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        <title>Oublieuse Postérité</title>
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        <description>Oublieuse Postérité est un podcast littéraire bimensuel qui s'écoute comme une série d'aventure narrée à la première personne par un naufragé romanesque qui lutte pour sa survie dans un océan sans mémoire qui a englouti toutes ses idoles, océan duquel émergent quelques silhouettes inquiétantes, inconnues et peut-être salvatrices... S'en approchant, le narrateur va découvrir un continent oublié de la littérature du XXème siècle et, ébahi, va partager ces chefs-d'oeuvre pour se venger de l'oublieuse postérité. 

Embarquez avec lui, il reste de la place dans ce voyage culturel singulier !

Un épisode le premier et troisième mercredi du mois à 07h00. 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Oublieuse Postérité</copyright>
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        <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 05:00:19 +0000</pubDate>
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Un épisode le premier et troisième mercredi du mois à 07h00. 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</itunes:summary>
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Embarquez avec lui, il reste de la place dans ce voyage culturel singulier !

Un épisode le premier et troisième mercredi du mois à 07h00. 
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</googleplay:description>
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                <title>EP 49 - LOUIS PARROT : Résistance et révélation (La flamme et la cendre, 1949)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les signes sont parmi nous.</p><p> </p><p>Ils se multiplient dans le village. C’est autant l’image d’un papillon ensanglanté que l’apparition d’un homme qui ne devrait pas être ici, l’effondrement d’une poutre jetée en travers d’un bassin « comme une brindille » que les discussions nocturnes d’un homme qui semble persécuté par un fantôme.</p><p> </p><p>Les signes sont parmi nous.</p><p> </p><p>Le vieux Samuel, le puritain, en est certain qui le répète chaque jour à sa famille qui elle-même le répète aux villageois qu’il tient pour des païens : Oui, « <em>la terre (va) bientôt disparaître comme un papier de journal qu’on jette en flamme dans un puits.</em> » Il ne faudra pas longtemps pour que toute la communauté ou presque en soit convaincue. Il ne faudra guère plus longtemps pour qu’elle monte au sommet de la montagne pour assister à la fin du monde.</p><p> </p><p>C’est sur cette surprenante ouverture aux fortes tonalités eschatologiques que <em>La flamme et la cendre</em> de Louis Parrot, paru en 1949 chez Robert Laffont, quelques mois après la mort de son auteur à 42 ans, tente de lier le destin de l’humanité à celui des résistants. Les textes qui donnent une proportion biblique à cette période de guerre ne sont pas légion en France (La peste de Camus et Le requis civil de Masson, mais après ?) – contrairement en Allemagne avec la Trummerliteratur que j’ai déjà évoqué dans l’épisode consacré à Elisabeth Langgässer.</p><p> </p><p>Louis Parrot aura essayé de « laisser Dieu sans recours » dans ce roman ; il aura dans beaucoup d’autres œuvres et dans sa vie essayé de mettre à l’honneur la poésie et les résistants, l’Espagne et les poètes assassinés, lui qui fut aussi traducteur et essayiste, qui fut « l’amie parfait » selon Paul Éluard avec lequel il traduisit Federico Garcia Lorca.</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les signes sont parmi nous.</p><p> </p><p>Ils se multiplient dans le village. C’est autant l’image d’un papillon ensanglanté que l’apparition d’un homme qui ne devrait pas être ici, l’effondrement d’une poutre jetée en travers d’un bassin « comme une brindille » que les discussions nocturnes d’un homme qui semble persécuté par un fantôme.</p><p> </p><p>Les signes sont parmi nous.</p><p> </p><p>Le vieux Samuel, le puritain, en est certain qui le répète chaque jour à sa famille qui elle-même le répète aux villageois qu’il tient pour des païens : Oui, « <em>la terre (va) bientôt disparaître comme un papier de journal qu’on jette en flamme dans un puits.</em> » Il ne faudra pas longtemps pour que toute la communauté ou presque en soit convaincue. Il ne faudra guère plus longtemps pour qu’elle monte au sommet de la montagne pour assister à la fin du monde.</p><p> </p><p>C’est sur cette surprenante ouverture aux fortes tonalités eschatologiques que <em>La flamme et la cendre</em> de Louis Parrot, paru en 1949 chez Robert Laffont, quelques mois après la mort de son auteur à 42 ans, tente de lier le destin de l’humanité à celui des résistants. Les textes qui donnent une proportion biblique à cette période de guerre ne sont pas légion en France (La peste de Camus et Le requis civil de Masson, mais après ?) – contrairement en Allemagne avec la Trummerliteratur que j’ai déjà évoqué dans l’épisode consacré à Elisabeth Langgässer.</p><p> </p><p>Louis Parrot aura essayé de « laisser Dieu sans recours » dans ce roman ; il aura dans beaucoup d’autres œuvres et dans sa vie essayé de mettre à l’honneur la poésie et les résistants, l’Espagne et les poètes assassinés, lui qui fut aussi traducteur et essayiste, qui fut « l’amie parfait » selon Paul Éluard avec lequel il traduisit Federico Garcia Lorca.</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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Les signes sont parmi nous.
 
Ils se multiplient dans le village. C’est autant l’image d’un papillon ensanglanté que l’apparition d’un homme qui ne devrait pas être ici, l’effondrement d’une poutre jetée en travers d’un bassin « comme une brindille »...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 48 - SAINT-LOUP : La colonisation mystique (La nuit commence au cap Horn, 1952)</title>
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                <description><![CDATA[<p>En 1953, à deux semaines du Prix Goncourt, Francis Carco lance un ultime roman dans la course au prix. Il s’agit de La nuit commence au cap Horn d’un inconnu ayant choisi un pseudonyme aux résonnances proustiennes : Saint-Loup. Les jurés et la presse glosent : est-ce un romancier qui n’aurait pas déjà eu le Goncourt sous un autre nom ? Ou bien un romancier qui ne pourrait se montrer pour des raisons particulières ?</p><p> </p><p>Au terme d’une enquête, notamment menée par un policier des renseignements généraux, on découvre que Saint-Loup est le pseudonyme de Marc Augier, un collaborateur qui fut condamné à mort par contumace. Les voix qui le soutenaient changent de favoris. Pierre Gascar et Le temps des morts (auquel j’ai consacré le premier épisode de ce podcast) seront couronnés.</p><p> </p><p>Le livre de Pierre Gascar est l’une des plus belles variations sur le deuil que j’ai lu. Il est probe, d’un lyrisme grave, et d’une portée universelle. <em>La nuit commence au cap Horn</em> est également un texte grave, bouleversant même, d’un lyrisme brutal et crépusculaire ; il est aussi d’une portée universelle.</p><p> </p><p>Ce n’est pas la mort presque ordonnée dans un camp de prisonnier en Allemagne entouré des lourds échos du peuple juif qu’on immole cette fois, mais la mort lointaine, inévitable, des peuples indiens de la Terre de Feu que des missionnaires du XIXe siècle veulent convertir, peu importe le prix.</p><p> </p><p>Pendant six décennies, Saint-Loup suivra le destin de Duncan Mac Isaac, pasteur britannique, dans ce qu’il appellera un génocide de droit divin. Quant à cet épisode, il essayera de mettre en regard la malédiction qui s’abat sur le cap Horn et des épisodes de la vie de Saint-Loup.</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En 1953, à deux semaines du Prix Goncourt, Francis Carco lance un ultime roman dans la course au prix. Il s’agit de La nuit commence au cap Horn d’un inconnu ayant choisi un pseudonyme aux résonnances proustiennes : Saint-Loup. Les jurés et la presse glosent : est-ce un romancier qui n’aurait pas déjà eu le Goncourt sous un autre nom ? Ou bien un romancier qui ne pourrait se montrer pour des raisons particulières ?</p><p> </p><p>Au terme d’une enquête, notamment menée par un policier des renseignements généraux, on découvre que Saint-Loup est le pseudonyme de Marc Augier, un collaborateur qui fut condamné à mort par contumace. Les voix qui le soutenaient changent de favoris. Pierre Gascar et Le temps des morts (auquel j’ai consacré le premier épisode de ce podcast) seront couronnés.</p><p> </p><p>Le livre de Pierre Gascar est l’une des plus belles variations sur le deuil que j’ai lu. Il est probe, d’un lyrisme grave, et d’une portée universelle. <em>La nuit commence au cap Horn</em> est également un texte grave, bouleversant même, d’un lyrisme brutal et crépusculaire ; il est aussi d’une portée universelle.</p><p> </p><p>Ce n’est pas la mort presque ordonnée dans un camp de prisonnier en Allemagne entouré des lourds échos du peuple juif qu’on immole cette fois, mais la mort lointaine, inévitable, des peuples indiens de la Terre de Feu que des missionnaires du XIXe siècle veulent convertir, peu importe le prix.</p><p> </p><p>Pendant six décennies, Saint-Loup suivra le destin de Duncan Mac Isaac, pasteur britannique, dans ce qu’il appellera un génocide de droit divin. Quant à cet épisode, il essayera de mettre en regard la malédiction qui s’abat sur le cap Horn et des épisodes de la vie de Saint-Loup.</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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En 1953, à deux semaines du Prix Goncourt, Francis Carco lance un ultime roman dans la course au prix. Il s’agit de La nuit commence au cap Horn d’un inconnu ayant choisi un pseudonyme aux résonnances proustiennes : Saint-Loup. Les jurés et la presse...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 47 - LOUIS-FREDERIC ROUQUETTE : Un Jack London français (Le grand silence blanc, 1921)</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>A Tempest, chien d’Alaska, qui a force de tendresse attentive m’a fait oublier les misères humaines… </em>»</p><p> </p><p>Tempest a réellement existé. C’était le chien de tête de Freddy, alias Louis-Fréderic Rouquette, lors de sa première aventure en Alaska et au Canada. Il a parcouru les steppes enneigées avec lui, s’est perdu loin du trail, a survécu on ne sait comment dans un igloo de fortune pendant les longues heures du blizzard…</p><p> </p><p>Aux Etats-Unis, deux contemporains de Louis-Fréderic Rouquette, deux aventuriers comme lui, sont des gloires nationales : James Oliver Curwood et Jack London. En France, on ne sait même plus que nous avons eu leur égal dans les années vingt, on ne sait même plus qu’on a peut-être eu plus encore l’extrême pointe de l’esprit d’aventure mêlée à la culture latine avec Louis-Frédéric Rouquette…</p><p> </p><p>Il fut pourtant célébré par bon nombre de critiques, comparé à l’auteur de L’appel de la forêt, parfois préféré à ce dernier. Pourtant, de Louis Hémon et de Maria Chapdelaine (paru la même année que Le grand silence blanc bien qu’écrit plus tôt), dont nous nous souvenons, roman anecdotique dont nous n’aurions plus le moindre souvenir si Bernard Grasset ne s’était pas livré à la plus formidable et novatrice campagne de publicité de l’histoire de la littérature française (qu’il recommença avec le non moins meilleur Diable au Corps de Radiguet)…</p><p> </p><p>Il en va de même de Maurice Constantin-Weyer qui obtint le Prix Goncourt en 1928 avec Un homme se penche sur son passé, autre roman de l’épopée canadienne, très bon roman par ailleurs, plus construit que les récits d’aventure de Rouquette mais moins enthousiaste, joyeux et émouvant.</p><p> </p><p>Et puis, Rouquette, ce n’est pas que le Canada et l’Alaska, ce sont aussi les mers et les terres australes, l'Islande avant tout le monde, les rivages de la Méditerranée… Mort trop tôt, il est n’est pourtant pas trop tôt pour partir à l’aventure ! Regardez, n’est-ce pas la patte intrépide de Tempest qui vous gratte la jambe ?</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>A Tempest, chien d’Alaska, qui a force de tendresse attentive m’a fait oublier les misères humaines… </em>»</p><p> </p><p>Tempest a réellement existé. C’était le chien de tête de Freddy, alias Louis-Fréderic Rouquette, lors de sa première aventure en Alaska et au Canada. Il a parcouru les steppes enneigées avec lui, s’est perdu loin du trail, a survécu on ne sait comment dans un igloo de fortune pendant les longues heures du blizzard…</p><p> </p><p>Aux Etats-Unis, deux contemporains de Louis-Fréderic Rouquette, deux aventuriers comme lui, sont des gloires nationales : James Oliver Curwood et Jack London. En France, on ne sait même plus que nous avons eu leur égal dans les années vingt, on ne sait même plus qu’on a peut-être eu plus encore l’extrême pointe de l’esprit d’aventure mêlée à la culture latine avec Louis-Frédéric Rouquette…</p><p> </p><p>Il fut pourtant célébré par bon nombre de critiques, comparé à l’auteur de L’appel de la forêt, parfois préféré à ce dernier. Pourtant, de Louis Hémon et de Maria Chapdelaine (paru la même année que Le grand silence blanc bien qu’écrit plus tôt), dont nous nous souvenons, roman anecdotique dont nous n’aurions plus le moindre souvenir si Bernard Grasset ne s’était pas livré à la plus formidable et novatrice campagne de publicité de l’histoire de la littérature française (qu’il recommença avec le non moins meilleur Diable au Corps de Radiguet)…</p><p> </p><p>Il en va de même de Maurice Constantin-Weyer qui obtint le Prix Goncourt en 1928 avec Un homme se penche sur son passé, autre roman de l’épopée canadienne, très bon roman par ailleurs, plus construit que les récits d’aventure de Rouquette mais moins enthousiaste, joyeux et émouvant.</p><p> </p><p>Et puis, Rouquette, ce n’est pas que le Canada et l’Alaska, ce sont aussi les mers et les terres australes, l'Islande avant tout le monde, les rivages de la Méditerranée… Mort trop tôt, il est n’est pourtant pas trop tôt pour partir à l’aventure ! Regardez, n’est-ce pas la patte intrépide de Tempest qui vous gratte la jambe ?</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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« A Tempest, chien d’Alaska, qui a force de tendresse attentive m’a fait oublier les misères humaines… »
 
Tempest a réellement existé. C’était le chien de tête de Freddy, alias Louis-Fréderic Rouquette, lors de sa première aventure en Alaska et au Ca...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 46 - MARIA LE HARDOUIN : Qu'est devenu le manuscrit ? (L'Etoile Absinthe, 1947)</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Et il tomba du ciel une grande étoile, ardente comme une torche, le nom de cette étoile est Absinthe. Le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent de ces eaux, parce qu’elles étaient devenues amères. </em>»</p><p> </p><p>C’est sur cet extrait de <em>l’Apocalypse</em> que Maria le Hardouin ouvre son roman. Le ton est donné. Il n’est pas suffisant de croire que les eaux douces de notre monde seront empoisonnées par la chute de l’astre. Il n’y aurait là pour l’auteure qu’une variation incomplète sur une malédiction.</p><p> </p><p>Non, l’important est ce qui survient quelques jours après, quand les hommes assoiffés se résigneront à boire l’eau empoisonnée par désespoir. La variation sur l’incompréhension devient alors une grande et funeste symphonie sur l’avilissement. C’est sur cette mutilation morale qui s’accomplit souvent grâce au corps que Maria le Hardouin a bâti cet étouffant roman encré dans la seconde guerre mondiale.</p><p> </p><p>Ce roman est une pièce à verser au procès de l’Homme qu’a ouvert la littérature avec la seconde guerre mondiale. René Marill Albères qui publie en 1945 un <em>Essai sur le roman actuel</em> intitulé <em>Portrait de notre héros</em> s’enthousiasme dès la première page : « <em>cette brutalité sombre du théâtre de Sartre, cette odeur de sang frais du roman contemporain, ce sont les couleurs, les sons et les parfums d’un monde nouveau, dont nous ignorons encore le démiurge</em> » et continue plus loin « <em>chaque roman qui compte nous laisse le même goût de cendre et de poussière, la même violence contenue du monde et la même désespérée solitude devant la destinée.</em> »</p><p> </p><p>Pierre-Henri Simon, qui accuse une génération de plus qu’Albères, et qui a publié coup sur coup en 1950 deux essais : <em>L’homme en procès</em> d’abord puis <em>Procès du héros</em> évoque un tournant ontologique : la jeune génération d’écrivain n’est plus humaniste. Les derniers à avoir cru au « <em>triomphe (...) de la raison et de la sagesse » </em>même devant les épouvantables <em>« malheurs de (ce) temps</em> », tous les Claudel, Bernanos, Rolland, Mauriac, Giraudoux, Duhamel, Valery, Gide, sont balayés d’un revers de la main par des écrivains qui ne ressentent plus que la nausée, la gratuité et le non-sens.</p><p> </p><p>La guerre, démesurée dans son ampleur n’entraine plus une réaction d’indignation tout aussi démesurée ; au contraire, Simon l’affirme, « <em>les six années de sang et de douleurs qui ont passé entre le premier bombardement de Varsovie (…) et l’éclair mortel d’Hiroshima, l’effroyable régression de la civilisation qu’elles ont apportée (…) n’a pu que hâter la descente de l’homme contemporain dans le désespoir.</em> »</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Et il tomba du ciel une grande étoile, ardente comme une torche, le nom de cette étoile est Absinthe. Le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent de ces eaux, parce qu’elles étaient devenues amères. </em>»</p><p> </p><p>C’est sur cet extrait de <em>l’Apocalypse</em> que Maria le Hardouin ouvre son roman. Le ton est donné. Il n’est pas suffisant de croire que les eaux douces de notre monde seront empoisonnées par la chute de l’astre. Il n’y aurait là pour l’auteure qu’une variation incomplète sur une malédiction.</p><p> </p><p>Non, l’important est ce qui survient quelques jours après, quand les hommes assoiffés se résigneront à boire l’eau empoisonnée par désespoir. La variation sur l’incompréhension devient alors une grande et funeste symphonie sur l’avilissement. C’est sur cette mutilation morale qui s’accomplit souvent grâce au corps que Maria le Hardouin a bâti cet étouffant roman encré dans la seconde guerre mondiale.</p><p> </p><p>Ce roman est une pièce à verser au procès de l’Homme qu’a ouvert la littérature avec la seconde guerre mondiale. René Marill Albères qui publie en 1945 un <em>Essai sur le roman actuel</em> intitulé <em>Portrait de notre héros</em> s’enthousiasme dès la première page : « <em>cette brutalité sombre du théâtre de Sartre, cette odeur de sang frais du roman contemporain, ce sont les couleurs, les sons et les parfums d’un monde nouveau, dont nous ignorons encore le démiurge</em> » et continue plus loin « <em>chaque roman qui compte nous laisse le même goût de cendre et de poussière, la même violence contenue du monde et la même désespérée solitude devant la destinée.</em> »</p><p> </p><p>Pierre-Henri Simon, qui accuse une génération de plus qu’Albères, et qui a publié coup sur coup en 1950 deux essais : <em>L’homme en procès</em> d’abord puis <em>Procès du héros</em> évoque un tournant ontologique : la jeune génération d’écrivain n’est plus humaniste. Les derniers à avoir cru au « <em>triomphe (...) de la raison et de la sagesse » </em>même devant les épouvantables <em>« malheurs de (ce) temps</em> », tous les Claudel, Bernanos, Rolland, Mauriac, Giraudoux, Duhamel, Valery, Gide, sont balayés d’un revers de la main par des écrivains qui ne ressentent plus que la nausée, la gratuité et le non-sens.</p><p> </p><p>La guerre, démesurée dans son ampleur n’entraine plus une réaction d’indignation tout aussi démesurée ; au contraire, Simon l’affirme, « <em>les six années de sang et de douleurs qui ont passé entre le premier bombardement de Varsovie (…) et l’éclair mortel d’Hiroshima, l’effroyable régression de la civilisation qu’elles ont apportée (…) n’a pu que hâter la descente de l’homme contemporain dans le désespoir.</em> »</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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« Et il tomba du ciel une grande étoile, ardente comme une torche, le nom de cette étoile est Absinthe. Le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent de ces eaux, parce qu’elles étaient devenues amères. »
 
