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Vous trouverez sur l'Ouvroir d'Exposition Potentielle des expositions imaginaires, écrites et contées par Mathilde Castel, également disponibles sur YouTube (https://www.youtube.com/@ouexpo) et Instagram (https://www.instagram.com/ou.ex.po/).






Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>Mathilde Castel</copyright>
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        <pubDate>Sat, 30 May 2026 09:46:31 +0000</pubDate>
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Vous trouverez sur l'Ouvroir d'Exposition Potentielle des expositions imaginaires, écrites et contées par Mathilde Castel, également disponibles sur YouTube (https://www.youtube.com/@ouexpo) et Instagram (https://www.instagram.com/ou.ex.po/).






Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</itunes:summary>
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Vous trouverez sur l'Ouvroir d'Exposition Potentielle des expositions imaginaires, écrites et contées par Mathilde Castel, également disponibles sur YouTube (https://www.youtube.com/@ouexpo) et Instagram (https://www.instagram.com/ou.ex.po/).






Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</googleplay:description>
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                <title>Tentative d'épuisement d'un musée</title>
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                <description><![CDATA[<p>13h16. Il était 13h16 lorsque je suis entrée dans la première salle des Nymphéas. 13h16 et pourtant je sentais le soleil bas dans mon dos, fuyant déjà. Je le savais par contraste, mon regard l’ayant sans doute surpris tandis je franchissais le seuil. C’est une singulière sensation que de rentrer dans une boîte à bijoux. L’astre était las, bas dans le ciel mais haut dans l’eau. Je me suis retournée. Le temps s’est suspendu. Il était midi et il brûlait à 11h55.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>13h16. Il était 13h16 lorsque je suis entrée dans la première salle des Nymphéas. 13h16 et pourtant je sentais le soleil bas dans mon dos, fuyant déjà. Je le savais par contraste, mon regard l’ayant sans doute surpris tandis je franchissais le seuil. C’est une singulière sensation que de rentrer dans une boîte à bijoux. L’astre était las, bas dans le ciel mais haut dans l’eau. Je me suis retournée. Le temps s’est suspendu. Il était midi et il brûlait à 11h55.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 10 Aug 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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13h16. Il était 13h16 lorsque je suis entrée dans la première salle des Nymphéas. 13h16 et pourtant je sentais le soleil bas dans mon dos, fuyant déjà. Je le savais par contraste, mon regard l’ayant sans doute surpris tandis je franchissais le s...</itunes:subtitle>

                
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                <description><![CDATA[<p>PS : Eussiez-vous le déconcertant élan de m’emboîter le pas, l’impossible étant cette vérité dans la paresse, je me défends de vous laisser sans mode d’emploi.</p><p><br></p><p>L’espace ne se peut plus pratiquer comme avant, ni l’exposition permaner telle qu’elle se consomme. Il nous faut réinventer l’hétérotopie, apprendre à faire de sa rencontre une performance émancipatoire et de son processus opératoire, un accomplissement vertueux. Il nous faut conquérir l’ubiquité, savoir habiter ce qui se trouve nulle part, et par conséquent partout. Il nous faut renoncer à la matière, nous faire quelques alliés, beaucoup d’ennemis mais à n’importe quel prix, recommencer tout.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>PS : Eussiez-vous le déconcertant élan de m’emboîter le pas, l’impossible étant cette vérité dans la paresse, je me défends de vous laisser sans mode d’emploi.</p><p><br></p><p>L’espace ne se peut plus pratiquer comme avant, ni l’exposition permaner telle qu’elle se consomme. Il nous faut réinventer l’hétérotopie, apprendre à faire de sa rencontre une performance émancipatoire et de son processus opératoire, un accomplissement vertueux. Il nous faut conquérir l’ubiquité, savoir habiter ce qui se trouve nulle part, et par conséquent partout. Il nous faut renoncer à la matière, nous faire quelques alliés, beaucoup d’ennemis mais à n’importe quel prix, recommencer tout.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 03 Aug 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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PS : Eussiez-vous le déconcertant élan de m’emboîter le pas, l’impossible étant cette vérité dans la paresse, je me défends de vous laisser sans mode d’emploi.


L’espace ne se peut plus pratiquer comme avant, ni l’exposition permaner telle qu’...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Episode 52 - Vestiaires</title>
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                <description><![CDATA[<p>Bonjour ! Oui bien-sûr, vous avez votre jeton ? Merci beaucoup, pouvez-vous me dire de quoi il s’agissait ? Entendu, je reviens tout de suite. Et voici ! Ah bon, vous trouvez ? Je ne saurais pas vous dire, je viens seulement de commencer mon service. Mais oui, j’imagine que la plupart des affaires ont été déposées ce matin, pourquoi ? Je ne me rends pas compte, je ne suis pas passée par les salles en arrivant. Après c’est normal, beaucoup de gens se perdent dans cette exposition. Vous êtes chanceux d’avoir trouvé la sortie, vous savez ! Oui, c’est vrai que nous avons pas mal d’affaires ici mais comme je viens de vous le dire, beaucoup de visiteurs sont encore dans le parcours. Il y en a qui sont à l’intérieur depuis plusieurs années. Je vous assure !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour ! Oui bien-sûr, vous avez votre jeton ? Merci beaucoup, pouvez-vous me dire de quoi il s’agissait ? Entendu, je reviens tout de suite. Et voici ! Ah bon, vous trouvez ? Je ne saurais pas vous dire, je viens seulement de commencer mon service. Mais oui, j’imagine que la plupart des affaires ont été déposées ce matin, pourquoi ? Je ne me rends pas compte, je ne suis pas passée par les salles en arrivant. Après c’est normal, beaucoup de gens se perdent dans cette exposition. Vous êtes chanceux d’avoir trouvé la sortie, vous savez ! Oui, c’est vrai que nous avons pas mal d’affaires ici mais comme je viens de vous le dire, beaucoup de visiteurs sont encore dans le parcours. Il y en a qui sont à l’intérieur depuis plusieurs années. Je vous assure !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Jul 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Bonjour ! Oui bien-sûr, vous avez votre jeton ? Merci beaucoup, pouvez-vous me dire de quoi il s’agissait ? Entendu, je reviens tout de suite. Et voici ! Ah bon, vous trouvez ? Je ne saurais pas vous dire, je viens seulement de commencer mon service....</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 51 - L’ombre de la vapeur – Adrien M &amp; Claire B</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il y avait un papier peint bleu clair sur les murs de ma chambre d’enfant avec, sous un relief à grains, une multitude de nuages blancs. Je m’allongeais sur le côté de mon lit pour les gratter, les nuages, lentement, un par un. J’ignore combien d’heures, à l’échelle des neuf années passées en cette demeure, furent consacrées à cette tâche. Je le faisais à l’aveugle, le soir lorsque je ne dormais pas, et à l’ennui, le jour lorsque j’étais punie. Je voudrais me souvenir de ce qui occupait alors mes pensées. J’aimerais vous dire qu’il s’agissait de temps durant lesquels je cultivais des vues de la vie que j’aurais le jour où je sortirais d’ici. Je pensais évoquer ce papier peint pour vous entretenir de la notion d’espoir, vous dire ce qu’il me semble que c’est. Mais je doute d’avoir finalement songé à beaucoup de choses en grattant les murs de ma chambre, et si je devais vous dire ce qu’est pour moi l’espoir, je crains de réaliser que je n’en possède plus...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il y avait un papier peint bleu clair sur les murs de ma chambre d’enfant avec, sous un relief à grains, une multitude de nuages blancs. Je m’allongeais sur le côté de mon lit pour les gratter, les nuages, lentement, un par un. J’ignore combien d’heures, à l’échelle des neuf années passées en cette demeure, furent consacrées à cette tâche. Je le faisais à l’aveugle, le soir lorsque je ne dormais pas, et à l’ennui, le jour lorsque j’étais punie. Je voudrais me souvenir de ce qui occupait alors mes pensées. J’aimerais vous dire qu’il s’agissait de temps durant lesquels je cultivais des vues de la vie que j’aurais le jour où je sortirais d’ici. Je pensais évoquer ce papier peint pour vous entretenir de la notion d’espoir, vous dire ce qu’il me semble que c’est. Mais je doute d’avoir finalement songé à beaucoup de choses en grattant les murs de ma chambre, et si je devais vous dire ce qu’est pour moi l’espoir, je crains de réaliser que je n’en possède plus...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 27 Jul 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Il y avait un papier peint bleu clair sur les murs de ma chambre d’enfant avec, sous un relief à grains, une multitude de nuages blancs. Je m’allongeais sur le côté de mon lit pour les gratter, les nuages, lentement, un par un. J’ignore combien d’heur...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 50 - Thicket - Maya Dunietz</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis Gipsy. L’araignée qui monte à la gouttière. Tiens voilà la pluie, je vais tomber par terre. Mais le soleil revient, il va chasser la pluie. Et l’araignée Gipsy remonte à la gouttière. Je suis une comptine écrite en mille neuf cent dix pour enseigner la persévérance. Je suis une strophe de six vers radotant depuis près de cent-quinze ans. Ca commence à bien faire, non ? Ne pourrait-on y inclure un peu de bon sens ? Je ne sais pas, ajouter quelques rimes sur quand lâcher l’affaire ? A quoi ça sert de monter en boucle à la gouttière, quand on ne veut pas voir le toit ? A part montrer qu’on est buté, débile, infichu de reculer, raisonner ou de chercher un autre voie ? Voulez-vous créer des enfants qui, à répétition, fonceront dans le mur sans voir la porte ? J’étais de la sorte...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis Gipsy. L’araignée qui monte à la gouttière. Tiens voilà la pluie, je vais tomber par terre. Mais le soleil revient, il va chasser la pluie. Et l’araignée Gipsy remonte à la gouttière. Je suis une comptine écrite en mille neuf cent dix pour enseigner la persévérance. Je suis une strophe de six vers radotant depuis près de cent-quinze ans. Ca commence à bien faire, non ? Ne pourrait-on y inclure un peu de bon sens ? Je ne sais pas, ajouter quelques rimes sur quand lâcher l’affaire ? A quoi ça sert de monter en boucle à la gouttière, quand on ne veut pas voir le toit ? A part montrer qu’on est buté, débile, infichu de reculer, raisonner ou de chercher un autre voie ? Voulez-vous créer des enfants qui, à répétition, fonceront dans le mur sans voir la porte ? J’étais de la sorte...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Jul 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Je suis Gipsy. L’araignée qui monte à la gouttière. Tiens voilà la pluie, je vais tomber par terre. Mais le soleil revient, il va chasser la pluie. Et l’araignée Gipsy remonte à la gouttière. Je suis une comptine écrite en mille neuf cent dix pour ens...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 49 - Pièces montées - Annette Messager</title>
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                <description><![CDATA[<p>J’ai plusieurs défauts, mais je n’en reconnais qu’un. Ce n’est pas d’avoir les yeux trop gros, mais qu’ils ne voient pas très bien, et qu’en bouche qui parle et qui mastique, je crois encore créer ce que je nomme. Si bien que je mange sans vérifier la composition. Que telle chose ressemble à une pomme, je la considère suffisamment bonne et l’avale, sans examen. Qu’un homme m’attraie à se faire proie, je le considère suffisamment bon et l’avale, sans suspecter l’indigestion, sans me poser la question d’une éventuelle allergie, après tout, je suis une suprématie. Je suis l’être, le déferlement, le dispensateur d’existence. Je suis Dieu, je réfléchis peu, et je vomis souvent. Je n’ai pas les yeux trop gros, mais présomptueux et inconscients. Ils ne pressentent pas les larves dans ce qu’ils trouvent beau, que ce soit humain, végétal ou hors saison. Ils approuvent une couleur, un sourire, un contact, une odeur. J’avale. Je suis sans peur. J’aime. Il n’y a pas d’erreur quand j’aime. Pas d’erreur et pas de vers. Je suis Dieu, présomptueux et inconscient...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>J’ai plusieurs défauts, mais je n’en reconnais qu’un. Ce n’est pas d’avoir les yeux trop gros, mais qu’ils ne voient pas très bien, et qu’en bouche qui parle et qui mastique, je crois encore créer ce que je nomme. Si bien que je mange sans vérifier la composition. Que telle chose ressemble à une pomme, je la considère suffisamment bonne et l’avale, sans examen. Qu’un homme m’attraie à se faire proie, je le considère suffisamment bon et l’avale, sans suspecter l’indigestion, sans me poser la question d’une éventuelle allergie, après tout, je suis une suprématie. Je suis l’être, le déferlement, le dispensateur d’existence. Je suis Dieu, je réfléchis peu, et je vomis souvent. Je n’ai pas les yeux trop gros, mais présomptueux et inconscients. Ils ne pressentent pas les larves dans ce qu’ils trouvent beau, que ce soit humain, végétal ou hors saison. Ils approuvent une couleur, un sourire, un contact, une odeur. J’avale. Je suis sans peur. J’aime. Il n’y a pas d’erreur quand j’aime. Pas d’erreur et pas de vers. Je suis Dieu, présomptueux et inconscient...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 13 Jul 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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J’ai plusieurs défauts, mais je n’en reconnais qu’un. Ce n’est pas d’avoir les yeux trop gros, mais qu’ils ne voient pas très bien, et qu’en bouche qui parle et qui mastique, je crois encore créer ce que je nomme. Si bien que je mange sans vérifier la...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 48 - Les Tombes "Daughter" - Sophie Calle</title>
