui l'on confie quelle place. J'ai donc posé le film à côté du poème, ligne par ligne, pour regarder ce que le réalisateur a supprimé, ajouté ou déplacé. Ce que j'ai trouvé n'est pas une affaire de bons et de méchants : c'est que chaque modification apportée au texte va dans la même direction. Ce film, beaucoup d'entre nous l'ont vu. Les analyses qu'on nous en donne viennent presque toujours d'ailleurs. Celle-là vient d'ici.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>J'ai vu L'Odyssée de Nolan, et j'en suis ressorti avec une question que je n'ai pas lâchée. Quand on connaît Homère, on ne regarde pas seulement des acteurs, on voit à qui l'on confie quelle place. J'ai donc posé le film à côté du poème, ligne par ligne, pour regarder ce que le réalisateur a supprimé, ajouté ou déplacé. Ce que j'ai trouvé n'est pas une affaire de bons et de méchants : c'est que chaque modification apportée au texte va dans la même direction. Ce film, beaucoup d'entre nous l'ont vu. Les analyses qu'on nous en donne viennent presque toujours d'ailleurs. Celle-là vient d'ici.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 06 Sep 2026 10:23:13 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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J'ai vu L'Odyssée de Nolan, et j'en suis ressorti avec une question que je n'ai pas lâchée. Quand on connaît Homère, on ne regarde pas seulement des acteurs, on voit à qui l'on confie quelle place. J'ai donc posé le film à côté du poème, ligne par lig...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Lire Césaire sans statue</title>
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                <description><![CDATA[<p>Trois scènes, vingt ans d'écart, un même homme et une même question : que fait Césaire de la Martinique quand il parle au monde ?</p><p>1946, l'Assemblée nationale. Le Rapport 520, relu non comme l'acte de naissance d'une intégration mais comme un renversement stratégique dont nous vivons encore les conséquences.</p><p>1958, Fort-de-France. Le discours d'accueil à André Malraux, et ce que dit la manière dont on reçoit la République chez soi.</p><p>1966, Dakar. Le colloque sur l'art nègre, l'humanisme, la critique de l'impérialisme et de la réification des peuples. Et le point aveugle : le Martiniquais dissous dans une antillanité qui le décentre.</p><p>Cette série ne démolit pas Césaire et ne l'embaume pas davantage. Elle lui garde ce qui lui revient, la négritude comme nécessité historique accomplie, et elle pose ce qui reste à faire. Tant que les Martiniquais ne se constituent pas en peuple, aucun bloc caribéen ne deviendra une force du bassin.</p><p>Un universel qui vaut quelque chose est un universel qui a une adresse.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Trois scènes, vingt ans d'écart, un même homme et une même question : que fait Césaire de la Martinique quand il parle au monde ?</p><p>1946, l'Assemblée nationale. Le Rapport 520, relu non comme l'acte de naissance d'une intégration mais comme un renversement stratégique dont nous vivons encore les conséquences.</p><p>1958, Fort-de-France. Le discours d'accueil à André Malraux, et ce que dit la manière dont on reçoit la République chez soi.</p><p>1966, Dakar. Le colloque sur l'art nègre, l'humanisme, la critique de l'impérialisme et de la réification des peuples. Et le point aveugle : le Martiniquais dissous dans une antillanité qui le décentre.</p><p>Cette série ne démolit pas Césaire et ne l'embaume pas davantage. Elle lui garde ce qui lui revient, la négritude comme nécessité historique accomplie, et elle pose ce qui reste à faire. Tant que les Martiniquais ne se constituent pas en peuple, aucun bloc caribéen ne deviendra une force du bassin.</p><p>Un universel qui vaut quelque chose est un universel qui a une adresse.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:37:56 +0000</pubDate>
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Trois scènes, vingt ans d'écart, un même homme et une même question : que fait Césaire de la Martinique quand il parle au monde ?
1946, l'Assemblée nationale. Le Rapport 520, relu non comme l'acte de naissance d'une intégration mais comme un renversem...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>L'ignorance est une commodité, le populisme est sa récolte</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le populisme n'est pas un accident du débat public. C'est une culture, et elle pousse sur un sol : l'ignorance entretenue.</p><p>Un exemple suffit, et il est chez nous. Le 22 mai 1848 a été enseigné pendant plus d'un siècle comme un don, une générosité venue d'ailleurs. Il n'est devenu jour férié qu'en 1983. Pendant tout ce temps, ce qui a été retiré du récit n'a pas disparu : la place est restée vide, et d'autres sont venus la remplir.</p><p>Ce qu'un pays ne sait pas de lui-même, quelqu'un finira par le lui raconter à sa place.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le populisme n'est pas un accident du débat public. C'est une culture, et elle pousse sur un sol : l'ignorance entretenue.</p><p>Un exemple suffit, et il est chez nous. Le 22 mai 1848 a été enseigné pendant plus d'un siècle comme un don, une générosité venue d'ailleurs. Il n'est devenu jour férié qu'en 1983. Pendant tout ce temps, ce qui a été retiré du récit n'a pas disparu : la place est restée vide, et d'autres sont venus la remplir.</p><p>Ce qu'un pays ne sait pas de lui-même, quelqu'un finira par le lui raconter à sa place.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:35:10 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Le populisme n'est pas un accident du débat public. C'est une culture, et elle pousse sur un sol : l'ignorance entretenue.