C’est sur cet ext...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 45 - LUCIEN REBATET : Un chef-d'oeuvre maudit ? (Les deux étendards, 1952)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les deux étendards est un roman dont on dit qu’il souffre d’une conspiration du silence, qu’il est un véritable chef-d’œuvre maudit. De la première assertion, on ne saurait prétendre le contraire. Il y eut en 1952, à la parution de cet épais roman théologique et amoureux de 1300 pages, assez peu de recensions dans la presse. Quelques-unes de Nimier, Blondel, Dutourd, saluant une œuvre importante et peut-être davantage, mais guère plus.</p><p> </p><p>Jean-Paul Sartre refuse un article élogieux d’Étiemble pour Les Temps Modernes. Magnanime, l’auteur des Chemins de la liberté licenciera dans la foulée Étiemble. Au rugissement dévastateur des Décombres, l’un des plus grands succès de l’Occupation, répond donc le silence assourdissant d’une grande part de la critique. Peut-être n’est-ce qu’une question d’équilibre. Le pardon ne s’obtient pas si aisément.</p><p> </p><p>C’est en comparant Les deux étendards (bien trop hâtivement, certes) à L’Ordre (1929) de Marcel Arland et à Augustin ou le Maître est là (1933) de Joseph Malègue, deux autres romans de formation, que je propose de montrer que celui de Lucien Rebatet n’est pas le chef-d’œuvre que certains lecteurs ont voulu voir.</p><p> </p><p>A dire vrai, il pourrait même être considéré comme un roman d’une extrême vanité, un roman adolescent emphatique et paroxystique qui cache derrière de nombreuses références et une gauloiserie féroce un piétinement assez paradoxale au regard de la quantité de pages, malgré de nombreux moments d’une admirable maîtrise et d’un véritable plaisir de lecture. Rien ne change pour Michel et Régis, au contraire de Gilbert Villars dans l’Ordre et d’Augustin Méridier dans le roman de Joseph Malègue.</p><p> </p><p>A bien y regarder, si la critique a souvent comparé Joseph Malègue à Marcel Proust à la parution de son superbe et émouvant roman, c’est peut-être qu’il y avait déjà là le roman français théologique du XXème siècle dont on a parfois, à tort, donné la paternité à Lucien Rebatet.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les deux étendards est un roman dont on dit qu’il souffre d’une conspiration du silence, qu’il est un véritable chef-d’œuvre maudit. De la première assertion, on ne saurait prétendre le contraire. Il y eut en 1952, à la parution de cet épais roman théologique et amoureux de 1300 pages, assez peu de recensions dans la presse. Quelques-unes de Nimier, Blondel, Dutourd, saluant une œuvre importante et peut-être davantage, mais guère plus.</p><p> </p><p>Jean-Paul Sartre refuse un article élogieux d’Étiemble pour Les Temps Modernes. Magnanime, l’auteur des Chemins de la liberté licenciera dans la foulée Étiemble. Au rugissement dévastateur des Décombres, l’un des plus grands succès de l’Occupation, répond donc le silence assourdissant d’une grande part de la critique. Peut-être n’est-ce qu’une question d’équilibre. Le pardon ne s’obtient pas si aisément.</p><p> </p><p>C’est en comparant Les deux étendards (bien trop hâtivement, certes) à L’Ordre (1929) de Marcel Arland et à Augustin ou le Maître est là (1933) de Joseph Malègue, deux autres romans de formation, que je propose de montrer que celui de Lucien Rebatet n’est pas le chef-d’œuvre que certains lecteurs ont voulu voir.</p><p> </p><p>A dire vrai, il pourrait même être considéré comme un roman d’une extrême vanité, un roman adolescent emphatique et paroxystique qui cache derrière de nombreuses références et une gauloiserie féroce un piétinement assez paradoxale au regard de la quantité de pages, malgré de nombreux moments d’une admirable maîtrise et d’un véritable plaisir de lecture. Rien ne change pour Michel et Régis, au contraire de Gilbert Villars dans l’Ordre et d’Augustin Méridier dans le roman de Joseph Malègue.</p><p> </p><p>A bien y regarder, si la critique a souvent comparé Joseph Malègue à Marcel Proust à la parution de son superbe et émouvant roman, c’est peut-être qu’il y avait déjà là le roman français théologique du XXème siècle dont on a parfois, à tort, donné la paternité à Lucien Rebatet.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Jan 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>EP 44 - ELISABETH LANGGÄSSER : "L'Enfer attend une âme pure" (Le Sceau indélébile, 1946)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dès la fin de la seconde guerre mondiale une polémique éclaye entre Thomas Mann et Walter von Molo. Ce dernier, dans une lettre ouverte, demande instamment au grand auteur de revenir de son exil américain, ayant, dans les ruines physiques et morales, « <em>une œuvre historique à accomplir en Allemagne.</em> » Mann lui répondit dans une lettre ouverte intitulée <em>Pourquoi je ne rentre pas en Allemagne.</em></p><p><em> </em></p><p>Cette polémique, parfois appelée Grosse controverse, a encore enflé quand un autre auteur, Franck Thiess, resté au pays, a écrit un autre article au titre devenu célèbre, <em>L’émigration intérieure</em>, et reproché à Mann et à d’autres leur existence paisible loin du conflit, eux qui « <em>ont regardé la tragédie allemande des loges ou du parterre de l’étranger</em> ».</p><p> </p><p>Ainsi, dans l’immédiat après-guerre, les écrivains se sont divisés en deux camps : ceux de l’émigration extérieure et ceux de l’émigration intérieure qui auraient, supposément, résister au plus proche du danger. Parmi les exilés on compte Bertold Brecht, Alfred Döblin, Stefan Zweig, Hannah Arendt, Hermann Broch, Walter Benjamin, Anna Seghers… Ceux restés en Allemagne se nomment Hermann Kasack, Ernst Kreuder, Wolfang Koeppen, Heimito von Doderer, Ernst Wiechert, Werner Bergengruen, Gottfried Benn… Inutile de préciser ceux qui ont gagné la bataille des mémoires.</p><p> </p><p>Toutefois, c’est à un roman de cette émigration intérieure que je consacre cet épisode d’Oublieuse Postérité, un roman introuvable en Français, un roman qui n’a rien à envier au <em>Docteur Faustus</em> de Mann, à <em>Héliopolis</em> de Jünger, au <em>Jeu des perles de verre</em> de Hesse, à <em>La mort de Virgile</em> de Broch…</p><p> </p><p>Il s’agit, pour être tout à fait franc, du roman dans lequel la lutte entre le Bien et le Mal est la plus inouïe que j’ai lu. Il est l’œuvre d’Élisabeth Langgässer, a paru en 1946 dans les décombres fumantes de l’Allemagne, a été traduit en 1951 en France et s’intitule <em>Le sceau indélébile</em>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dès la fin de la seconde guerre mondiale une polémique éclaye entre Thomas Mann et Walter von Molo. Ce dernier, dans une lettre ouverte, demande instamment au grand auteur de revenir de son exil américain, ayant, dans les ruines physiques et morales, « <em>une œuvre historique à accomplir en Allemagne.</em> » Mann lui répondit dans une lettre ouverte intitulée <em>Pourquoi je ne rentre pas en Allemagne.</em></p><p><em> </em></p><p>Cette polémique, parfois appelée Grosse controverse, a encore enflé quand un autre auteur, Franck Thiess, resté au pays, a écrit un autre article au titre devenu célèbre, <em>L’émigration intérieure</em>, et reproché à Mann et à d’autres leur existence paisible loin du conflit, eux qui « <em>ont regardé la tragédie allemande des loges ou du parterre de l’étranger</em> ».</p><p> </p><p>Ainsi, dans l’immédiat après-guerre, les écrivains se sont divisés en deux camps : ceux de l’émigration extérieure et ceux de l’émigration intérieure qui auraient, supposément, résister au plus proche du danger. Parmi les exilés on compte Bertold Brecht, Alfred Döblin, Stefan Zweig, Hannah Arendt, Hermann Broch, Walter Benjamin, Anna Seghers… Ceux restés en Allemagne se nomment Hermann Kasack, Ernst Kreuder, Wolfang Koeppen, Heimito von Doderer, Ernst Wiechert, Werner Bergengruen, Gottfried Benn… Inutile de préciser ceux qui ont gagné la bataille des mémoires.</p><p> </p><p>Toutefois, c’est à un roman de cette émigration intérieure que je consacre cet épisode d’Oublieuse Postérité, un roman introuvable en Français, un roman qui n’a rien à envier au <em>Docteur Faustus</em> de Mann, à <em>Héliopolis</em> de Jünger, au <em>Jeu des perles de verre</em> de Hesse, à <em>La mort de Virgile</em> de Broch…</p><p> </p><p>Il s’agit, pour être tout à fait franc, du roman dans lequel la lutte entre le Bien et le Mal est la plus inouïe que j’ai lu. Il est l’œuvre d’Élisabeth Langgässer, a paru en 1946 dans les décombres fumantes de l’Allemagne, a été traduit en 1951 en France et s’intitule <em>Le sceau indélébile</em>.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Dès la fin de la seconde guerre mondiale une polémique éclaye entre Thomas Mann et Walter von Molo. Ce dernier, dans une lettre ouverte, demande instamment au grand auteur de revenir de son exil américain, ayant, dans les ruines physiques et morales,...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 43 - SIMONNE JACQUEMARD : Le silence du Diable (Le veilleur de nuit, 1962)</title>
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                <description><![CDATA[<p><em>Le veilleur de nuit</em> que Simonne Jacquemard a publié au Seuil en 1962 est sans doute l’un des plus énigmatiques Prix Renaudot, l’un des plus intensément métaphysiques. Il est question, dans ces deux-cents pages sévères, parfois sibyllines, dont pas une n’a été écrite en songeant au lecteur, de l’acte terminal de Siméon Leverrier, de celui qui concentre en lui tous les pôles et qui a dépassé toutes les échelles de grandeur.</p><p> </p><p>Siméon Leverrier creuse. Il creuse le plus grand trou qu’un seul homme n’ait jamais entrepris de creuser. Chez lui, à l’abri de grandes palissades, dissimulé au regard fruste de son voisin qui flaire de son salon l’haleine de « <em>la gueule de l’enfer</em> », chez lui donc, en explorant d’abord un ancien puit qu’il a découvert dans son jardin, et bientôt dans l’obscur secret de sa cave.</p><p> </p><p>Leverrier veille la nuit puisque tel est son métier et creuse le jour puisque telle est la besogne qui lui a été assignée et dont il ne pourra plus se libérer. Alors le jeune homme s’arme de toute sorte d’outils à la quincaillerie ; et dans cette quincaillerie rencontre Agathe-Alexandrine, vendeuse vaguement timide, ni belle, ni laide, mais au doux nom de pierre précieuse, qu’il enlèvera et séquestrera dans son gouffre.</p><p> </p><p>« <em>Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir attiré des soupçons qui n’étaient pas justifiés, </em>écrit-il le 13 mai dans son journal de bord au ton si décousu<em>. Ce mot de « monstre » qu’elle a prononcé pendant que je la fixais et qu’elle ramassait ses affaires. Je crois qu’elle a eu peur de moi.</em> » Elle le suit pourtant chez lui, pèlerin dans les pas d’un prophète. Mais prophète de quoi dans cette chute vers le dernier siècle d’un enfer gelé ?</p><p> </p><p>Simonne Jacquemard est une auteure du désespoir le plus ferme et le moins expressionniste qui soit. Très peu de renfort d’effets, peu d’hyperbole, une méfiance à l’égard des paroxysmes ; rien qu’une lucidité monstrueuse et des personnages qui découvrent dans le visage d’autrui l’immensité de la tromperie – et donc le père des mensonges.</p><p> </p><p>Mais ceci ne représente qu’une petite partie de son œuvre car Simonne Jacquemard n’aura cessé de se fractionner : romans de « l’école du regard » avec Sable et L’orangerie qui font songer aux Tropismes de Nathalie Sarraute, roman humoristique avec La famille Borgia (qui peut se lire dans les deux sens, du début à la fin et de la fin au début), livres à propos des oiseaux et de la nature, roman postmoderne avec L’éruption du Krakatoa qui accumule les notes de bas de pages et les histoires enchâssées dans d’autres, romans qui mêlent érudition helléniste et mystique aussi…</p><p> </p><p>Quant aux personnages, certains reviennent d’un roman à l’autre, grandissent, disparaissent… Un véritable festin pour les lecteurs et les universitaires.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><em>Le veilleur de nuit</em> que Simonne Jacquemard a publié au Seuil en 1962 est sans doute l’un des plus énigmatiques Prix Renaudot, l’un des plus intensément métaphysiques. Il est question, dans ces deux-cents pages sévères, parfois sibyllines, dont pas une n’a été écrite en songeant au lecteur, de l’acte terminal de Siméon Leverrier, de celui qui concentre en lui tous les pôles et qui a dépassé toutes les échelles de grandeur.</p><p> </p><p>Siméon Leverrier creuse. Il creuse le plus grand trou qu’un seul homme n’ait jamais entrepris de creuser. Chez lui, à l’abri de grandes palissades, dissimulé au regard fruste de son voisin qui flaire de son salon l’haleine de « <em>la gueule de l’enfer</em> », chez lui donc, en explorant d’abord un ancien puit qu’il a découvert dans son jardin, et bientôt dans l’obscur secret de sa cave.</p><p> </p><p>Leverrier veille la nuit puisque tel est son métier et creuse le jour puisque telle est la besogne qui lui a été assignée et dont il ne pourra plus se libérer. Alors le jeune homme s’arme de toute sorte d’outils à la quincaillerie ; et dans cette quincaillerie rencontre Agathe-Alexandrine, vendeuse vaguement timide, ni belle, ni laide, mais au doux nom de pierre précieuse, qu’il enlèvera et séquestrera dans son gouffre.</p><p> </p><p>« <em>Je ne lui pardonnerai jamais d’avoir attiré des soupçons qui n’étaient pas justifiés, </em>écrit-il le 13 mai dans son journal de bord au ton si décousu<em>. Ce mot de « monstre » qu’elle a prononcé pendant que je la fixais et qu’elle ramassait ses affaires. Je crois qu’elle a eu peur de moi.</em> » Elle le suit pourtant chez lui, pèlerin dans les pas d’un prophète. Mais prophète de quoi dans cette chute vers le dernier siècle d’un enfer gelé ?</p><p> </p><p>Simonne Jacquemard est une auteure du désespoir le plus ferme et le moins expressionniste qui soit. Très peu de renfort d’effets, peu d’hyperbole, une méfiance à l’égard des paroxysmes ; rien qu’une lucidité monstrueuse et des personnages qui découvrent dans le visage d’autrui l’immensité de la tromperie – et donc le père des mensonges.</p><p> </p><p>Mais ceci ne représente qu’une petite partie de son œuvre car Simonne Jacquemard n’aura cessé de se fractionner : romans de « l’école du regard » avec Sable et L’orangerie qui font songer aux Tropismes de Nathalie Sarraute, roman humoristique avec La famille Borgia (qui peut se lire dans les deux sens, du début à la fin et de la fin au début), livres à propos des oiseaux et de la nature, roman postmoderne avec L’éruption du Krakatoa qui accumule les notes de bas de pages et les histoires enchâssées dans d’autres, romans qui mêlent érudition helléniste et mystique aussi…</p><p> </p><p>Quant aux personnages, certains reviennent d’un roman à l’autre, grandissent, disparaissent… Un véritable festin pour les lecteurs et les universitaires.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 13 Nov 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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Le veilleur de nuit que Simonne Jacquemard a publié au Seuil en 1962 est sans doute l’un des plus énigmatiques Prix Renaudot, l’un des plus intensément métaphysiques. Il est question, dans ces deux-cents pages sévères, parfois sibyllines, dont pas une...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 42 - HENRI POURRAT : Une épopée régionaliste ? (Gaspard des montagnes, 1922-1931)</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Pourrat est le rénovateur de la chanson de geste</em> » écrit Joseph Désaymard dans <em>L’Auvergne dans les lettres contemporaines</em>. Qui pourrait dire mieux ? Avec le cycle de Gaspard des montagnes qui comprend quatre romans parus entre 1922 et 1931, Henri Pourrat a écrit une épopée rurale qui mêle autant le folklore auvergnat que les nobles sentiments des poèmes épiques.</p><p> </p><p>Gaspard est un de ces personnages de cette espèce rare, haut-en-couleurs, joueur né, qui « <em>joue le jeu pour le jeu avec entrain sinon gaiment</em> », comme l’écrit Alexandre Vialatte, l’un des très grands amis d’Henri Pourrat<em>, « qui a perdu, gagné, qui a été l’homme de la liberté, qui a joué le jeu pour l’honneur et le plaisir, qui l’a joué comme Ulysse et comme Roland avec ruse et chevalerie. »</em></p><p> </p><p>Henri Pourrat qui a passé sa vie à marcher et à écouter, a compilé plus d’un millier de contes dans Le trésor des contes, glanés auprès des colporteurs, des anciens, des femmes de tout lieu. C’est donc tout naturel que ce soit un conte qui donne à Gaspard des Montagnes son idée originelle, un conte intitulé tantôt <em>Les yeux blanc, La main coupée</em> ou encore <em>Les yeux rouges</em>…</p><p> </p><p>L’argument en est le suivant : un soir, alors que le père laisse sa fille seule à la maison, celle-ci est confrontée à des brigands qui cherchent un butin. Dans la bataille, la jeune femme parvient à couper la main au chef des brigands qui s’enfuit et jure de se venger. Quelque temps plus tard, la jeune femme épouse sans l’avoir reconnu le brigand qui veut aller plus loin encore dans sa vengeance… </p><p> </p><p>Ainsi viennent 1000 pages de chevalerie, d’amitiés, d’amour, de crime, de vol, d’exploration… Ode à la nature autant que jeu pour lecteur, grand travail sur la langue autant qu’hommage aux traditions et au passé qui disparait, Gaspard des montagnes devrait être un véritable monument national.</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast et en lisant le roman…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Pourrat est le rénovateur de la chanson de geste</em> » écrit Joseph Désaymard dans <em>L’Auvergne dans les lettres contemporaines</em>. Qui pourrait dire mieux ? Avec le cycle de Gaspard des montagnes qui comprend quatre romans parus entre 1922 et 1931, Henri Pourrat a écrit une épopée rurale qui mêle autant le folklore auvergnat que les nobles sentiments des poèmes épiques.</p><p> </p><p>Gaspard est un de ces personnages de cette espèce rare, haut-en-couleurs, joueur né, qui « <em>joue le jeu pour le jeu avec entrain sinon gaiment</em> », comme l’écrit Alexandre Vialatte, l’un des très grands amis d’Henri Pourrat<em>, « qui a perdu, gagné, qui a été l’homme de la liberté, qui a joué le jeu pour l’honneur et le plaisir, qui l’a joué comme Ulysse et comme Roland avec ruse et chevalerie. »</em></p><p> </p><p>Henri Pourrat qui a passé sa vie à marcher et à écouter, a compilé plus d’un millier de contes dans Le trésor des contes, glanés auprès des colporteurs, des anciens, des femmes de tout lieu. C’est donc tout naturel que ce soit un conte qui donne à Gaspard des Montagnes son idée originelle, un conte intitulé tantôt <em>Les yeux blanc, La main coupée</em> ou encore <em>Les yeux rouges</em>…</p><p> </p><p>L’argument en est le suivant : un soir, alors que le père laisse sa fille seule à la maison, celle-ci est confrontée à des brigands qui cherchent un butin. Dans la bataille, la jeune femme parvient à couper la main au chef des brigands qui s’enfuit et jure de se venger. Quelque temps plus tard, la jeune femme épouse sans l’avoir reconnu le brigand qui veut aller plus loin encore dans sa vengeance… </p><p> </p><p>Ainsi viennent 1000 pages de chevalerie, d’amitiés, d’amour, de crime, de vol, d’exploration… Ode à la nature autant que jeu pour lecteur, grand travail sur la langue autant qu’hommage aux traditions et au passé qui disparait, Gaspard des montagnes devrait être un véritable monument national.</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast et en lisant le roman…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 23 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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« Pourrat est le rénovateur de la chanson de geste » écrit Joseph Désaymard dans L’Auvergne dans les lettres contemporaines. Qui pourrait dire mieux ? Avec le cycle de Gaspard des montagnes qui comprend quatre romans parus entre 1922 et 1931, Henri Po...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>HS 03 - PIERRE JOURDE : "Le sommeil de la raison engendre des monstres" (La marchande d'oublies, 2025)</title>
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                <description><![CDATA[<p>La marchande d’oublies est un roman maléfique, un superbe, complexe, épais roman consacré au Mal et à la fiction, à la littérature décadente et aux images gothiques. Sans doute un roman qui mériterait de faire date.</p><p> </p><p>La famille Helquin devient peu à peu légendaire. Le succès, comme un abcès, enfle.  « <em>Une aura inquiétante précède</em> » ces clowns hystériques, et notamment Alastair, le dernier des quatre frères, ce qui pousse le public à se confronter à lui, lui qui commence à agresser les spectateurs dans ses pantomimes.</p><p> </p><p>Mais le succès est un acrobate faillible. Un jour de juin 1874, lors d’une répétition, Alastair chute, se blesse gravement et doit passer une quinzaine à l’hôpital. Thalia, sa petite sœur âgée de seize ans, témoin de l’accident, médusée, terrassée par le choc, « <em>plonge dans une léthargie de neuf années.</em> »</p><p> </p><p>Tandis que la Belle endormie devient bientôt l’attraction d’une foire créée par ses trois autres frères, Alastair, qui sombre de plus en plus dans la violence, est interné dans divers hôpitaux, « <em>pandémonium de la folie.</em> » « <em>La tarentule du chaos</em> », comme Maurice Rollinat appelle la folie dans <em>Les névroses</em> tisse sa toile, « <em>guette la raison qu’elle amorce,</em> » la tarentule du chaos pousse le colosse à se mutiler. Puis un jour, il parvient à s’échapper et disparait pendant plus d’une décennie.  </p><p> </p><p>Thalia fini par se réveiller. Alastair fini par ressurgir. La famille va pouvoir se recomposer. Seulement, Thalia a été enlevé aux autres frères par Charles Louvel, médecin aliéniste, qui tente de lever le voile sur les années d’absence de la jeune femme. Seulement, Alastair est devenu fou et est obsédé par la pureté et donc, ne pouvant atteindre aucun au-delà et aucun en-deçà, condamné à faire le mal dans l’espoir de retrouver, enfin, la petite marchande d’oublies…</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast et en lisant le roman…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La marchande d’oublies est un roman maléfique, un superbe, complexe, épais roman consacré au Mal et à la fiction, à la littérature décadente et aux images gothiques. Sans doute un roman qui mériterait de faire date.</p><p> </p><p>La famille Helquin devient peu à peu légendaire. Le succès, comme un abcès, enfle.  « <em>Une aura inquiétante précède</em> » ces clowns hystériques, et notamment Alastair, le dernier des quatre frères, ce qui pousse le public à se confronter à lui, lui qui commence à agresser les spectateurs dans ses pantomimes.</p><p> </p><p>Mais le succès est un acrobate faillible. Un jour de juin 1874, lors d’une répétition, Alastair chute, se blesse gravement et doit passer une quinzaine à l’hôpital. Thalia, sa petite sœur âgée de seize ans, témoin de l’accident, médusée, terrassée par le choc, « <em>plonge dans une léthargie de neuf années.</em> »</p><p> </p><p>Tandis que la Belle endormie devient bientôt l’attraction d’une foire créée par ses trois autres frères, Alastair, qui sombre de plus en plus dans la violence, est interné dans divers hôpitaux, « <em>pandémonium de la folie.</em> » « <em>La tarentule du chaos</em> », comme Maurice Rollinat appelle la folie dans <em>Les névroses</em> tisse sa toile, « <em>guette la raison qu’elle amorce,</em> » la tarentule du chaos pousse le colosse à se mutiler. Puis un jour, il parvient à s’échapper et disparait pendant plus d’une décennie.  </p><p> </p><p>Thalia fini par se réveiller. Alastair fini par ressurgir. La famille va pouvoir se recomposer. Seulement, Thalia a été enlevé aux autres frères par Charles Louvel, médecin aliéniste, qui tente de lever le voile sur les années d’absence de la jeune femme. Seulement, Alastair est devenu fou et est obsédé par la pureté et donc, ne pouvant atteindre aucun au-delà et aucun en-deçà, condamné à faire le mal dans l’espoir de retrouver, enfin, la petite marchande d’oublies…</p><p> </p><p>Le reste est à découvrir en écoutant le podcast et en lisant le roman…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 01 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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La marchande d’oublies est un roman maléfique, un superbe, complexe, épais roman consacré au Mal et à la fiction, à la littérature décadente et aux images gothiques. Sans doute un roman qui mériterait de faire date.
 
La famille Helquin devient peu à...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 41 : ALFRED KERN - Dans les travées de l'Europe (Le Clown, 1957)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Hans Schmetterling est un gamin pauvre des faubourgs de Bâle, en Suisse où il nait en 1890. Fils de coiffeur et de femme de ménage, il découvre l’ivresse et la joie devant les vitrines des grands magasins bariolés de la ville ; c’est un caprice le soir de Noël, avec pour tout public ses parents, qui lui fait découvrir sa véritable vocation : le spectacle.  </p><p> </p><p>Bien sûr, le petit Hans n’a pas encore dix ans ; il ne connait rien d’Auguste, des clowns maladroits, des cirques et des chapiteaux qui jettent leurs rires jusqu’au ciel. Puis vinrent les soirs du cinq au huit septembre 1908. Avec l’orchestre mécanique, avec la fanfare, un cirque ambulant arrive en ville et voici que brûle «<em> en lettres de feu le nom des Schwander.</em> »</p><p> </p><p>Ce nom devient l’alpha et l’oméga de Schmetterling. Fakir, cercueil de verre, Abyssins, serpents, alezan, orgue de barbarie, jongleurs, femmes voilées… Hans revient chaque soir assister à la représentation ; que voit-il sinon les fantasmagories de son esprit dûment organisées dans un joyeux tourbillon ? Émerveillé, Hans se saisit enfin de son courage pour faire autre chose qu’une bonne blague : il va demander le patron ; il rencontrera Martha. L’aventure commence.</p><p> </p><p>Le Clown est un immense (et peut-être le meilleur de son siècle) roman picaresque, tant par sa taille – 550 pages à la police minuscule et serrée – que par son ambition : raconter le rire et la grimace, la vie des gens du voyage et soixante années de la vie européenne. Hans devient, comme l’écrit André Suarès dans on essai sur le clown : « <em>le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie ».</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Hans Schmetterling est un gamin pauvre des faubourgs de Bâle, en Suisse où il nait en 1890. Fils de coiffeur et de femme de ménage, il découvre l’ivresse et la joie devant les vitrines des grands magasins bariolés de la ville ; c’est un caprice le soir de Noël, avec pour tout public ses parents, qui lui fait découvrir sa véritable vocation : le spectacle.  </p><p> </p><p>Bien sûr, le petit Hans n’a pas encore dix ans ; il ne connait rien d’Auguste, des clowns maladroits, des cirques et des chapiteaux qui jettent leurs rires jusqu’au ciel. Puis vinrent les soirs du cinq au huit septembre 1908. Avec l’orchestre mécanique, avec la fanfare, un cirque ambulant arrive en ville et voici que brûle «<em> en lettres de feu le nom des Schwander.</em> »</p><p> </p><p>Ce nom devient l’alpha et l’oméga de Schmetterling. Fakir, cercueil de verre, Abyssins, serpents, alezan, orgue de barbarie, jongleurs, femmes voilées… Hans revient chaque soir assister à la représentation ; que voit-il sinon les fantasmagories de son esprit dûment organisées dans un joyeux tourbillon ? Émerveillé, Hans se saisit enfin de son courage pour faire autre chose qu’une bonne blague : il va demander le patron ; il rencontrera Martha. L’aventure commence.</p><p> </p><p>Le Clown est un immense (et peut-être le meilleur de son siècle) roman picaresque, tant par sa taille – 550 pages à la police minuscule et serrée – que par son ambition : raconter le rire et la grimace, la vie des gens du voyage et soixante années de la vie européenne. Hans devient, comme l’écrit André Suarès dans on essai sur le clown : « <em>le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie ».</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Aug 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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Hans Schmetterling est un gamin pauvre des faubourgs de Bâle, en Suisse où il nait en 1890. Fils de coiffeur et de femme de ménage, il découvre l’ivresse et la joie devant les vitrines des grands magasins bariolés de la ville ; c’est un caprice le soi...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 40 : DOMINIQUE ROLIN - Le roman de la cruauté (Les Marais, 1942)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dominique Rolin a publié une quarantaine de livres en soixante ans. A ceux-ci s’ajoutent une colossale correspondance avec Jim, rencontré en 1958, alors qu’elle a quarante-cinq ans et lui vingt-deux, pseudonyme derrière lequel se cache Philippe Sollers qui fut le grand amour de sa vie mais aussi celui qui permit à la romancière de changer de cap littéraire.</p><p> </p><p>C’est aux romans qui précèdent ce bouleversement formel qui explorera les limites de la forme romanesque mais aussi le passé et le temps « <em>qui n'est qu’une interprétation malveillante de la vérité</em> » comme elle l’écrit dans la préface à la réédition (en 1991 chez Gallimard) de son premier roman, Les Marais, initialement publié chez Denoël en 1942, qu’est consacré cet épisode.</p><p> </p><p>Roman de la cruauté, écrit à « l’odeur de louve » pour reprendre l’excellent mot de Robert Poulet, Les Marais parut d’abord en épisode dans un journal belge, Cassandre, tenu par Paul Colin, du 15 décembre 1940 au 16 février 1941. L’œuvre est si bonne que Colin et Poulet abandonnent l’idée de le publier en Belgique, patrie de Dominique Rolin, pour le proposer à Paris où Robert Denoël l’acceptera avec enthousiasme.</p><p> </p><p>Il est encensé par Max Jacob et Jean Cocteau qui se font abuser par le prénom et la plume de Dominique Rolin, l’appelant « cher maître. » Ce roman, véritable morceau de hargne (ainsi que les premiers romans de Dominique Rolin) est aussi de ceux qui dominent leur auteur plutôt que lui ne les domine. Les personnages semblent décider, se jeter eux-mêmes dans la gueule du loup selon une trajectoire totalement imprévisible, fort d’ellipses et de métaphores inédites.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Rolin a publié une quarantaine de livres en soixante ans. A ceux-ci s’ajoutent une colossale correspondance avec Jim, rencontré en 1958, alors qu’elle a quarante-cinq ans et lui vingt-deux, pseudonyme derrière lequel se cache Philippe Sollers qui fut le grand amour de sa vie mais aussi celui qui permit à la romancière de changer de cap littéraire.</p><p> </p><p>C’est aux romans qui précèdent ce bouleversement formel qui explorera les limites de la forme romanesque mais aussi le passé et le temps « <em>qui n'est qu’une interprétation malveillante de la vérité</em> » comme elle l’écrit dans la préface à la réédition (en 1991 chez Gallimard) de son premier roman, Les Marais, initialement publié chez Denoël en 1942, qu’est consacré cet épisode.</p><p> </p><p>Roman de la cruauté, écrit à « l’odeur de louve » pour reprendre l’excellent mot de Robert Poulet, Les Marais parut d’abord en épisode dans un journal belge, Cassandre, tenu par Paul Colin, du 15 décembre 1940 au 16 février 1941. L’œuvre est si bonne que Colin et Poulet abandonnent l’idée de le publier en Belgique, patrie de Dominique Rolin, pour le proposer à Paris où Robert Denoël l’acceptera avec enthousiasme.</p><p> </p><p>Il est encensé par Max Jacob et Jean Cocteau qui se font abuser par le prénom et la plume de Dominique Rolin, l’appelant « cher maître. » Ce roman, véritable morceau de hargne (ainsi que les premiers romans de Dominique Rolin) est aussi de ceux qui dominent leur auteur plutôt que lui ne les domine. Les personnages semblent décider, se jeter eux-mêmes dans la gueule du loup selon une trajectoire totalement imprévisible, fort d’ellipses et de métaphores inédites.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 07 Aug 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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Dominique Rolin a publié une quarantaine de livres en soixante ans. A ceux-ci s’ajoutent une colossale correspondance avec Jim, rencontré en 1958, alors qu’elle a quarante-cinq ans et lui vingt-deux, pseudonyme derrière lequel se cache Philippe Soller...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 39 : RICHARD WEINER - "Psychologie de l'horreur" (Jeu pour de vrai, 1933)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cet épisode est le sixième et dernier d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.</p><p> </p><p>Richard Weiner fut un auteur malheureux, aimant la littérature comme on aime un rêve trop grand, aimant les hommes qui la font comme des frères qui ne le reconnaissent pas. Du Grand Jeu, il fut à la fois un initiateur et un rebut, une pièce maîtresse et un pion renié. Ce Tchécoslovaque né en 1884, installé à Paris en 1912, retourné à l’Est durant la Grande Guerre, décoré d’une médaille militaire puis victime d’une commotion nerveuse, tombera amoureux des poètes du Grand Jeu.</p><p> </p><p>D’abord de Roger Vailland, dont il écrit dès mars 1927, à plusieurs reprises que dans « <em>deux ou trois ans, il sera quelqu’un</em> », puis de René Daumal dont il dit dans un compte-rendu publié dans un journal Praguois, qu’il « <em>produit des images poétiques semblables à des balles incandescentes où drame, perception et idée s’empoignent, pelote de lutteurs cabrés. </em>»</p><p> </p><p>Mais l’amitié, si belle et naturelle, réclame vite son poison. Les relations entre les simplistes et Weiner deviennent conflictuelles. Lui qui veilla sur Vailland un mois durant à l’infirmerie de Louis le Grand quand ce dernier attrapa la scarlatine, qui organisa pour Vailland un voyage en Tchécoslovaquie, lui obtint une bourse de 4000 couronnes, change, ou plutôt, redevient l’homme au double visage, qui écrivait déjà en 1919 à la fin de <em>La chaise vide</em> : « <em>Tout ce que j’ai rassemblé ici de manière abrupte, barbare, à quoi cela peut-il servir, sinon à extirper de moi cet aveu accablant : je me noie dans la Faute, j’y étouffe, je patauge dans le Péché.</em> »</p><p> </p><p>« <em>Vous n’aimez pas les hommes, parce que vous en avez peur. Vous avez peur des hommes, parce que vous pénétrez trop loin en eux. Et puis vous ne les voyez pas comme des hommes</em> » lui écrit un jour Maurice Henry. Comment les voit-il alors ? La réponse Weiner l’apporte lui-même : « <em>Mon rapport avec Vailland, c’est un combat avec un ange. » </em>Peut-être est-ce la meilleure définition de son œuvre traduite en Français, très difficile d’accès : un combat avec l’ange qui deviendra fatalement un démon…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cet épisode est le sixième et dernier d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.</p><p> </p><p>Richard Weiner fut un auteur malheureux, aimant la littérature comme on aime un rêve trop grand, aimant les hommes qui la font comme des frères qui ne le reconnaissent pas. Du Grand Jeu, il fut à la fois un initiateur et un rebut, une pièce maîtresse et un pion renié. Ce Tchécoslovaque né en 1884, installé à Paris en 1912, retourné à l’Est durant la Grande Guerre, décoré d’une médaille militaire puis victime d’une commotion nerveuse, tombera amoureux des poètes du Grand Jeu.</p><p> </p><p>D’abord de Roger Vailland, dont il écrit dès mars 1927, à plusieurs reprises que dans « <em>deux ou trois ans, il sera quelqu’un</em> », puis de René Daumal dont il dit dans un compte-rendu publié dans un journal Praguois, qu’il « <em>produit des images poétiques semblables à des balles incandescentes où drame, perception et idée s’empoignent, pelote de lutteurs cabrés. </em>»</p><p> </p><p>Mais l’amitié, si belle et naturelle, réclame vite son poison. Les relations entre les simplistes et Weiner deviennent conflictuelles. Lui qui veilla sur Vailland un mois durant à l’infirmerie de Louis le Grand quand ce dernier attrapa la scarlatine, qui organisa pour Vailland un voyage en Tchécoslovaquie, lui obtint une bourse de 4000 couronnes, change, ou plutôt, redevient l’homme au double visage, qui écrivait déjà en 1919 à la fin de <em>La chaise vide</em> : « <em>Tout ce que j’ai rassemblé ici de manière abrupte, barbare, à quoi cela peut-il servir, sinon à extirper de moi cet aveu accablant : je me noie dans la Faute, j’y étouffe, je patauge dans le Péché.</em> »</p><p> </p><p>« <em>Vous n’aimez pas les hommes, parce que vous en avez peur. Vous avez peur des hommes, parce que vous pénétrez trop loin en eux. Et puis vous ne les voyez pas comme des hommes</em> » lui écrit un jour Maurice Henry. Comment les voit-il alors ? La réponse Weiner l’apporte lui-même : « <em>Mon rapport avec Vailland, c’est un combat avec un ange. » </em>Peut-être est-ce la meilleure définition de son œuvre traduite en Français, très difficile d’accès : un combat avec l’ange qui deviendra fatalement un démon…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 10 Jul 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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Cet épisode est le sixième et dernier d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.
 