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                <description><![CDATA[<p>Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer la mémoire de l’auteur, une âme profonde et complexe ayant marqué la vie de ceux qui ont eu le hasard de la connaître. Il était une personne passionnée, animée d’un amour infini de la connaissance. Apprendre n'était pour lui nulle obligation mais une quête de sens, sa façon de s'élever un temps au-dessus de l’affliction. Il avait faim de tout. Cet appétit le rendait unique, surprenant, la plupart du temps sympathique. Il avait ce don rare de voir les choses comme personne ne le pouvait, si ce n’est les enfants. Ses idées étaient intrigantes, ses convictions fatigantes et ses succès irritants. Nous ne lui avons pas rendu la vie facile. Aurions-nous seulement pu faire autrement ? Un temps amusés de son excentricité dans laquelle nous entrevoyions de la fraîcheur, nous l’avons accueilli et admiré. L’ayant tantôt jalousé, nous l’avons banni. Un auteur isolé, c’est comme tout le monde, ça meurt. Mais un auteur rejeté, ça meurt vite...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer la mémoire de l’auteur, une âme profonde et complexe ayant marqué la vie de ceux qui ont eu le hasard de la connaître. Il était une personne passionnée, animée d’un amour infini de la connaissance. Apprendre n'était pour lui nulle obligation mais une quête de sens, sa façon de s'élever un temps au-dessus de l’affliction. Il avait faim de tout. Cet appétit le rendait unique, surprenant, la plupart du temps sympathique. Il avait ce don rare de voir les choses comme personne ne le pouvait, si ce n’est les enfants. Ses idées étaient intrigantes, ses convictions fatigantes et ses succès irritants. Nous ne lui avons pas rendu la vie facile. Aurions-nous seulement pu faire autrement ? Un temps amusés de son excentricité dans laquelle nous entrevoyions de la fraîcheur, nous l’avons accueilli et admiré. L’ayant tantôt jalousé, nous l’avons banni. Un auteur isolé, c’est comme tout le monde, ça meurt. Mais un auteur rejeté, ça meurt vite...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 06 Jul 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer la mémoire de l’auteur, une âme profonde et complexe ayant marqué la vie de ceux qui ont eu le hasard de la connaître. Il était une personne passionnée, animée d’un amour infini de la connaissance. Apprendre...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 47 - On air – Tomas Saraceno</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je crois que c’est par là. Je dois encore me souvenir du chemin. C’est quelque part, dans le noir de l’infiniment petit. En vérité quand on se met à la chercher, l’organisme en est déjà tant envahi qu’on ne sait différencier le sain de l’infecté. La source est partout et nulle part. Ce qu’il en reste est souvent minuscule, et tenter de le désamorcer, impossible. C’est isolé au début, une envie de mourir, mais il suffit qu’y songer rassure pour qu’à vive allure, ça se propage. Alors tout se soulage, et lorsque devient insignifiant ce qui maintenait en vie, que vous en ayez trouvé ou non la raison, c’est déjà fini. Mais je crois que c’est par là. Je dois encore me souvenir du chemin. C’est quelque part, dans le noir de l’infiniment petit.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je crois que c’est par là. Je dois encore me souvenir du chemin. C’est quelque part, dans le noir de l’infiniment petit. En vérité quand on se met à la chercher, l’organisme en est déjà tant envahi qu’on ne sait différencier le sain de l’infecté. La source est partout et nulle part. Ce qu’il en reste est souvent minuscule, et tenter de le désamorcer, impossible. C’est isolé au début, une envie de mourir, mais il suffit qu’y songer rassure pour qu’à vive allure, ça se propage. Alors tout se soulage, et lorsque devient insignifiant ce qui maintenait en vie, que vous en ayez trouvé ou non la raison, c’est déjà fini. Mais je crois que c’est par là. Je dois encore me souvenir du chemin. C’est quelque part, dans le noir de l’infiniment petit.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 29 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Je crois que c’est par là. Je dois encore me souvenir du chemin. C’est quelque part, dans le noir de l’infiniment petit. En vérité quand on se met à la chercher, l’organisme en est déjà tant envahi qu’on ne sait différencier le sain de l’infecté. La s...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 46 - Vénus ouverte - Jeanne Vicérial</title>
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                <description><![CDATA[<p>Veux-tu voir où je vis ? C’est toujours bien de savoir d’où vient sa faim. Laisse ici tes chaussures. Je sais que c’est inattendu. On ne songe pas qu’un ogre puisse vivre en une maison de papier, qu’une chose aussi dangereuse que moi réside en une si mince structure. Mais vois-tu, c’est à mon contact que s’est apprise la fragilité. Tu ne me connais que par l’intermédiaire de ton corps, mais je peux animer bien d’autres choses. Un raz-de-marée, c’est l’eau qui a faim. Un séisme, c’est la terre qui a faim. Une tornade, c’est le vent qui a faim. Cette maison et ses semblables furent inventées pour moi, pour qu’il soit aisé de les reconstruire après que je m’en sois rassasiée. Si tu y penses, c’est finalement très logique. Je vis dans une minka, et voici la washitsu que j’occupe lorsque je suis au repos. C’est une grande pièce, mesurant environ seize tatamis, vide. Inutile de t’expliquer pourquoi...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Veux-tu voir où je vis ? C’est toujours bien de savoir d’où vient sa faim. Laisse ici tes chaussures. Je sais que c’est inattendu. On ne songe pas qu’un ogre puisse vivre en une maison de papier, qu’une chose aussi dangereuse que moi réside en une si mince structure. Mais vois-tu, c’est à mon contact que s’est apprise la fragilité. Tu ne me connais que par l’intermédiaire de ton corps, mais je peux animer bien d’autres choses. Un raz-de-marée, c’est l’eau qui a faim. Un séisme, c’est la terre qui a faim. Une tornade, c’est le vent qui a faim. Cette maison et ses semblables furent inventées pour moi, pour qu’il soit aisé de les reconstruire après que je m’en sois rassasiée. Si tu y penses, c’est finalement très logique. Je vis dans une minka, et voici la washitsu que j’occupe lorsque je suis au repos. C’est une grande pièce, mesurant environ seize tatamis, vide. Inutile de t’expliquer pourquoi...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 22 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Veux-tu voir où je vis ? C’est toujours bien de savoir d’où vient sa faim. Laisse ici tes chaussures. Je sais que c’est inattendu. On ne songe pas qu’un ogre puisse vivre en une maison de papier, qu’une chose aussi dangereuse que moi réside en une si...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Episode 45 - Observatoire – Tadao Ando</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis le monstre. Je suis là. Dans un trou n’étant pas sous terre, quelque part où l’on entend la mer. Je suis assis sur un banc, dans l’éteint creux d’un vieux volcan, les pieds dans le sable et l’âme au vent. La lumière est blanche et tiède. L’air est salé. Du moindre fond du cratère, je vois le ciel, que le cadre circulaire de la roche me restitue plus vaste que jamais. On dirait une planète, faite de nuages et d’eau. J’entends tout proche, le soupir des vagues sur la plage, répercutant sur la cheminée le chant de son écho. Je suis dans l’observatoire de Tadao Ando. J’ai pensé que ce serait un bon endroit pour discuter. Viens, assieds-toi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis le monstre. Je suis là. Dans un trou n’étant pas sous terre, quelque part où l’on entend la mer. Je suis assis sur un banc, dans l’éteint creux d’un vieux volcan, les pieds dans le sable et l’âme au vent. La lumière est blanche et tiède. L’air est salé. Du moindre fond du cratère, je vois le ciel, que le cadre circulaire de la roche me restitue plus vaste que jamais. On dirait une planète, faite de nuages et d’eau. J’entends tout proche, le soupir des vagues sur la plage, répercutant sur la cheminée le chant de son écho. Je suis dans l’observatoire de Tadao Ando. J’ai pensé que ce serait un bon endroit pour discuter. Viens, assieds-toi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 15 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis le monstre. Je suis là. Dans un trou n’étant pas sous terre, quelque part où l’on entend la mer. Je suis assis sur un banc, dans l’éteint creux d’un vieux volcan, les pieds dans le sable et l’âme au vent. La lumière est blanche et tiède. L’air...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 44 - Les repas chromatiques - Sophie Calle</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis une honte. Orange, rouge, blanche, verte, jaune et rose. Je suis ce qui change, ce qui bouge, l’avalanche, la bouche ouverte, l’épitome de toute chose. Je suis ce qui se traine ou s’affronte. Je suis un chemin. Je suis un étau. Je suis un refrain. Je suis un drapeau. Lundi, carottes râpées, crevettes et melon. Mardi, noire de Crimée, steak et poivrons. Mercredi, turbot, riz et fromage blanc. Jeudi, pâtes au pesto, kiwi, brocolis et parmesan. Vendredi, omelette soufflée, céleri en brunoise et banane flambée. Samedi, jambon fumé, sorbet framboise et verre de rosé. Dimanche, je ne mange rien, je remplis le frigo. Je suis une honte. Orange, rouge, blanche, verte, jaune et rose. Je suis ce qui change, ce qui bouge, l’avalanche, la bouche ouverte, l’épitome de toute chose. Je suis ce qui se traine ou s’affronte. Je suis un chemin. Je suis un étau. Je suis un refrain. Je suis un drapeau. Je suis une gigantomachie entre un ventre et un cerveau. Qui le dieu, qui le géant ? Je suis un bras de fer entre moi et moi. Mon caprice et ma rigueur. Mon supplice et ma splendeur. Mes cieux et mes néants. Qui les dieux, qui les géants ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une honte. Orange, rouge, blanche, verte, jaune et rose. Je suis ce qui change, ce qui bouge, l’avalanche, la bouche ouverte, l’épitome de toute chose. Je suis ce qui se traine ou s’affronte. Je suis un chemin. Je suis un étau. Je suis un refrain. Je suis un drapeau. Lundi, carottes râpées, crevettes et melon. Mardi, noire de Crimée, steak et poivrons. Mercredi, turbot, riz et fromage blanc. Jeudi, pâtes au pesto, kiwi, brocolis et parmesan. Vendredi, omelette soufflée, céleri en brunoise et banane flambée. Samedi, jambon fumé, sorbet framboise et verre de rosé. Dimanche, je ne mange rien, je remplis le frigo. Je suis une honte. Orange, rouge, blanche, verte, jaune et rose. Je suis ce qui change, ce qui bouge, l’avalanche, la bouche ouverte, l’épitome de toute chose. Je suis ce qui se traine ou s’affronte. Je suis un chemin. Je suis un étau. Je suis un refrain. Je suis un drapeau. Je suis une gigantomachie entre un ventre et un cerveau. Qui le dieu, qui le géant ? Je suis un bras de fer entre moi et moi. Mon caprice et ma rigueur. Mon supplice et ma splendeur. Mes cieux et mes néants. Qui les dieux, qui les géants ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 08 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis une honte. Orange, rouge, blanche, verte, jaune et rose. Je suis ce qui change, ce qui bouge, l’avalanche, la bouche ouverte, l’épitome de toute chose. Je suis ce qui se traine ou s’affronte. Je suis un chemin. Je suis un étau. Je suis un refr...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Episode 43 - Me somewhere else – Chiharu Shiota</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis la goutte de trop. Je suis l’irréversible. Je suis l’énième sévice, la fatale attaque. Je suis le débordement de l’eau, et du feu le départ. Je suis l’irrépressible, la machine qui se détraque. Je suis le hors service. Je suis le trop tard. Je suis deux pieds en plâtre posés l’un contre l’autre dans une salle de classe. Les murs y sont blancs et dépourvus de fenêtres. Le sol est en parquet clair. Les pupitres sont blonds. Les chaises ont des assises et dossiers rouges. Quatre rangées de bureaux se déploient de l’avant à l’arrière de la pièce. Dans celle du milieu, au centre de l’espace, il y a mes deux pieds, moulés en plâtre, posés l’un contre l’autre...