Un exemple suffit, et il est chez nous. Le 22 mai 1848 a été enseigné pendant plus d'un siècle comme un don, une générosité venu...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Nèg kont nèg</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Nèg kont nèg. » La formule sert d'explication à tout : nos divisions, nos échecs collectifs, notre incapacité supposée à nous tenir ensemble. Elle a l'avantage d'être courte et l'inconvénient d'être une conclusion posée avant l'analyse.</p><p>Cet épisode prend la formule au sérieux, puis la retourne. D'où vient-elle ? Que décrit-elle réellement ? Et surtout : que fait-elle à ceux qui la répètent, quand une division produite par une histoire devient une nature qu'on s'attribue à soi-même ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Nèg kont nèg. » La formule sert d'explication à tout : nos divisions, nos échecs collectifs, notre incapacité supposée à nous tenir ensemble. Elle a l'avantage d'être courte et l'inconvénient d'être une conclusion posée avant l'analyse.</p><p>Cet épisode prend la formule au sérieux, puis la retourne. D'où vient-elle ? Que décrit-elle réellement ? Et surtout : que fait-elle à ceux qui la répètent, quand une division produite par une histoire devient une nature qu'on s'attribue à soi-même ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:30:08 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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« Nèg kont nèg. » La formule sert d'explication à tout : nos divisions, nos échecs collectifs, notre incapacité supposée à nous tenir ensemble. Elle a l'avantage d'être courte et l'inconvénient d'être une conclusion posée avant l'analyse.
Cet épisode...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Le racisme n'est pas une insulte, c'est un monde</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mot « racisme » est aujourd'hui employé pour désigner à peu près toute hostilité entre groupes. Cet épisode refuse cette extension, et explique pourquoi.</p><p>Le racisme n'est pas une humeur ni une insulte. C'est une théorie construite aux XVIIe et XVIIIe siècles pour justifier une domination, organiser une économie et hiérarchiser l'humanité. Il suppose des races, aussi imaginaires soient-elles, et ces races structurent encore la grammaire qui pèse sur la vie des personnes afrodescendantes.</p><p>Il existe des mots pour ce qu'on veut décrire : xénophobie, hostilité, discrimination. Les employer n'est pas une concession, c'est de la rigueur.</p><p>Nous ne réclamons pas le monopole de la souffrance. Nous réclamons la précision.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mot « racisme » est aujourd'hui employé pour désigner à peu près toute hostilité entre groupes. Cet épisode refuse cette extension, et explique pourquoi.</p><p>Le racisme n'est pas une humeur ni une insulte. C'est une théorie construite aux XVIIe et XVIIIe siècles pour justifier une domination, organiser une économie et hiérarchiser l'humanité. Il suppose des races, aussi imaginaires soient-elles, et ces races structurent encore la grammaire qui pèse sur la vie des personnes afrodescendantes.</p><p>Il existe des mots pour ce qu'on veut décrire : xénophobie, hostilité, discrimination. Les employer n'est pas une concession, c'est de la rigueur.</p><p>Nous ne réclamons pas le monopole de la souffrance. Nous réclamons la précision.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:24:18 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Le mot « racisme » est aujourd'hui employé pour désigner à peu près toute hostilité entre groupes. Cet épisode refuse cette extension, et explique pourquoi.