Richard Weiner fut un auteur malheureux, aimant la littérature comme on aime un rêve trop grand, aimant les hommes qui...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 38 : ROGER VAILLAND - Etre désintéressé (La Loi, 1957)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cet épisode est le cinquième d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.</p><p> </p><p>« Roger Vailland est mon ami, mais je ne crois pas au Diable. » Ainsi s’exprime Claude Roy dans ses Descriptions critiques. Il faut dire que Roger Vailland est l’homme de plusieurs morts. La première date du 11 mars 1929, quand le procès du Grand Jeu, et plus particulièrement du sien, est mené par André Breton qui lui reproche violemment d’avoir écrit un article élogieux à propos d’un préfet jugé réactionnaire. Au lieu de défendre leur phrère, René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte se taisent, détournent les yeux, abandonnent leur ami de toujours. C’est la fin des illusions. Désormais, Roger Vailland n’aura plus le moindre lien avec eux et sera journaliste pendant quinze ans avant que ne paraisse, en 1945, son premier roman, Drôle de Jeu.</p><p> </p><p>Résistant, entouré de communistes, à la libération, Roger Vailland ne parvient plus à écrire pour un journal jugé capitaliste (Paris-midi et Paris-soir). Il se tourne peu à peu vers le PCF, l’URSS, Staline et écrit désormais à propos de la condition de l’homme selon une perspective communiste. Avec <em>Bon pied, bon œil</em> qui parait en 1950, il dit adieu à la première partie de sa carrière, dit adieu à cette œuvre qui a, selon lui « <em>contribué à la mystification</em> », c’est-à-dire contribué à donner l’illusion de la liberté, et plus particulièrement la liberté de pensée, au peuple. Mais, continue-t-il « <em>j’ai acquis la connaissance de mon métier, qui peut maintenant servir à démystifier… La volonté du peuple s’identifie au parti communiste.</em> »</p><p> </p><p>C’est ainsi que Roger Vailland s’achemine vers sa seconde mort. Le 24 février 1956, lors du XXe congrès du Parti communiste d’URSS, Khrouchtchev présente un rapport secret concernant les crimes de son prédécesseur, Staline. Vailland n’y croit pas, voyage jusqu’à Moscou pour comprendre. Mais les faits sont là. Il apprend même que des écrivains comme Aragon et Elsa Triolet savaient mais se taisaient… Trahi et désabusé, lui-même mystifié, revenu de toute illusion, il part en Italie, dans les Pouilles, et trouve bientôt l’inspiration pour un superbe roman sans aucune trace de métaphysique ou de politique, roman du désintéressement par excellence, mené d’une main de maître : <em>La Loi</em>, qui obtiendra le prix Goncourt en 1957.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cet épisode est le cinquième d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.</p><p> </p><p>« Roger Vailland est mon ami, mais je ne crois pas au Diable. » Ainsi s’exprime Claude Roy dans ses Descriptions critiques. Il faut dire que Roger Vailland est l’homme de plusieurs morts. La première date du 11 mars 1929, quand le procès du Grand Jeu, et plus particulièrement du sien, est mené par André Breton qui lui reproche violemment d’avoir écrit un article élogieux à propos d’un préfet jugé réactionnaire. Au lieu de défendre leur phrère, René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte se taisent, détournent les yeux, abandonnent leur ami de toujours. C’est la fin des illusions. Désormais, Roger Vailland n’aura plus le moindre lien avec eux et sera journaliste pendant quinze ans avant que ne paraisse, en 1945, son premier roman, Drôle de Jeu.</p><p> </p><p>Résistant, entouré de communistes, à la libération, Roger Vailland ne parvient plus à écrire pour un journal jugé capitaliste (Paris-midi et Paris-soir). Il se tourne peu à peu vers le PCF, l’URSS, Staline et écrit désormais à propos de la condition de l’homme selon une perspective communiste. Avec <em>Bon pied, bon œil</em> qui parait en 1950, il dit adieu à la première partie de sa carrière, dit adieu à cette œuvre qui a, selon lui « <em>contribué à la mystification</em> », c’est-à-dire contribué à donner l’illusion de la liberté, et plus particulièrement la liberté de pensée, au peuple. Mais, continue-t-il « <em>j’ai acquis la connaissance de mon métier, qui peut maintenant servir à démystifier… La volonté du peuple s’identifie au parti communiste.</em> »</p><p> </p><p>C’est ainsi que Roger Vailland s’achemine vers sa seconde mort. Le 24 février 1956, lors du XXe congrès du Parti communiste d’URSS, Khrouchtchev présente un rapport secret concernant les crimes de son prédécesseur, Staline. Vailland n’y croit pas, voyage jusqu’à Moscou pour comprendre. Mais les faits sont là. Il apprend même que des écrivains comme Aragon et Elsa Triolet savaient mais se taisaient… Trahi et désabusé, lui-même mystifié, revenu de toute illusion, il part en Italie, dans les Pouilles, et trouve bientôt l’inspiration pour un superbe roman sans aucune trace de métaphysique ou de politique, roman du désintéressement par excellence, mené d’une main de maître : <em>La Loi</em>, qui obtiendra le prix Goncourt en 1957.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 26 Jun 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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Cet épisode est le cinquième d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.
 
« Roger Vailland est mon ami, mais je ne crois pas au Diable. » Ainsi s’exprime Claude Roy dans ses Descriptions critiques. Il f...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 37 : RENE DAUMAL - Deux grandes aventures (Le Mont Analogue, 1952)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cet épisode est le quatrième d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.</p><p> </p><p>Le Mont Analogue de René Daumal est loin d’être un roman oublié. Certains le considèrent (plus ou à moins à raison) comme un roman culte ou un chef-d’œuvre. Il est en tout cas un roman très attachant, à la construction symbolique, sous-titré par son auteur-même : roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques.</p><p> </p><p>Valcrétin de Régis Messac, réédité en 2023 aux Éditions la Grange Batelière, est un roman tout aussi attachant construit d’une manière presque strictement identique à celui du poète du Grand Jeu. Un narrateur raconte l’exploration qu’il mène avec un professeur, d’une île au large du Chili, île inconnue jusqu’alors, sur laquelle on aurait découvert une « <em>population de dégénérés, craintifs et sociables</em> », espèce de nains grotesques, sorte de gibier humain au visage « <em>hideux, affreux, goitreux, déformé, grimaçant avec des yeux exorbités, une bouche en four élargie par un rictus perpétuel, baveuse et sanguinolente.</em> »</p><p> </p><p>Dans le même Pacifique Sud, à quelques milles tout au plus, se trouve l’île sur laquelle se déploie le Mont Analogue, cette montagne sacrée dont l’existence a été conjecturé par Théodore, le narrateur du roman de Daumal, dans un article qu’il voulait presque parodique. Dans ce dernier, après diverses explications d’ordre spirituel, il propose l’existence d’une montagne bien plus grande que l’Everest, celle qui unie Terre et Ciel, à la fois « <em>accessible par sa base mais dont le sommet resterait inaccessible à jamais.</em> » Il croyait faire une boutade mais il reçoit un jour une lettre du professeur Sogol qui croit aussi à l’existence de cette montagne…</p><p> </p><p>Fleur miraculeuse d’un côté, fleur vénéneuse de l’autre. Roman de l’élévation mystique d’une part et de la dégénérescence suprême de l’autre, d’une sortie de la grotte et d’une entrée dans cette dernière, d’un langage dont il faut se délivrer et d’un autre qui se délite, ces deux romans qui n’ont, à ma connaissance, jamais été confronté méritaient qu’on les lie enfin, d’autant plus que leurs conditions de rédaction et leur destin posthume sont très proches…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cet épisode est le quatrième d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.</p><p> </p><p>Le Mont Analogue de René Daumal est loin d’être un roman oublié. Certains le considèrent (plus ou à moins à raison) comme un roman culte ou un chef-d’œuvre. Il est en tout cas un roman très attachant, à la construction symbolique, sous-titré par son auteur-même : roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques.</p><p> </p><p>Valcrétin de Régis Messac, réédité en 2023 aux Éditions la Grange Batelière, est un roman tout aussi attachant construit d’une manière presque strictement identique à celui du poète du Grand Jeu. Un narrateur raconte l’exploration qu’il mène avec un professeur, d’une île au large du Chili, île inconnue jusqu’alors, sur laquelle on aurait découvert une « <em>population de dégénérés, craintifs et sociables</em> », espèce de nains grotesques, sorte de gibier humain au visage « <em>hideux, affreux, goitreux, déformé, grimaçant avec des yeux exorbités, une bouche en four élargie par un rictus perpétuel, baveuse et sanguinolente.</em> »</p><p> </p><p>Dans le même Pacifique Sud, à quelques milles tout au plus, se trouve l’île sur laquelle se déploie le Mont Analogue, cette montagne sacrée dont l’existence a été conjecturé par Théodore, le narrateur du roman de Daumal, dans un article qu’il voulait presque parodique. Dans ce dernier, après diverses explications d’ordre spirituel, il propose l’existence d’une montagne bien plus grande que l’Everest, celle qui unie Terre et Ciel, à la fois « <em>accessible par sa base mais dont le sommet resterait inaccessible à jamais.</em> » Il croyait faire une boutade mais il reçoit un jour une lettre du professeur Sogol qui croit aussi à l’existence de cette montagne…</p><p> </p><p>Fleur miraculeuse d’un côté, fleur vénéneuse de l’autre. Roman de l’élévation mystique d’une part et de la dégénérescence suprême de l’autre, d’une sortie de la grotte et d’une entrée dans cette dernière, d’un langage dont il faut se délivrer et d’un autre qui se délite, ces deux romans qui n’ont, à ma connaissance, jamais été confronté méritaient qu’on les lie enfin, d’autant plus que leurs conditions de rédaction et leur destin posthume sont très proches…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 12 Jun 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Cet épisode est le quatrième d’une série consacrée au Grand Jeu. Il peut être écouté indépendamment des deux précédents.
 
Le Mont Analogue de René Daumal est loin d’être un roman oublié. Certains le considèrent (plus ou à moins à raison) comme un rom...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 36 : PIERRE MINET - "En dérive vers l'absolu" (La porte noire, 1946)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cet épisode, qui est le troisième d’une série consacrée au Grand Jeu, peut être écouté indépendamment des deux précédents. Leur écoute pourrait toutefois lever le voile sur certains aspects ou événements survolés dans ce podcast.</p><p> </p><p>Pierre Minet (1909-1975) surnommé phrère fluet par Roger Gilbert-Lecomte et René Daumal, est le moins connu des simplistes. Il fut toutefois le plus précoce, publiant en 1928, un recueil de poèmes, Circoncision du cœur, un roman, L’homme Mithridate, puis un autre roman, Histoire d’Eugène, en 1930.</p><p> </p><p>Vinrent, de concert ou presque, l’amour et la maladie, qui l’éloignèrent presque irrémédiablement de la littérature. Toutefois, il y revint en 1946 avec un nouveau roman, La porte noire, qui met en scène deux jeunes hommes épris d’absolu, Etienne Ablavet et Julien Molaine (les doubles de Gilbert-Lecomte et Daumal), créateurs de l’éphémères mouvement Agonie en 1924, organe du pessimisme intégral, morts dans l’anonymat le plus total presque aussitôt.</p><p> </p><p>C’est Charles Vadé, qui les connut bien, qui demande au narrateur, nommé Pierre Minet, un écrivain bourgeois (aux antipodes de ce que fut le bohème surréaliste Minet), de mener l’enquête sur les circonstances de la mort d’Ablavet et de Molaine, car lui ne peut plus le faire : il va mourir…</p><p> </p><p>Or, Ablavet et Molaine se sont immergés si bas en eux qu’ils ont découvert, au bord de leur propre conscience, la porte noire, celle qui mène vers l’absolu, celle qu’un rire macabre protège toutefois des simulacres et des ersatz…</p><p> </p><p>D’ersatz ou de véritables poètes « sans forme humaine », il sera aussi question dans Le cheval volant (1943) de René Laporte et Un témoin (1962) de Roger Bésus, deux autres romans qui mirent en scène des poètes « en dérive vers l’absolu » et qui, peut-être, réussirent à passer de l’autre côté de la porte noire, vers…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cet épisode, qui est le troisième d’une série consacrée au Grand Jeu, peut être écouté indépendamment des deux précédents. Leur écoute pourrait toutefois lever le voile sur certains aspects ou événements survolés dans ce podcast.</p><p> </p><p>Pierre Minet (1909-1975) surnommé phrère fluet par Roger Gilbert-Lecomte et René Daumal, est le moins connu des simplistes. Il fut toutefois le plus précoce, publiant en 1928, un recueil de poèmes, Circoncision du cœur, un roman, L’homme Mithridate, puis un autre roman, Histoire d’Eugène, en 1930.</p><p> </p><p>Vinrent, de concert ou presque, l’amour et la maladie, qui l’éloignèrent presque irrémédiablement de la littérature. Toutefois, il y revint en 1946 avec un nouveau roman, La porte noire, qui met en scène deux jeunes hommes épris d’absolu, Etienne Ablavet et Julien Molaine (les doubles de Gilbert-Lecomte et Daumal), créateurs de l’éphémères mouvement Agonie en 1924, organe du pessimisme intégral, morts dans l’anonymat le plus total presque aussitôt.</p><p> </p><p>C’est Charles Vadé, qui les connut bien, qui demande au narrateur, nommé Pierre Minet, un écrivain bourgeois (aux antipodes de ce que fut le bohème surréaliste Minet), de mener l’enquête sur les circonstances de la mort d’Ablavet et de Molaine, car lui ne peut plus le faire : il va mourir…</p><p> </p><p>Or, Ablavet et Molaine se sont immergés si bas en eux qu’ils ont découvert, au bord de leur propre conscience, la porte noire, celle qui mène vers l’absolu, celle qu’un rire macabre protège toutefois des simulacres et des ersatz…</p><p> </p><p>D’ersatz ou de véritables poètes « sans forme humaine », il sera aussi question dans Le cheval volant (1943) de René Laporte et Un témoin (1962) de Roger Bésus, deux autres romans qui mirent en scène des poètes « en dérive vers l’absolu » et qui, peut-être, réussirent à passer de l’autre côté de la porte noire, vers…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 29 May 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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Cet épisode, qui est le troisième d’une série consacrée au Grand Jeu, peut être écouté indépendamment des deux précédents. Leur écoute pourrait toutefois lever le voile sur certains aspects ou événements survolés dans ce podcast.
 
Pierre Minet (1909-...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 35 : LE GRAND JEU (2/?) - La dislocation (1929-1933)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cet épisode est le second d’une série consacrée au mouvement poétique Le Grand Jeu. Il est conseillé d’écouter le premier pour avoir l’entendement complet de la grande et tragique épopée de ces poètes.</p><p> </p><p>Le 11 mars 1929, au bar du Château, André Breton et une vingtaine de surréalistes attendent les membres du Grand Jeu. Le pape du surréalisme, qui a initié cette réunion en prenant pour prétexte le sort fait à Trotski en URSS, ne va pas se livrer à une entrevue de conciliation comme il était initialement prévu mais bien au procès du Grand Jeu.</p><p> </p><p>Il reproche à Gilbert-Lecomte sa posture dans une affaire de tract antimilitariste avec les étudiants de Normal Sup, accuse le groupe entier de mal utiliser le mot « Dieu », accuse enfin, pire que tout, Roger Vailland d’avoir écrit un éloge à propos du préfet Chiappe, « épurateur de la capitale », dans Paris-Midi où il travaille pour subvenir à ses besoins.</p><p> </p><p>Les membres du Grand Jeu son abasourdis. Pour conclure sa tirade, Breton exige de Daumal et Gilbert-Lecomte l’exclusion de Vailland. Ces derniers refusent mais ne défendent pas pour autant leur phrère de toujours. Les mots ne viennent pas. L’amitié bégaye, balbutie… Il ne tombe des bouches que des blocs de honte. Vailland ne réagit pas. Il est anéanti. Ce sera peut-être la plus grande désillusion de son existence.     </p><p> </p><p>Pour autant, les membres du Grand Jeu trouvent des alliés, notamment en la personne de Georges Ribemont-Dessaignes ou encore Robert Desnos. Le tour de force des surréalistes pour détruire ces jeunes poètes qui les concurrencent ne fonctionne que partiellement. Tout pourrait encore fonctionner.</p><p> </p><p>Mais dans l’ombre, des déesses noires s’emparent peu à peu des hérauts du Grand Jeu. L’amour éloigne Pierre Minet, la drogue consume Roger Gilbert-Lecomte, la mystique indienne ravit René Daumal et la désillusion dévore Roger Vailland…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cet épisode est le second d’une série consacrée au mouvement poétique Le Grand Jeu. Il est conseillé d’écouter le premier pour avoir l’entendement complet de la grande et tragique épopée de ces poètes.</p><p> </p><p>Le 11 mars 1929, au bar du Château, André Breton et une vingtaine de surréalistes attendent les membres du Grand Jeu. Le pape du surréalisme, qui a initié cette réunion en prenant pour prétexte le sort fait à Trotski en URSS, ne va pas se livrer à une entrevue de conciliation comme il était initialement prévu mais bien au procès du Grand Jeu.</p><p> </p><p>Il reproche à Gilbert-Lecomte sa posture dans une affaire de tract antimilitariste avec les étudiants de Normal Sup, accuse le groupe entier de mal utiliser le mot « Dieu », accuse enfin, pire que tout, Roger Vailland d’avoir écrit un éloge à propos du préfet Chiappe, « épurateur de la capitale », dans Paris-Midi où il travaille pour subvenir à ses besoins.</p><p> </p><p>Les membres du Grand Jeu son abasourdis. Pour conclure sa tirade, Breton exige de Daumal et Gilbert-Lecomte l’exclusion de Vailland. Ces derniers refusent mais ne défendent pas pour autant leur phrère de toujours. Les mots ne viennent pas. L’amitié bégaye, balbutie… Il ne tombe des bouches que des blocs de honte. Vailland ne réagit pas. Il est anéanti. Ce sera peut-être la plus grande désillusion de son existence.     </p><p> </p><p>Pour autant, les membres du Grand Jeu trouvent des alliés, notamment en la personne de Georges Ribemont-Dessaignes ou encore Robert Desnos. Le tour de force des surréalistes pour détruire ces jeunes poètes qui les concurrencent ne fonctionne que partiellement. Tout pourrait encore fonctionner.</p><p> </p><p>Mais dans l’ombre, des déesses noires s’emparent peu à peu des hérauts du Grand Jeu. L’amour éloigne Pierre Minet, la drogue consume Roger Gilbert-Lecomte, la mystique indienne ravit René Daumal et la désillusion dévore Roger Vailland…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 15 May 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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Cet épisode est le second d’une série consacrée au mouvement poétique Le Grand Jeu. Il est conseillé d’écouter le premier pour avoir l’entendement complet de la grande et tragique épopée de ces poètes.
 
Le 11 mars 1929, au bar du Château, André Breto...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 34 : LE GRAND JEU (1/?) - Les phrères simplistes (1923/1929)</title>
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                <description><![CDATA[<p>On connait bien René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland, on connait moins Pierre Minet, André Delons, Hendrik Cramer, Monny de Boully, André Gaillard, Claude Sernet… Pourtant, tout, de près ou de loin, ont participé à la plus grande aventure métaphysique de la littérature française que fut Le Grand Jeu, cette revue d’avant-garde qui connut trois numéros entre 1928 et 1930.</p><p> </p><p>Ils étaient quatre lycéens à l’origine, quatre phrères simplistes comme ils aimaient à appeler leur groupe : Gilbert-Lecomte, Daumal, Vailland mais aussi Robert Meyrat. Le premier, au regard bleu astral tourné vers l’intérieur, était Coco de Colchyde ou Rog Jarl, le second, sorte de bonze venu de Chine ancienne, Nathaniel, le troisième, timide, apeuré, frêle, François, le quatrième, inquiétant, absolu, Le Stryge…</p><p> </p><p>Ensemble ils ont composé de la poésie et tenté une aventure intégrale jusqu’aux confins de la conscience, à la recherche d’une vérité prénatale qui aurait peut-être sauvé leur innocence. Mais pour parvenir vers cet au-delà qui est autant un en-deçà, il fallait succomber à tout : alcool et drogue, même les plus dangereuses. C’est ainsi qu’on devient un ange aux ailes trop lourdes.</p><p> </p><p>Le 1er mai 1925, lors de la manifestation des travailleurs à Reims, où ils vivent tous, Gilbert-Lecomte et Daumal remarquent un adolescent blondinet plus jeune qu’eux qui ennuie les ouvriers en scandant des slogans de l’Action Française. Ils tombent sous le charme, vont l’accoster. Ils viennent de rencontrer celui par lequel Le Grand Jeu verra le jour, leur cinquième phrère, fifi, le phrère fluet, c’est-à-dire, Pierre Minet.</p><p> </p><p>Cet épisode est le premier d’une série consacrée au Grand Jeu, à ses héros des abîmes, ses œuvres inachevées, ses sacrifiés et ses repentis car « <em>Le grand jeu est irrémédiable ; il ne se joue qu’une fois. Nous voulons le jouer à tous les instants de notre vie. C’est encore à « qui perde gagne ». Car il s’agit de se perdre. »</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On connait bien René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland, on connait moins Pierre Minet, André Delons, Hendrik Cramer, Monny de Boully, André Gaillard, Claude Sernet… Pourtant, tout, de près ou de loin, ont participé à la plus grande aventure métaphysique de la littérature française que fut Le Grand Jeu, cette revue d’avant-garde qui connut trois numéros entre 1928 et 1930.</p><p> </p><p>Ils étaient quatre lycéens à l’origine, quatre phrères simplistes comme ils aimaient à appeler leur groupe : Gilbert-Lecomte, Daumal, Vailland mais aussi Robert Meyrat. Le premier, au regard bleu astral tourné vers l’intérieur, était Coco de Colchyde ou Rog Jarl, le second, sorte de bonze venu de Chine ancienne, Nathaniel, le troisième, timide, apeuré, frêle, François, le quatrième, inquiétant, absolu, Le Stryge…</p><p> </p><p>Ensemble ils ont composé de la poésie et tenté une aventure intégrale jusqu’aux confins de la conscience, à la recherche d’une vérité prénatale qui aurait peut-être sauvé leur innocence. Mais pour parvenir vers cet au-delà qui est autant un en-deçà, il fallait succomber à tout : alcool et drogue, même les plus dangereuses. C’est ainsi qu’on devient un ange aux ailes trop lourdes.</p><p> </p><p>Le 1er mai 1925, lors de la manifestation des travailleurs à Reims, où ils vivent tous, Gilbert-Lecomte et Daumal remarquent un adolescent blondinet plus jeune qu’eux qui ennuie les ouvriers en scandant des slogans de l’Action Française. Ils tombent sous le charme, vont l’accoster. Ils viennent de rencontrer celui par lequel Le Grand Jeu verra le jour, leur cinquième phrère, fifi, le phrère fluet, c’est-à-dire, Pierre Minet.</p><p> </p><p>Cet épisode est le premier d’une série consacrée au Grand Jeu, à ses héros des abîmes, ses œuvres inachevées, ses sacrifiés et ses repentis car « <em>Le grand jeu est irrémédiable ; il ne se joue qu’une fois. Nous voulons le jouer à tous les instants de notre vie. C’est encore à « qui perde gagne ». Car il s’agit de se perdre. »</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 May 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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On connait bien René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland, on connait moins Pierre Minet, André Delons, Hendrik Cramer, Monny de Boully, André Gaillard, Claude Sernet… Pourtant, tout, de près ou de loin, ont participé à la plus grande aventur...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 33 : YVES VELAN - Technique et impasse (Je, 1959)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Yves Velan est un auteur qui publia peu. Entre 1959 et 2018 il n’écrivit que quatre romans dont un publié de manière posthume, Le narrateur et son énergumène, sans cesse retravaillé depuis des décennies. En revanche, il fit paraitre de nombreux textes en revues et journaux, comme l’éditorial marquant du premier numéro de la revue Rencontre en janvier 1950 (mais aussi une critique du roman La jeunesse d’Elias de Pierre Neyrac (!) mais la revue est introuvable…).</p><p> </p><p>Yves Velan fut de ces auteurs intransigeants, durs avec eux-mêmes, écrivant, déchirant, recommençant. Je, qui fut publié au Seuil en 1959, son premier roman, est par exemple, de l’aveu même de l’auteur, la tentative de retranscription romanesque de Crainte et Tremblement de Soren Kierkegaard, la mise en application des théories de Jean-Paul Sartre dans Qu’est-ce que la littérature et une recherche d’efficacité politique dans le sillage de la trilogie U.S.A de John Dos Passos.</p><p> </p><p>Il faut dire qu’Yves Velan est Suisse, du canton de Vaud, ce canton protestant qui parle le Français. Il crève de la pondération de sa région. « <em>Suis-je le seul vivant au milieu d’un peuple de cadavres ?</em> » s’interroge d’emblée Friedrich en se promenant dans Nyon, entre Genève et Lausanne, qui devient bien vite dans l’esprit écartelé de ce pasteur une nouvelle Sodome.</p><p> </p><p>C’est que l’histoire de ce pasteur déchiré par le péché de chair et une aspiration sociale n’est que l’émail du roman. Velan n’a pas voulu raconter le combat d’un homme, sa disgrâce et sa possible rédemption, mais bien voulu écrire le roman qui réveillerait du coma la Suisse romande. Il a avant tout fait acte social et politique avant même de faire don de sa sensibilité.</p><p> </p><p>Y est-il parvenu ? Le roman est-il vraiment « un des livres le plus important depuis la Libération » comme l’a écrit Roland Barthes ou seulement une démonstration de maîtrise et, ce faisant, un roman religieux sans âme ? Cet épisode répond à ces questions tout en les confrontant au roman Le grand scandale d’Hubert Gonnet qui évoque aussi la disgrâce d’un homme d’église.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Yves Velan est un auteur qui publia peu. Entre 1959 et 2018 il n’écrivit que quatre romans dont un publié de manière posthume, Le narrateur et son énergumène, sans cesse retravaillé depuis des décennies. En revanche, il fit paraitre de nombreux textes en revues et journaux, comme l’éditorial marquant du premier numéro de la revue Rencontre en janvier 1950 (mais aussi une critique du roman La jeunesse d’Elias de Pierre Neyrac (!) mais la revue est introuvable…).</p><p> </p><p>Yves Velan fut de ces auteurs intransigeants, durs avec eux-mêmes, écrivant, déchirant, recommençant. Je, qui fut publié au Seuil en 1959, son premier roman, est par exemple, de l’aveu même de l’auteur, la tentative de retranscription romanesque de Crainte et Tremblement de Soren Kierkegaard, la mise en application des théories de Jean-Paul Sartre dans Qu’est-ce que la littérature et une recherche d’efficacité politique dans le sillage de la trilogie U.S.A de John Dos Passos.</p><p> </p><p>Il faut dire qu’Yves Velan est Suisse, du canton de Vaud, ce canton protestant qui parle le Français. Il crève de la pondération de sa région. « <em>Suis-je le seul vivant au milieu d’un peuple de cadavres ?</em> » s’interroge d’emblée Friedrich en se promenant dans Nyon, entre Genève et Lausanne, qui devient bien vite dans l’esprit écartelé de ce pasteur une nouvelle Sodome.</p><p> </p><p>C’est que l’histoire de ce pasteur déchiré par le péché de chair et une aspiration sociale n’est que l’émail du roman. Velan n’a pas voulu raconter le combat d’un homme, sa disgrâce et sa possible rédemption, mais bien voulu écrire le roman qui réveillerait du coma la Suisse romande. Il a avant tout fait acte social et politique avant même de faire don de sa sensibilité.</p><p> </p><p>Y est-il parvenu ? Le roman est-il vraiment « un des livres le plus important depuis la Libération » comme l’a écrit Roland Barthes ou seulement une démonstration de maîtrise et, ce faisant, un roman religieux sans âme ? Cet épisode répond à ces questions tout en les confrontant au roman Le grand scandale d’Hubert Gonnet qui évoque aussi la disgrâce d’un homme d’église.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 27 Mar 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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Yves Velan est un auteur qui publia peu. Entre 1959 et 2018 il n’écrivit que quatre romans dont un publié de manière posthume, Le narrateur et son énergumène, sans cesse retravaillé depuis des décennies. En revanche, il fit paraitre de nombreux textes...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 32 : JEAN BLOT - "La littérature est un clair de lune" (Le soleil de Cavouri, 1956)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 32 : « La littérature est un clair de lune » (Le soleil de Cavouri (1956), Jean Blot)</p><p> </p><p>En 1920 à Moscou un jeune homme assiste à l’une des dernières lectures publiques du poète Alexandre Blok qui mourra quelques mois plus tard à quarante ans. A la fin de la conférence, ce jeune homme d’à peine vingt ans, ému, timide, s’approche du poète et lui dit toute son admiration, lui avoue qu’il écrit des vers et finit par lui révéler qu’il s’appelle aussi Blokh mais avec un h terminal. Alexandre Block rit gentiment et l’encourage à persévérer. Le jeune homme, en sortant, jure qu’il appellera son fils, s’il devait en avoir un, Alexandre.</p><p> </p><p>La victime de ce complot qu’on pourrait croire ourdi par la littérature elle-même, naitra le 31 mars 1923 à Moscou – erreur grave et irréparable nous dit l’auteur qui aura le bon sens de quitter l’URSS un an plus tard avec ses parents. Voilà donc la famille immigrant à Berlin. Voilà la famille arrivant en France. Voilà Alexandre grandissant dans une école où il a pour professeur Marcel Arland, puis au Royaume-Unis où il commence à apprendre l’Anglais en plus du Français et du Russe.</p><p> </p><p>Alexandre Blokh est Russe et juif. Aussi, quand Hitler déclenche l’opération Barbarossa le 22 juin 1941, lui est sa famille se cachent du côté de Lyon. Surgit alors un cousin, le cousin Margolin qu’évoque Lucien Rebatet dans Les décombre, qui le fait entrer dans la résistance et lui sauve la vie en lui donnant des papiers. Désormais Alexandre Blokh s’appellera Jean Blot.</p><p> </p><p>Alors qu’il est devenu traducteur pour les Nations unies, il va faire paraitre en Français, gardant son nom de guerre, son premier roman grâce à l’aide d’Albert Camus qu’il considèrera toute sa vie comme l’un des plus grands hommes qu’il a rencontré – il a pourtant rencontré des centaines d’écrivains dans sa vie, devenant aussi secrétaire international du Pen club.</p><p> </p><p>Son œuvre très vaste (une quarantaine d’ouvrages), qui va du roman à l’essai, de la biographie au récit de voyage, du poème aux mémoires, est presque inépuisable. C’est au versant romanesque et à deux de ses romans, Le soleil de Cavouri et Obscur ennemi qu’est consacré cet épisode, mes deux romans préférés de l’auteur où la mémoire, la fascination et le mensonge mènent tout droit vers « cet être de l’au-delà (…) qui est l’essence la plus pure de la poésie russe. »</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 32 : « La littérature est un clair de lune » (Le soleil de Cavouri (1956), Jean Blot)</p><p> </p><p>En 1920 à Moscou un jeune homme assiste à l’une des dernières lectures publiques du poète Alexandre Blok qui mourra quelques mois plus tard à quarante ans. A la fin de la conférence, ce jeune homme d’à peine vingt ans, ému, timide, s’approche du poète et lui dit toute son admiration, lui avoue qu’il écrit des vers et finit par lui révéler qu’il s’appelle aussi Blokh mais avec un h terminal. Alexandre Block rit gentiment et l’encourage à persévérer. Le jeune homme, en sortant, jure qu’il appellera son fils, s’il devait en avoir un, Alexandre.</p><p> </p><p>La victime de ce complot qu’on pourrait croire ourdi par la littérature elle-même, naitra le 31 mars 1923 à Moscou – erreur grave et irréparable nous dit l’auteur qui aura le bon sens de quitter l’URSS un an plus tard avec ses parents. Voilà donc la famille immigrant à Berlin. Voilà la famille arrivant en France. Voilà Alexandre grandissant dans une école où il a pour professeur Marcel Arland, puis au Royaume-Unis où il commence à apprendre l’Anglais en plus du Français et du Russe.</p><p> </p><p>Alexandre Blokh est Russe et juif. Aussi, quand Hitler déclenche l’opération Barbarossa le 22 juin 1941, lui est sa famille se cachent du côté de Lyon. Surgit alors un cousin, le cousin Margolin qu’évoque Lucien Rebatet dans Les décombre, qui le fait entrer dans la résistance et lui sauve la vie en lui donnant des papiers. Désormais Alexandre Blokh s’appellera Jean Blot.</p><p> </p><p>Alors qu’il est devenu traducteur pour les Nations unies, il va faire paraitre en Français, gardant son nom de guerre, son premier roman grâce à l’aide d’Albert Camus qu’il considèrera toute sa vie comme l’un des plus grands hommes qu’il a rencontré – il a pourtant rencontré des centaines d’écrivains dans sa vie, devenant aussi secrétaire international du Pen club.</p><p> </p><p>Son œuvre très vaste (une quarantaine d’ouvrages), qui va du roman à l’essai, de la biographie au récit de voyage, du poème aux mémoires, est presque inépuisable. C’est au versant romanesque et à deux de ses romans, Le soleil de Cavouri et Obscur ennemi qu’est consacré cet épisode, mes deux romans préférés de l’auteur où la mémoire, la fascination et le mensonge mènent tout droit vers « cet être de l’au-delà (…) qui est l’essence la plus pure de la poésie russe. »</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 06 Mar 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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OP – Épisode 32 : « La littérature est un clair de lune » (Le soleil de Cavouri (1956), Jean Blot)
 