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis la goutte de trop. Je suis l’irréversible. Je suis l’énième sévice, la fatale attaque. Je suis le débordement de l’eau, et du feu le départ. Je suis l’irrépressible, la machine qui se détraque. Je suis le hors service. Je suis le trop tard. Je suis deux pieds en plâtre posés l’un contre l’autre dans une salle de classe. Les murs y sont blancs et dépourvus de fenêtres. Le sol est en parquet clair. Les pupitres sont blonds. Les chaises ont des assises et dossiers rouges. Quatre rangées de bureaux se déploient de l’avant à l’arrière de la pièce. Dans celle du milieu, au centre de l’espace, il y a mes deux pieds, moulés en plâtre, posés l’un contre l’autre...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 01 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis la goutte de trop. Je suis l’irréversible. Je suis l’énième sévice, la fatale attaque. Je suis le débordement de l’eau, et du feu le départ. Je suis l’irrépressible, la machine qui se détraque. Je suis le hors service. Je suis le trop tard. Je...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 42 - The vanity of supposing significance – Claire Morgan</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis une épidote frange aux miroitements ambrés, une idiote phalange ignée de citrine. Je suis une indicolite artérielle, une palpitation émaillée. Le scalpel au liseré de tes cils. Abhorrer les pépites poudroyant ton regard, flaque kyanite de larmoyants larimars. Échancrer hors de ton orbite, le copal et le péridot. Écimer la malachite, les cervicales et ton culot. Exécrer l’évanescence de tes sillages, comme l’invraisemblance arbore ton visage. Chrysoprase, chrysobéryl, chrysocolle, l’extase dissémine mon protocole. Aviser la lame ébarbant ton iris, excision fine de ces cavités altières. Jade, aventurine, émeraude, améthyste, myriade de joyaux excavés de tes paupières. Je suis une épidote frange aux miroitements céladon, une idiote phalange exposant son pillage, peaufinant en chansons et braconnage, l’empaillage d’un œil de paon...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une épidote frange aux miroitements ambrés, une idiote phalange ignée de citrine. Je suis une indicolite artérielle, une palpitation émaillée. Le scalpel au liseré de tes cils. Abhorrer les pépites poudroyant ton regard, flaque kyanite de larmoyants larimars. Échancrer hors de ton orbite, le copal et le péridot. Écimer la malachite, les cervicales et ton culot. Exécrer l’évanescence de tes sillages, comme l’invraisemblance arbore ton visage. Chrysoprase, chrysobéryl, chrysocolle, l’extase dissémine mon protocole. Aviser la lame ébarbant ton iris, excision fine de ces cavités altières. Jade, aventurine, émeraude, améthyste, myriade de joyaux excavés de tes paupières. Je suis une épidote frange aux miroitements céladon, une idiote phalange exposant son pillage, peaufinant en chansons et braconnage, l’empaillage d’un œil de paon...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 25 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                                    <itunes:keywords>art,writing,book,reading,museum,Perfume,contemporaryart,historyofart,smell,olfactoryart</itunes:keywords>
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                                <itunes:subtitle>
Je suis une épidote frange aux miroitements ambrés, une idiote phalange ignée de citrine. Je suis une indicolite artérielle, une palpitation émaillée. Le scalpel au liseré de tes cils. Abhorrer les pépites poudroyant ton regard, flaque kyanite de larm...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 41 - Mues - Mathilde Roussel</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis un coquillage orange, un jour collecté sur la plage. Je suis cette chose étrange que font ceux dépourvus de boussole. Je suis un morceau de paysage, un jour devenu symbole. Les gens se soucient peu des endroits qu’ils traversent. Sauf quand ils les partagent. Quand ils les partagent, c’est différent. Ces lieux deviennent alors les théâtres de leurs vies. Ceci n’est plus une gare, avec un quai et des trains autour, mais l’endroit où ils se sont rencontrés. Ceci n’est plus un trajet, avec sa ville, à lui, à une extrémité et la sienne, à elle, à l’autre bout, mais un obstacle à franchir. Ceci n’est plus une plage, avec le sable d’un côté et la mer de l’autre, mais le lieu où ont un jour coïncidé leurs positions. Toutes leurs positions. Géographiques, morales et sentimentales. On peut physiquement partager beaucoup d’endroits, et n'être nulle part ensemble...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis un coquillage orange, un jour collecté sur la plage. Je suis cette chose étrange que font ceux dépourvus de boussole. Je suis un morceau de paysage, un jour devenu symbole. Les gens se soucient peu des endroits qu’ils traversent. Sauf quand ils les partagent. Quand ils les partagent, c’est différent. Ces lieux deviennent alors les théâtres de leurs vies. Ceci n’est plus une gare, avec un quai et des trains autour, mais l’endroit où ils se sont rencontrés. Ceci n’est plus un trajet, avec sa ville, à lui, à une extrémité et la sienne, à elle, à l’autre bout, mais un obstacle à franchir. Ceci n’est plus une plage, avec le sable d’un côté et la mer de l’autre, mais le lieu où ont un jour coïncidé leurs positions. Toutes leurs positions. Géographiques, morales et sentimentales. On peut physiquement partager beaucoup d’endroits, et n'être nulle part ensemble...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 18 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis un coquillage orange, un jour collecté sur la plage. Je suis cette chose étrange que font ceux dépourvus de boussole. Je suis un morceau de paysage, un jour devenu symbole. Les gens se soucient peu des endroits qu’ils traversent. Sauf quand il...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 40 - Infinity mirror room Fireflies on water – Yayoï Kusama</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis le chatoiement d’une étoile dans une obscurité pavée de miroirs. Je suis une étincelle, décuplant dans le ciel son écho afin d’allumer la nuit. Je suis le feu de l’Orlov noir et le laïus des mythologies. Je suis Sirius, Erysichthon et Narcisse réunis. Je suis ce qui dévore et suis dévoré. Je suis le manque. Je suis la fin sous la faim. Je suis le vide. Je suis ce qui se pense et se détruit à mesure qu’il s’alimente. Je suis ce qui hante et qui s’oublie. Je suis le rien. Le trois fois rien. Le presque rien, l’infiniment petit. Je suis l’inépuisable reflet, l’effet des psychotropes, l’unité faite multiple. Je suis une nuit étoilée dans le kaléidoscope de cinq mètres carrés. Je suis la poésie qui compte triple...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis le chatoiement d’une étoile dans une obscurité pavée de miroirs. Je suis une étincelle, décuplant dans le ciel son écho afin d’allumer la nuit. Je suis le feu de l’Orlov noir et le laïus des mythologies. Je suis Sirius, Erysichthon et Narcisse réunis. Je suis ce qui dévore et suis dévoré. Je suis le manque. Je suis la fin sous la faim. Je suis le vide. Je suis ce qui se pense et se détruit à mesure qu’il s’alimente. Je suis ce qui hante et qui s’oublie. Je suis le rien. Le trois fois rien. Le presque rien, l’infiniment petit. Je suis l’inépuisable reflet, l’effet des psychotropes, l’unité faite multiple. Je suis une nuit étoilée dans le kaléidoscope de cinq mètres carrés. Je suis la poésie qui compte triple...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis le chatoiement d’une étoile dans une obscurité pavée de miroirs. Je suis une étincelle, décuplant dans le ciel son écho afin d’allumer la nuit. Je suis le feu de l’Orlov noir et le laïus des mythologies. Je suis Sirius, Erysichthon et Narcisse...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 39 - Cri – Adel Abdessemed</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis un décibel, courant le long d’une enfilade de salons se trouvant sans doute à Versailles. Au premier étage de l’aile nord d’un château, six salles offrent une perspective chamarrée dont mon hôte se trouve être le point de fuite. Imaginez une succession de portes perçues de sorte à simuler la percée d’un couloir, n’étant véritablement fait que de superpositions d’ambiances afférentes à chaque pièce. Elles sont toutes de papiers peints baroques vêtues, dont les motifs se poursuivent jusqu’aux ondoiements de rideaux ceignant les fenêtres senestres aux chambranles. La première est bleue, céruléenne aux marines ornements damassés sur dormant de marbre gris, de jaune et rouge éclaboussé. La deuxième est verte, arabesques couleur prairie sur fond de crème au beurre, marbre kaki mouillé d’ocre et strié de blanc. La troisième est orange, éclats de bronze sur velouté d’abricot et marbre beige. La quatrième est violette, camaïeu d’ancolie sur tapis de lilas, marbre jaune veiné de mauve. La cinquième est couleur de lune. La sixième est rose, folie de fushia contre bâti d’améthyste. C’est une diffraction d’arc-en-ciel sans prisme, la simplicité d’une vision dont l’on peine pourtant à croire qu’elle existe...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis un décibel, courant le long d’une enfilade de salons se trouvant sans doute à Versailles. Au premier étage de l’aile nord d’un château, six salles offrent une perspective chamarrée dont mon hôte se trouve être le point de fuite. Imaginez une succession de portes perçues de sorte à simuler la percée d’un couloir, n’étant véritablement fait que de superpositions d’ambiances afférentes à chaque pièce. Elles sont toutes de papiers peints baroques vêtues, dont les motifs se poursuivent jusqu’aux ondoiements de rideaux ceignant les fenêtres senestres aux chambranles. La première est bleue, céruléenne aux marines ornements damassés sur dormant de marbre gris, de jaune et rouge éclaboussé. La deuxième est verte, arabesques couleur prairie sur fond de crème au beurre, marbre kaki mouillé d’ocre et strié de blanc. La troisième est orange, éclats de bronze sur velouté d’abricot et marbre beige. La quatrième est violette, camaïeu d’ancolie sur tapis de lilas, marbre jaune veiné de mauve. La cinquième est couleur de lune. La sixième est rose, folie de fushia contre bâti d’améthyste. C’est une diffraction d’arc-en-ciel sans prisme, la simplicité d’une vision dont l’on peine pourtant à croire qu’elle existe...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 04 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 38 - Collier Ophéis - Cartier</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis le regard d’Eve dans un tableau de Cranach l’Ancien. Je suis l’appairage de bourgeons noirs ponctuant la tige d’un nez grec, et la pulpe de lèvres rondes comme un fruit. Je suis le désintérêt de paupières tombantes sur des yeux clos aux conséquences. D’arcs de sourcils maintenus au repos quand vous les voudriez bandés, je suis l’apathie. Je suis le voile pointant une direction au travers du rien. Je suis une indifférence. Je suis un trublion. Je suis l’absence de lumière dans des pupilles guidant un geste s’apprêtant à renverser le monde. Je suis une inconscience. Je suis une leçon. Je suis la langueur d’un corps que rien ne soulève, et d’un esprit de rêves soustrait. Je suis la longueur d’or de boucles que n’achèvent ni le panneau, ni le dessin. Je suis le joli et le surfait. Je suis le beau dans un destin. Je suis l’ennui ayant un jour fait démarrer le monde. Je suis une folie. Je suis une légende...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis le regard d’Eve dans un tableau de Cranach l’Ancien. Je suis l’appairage de bourgeons noirs ponctuant la tige d’un nez grec, et la pulpe de lèvres rondes comme un fruit. Je suis le désintérêt de paupières tombantes sur des yeux clos aux conséquences. D’arcs de sourcils maintenus au repos quand vous les voudriez bandés, je suis l’apathie. Je suis le voile pointant une direction au travers du rien. Je suis une indifférence. Je suis un trublion. Je suis l’absence de lumière dans des pupilles guidant un geste s’apprêtant à renverser le monde. Je suis une inconscience. Je suis une leçon. Je suis la langueur d’un corps que rien ne soulève, et d’un esprit de rêves soustrait. Je suis la longueur d’or de boucles que n’achèvent ni le panneau, ni le dessin. Je suis le joli et le surfait. Je suis le beau dans un destin. Je suis l’ennui ayant un jour fait démarrer le monde. Je suis une folie. Je suis une légende...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 27 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Je suis le regard d’Eve dans un tableau de Cranach l’Ancien. Je suis l’appairage de bourgeons noirs ponctuant la tige d’un nez grec, et la pulpe de lèvres rondes comme un fruit. Je suis le désintérêt de paupières tombantes sur des yeux clos aux conséq...