Le racisme n'est pas une humeur ni une insulte. C'est une théorie construite aux XVIIe et XVII...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Le vide n'a pas d'opinion</title>
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                <description><![CDATA[<p>Un Martiniquais prend la tête du mouvement de jeunesse du Rassemblement national. La nouvelle a circulé vite, avec son cortège de détails invérifiables. Cet épisode ne parle pas de lui.</p><p>Il parle de nous, et il part de nos propres chiffres. Deux fois le même duel au second tour de la présidentielle, en 2017 puis en 2022, et jamais une adhésion : un rejet qui a changé d'objet. Aux législatives de 2024, dans la circonscription du Sud, le candidat du RN est battu par 86,58 % contre 13,42 %.</p><p>Ce parti ne s'est donc pas implanté en Martinique. Il s'y est logé. Il a trouvé une place disponible, et une place ne devient disponible que lorsque quelque chose a cessé d'être transmis.</p><p>La question n'est pas de savoir ce qu'ils veulent. Elle est de savoir ce que nous avons laissé vacant.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Un Martiniquais prend la tête du mouvement de jeunesse du Rassemblement national. La nouvelle a circulé vite, avec son cortège de détails invérifiables. Cet épisode ne parle pas de lui.</p><p>Il parle de nous, et il part de nos propres chiffres. Deux fois le même duel au second tour de la présidentielle, en 2017 puis en 2022, et jamais une adhésion : un rejet qui a changé d'objet. Aux législatives de 2024, dans la circonscription du Sud, le candidat du RN est battu par 86,58 % contre 13,42 %.</p><p>Ce parti ne s'est donc pas implanté en Martinique. Il s'y est logé. Il a trouvé une place disponible, et une place ne devient disponible que lorsque quelque chose a cessé d'être transmis.</p><p>La question n'est pas de savoir ce qu'ils veulent. Elle est de savoir ce que nous avons laissé vacant.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:21:19 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Un Martiniquais prend la tête du mouvement de jeunesse du Rassemblement national. La nouvelle a circulé vite, avec son cortège de détails invérifiables. Cet épisode ne parle pas de lui.
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                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>Quand le taxico revient sauver ce qui l'a tué</title>
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                <description><![CDATA[<p>Avant les lignes, les horaires et les cadences, il y avait le taxico. Un modèle né ici, où l'arrêt et la montée se réglaient entre un chauffeur et son passager, et non selon la rentabilité d'une ligne. C'est sur ce modèle que le monde du travail martiniquais et l'urbanisation de l'île se sont organisés.</p><p>Puis on a importé un autre système, pensé ailleurs, pour des villes qui ne sont pas les nôtres. Aujourd'hui la fraude est massive, alors que le taxico, lui, était payé.</p><p>Cet épisode pose deux questions. Celle du modèle, d'abord : peut-on encore faire marche arrière ? Celle du bénéfice, ensuite, plus rarement posée : à qui profite un transport public qui ne fonctionne pas, quand il reste le crédit auto, l'essence et les concessionnaires ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Avant les lignes, les horaires et les cadences, il y avait le taxico. Un modèle né ici, où l'arrêt et la montée se réglaient entre un chauffeur et son passager, et non selon la rentabilité d'une ligne. C'est sur ce modèle que le monde du travail martiniquais et l'urbanisation de l'île se sont organisés.</p><p>Puis on a importé un autre système, pensé ailleurs, pour des villes qui ne sont pas les nôtres. Aujourd'hui la fraude est massive, alors que le taxico, lui, était payé.</p><p>Cet épisode pose deux questions. Celle du modèle, d'abord : peut-on encore faire marche arrière ? Celle du bénéfice, ensuite, plus rarement posée : à qui profite un transport public qui ne fonctionne pas, quand il reste le crédit auto, l'essence et les concessionnaires ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:13:29 +0000</pubDate>
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                                    <link>https://podcast.ausha.co/reflets-du-sud-histoire-et-memoire-de-la-martinique/quand-le-taxico-revient-sauver-ce-qui-l-a-tue</link>
                
                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Avant les lignes, les horaires et les cadences, il y avait le taxico. Un modèle né ici, où l'arrêt et la montée se réglaient entre un chauffeur et son passager, et non selon la rentabilité d'une ligne. C'est sur ce modèle que le monde du travail marti...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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                <title>2015-2017 : les années où les cartes de l’eau ont été rebattues</title>
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                <description><![CDATA[<p>Décembre 2015, la CTM. Janvier 2017, la compétence eau transférée aux intercommunalités. En quelques mois, la carte institutionnelle de l'eau martiniquaise est redessinée. Ce que cette bascule a fait au réseau, et ce qu'elle a installé pour la suite.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Décembre 2015, la CTM. Janvier 2017, la compétence eau transférée aux intercommunalités. En quelques mois, la carte institutionnelle de l'eau martiniquaise est redessinée. Ce que cette bascule a fait au réseau, et ce qu'elle a installé pour la suite.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 10:42:31 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Arnaud RANSAY</itunes:author>
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Décembre 2015, la CTM. Janvier 2017, la compétence eau transférée aux intercommunalités. En quelques mois, la carte institutionnelle de l'eau martiniquaise est redessinée. Ce que cette bascule a fait au réseau, et ce qu'elle a installé pour la suite.</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Arnaud RANSAY</googleplay:author>
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