En 1920 à Moscou un jeune homme assiste à l’une des dernières lectures publiques du poète Alexandre Blok qui mourra quelques mois plus tard à quarante...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 31 : PIERRE DEBRAY - Une histoire de la boue (Le Dieu des Violents, 1946)</title>
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                <description><![CDATA[<p>La postérité de Pierre Debray n’est pas encore éclatante. De l’aveu même de ses meilleurs commentateurs, il manque à l’auteur un livre fort, un livre qui aurait fait date et qu’on n’oublierait pas après sa lecture. Pourtant il en a écrit une dizaine et publié un nombre colossal d’articles dans diverses revues des années 40 jusqu’à la fin de sa vie en 1999.</p><p> </p><p>A vrai dire, sa postérité romanesque est encore plus invisible. En effet, les meilleurs commentateurs (Gérard Leclerc, Axel Tisserand, Humberto Cucchetti…) de Debray s’attachent à son œuvre d’intellectuel, d’essayiste et non à celle du romancier. C’est que Pierre Debray n’écrivit qu’un seul roman, le premier livre qu’il publia, en 1946, à vingt-quatre ans : Le Dieu des Violents.</p><p> </p><p>Ce livre publié au Portulan la même année qu’Heureux les pacifiques de Raymond Abellio est tombé dans un total oubli, pourtant, à bien des égards, il mérite d’être redécouvert, à la fois pour ses qualités (qui sont aussi ses défauts) et pour l’étrange métaphore de l’existence de l’auteur. En effet, le destin de Madeleine contient déjà celui de Pierre Debray.</p><p> </p><p>Elle qui vient d’apprendre le suicide de son frère, Claude, quitte le couvent qu’elle venait d’intégrer et va tout faire pour se livrer à la boue, pour se dissoudre en elle car elle se sent désormais « étrangère à tout » – elle et Claude s’aimaient d’un amour trouble. Elle cherche à arriver au bout d’elle-même, cet absolu macabre, et pour ce faire devra trahir, élevant ainsi la trahison à une sorte d’acte métaphysique par excellence.</p><p> </p><p>Placé sous les tutelles perceptibles de Camus, Bernanos et Malraux, ce roman qui mêle quatre thèmes – psychologique, politique, historique et métaphysique – comme l’écrit Daniel-Rops dans sa courte préface, tente de se frayer une voie singulière à l’ombre de si grands pairs, une voie boueuse, bien sûr, en compagnie d’autres romanciers comme Green, Richaud ou Gonnet.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La postérité de Pierre Debray n’est pas encore éclatante. De l’aveu même de ses meilleurs commentateurs, il manque à l’auteur un livre fort, un livre qui aurait fait date et qu’on n’oublierait pas après sa lecture. Pourtant il en a écrit une dizaine et publié un nombre colossal d’articles dans diverses revues des années 40 jusqu’à la fin de sa vie en 1999.</p><p> </p><p>A vrai dire, sa postérité romanesque est encore plus invisible. En effet, les meilleurs commentateurs (Gérard Leclerc, Axel Tisserand, Humberto Cucchetti…) de Debray s’attachent à son œuvre d’intellectuel, d’essayiste et non à celle du romancier. C’est que Pierre Debray n’écrivit qu’un seul roman, le premier livre qu’il publia, en 1946, à vingt-quatre ans : Le Dieu des Violents.</p><p> </p><p>Ce livre publié au Portulan la même année qu’Heureux les pacifiques de Raymond Abellio est tombé dans un total oubli, pourtant, à bien des égards, il mérite d’être redécouvert, à la fois pour ses qualités (qui sont aussi ses défauts) et pour l’étrange métaphore de l’existence de l’auteur. En effet, le destin de Madeleine contient déjà celui de Pierre Debray.</p><p> </p><p>Elle qui vient d’apprendre le suicide de son frère, Claude, quitte le couvent qu’elle venait d’intégrer et va tout faire pour se livrer à la boue, pour se dissoudre en elle car elle se sent désormais « étrangère à tout » – elle et Claude s’aimaient d’un amour trouble. Elle cherche à arriver au bout d’elle-même, cet absolu macabre, et pour ce faire devra trahir, élevant ainsi la trahison à une sorte d’acte métaphysique par excellence.</p><p> </p><p>Placé sous les tutelles perceptibles de Camus, Bernanos et Malraux, ce roman qui mêle quatre thèmes – psychologique, politique, historique et métaphysique – comme l’écrit Daniel-Rops dans sa courte préface, tente de se frayer une voie singulière à l’ombre de si grands pairs, une voie boueuse, bien sûr, en compagnie d’autres romanciers comme Green, Richaud ou Gonnet.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 19 Feb 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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La postérité de Pierre Debray n’est pas encore éclatante. De l’aveu même de ses meilleurs commentateurs, il manque à l’auteur un livre fort, un livre qui aurait fait date et qu’on n’oublierait pas après sa lecture. Pourtant il en a écrit une dizaine e...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>HS 02 : MICHEL DEL CASTILLO - L'ordre et le pardon (La nuit du Décret, 1981)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Michel del Castillo est décédé en décembre 2024. De père français (comme le titre d’un de ses livres), de mère espagnole, plus sûrement d’abandons sans frontière, c’est Dostoïevski qui deviendra sa seule patrie et ses romans sa famille. Il le rencontre quand il est adolescent, qu’il revient d’un camp en Allemagne, grâce à un religieux. Quand Michel del Castillo aura soixante-ans, il le remerciera dans une sorte d’essai autobiographique intitulé Mon frère l’Idiot.</p><p> </p><p>La nuit du Décret est l’un des romans les moins directement intimes de Michel del Castillo. Du moins en apparence car de nombreux épisodes, bien que transformés par l’auteur, puisent à la même source : la mémoire, souvent hasardeuse, rarement heureuse. Le mince filet qui salit les pages est âcre, amer, boueux. Toute la littérature de Michel del Castillo est ainsi : étouffante, sombre, d’une culpabilité véhémente ou plutôt que la véhémence de l’auteur combat et exalte.</p><p> </p><p>Avelino Pared est sans doute le plus grand policier d’Espagne. On ne peut que louer son talent, sa manière à la fois simple et odieuse d’obtenir les confessions, de prouver une culpabilité dont il est convaincu puisque chaque bête du bon Dieu est fautive. Il croit en la Loi, l’œil de Dieu, et récuse le pardon, la piteuse arme du Christ. L’un et l’autre ne peuvent cohabiter chez un policier.</p><p> </p><p>Santiago Paredo, dit Santi, est muté de Murcie à Huesca, la ville de Pared. Avant même de s’y rendre, Pared commence son travail : il hante de plus en plus le jeune policier. Santi cherche à comprendre cet homme si brillant qu’on peint pourtant comme une sorte de diable. C’est que Santi aussi est un policier qui croit en la loi, c’est qu’il est aussi un homme qui ne peut en regarder un autre sans le soupçonner.</p><p> </p><p>Une vérité immonde se cache dans ce polar métaphysique affreusement sombre, désespéré, implacable. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Michel del Castillo est décédé en décembre 2024. De père français (comme le titre d’un de ses livres), de mère espagnole, plus sûrement d’abandons sans frontière, c’est Dostoïevski qui deviendra sa seule patrie et ses romans sa famille. Il le rencontre quand il est adolescent, qu’il revient d’un camp en Allemagne, grâce à un religieux. Quand Michel del Castillo aura soixante-ans, il le remerciera dans une sorte d’essai autobiographique intitulé Mon frère l’Idiot.</p><p> </p><p>La nuit du Décret est l’un des romans les moins directement intimes de Michel del Castillo. Du moins en apparence car de nombreux épisodes, bien que transformés par l’auteur, puisent à la même source : la mémoire, souvent hasardeuse, rarement heureuse. Le mince filet qui salit les pages est âcre, amer, boueux. Toute la littérature de Michel del Castillo est ainsi : étouffante, sombre, d’une culpabilité véhémente ou plutôt que la véhémence de l’auteur combat et exalte.</p><p> </p><p>Avelino Pared est sans doute le plus grand policier d’Espagne. On ne peut que louer son talent, sa manière à la fois simple et odieuse d’obtenir les confessions, de prouver une culpabilité dont il est convaincu puisque chaque bête du bon Dieu est fautive. Il croit en la Loi, l’œil de Dieu, et récuse le pardon, la piteuse arme du Christ. L’un et l’autre ne peuvent cohabiter chez un policier.</p><p> </p><p>Santiago Paredo, dit Santi, est muté de Murcie à Huesca, la ville de Pared. Avant même de s’y rendre, Pared commence son travail : il hante de plus en plus le jeune policier. Santi cherche à comprendre cet homme si brillant qu’on peint pourtant comme une sorte de diable. C’est que Santi aussi est un policier qui croit en la loi, c’est qu’il est aussi un homme qui ne peut en regarder un autre sans le soupçonner.</p><p> </p><p>Une vérité immonde se cache dans ce polar métaphysique affreusement sombre, désespéré, implacable. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 29 Jan 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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Michel del Castillo est décédé en décembre 2024. De père français (comme le titre d’un de ses livres), de mère espagnole, plus sûrement d’abandons sans frontière, c’est Dostoïevski qui deviendra sa seule patrie et ses romans sa famille. Il le rencontr...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 30 : HENRI POLLES (1/2) - Dans mon capharnaüm (Toute guerre se fait la nuit, 1945)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans son Journal d’un raté, Henri Pollès écrit : « « <em>Il me reste une consolation : je crois que je finirai par détenir le record du plus grand nombre de refus d’éditeurs parisiens. J’attends que des concurrents se présentent ; je les défie tous. Le recordman de l’insuccès</em>. » Il est fort possible que cette formule soit vraie tant ce Breton de Tréguier a écrit, tant il a envoyé, annoncé, sans que le projet ne voie le jour.</p><p> </p><p>Henri Pollès (1909-1984) est un immense oublié des lettres françaises. Son œuvre protéiforme, parfois tragique, souvent historique et politique, tendre, drôle, émouvante et même novatrice voire extrême (dans la forme plus que le fond) a pourtant tout pour satisfaire n’importe quel type de lecteur.</p><p> </p><p>Dans ce premier épisode du diptyque que je lui consacre pour le second anniversaire d’Oublieuse Postérité ce sont principalement son Journal d’un raté, cocasse témoignage de sa vie littéraire et parfois conjugale (mais pas que), et Toute guerre se fait la nuit, puissant roman métaphysique sur la guerre d’Espagne qui retiendront notre attention.</p><p> </p><p>Deux livres aux antipodes l’un de l’autre dans lesquels on retrouve pourtant la même aisance désordonnée, le même goût du bon mot mais aussi un irrémédiable sens du tragique et une grande affection pour ses personnages. Tous ces éléments se retrouvent d’ailleurs dans la vie de l’auteur qui amassa tout au long de sa vie plus de trente-milles ouvrages, brochures et objets qu’il légua à la ville de Rennes quelques années avant de périr dans l’incendie de sa maison…</p><p> </p><p>Destin dramatique, destin presque grotesque à l’image des circonstances éditoriales qui donnèrent simultanément vie et mort à Toute guerre se fait la nuit qui aurait dû gagner le Goncourt.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans son Journal d’un raté, Henri Pollès écrit : « « <em>Il me reste une consolation : je crois que je finirai par détenir le record du plus grand nombre de refus d’éditeurs parisiens. J’attends que des concurrents se présentent ; je les défie tous. Le recordman de l’insuccès</em>. » Il est fort possible que cette formule soit vraie tant ce Breton de Tréguier a écrit, tant il a envoyé, annoncé, sans que le projet ne voie le jour.</p><p> </p><p>Henri Pollès (1909-1984) est un immense oublié des lettres françaises. Son œuvre protéiforme, parfois tragique, souvent historique et politique, tendre, drôle, émouvante et même novatrice voire extrême (dans la forme plus que le fond) a pourtant tout pour satisfaire n’importe quel type de lecteur.</p><p> </p><p>Dans ce premier épisode du diptyque que je lui consacre pour le second anniversaire d’Oublieuse Postérité ce sont principalement son Journal d’un raté, cocasse témoignage de sa vie littéraire et parfois conjugale (mais pas que), et Toute guerre se fait la nuit, puissant roman métaphysique sur la guerre d’Espagne qui retiendront notre attention.</p><p> </p><p>Deux livres aux antipodes l’un de l’autre dans lesquels on retrouve pourtant la même aisance désordonnée, le même goût du bon mot mais aussi un irrémédiable sens du tragique et une grande affection pour ses personnages. Tous ces éléments se retrouvent d’ailleurs dans la vie de l’auteur qui amassa tout au long de sa vie plus de trente-milles ouvrages, brochures et objets qu’il légua à la ville de Rennes quelques années avant de périr dans l’incendie de sa maison…</p><p> </p><p>Destin dramatique, destin presque grotesque à l’image des circonstances éditoriales qui donnèrent simultanément vie et mort à Toute guerre se fait la nuit qui aurait dû gagner le Goncourt.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 16 Jan 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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Dans son Journal d’un raté, Henri Pollès écrit : « « Il me reste une consolation : je crois que je finirai par détenir le record du plus grand nombre de refus d’éditeurs parisiens. J’attends que des concurrents se présentent ; je les défie tous. Le re...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 29 : RENE ROGER - La seconde peau du rêve (Le diapason de l'orage, 1945)</title>
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                <description><![CDATA[<p>L’orage ne s’arrête plus. Les eaux montent. Le grand déluge semble vouloir recouvrir la forêt dans lequel le narrateur a trouvé refuge depuis trois ans afin de fuir la civilisation. Un jour, du haut de son observatoire, il remarque un voyageur égaré à l’orée de son domaine. Le narrateur le croit mort mais va tout de même à sa rencontre. Il découvre alors un homme littéralement imbibé d’eau, dont le corps même ne semble plus fait que d’eau.</p><p> </p><p>L’ayant sauvé, ils vont partir à la recherche de Mineline qui vit seule sur la falaise dans son laboratoire dédiée à l’observation et l’étude des espèce marines les plus rares, celles des abysses. L’orage ne cesse toujours pas. Ils partiront ensuite en direction du marais dans lequel s’est replié Murcille, la sœur de Mineline, après avoir vécu quelques années dans un couvent pour se préserver de la tentation.</p><p> </p><p>C’est aux sources gothiques et romantiques qui firent la réputation du Château d’Argol que René Roger va chercher son encre. Maurice Nadeau fut presque le seul à voir en 1945, à la sortie du Diapason de l’orage, la puissance torrentielle de ce roman. Il compara d’ailleurs son auteur à Julien Gracq et écrivit divers articles dont un dans lequel il déplore le fait que « les jurys timorés « ne distingueront pas un auteur qui s’abreuva à une inspiration surréaliste. »</p><p> </p><p>Julien Gracq lui-même évoque ce roman dans ses Lettrines : « <em>Le plus singulier exemple de l’infortune de ces ouvrages que l’auteur attaque brutalement en cosmique majeur est celui d’un livre publié peu après la guerre, injustement négligé à l’époque, et dont j’ai oublié le titre. Il commençait par la description en soixante pages – ruisselante, éclaboussante, superbe, vraiment épique – d’une pluie diluvienne.</em> » René Roger n’a d’ailleurs rien à envier à son style.</p><p> </p><p>Il n’y a plus qu’à construire son arche de lecteur et se lancer sur les flots pour lire, après Au Château d’Argol (et dans une moindre mesure Handji de Robert Poulet) un roman d’inspiration surréaliste très réussi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L’orage ne s’arrête plus. Les eaux montent. Le grand déluge semble vouloir recouvrir la forêt dans lequel le narrateur a trouvé refuge depuis trois ans afin de fuir la civilisation. Un jour, du haut de son observatoire, il remarque un voyageur égaré à l’orée de son domaine. Le narrateur le croit mort mais va tout de même à sa rencontre. Il découvre alors un homme littéralement imbibé d’eau, dont le corps même ne semble plus fait que d’eau.</p><p> </p><p>L’ayant sauvé, ils vont partir à la recherche de Mineline qui vit seule sur la falaise dans son laboratoire dédiée à l’observation et l’étude des espèce marines les plus rares, celles des abysses. L’orage ne cesse toujours pas. Ils partiront ensuite en direction du marais dans lequel s’est replié Murcille, la sœur de Mineline, après avoir vécu quelques années dans un couvent pour se préserver de la tentation.</p><p> </p><p>C’est aux sources gothiques et romantiques qui firent la réputation du Château d’Argol que René Roger va chercher son encre. Maurice Nadeau fut presque le seul à voir en 1945, à la sortie du Diapason de l’orage, la puissance torrentielle de ce roman. Il compara d’ailleurs son auteur à Julien Gracq et écrivit divers articles dont un dans lequel il déplore le fait que « les jurys timorés « ne distingueront pas un auteur qui s’abreuva à une inspiration surréaliste. »</p><p> </p><p>Julien Gracq lui-même évoque ce roman dans ses Lettrines : « <em>Le plus singulier exemple de l’infortune de ces ouvrages que l’auteur attaque brutalement en cosmique majeur est celui d’un livre publié peu après la guerre, injustement négligé à l’époque, et dont j’ai oublié le titre. Il commençait par la description en soixante pages – ruisselante, éclaboussante, superbe, vraiment épique – d’une pluie diluvienne.</em> » René Roger n’a d’ailleurs rien à envier à son style.</p><p> </p><p>Il n’y a plus qu’à construire son arche de lecteur et se lancer sur les flots pour lire, après Au Château d’Argol (et dans une moindre mesure Handji de Robert Poulet) un roman d’inspiration surréaliste très réussi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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L’orage ne s’arrête plus. Les eaux montent. Le grand déluge semble vouloir recouvrir la forêt dans lequel le narrateur a trouvé refuge depuis trois ans afin de fuir la civilisation. Un jour, du haut de son observatoire, il remarque un voyageur égaré à...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 28 : PAUL GADENNE &amp; ... - Regards sur des écrivains collaborateurs (La plage de Scheveningen &amp; ..., 1952)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Si André Hersent est le personnage principal de La plage de Scheveningen, il possède la présence d’un spectre, d’un souvenir, d’un corps qui entrera bientôt en décomposition sur ce sable de bout du monde et de fin des temps où s’est échouée la baleine de Paul Gadenne. En retrouvant Irène et en remontant le cours des années avec elle à la recherche d’un amour mort c’est bientôt Hersent qui ne peut plus disparaitre, devenu Robert Brasillach, devenu Caïn, l’artisan « du cadavre qui se voit le plus au monde. »</p><p> </p><p>La plage de Scheveningen n’est pas à proprement parler un roman consacré à la collaboration. C’est un roman qui semble vouloir montrer que le battement du cœur de l’homme, que les séismes de sa conscience, que l’hiver et l’été de son âme, sont, en somme, en tout point égaux à ceux du monde qui le porte et le menace. A cet égard, chaque battement de cœur est audible, dont celui de son ami de lycée, Brasillach, avec lequel il écrivit des chapitres d’un roman : Fulgur.</p><p> </p><p>Si le podcast part de ces deux auteurs il est aussi consacré à d’autres romanciers car le thème principal de cet épisode est celui, rare, de la figure de l’écrivain collaborateur, dans les romans du proche après-guerre. A cet égard, il s’attarde sur Mon royaume pour un cheval (1949) de Michel Mohrt et Bleu comme la nuit (1958) de François Nourissier.</p><p> </p><p>Tous deux mettent en scène un écrivain collaborateur. Le premier avec Julien Maudire qui est un double de Drieu la Rochelle et le second avec Saint-Lorges qui est un double à part presque égale de Drieu la Rochelle et de Paul Morand. Trois écrivains au-dessus de tout soupçons pour tenter de comprendre trois écrivains fascistes – fusillé, suicidé, exilé.</p><p> </p><p>Et de conclure de manière tragique avec François Nourissier : « <em>ce par quoi tous les écrivains se ressemblent est tellement plus important que les points d’épingles sur lesquelles ils se séparent. »</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Si André Hersent est le personnage principal de La plage de Scheveningen, il possède la présence d’un spectre, d’un souvenir, d’un corps qui entrera bientôt en décomposition sur ce sable de bout du monde et de fin des temps où s’est échouée la baleine de Paul Gadenne. En retrouvant Irène et en remontant le cours des années avec elle à la recherche d’un amour mort c’est bientôt Hersent qui ne peut plus disparaitre, devenu Robert Brasillach, devenu Caïn, l’artisan « du cadavre qui se voit le plus au monde. »</p><p> </p><p>La plage de Scheveningen n’est pas à proprement parler un roman consacré à la collaboration. C’est un roman qui semble vouloir montrer que le battement du cœur de l’homme, que les séismes de sa conscience, que l’hiver et l’été de son âme, sont, en somme, en tout point égaux à ceux du monde qui le porte et le menace. A cet égard, chaque battement de cœur est audible, dont celui de son ami de lycée, Brasillach, avec lequel il écrivit des chapitres d’un roman : Fulgur.</p><p> </p><p>Si le podcast part de ces deux auteurs il est aussi consacré à d’autres romanciers car le thème principal de cet épisode est celui, rare, de la figure de l’écrivain collaborateur, dans les romans du proche après-guerre. A cet égard, il s’attarde sur Mon royaume pour un cheval (1949) de Michel Mohrt et Bleu comme la nuit (1958) de François Nourissier.</p><p> </p><p>Tous deux mettent en scène un écrivain collaborateur. Le premier avec Julien Maudire qui est un double de Drieu la Rochelle et le second avec Saint-Lorges qui est un double à part presque égale de Drieu la Rochelle et de Paul Morand. Trois écrivains au-dessus de tout soupçons pour tenter de comprendre trois écrivains fascistes – fusillé, suicidé, exilé.</p><p> </p><p>Et de conclure de manière tragique avec François Nourissier : « <em>ce par quoi tous les écrivains se ressemblent est tellement plus important que les points d’épingles sur lesquelles ils se séparent. »</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 05 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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Si André Hersent est le personnage principal de La plage de Scheveningen, il possède la présence d’un spectre, d’un souvenir, d’un corps qui entrera bientôt en décomposition sur ce sable de bout du monde et de fin des temps où s’est échouée la baleine...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 27 : ANTOINE GIACOMETTI - Le silence de Dieu (Le figuier maudit, 1953)</title>
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                <description><![CDATA[<p>J’ai lu pour la première fois le nom d’Antoine Giacometti par hasard dans un obscur opuscule à propos de la figure du prêtre dans la littérature française. Dans une note de bas de page qui évoquait les laïcs touchés par l’Esprit, l’auteur citait <em>Le figuier maudit</em> et un de ses personnages, Alexandre Marcovitch, expliquant que dans ce roman l’absence de Dieu et l’échec de la rédemption étaient « <em>poussés jusqu’à un point difficilement admissible</em>. » C’est ce difficilement admissible qui a éveillé ma curiosité. De quelle manière ? Pourquoi ? Quelles pouvaient bien être les limites de l’admissible et de l’inadmissible ? De plus l’auteur qualifiait le roman de « <em>remarquable</em> » tout en ayant été assez sévère auparavant à l’encontre de romans plutôt bons.</p><p> </p><p>Bien vite, je me suis rendu compte que personne n’avait jamais rien dit de ce roman. Pourquoi la critique d’alors l’a-t-elle raté ? A cause d’un rythme de publication trop erratique (trois romans en dix-sept ans) ? A cause d’amitiés littéraires pour beaucoup emportées par la mort avant 1953, date de la parution de son roman Le figuier maudit ? Pour l’heure, je ne sais pas. Je sais en revanche que ce roman est bien un roman remarquable. Mieux que cela, un roman majeur. J’hésite même à évoquer le chef-d’œuvre alors que je ne réfléchis jamais en ces termes. Il est en tout cas situé entre la prose de Paul Gadenne et celle de l’écrivain qui semble le plus l’avoir inspiré : Léon Bloy.</p><p> </p><p><em>Le figuier maudit </em>est un roman à l’opaque puissance. Une puissance qui sourde mais qui semble invisible, sous le niveau de la mer. Une puissance lente, lourde, qui se propage bien plus comme de la lave que comme des nuées. Elle ne fait pas le moindre bruit, se manifeste sans qu’on le remarque clairement, est toujours à l’image du silence de Dieu si cher à Antoine Giacometti. <em>Le figuier maudit</em> c’est avant tout un roman total qui traite d’amour, de mort, d’amitié, de connaissance, de foi, d’art mais avec une profondeur, une acuité qu’il est très rare de retrouver. <em>Le figuier maudit</em> c’est aussi la bataille qui jamais ne cesse depuis la chute des anges. Mais ce n’est pas frontalement la bataille du Bien contre le Mal, ce n’est pas la bataille du sang, c’est la bataille de la Liberté, la bataille de l’Être auquel on a donné les pleins pouvoirs justement parce qu’il se croit abandonné de Dieu. Qu’en fera-t-il ? Est-il seulement conscient de « <em>l’infinie gratuité de Dieu </em>? »</p><p> </p><p>Il faut suivre le peintre Jacques Denoé chez les Marcovitch, le suivre dans sa tentative de saisir le visage d’Irène.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>J’ai lu pour la première fois le nom d’Antoine Giacometti par hasard dans un obscur opuscule à propos de la figure du prêtre dans la littérature française. Dans une note de bas de page qui évoquait les laïcs touchés par l’Esprit, l’auteur citait <em>Le figuier maudit</em> et un de ses personnages, Alexandre Marcovitch, expliquant que dans ce roman l’absence de Dieu et l’échec de la rédemption étaient « <em>poussés jusqu’à un point difficilement admissible</em>. » C’est ce difficilement admissible qui a éveillé ma curiosité. De quelle manière ? Pourquoi ? Quelles pouvaient bien être les limites de l’admissible et de l’inadmissible ? De plus l’auteur qualifiait le roman de « <em>remarquable</em> » tout en ayant été assez sévère auparavant à l’encontre de romans plutôt bons.</p><p> </p><p>Bien vite, je me suis rendu compte que personne n’avait jamais rien dit de ce roman. Pourquoi la critique d’alors l’a-t-elle raté ? A cause d’un rythme de publication trop erratique (trois romans en dix-sept ans) ? A cause d’amitiés littéraires pour beaucoup emportées par la mort avant 1953, date de la parution de son roman Le figuier maudit ? Pour l’heure, je ne sais pas. Je sais en revanche que ce roman est bien un roman remarquable. Mieux que cela, un roman majeur. J’hésite même à évoquer le chef-d’œuvre alors que je ne réfléchis jamais en ces termes. Il est en tout cas situé entre la prose de Paul Gadenne et celle de l’écrivain qui semble le plus l’avoir inspiré : Léon Bloy.</p><p> </p><p><em>Le figuier maudit </em>est un roman à l’opaque puissance. Une puissance qui sourde mais qui semble invisible, sous le niveau de la mer. Une puissance lente, lourde, qui se propage bien plus comme de la lave que comme des nuées. Elle ne fait pas le moindre bruit, se manifeste sans qu’on le remarque clairement, est toujours à l’image du silence de Dieu si cher à Antoine Giacometti. <em>Le figuier maudit</em> c’est avant tout un roman total qui traite d’amour, de mort, d’amitié, de connaissance, de foi, d’art mais avec une profondeur, une acuité qu’il est très rare de retrouver. <em>Le figuier maudit</em> c’est aussi la bataille qui jamais ne cesse depuis la chute des anges. Mais ce n’est pas frontalement la bataille du Bien contre le Mal, ce n’est pas la bataille du sang, c’est la bataille de la Liberté, la bataille de l’Être auquel on a donné les pleins pouvoirs justement parce qu’il se croit abandonné de Dieu. Qu’en fera-t-il ? Est-il seulement conscient de « <em>l’infinie gratuité de Dieu </em>? »</p><p> </p><p>Il faut suivre le peintre Jacques Denoé chez les Marcovitch, le suivre dans sa tentative de saisir le visage d’Irène.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 07 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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J’ai lu pour la première fois le nom d’Antoine Giacometti par hasard dans un obscur opuscule à propos de la figure du prêtre dans la littérature française. Dans une note de bas de page qui évoquait les laïcs touchés par l’Esprit, l’auteur citait Le fi...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 26 : PIERRE NEYRAC - "Un Céline lyrique" (L'Indifférence perdue, 1933)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Mille-neuf-cent-trente-deux est une année de problème technique dans l’automate littéraire. Deux pannes vont se succéder coup sur coup. C’est d’abord Gallimard qui rate le manuscrit du <em>Voyage au bout de la nuit</em> de Céline et c’est ensuite le prix Goncourt qui rate Céline. Le résultat va faire grand bruit.</p><p> </p><p>On s’écharpe dans la presse, on s’accuse, on s’insulte, on use de droit de réponse et finalement on porte plainte. Lucien Descaves sous-entend que cette affaire est politique, que les amitiés entre l’édition et la presse sont suffisantes pour imposer les choix. Dans <em>Crapouillot</em>, un journaliste accuse Rosny aîné de vendre chaque année sa voix. Un autre journal parle de complot mené par Roland Dorgelès – autre membre du jury Goncourt… L’affaire Céline se porte à merveille, des mois après la parution du roman.</p><p> </p><p>Une chose est sûre, Gallimard et le Goncourt ne doivent pas se tromper pour la nouvelle année. Vient donc le temps des candidats pour la cuvée 33 et l’on trouve parmi eux des débutants comme des auteurs confirmés et parmi eux un inconnu de trente-cinq ans dont le premier roman, L’indifférence perdue, n’est pas moins tapageur que celui de Céline. La polémique commence dans les journaux ! Des dizaines d’articles, un : Pour ou contre L’indifférence perdue dans le journal Marianne. On le compare à à de multiples reprises à Céline, mais « un Céline lyrique. »</p><p> </p><p>Pour les uns, c’est une horreur absolue, la logorrhée d’un fou sans doute ; pour les autres, c’est la marque du génie et d’un écrivain en avance sur son temps… C’est en tout cas un roman unique qui n’eut aucun aïeul et n’aura aucun descendant. Ce qu’on appelle aujourd’hui un ovni. Alors, un siècle plus tard : grand roman ou roman illisible ?</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Mille-neuf-cent-trente-deux est une année de problème technique dans l’automate littéraire. Deux pannes vont se succéder coup sur coup. C’est d’abord Gallimard qui rate le manuscrit du <em>Voyage au bout de la nuit</em> de Céline et c’est ensuite le prix Goncourt qui rate Céline. Le résultat va faire grand bruit.</p><p> </p><p>On s’écharpe dans la presse, on s’accuse, on s’insulte, on use de droit de réponse et finalement on porte plainte. Lucien Descaves sous-entend que cette affaire est politique, que les amitiés entre l’édition et la presse sont suffisantes pour imposer les choix. Dans <em>Crapouillot</em>, un journaliste accuse Rosny aîné de vendre chaque année sa voix. Un autre journal parle de complot mené par Roland Dorgelès – autre membre du jury Goncourt… L’affaire Céline se porte à merveille, des mois après la parution du roman.</p><p> </p><p>Une chose est sûre, Gallimard et le Goncourt ne doivent pas se tromper pour la nouvelle année. Vient donc le temps des candidats pour la cuvée 33 et l’on trouve parmi eux des débutants comme des auteurs confirmés et parmi eux un inconnu de trente-cinq ans dont le premier roman, L’indifférence perdue, n’est pas moins tapageur que celui de Céline. La polémique commence dans les journaux ! Des dizaines d’articles, un : Pour ou contre L’indifférence perdue dans le journal Marianne. On le compare à à de multiples reprises à Céline, mais « un Céline lyrique. »</p><p> </p><p>Pour les uns, c’est une horreur absolue, la logorrhée d’un fou sans doute ; pour les autres, c’est la marque du génie et d’un écrivain en avance sur son temps… C’est en tout cas un roman unique qui n’eut aucun aïeul et n’aura aucun descendant. Ce qu’on appelle aujourd’hui un ovni. Alors, un siècle plus tard : grand roman ou roman illisible ?</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Aug 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Mille-neuf-cent-trente-deux est une année de problème technique dans l’automate littéraire. Deux pannes vont se succéder coup sur coup. C’est d’abord Gallimard qui rate le manuscrit du Voyage au bout de la nuit de Céline et c’est ensuite le prix Gonco...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 25 : PIERRE ADRIEN EKMAN - Dans l'enfer vert (Le festin de l'urubu, 1958)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le festin de l’urubu (Gallimard, 1958) est le troisième roman de Pierre Adrien Ekman. L’auteur dont on ne connait rien ou presque à propos de la brève carrière littéraire (cinq romans entre 1956 et 1960 puis un dernier en 1964 qui ressemble à une commande) semble avoir été marin et voyageur. Grâce à Edgar Maufrais, on sait qu’il a travaillé en 1953 dans l’hôtel Amazonas de Manaos, mégalopoles des fuyards, aux portes de l’enfer vert amazonien.  </p><p> </p><p>Edgar Maufrais et Pierre Adrien Ekman se sont rencontrés dans cet hôtel alors que le vieil homme était lancé sur les traces de son fils disparu, le célèbre journaliste et explorateur Raymond Maufrais. C’est à ce père désargenté, déterminé et infatigable qu’Ekman a dédié son roman. Il passe et repasse dans ce livre, brièvement, nommé ou non, comme une âme en peine que rien ne soulage.</p><p> </p><p>Ce sont des hommes de la sorte qu’Ekman met en scène dans son roman. Des hommes qui cherchent, des hommes qui partent, d’autres qui fuient. La chaleur, la sécheresse, la solitude, les regrets ou les remords… sans cesse la culpabilité. L’un croit pouvoir trouver une cité perdue mythique dans la forêt vierge, l’autre une étrange liane tueuse… Tous se retrouveront d’une manière ou d’une autre dans l’enfer vert, le tombeau végétal qui est le personnage principal de la littérature anthropophage d’Ekman.</p><p> </p><p>Le vol de l’urubu-roi qui assiste à toute cette aventure, la transhumance d’une colonie de fourmis géantes, le dernier voyage d’une pirahiba empoisonnée par un repas, ce sont autant de protagonistes qui valent les hommes parce qu’ils finissent de la même manière : dévorés par l’antique Gaïa passionnée et indifférente du sort de ses enfants car telle est aussi la littérature de Pierre Adrien Ekman, une noble tentative de réécrire les mythes primordiaux sous de lointaines latitudes pour les transformer en légende du bout du monde.</p><p> </p><p>Ramuz, Céline, voilà pour le style. Quant à la technique, elle est excellente avec ces inlassables thèmes qui reviennent, se répondent, se transforment. Un roman remarquable, un roman de la <em>« chaleur panique, de celle qui pousse des hommes joyeux le matin à se pendre le soir. »</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le festin de l’urubu (Gallimard, 1958) est le troisième roman de Pierre Adrien Ekman. L’auteur dont on ne connait rien ou presque à propos de la brève carrière littéraire (cinq romans entre 1956 et 1960 puis un dernier en 1964 qui ressemble à une commande) semble avoir été marin et voyageur. Grâce à Edgar Maufrais, on sait qu’il a travaillé en 1953 dans l’hôtel Amazonas de Manaos, mégalopoles des fuyards, aux portes de l’enfer vert amazonien.  </p><p> </p><p>Edgar Maufrais et Pierre Adrien Ekman se sont rencontrés dans cet hôtel alors que le vieil homme était lancé sur les traces de son fils disparu, le célèbre journaliste et explorateur Raymond Maufrais. C’est à ce père désargenté, déterminé et infatigable qu’Ekman a dédié son roman. Il passe et repasse dans ce livre, brièvement, nommé ou non, comme une âme en peine que rien ne soulage.</p><p> </p><p>Ce sont des hommes de la sorte qu’Ekman met en scène dans son roman. Des hommes qui cherchent, des hommes qui partent, d’autres qui fuient. La chaleur, la sécheresse, la solitude, les regrets ou les remords… sans cesse la culpabilité. L’un croit pouvoir trouver une cité perdue mythique dans la forêt vierge, l’autre une étrange liane tueuse… Tous se retrouveront d’une manière ou d’une autre dans l’enfer vert, le tombeau végétal qui est le personnage principal de la littérature anthropophage d’Ekman.</p><p> </p><p>Le vol de l’urubu-roi qui assiste à toute cette aventure, la transhumance d’une colonie de fourmis géantes, le dernier voyage d’une pirahiba empoisonnée par un repas, ce sont autant de protagonistes qui valent les hommes parce qu’ils finissent de la même manière : dévorés par l’antique Gaïa passionnée et indifférente du sort de ses enfants car telle est aussi la littérature de Pierre Adrien Ekman, une noble tentative de réécrire les mythes primordiaux sous de lointaines latitudes pour les transformer en légende du bout du monde.</p><p> </p><p>Ramuz, Céline, voilà pour le style. Quant à la technique, elle est excellente avec ces inlassables thèmes qui reviennent, se répondent, se transforment. Un roman remarquable, un roman de la <em>« chaleur panique, de celle qui pousse des hommes joyeux le matin à se pendre le soir. »</em></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 03 Aug 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 24 : ROBERT MARGERIT - L'érotisme, vestibule de la mort (Mont-Dragon, 1944)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Robert Margerit (1910-1988) est sans doute celui qui explora le mieux le désir au vingtième siècle. C’est tout un dédale mental que l’auteur couronné par le Renaudot de 1951 pour son roman (étrangement ?) le moins abouti, Le dieu nu, explora livre après livre. Son œuvre est celle de l’absolue tension du désir, celle de l’érotisme comme « vestibule de la mort (Mandiargues) ».</p><p> </p><p>C’est Julien Gracq qui, le premier, évoqua Margerit dans son pamphlet La littérature à l’estomac en 1950. Avec Sur les falaises de marbre d’Ernst Jünger, voilà les deux seuls romans qu’il sauve de la décennie qui vient de s’écouler même s’il n’est pas tendre avec l’œuvre de Margerit. Qu’importe, leurs romans discutent, se ressemblent.</p><p> </p><p>Ce sont deux stylistes avant tout. Mais ce sont deux proches parents aussi. Dans Mont-Dragon, comme dans Au château d’Argol, on retrouve ce château retiré, cette nature impérieuse, cette solitude lointaine, ce personnage trouble et cette tension, cette tentation qui ne peut mener qu’au néant.</p><p> </p><p>Car tel est l’enseignement de l’œuvre de Margerit, avant même les études de Georges Bataille à propos de l’érotisme ou de celles de Claude Elsen dans l’Homo eroticus. Le désir, une fois assouvi, jette l’individu vers une angoisse qu’il ne peut étrangler. Ce sont à la fois les portes de l’amour et du néant pour reprendre le titre de l’essai de Roger Nimier. Réaliser un fantasme c’est comprendre que dieu n’existe pas, que le monde n’a plus de valeur et que nous sommes et n’avons jamais été que seul.</p><p> </p><p>Ainsi vont les romans psychologiques de Margerit, de la banalité du désir vers les grimaces métaphysiques.</p><p> </p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Robert Margerit (1910-1988) est sans doute celui qui explora le mieux le désir au vingtième siècle. C’est tout un dédale mental que l’auteur couronné par le Renaudot de 1951 pour son roman (étrangement ?) le moins abouti, Le dieu nu, explora livre après livre. Son œuvre est celle de l’absolue tension du désir, celle de l’érotisme comme « vestibule de la mort (Mandiargues) ».</p><p> </p><p>C’est Julien Gracq qui, le premier, évoqua Margerit dans son pamphlet La littérature à l’estomac en 1950. Avec Sur les falaises de marbre d’Ernst Jünger, voilà les deux seuls romans qu’il sauve de la décennie qui vient de s’écouler même s’il n’est pas tendre avec l’œuvre de Margerit. Qu’importe, leurs romans discutent, se ressemblent.</p><p> </p><p>Ce sont deux stylistes avant tout. Mais ce sont deux proches parents aussi. Dans Mont-Dragon, comme dans Au château d’Argol, on retrouve ce château retiré, cette nature impérieuse, cette solitude lointaine, ce personnage trouble et cette tension, cette tentation qui ne peut mener qu’au néant.</p><p> </p><p>Car tel est l’enseignement de l’œuvre de Margerit, avant même les études de Georges Bataille à propos de l’érotisme ou de celles de Claude Elsen dans l’Homo eroticus. Le désir, une fois assouvi, jette l’individu vers une angoisse qu’il ne peut étrangler. Ce sont à la fois les portes de l’amour et du néant pour reprendre le titre de l’essai de Roger Nimier. Réaliser un fantasme c’est comprendre que dieu n’existe pas, que le monde n’a plus de valeur et que nous sommes et n’avons jamais été que seul.</p><p> </p><p>Ainsi vont les romans psychologiques de Margerit, de la banalité du désir vers les grimaces métaphysiques.</p><p> </p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 03 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>EP 23 : CATHERINE GUERARD - Etre une libre (Renata n'importe quoi, 1967)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Catherine Guérard (1929-2010) n’a écrit que deux romans sous ce pseudonyme. Le premier, Ces princes, publié en 1955 aux Éditions de la Table Ronde et le second, Renata n’importe quoi, publié en 1967 chez Gallimard. Après cela c’est une disparition totale de la littérature. Elle ne parviendra plus véritablement à écrire.</p><p> </p><p>Renata n’importe quoi concourut à l’époque pour le prix Goncourt qu’il manqua. Il faut dire que l’audace formelle et même thématique du roman est surprenante : une seule phrase qui dure trois jours et deux cents pages environ. Une quête de liberté qui ne cesse jamais dans une sorte d’odyssée qui n’est pas sans rappeler celle de James Joyce et de son Ulysse, l’humilité et la naïveté en plus.</p><p> </p><p>Si dans cet épisode j’étudie Renata n’importe quoi pour en exhumer une partie du sous-texte, de l’ambivalence et de la complexité cachée, je n’ai rien à voir avec la découverte de Catherine Guérard. En effet, ce sont deux éditeurs qui sont à l’origine de la réédition en 2021 : François Grosso et Renaud Buénerd des Éditions du Chemin de fer. Cet épisode est donc aussi l’occasion de raconter en partie la redécouverte de cette romancière et le processus qui a conduit à sa réédition. Qu’il me soit donc permis de remercier François Grosso et Renaud Buénerd pour les informations qu’ils m’ont transmises.</p><p> </p><p>Si Renata n'importe quoi est le roman du présent pur, s’il est celui qui a sans doute lancé un renouveau de ces textes constitués d’une seule phrase à la fin des années 60 et au début des années 70, il est aussi un texte de l'errance dans la cité qui a commencé dans les années 20 avant de muer au lendemain de la seconde guerre mondiale avant d'évoluer encore vers cette forme moins désespérée. C'est aussi un texte qui anticipe les préoccupations sociales de l’année suivante et celui d’une icône qui, étrangement n’est pas encore advenue. Difficile de dire pourquoi Renata n’est pas devenue un avatar de diverses luttes politiques ou sociales tant son caractère naïf et déterminé, libre et sensible, pourrait être un modèle.</p><p> </p><p>Catherine Guérard du moins a ressuscité. Ainsi en va-t-il de ces auteurs rares et chanceux qui rencontrent tardivement de probes démiurges. Espérons que d’autres ressurgissent avec la même détermination aveugle…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Catherine Guérard (1929-2010) n’a écrit que deux romans sous ce pseudonyme. Le premier, Ces princes, publié en 1955 aux Éditions de la Table Ronde et le second, Renata n’importe quoi, publié en 1967 chez Gallimard. Après cela c’est une disparition totale de la littérature. Elle ne parviendra plus véritablement à écrire.</p><p> </p><p>Renata n’importe quoi concourut à l’époque pour le prix Goncourt qu’il manqua. Il faut dire que l’audace formelle et même thématique du roman est surprenante : une seule phrase qui dure trois jours et deux cents pages environ. Une quête de liberté qui ne cesse jamais dans une sorte d’odyssée qui n’est pas sans rappeler celle de James Joyce et de son Ulysse, l’humilité et la naïveté en plus.</p><p> </p><p>Si dans cet épisode j’étudie Renata n’importe quoi pour en exhumer une partie du sous-texte, de l’ambivalence et de la complexité cachée, je n’ai rien à voir avec la découverte de Catherine Guérard. En effet, ce sont deux éditeurs qui sont à l’origine de la réédition en 2021 : François Grosso et Renaud Buénerd des Éditions du Chemin de fer. Cet épisode est donc aussi l’occasion de raconter en partie la redécouverte de cette romancière et le processus qui a conduit à sa réédition. Qu’il me soit donc permis de remercier François Grosso et Renaud Buénerd pour les informations qu’ils m’ont transmises.</p><p> </p><p>Si Renata n'importe quoi est le roman du présent pur, s’il est celui qui a sans doute lancé un renouveau de ces textes constitués d’une seule phrase à la fin des années 60 et au début des années 70, il est aussi un texte de l'errance dans la cité qui a commencé dans les années 20 avant de muer au lendemain de la seconde guerre mondiale avant d'évoluer encore vers cette forme moins désespérée. C'est aussi un texte qui anticipe les préoccupations sociales de l’année suivante et celui d’une icône qui, étrangement n’est pas encore advenue. Difficile de dire pourquoi Renata n’est pas devenue un avatar de diverses luttes politiques ou sociales tant son caractère naïf et déterminé, libre et sensible, pourrait être un modèle.</p><p> </p><p>Catherine Guérard du moins a ressuscité. Ainsi en va-t-il de ces auteurs rares et chanceux qui rencontrent tardivement de probes démiurges. Espérons que d’autres ressurgissent avec la même détermination aveugle…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 03 Apr 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>EP 22 : RENE-JEAN CLOT - Les ténèbres hallucinées (Le Noir de la Vigne, 1948)</title>
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                <description><![CDATA[<p>René-Jean Clot (1913-1997) fut autant romancier que peintre. Il fut autant poète que dramaturge. Autant primé qu’indécis. Autant algérois que parisien. René-Jean Clot fut beaucoup à la fois et n’est plus rien aujourd’hui. Encore une victime oubliée de la postérité.</p><p> </p><p>Peintre acharné et romancier tout autant acharné, il débute en littérature par le poème et obtient le plus grand prix de poésie (Mesures) en 1936, décerné par Jean Paulhan avec dans le jury Michaux ou encore Supervielle. L’année suivante il obtient le prix Paul Guillaume. Sa carrière littéraire semble toute tracée. Mais le prix Paul Guillaume, s’il est considéré comme un Goncourt dans son domaine, est un prix de peinture…</p><p> </p><p>Clot peint et écrit, déchire et publie. Vient la guerre et le retour en Algérie. Vient ensuite son premier roman en 1948, Le Noir de la Vigne, salué peu ou prou par toute la critique d’alors et surtout par Maurice Nadeau qui offre trois colonnes dans le journal Combat à ce débutant halluciné. Clot confirme d’année en année, écrivant presque un roman par saison.</p><p> </p><p>Ses personnages sont ceux d’une démesure, de l’excès. Mais ils ne sont pas insupportables pour autant comme ceux de Radiguet ou de Huguenin car leur auteur n’a aucun orgueil ; il en viendra même à arrêter l’écriture en 1964, se trouvant trop mauvais en peinture mais ne souhaitant pas se résigner à cet état de fait. Il perfectionnera donc sa technique pendant vingt ans puis reviendra à la littérature en 1984 avec un nouveau roman et en 1987 avec son plus connu, L’enfant Halluciné, qui obtiendra le prix Renaudot. Critique unanime et dithyrambique à nouveau.</p><p> </p><p>Mais pourquoi ne s’imposa-t-il pas malgré un style à nul autre pareil (excepté Jacques Audiberti) ? Cet épisode tente d’y répondre.</p><p> </p><p>Et bien sûr, un remerciement posthume à Dominique Daguet pour toutes les informations que j’ai utilisé dans ce podcast.</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>René-Jean Clot (1913-1997) fut autant romancier que peintre. Il fut autant poète que dramaturge. Autant primé qu’indécis. Autant algérois que parisien. René-Jean Clot fut beaucoup à la fois et n’est plus rien aujourd’hui. Encore une victime oubliée de la postérité.</p><p> </p><p>Peintre acharné et romancier tout autant acharné, il débute en littérature par le poème et obtient le plus grand prix de poésie (Mesures) en 1936, décerné par Jean Paulhan avec dans le jury Michaux ou encore Supervielle. L’année suivante il obtient le prix Paul Guillaume. Sa carrière littéraire semble toute tracée. Mais le prix Paul Guillaume, s’il est considéré comme un Goncourt dans son domaine, est un prix de peinture…</p><p> </p><p>Clot peint et écrit, déchire et publie. Vient la guerre et le retour en Algérie. Vient ensuite son premier roman en 1948, Le Noir de la Vigne, salué peu ou prou par toute la critique d’alors et surtout par Maurice Nadeau qui offre trois colonnes dans le journal Combat à ce débutant halluciné. Clot confirme d’année en année, écrivant presque un roman par saison.</p><p> </p><p>Ses personnages sont ceux d’une démesure, de l’excès. Mais ils ne sont pas insupportables pour autant comme ceux de Radiguet ou de Huguenin car leur auteur n’a aucun orgueil ; il en viendra même à arrêter l’écriture en 1964, se trouvant trop mauvais en peinture mais ne souhaitant pas se résigner à cet état de fait. Il perfectionnera donc sa technique pendant vingt ans puis reviendra à la littérature en 1984 avec un nouveau roman et en 1987 avec son plus connu, L’enfant Halluciné, qui obtiendra le prix Renaudot. Critique unanime et dithyrambique à nouveau.</p><p> </p><p>Mais pourquoi ne s’imposa-t-il pas malgré un style à nul autre pareil (excepté Jacques Audiberti) ? Cet épisode tente d’y répondre.</p><p> </p><p>Et bien sûr, un remerciement posthume à Dominique Daguet pour toutes les informations que j’ai utilisé dans ce podcast.</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 13 Mar 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>EP 21 : GUILLAUME GAULENE - Paille, rien que paille (Le Vent d'Autan, 1961)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 21 : Paille, rien que paille (Le Vent d’Autan (1961), Guillaume Gaulène)</p><p> </p><p>Guillaume Gaulène (1887-1979) fut romancier par période. Il écrivit une huitaine de roman entre 1913 et 1935 puis se tut pendant vingt-cinq ans. Pourquoi ? La correspondance que j’ai menée avec l’un de ses petites-filles, que je remercie encore une fois plus que chaleureusement, m’a permis de le découvrir. Les raisons sont évoquées en filigrane et de manière digne et émouvante dans Le Vent d’Autan (1961), ce sombre et magnifique roman mettant en scène un jeune retraité, M. Clément, que les souvenirs rattrapent et ne lâchent plus, ainsi que ce vent des fous qui semble ne jamais vouloir cesser.</p><p> </p><p>Guillaume Gaulène revint donc à la littérature en 1961 et publia deux autres romans en 1962 et 1964. L’assaut d’abord, douloureuse histoire de possession démoniaque, et Le saut périlleux, roman testamentaire qui évoque une nouvelle fois un vieil homme que ses souvenirs rattrapent, un vieil homme qui ne peut se défaire du présent et qui voudrait tant disparaitre dans son passée. 1962 vit aussi la réédition chez Gallimard de son roman Le mémorial secret qui avait d’abord paru chez Rieder en 1926.</p><p> </p><p>Ce roman parcouru par la destruction qui évoque des jeunes hommes de retour de la guerre dans un monde dont ils ne savent que faire, en compagnie de femmes qu’ils ne savent aimer, est une fable tragique, proche parente des romans de Philippe Soupault ou de Georges Duhamel, dans cette décennie de l’inquiétude, du « nouveau mal du siècle. » L’expression est de Marcel Arland, la tête pensante de la NRF ; c’est Marcel Arland aussi qui rapprochera dans un article ce roman du Voyage au bout de la nuit de Céline parut six ans plus tard. On y retrouve avant l'heure la ponctuation erratique ainsi que les défis lancés à la face de ce monde pourrissant.</p><p> </p><p>Cet épisode est enfin l’occasion d’évoquer d’autres auteurs du vent ; mais aucun n’atteint l’ironie glacée du Vent d’Autan ou la poussièreuse agonie de The Wind de Dorothy Scarborough.</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 21 : Paille, rien que paille (Le Vent d’Autan (1961), Guillaume Gaulène)</p><p> </p><p>Guillaume Gaulène (1887-1979) fut romancier par période. Il écrivit une huitaine de roman entre 1913 et 1935 puis se tut pendant vingt-cinq ans. Pourquoi ? La correspondance que j’ai menée avec l’un de ses petites-filles, que je remercie encore une fois plus que chaleureusement, m’a permis de le découvrir. Les raisons sont évoquées en filigrane et de manière digne et émouvante dans Le Vent d’Autan (1961), ce sombre et magnifique roman mettant en scène un jeune retraité, M. Clément, que les souvenirs rattrapent et ne lâchent plus, ainsi que ce vent des fous qui semble ne jamais vouloir cesser.</p><p> </p><p>Guillaume Gaulène revint donc à la littérature en 1961 et publia deux autres romans en 1962 et 1964. L’assaut d’abord, douloureuse histoire de possession démoniaque, et Le saut périlleux, roman testamentaire qui évoque une nouvelle fois un vieil homme que ses souvenirs rattrapent, un vieil homme qui ne peut se défaire du présent et qui voudrait tant disparaitre dans son passée. 1962 vit aussi la réédition chez Gallimard de son roman Le mémorial secret qui avait d’abord paru chez Rieder en 1926.</p><p> </p><p>Ce roman parcouru par la destruction qui évoque des jeunes hommes de retour de la guerre dans un monde dont ils ne savent que faire, en compagnie de femmes qu’ils ne savent aimer, est une fable tragique, proche parente des romans de Philippe Soupault ou de Georges Duhamel, dans cette décennie de l’inquiétude, du « nouveau mal du siècle. » L’expression est de Marcel Arland, la tête pensante de la NRF ; c’est Marcel Arland aussi qui rapprochera dans un article ce roman du Voyage au bout de la nuit de Céline parut six ans plus tard. On y retrouve avant l'heure la ponctuation erratique ainsi que les défis lancés à la face de ce monde pourrissant.</p><p> </p><p>Cet épisode est enfin l’occasion d’évoquer d’autres auteurs du vent ; mais aucun n’atteint l’ironie glacée du Vent d’Autan ou la poussièreuse agonie de The Wind de Dorothy Scarborough.</p><p> </p><p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Feb 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>INTERLUDE 2/4 : ICEBERG DE LA LITTERATURE - Cartographie de la présence (1920-1970)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cet épisode est le second d'une série de quatre. Il est plus intéressant de l'écouter après le premier mais peut-être compris seul. </p><p><br></p><p>Ainsi que je l'évoquais voilà un an dans le prologue de ce podcast intitulé Cartographie de l'absence, nous allions partir à la découverte d'un continent immergé de la littérature : les romanciers oubliés du XXème siècle. Après vingt épisodes et un hors-série il est temps de faire une première escale sur cet iceberg.</p><p><br></p><p>Cette série se déclinera en quatre parties : deux dès à présent consacrés à un iceberg objectif des auteurs du vingtième siècle en France (quelques francophones se sont glissés tout de même dans l'émission) en fonction de la postérité telle qu'elle nous apparait en ce moment et à tous et deux dans quelques mois consacrés à le réorganisation de cet iceberg en fonction de mes lectures, mes connaissances, mes goûts afin de réévaluer l'apport de nos idoles comme de nos pestiférés.</p><p><br></p><p>Emission bien plus ludique que les habituelles études, il n'y aura à trouver dans les deux premières parties, au-delà de l'énumération, que quelques informations, quelques anecdotes à propos de tel ou tel auteur ; c'est bien plus dans les deux parties finales que nous entrerons en profondeur dans les qualités, les apports, les innovations, la singularité de langue (etc.) de chaque auteur évoqué.</p><p><br></p><p>A l'eau !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cet épisode est le second d'une série de quatre. Il est plus intéressant de l'écouter après le premier mais peut-être compris seul. </p><p><br></p><p>Ainsi que je l'évoquais voilà un an dans le prologue de ce podcast intitulé Cartographie de l'absence, nous allions partir à la découverte d'un continent immergé de la littérature : les romanciers oubliés du XXème siècle. Après vingt épisodes et un hors-série il est temps de faire une première escale sur cet iceberg.</p><p><br></p><p>Cette série se déclinera en quatre parties : deux dès à présent consacrés à un iceberg objectif des auteurs du vingtième siècle en France (quelques francophones se sont glissés tout de même dans l'émission) en fonction de la postérité telle qu'elle nous apparait en ce moment et à tous et deux dans quelques mois consacrés à le réorganisation de cet iceberg en fonction de mes lectures, mes connaissances, mes goûts afin de réévaluer l'apport de nos idoles comme de nos pestiférés.</p><p><br></p><p>Emission bien plus ludique que les habituelles études, il n'y aura à trouver dans les deux premières parties, au-delà de l'énumération, que quelques informations, quelques anecdotes à propos de tel ou tel auteur ; c'est bien plus dans les deux parties finales que nous entrerons en profondeur dans les qualités, les apports, les innovations, la singularité de langue (etc.) de chaque auteur évoqué.</p><p><br></p><p>A l'eau !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                    <item>
                <title>INTERLUDE 1/4 : ICEBERG DE LA LITTERATURE - Cartographie de la présence (1920-1970)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ainsi que je l'évoquais voilà un an dans le prologue de ce podcast intitulé Cartographie de l'absence, nous allions partir à la découverte d'un continent immergé de la littérature : les romanciers oubliés du XXème siècle. Après vingt épisodes et un hors-série il est temps de faire une première escale sur cet iceberg. </p><p><br></p><p>Cette série se déclinera en quatre parties : deux dès à présent consacrés à un iceberg objectif des auteurs du vingtième siècle en France (quelques francophones se sont glissés tout de même dans l'émission) en fonction de la postérité telle qu'elle nous apparait en ce moment et à tous et deux dans quelques mois consacrés à le réorganisation de cet iceberg en fonction de mes lectures, mes connaissances, mes goûts afin de réévaluer l'apport de nos idoles comme de nos pestiférés. </p><p><br></p><p>Emission bien plus ludique que les habituelles études, il n'y aura à trouver dans les deux premières parties, au-delà de l'énumération, que quelques informations, quelques anecdotes à propos de tel ou tel auteur ; c'est bien plus dans les deux parties finales que nous entrerons en profondeur dans les qualités, les apports, les innovations, la singularité de langue (etc.) de chaque auteur évoqué. </p><p><br></p><p>A l'eau !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ainsi que je l'évoquais voilà un an dans le prologue de ce podcast intitulé Cartographie de l'absence, nous allions partir à la découverte d'un continent immergé de la littérature : les romanciers oubliés du XXème siècle. Après vingt épisodes et un hors-série il est temps de faire une première escale sur cet iceberg. </p><p><br></p><p>Cette série se déclinera en quatre parties : deux dès à présent consacrés à un iceberg objectif des auteurs du vingtième siècle en France (quelques francophones se sont glissés tout de même dans l'émission) en fonction de la postérité telle qu'elle nous apparait en ce moment et à tous et deux dans quelques mois consacrés à le réorganisation de cet iceberg en fonction de mes lectures, mes connaissances, mes goûts afin de réévaluer l'apport de nos idoles comme de nos pestiférés. </p><p><br></p><p>Emission bien plus ludique que les habituelles études, il n'y aura à trouver dans les deux premières parties, au-delà de l'énumération, que quelques informations, quelques anecdotes à propos de tel ou tel auteur ; c'est bien plus dans les deux parties finales que nous entrerons en profondeur dans les qualités, les apports, les innovations, la singularité de langue (etc.) de chaque auteur évoqué. </p><p><br></p><p>A l'eau !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 24 Jan 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>EP 20 : C. F. RAMUZ - Romancier de l'apocalypse (Le Règne de l'esprit malin, 1917)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Personne mieux que Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947) n’aura écrit à propos de la terre, de la communauté des hommes simples qui vivent avec et contre elle. Cette terre qui est la sienne, qui est celle du canton de Vaud en Suisse, qui est partagée entre le Lac Léman et les montagnes des Alpes, c’est une terre de gens humbles, de croyances qui donnent vie aux malédictions comme aux miracles, c’est une terre à la fois magique et maudite.</p><p> </p><p>Ramuz est un des plus grands écrivains du vingtième siècle. Il a inventé un langage nouveau pour évoquer les émotions de son coin de Suisse, a accepté de mal écrire, de déchirer la langue française pour être au plus près de ce que réclamait sa conception de la littérature. Répétitions, concordance des temps hasardeuse, inversion de l’emploi des auxiliaires, abus des conjonctions de coordinations et de certains adverbes… Pourtant, ses romans sont lumineux.</p><p> </p><p>Ils sont lumineux parce qu’ils évoquent le sang de chaque naissance, parce qu’ils donnent une voix et une mémoire à ceux qui ne s’expriment guère et qui évoquent les tragédies du ciel ou les maladies de la vigne pour parler d’eux. Ils sont lumineux parce qu’ils transforment les craintes en réalité mais aussi les espoirs en réalité. Beaucoup des romans de Ramuz sont apocalyptiques, à la fois révélation et fin des temps – ce qui ne signifie pas pour l’auteur destruction mais renouvellement.</p><p> </p><p>Il faudrait lire Ramuz parce que ses livres sont simples, courts et immédiats. Parce qu’ils sont bercés de mythes, de surnaturel, de fantastique. Parce qu’ils cachent tout un sous-texte riche d’études, parce qu’ils ont fait fi de la réputation, des banquets parisiens et des compromissions. Il faudrait lire Ramuz parce qu’il fut solitaire et parce qu’un solitaire qui a tant donné aux humbles mérite sans doute qu’on honore sa mémoire.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Personne mieux que Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947) n’aura écrit à propos de la terre, de la communauté des hommes simples qui vivent avec et contre elle. Cette terre qui est la sienne, qui est celle du canton de Vaud en Suisse, qui est partagée entre le Lac Léman et les montagnes des Alpes, c’est une terre de gens humbles, de croyances qui donnent vie aux malédictions comme aux miracles, c’est une terre à la fois magique et maudite.</p><p> </p><p>Ramuz est un des plus grands écrivains du vingtième siècle. Il a inventé un langage nouveau pour évoquer les émotions de son coin de Suisse, a accepté de mal écrire, de déchirer la langue française pour être au plus près de ce que réclamait sa conception de la littérature. Répétitions, concordance des temps hasardeuse, inversion de l’emploi des auxiliaires, abus des conjonctions de coordinations et de certains adverbes… Pourtant, ses romans sont lumineux.</p><p> </p><p>Ils sont lumineux parce qu’ils évoquent le sang de chaque naissance, parce qu’ils donnent une voix et une mémoire à ceux qui ne s’expriment guère et qui évoquent les tragédies du ciel ou les maladies de la vigne pour parler d’eux. Ils sont lumineux parce qu’ils transforment les craintes en réalité mais aussi les espoirs en réalité. Beaucoup des romans de Ramuz sont apocalyptiques, à la fois révélation et fin des temps – ce qui ne signifie pas pour l’auteur destruction mais renouvellement.</p><p> </p><p>Il faudrait lire Ramuz parce que ses livres sont simples, courts et immédiats. Parce qu’ils sont bercés de mythes, de surnaturel, de fantastique. Parce qu’ils cachent tout un sous-texte riche d’études, parce qu’ils ont fait fi de la réputation, des banquets parisiens et des compromissions. Il faudrait lire Ramuz parce qu’il fut solitaire et parce qu’un solitaire qui a tant donné aux humbles mérite sans doute qu’on honore sa mémoire.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 20 Dec 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="Quelques critiques assassines"
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                                title="Pour ou contre C.F. Ramuz ? (Henry Poulaille, 1926)"
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                <title>EP 19 : FRED DEUX - Une enfance mythologique et organique (La Gana, 1958)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Certains textes ressemblent à des monuments. Ils le sont en raison de leurs proportions titanesques, de ce corps serré, de ces 850 pages, bien sûr, mais ils le sont aussi et surtout en raison de la chair des pages, de ces vaisseaux qui les parcourent, de ce sang déchainé qui voudrait mettre sous tous les yeux l’histoire de ses origines mais qui ne trouvent que de rares lecteurs – émerveillés et possédés, sans doute, mais seuls, bien trop seuls…</p>
<p> </p>
<p>La Gana est une force primordiale qui précède la conscience ; la Gana est une force tellurique qui voudrait s’unir à l’esprit des hommes. « La Gana est à la fois la plus forte des forces et la plus faible des faiblesses – puissance originelle et impuissance tout ensemble. » « La Gana est aveugle. Toute sa vie s’épanouit en formations discontinues et exclusives. » Ces mots sont d’Hermann von Keyserling, ces mots sont tirés des Méditations sud-américaines qu’il publia en 1932. Ce sont ceux que Jean Douassot, alias Fred Deux, met en exergue de son roman. </p>
<p> </p>
<p>Mais la Gana c’est aussi et surtout l’existence d’Alfred, l’enfant d’une dizaine d’années qui raconte l’histoire de ses jours, au sein de sa famille, entre son père qui sombre dans l’alcool, sa mère qui joue au chantage de l’amour, son oncle anarchiste et suicidaire et sa grand-mère aveugle ou presque qu’il n’aime pas. C’est l’existence dans une cave, là où vit la famille, sans cesse sous la menace des inondations puisqu’une mince plaque d’acier les sépare des égouts, à deux pas de la Seine, les sépare des rats pesteux qui mènent une croisage contre les Alfred. </p>
<p> </p>
<p>Roman magique de l’enfance, avec ses peurs et son enthousiasme, avec ses échecs et son existence buissonnière, roman de l’organique total – à l’instar d’un autre livre parut en 1958 : Extraits du corps de Bernard Noël – et enfin, chef-d’œuvre absolu d’une littérature qui n’a pas honte de ses origines et ne cherche pas à devenir dogmatique. Une lecture qui dure et qui hante avec ce personnage proprement inoubliable qu’est cet alter égo de l’auteur, ce gamin de dix ans qui est la justesse même de la vie malgré toute l’insalubrité de cette dernière !</p>
<p> </p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Crédits : </p>
<p> </p>
<p>EpidemicSound</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Certains textes ressemblent à des monuments. Ils le sont en raison de leurs proportions titanesques, de ce corps serré, de ces 850 pages, bien sûr, mais ils le sont aussi et surtout en raison de la chair des pages, de ces vaisseaux qui les parcourent, de ce sang déchainé qui voudrait mettre sous tous les yeux l’histoire de ses origines mais qui ne trouvent que de rares lecteurs – émerveillés et possédés, sans doute, mais seuls, bien trop seuls…</p>
<p> </p>
<p>La Gana est une force primordiale qui précède la conscience ; la Gana est une force tellurique qui voudrait s’unir à l’esprit des hommes. « La Gana est à la fois la plus forte des forces et la plus faible des faiblesses – puissance originelle et impuissance tout ensemble. » « La Gana est aveugle. Toute sa vie s’épanouit en formations discontinues et exclusives. » Ces mots sont d’Hermann von Keyserling, ces mots sont tirés des Méditations sud-américaines qu’il publia en 1932. Ce sont ceux que Jean Douassot, alias Fred Deux, met en exergue de son roman. </p>
<p> </p>
<p>Mais la Gana c’est aussi et surtout l’existence d’Alfred, l’enfant d’une dizaine d’années qui raconte l’histoire de ses jours, au sein de sa famille, entre son père qui sombre dans l’alcool, sa mère qui joue au chantage de l’amour, son oncle anarchiste et suicidaire et sa grand-mère aveugle ou presque qu’il n’aime pas. C’est l’existence dans une cave, là où vit la famille, sans cesse sous la menace des inondations puisqu’une mince plaque d’acier les sépare des égouts, à deux pas de la Seine, les sépare des rats pesteux qui mènent une croisage contre les Alfred. </p>
<p> </p>
<p>Roman magique de l’enfance, avec ses peurs et son enthousiasme, avec ses échecs et son existence buissonnière, roman de l’organique total – à l’instar d’un autre livre parut en 1958 : Extraits du corps de Bernard Noël – et enfin, chef-d’œuvre absolu d’une littérature qui n’a pas honte de ses origines et ne cherche pas à devenir dogmatique. Une lecture qui dure et qui hante avec ce personnage proprement inoubliable qu’est cet alter égo de l’auteur, ce gamin de dix ans qui est la justesse même de la vie malgré toute l’insalubrité de cette dernière !</p>
<p> </p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Crédits : </p>
<p> </p>
<p>EpidemicSound</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 22 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>Certains textes ressemblent à des monuments. Ils le sont en raison de leurs proportions titanesques, de ce corps serré, de ces 850 pages, bien sûr, mais ils le sont aussi et surtout en raison de la chair des pages, de ces vaisseaux qui les parcourent,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="La Gana, force ancestrale (Hermann Von Keyserling)"
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                                title="En résumé"
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                                title="Genèse éditoriale et présence dans le corps"
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                                title="Une épopée de l&#039;enfance misérable"
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                                title="Une épopée de l&#039;existence organique"
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                                title="Bernard Noël et Antonin Artaud"
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                                title="Conclusion"
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                            </item>
                    <item>
                <title>EP 18 : MARCELLE SAUVAGEOT - La mort blanche... "littérature de sanatorium" (Commentaire, 1933)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Peu avant sa mort, Marcelle Sauvageot (1900-1934), laissa le soin à ses amis et admirateurs de publier son unique texte, texte sans nom, sans titre, sobrement intitulé Commentaire (et renommé Laissez-moi pour les rééditions récentes), texte sans genre bien défini : lettre sans destinataire, pages de journal intime, récit…</p>
<p> </p>
<p>Dans ce court texte de soixante-dix pages, Marcel Sauvageot analyse ce que fut pour elle l’amour. L’amour qu’elle éprouva pour Bébé, l’amour que Bébé éprouva pour elle avant, sans doute lassé par une énième cure en sanatorium, de lui envoyer cette missive cinglante autant que salvatrice : « Je me marie… notre amitié demeure… »</p>
<p> </p>
<p>Le podcast dure quarante minutes pourtant il ne défendra jamais mieux le texte qu’il ne le fait lui-même tant l’acuité des réflexions, la justesse du ton et la probité de l’auteure semblent sans faille. Ces pages de désillusion et de renaissance sont admirables et peut-être exceptionnelles. Lecture courte mais obsédante, lecture qu’on sait pouvoir recommencer des dizaines de fois. </p>
<p> </p>
<p>Cependant, si le texte est une longue réponse au compagnon en fuite il est aussi une tentative d’apprivoisement de l’état d’esprit du malade. La tuberculose, à cette époque sans antidote, est avant tout une ruine du corps. Toux, fatigue, maigreur… Bientôt, ne reste rien, ni de l’environnement, ni de l’organisme de Marcelle Sauvageot. Le texte devient conscience pure et maladie pure. </p>
<p> </p>
<p>C’est pourquoi j’ai décidé de le rapprocher du non moins admirable roman Les heures silencieuses (1934) du plus oublié encore Robert de Traz (1884-1951), roman qui tente de comprendre la maladie et l’aspiration à n’être plus qu’une âme pour les malades, condamnés ou non, ce qui semble devenir la véritable vie. Sans oublier, en filigrane, Siloé de Paul Gadenne, La montagne magique de Thomas Mann, Les captifs de Joseph Kessel, Les allongés de Jeanne Galzy, Etes-vous fous ? de René Crevel… tous ces romans qui forment, selon l’expression (dépréciative) d’Emmanuel Berl : la littérature de sanatorium. </p>
<p> </p>
<p>En hommage ému à tous ces disparus de la mort blanche…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Peu avant sa mort, Marcelle Sauvageot (1900-1934), laissa le soin à ses amis et admirateurs de publier son unique texte, texte sans nom, sans titre, sobrement intitulé Commentaire (et renommé Laissez-moi pour les rééditions récentes), texte sans genre bien défini : lettre sans destinataire, pages de journal intime, récit…</p>
<p> </p>
<p>Dans ce court texte de soixante-dix pages, Marcel Sauvageot analyse ce que fut pour elle l’amour. L’amour qu’elle éprouva pour Bébé, l’amour que Bébé éprouva pour elle avant, sans doute lassé par une énième cure en sanatorium, de lui envoyer cette missive cinglante autant que salvatrice : « Je me marie… notre amitié demeure… »</p>
<p> </p>
<p>Le podcast dure quarante minutes pourtant il ne défendra jamais mieux le texte qu’il ne le fait lui-même tant l’acuité des réflexions, la justesse du ton et la probité de l’auteure semblent sans faille. Ces pages de désillusion et de renaissance sont admirables et peut-être exceptionnelles. Lecture courte mais obsédante, lecture qu’on sait pouvoir recommencer des dizaines de fois. </p>
<p> </p>
<p>Cependant, si le texte est une longue réponse au compagnon en fuite il est aussi une tentative d’apprivoisement de l’état d’esprit du malade. La tuberculose, à cette époque sans antidote, est avant tout une ruine du corps. Toux, fatigue, maigreur… Bientôt, ne reste rien, ni de l’environnement, ni de l’organisme de Marcelle Sauvageot. Le texte devient conscience pure et maladie pure. </p>
<p> </p>
<p>C’est pourquoi j’ai décidé de le rapprocher du non moins admirable roman Les heures silencieuses (1934) du plus oublié encore Robert de Traz (1884-1951), roman qui tente de comprendre la maladie et l’aspiration à n’être plus qu’une âme pour les malades, condamnés ou non, ce qui semble devenir la véritable vie. Sans oublier, en filigrane, Siloé de Paul Gadenne, La montagne magique de Thomas Mann, Les captifs de Joseph Kessel, Les allongés de Jeanne Galzy, Etes-vous fous ? de René Crevel… tous ces romans qui forment, selon l’expression (dépréciative) d’Emmanuel Berl : la littérature de sanatorium. </p>
<p> </p>
<p>En hommage ému à tous ces disparus de la mort blanche…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 08 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="Les écrivains de la tuberculose"
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                                title="Un peu de contexte"
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                                title="En regard de Robert de Traz"
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                                title="Quelques critiques de l&#039;époque"
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                                title="Une certaine forme de transcendance"
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                                title="Emmanuel Berl contre René Crevel"
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                                title="Conclusion"
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                            </item>
                    <item>
                <title>EP 17 : LE ROMAN DES DOUZE - De la confiture aux lettres (Romains, Vilmorin, Vialatte... 1957)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le projet était beau : laisser à douze auteurs le soin de composer un roman, chacun écrivant un chapitre dont le numéro aurait été tiré au sort au préalable. On ne déciderait de rien avant les premiers mots : ni style, ni personnage, ni histoire… Rien que l’imagination et quelques règles de base pour la bonne tenue de l’entreprise. Et l’on découvrirait seulement au moment de la rédaction de son chapitre ce que nos partenaires auraient écrit avant nous. </p>
<p> </p>
<p>Que pouvions-nous donc attendre d’un roman signé de douze maîtres de leur époque (Jules Romains, Louise de Vilmorin, André Berry, André Beucler, Pierre Bost, Jean-Louis Curtis, Jean Dutourd, Yves Gandon, Michel de Saint-Pierre, Gilbert Sigaux, Paul Vialar, Alexandre Vialatte), d’un roman signé par des auteurs qui convoquent à eux seuls seize prix littéraires ? </p>
<p> </p>
<p>Du génie bien sûr. Du sérieux. De l’originalité. Des tonalités singulières. Nous n’aurons que de la confiture aux lettres. Il faut malheureusement le concéder : Le roman des Douze est un assez mauvais roman. Une parodie malgré elle de roman d’espionnage. Un pastiche de roman métatextuel. Un jeu qui tourne à la mascarade. </p>
<p> </p>
<p>René Julliard, l’éditeur du projet, n’en était pas à son coup d’essai. En 1954 il succédait à Bernard Grasset qui avait publié Le diable au corps de Raymond Radiguet en éditant Bonjour tristesse de Françoise Sagan. En 1956 il réitère le coup d’éclat en publiant les écrits de Minou Drouet, poète de huit ans… Alors pour 1957 rédiger un roman à la manière d’un cadavre exquis, le tout sous le patronage de Jules Romains, n’était-ce pas encore le gage d’une année commercialement réussie ? </p>
<p> </p>
<p>Pourquoi ce roman devint un échec ? Que pouvait laisser présager le premier chapitre ? Où se situe le glissement progressif du sérieux vers le carnavalesque ? C’est tout ce que cet épisode se propre d’étudier !</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Spoiler (ma proposition, chapitre par chapitre) : </p>
<p> </p>
<p>1 : Jules Romains</p>
<p>2 : Alexandre Vialatte</p>
<p>3 : Yves Gandon</p>
<p>4 : Louise de Vilmorin</p>
<p>5 : Paul Vialar</p>
<p>6 : André Berry</p>
<p>7 : Jean Dutourd</p>
<p>8 : Michel de Saint-Pierre</p>
<p>9 : Pierre Bost</p>
<p>10 : André Beucler</p>
<p>11 : Jean-Louis Curtis</p>
<p>12 : Gilbert Sigaux</p>
<p> </p>
<p>Note sur 12 : inconnue/12</p>
<p> </p>
<p>Je n’ai à ce jour pas trouvé le véritable ordre ! Mais les recherches sont encore en cours (j’actualiserai ce message une fois la réponse obtenue).</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le projet était beau : laisser à douze auteurs le soin de composer un roman, chacun écrivant un chapitre dont le numéro aurait été tiré au sort au préalable. On ne déciderait de rien avant les premiers mots : ni style, ni personnage, ni histoire… Rien que l’imagination et quelques règles de base pour la bonne tenue de l’entreprise. Et l’on découvrirait seulement au moment de la rédaction de son chapitre ce que nos partenaires auraient écrit avant nous. </p>
<p> </p>
<p>Que pouvions-nous donc attendre d’un roman signé de douze maîtres de leur époque (Jules Romains, Louise de Vilmorin, André Berry, André Beucler, Pierre Bost, Jean-Louis Curtis, Jean Dutourd, Yves Gandon, Michel de Saint-Pierre, Gilbert Sigaux, Paul Vialar, Alexandre Vialatte), d’un roman signé par des auteurs qui convoquent à eux seuls seize prix littéraires ? </p>
<p> </p>
<p>Du génie bien sûr. Du sérieux. De l’originalité. Des tonalités singulières. Nous n’aurons que de la confiture aux lettres. Il faut malheureusement le concéder : Le roman des Douze est un assez mauvais roman. Une parodie malgré elle de roman d’espionnage. Un pastiche de roman métatextuel. Un jeu qui tourne à la mascarade. </p>
<p> </p>
<p>René Julliard, l’éditeur du projet, n’en était pas à son coup d’essai. En 1954 il succédait à Bernard Grasset qui avait publié Le diable au corps de Raymond Radiguet en éditant Bonjour tristesse de Françoise Sagan. En 1956 il réitère le coup d’éclat en publiant les écrits de Minou Drouet, poète de huit ans… Alors pour 1957 rédiger un roman à la manière d’un cadavre exquis, le tout sous le patronage de Jules Romains, n’était-ce pas encore le gage d’une année commercialement réussie ? </p>
<p> </p>
<p>Pourquoi ce roman devint un échec ? Que pouvait laisser présager le premier chapitre ? Où se situe le glissement progressif du sérieux vers le carnavalesque ? C’est tout ce que cet épisode se propre d’étudier !</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Spoiler (ma proposition, chapitre par chapitre) : </p>
<p> </p>
<p>1 : Jules Romains</p>
<p>2 : Alexandre Vialatte</p>
<p>3 : Yves Gandon</p>
<p>4 : Louise de Vilmorin</p>
<p>5 : Paul Vialar</p>
<p>6 : André Berry</p>
<p>7 : Jean Dutourd</p>
<p>8 : Michel de Saint-Pierre</p>
<p>9 : Pierre Bost</p>
<p>10 : André Beucler</p>
<p>11 : Jean-Louis Curtis</p>
<p>12 : Gilbert Sigaux</p>
<p> </p>
<p>Note sur 12 : inconnue/12</p>
<p> </p>
<p>Je n’ai à ce jour pas trouvé le véritable ordre ! Mais les recherches sont encore en cours (j’actualiserai ce message une fois la réponse obtenue).</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 25 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                            </item>
                    <item>
                <title>EP 16 : HUBERT GONNET - Vers un nouveau Maldoror (Voyage au Strömland, 1969)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au commencement, il y’a le hasard. Il y’a l’homme qui tourne les pages, celui qui commande les antiques revues, qui cherche le roman terminal, l’écrivain ultime. Au commencement, il y’a l’injustice et la révolte, le plaisir et la honte, le fruit sans défaut qu’on cueille à la place de l’autre, du vérolé, de l’impur pourtant si riche et discret. </p>
<p> </p>
<p>  Viennent ensuite les découvertes, les paysages qui se dressent avec lyrisme ou existentialisme, dans la fantasmagorie du surréalisme et la tragédie des deux guerres. Viennent les patronymes fantaisistes, inconnus de tous et pourtant éternels hier encore. Viennent les ravissements et les déceptions, les orfèvres sans voix et les démagogues aux longues langues. </p>
<p> </p>
<p>  Ce seront Les lettres nouvelles. Ce sera Maurice Nadeau. Ce sera un nom familier et un prénom immortel, ce seront Hubert Gonnet et Karl. C’est 1953, comme Le temps des morts et Les bêtes de Pierre Gascar, lui aussi publié dans la revue du jeune homme. </p>
<p>  </p>
<p>  Oh, ce seront les pages jaunies et les vieilles formules, l’absence de ponctuation et le flux de conscience. Ce seront les verdeurs de Proust et les maturités de Joyce. Mais ce seront aussi les moiteurs d’Artaud et les appétits du comte de Lautréamont, invisibles ou presque encore. </p>
<p> </p>
<p>  Creuse les mots et emporte le sens. Chaque jour et chaque heure, au soleil sacerdotal de la littérature. Je ne suis plus qu’un pantin que gonfle le sang des écrivains oubliés. Je vois dans chaque crépuscule des funérailles indues et dans chaque aube des couronnements éphémères. Je suis à mes profanations, bien trop lents pour rivaliser. La terre des idoles nous recouvre chaque jour davantage. </p>
<p> </p>
<p>  Hubert Gonnet (1924-1998) est le comte de Lautréamont du vingtième siècle. Il a réécrit Les chants de Maldoror avec Voyage au Strömland (1969). Il a sondé l’abysse, la noirceur de l’âme, le geste gratuit des apparences et pourtant plus lourd que le monde dans l’intimité. Il a inscrit dans les lettres l’un de plus violent combat de l’âme dans Le grand scandale (1966).</p>
<p> </p>
<p>  Il a écrit quinze années puis a disparu en 1969, trente ans avant de mourir. Qu’est-il devenu ? Qu’est-il devenu ? Avant-nous seulement un semblant de réponse ? Ne reste qu’à écouter la voix de celui qui tourne les pages. </p>
<p><br></p>
<p>Et à remercier, infiniment, les ayants droits d’Hubert Gonnet pour leur sympathie et leur générosité.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au commencement, il y’a le hasard. Il y’a l’homme qui tourne les pages, celui qui commande les antiques revues, qui cherche le roman terminal, l’écrivain ultime. Au commencement, il y’a l’injustice et la révolte, le plaisir et la honte, le fruit sans défaut qu’on cueille à la place de l’autre, du vérolé, de l’impur pourtant si riche et discret. </p>
<p> </p>
<p>  Viennent ensuite les découvertes, les paysages qui se dressent avec lyrisme ou existentialisme, dans la fantasmagorie du surréalisme et la tragédie des deux guerres. Viennent les patronymes fantaisistes, inconnus de tous et pourtant éternels hier encore. Viennent les ravissements et les déceptions, les orfèvres sans voix et les démagogues aux longues langues. </p>
<p> </p>
<p>  Ce seront Les lettres nouvelles. Ce sera Maurice Nadeau. Ce sera un nom familier et un prénom immortel, ce seront Hubert Gonnet et Karl. C’est 1953, comme Le temps des morts et Les bêtes de Pierre Gascar, lui aussi publié dans la revue du jeune homme. </p>
<p>  </p>
<p>  Oh, ce seront les pages jaunies et les vieilles formules, l’absence de ponctuation et le flux de conscience. Ce seront les verdeurs de Proust et les maturités de Joyce. Mais ce seront aussi les moiteurs d’Artaud et les appétits du comte de Lautréamont, invisibles ou presque encore. </p>
<p> </p>
<p>  Creuse les mots et emporte le sens. Chaque jour et chaque heure, au soleil sacerdotal de la littérature. Je ne suis plus qu’un pantin que gonfle le sang des écrivains oubliés. Je vois dans chaque crépuscule des funérailles indues et dans chaque aube des couronnements éphémères. Je suis à mes profanations, bien trop lents pour rivaliser. La terre des idoles nous recouvre chaque jour davantage. </p>
<p> </p>
<p>  Hubert Gonnet (1924-1998) est le comte de Lautréamont du vingtième siècle. Il a réécrit Les chants de Maldoror avec Voyage au Strömland (1969). Il a sondé l’abysse, la noirceur de l’âme, le geste gratuit des apparences et pourtant plus lourd que le monde dans l’intimité. Il a inscrit dans les lettres l’un de plus violent combat de l’âme dans Le grand scandale (1966).</p>
<p> </p>
<p>  Il a écrit quinze années puis a disparu en 1969, trente ans avant de mourir. Qu’est-il devenu ? Qu’est-il devenu ? Avant-nous seulement un semblant de réponse ? Ne reste qu’à écouter la voix de celui qui tourne les pages. </p>
<p><br></p>
<p>Et à remercier, infiniment, les ayants droits d’Hubert Gonnet pour leur sympathie et leur générosité.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 04 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                                title="Qui serait Hubert Gonnet ?"
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                                title="Vers une écriture qui se tue"
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                                title="Et l&#039;oeuvre ne s&#039;arrête jamais (découverte des inédits)"
                                                                                            />
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                            </item>
                    <item>
                <title>EP 15 : PIERRE MOLAINE - Le monde en feu (Violences, 1944)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 15 : Le monde en feu (Violences (1944), Pierre Molaine)</p>
<p> </p>
<p>Pierre Molaine (1906-2000) est l’un de nos plus grands écrivains de guerre. Plus que cela, il est sans doute l’un de ceux qui aura le mieux mis en scène la colère et la violence, qu’elles soient liées aux champs de bataille, à la personnalité d’un homme ou consubstantielle à l’humanité. Dans les tanks, dans un hôpital, dans la paresse ou la vengeance, partout le monde s’enflamme sous la plume de Molaine. </p>
<p> </p>
<p>Plus qu’un témoin de guerre, plus qu’un sondeur d’abîme, il est aussi un styliste extraordinaire qui cisèle une langue brûlante, fougueuse, marquante. Il maîtrise à la perfection son outil. Par la voix presque exclusivement à la première personne de ses nombreux romans il tisonne jusqu’à nos âme pour y graver une malédiction sans fin. Lire Molaine c’est entrer en guerre avec les mots, sans savoir s’ils sont nos alliés ou nos ennemis, sans savoir si ses personnages sont des monstres de bravoure ou d’inhumanité.</p>
<p> </p>
<p>Violences raconte le destin sanglant de Ter Korsakoff, de Soltan Attrache et Piotr Petrovitch dont « la laideur pétrifie le monde ». Tous trois forment une équipée sauvage réunie une première fois dans la mort que de nouvelles retrouvailles renverront de charniers en charniers jusqu’au seul sort qui vaille pour eux.  </p>
<p> </p>
<p>Il faut plonger, oui, il faut plonger au plus bas et ne pas en revenir. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 15 : Le monde en feu (Violences (1944), Pierre Molaine)</p>
<p> </p>
<p>Pierre Molaine (1906-2000) est l’un de nos plus grands écrivains de guerre. Plus que cela, il est sans doute l’un de ceux qui aura le mieux mis en scène la colère et la violence, qu’elles soient liées aux champs de bataille, à la personnalité d’un homme ou consubstantielle à l’humanité. Dans les tanks, dans un hôpital, dans la paresse ou la vengeance, partout le monde s’enflamme sous la plume de Molaine. </p>
<p> </p>
<p>Plus qu’un témoin de guerre, plus qu’un sondeur d’abîme, il est aussi un styliste extraordinaire qui cisèle une langue brûlante, fougueuse, marquante. Il maîtrise à la perfection son outil. Par la voix presque exclusivement à la première personne de ses nombreux romans il tisonne jusqu’à nos âme pour y graver une malédiction sans fin. Lire Molaine c’est entrer en guerre avec les mots, sans savoir s’ils sont nos alliés ou nos ennemis, sans savoir si ses personnages sont des monstres de bravoure ou d’inhumanité.</p>
<p> </p>
<p>Violences raconte le destin sanglant de Ter Korsakoff, de Soltan Attrache et Piotr Petrovitch dont « la laideur pétrifie le monde ». Tous trois forment une équipée sauvage réunie une première fois dans la mort que de nouvelles retrouvailles renverront de charniers en charniers jusqu’au seul sort qui vaille pour eux.  </p>
<p> </p>
<p>Il faut plonger, oui, il faut plonger au plus bas et ne pas en revenir. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 20 Sep 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>OP – Épisode 15 : Le monde en feu (Violences (1944), Pierre Molaine)
 