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 37 - Jésus Christ et ses deux larrons - Wahib Chehata</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis une tulipe blanche, baignant dans un vase soliflore au centre d’une table de bistrot. Je suis cette à peine éclosion de lèvres s’entrouvrant dans l’attente d’un baiser. Je suis le croquant d’une tige s’étirant comme un cou, et le charnu de feuilles dansant tels des bras. Je suis une chandelle à la pétales-flamme. Je suis la distraction de regards se fuyant au cours d’un dîner. La table est de forme carrée, surmontée d’un plateau de plastique imitant la malachite dans un cadre de fer doré terni par l’étreinte des mains et l’ouvrage du chiffon. Collée contre une paroi faite d’un empilement de boîtes en papier brun, elle fut dressée d’un alignement de verres à vin et d’eau, ainsi que de serviettes de tissu blanc sur lesquelles dorment, blottis l’un dans l’autre, une fourchette et un couteau. Le mur est une muraille de dossiers d’archives, libellés d’étiquettes blanches au latin manuscrit, et munis de poignées rondes métalliques telles qu’en usaient les anciennes pharmacies. De chaque côté de la table, deux fauteuils de bois courbé munis de dossiers et d’assises en velours vert olive sur lesquels se lit en négatif, la présence de milliers de corps, apaisent de leurs volumes la géométrie de cette pièce à la grise clarté. L’air est poussiéreux et l’ombre souveraine, dans ces endroits où la superposition de murmures crée une forme de silence...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une tulipe blanche, baignant dans un vase soliflore au centre d’une table de bistrot. Je suis cette à peine éclosion de lèvres s’entrouvrant dans l’attente d’un baiser. Je suis le croquant d’une tige s’étirant comme un cou, et le charnu de feuilles dansant tels des bras. Je suis une chandelle à la pétales-flamme. Je suis la distraction de regards se fuyant au cours d’un dîner. La table est de forme carrée, surmontée d’un plateau de plastique imitant la malachite dans un cadre de fer doré terni par l’étreinte des mains et l’ouvrage du chiffon. Collée contre une paroi faite d’un empilement de boîtes en papier brun, elle fut dressée d’un alignement de verres à vin et d’eau, ainsi que de serviettes de tissu blanc sur lesquelles dorment, blottis l’un dans l’autre, une fourchette et un couteau. Le mur est une muraille de dossiers d’archives, libellés d’étiquettes blanches au latin manuscrit, et munis de poignées rondes métalliques telles qu’en usaient les anciennes pharmacies. De chaque côté de la table, deux fauteuils de bois courbé munis de dossiers et d’assises en velours vert olive sur lesquels se lit en négatif, la présence de milliers de corps, apaisent de leurs volumes la géométrie de cette pièce à la grise clarté. L’air est poussiéreux et l’ombre souveraine, dans ces endroits où la superposition de murmures crée une forme de silence...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis une tulipe blanche, baignant dans un vase soliflore au centre d’une table de bistrot. Je suis cette à peine éclosion de lèvres s’entrouvrant dans l’attente d’un baiser. Je suis le croquant d’une tige s’étirant comme un cou, et le charnu de feu...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 36 - Le jeune homme - Sarah Moon</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis un borborygme, une scène de trois minutes dans un film de Sergio Leone. Je suis notre couple, changeant de paradigme, la charlotte russe, Peggy et Patsy sur un thème d’Ennio Morricone. Je suis une photographie en noir et blanc et très gros plan dans une cage d’escalier. Je suis les degrés d’urgence de la nourriture, et ce que l’on reconnait de soi au cinéma. Je suis la trahison de ta nature, le voile levé sur ta personne, et de te voir, ton propre effroi. Je suis de l’amour l’énigme, la dispute et la chute aphone. Je suis un borborygme, une scène de trois minutes dans un film de Sergio Leone. Je suis la projection d’un sein dans un gâteau de crème fouettée, coiffé d’une cerise au marasquin. Je suis la réduction d’un corps de femme à une pâtisserie dévorée avec les doigts à même le sol. Le téton d’un fruit confit que l’on hésite à croquer avant de se baffrer du reste, et le serment vain, comme tant d’autres paroles, qu’il n’est là qu’une joie d’enfant n’ayant conscience de son geste. Les fantasmes ont souvent de décevant d’être les mêmes, grotesques, en portant parfois les plus grands noms. Mais je ne suis pas un outrage. Je suis un malentendu...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis un borborygme, une scène de trois minutes dans un film de Sergio Leone. Je suis notre couple, changeant de paradigme, la charlotte russe, Peggy et Patsy sur un thème d’Ennio Morricone. Je suis une photographie en noir et blanc et très gros plan dans une cage d’escalier. Je suis les degrés d’urgence de la nourriture, et ce que l’on reconnait de soi au cinéma. Je suis la trahison de ta nature, le voile levé sur ta personne, et de te voir, ton propre effroi. Je suis de l’amour l’énigme, la dispute et la chute aphone. Je suis un borborygme, une scène de trois minutes dans un film de Sergio Leone. Je suis la projection d’un sein dans un gâteau de crème fouettée, coiffé d’une cerise au marasquin. Je suis la réduction d’un corps de femme à une pâtisserie dévorée avec les doigts à même le sol. Le téton d’un fruit confit que l’on hésite à croquer avant de se baffrer du reste, et le serment vain, comme tant d’autres paroles, qu’il n’est là qu’une joie d’enfant n’ayant conscience de son geste. Les fantasmes ont souvent de décevant d’être les mêmes, grotesques, en portant parfois les plus grands noms. Mais je ne suis pas un outrage. Je suis un malentendu...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 13 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 35 - La Meute - Lionel Sabatté</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis l’œil du loup. Je suis une iris, incandescente et ronde avec, bien au centre, une pupille noire. Je ne cligne jamais. Comme une bougie dans une toile de Georges de La Tour, je suis une goutte de feu dans la nuit. On ne peut que me voir. Je suis rouge quand s’affine la gourmandise, jaune quand grandit l’appétit et bleue quand s’aggrave la faim. La première éduque l’estomac, lui apprend à contenir davantage, désirer avec endurance, et ne pas si tôt s’arrêter. Elle le charge, l’hypertrophie, l’habitue et augmente son importance. Le suivant n’est qu’un second degré de la dernière, son souvenir ou sa peur. Il est plus ou moins grand en ceci qu’il est affaire de distance, et s’avère moins être un élan vers la nourriture, qu’une fuite loin de sa successeuse, un surgissement en dehors d’elle. L’ultime est un sombre moyen de connaitre le monde sous le charme duquel, la première pourra être maudite et le second combattu, jusqu’à connaitre sa gueule ouverte et jouir, de privation en privation, d’une ivresse telle que l’on s’y rassasie en mangeant de moins en moins, tandis que nous dévore la flamme de la maladie. Le mal à dire. La dure diction de son mal, ce qui s’articule difficilement, ou ne se dit pas du tout. Je suis rouge quand s’affine la gourmandise, jaune quand grandit l’appétit et bleue quand s’aggrave la faim. Je suis ce qui brûle sous la coiffe de mère grand. Je suis l’œil du loup...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis l’œil du loup. Je suis une iris, incandescente et ronde avec, bien au centre, une pupille noire. Je ne cligne jamais. Comme une bougie dans une toile de Georges de La Tour, je suis une goutte de feu dans la nuit. On ne peut que me voir. Je suis rouge quand s’affine la gourmandise, jaune quand grandit l’appétit et bleue quand s’aggrave la faim. La première éduque l’estomac, lui apprend à contenir davantage, désirer avec endurance, et ne pas si tôt s’arrêter. Elle le charge, l’hypertrophie, l’habitue et augmente son importance. Le suivant n’est qu’un second degré de la dernière, son souvenir ou sa peur. Il est plus ou moins grand en ceci qu’il est affaire de distance, et s’avère moins être un élan vers la nourriture, qu’une fuite loin de sa successeuse, un surgissement en dehors d’elle. L’ultime est un sombre moyen de connaitre le monde sous le charme duquel, la première pourra être maudite et le second combattu, jusqu’à connaitre sa gueule ouverte et jouir, de privation en privation, d’une ivresse telle que l’on s’y rassasie en mangeant de moins en moins, tandis que nous dévore la flamme de la maladie. Le mal à dire. La dure diction de son mal, ce qui s’articule difficilement, ou ne se dit pas du tout. Je suis rouge quand s’affine la gourmandise, jaune quand grandit l’appétit et bleue quand s’aggrave la faim. Je suis ce qui brûle sous la coiffe de mère grand. Je suis l’œil du loup...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 06 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis l’œil du loup. Je suis une iris, incandescente et ronde avec, bien au centre, une pupille noire. Je ne cligne jamais. Comme une bougie dans une toile de Georges de La Tour, je suis une goutte de feu dans la nuit. On ne peut que me voir. Je sui...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Episode 34 - Human Condition – Lionel Sabatté</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis un arbre au milieu de la forêt. N’importe lequel. Si je venais à tomber sans que personne ne soit là pour m’entendre, pensez-vous que je ferais du bruit ? N’y a-t-il de vrai que ce à quoi l’on assiste ? N’y a-t-il d’avéré que ce dont témoigne autrui ? Pensez-vous que l’on ne souffre véritablement que devant les autres ? Ou bien ces temps de désarroi sont-ils les seuls qui comptent ? Si vous trouviez mon corps longtemps après ma chute, et que vous constatiez l’amputation de mes bras et les déchirements de mon tronc, voudrez-vous bien colporter la rumeur de mon cri ? Voudrez-vous bien envisager que, bien que ne vous en ayant pas fait spectacle, j’ai eu peur et j’ai eu mal en votre absence ? Voudrez-vous bien dire au reste du monde qu’il m’a failli ? Voudrez-vous bien lui reprocher pour moi son indifférence ? Car croyez-moi, j’ai fait du bruit...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis un arbre au milieu de la forêt. N’importe lequel. Si je venais à tomber sans que personne ne soit là pour m’entendre, pensez-vous que je ferais du bruit ? N’y a-t-il de vrai que ce à quoi l’on assiste ? N’y a-t-il d’avéré que ce dont témoigne autrui ? Pensez-vous que l’on ne souffre véritablement que devant les autres ? Ou bien ces temps de désarroi sont-ils les seuls qui comptent ? Si vous trouviez mon corps longtemps après ma chute, et que vous constatiez l’amputation de mes bras et les déchirements de mon tronc, voudrez-vous bien colporter la rumeur de mon cri ? Voudrez-vous bien envisager que, bien que ne vous en ayant pas fait spectacle, j’ai eu peur et j’ai eu mal en votre absence ? Voudrez-vous bien dire au reste du monde qu’il m’a failli ? Voudrez-vous bien lui reprocher pour moi son indifférence ? Car croyez-moi, j’ai fait du bruit...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 30 Mar 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis un arbre au milieu de la forêt. N’importe lequel. Si je venais à tomber sans que personne ne soit là pour m’entendre, pensez-vous que je ferais du bruit ? N’y a-t-il de vrai que ce à quoi l’on assiste ? N’y a-t-il d’avéré que ce dont témoigne...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 33 - Sans titre - Evgeny Antufiev</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis une petite bête sur une statue de bois. Je me suis posée sur sa tête pour qu’elle ne me voit pas. Pour qu’elle ne me sente pas. Pour qu’elle ne sache pas que je suis là. Elle est tellement grande. Tellement grosse. J’ai peur qu’elle me mange. Tout le monde mange les petites bêtes. Je ne bouge pas. Je lui tiens compagnie. Je suis discrète. Elle est posée seule au milieu d’un stade. Elle est le centre de gravité. Elle est le centre du monde. C’est toujours tout seul, un centre du monde. Alors je reste avec elle. Sans bouger. Pour qu’elle ne soit pas seule une bonne fois pour toute...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une petite bête sur une statue de bois. Je me suis posée sur sa tête pour qu’elle ne me voit pas. Pour qu’elle ne me sente pas. Pour qu’elle ne sache pas que je suis là. Elle est tellement grande. Tellement grosse. J’ai peur qu’elle me mange. Tout le monde mange les petites bêtes. Je ne bouge pas. Je lui tiens compagnie. Je suis discrète. Elle est posée seule au milieu d’un stade. Elle est le centre de gravité. Elle est le centre du monde. C’est toujours tout seul, un centre du monde. Alors je reste avec elle. Sans bouger. Pour qu’elle ne soit pas seule une bonne fois pour toute...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Je suis une petite bête sur une statue de bois. Je me suis posée sur sa tête pour qu’elle ne me voit pas. Pour qu’elle ne me sente pas. Pour qu’elle ne sache pas que je suis là. Elle est tellement grande. Tellement grosse. J’ai peur qu’elle me mange....</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 32 - Les Piques – Annette Messager</title>
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                <description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui possède quatre jambes, aucun bras, un ventre ouvert et qui se peut malmener durant des heures ? C’est une salle de jeux, empruntant par morceaux agencés en patchwork quelques signatures de la Sécession viennoise. Se pâme sous nos pieds le champ d’un linoléum d’éclats moucheté imitant de piètre facture le paillettement d’un terrazzo vénitien, en une suggestion de vermicelles tachetant un sorbet, et diluant leur fluo dans le dégoulinement son déclin. Y trouvent une surprenante stabilité, des colonnes industrielles couleur menthe à l’eau, portant au sommet de leurs chapiteaux l’arrondi d’une verrière opaque ponctuée de vitraux en grisaille, et dont le translucide éclairage inonde sans noyer, ce que la vastité de l’espace offre de possibles. Un plan basilical composé de trois nefs, où par l’intermède d’armatures de fer et de briques de verre massifiant la part inférieure des parois, s’enchevêtre en tout endroit une lumière, raisonnant l’horizon d’un lieu dont nous nous croirions capables d’enfreindre en ectoplasme les limites. Il faut des boîtes où ranger les nuages...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui possède quatre jambes, aucun bras, un ventre ouvert et qui se peut malmener durant des heures ? C’est une salle de jeux, empruntant par morceaux agencés en patchwork quelques signatures de la Sécession viennoise. Se pâme sous nos pieds le champ d’un linoléum d’éclats moucheté imitant de piètre facture le paillettement d’un terrazzo vénitien, en une suggestion de vermicelles tachetant un sorbet, et diluant leur fluo dans le dégoulinement son déclin. Y trouvent une surprenante stabilité, des colonnes industrielles couleur menthe à l’eau, portant au sommet de leurs chapiteaux l’arrondi d’une verrière opaque ponctuée de vitraux en grisaille, et dont le translucide éclairage inonde sans noyer, ce que la vastité de l’espace offre de possibles. Un plan basilical composé de trois nefs, où par l’intermède d’armatures de fer et de briques de verre massifiant la part inférieure des parois, s’enchevêtre en tout endroit une lumière, raisonnant l’horizon d’un lieu dont nous nous croirions capables d’enfreindre en ectoplasme les limites. Il faut des boîtes où ranger les nuages...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 16 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 31 - Panorama – Eva Jospin</title>
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                <description><![CDATA[<p>Je suis une souris dans une bibliothèque. Je suis invisible. Tout le monde sait que je suis là, mais personne ne me voit. Je suis l’âme des lieux. Je suis là depuis longtemps, depuis bien plus longtemps qu’eux. Ils me respectent pour cela. Il m’arrive de faire tomber de l’étagère un ouvrage qui m’ait plu, et dont je leur recommande la lecture. Ils m’apprécient pour cela. Il leur arrive de trouver quelques trous dans les pages. Ils savent que c’est parce que se trouvait là un joli mot, et que je me nourris de jolis mots. Ils m’estiment pour cela. Je ne suis pas n’importe quelle souris. Je ne mange que les belles paroles, et si je mange des phrases entières, je fais tomber le livre par terre...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une souris dans une bibliothèque. Je suis invisible. Tout le monde sait que je suis là, mais personne ne me voit. Je suis l’âme des lieux. Je suis là depuis longtemps, depuis bien plus longtemps qu’eux. Ils me respectent pour cela. Il m’arrive de faire tomber de l’étagère un ouvrage qui m’ait plu, et dont je leur recommande la lecture. Ils m’apprécient pour cela. Il leur arrive de trouver quelques trous dans les pages. Ils savent que c’est parce que se trouvait là un joli mot, et que je me nourris de jolis mots. Ils m’estiment pour cela. Je ne suis pas n’importe quelle souris. Je ne mange que les belles paroles, et si je mange des phrases entières, je fais tomber le livre par terre...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 09 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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Je suis une souris dans une bibliothèque. Je suis invisible. Tout le monde sait que je suis là, mais personne ne me voit. Je suis l’âme des lieux. Je suis là depuis longtemps, depuis bien plus longtemps qu’eux. Ils me respectent pour cela. Il m’arrive...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 30 - Animitas – Christian Boltanski</title>
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                <description><![CDATA[<p>Voyez qu’il était pas parti bien loin. Il est juste là, assis au bar. Il a beau pas être dans son assiette, on peut dire qu’il se prive pas. Vous avez vu un peu l’endroit ? Ah ben non pardon, vous pouvez pas voir. Tendez un peu. Hum. Bon. Déjà le gamin est assis sur un tabouret haut en inox avec une assise et un petit dossier de cuir noir. La partie basse du bar est habillée de rouleaux de velours gris posés à la verticale. Un peu comme les tuyau d’un orgue, mais tout à la même hauteur et en velours. Tout autour il y a un cadre un peu épais en cuivre et au-dessus, il y a une tablette de bois cannelé vernis. Z’avez peut-être du mal à le voir dans votre tête, mais je vous assure que c’est très beau...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Voyez qu’il était pas parti bien loin. Il est juste là, assis au bar. Il a beau pas être dans son assiette, on peut dire qu’il se prive pas. Vous avez vu un peu l’endroit ? Ah ben non pardon, vous pouvez pas voir. Tendez un peu. Hum. Bon. Déjà le gamin est assis sur un tabouret haut en inox avec une assise et un petit dossier de cuir noir. La partie basse du bar est habillée de rouleaux de velours gris posés à la verticale. Un peu comme les tuyau d’un orgue, mais tout à la même hauteur et en velours. Tout autour il y a un cadre un peu épais en cuivre et au-dessus, il y a une tablette de bois cannelé vernis. Z’avez peut-être du mal à le voir dans votre tête, mais je vous assure que c’est très beau...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 02 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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Voyez qu’il était pas parti bien loin. Il est juste là, assis au bar. Il a beau pas être dans son assiette, on peut dire qu’il se prive pas. Vous avez vu un peu l’endroit ? Ah ben non pardon, vous pouvez pas voir. Tendez un peu. Hum. Bon. Déjà le gami...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 29 - Entrances  – Takashi Kuribayashi</title>
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                <description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que ça fait… ? Je demande pour de vrai. Ca fait quoi d’être là, votre buste contre son dos, après que vos mains aient défait les siennes et les aient ramenées sur son ventre pour que vous puissiez l’enlacer ? C’est comment de percevoir la fraicheur de ses doigts, et l’odeur de noix qu’exhale sa peau ? De la sentir respirer au creux de vous ? D’entendre ses pensées s’agiter contre la joue dont vous amortissez sa tête. De constater que son cou est chaud et que son cœur bat vite ? Ca fait quoi d’admettre qu’elle existe, et que ce que vous lui faites aussi, c’est bien réel ? Je demande pour de vrai. Qu’est-ce que ça fait d’être follement aimé ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Qu’est-ce que ça fait… ? Je demande pour de vrai. Ca fait quoi d’être là, votre buste contre son dos, après que vos mains aient défait les siennes et les aient ramenées sur son ventre pour que vous puissiez l’enlacer ? C’est comment de percevoir la fraicheur de ses doigts, et l’odeur de noix qu’exhale sa peau ? De la sentir respirer au creux de vous ? D’entendre ses pensées s’agiter contre la joue dont vous amortissez sa tête. De constater que son cou est chaud et que son cœur bat vite ? Ca fait quoi d’admettre qu’elle existe, et que ce que vous lui faites aussi, c’est bien réel ? Je demande pour de vrai. Qu’est-ce que ça fait d’être follement aimé ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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Qu’est-ce que ça fait… ? Je demande pour de vrai. Ca fait quoi d’être là, votre buste contre son dos, après que vos mains aient défait les siennes et les aient ramenées sur son ventre pour que vous puissiez l’enlacer ? C’est comment de percevoir la fr...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 28 - The Topography of tears – Rose Lynn Fisher</title>
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                <description><![CDATA[<p>Elle rentre dans une salle à manger. Ca ne se devine qu’à la gigantesque table dressée au milieu. Avec une, deux, trois, dix, quinze, vingt, vingt-quatre chaises autour. La nappe est couleur bouton d’or, les assises aussi, le reste est en bois blond, les piètements, les dossiers, le sol, les traverses et les ouvrants des six fenêtres cintrées crevant le mur du fond. Les parois, le plafond, le chemin de table et le service sont blancs. C’est une porcelaine peinte avec des fleurs de toutes les couleurs. Champêtre, qu’on dit. Il y a beaucoup de lumière. Chaude en bas et froide en haut. Elle n’ose pas bouger parce que partout sur les murs, il y a des trophées. Des têtes de cerfs immenses avec leurs bois. Il y en a une, deux, trois, dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente. Il y en a beaucoup. Il y en a trop. La mort a trop d’yeux dans cette pièce. Mais elle les fixe calmement. Elle n’a pas peur la petite. Elle n’est pas tracassée par ce qui reste. Elle est fascinée par ce qui manque...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Elle rentre dans une salle à manger. Ca ne se devine qu’à la gigantesque table dressée au milieu. Avec une, deux, trois, dix, quinze, vingt, vingt-quatre chaises autour. La nappe est couleur bouton d’or, les assises aussi, le reste est en bois blond, les piètements, les dossiers, le sol, les traverses et les ouvrants des six fenêtres cintrées crevant le mur du fond. Les parois, le plafond, le chemin de table et le service sont blancs. C’est une porcelaine peinte avec des fleurs de toutes les couleurs. Champêtre, qu’on dit. Il y a beaucoup de lumière. Chaude en bas et froide en haut. Elle n’ose pas bouger parce que partout sur les murs, il y a des trophées. Des têtes de cerfs immenses avec leurs bois. Il y en a une, deux, trois, dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente. Il y en a beaucoup. Il y en a trop. La mort a trop d’yeux dans cette pièce. Mais elle les fixe calmement. Elle n’a pas peur la petite. Elle n’est pas tracassée par ce qui reste. Elle est fascinée par ce qui manque...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 16 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Elle rentre dans une salle à manger. Ca ne se devine qu’à la gigantesque table dressée au milieu. Avec une, deux, trois, dix, quinze, vingt, vingt-quatre chaises autour. La nappe est couleur bouton d’or, les assises aussi, le reste est en bois blond,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 27 - Le coeur – Christian Boltanski</title>
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                <description><![CDATA[<p>Z’êtes dans un bus. Ouais je sais, vous vous attendiez pas à ça. Un bus donc. Un bus scolaire. Un bus jaune. Tout est jaune. Les banquettes, le plafond, le porte-bagages, les parois avec les fenêtres et le siège du conducteur. Tout est jaune. Sauf le sol. Le sol est bleu. Me demandez pas pourquoi. Allez-y avancez, y a de la place. Mettez-vous où vous voulez...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Z’êtes dans un bus. Ouais je sais, vous vous attendiez pas à ça. Un bus donc. Un bus scolaire. Un bus jaune. Tout est jaune. Les banquettes, le plafond, le porte-bagages, les parois avec les fenêtres et le siège du conducteur. Tout est jaune. Sauf le sol. Le sol est bleu. Me demandez pas pourquoi. Allez-y avancez, y a de la place. Mettez-vous où vous voulez...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 09 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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Z’êtes dans un bus. Ouais je sais, vous vous attendiez pas à ça. Un bus donc. Un bus scolaire. Un bus jaune. Tout est jaune. Les banquettes, le plafond, le porte-bagages, les parois avec les fenêtres et le siège du conducteur. Tout est jaune. Sauf le...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 26 - Rain Room – Random International</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est un mec. Il tourne en rond en trainant les pieds. Ah ça oui, il est de ceux qui aiment user le sol en même temps que leurs godasses. Mais si ! Ceux qui ont toujours les épaules en d’dans et la tête penchée comme si elle allait tomber. Ils font peine ces pauvres diables. Pas des Atlas, c’est sûr, mais faut quand même croire que la vie a pas été sympa avec eux. C’est quand même pas donné des chaussures. Surement qu’il faut être prêt à en finir pour abîmer les siennes comme ça. Parce qu’il vaut mieux être fini qu’être sans souliers. Alors celui-là qui se traine comme la pointe d’un crayon sur du papier, c’est clair qu’il s’use pour se terminer. Pauvre gosse. Ca vous bouffe tellement le chagrin à cet âge-là...