Pierre Molaine (1906-2000) est l’un de nos plus grands écrivains de guerre. Plus que cela, il est sans doute l’un de ceux qui aura le mieux mis en scène la colère et la violence, qu...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>EP 14 : MADELEINE LEY - Silence de l'écriture (Le Grand Feu, 1942)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 14 : Silence de l’écriture (Le Grand Feu (1942), Madeleine Ley)</p>
<p> </p>
<p>Madeleine Ley (1901-1981) a écrit son œuvre en une décennie à peine. Après sa dernière longue nouvelle, Le Grand Feu, il n’y aura plus une phrase, plus un mot. Elle rejoint Arthur Rimbaud, J. D. Salinger, Friedrich Hölderlin et tous les astéroïdes des lettres qui, ayant tout dit ou ne pouvant plus dire, se sont pétrifiés, victimes de la gorgone du silence. Pour Madeleine Ley ce sont les yeux de la maladie qui seront à l’œuvre. Présente depuis bien longtemps, évoquée par la romancière comme son double, incurable à la suite de la seconde guerre mondiale. </p>
<p> </p>
<p>Le Grand Feu met en scène une jeune adolescente, Marietta, que le décès de son père laisse presque orpheline. Recueillie par son grand-père, elle quitte Marseille et s’élève, s’élève dans les montagnes de l’arrière-pays. Là, en compagnie de Reine, sa cousine, commence une vie d’espaces infinis, une vie bercée par le murmure des torrents, le craquement de la terre et le parfum des narcisses. L’amour ressemble à l’ange du jugement. Le village à une nouvelle famille. </p>
<p> </p>
<p>Mais le paradis est éphémère et bientôt un incendie se déclare. Il faut alors trouver et détruire le fautif car l’on lapide les criminels par négligence dans cette vallée. C’est 1885. C’est le repli d’un hameau sur la vengeance. C’est une lutte sans pitié entre les quatre éléments qui tour à tour s’abreuvent à l’orient d’Eden et dépérissent dans les brasiers de l’enfer. </p>
<p> </p>
<p>Ode à la nature, manifeste de la jeunesse mais aussi sirènes des démons intérieurs… Les lectures symboliques de ce texte sont nombreuses et diverses, entre catholicisme poignant et métaphores testamentaires. Peu importe le choix qui est fait, la langue est à la fois pure et contaminée, déchirée entre l’aspiration au ciel et l’enlisement infernal. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 14 : Silence de l’écriture (Le Grand Feu (1942), Madeleine Ley)</p>
<p> </p>
<p>Madeleine Ley (1901-1981) a écrit son œuvre en une décennie à peine. Après sa dernière longue nouvelle, Le Grand Feu, il n’y aura plus une phrase, plus un mot. Elle rejoint Arthur Rimbaud, J. D. Salinger, Friedrich Hölderlin et tous les astéroïdes des lettres qui, ayant tout dit ou ne pouvant plus dire, se sont pétrifiés, victimes de la gorgone du silence. Pour Madeleine Ley ce sont les yeux de la maladie qui seront à l’œuvre. Présente depuis bien longtemps, évoquée par la romancière comme son double, incurable à la suite de la seconde guerre mondiale. </p>
<p> </p>
<p>Le Grand Feu met en scène une jeune adolescente, Marietta, que le décès de son père laisse presque orpheline. Recueillie par son grand-père, elle quitte Marseille et s’élève, s’élève dans les montagnes de l’arrière-pays. Là, en compagnie de Reine, sa cousine, commence une vie d’espaces infinis, une vie bercée par le murmure des torrents, le craquement de la terre et le parfum des narcisses. L’amour ressemble à l’ange du jugement. Le village à une nouvelle famille. </p>
<p> </p>
<p>Mais le paradis est éphémère et bientôt un incendie se déclare. Il faut alors trouver et détruire le fautif car l’on lapide les criminels par négligence dans cette vallée. C’est 1885. C’est le repli d’un hameau sur la vengeance. C’est une lutte sans pitié entre les quatre éléments qui tour à tour s’abreuvent à l’orient d’Eden et dépérissent dans les brasiers de l’enfer. </p>
<p> </p>
<p>Ode à la nature, manifeste de la jeunesse mais aussi sirènes des démons intérieurs… Les lectures symboliques de ce texte sont nombreuses et diverses, entre catholicisme poignant et métaphores testamentaires. Peu importe le choix qui est fait, la langue est à la fois pure et contaminée, déchirée entre l’aspiration au ciel et l’enlisement infernal. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 06 Sep 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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Madeleine Ley (1901-1981) a écrit son œuvre en une décennie à peine. Après sa dernière longue nouvelle, Le Grand Feu, il n’y aura plus une phrase, plus un mot. Elle rejoint...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="Une foi qui demeure"
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                    <item>
                <title>EP 13 : YVONNE ESCOULA - L'avènement du récit (Le temps infini, 1968)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 13 : L’avènement du récit (Le temps infini (1968), Yvonne Escoula)</p>
<p> </p>
<p>La seconde guerre mondiale aura dans ses assauts déstructuré tout à fait le roman. A l’ombre de sa carcasse à l’agonie c’est le genre du récit qui connut son heure de gloire avec une profusion de textes de grandes qualités rédigés pendant une période de vingt ans environ avant que cette forme courte, mystérieuse et ambivalente, ne connaisse une nouvelle fracturation et n’accouche dans les eaux de sa gangrène d’un sous-genre qui aujourd’hui encore nécrose la littérature : l’autofiction. </p>
<p> </p>
<p>Yvonne Escoula, en cent-cinquante pages, va rejoindre les bancs majestueux de nos meilleurs artisans en la matière : Pierre Gascar avec Le Temps des morts (1953), premier épisode de ce podcast, Jean Cau avec Le meurtre d’un enfant (1965), neuvième épisode, mais aussi Maurice Blanchot ou Louis-René des Forêts.</p>
<p> </p>
<p>Dans Le temps infini (1968), l’esprit d’un homme mourant va soudain se morceler et partir en maraude dans la mémoire, en quête des êtres qu’il fut et de tout ceux qu’il rencontra, pour se guérir peut-être, peut-être pour comprendre ce vingtième siècle insaisissable auquel il participa de nombreuses manières, notamment en sauvant une femme juive de la déportation. </p>
<p> </p>
<p>Ainsi délivrés des convenances terrestres, le rêve, les souvenirs et la réalité vont bientôt se confondre à l’insu du lecteur sans que l’on sache clairement quels évènements sont fantasmés et lesquels sont vécus. Sans aucune avarice métaphorique, avec l’espoir le plus vain et bientôt avec une amertume plus grande encore, Yvonne Escoula, multipliant les images impressionnantes et la confusion des sens, a bâti un récit sans la moindre faille qui met en exergue chuchotée l’ambivalence du temps infini pour un être de chair : bénédiction ou malédiction ? « L’impersonnel instant d’éternité du vide ? » ou « le sud béni de la cendre des morts ? » (Roger Gilbert-Lecomte)</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 13 : L’avènement du récit (Le temps infini (1968), Yvonne Escoula)</p>
<p> </p>
<p>La seconde guerre mondiale aura dans ses assauts déstructuré tout à fait le roman. A l’ombre de sa carcasse à l’agonie c’est le genre du récit qui connut son heure de gloire avec une profusion de textes de grandes qualités rédigés pendant une période de vingt ans environ avant que cette forme courte, mystérieuse et ambivalente, ne connaisse une nouvelle fracturation et n’accouche dans les eaux de sa gangrène d’un sous-genre qui aujourd’hui encore nécrose la littérature : l’autofiction. </p>
<p> </p>
<p>Yvonne Escoula, en cent-cinquante pages, va rejoindre les bancs majestueux de nos meilleurs artisans en la matière : Pierre Gascar avec Le Temps des morts (1953), premier épisode de ce podcast, Jean Cau avec Le meurtre d’un enfant (1965), neuvième épisode, mais aussi Maurice Blanchot ou Louis-René des Forêts.</p>
<p> </p>
<p>Dans Le temps infini (1968), l’esprit d’un homme mourant va soudain se morceler et partir en maraude dans la mémoire, en quête des êtres qu’il fut et de tout ceux qu’il rencontra, pour se guérir peut-être, peut-être pour comprendre ce vingtième siècle insaisissable auquel il participa de nombreuses manières, notamment en sauvant une femme juive de la déportation. </p>
<p> </p>
<p>Ainsi délivrés des convenances terrestres, le rêve, les souvenirs et la réalité vont bientôt se confondre à l’insu du lecteur sans que l’on sache clairement quels évènements sont fantasmés et lesquels sont vécus. Sans aucune avarice métaphorique, avec l’espoir le plus vain et bientôt avec une amertume plus grande encore, Yvonne Escoula, multipliant les images impressionnantes et la confusion des sens, a bâti un récit sans la moindre faille qui met en exergue chuchotée l’ambivalence du temps infini pour un être de chair : bénédiction ou malédiction ? « L’impersonnel instant d’éternité du vide ? » ou « le sud béni de la cendre des morts ? » (Roger Gilbert-Lecomte)</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 02 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>OP – Épisode 13 : L’avènement du récit (Le temps infini (1968), Yvonne Escoula)
 