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un mec. Il tourne en rond en trainant les pieds. Ah ça oui, il est de ceux qui aiment user le sol en même temps que leurs godasses. Mais si ! Ceux qui ont toujours les épaules en d’dans et la tête penchée comme si elle allait tomber. Ils font peine ces pauvres diables. Pas des Atlas, c’est sûr, mais faut quand même croire que la vie a pas été sympa avec eux. C’est quand même pas donné des chaussures. Surement qu’il faut être prêt à en finir pour abîmer les siennes comme ça. Parce qu’il vaut mieux être fini qu’être sans souliers. Alors celui-là qui se traine comme la pointe d’un crayon sur du papier, c’est clair qu’il s’use pour se terminer. Pauvre gosse. Ca vous bouffe tellement le chagrin à cet âge-là...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 02 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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C’est un mec. Il tourne en rond en trainant les pieds. Ah ça oui, il est de ceux qui aiment user le sol en même temps que leurs godasses. Mais si ! Ceux qui ont toujours les épaules en d’dans et la tête penchée comme si elle allait tomber. Ils font pe...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 25 - Blackfield - Zadok Ben David</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est une nana avec de longs cheveux noirs. Elle se tient debout sur le bord d’un salon violet. Elle regarde le mur. Ses mains sont posées l’une dans l’autre derrière son dos, au milieu de ses fesses. Ses cheveux arrivent jusque-là, au creux de ses mains. Elle est très droite, légèrement cambrée, les épaules en arrière, la poitrine en avant et la tête haute. On dirait qu’elle retient sa respiration. Elle ne bouge pas. C’est à se demander si elle est vraie tant elle ne bouge pas...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une nana avec de longs cheveux noirs. Elle se tient debout sur le bord d’un salon violet. Elle regarde le mur. Ses mains sont posées l’une dans l’autre derrière son dos, au milieu de ses fesses. Ses cheveux arrivent jusque-là, au creux de ses mains. Elle est très droite, légèrement cambrée, les épaules en arrière, la poitrine en avant et la tête haute. On dirait qu’elle retient sa respiration. Elle ne bouge pas. C’est à se demander si elle est vraie tant elle ne bouge pas...</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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C’est une nana avec de longs cheveux noirs. Elle se tient debout sur le bord d’un salon violet. Elle regarde le mur. Ses mains sont posées l’une dans l’autre derrière son dos, au milieu de ses fesses. Ses cheveux arrivent jusque-là, au creux de ses ma...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 24 - Vocabulary of solitude - Ugo Rondinone</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il te venait de ton arrière-grand-mère. Elle, tu l’affectionnais beaucoup. Tu l’appelais Auela. C’est par ce mot qu’elle se désignait. Tu pensais que c’était son nom. Et puis un jour tu t’es souvenu, comme s’il s’agissait du genre de choses que l’on peut oublier, qu’elle ne parlait pas français. Tu compris alors que la fois où elle s’était montrée du doigt, elle avait dit « Abuela ». « A », « BUE », « LA ». Mais le B ce n’était pas vraiment ton truc, ni le R d’ailleurs. Dans ta bouche, le mot « abricot » devait sans doute prendre des intonations japonaises. Ton arrière-grand-mère fut donc affublée du nom d’Auela. Tu ne l’as jamais changé. Plus tard, lorsqu’elle apprit ses premiers mots de français, elle te demanda de l’appeler « la copine ». Elle te fixait de ses yeux bruns cernés de bleu et répétait lentement « LA CO-PINE ». Tu l’aimais beaucoup. Mais tu ne l’as jamais changé, son nom. Tu ne le pouvais pas. Tu ne l’aurais plus aimée aussi fort. Bien après sa mort, tu appris qu’elle s’appelait Modesta. Tu te souviens de ses cheveux très blancs, de son poncho tricoté, des parties de domino, de son chien noir, de la pendule qui sonnait des chants d’oiseau. Tu ne savais rien d’elle, mais il lui arrivait de te défendre devant tes parents, ça, tu t’en souviens. C’était la copine. C’était Auela. Et il te venait d’elle.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il te venait de ton arrière-grand-mère. Elle, tu l’affectionnais beaucoup. Tu l’appelais Auela. C’est par ce mot qu’elle se désignait. Tu pensais que c’était son nom. Et puis un jour tu t’es souvenu, comme s’il s’agissait du genre de choses que l’on peut oublier, qu’elle ne parlait pas français. Tu compris alors que la fois où elle s’était montrée du doigt, elle avait dit « Abuela ». « A », « BUE », « LA ». Mais le B ce n’était pas vraiment ton truc, ni le R d’ailleurs. Dans ta bouche, le mot « abricot » devait sans doute prendre des intonations japonaises. Ton arrière-grand-mère fut donc affublée du nom d’Auela. Tu ne l’as jamais changé. Plus tard, lorsqu’elle apprit ses premiers mots de français, elle te demanda de l’appeler « la copine ». Elle te fixait de ses yeux bruns cernés de bleu et répétait lentement « LA CO-PINE ». Tu l’aimais beaucoup. Mais tu ne l’as jamais changé, son nom. Tu ne le pouvais pas. Tu ne l’aurais plus aimée aussi fort. Bien après sa mort, tu appris qu’elle s’appelait Modesta. Tu te souviens de ses cheveux très blancs, de son poncho tricoté, des parties de domino, de son chien noir, de la pendule qui sonnait des chants d’oiseau. Tu ne savais rien d’elle, mais il lui arrivait de te défendre devant tes parents, ça, tu t’en souviens. C’était la copine. C’était Auela. Et il te venait d’elle.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 29 Sep 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 23 - Paysage - Aude Herlédan</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu aimes le silence. Tu aimes le bruit que ça fait. L’espace se créant dans l’écho de sa résonance, la transparence des murs que perce tels des jours l’échappé de quelques mots, sans que l’on sache jamais si l’on se trouve encore dans le secret, ou déjà dans le soupir. Combien de fenêtres faut-il ouvrir pour ne plus avoir la certitude d’être à l’intérieur d’une maison ? Tu l’aimes long, lent et lourd, contenant les choses graves, les paroles blessantes et les phrases irréversibles. Tu l’aimes inconscient de lui-même, se révélant sourd aux détracteurs contre lesquels il devrait se dresser. Tu l’aimes blessé, meurtri, s’agrippant en mordant l’intérieur des joues afin de ne céder la place aux plaintes de l’agonie. Tu l’aimes heureux, si heureux qu’il redoute d’emporter avec lui le bonheur si l’on venait à le briser. Tu l’aimes concentré. Tu l’aimes indifférent. Tu l’aimes rancunier. Tu l’aimes absent. Tu l’aimes comblé, n’ayant besoin de rien. Tu l’aimes bleu, à point, saignant. Mais le silence que tu préfères, c’est celui que font les gens quand ils parlent dans leur tête.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu aimes le silence. Tu aimes le bruit que ça fait. L’espace se créant dans l’écho de sa résonance, la transparence des murs que perce tels des jours l’échappé de quelques mots, sans que l’on sache jamais si l’on se trouve encore dans le secret, ou déjà dans le soupir. Combien de fenêtres faut-il ouvrir pour ne plus avoir la certitude d’être à l’intérieur d’une maison ? Tu l’aimes long, lent et lourd, contenant les choses graves, les paroles blessantes et les phrases irréversibles. Tu l’aimes inconscient de lui-même, se révélant sourd aux détracteurs contre lesquels il devrait se dresser. Tu l’aimes blessé, meurtri, s’agrippant en mordant l’intérieur des joues afin de ne céder la place aux plaintes de l’agonie. Tu l’aimes heureux, si heureux qu’il redoute d’emporter avec lui le bonheur si l’on venait à le briser. Tu l’aimes concentré. Tu l’aimes indifférent. Tu l’aimes rancunier. Tu l’aimes absent. Tu l’aimes comblé, n’ayant besoin de rien. Tu l’aimes bleu, à point, saignant. Mais le silence que tu préfères, c’est celui que font les gens quand ils parlent dans leur tête.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 22 Sep 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 22 - Eclosion épingles - Simone Pheulpin</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu n’aimes pas le bleu. C’est une pièce vide. Le sol est une flaque de marbre vénitien, blanc, calligraphié d’épaisses veines noires. Les murs et le plafond sont peints d’un azur altéré de vase. C’est le bleu des écumes de Courbet, coiffé d’une frise de méandres, faisant le tour de la salle comme les moindres remous d’une mer contrariée. Aucune fenêtre, mais la sensation de clarté d’un petit jour, permise par le dégradé d’une couleur, s’étirant intensément du pavement jusqu’à la cime d’un cyan presque blanc. Sur la droite, le vert d’un poêle prussien orné de faïence émaillée, et surmonté d’une plaque de malachite, te fait l’effet d’un conglomérat d’algues, se mouvant à mesure que les flots s’agitent. Il y a sur ce support, parés des guirlandes de laurier d’un style empire par trop surfait, quatre petits pots de céramique. Bleu sur craie. Au milieu, équilibrant leur symétrie, une pâle demi-sphère à l’étrange fabrique, dont on pourrait cohéremment supposer, qu’il s’agit d’un nid.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu n’aimes pas le bleu. C’est une pièce vide. Le sol est une flaque de marbre vénitien, blanc, calligraphié d’épaisses veines noires. Les murs et le plafond sont peints d’un azur altéré de vase. C’est le bleu des écumes de Courbet, coiffé d’une frise de méandres, faisant le tour de la salle comme les moindres remous d’une mer contrariée. Aucune fenêtre, mais la sensation de clarté d’un petit jour, permise par le dégradé d’une couleur, s’étirant intensément du pavement jusqu’à la cime d’un cyan presque blanc. Sur la droite, le vert d’un poêle prussien orné de faïence émaillée, et surmonté d’une plaque de malachite, te fait l’effet d’un conglomérat d’algues, se mouvant à mesure que les flots s’agitent. Il y a sur ce support, parés des guirlandes de laurier d’un style empire par trop surfait, quatre petits pots de céramique. Bleu sur craie. Au milieu, équilibrant leur symétrie, une pâle demi-sphère à l’étrange fabrique, dont on pourrait cohéremment supposer, qu’il s’agit d’un nid.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 15 Sep 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 21 - Zulu mother and child - Curtis Santiago</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu jettes en arrivant un œil au panneau d’affichage. Tu sais qu’il va te falloir attendre onze minutes. Tu traines les pieds en t’avançant sur le quai. Tu es patient, là n’est pas le problème. Tu sais attendre. Tu redoutes seulement la nature des souvenirs, s’apprêtant à profiter de cette latence, afin de se rappeler à toi. Tu n’es pas dans le déni, là n’est pas le souci. Tu sais qui tu es. Tu ne l’oublies pas. Tu n’as seulement pas envie de te le remémorer. Tu tentes d’occuper ton esprit pendant onze minutes. Tu progresses le long d’un couloir ouvert. La paroi le fermant à gauche s’attife d’étroits rectangles de carrelage posés à la verticale, déclinant le spectre joignant le jaune à l’orangé, et se juxtaposant en simulant les remous ondulés du soleil. Le mur porteur s’embrase, maintenu à l’équerre par une dalle de béton sale sur laquelle tu réfléchis avant de poser le pied. Dans l’angle droit, l’épaisseur d’un banc de métal s’élevant trop peu au-dessus du sol se laisse transpercer par des fauteuils dépourvus d’accotoir, en un plastique dont le bleu t’évoque l’écho des piscines municipales. Piqués tels des parasols en papier dans des verres vides, ils détonnent. Entre une façade flamboyante et le béton aride, ils ont l’absurdité d’une oasis fantasmée en plein désert. Un mirage. Qu’est-ce pourtant qu’un mirage ? Si ce n’est un souvenir profitant d’une latence afin de se rappeler à soi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu jettes en arrivant un œil au panneau d’affichage. Tu sais qu’il va te falloir attendre onze minutes. Tu traines les pieds en t’avançant sur le quai. Tu es patient, là n’est pas le problème. Tu sais attendre. Tu redoutes seulement la nature des souvenirs, s’apprêtant à profiter de cette latence, afin de se rappeler à toi. Tu n’es pas dans le déni, là n’est pas le souci. Tu sais qui tu es. Tu ne l’oublies pas. Tu n’as seulement pas envie de te le remémorer. Tu tentes d’occuper ton esprit pendant onze minutes. Tu progresses le long d’un couloir ouvert. La paroi le fermant à gauche s’attife d’étroits rectangles de carrelage posés à la verticale, déclinant le spectre joignant le jaune à l’orangé, et se juxtaposant en simulant les remous ondulés du soleil. Le mur porteur s’embrase, maintenu à l’équerre par une dalle de béton sale sur laquelle tu réfléchis avant de poser le pied. Dans l’angle droit, l’épaisseur d’un banc de métal s’élevant trop peu au-dessus du sol se laisse transpercer par des fauteuils dépourvus d’accotoir, en un plastique dont le bleu t’évoque l’écho des piscines municipales. Piqués tels des parasols en papier dans des verres vides, ils détonnent. Entre une façade flamboyante et le béton aride, ils ont l’absurdité d’une oasis fantasmée en plein désert. Un mirage. Qu’est-ce pourtant qu’un mirage ? Si ce n’est un souvenir profitant d’une latence afin de se rappeler à soi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 08 Sep 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 20 - Stylo à bille - Ronan Bouroullec</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu avais un super pouvoir. Tu ne le comprends qu’aujourd’hui. Oui, c’était un super pouvoir. C’est dur de se reconnaitre doté si les autres ne le voient pas. Si l’on ne peut léviter dans les airs, déplacer en le fixant un objet, faire crépiter le feu et la glace au bout de ses doigts. Si personne ne constate le fléchissement de l’impossible sous notre action, ne s’en extasie, ni n’en témoigne, comment diable comprendre, si petit, que l’on possède un super pouvoir ? Et puis, si ce n’est pas spectaculaire, si ça ne déchaine le ciel ni ne déchire le temps, si ça ne mérite pas une photographie, si ça ne se raconte sur le ton de l’euphorie, est-ce vraiment un super pouvoir ? Oui. Ce n’était pas une disposition d’alchimiste. Une aptitude te permettant de changer en chair le papier comme une certaine pierre le ferait du plomb et de l’argent. C’était une faculté de philosophe, exultant des concepts de matière réformés et transcendés d’imagination. Tu dessinais. Mais pas seulement. Tu dessinais ce que tu n’avais pas, et cela t’en octroyait la possession.