La seconde guerre mondiale aura dans ses assauts déstructuré tout à fait le roman. A l’ombre de sa carcasse à l’agonie c’est le genre du récit qui connut son heure de glo...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="Quand le récit deviendra roi"
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                    <item>
                <title>EP 12 : PHILIPPE SOUPAULT - Béance existentielle (Le bon apôtre et autres romans, 1923-1926)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 12 : Béance existentielle (Le bon apôtre et autres romans (1923-1926), Philippe Soupault)</p>
<p> </p>
<p>Il fut le troisième mousquetaire du surréalisme avec André Breton et Louis Aragon. Il fut le coauteur du premier recueil poétique de ce mouvement, Les champs magnétiques, publié en 1919. Il était le moins prosélyte, le moins borné, le plus libre. Il ne fut pas doctrinaire, ne fut pas politicien. On ne le surnomma pas « le pape », il ne reniera pas son prénom comme Aragon. Il ne s’occupera pas des idées ni des hommes mais seulement de littérature.</p>
<p> </p>
<p>Philippe Soupault fut peut-être le moins bon poète des trois hommes mais le meilleur romancier, et de loin. En à peine trois ans, entre 1923 et 1926, il produisit une œuvre romanesque limpide, implacable et hautement prémonitoire. Car si sa poésie est parfois joviale ses romans ne le sont pas. Ils s’attaquent à la réalité béante des individus qui sont nés avec la première guerre mondiale. Ils s’attaquent à la constitution même de l’individu après les combats. Que reste-t-il de sens pour ces existences à peine majeure ?  </p>
<p> </p>
<p>Littérature du mouvement, littérature du départ et du retour, de la fuite, de la recherche et de l’abandon… En écrivant à propos des hommes creux qu’aucune complétude jamais ne sauvera, Philippe Soupault fut le précurseur de l’existentialisme et de l’absurde, de Sartre et de Camus, mais aussi celui du silence et de l’ermitage littéraire. Car il ne cria jamais contrairement à ceux qui le suivirent. </p>
<p> </p>
<p>Tous les romans cités dans cet épisode sont très bien pour découvrir le travail de l’auteur ! Pourquoi pas En joue ! pour ceux qui ont déjà lu Le Feu follet de Pierre Drieu la Rochelle.</p>
<p> </p>
<p>Cet épisode est une reprise d’un article écrit pour la @revuemenestrel</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 12 : Béance existentielle (Le bon apôtre et autres romans (1923-1926), Philippe Soupault)</p>
<p> </p>
<p>Il fut le troisième mousquetaire du surréalisme avec André Breton et Louis Aragon. Il fut le coauteur du premier recueil poétique de ce mouvement, Les champs magnétiques, publié en 1919. Il était le moins prosélyte, le moins borné, le plus libre. Il ne fut pas doctrinaire, ne fut pas politicien. On ne le surnomma pas « le pape », il ne reniera pas son prénom comme Aragon. Il ne s’occupera pas des idées ni des hommes mais seulement de littérature.</p>
<p> </p>
<p>Philippe Soupault fut peut-être le moins bon poète des trois hommes mais le meilleur romancier, et de loin. En à peine trois ans, entre 1923 et 1926, il produisit une œuvre romanesque limpide, implacable et hautement prémonitoire. Car si sa poésie est parfois joviale ses romans ne le sont pas. Ils s’attaquent à la réalité béante des individus qui sont nés avec la première guerre mondiale. Ils s’attaquent à la constitution même de l’individu après les combats. Que reste-t-il de sens pour ces existences à peine majeure ?  </p>
<p> </p>
<p>Littérature du mouvement, littérature du départ et du retour, de la fuite, de la recherche et de l’abandon… En écrivant à propos des hommes creux qu’aucune complétude jamais ne sauvera, Philippe Soupault fut le précurseur de l’existentialisme et de l’absurde, de Sartre et de Camus, mais aussi celui du silence et de l’ermitage littéraire. Car il ne cria jamais contrairement à ceux qui le suivirent. </p>
<p> </p>
<p>Tous les romans cités dans cet épisode sont très bien pour découvrir le travail de l’auteur ! Pourquoi pas En joue ! pour ceux qui ont déjà lu Le Feu follet de Pierre Drieu la Rochelle.</p>
<p> </p>
<p>Cet épisode est une reprise d’un article écrit pour la @revuemenestrel</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 05 Jul 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Il fut le troisième mousquetaire du surréalisme avec André Breton et Louis Aragon. Il fut le coauteur du premier recueil poétique de ce mouvement,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>EP 11 : NOEL DEVAULX - Les contes métaphysiques (L'auberge papillon et autres contes, 1945-1994)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 11 : Les contes métaphysiques (L’auberge Parpillon et autres contes (1945-1994), Noël Devaulx)</p>
<p> </p>
<p>Au lendemain de la guerre s’élève une voix nouvelle en littérature, « celle de Noël Devaulx (1905-1995) qui est l’une des plus dignes d’être remarquée » (Gaëtan Picon). Cette voix, c’est celle d’un nouveau fantastique, celle d’une lente déréliction du réel, à la fois sans heurt et morbide, banale et fantasmagorique. </p>
<p> </p>
<p>Dans son format de prédilection, à savoir le conte, Noël Devaulx va bâtir en un demi-siècle l’une des œuvres les plus singulières, les plus imagées, paraboliques, allégoriques de sa génération. Il va aussi devenir l’un des écrivains les plus injustement oubliés, se tenant d’ailleurs lui-même à l’écart de la vie littéraire, collectionnant pourtant les prix (pour des nouvelles ou pour l’ensemble de son œuvre) et, évidemment, ayant choisi pour s’exprimer le genre littéraire le moins apprécié de tous. </p>
<p> </p>
<p>Dans ses contes se multiplient les apparitions de l’étrange, du surnaturel, du bizarre. Bal masqué, réunion vampirique, pacte faustien, belle-mère volante, squelette enchanté… La liste est longue ! Si beaucoup de textes empruntent à des symboles déjà verts, il ne faut pas négliger le pouvoir rénovateur de Devaulx. Prosateur indubitable, il est à la fois maître de la métaphore et de la dignité, empreint d’une métaphysique vouée à la mort et à l’incompréhension – cette incompréhension qui est la nôtre tant les récits de Devaulx sont impénétrables et pourtant limpides. </p>
<p> </p>
<p>Entrer en Devaulx c’est croire sans fin à une révélation impossible.  </p>
<p> </p>
<p>Le Pressoir Mystique est à mon avis le meilleur recueil mais L’auberge Parpillon, Bal chez Alféoni ou Le visiteur Insolite sont d’excellents livres pour découvrir le travail de l’auteur. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 11 : Les contes métaphysiques (L’auberge Parpillon et autres contes (1945-1994), Noël Devaulx)</p>
<p> </p>
<p>Au lendemain de la guerre s’élève une voix nouvelle en littérature, « celle de Noël Devaulx (1905-1995) qui est l’une des plus dignes d’être remarquée » (Gaëtan Picon). Cette voix, c’est celle d’un nouveau fantastique, celle d’une lente déréliction du réel, à la fois sans heurt et morbide, banale et fantasmagorique. </p>
<p> </p>
<p>Dans son format de prédilection, à savoir le conte, Noël Devaulx va bâtir en un demi-siècle l’une des œuvres les plus singulières, les plus imagées, paraboliques, allégoriques de sa génération. Il va aussi devenir l’un des écrivains les plus injustement oubliés, se tenant d’ailleurs lui-même à l’écart de la vie littéraire, collectionnant pourtant les prix (pour des nouvelles ou pour l’ensemble de son œuvre) et, évidemment, ayant choisi pour s’exprimer le genre littéraire le moins apprécié de tous. </p>
<p> </p>
<p>Dans ses contes se multiplient les apparitions de l’étrange, du surnaturel, du bizarre. Bal masqué, réunion vampirique, pacte faustien, belle-mère volante, squelette enchanté… La liste est longue ! Si beaucoup de textes empruntent à des symboles déjà verts, il ne faut pas négliger le pouvoir rénovateur de Devaulx. Prosateur indubitable, il est à la fois maître de la métaphore et de la dignité, empreint d’une métaphysique vouée à la mort et à l’incompréhension – cette incompréhension qui est la nôtre tant les récits de Devaulx sont impénétrables et pourtant limpides. </p>
<p> </p>
<p>Entrer en Devaulx c’est croire sans fin à une révélation impossible.  </p>
<p> </p>
<p>Le Pressoir Mystique est à mon avis le meilleur recueil mais L’auberge Parpillon, Bal chez Alféoni ou Le visiteur Insolite sont d’excellents livres pour découvrir le travail de l’auteur. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                <title>EP 10 : RAYMOND GUERIN - Plaisirs captifs (L'apprenti, 1946)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 10 : Plaisirs captifs (L’apprenti (1946), Raymond Guérin)</p>
<p> </p>
<p>Monsieur Hermès a une sale habitude : il a l’œil qui traine sur les voisins, surtout des couples, surtout aux moments où l’esprit se met en sourdine pour laisser à la chair ses droits et ses devoirs.</p>
<p> </p>
<p>C’est un peu la faute de Monsieur Papa et de Madame Mère après tout. Ce sont eux qui l’ont envoyé dans ce maudit palace avec ces clients dégénérés, son personnel indigent, pour qu’il se forme à la vie. S’il fantasme le soir venu de corps féminins, s’il se dégoûte parfois, il n’est que victime. C’est Paris ! C’est sa blennorragie ! C’est son hideuse conquête ! Lui a une pièce de théâtre à écrire. Il a une carrière de dramaturge à mener. Mais on le freine, on l’empêche !</p>
<p> </p>
<p>Roman flamboyant dans la monotonie, roman de péripéties absentes mais de l’épopée d’une langue argotique, vulgaire, crasseuse, roman du jus, du pus, de la suppuration, romans aux sanies terribles et la sentimentalité débordante, c’est une bien étrange œuvre qu’a livré en 1946 Raymond Guérin (1905-1955), s’inspirant bien entendu de son existence d’employé d’hôtel. </p>
<p> </p>
<p>Premier volume de son Ébauche d’une mythologie de la réalité, il sera suivi de deux autres tomes seulement, l’auteur étant mort avant d’en arriver au bout. </p>
<p> </p>
<p>C’est aussi l’occasion d’évoquer la condition de l’écrivain prisonnier de guerre (comme tant d’autres), de l’écrivain détruit par cette guerre, qui va en témoigner mais que l’ascension du formalisme et du besoin de reconstruire la nation va jeter dans les oubliettes de la mémoire. </p>
<p> </p>
<p>Prisonniers des stalag, prisonniers de la postérité, libérons-les !</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p> </p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Chapitres :</p>
<p> </p>
<p>00:00 : La condition de l’écrivain prisonnier</p>
<p>04:13 : Raymond Guérin et L’apprenti</p>
<p>24:00 : Maurice Sachs et l’oubli</p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p> </p>
<p>Médias </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Instagram : https://www.instagram.com/oublieuseposterite/ </p>
<p>Twitter : https://twitter.com/oublieusepost </p>
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<p>Spotify : https://open.spotify.com/show/1REFNnneY6OPO6qAbmaNRr </p>
<p>Apple Podcasts : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/oublieuse-post%C3%A9rit%C3%A9/id1664812213</p>
<p>Deezer : https://www.deezer.com/show/5614077 </p>
<p>Podcast Addict : https://podcastaddict.com/podcast/4206682 </p>
<p>Amazon Music : https://music.amazon.com/podcasts/eaee3300-caa7-4342-928f-447b63ad6ed5 Mail : Oublieuseposterite@gmail.com</p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Crédits : </p>
<p> </p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 10 : Plaisirs captifs (L’apprenti (1946), Raymond Guérin)</p>
<p> </p>
<p>Monsieur Hermès a une sale habitude : il a l’œil qui traine sur les voisins, surtout des couples, surtout aux moments où l’esprit se met en sourdine pour laisser à la chair ses droits et ses devoirs.</p>
<p> </p>
<p>C’est un peu la faute de Monsieur Papa et de Madame Mère après tout. Ce sont eux qui l’ont envoyé dans ce maudit palace avec ces clients dégénérés, son personnel indigent, pour qu’il se forme à la vie. S’il fantasme le soir venu de corps féminins, s’il se dégoûte parfois, il n’est que victime. C’est Paris ! C’est sa blennorragie ! C’est son hideuse conquête ! Lui a une pièce de théâtre à écrire. Il a une carrière de dramaturge à mener. Mais on le freine, on l’empêche !</p>
<p> </p>
<p>Roman flamboyant dans la monotonie, roman de péripéties absentes mais de l’épopée d’une langue argotique, vulgaire, crasseuse, roman du jus, du pus, de la suppuration, romans aux sanies terribles et la sentimentalité débordante, c’est une bien étrange œuvre qu’a livré en 1946 Raymond Guérin (1905-1955), s’inspirant bien entendu de son existence d’employé d’hôtel. </p>
<p> </p>
<p>Premier volume de son Ébauche d’une mythologie de la réalité, il sera suivi de deux autres tomes seulement, l’auteur étant mort avant d’en arriver au bout. </p>
<p> </p>
<p>C’est aussi l’occasion d’évoquer la condition de l’écrivain prisonnier de guerre (comme tant d’autres), de l’écrivain détruit par cette guerre, qui va en témoigner mais que l’ascension du formalisme et du besoin de reconstruire la nation va jeter dans les oubliettes de la mémoire. </p>
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<p>Prisonniers des stalag, prisonniers de la postérité, libérons-les !</p>
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<p>Chapitres :</p>
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<p>00:00 : La condition de l’écrivain prisonnier</p>
<p>04:13 : Raymond Guérin et L’apprenti</p>
<p>24:00 : Maurice Sachs et l’oubli</p>
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<p>Crédits : </p>
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<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 07 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>EP 09 : JEAN CAU - Le livre d’un dieu… déchu (Le Meurtre d’un enfant, 1965)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 09 : Le livre d’un dieu… déchu (Le Meurtre d’un enfant (1965), Jean Cau)</p>
<p> </p>
<p>Jean Cau se confesse : il a tué un enfant. Cet enfant, bien sûr, c’est lui-même. Il est devenu adulte avec les années et a trahi celui qu’il était. Il cherche donc à comprendre cet assassinat et à ressusciter – pour un temps seulement – le souvenir d’une existence que le temps n’avait pas pourri. </p>
<p> </p>
<p>Fils d’une famille humble, bientôt secrétaire de Jean-Paul Sartre aux Temps Modernes, Jean Cau va peu à peu perdre ses illusions politiques au contact de l’intelligentsia de gauche qui, selon lui, ne fera dans le secours des humbles que se secourir elle-même, c’est-à-dire mettre en valeur son humanisme corrompu, réécrire l’histoire familiale de ses penseurs, en somme cacher sa toute-puissante bourgeoisie pour faire croire au faux dénuement de ses racines. Mise en scène de soi et abandon du prolétariat, telles furent les conclusions des années existentialistes. </p>
<p> </p>
<p>Intransigeant et en colère, usant d’un style flamboyant, sans cesse métaphorique, bêchant dans l’argile la plus humble pour y ériger des symboles de grâce, Jean Cau va tenter de redevenir le dieu qu’il était enfant quand l’amour, la guerre et la politique ne l’avaient pas encore déchu de son omnipotence juvénile. </p>
<p> </p>
<p>Si l’entreprise est par essence vouée à l’échec, le livre qu’il bâtira sera à l’inverse un véritable chef-d’œuvre.</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p> </p>
<p>Médias </p>
<p> </p>
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<p>Amazon Music : https://music.amazon.com/podcasts/eaee3300-caa7-4342-928f-447b63ad6ed5 Mail : Oublieuseposterite@gmail.com</p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
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<p>Crédits : </p>
<p> </p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 09 : Le livre d’un dieu… déchu (Le Meurtre d’un enfant (1965), Jean Cau)</p>
<p> </p>
<p>Jean Cau se confesse : il a tué un enfant. Cet enfant, bien sûr, c’est lui-même. Il est devenu adulte avec les années et a trahi celui qu’il était. Il cherche donc à comprendre cet assassinat et à ressusciter – pour un temps seulement – le souvenir d’une existence que le temps n’avait pas pourri. </p>
<p> </p>
<p>Fils d’une famille humble, bientôt secrétaire de Jean-Paul Sartre aux Temps Modernes, Jean Cau va peu à peu perdre ses illusions politiques au contact de l’intelligentsia de gauche qui, selon lui, ne fera dans le secours des humbles que se secourir elle-même, c’est-à-dire mettre en valeur son humanisme corrompu, réécrire l’histoire familiale de ses penseurs, en somme cacher sa toute-puissante bourgeoisie pour faire croire au faux dénuement de ses racines. Mise en scène de soi et abandon du prolétariat, telles furent les conclusions des années existentialistes. </p>
<p> </p>
<p>Intransigeant et en colère, usant d’un style flamboyant, sans cesse métaphorique, bêchant dans l’argile la plus humble pour y ériger des symboles de grâce, Jean Cau va tenter de redevenir le dieu qu’il était enfant quand l’amour, la guerre et la politique ne l’avaient pas encore déchu de son omnipotence juvénile. </p>
<p> </p>
<p>Si l’entreprise est par essence vouée à l’échec, le livre qu’il bâtira sera à l’inverse un véritable chef-d’œuvre.</p>
<p> </p>
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<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 17 May 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>OP – Épisode 09 : Le livre d’un dieu… déchu (Le Meurtre d’un enfant (1965), Jean Cau)
 
Jean Cau se confesse : il a tué un enfant. Cet enfant, bien sûr, c’est lui-même. Il est devenu adulte avec les années et a trahi celui qu’il était. Il cherche donc...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="A propos du style et de la forme"
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                    <item>
                <title>EP 08 : MARCEL BEALU - Un Kafka français (L'expérience de la nuit, 1945)</title>
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                <description><![CDATA[<p> OP – Épisode 08 : Un Kafka français (L’expérience de la nuit (1945), Marcel Béalu)</p>
<p> </p>
<p>Marcel Adrien a des problèmes oculaires. Le docteur Alexandre Fohat a des solutions. Si son patient suit ses recommandations il devrait pouvoir parvenir à une perception nette de choses. Lesquelles ? On ne sait pas. Pourquoi ? On ne sait pas plus. D’ailleurs, d’où vient le narrateur ? Quelle est son histoire ? Quelle est son but ? </p>
<p> </p>
<p>Marcel Béalu ne s’embarrasse pas d’immédiateté. Il ne cherche pas de destination. Ce qui importe dans ce roman c’est le voyage, la méthode, les étapes – et tous les symboles qui se cachent à chaque étage du livre. </p>
<p> </p>
<p>Cette errance est étrange, inquiétante, fantastique. Ce roman pourrait être l’égal du Procès de Kafka, ou peut-être plus encore du Château tant son atmosphère est surnaturelle et banale. Par un glissement progressif des sensations, le narrateur bascule dans un monde qui est à la fois le nôtre et celui des angoisses. L’altérité est dangereuse. Les intentions sont coupables.</p>
<p> </p>
<p>Avenue sans fin, place sans issue, immeuble de quatre étages aux escaliers infinis et aux paliers vides, malédiction et pouvoir, yeux de poupées et yeux d’humains… Marcel Adrien cherche à se soigner d’un mal dont on ne connait guère l’origine, dont on comprend bien qu’il est d’ordre métaphysique mais qui ne semble pas connaitre d’antidote. Car le narrateur pourrait bien être piégé par sa conscience dans un monde aux confins du rêve et du cauchemar. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p> </p>
<p>Médias </p>
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<p>Deezer : https://www.deezer.com/show/5614077 </p>
<p>Podcast Addict : https://podcastaddict.com/podcast/4206682 </p>
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<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Crédits : </p>
<p> </p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p> OP – Épisode 08 : Un Kafka français (L’expérience de la nuit (1945), Marcel Béalu)</p>
<p> </p>
<p>Marcel Adrien a des problèmes oculaires. Le docteur Alexandre Fohat a des solutions. Si son patient suit ses recommandations il devrait pouvoir parvenir à une perception nette de choses. Lesquelles ? On ne sait pas. Pourquoi ? On ne sait pas plus. D’ailleurs, d’où vient le narrateur ? Quelle est son histoire ? Quelle est son but ? </p>
<p> </p>
<p>Marcel Béalu ne s’embarrasse pas d’immédiateté. Il ne cherche pas de destination. Ce qui importe dans ce roman c’est le voyage, la méthode, les étapes – et tous les symboles qui se cachent à chaque étage du livre. </p>
<p> </p>
<p>Cette errance est étrange, inquiétante, fantastique. Ce roman pourrait être l’égal du Procès de Kafka, ou peut-être plus encore du Château tant son atmosphère est surnaturelle et banale. Par un glissement progressif des sensations, le narrateur bascule dans un monde qui est à la fois le nôtre et celui des angoisses. L’altérité est dangereuse. Les intentions sont coupables.</p>
<p> </p>
<p>Avenue sans fin, place sans issue, immeuble de quatre étages aux escaliers infinis et aux paliers vides, malédiction et pouvoir, yeux de poupées et yeux d’humains… Marcel Adrien cherche à se soigner d’un mal dont on ne connait guère l’origine, dont on comprend bien qu’il est d’ordre métaphysique mais qui ne semble pas connaitre d’antidote. Car le narrateur pourrait bien être piégé par sa conscience dans un monde aux confins du rêve et du cauchemar. </p>
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<p>EpidemicSound</p>
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                <pubDate>Wed, 03 May 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Marcel Adrien a des problèmes oculaires. Le docteur Alexandre Fohat a des solutions. Si son patient suit ses recommandations il devrait pouvoir parvenir à une percept...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>EP 07 : MADELEINE BOURDOUXHE - Déréliction amoureuse (La femme de Gilles, 1937)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 07 : Déréliction amoureuse (La femme de Gilles (1937), Madeleine Bourdouxhe)</p>
<p> </p>
<p>C’est la double déréliction d’un amour que raconte l’auteur. Celle de Gilles d’abord, le mari idéalisé, robuste, toujours mobile qui va soudain succomber aux charmes de Victorine, la petite sœur de sa femme. Submersion par la chair. Et celle d’Élisa ensuite, la femme de Gilles, qui ne pourra plus se résoudre à aimer un homme qu’elle ne peut plus idéaliser. Faillite de l’esprit. </p>
<p> </p>
<p>La langue est simple, rapide, tranchante. Les émotions sont à la fois retenues et expansives selon les personnages. Le narrateur quant à lui intervient en fonction des situations parce qu’il voudrait mettre en garde des personnages qui ne l’entendent pas, parce qu’il veut donner aux évènements la dimension d’une tragédie. </p>
<p> </p>
<p>Lecture plus complexe que la première impression, lecture citée par Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe pour évoquer la réalisation des femmes par le maintien de l’ordre et de la propreté dans le foyer, l’histoire de la femme de Gilles emprunte aux étapes du chemin de croix pour décrire la contradiction d’une femme détruite par la perte de son amour et d’une femme sauvée par cette même perte. </p>
<p> </p>
<p>Car c’est parvenue à la liberté d’aimer ou de ne plus aimer qu’Élisa cessera d’être la femme de Gilles pour devenir pleinement elle-même. Funestement elle-même. </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
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<p>Crédits : </p>
<p><br></p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 07 : Déréliction amoureuse (La femme de Gilles (1937), Madeleine Bourdouxhe)</p>
<p> </p>
<p>C’est la double déréliction d’un amour que raconte l’auteur. Celle de Gilles d’abord, le mari idéalisé, robuste, toujours mobile qui va soudain succomber aux charmes de Victorine, la petite sœur de sa femme. Submersion par la chair. Et celle d’Élisa ensuite, la femme de Gilles, qui ne pourra plus se résoudre à aimer un homme qu’elle ne peut plus idéaliser. Faillite de l’esprit. </p>
<p> </p>
<p>La langue est simple, rapide, tranchante. Les émotions sont à la fois retenues et expansives selon les personnages. Le narrateur quant à lui intervient en fonction des situations parce qu’il voudrait mettre en garde des personnages qui ne l’entendent pas, parce qu’il veut donner aux évènements la dimension d’une tragédie. </p>
<p> </p>
<p>Lecture plus complexe que la première impression, lecture citée par Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe pour évoquer la réalisation des femmes par le maintien de l’ordre et de la propreté dans le foyer, l’histoire de la femme de Gilles emprunte aux étapes du chemin de croix pour décrire la contradiction d’une femme détruite par la perte de son amour et d’une femme sauvée par cette même perte. </p>
<p> </p>
<p>Car c’est parvenue à la liberté d’aimer ou de ne plus aimer qu’Élisa cessera d’être la femme de Gilles pour devenir pleinement elle-même. Funestement elle-même. </p>
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<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 19 Apr 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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C’est la double déréliction d’un amour que raconte l’auteur. Celle de Gilles d’abord, le mari idéalisé, robuste, toujours mobile qui va soudain succomber aux ch...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>EP 06 : JULES ROY - De Pétain à De Gaulle (Le métiers des armes, 1948)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 06 : De Pétain à De Gaulle (Le métier des armes (1948), Jules Roy)</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Après une enfance algérienne pendant laquelle Jules Roy a failli basculer dans l’errance, la délinquance et le renoncement il entre au séminaire et apprend peu à peu la rigueur et surtout l’amour de la rigueur. Devenu adulte, abandonnant la vocation, il décide d’en choisir une autre tout aussi austère : l’armée. </p>
<p> </p>
<p>Dans L<b>e métier des armes</b>, récit d’un instant crucial, Jules Roy raconte le craquèlement inévitable de son engagement jusqu’alors indéfectible pour le maréchal Pétain et l’émergence de la figure antagoniste : le général De Gaulle. </p>
<p> </p>
<p>Récit âpre de la vie militaire, récit rude des doutes honteux du soldat, <b>Le métier des armes</b> est un rapport sans concession sur le lien entre l’homme et la nation, l’homme et sa hiérarchie, l’homme et son honneur. Jules Roy vacille fondamentalement et le dit avec une pudeur martiale, ce qui ne l’empêchera pas d’être mis au ban de son institution.</p>
<p> </p>
<p>C’est aussi l’occasion de lire Jules Roy à l’aune de Saint-Exupéry – l’engagement horizontal et terrien du premier face à celui transcendantal et aérien du second - de rappeler son admiration et son amitié pour Albert Camus ainsi que pour le poète kabyle chrétien, son grand ami, Jean Amrouche. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p><br></p>
<p>Médias </p>
<p><br></p>
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<p>Apple Podcasts : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/oublieuse-post%C3%A9rit%C3%A9/id1664812213 </p>
<p>Deezer : https://www.deezer.com/show/5614077 </p>
<p>Podcast Addict : https://podcastaddict.com/podcast/4206682 </p>
<p>Amazon Music : https://music.amazon.com/podcasts/eaee3300-caa7-4342-928f-447b63ad6ed5 Mail : <a href="mailto:Oublieuseposterite@gmail.com" title="&lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-size: 11.5pt; font-family: Roboto; background-color: white;&quot;&gt;Oublieuseposterite@gmail.com&lt;/span&gt;"><u>Oublieuseposterite@gmail.com</u></a></p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Crédits : </p>
<p><br></p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p>
<p> </p>
<p> </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 06 : De Pétain à De Gaulle (Le métier des armes (1948), Jules Roy)</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Après une enfance algérienne pendant laquelle Jules Roy a failli basculer dans l’errance, la délinquance et le renoncement il entre au séminaire et apprend peu à peu la rigueur et surtout l’amour de la rigueur. Devenu adulte, abandonnant la vocation, il décide d’en choisir une autre tout aussi austère : l’armée. </p>
<p> </p>
<p>Dans L<b>e métier des armes</b>, récit d’un instant crucial, Jules Roy raconte le craquèlement inévitable de son engagement jusqu’alors indéfectible pour le maréchal Pétain et l’émergence de la figure antagoniste : le général De Gaulle. </p>
<p> </p>
<p>Récit âpre de la vie militaire, récit rude des doutes honteux du soldat, <b>Le métier des armes</b> est un rapport sans concession sur le lien entre l’homme et la nation, l’homme et sa hiérarchie, l’homme et son honneur. Jules Roy vacille fondamentalement et le dit avec une pudeur martiale, ce qui ne l’empêchera pas d’être mis au ban de son institution.</p>
<p> </p>
<p>C’est aussi l’occasion de lire Jules Roy à l’aune de Saint-Exupéry – l’engagement horizontal et terrien du premier face à celui transcendantal et aérien du second - de rappeler son admiration et son amitié pour Albert Camus ainsi que pour le poète kabyle chrétien, son grand ami, Jean Amrouche. </p>
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<p>Deezer : https://www.deezer.com/show/5614077 </p>
<p>Podcast Addict : https://podcastaddict.com/podcast/4206682 </p>
<p>Amazon Music : https://music.amazon.com/podcasts/eaee3300-caa7-4342-928f-447b63ad6ed5 Mail : <a href="mailto:Oublieuseposterite@gmail.com" title="&lt;span lang=&quot;EN-US&quot; style=&quot;font-size: 11.5pt; font-family: Roboto; background-color: white;&quot;&gt;Oublieuseposterite@gmail.com&lt;/span&gt;"><u>Oublieuseposterite@gmail.com</u></a></p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
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<p>Crédits : </p>
<p><br></p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexels</p>
<p> </p>
<p> </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 05 Apr 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>HS 01 : KENZABURO OE - De l’enfance à l’oubli</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Hors-Série 01 : De l’enfance à l’oubli (Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants (1958), Kenzaburo Oe)</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Kenzaburo Oe est décédé voilà trois semaines (03 mars 2023). Une partie de son œuvre est traversée par la nature, à la fois superbe et dangereuse. Cet héritage sylvestre et bestial, il le doit en partie à l’écrivain français Pierre Gascar (qu’Oublieuse Postérité a étudié dans son premier épisode) dont une expression employée par ce dernier dans une nouvelle du recueil <b>Les Bêtes</b> a marqué à vie l’auteur japonais. Cette expression est celle de « grande communion ». Celle des hommes, des animaux et de la nature.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Dans <b>Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants</b>, un groupe d’enfants délinquants fuit avec ses éducateurs sa maison de redressement que la guerre menace. Bientôt parvenus dans un village perdu de la forêt et des montagnes japonaises, ils deviennent fossoyeurs par contrainte, sous les ordres des autochtones, enterrant des animaux dénaturés qu’une épidémie tue. Le virus finira par s’étendre aux hommes. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Cette « étude » comparée tente de lire le roman de Kenzaburo Oe à l’aune de sa dette gascarienne. Roman à propos de l’enfance perdue bien sûr, de la guerre, de la guerre intergénérationnelle, d’une sorte de guerre sociale aussi, roman plus encore de la lutte des hommes transformés en bêtes et, peut-être, des bêtes juvéniles soudain vielles d’humanité…</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>C’est enfin un moyen de questionner la postérité et ses injustices, elle qui sacra Kenzaburo Oe du prix Nobel et enterra sans faste Pierre Gascar. </p>
<p> </p>
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<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
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<p>Credits :</p>
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<p> </p>
<p>EpidemicSound</p>
<p> </p>
<p>Pexel</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Hors-Série 01 : De l’enfance à l’oubli (Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants (1958), Kenzaburo Oe)</p>
<p> </p>
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<p>Kenzaburo Oe est décédé voilà trois semaines (03 mars 2023). Une partie de son œuvre est traversée par la nature, à la fois superbe et dangereuse. Cet héritage sylvestre et bestial, il le doit en partie à l’écrivain français Pierre Gascar (qu’Oublieuse Postérité a étudié dans son premier épisode) dont une expression employée par ce dernier dans une nouvelle du recueil <b>Les Bêtes</b> a marqué à vie l’auteur japonais. Cette expression est celle de « grande communion ». Celle des hommes, des animaux et de la nature.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Dans <b>Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants</b>, un groupe d’enfants délinquants fuit avec ses éducateurs sa maison de redressement que la guerre menace. Bientôt parvenus dans un village perdu de la forêt et des montagnes japonaises, ils deviennent fossoyeurs par contrainte, sous les ordres des autochtones, enterrant des animaux dénaturés qu’une épidémie tue. Le virus finira par s’étendre aux hommes. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Cette « étude » comparée tente de lire le roman de Kenzaburo Oe à l’aune de sa dette gascarienne. Roman à propos de l’enfance perdue bien sûr, de la guerre, de la guerre intergénérationnelle, d’une sorte de guerre sociale aussi, roman plus encore de la lutte des hommes transformés en bêtes et, peut-être, des bêtes juvéniles soudain vielles d’humanité…</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>C’est enfin un moyen de questionner la postérité et ses injustices, elle qui sacra Kenzaburo Oe du prix Nobel et enterra sans faste Pierre Gascar. </p>
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<p>Credits :</p>
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<p>EpidemicSound</p>
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<p>Pexel</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 27 Mar 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Kenzaburo Oe est décédé voilà trois semaines (03 mars 2023). Une partie de son œuvre est traversée par la nature, à la f...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>EP 05 : LEON BOPP - Confessions d'un philosophe meurtrier (Le crime d'Alexandre Lenoir, 1929)</title>
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                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>OP – Épisode 05 : Confessions d’un philosophe meurtrier (Le crime d’Alexandre Lenoir (1929), Léon Bopp)</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Alexandre Lenoir est enfermé dans sa cellule de prison. En attendant son jugement, il va remonter le cours de son existence et raconter sa formation intellectuelle autant que charnelle. Enfant voué à l’excellence morale, enfant érudit et ambitieux, le passage à l’âge adulte le laissera vacillant et peut-être mortellement blessé. </p>
<p> </p>
<p>La philosophie peut-elle tuer ? La recherche de la vérité est-elle vouée à l’échec ? Chercher à expliquer le bien peut-il remplacer la volonté de faire le bien ? Peut-il conduire à faire le mal ? </p>
<p> </p>
<p>Voici en substance les questions posées par Léon Bopp dans <b>Le Crime d’Alexandre Lenoir</b>, roman à la fois oulipien avant l’heure et (peut-être malgré lui) naturaliste par bien d’autres aspects, roman qui montre une érudition démesurée et dans le même temps un systématisme presque déraisonnable, prémisses de ce que son auteur théorisera dans un essai : le catalogisme. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p><br></p>
<p> __________</p>
<p><br></p>
<p>Credits :</p>
<p><br></p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexel</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>OP – Épisode 05 : Confessions d’un philosophe meurtrier (Le crime d’Alexandre Lenoir (1929), Léon Bopp)</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Alexandre Lenoir est enfermé dans sa cellule de prison. En attendant son jugement, il va remonter le cours de son existence et raconter sa formation intellectuelle autant que charnelle. Enfant voué à l’excellence morale, enfant érudit et ambitieux, le passage à l’âge adulte le laissera vacillant et peut-être mortellement blessé. </p>
<p> </p>
<p>La philosophie peut-elle tuer ? La recherche de la vérité est-elle vouée à l’échec ? Chercher à expliquer le bien peut-il remplacer la volonté de faire le bien ? Peut-il conduire à faire le mal ? </p>
<p> </p>
<p>Voici en substance les questions posées par Léon Bopp dans <b>Le Crime d’Alexandre Lenoir</b>, roman à la fois oulipien avant l’heure et (peut-être malgré lui) naturaliste par bien d’autres aspects, roman qui montre une érudition démesurée et dans le même temps un systématisme presque déraisonnable, prémisses de ce que son auteur théorisera dans un essai : le catalogisme. </p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant !</p>
<p><br></p>
<p> __________</p>
<p><br></p>
<p>Credits :</p>
<p><br></p>
<p>EpidemicSound</p>
<p>Pexel</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 15 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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OP – Épisode 05 : Confessions d’un philosophe meurtrier (Le crime d’Alexandre Lenoir (1929), Léon Bopp)