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu avais un super pouvoir. Tu ne le comprends qu’aujourd’hui. Oui, c’était un super pouvoir. C’est dur de se reconnaitre doté si les autres ne le voient pas. Si l’on ne peut léviter dans les airs, déplacer en le fixant un objet, faire crépiter le feu et la glace au bout de ses doigts. Si personne ne constate le fléchissement de l’impossible sous notre action, ne s’en extasie, ni n’en témoigne, comment diable comprendre, si petit, que l’on possède un super pouvoir ? Et puis, si ce n’est pas spectaculaire, si ça ne déchaine le ciel ni ne déchire le temps, si ça ne mérite pas une photographie, si ça ne se raconte sur le ton de l’euphorie, est-ce vraiment un super pouvoir ? Oui. Ce n’était pas une disposition d’alchimiste. Une aptitude te permettant de changer en chair le papier comme une certaine pierre le ferait du plomb et de l’argent. C’était une faculté de philosophe, exultant des concepts de matière réformés et transcendés d’imagination. Tu dessinais. Mais pas seulement. Tu dessinais ce que tu n’avais pas, et cela t’en octroyait la possession.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 01 Sep 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 19 - A doll's house - Amabouz Taturo</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu restes longtemps assis par terre, en tailleur au milieu de cette pièce, à regarder le papier peint panoramique ouvrant en le couvrant, le cyclorama d’une petite scène de théâtre occupant le mur du fond. Délimitée par la surélévation d’une estrade couleur menthe à l’eau ornée à la ceinture d’une frise de rinceaux, et le ciel amandé d’un rideau à deux évolutions jumelées, monté sur patience et manœuvré à la française, elle enserre comme un secret l’hétérotopie d’une îléité aux crépuscules bleus. On pénètre dans cette salle comme on le ferait de la Cité d’Émeraude, en passant sous une arche de même coloris, en accolade plat dont l’ascension s’accompagne d’ornements stuqués à la forme végétale, simulant la luxuriance d’un jardin où ne nous dépasserions pas la hauteur du brin d’herbe. Un rideau de velours opalin maintenu à l’italienne de part et d’autre de l’arche, autorise l’entrevue d’une pièce bordée de fenêtres hautes sur la gauche, et de miroirs à l’égale envergure sur la droite. Un parquet Versailles de bois blond, un plafond blanc paré de frises de végétations peintes, et mis en gravité par la suspension d’un imposant lustre de cristal jouant de la lumière, parfont le faste de cette alcôve fantasmée de la Bavière. Alignées le long des fenêtres, des barres de danse tracent comme une ligne de fuite au paysage exotique dont la contemplation t’absorbe. Il y a, dans l’azur de sa perspective atmosphérique, comme la houle d’un murmure dans lequel l’angoisse se résorbe.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu restes longtemps assis par terre, en tailleur au milieu de cette pièce, à regarder le papier peint panoramique ouvrant en le couvrant, le cyclorama d’une petite scène de théâtre occupant le mur du fond. Délimitée par la surélévation d’une estrade couleur menthe à l’eau ornée à la ceinture d’une frise de rinceaux, et le ciel amandé d’un rideau à deux évolutions jumelées, monté sur patience et manœuvré à la française, elle enserre comme un secret l’hétérotopie d’une îléité aux crépuscules bleus. On pénètre dans cette salle comme on le ferait de la Cité d’Émeraude, en passant sous une arche de même coloris, en accolade plat dont l’ascension s’accompagne d’ornements stuqués à la forme végétale, simulant la luxuriance d’un jardin où ne nous dépasserions pas la hauteur du brin d’herbe. Un rideau de velours opalin maintenu à l’italienne de part et d’autre de l’arche, autorise l’entrevue d’une pièce bordée de fenêtres hautes sur la gauche, et de miroirs à l’égale envergure sur la droite. Un parquet Versailles de bois blond, un plafond blanc paré de frises de végétations peintes, et mis en gravité par la suspension d’un imposant lustre de cristal jouant de la lumière, parfont le faste de cette alcôve fantasmée de la Bavière. Alignées le long des fenêtres, des barres de danse tracent comme une ligne de fuite au paysage exotique dont la contemplation t’absorbe. Il y a, dans l’azur de sa perspective atmosphérique, comme la houle d’un murmure dans lequel l’angoisse se résorbe.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 25 Aug 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 18 - La femme et... - Annette Messager</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu es sous terre. C’est une nuit blanche, où tu broies du noir et tu vois rouge. Pas tout à fait. Corail. Tu les vois plutôt couleur corail, flanqués de mains courantes laiteuses cernées de chrome, et pendant comme trois gigantesques langues hors d’une gueule bleue. Six pieds sous terre. Tu te trouves en avance, et tu n’apprécies pas les chiens. C’est à peine si tu les tolères. Quelque chose à voir avec leur attention. Un chien réagit toujours, n’ignore jamais. Devant lui tu te sais, si ce n’est ni espéré, ni attendu, du moins vu et notifié. Jamais ton pas en sa proximité ne manquera d’un regard la gratification. Un chien sait, et semble deviner ce qu’il ignore. Il est comme un parent dont tu voudrais pouvoir prendre congé, sans que celui-ci te cède le répit. Car un parent n’ignore jamais, toujours réagit. Quelque chose à voir avec l’attention. Un chien est comme un parent. Il attend de toi que tu vives. Comme un parent, le poil en plus et l’odeur de la pluie. Un chien est exigeant. Et toi, toi tu as déjà donné. Surtout à tes parents. A l’évidence, tu t’es donc trompé d’itinéraire. Tu veux revenir en arrière et choisir une autre salle, reporter ta rencontre avec Cerbère et son infernale tricéphalie. Il ne se trouve cependant de sortie que ces trois pistes, tombant d’un sommet jusqu’au-devant de tes pieds en trois tapis rouges te laissant le choix de celui par lequel rallier une destination commune. Pas tout à fait. Corail. Trois tapis couleur corail, comme trois langues conduisant à la même gorge, et dont tu ne pourrais te faire goûter que par une. Cela n’incite pas vraiment à les emprunter, ces satanés escalators.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu es sous terre. C’est une nuit blanche, où tu broies du noir et tu vois rouge. Pas tout à fait. Corail. Tu les vois plutôt couleur corail, flanqués de mains courantes laiteuses cernées de chrome, et pendant comme trois gigantesques langues hors d’une gueule bleue. Six pieds sous terre. Tu te trouves en avance, et tu n’apprécies pas les chiens. C’est à peine si tu les tolères. Quelque chose à voir avec leur attention. Un chien réagit toujours, n’ignore jamais. Devant lui tu te sais, si ce n’est ni espéré, ni attendu, du moins vu et notifié. Jamais ton pas en sa proximité ne manquera d’un regard la gratification. Un chien sait, et semble deviner ce qu’il ignore. Il est comme un parent dont tu voudrais pouvoir prendre congé, sans que celui-ci te cède le répit. Car un parent n’ignore jamais, toujours réagit. Quelque chose à voir avec l’attention. Un chien est comme un parent. Il attend de toi que tu vives. Comme un parent, le poil en plus et l’odeur de la pluie. Un chien est exigeant. Et toi, toi tu as déjà donné. Surtout à tes parents. A l’évidence, tu t’es donc trompé d’itinéraire. Tu veux revenir en arrière et choisir une autre salle, reporter ta rencontre avec Cerbère et son infernale tricéphalie. Il ne se trouve cependant de sortie que ces trois pistes, tombant d’un sommet jusqu’au-devant de tes pieds en trois tapis rouges te laissant le choix de celui par lequel rallier une destination commune. Pas tout à fait. Corail. Trois tapis couleur corail, comme trois langues conduisant à la même gorge, et dont tu ne pourrais te faire goûter que par une. Cela n’incite pas vraiment à les emprunter, ces satanés escalators.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 18 Aug 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 17 - Sans titre - Jeanne Vicérial</title>
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                <description><![CDATA[<p>De cette pièce, tu ne te souviens de rien. C’est comme si tu ne l’avais jamais vue. Comme si tu n’y avais jamais été. Tu serais incapable d’annoncer la couleur des murs, de dire si le parquet y est posé à l’anglaise, à bâtons rompus, en point de Hongrie, à coupe perdue ou en vannerie. Tu te souviens seulement qu’il était clair, suffisamment pour que lorsqu’à son encontre rebondissait la lumière, on croyait découvrir l’Eldorado. Tu le voyais seulement entre tes pieds, car ta vue était obstruée par d’autres chaussures, d’autres jambes, d’autres dos, d’autres têtes, d’autres corps que le tien. Tu ne sais si cette salle est grande, tant tu y étais serré, mais tu le supposes, à la façon dont la rumeur s’y propageait. Tu ignores s’il s’y trouve des fenêtres, tellement tu y étouffais. Tu doutes de son odeur en ce que ce que tu y percevais était une confusion de transpiration, de parfums d’hommes et de femmes ne s’accordant pas. Tu méconnais sa signalétique, ses ornements, le reste de ses tableaux. De cette pièce tu ne te représentes que du mouvement, celui du pogo. Tu te souviens de zones de contact plus étendues entre ton anatomie et celles d’inconnus que tu n’en avais jusque-là partagées en faisant l’amour. Tu te remémores n’avoir jamais si peu voulu enfouir ton nez dans la nuque de quelqu’un. Tu te rappelles les différents points de pression appliqués dans ton échine pour te faire avancer, variant selon la taille de ceux qui te succédaient. Tu te revois te contorsionner au gré des enfants voulant se faufiler à travers toi. De cette salle tu te souviens des bleus, de la fatigue, de l’impatience, de la colère. Tu ne sais rien de cette pièce, et tu ne l’as jamais vue.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>De cette pièce, tu ne te souviens de rien. C’est comme si tu ne l’avais jamais vue. Comme si tu n’y avais jamais été. Tu serais incapable d’annoncer la couleur des murs, de dire si le parquet y est posé à l’anglaise, à bâtons rompus, en point de Hongrie, à coupe perdue ou en vannerie. Tu te souviens seulement qu’il était clair, suffisamment pour que lorsqu’à son encontre rebondissait la lumière, on croyait découvrir l’Eldorado. Tu le voyais seulement entre tes pieds, car ta vue était obstruée par d’autres chaussures, d’autres jambes, d’autres dos, d’autres têtes, d’autres corps que le tien. Tu ne sais si cette salle est grande, tant tu y étais serré, mais tu le supposes, à la façon dont la rumeur s’y propageait. Tu ignores s’il s’y trouve des fenêtres, tellement tu y étouffais. Tu doutes de son odeur en ce que ce que tu y percevais était une confusion de transpiration, de parfums d’hommes et de femmes ne s’accordant pas. Tu méconnais sa signalétique, ses ornements, le reste de ses tableaux. De cette pièce tu ne te représentes que du mouvement, celui du pogo. Tu te souviens de zones de contact plus étendues entre ton anatomie et celles d’inconnus que tu n’en avais jusque-là partagées en faisant l’amour. Tu te remémores n’avoir jamais si peu voulu enfouir ton nez dans la nuque de quelqu’un. Tu te rappelles les différents points de pression appliqués dans ton échine pour te faire avancer, variant selon la taille de ceux qui te succédaient. Tu te revois te contorsionner au gré des enfants voulant se faufiler à travers toi. De cette salle tu te souviens des bleus, de la fatigue, de l’impatience, de la colère. Tu ne sais rien de cette pièce, et tu ne l’as jamais vue.