Alexandre Lenoir est enfermé dans sa cellule de prison. En attendant son jugement, il va remonter le cours de son existence et raconter sa format...</itunes:subtitle>

                
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                <title>EP 04 : HENRI CALET - La nostalgie du peuple (La belle lurette, 1935)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP – Épisode 04 : La nostalgie du peuple (La belle lurette (1935), Henri Calet)</p>
<p> </p>
<p>Hymne aux joies simples du souvenir, hymne d’un peuple oublié, hymne de l’enfance imparfaite, <b>La belle lurette</b> est un court roman qui met en scène un double fantasmé de l’auteur, perdu bien en sécurité dans les bras de son père, contre le sein de sa mère, brinquebalé de pays en pays à cause de la première guerre mondiale, double à la fois fripouille et attachant qui se remémore la tendresse des années perdues. </p>
<p> </p>
<p>C’est un roman très touchant, très simple à lire, à la fois plein d’humour et d’humanité, qui se parcoure comme une ville, comme un album de famille. Un roman qui nous fait renouer avec un vingtième siècle pas tout à fait catastrophique dont on peut tirer quelques sourires nostalgiques. </p>
<p> </p>
<p>Henri Calet à un style très reconnaissable et la plupart de ses livres valent le coup. Néanmoins, je crois que <b>La belle lurette </b>est parfait pour découvrir l’auteur. </p>
<p> </p>
<p>N’hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant ! La chaine est encore confidentielle aussi votre aide sera inestimable !</p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p> </p>
<p>Crédits :</p>
<p> </p>
<p>Epidemicsound </p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP – Épisode 04 : La nostalgie du peuple (La belle lurette (1935), Henri Calet)</p>
<p> </p>
<p>Hymne aux joies simples du souvenir, hymne d’un peuple oublié, hymne de l’enfance imparfaite, <b>La belle lurette</b> est un court roman qui met en scène un double fantasmé de l’auteur, perdu bien en sécurité dans les bras de son père, contre le sein de sa mère, brinquebalé de pays en pays à cause de la première guerre mondiale, double à la fois fripouille et attachant qui se remémore la tendresse des années perdues. </p>
<p> </p>
<p>C’est un roman très touchant, très simple à lire, à la fois plein d’humour et d’humanité, qui se parcoure comme une ville, comme un album de famille. Un roman qui nous fait renouer avec un vingtième siècle pas tout à fait catastrophique dont on peut tirer quelques sourires nostalgiques. </p>
<p> </p>
<p>Henri Calet à un style très reconnaissable et la plupart de ses livres valent le coup. Néanmoins, je crois que <b>La belle lurette </b>est parfait pour découvrir l’auteur. </p>
<p> </p>
<p>N’hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant ! La chaine est encore confidentielle aussi votre aide sera inestimable !</p>
<p> </p>
<p>__________</p>
<p> </p>
<p>Crédits :</p>
<p> </p>
<p>Epidemicsound </p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 01 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                <title>EP 03 : ANDRE DE RICHAUD - La violence littéraire (La Barette rouge, 1938)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP - Épisode 03 : La violence littéraire (La Barette rouge (1938), André de Richaud) </p>
<p> </p>
<p>Que font un homme maudit et une femme innocente que le destin précipite dans une maison hantée par le souvenir d’un cardinal ayant pactisé avec le diable ? Que peuvent les humains contre des forces antagonistes qui les rapprochent de plus en plus malgré une répulsion grandissante ? </p>
<p> </p>
<p><b>La Barette rouge</b> est un roman d’une violence inouïe qui se passe pourtant d’effusions de sang, d’enchainement de crimes. C’est un roman expressionniste, un roman à la fois lyrique et pauvre, peuplé de désirs et de pulsions qui s’assouvissent dans une fièvre que rien ne peut guérir. </p>
<p> </p>
<p>Absolument tout ce que j’ai lu d’André de Richaud vaut lle coup. Pour commencer, peut-être <b>La Barette rouge</b> ou <b>La fontaine des lunatiques</b>.</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant ! </p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Chapitres : </p>
<p> </p>
<p>00:00 : Introduction </p>
<p>01:54 : La Barette rouge </p>
<p>26:53 : Appendices </p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Crédits :</p>
<p><br></p>
<p>Pexels</p>
<p>EpidemicSound</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP - Épisode 03 : La violence littéraire (La Barette rouge (1938), André de Richaud) </p>
<p> </p>
<p>Que font un homme maudit et une femme innocente que le destin précipite dans une maison hantée par le souvenir d’un cardinal ayant pactisé avec le diable ? Que peuvent les humains contre des forces antagonistes qui les rapprochent de plus en plus malgré une répulsion grandissante ? </p>
<p> </p>
<p><b>La Barette rouge</b> est un roman d’une violence inouïe qui se passe pourtant d’effusions de sang, d’enchainement de crimes. C’est un roman expressionniste, un roman à la fois lyrique et pauvre, peuplé de désirs et de pulsions qui s’assouvissent dans une fièvre que rien ne peut guérir. </p>
<p> </p>
<p>Absolument tout ce que j’ai lu d’André de Richaud vaut lle coup. Pour commencer, peut-être <b>La Barette rouge</b> ou <b>La fontaine des lunatiques</b>.</p>
<p> </p>
<p>N'hésitez pas à vous abonner et à partager si le contenu vous semble intéressant ! </p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Chapitres : </p>
<p> </p>
<p>00:00 : Introduction </p>
<p>01:54 : La Barette rouge </p>
<p>26:53 : Appendices </p>
<p> </p>
<p>____________________ </p>
<p> </p>
<p>Crédits :</p>
<p><br></p>
<p>Pexels</p>
<p>EpidemicSound</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 15 Feb 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>EP 02 : ROBERT POULET - Hantise de la matière (Handji, 1931)</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le voyage continue avec cette découverte incertaine d’Handji. Femme réelle ? Femme fantasmée ? Femme inventée ? Et que dire de David et Walter qui peu à peu se substituent à Robert Poulet ?</p>
<p> </p>
<p><b>Handji</b> est le premier roman de Robert Poulet (1894-1989), roman de guerre surréaliste, roman de guerre qui emprunte au réalisme magique, roman métatextuel aussi, qui raconte l’arrivée étrange d’une femme dans le quotidien de deux soldats du front ouest pendant la première guerre mondiale. </p>
<p> </p>
<p>Attention, la version commentée (et conseillée) est celle de 1931, pas de 1955. Je recommande aussi du même auteur : <b>Les Ténèbres</b>, <b>L’Enfer-Ciel</b>.</p>
<p><br></p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Chapitres :</p>
<p> </p>
<p>00:00 : Introduction</p>
<p>01:33 : Handji</p>
<p>28:04 : Appendices</p>
<p> </p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Crédits :</p>
<p> </p>
<p>Epidemicsound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le voyage continue avec cette découverte incertaine d’Handji. Femme réelle ? Femme fantasmée ? Femme inventée ? Et que dire de David et Walter qui peu à peu se substituent à Robert Poulet ?</p>
<p> </p>
<p><b>Handji</b> est le premier roman de Robert Poulet (1894-1989), roman de guerre surréaliste, roman de guerre qui emprunte au réalisme magique, roman métatextuel aussi, qui raconte l’arrivée étrange d’une femme dans le quotidien de deux soldats du front ouest pendant la première guerre mondiale. </p>
<p> </p>
<p>Attention, la version commentée (et conseillée) est celle de 1931, pas de 1955. Je recommande aussi du même auteur : <b>Les Ténèbres</b>, <b>L’Enfer-Ciel</b>.</p>
<p><br></p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Chapitres :</p>
<p> </p>
<p>00:00 : Introduction</p>
<p>01:33 : Handji</p>
<p>28:04 : Appendices</p>
<p> </p>
<p>____________________</p>
<p> </p>
<p>Crédits :</p>
<p> </p>
<p>Epidemicsound</p>
<p>Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 01 Feb 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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Handji est le premier roman de Robert Poulet (1894-1989), ro...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                                title="Appendices"
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                    <item>
                <title>EP 01 : PIERRE GASCAR - Fossoyeur de mémoire (Le Temps des Morts, 1953)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP - Episode 01 : Fossoyeur de mémoire (Le Temps des Morts (1953), Pierre Gascar)</p>
<p><br></p>
<p>Première découverte du narrateur qui, à l'instar de Peter dans Le Temps des Morts, immerge lui aussi ses cadavres. Des cadavres littéraires dans l'océan de l'oubli. </p>
<p><br></p>
<p><b>Le Temps des Morts</b> est le récit de la captivité de son auteur devenu fossoyeur dans un camp de prisonnier en Ukraine pendant la seconde guerre mondiale... Sans doute parmi les plus belles pages écrites à propos de la mort. </p>
<p><br></p>
<p>Attention, la version commentée (et conseillée) est celle de 1953, pas de 1998. Je recommande aussi du même auteur : <b>Les Bêtes</b>, <b>Soleils</b> et <b>Les Femmes</b>.</p>
<p><br></p>
<p>____________________<br>
<br>
Chapitres :<br>
<br>
00:00 : Introduction<br>
02:52 : Le Temps des Morts<br>
<br>
____________________<br>
<br>
Crédits :<br>
<br>
Epidemicsound<br>
Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP - Episode 01 : Fossoyeur de mémoire (Le Temps des Morts (1953), Pierre Gascar)</p>
<p><br></p>
<p>Première découverte du narrateur qui, à l'instar de Peter dans Le Temps des Morts, immerge lui aussi ses cadavres. Des cadavres littéraires dans l'océan de l'oubli. </p>
<p><br></p>
<p><b>Le Temps des Morts</b> est le récit de la captivité de son auteur devenu fossoyeur dans un camp de prisonnier en Ukraine pendant la seconde guerre mondiale... Sans doute parmi les plus belles pages écrites à propos de la mort. </p>
<p><br></p>
<p>Attention, la version commentée (et conseillée) est celle de 1953, pas de 1998. Je recommande aussi du même auteur : <b>Les Bêtes</b>, <b>Soleils</b> et <b>Les Femmes</b>.</p>
<p><br></p>
<p>____________________<br>
<br>
Chapitres :<br>
<br>
00:00 : Introduction<br>
02:52 : Le Temps des Morts<br>
<br>
____________________<br>
<br>
Crédits :<br>
<br>
Epidemicsound<br>
Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 18 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>OP - Episode 01 : Fossoyeur de mémoire (Le Temps des Morts (1953), Pierre Gascar)

Première découverte du narrateur qui, à l'instar de Peter dans Le Temps des Morts, immerge lui aussi ses cadavres. Des cadavres littéraires dans l'océan de l'oubli. 

Le...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>PROLOGUE : LES ECRIVAINS OUBLIES DU XXEME SIECLE - Cartographie de l'absence (1920-1970)</title>
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                <description><![CDATA[<p>OP - Prologue : Cartographie de l'absence (écrivains oubliés du XXème siècle)<br>
<br>
Episode introductif dans lequel le narrateur embarque pour son épopée à travers la littérature oubliée du XXème siècle, expliquant pour quelles raisons il décide de renier tous les auteurs et les livres qu'il connait pour (re)découvrir tous ceux que la postérité ignore.<br>
<br>
Ecrivains oubliés cités (et peut-être étudiés dans un prochain épisode) : Henri Calet, Raymond Abellio, Léon Bopp, Jacques Lemarchand, Jean Cau, Robert Poulet, Pierre Molaine, Jean Lagrolet, Raymond Guerin, Roger Nimier, Luc Dietrich, Henri Thomas, Pierre Herbart, Noël Devaulx, Luc Estang, Pierre Gascar, Jean Forton, Daniel-Rops, Fred Deux, Maurice Sachs.<br>
<br>
____________________<br>
<br>
Chapitres :<br>
<br>
00:00 : Introduction<br>
02:35 : Cartographie de l'absence<br>
<br>
____________________<br>
<br>
Crédits :<br>
<br>
Epidemicsound<br>
Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>OP - Prologue : Cartographie de l'absence (écrivains oubliés du XXème siècle)<br>
<br>
Episode introductif dans lequel le narrateur embarque pour son épopée à travers la littérature oubliée du XXème siècle, expliquant pour quelles raisons il décide de renier tous les auteurs et les livres qu'il connait pour (re)découvrir tous ceux que la postérité ignore.<br>
<br>
Ecrivains oubliés cités (et peut-être étudiés dans un prochain épisode) : Henri Calet, Raymond Abellio, Léon Bopp, Jacques Lemarchand, Jean Cau, Robert Poulet, Pierre Molaine, Jean Lagrolet, Raymond Guerin, Roger Nimier, Luc Dietrich, Henri Thomas, Pierre Herbart, Noël Devaulx, Luc Estang, Pierre Gascar, Jean Forton, Daniel-Rops, Fred Deux, Maurice Sachs.<br>
<br>
____________________<br>
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Chapitres :<br>
<br>
00:00 : Introduction<br>
02:35 : Cartographie de l'absence<br>
<br>
____________________<br>
<br>
Crédits :<br>
<br>
Epidemicsound<br>
Pexels</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 18 Jan 2023 04:59:00 +0000</pubDate>
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                                    <link>https://podcast.ausha.co/oublieuse-posterite/oublieuse-posterite-prologue-cartographie-de-l-absence-les-ecrivains-oublies-du-xxeme-siecle</link>
                
                                <itunes:author>Oublieuse Postérité</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>OP - Prologue : Cartographie de l'absence (écrivains oubliés du XXème siècle)

Episode introductif dans lequel le narrateur embarque pour son épopée à travers la littérature oubliée du XXème siècle, expliquant pour quelles raisons il décide de renier t...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Oublieuse Postérité</googleplay:author>
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