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 Aug 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 16 - Histoire de robes - Annette Messager</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu collais ton nez contre la paroi vitrée de l’aquarium. Tu regardais les homards, les crabes, les langoustes et les araignées de mer se mouvoir au ralenti. Tu toquais de ta phalange contre le vivier pour les interpeler. Quelqu’un t’avait dit que ton signe astrologique était un crabe. Tu voulais sympathiser. Comprendre ce que vous aviez de commun. Tu te moqueras plus tard de ce totem, supposé être d’eau tandis que bien plus agile au sol, quoi qu’incapable de marcher droit, dont le symbole est un 69 aux airs d’infini, et qui porte l’explicite nom de « cancer ». Ton cynisme te fera dire qu’un décapode t’a prédit un avenir de marginal et nymphomaniaque appelé à s’éteindre d’une longue, dégradante et douloureuse maladie. Tu n’aurais sans doute pas cherché à t’en faire un ami si tu avais su. Mais alors, lorsqu’une pince rencontrait en retour le verre, tu pensais que le crustacé voulait te serrer la main. Comme s’il te disait : « Enchanté de faire ta connaissance ». Tu essayais de croiser son regard, mais tu n’y as jamais réussi. C’est comme si l’animal n’avait pas d’yeux, ou ne voyait rien, ou ne te voyait pas. Ce moment t’hypnotisait, et c’est pour lui que malgré le froid, tu aurais voulu rester des heures dans la poissonnerie.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu collais ton nez contre la paroi vitrée de l’aquarium. Tu regardais les homards, les crabes, les langoustes et les araignées de mer se mouvoir au ralenti. Tu toquais de ta phalange contre le vivier pour les interpeler. Quelqu’un t’avait dit que ton signe astrologique était un crabe. Tu voulais sympathiser. Comprendre ce que vous aviez de commun. Tu te moqueras plus tard de ce totem, supposé être d’eau tandis que bien plus agile au sol, quoi qu’incapable de marcher droit, dont le symbole est un 69 aux airs d’infini, et qui porte l’explicite nom de « cancer ». Ton cynisme te fera dire qu’un décapode t’a prédit un avenir de marginal et nymphomaniaque appelé à s’éteindre d’une longue, dégradante et douloureuse maladie. Tu n’aurais sans doute pas cherché à t’en faire un ami si tu avais su. Mais alors, lorsqu’une pince rencontrait en retour le verre, tu pensais que le crustacé voulait te serrer la main. Comme s’il te disait : « Enchanté de faire ta connaissance ». Tu essayais de croiser son regard, mais tu n’y as jamais réussi. C’est comme si l’animal n’avait pas d’yeux, ou ne voyait rien, ou ne te voyait pas. Ce moment t’hypnotisait, et c’est pour lui que malgré le froid, tu aurais voulu rester des heures dans la poissonnerie.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 04 Aug 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 15 - HON/ELLE - Niki de Saint Phalle</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu rigoles, ça fait un pneu. On te remonte, on te relance. Tu vises la fosse. Tu veux un strike. Pas un gendarme, ni une belle-mère, un strike. Et même un jersey ! On te prend à trois doigts et non à pleine main. On te porte près du visage. Il arrive que l’on t’embrasse avant de t’envoyer valser, plus ou moins bien, plus ou moins droit, plus ou moins fort. Tu sens que tu dévies, tu rigoles, c’est encore un pneu. Tu es une boule qui cherche un trou en rêvant de renverser les quilles. Tu voudrais te lancer seul sur la piste. Tu connais mieux la zone de patinage et les effets de trajectoire induits par les défauts de ton corps. Tu estimes mieux les angles, la puissance, la rotation d’un envoi et surtout, tu ne veux faire gagner personne d’autre. Tu veux jouer et ne pas être joué. Tu feras un strike. Et même un jersey !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu rigoles, ça fait un pneu. On te remonte, on te relance. Tu vises la fosse. Tu veux un strike. Pas un gendarme, ni une belle-mère, un strike. Et même un jersey ! On te prend à trois doigts et non à pleine main. On te porte près du visage. Il arrive que l’on t’embrasse avant de t’envoyer valser, plus ou moins bien, plus ou moins droit, plus ou moins fort. Tu sens que tu dévies, tu rigoles, c’est encore un pneu. Tu es une boule qui cherche un trou en rêvant de renverser les quilles. Tu voudrais te lancer seul sur la piste. Tu connais mieux la zone de patinage et les effets de trajectoire induits par les défauts de ton corps. Tu estimes mieux les angles, la puissance, la rotation d’un envoi et surtout, tu ne veux faire gagner personne d’autre. Tu veux jouer et ne pas être joué. Tu feras un strike. Et même un jersey !</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 28 Jul 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 14 - Sans titre - Maisie Cousins</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu es assis au milieu. Tous les autres sièges sont vides, mais peu importe, tu es assis au milieu. Au milieu du vide. Tu goûtes cette idée. Tu es assis au milieu du vide. Tu n’en es pas sûr en réalité. Tu n’as pas compté les fauteuils, ni les rangées. Tu as grossièrement estimé le centre de la salle et celui de la ligne. Peut-être es-tu à une ou deux places, à une ou deux files d’être le centre du monde. Tu tournes la tête, il n’y a personne. Mais s’il y avait quelqu’un, plus qu’un, s’il y avait foule, il y aurait ceux qui iraient tout au fond pour ne rien perdre du film, et ceux qui se mettraient tout devant pour que l’écran les avale, mais tous, seraient au milieu de leur rang. Toi, tu préfères être au milieu de tout. Du long et du large. Tu veux que l’image te voie en sachant que tu la domines. Tu veux que nul ne t’importune en milieu de séance, mais être celui qui pourra incommoder sa droite ou sa gauche selon sa convenance. Il n’y a personne. Tu ne seras pas dérangé et tu ne dérangeras pas. Car tu es seul, au milieu du vide.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu es assis au milieu. Tous les autres sièges sont vides, mais peu importe, tu es assis au milieu. Au milieu du vide. Tu goûtes cette idée. Tu es assis au milieu du vide. Tu n’en es pas sûr en réalité. Tu n’as pas compté les fauteuils, ni les rangées. Tu as grossièrement estimé le centre de la salle et celui de la ligne. Peut-être es-tu à une ou deux places, à une ou deux files d’être le centre du monde. Tu tournes la tête, il n’y a personne. Mais s’il y avait quelqu’un, plus qu’un, s’il y avait foule, il y aurait ceux qui iraient tout au fond pour ne rien perdre du film, et ceux qui se mettraient tout devant pour que l’écran les avale, mais tous, seraient au milieu de leur rang. Toi, tu préfères être au milieu de tout. Du long et du large. Tu veux que l’image te voie en sachant que tu la domines. Tu veux que nul ne t’importune en milieu de séance, mais être celui qui pourra incommoder sa droite ou sa gauche selon sa convenance. Il n’y a personne. Tu ne seras pas dérangé et tu ne dérangeras pas. Car tu es seul, au milieu du vide.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 21 Jul 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 13 - White and blue flower shapes - Georgia O'Keeffe</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tu voudrais être ailleurs. Tu fermes les yeux. Tu n’es pas ici. Mais sous le voile essaimé de tes cils, le papier peint ruse et se faufile, use tes paupières de sa clarté, perce tes cornées de ses brindilles, t’accable de sa présence en t’enjoignant de le reconnaitre. Ce qu’à ton insu, tu as déjà fait. Le rideau ne se lève pas sur l’agencement fleuri, or et orangé, de branches où s’alignent des mésanges à l’étrange symétrie. Tu clos les yeux plus fort, assimilant dans la contraction la peau amassée de tes membranes, aux stries encoignant ses murmures, comme aux plis d’un membre vidé de son essor. Tu détestes cet endroit. Tu n'es pas ici. Tu en es sûr ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tu voudrais être ailleurs. Tu fermes les yeux. Tu n’es pas ici. Mais sous le voile essaimé de tes cils, le papier peint ruse et se faufile, use tes paupières de sa clarté, perce tes cornées de ses brindilles, t’accable de sa présence en t’enjoignant de le reconnaitre. Ce qu’à ton insu, tu as déjà fait. Le rideau ne se lève pas sur l’agencement fleuri, or et orangé, de branches où s’alignent des mésanges à l’étrange symétrie. Tu clos les yeux plus fort, assimilant dans la contraction la peau amassée de tes membranes, aux stries encoignant ses murmures, comme aux plis d’un membre vidé de son essor. Tu détestes cet endroit. Tu n'es pas ici. Tu en es sûr ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 14 Jul 2024 15:49:04 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 12 - Sombre réparation - Lionel Sabatté</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au début d’un espace, naître et n’être que bruit. Douce et terrible indiscrétion que le craquement d’un vieux parquet, trahissant inélégamment votre présence et, dans l’écho saccadé de votre progression, votre corpulence, votre distinction et l’urgence de votre arrivée. Quel embarras que la rumeur portée de vos pas confesse ainsi tant de vous, et ne vous résume dédaigneusement qu’à cela, un son confus et hésitant, perdu, un peu fou.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au début d’un espace, naître et n’être que bruit. Douce et terrible indiscrétion que le craquement d’un vieux parquet, trahissant inélégamment votre présence et, dans l’écho saccadé de votre progression, votre corpulence, votre distinction et l’urgence de votre arrivée. Quel embarras que la rumeur portée de vos pas confesse ainsi tant de vous, et ne vous résume dédaigneusement qu’à cela, un son confus et hésitant, perdu, un peu fou.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 30 Jun 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                                <itunes:subtitle>Au début d’un espace, naître et n’être que bruit. Douce et terrible indiscrétion que le craquement d’un vieux parquet, trahissant inélégamment votre présence et, dans l’écho saccadé de votre progression, votre corpulence, votre distinction et l’urgence...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 11 - Les Cimes du ciel - Duy Anh Nhan Duc</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il est midi passé de deux minutes. Nous l’avons manqué. Closes devant nous, les portes de l’ascenseur sont un miroir gratté à la paille de fer. Nos silhouettes voulant s’y refléter ne forment que de vagues crayonnés, deux colonnes d’aplats grésillants ne disant rien de la couleur de vos yeux, du rythme de votre respiration ou de l’odeur de votre cou. Ces choses infimes que je goûte dans le temps m’étant imparti avant qu’il ne revienne.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il est midi passé de deux minutes. Nous l’avons manqué. Closes devant nous, les portes de l’ascenseur sont un miroir gratté à la paille de fer. Nos silhouettes voulant s’y refléter ne forment que de vagues crayonnés, deux colonnes d’aplats grésillants ne disant rien de la couleur de vos yeux, du rythme de votre respiration ou de l’odeur de votre cou. Ces choses infimes que je goûte dans le temps m’étant imparti avant qu’il ne revienne.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 23 Jun 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:subtitle>Il est midi passé de deux minutes. Nous l’avons manqué. Closes devant nous, les portes de l’ascenseur sont un miroir gratté à la paille de fer. Nos silhouettes voulant s’y refléter ne forment que de vagues crayonnés, deux colonnes d’aplats grésillants...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 10 - Sans titre - Jean-Michel Basquiat</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le ciel est bas, et faux. Un plafond de dalles de plâtres posées à même le quadrillage d’une structure métallique évoquant les salles d’hôpital, et sur lequel s’alignent des luminaires dont l’éclat espère dissiper qu’il est possible de toucher les cieux en levant simplement la main, de les soulever et d’y pénétrer en trouvant juste de quoi se hisser. A-t-on jamais songé qu’il était si facile de monter là-haut ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le ciel est bas, et faux. Un plafond de dalles de plâtres posées à même le quadrillage d’une structure métallique évoquant les salles d’hôpital, et sur lequel s’alignent des luminaires dont l’éclat espère dissiper qu’il est possible de toucher les cieux en levant simplement la main, de les soulever et d’y pénétrer en trouvant juste de quoi se hisser. A-t-on jamais songé qu’il était si facile de monter là-haut ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 16 Jun 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 9 - Attye et Barbie - Annette Messager</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il est une percée de lumière, diffusant comme un nuage sur un camaïeu de céramique, un jour filtrant la voûte d’un toit gonflé comme une voile prenant le vent, il est une brèche blanche s’allongeant sans projeter d’ombre, une main divine, poussant la porte de sa maison.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il est une percée de lumière, diffusant comme un nuage sur un camaïeu de céramique, un jour filtrant la voûte d’un toit gonflé comme une voile prenant le vent, il est une brèche blanche s’allongeant sans projeter d’ombre, une main divine, poussant la porte de sa maison.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 09 Jun 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <title>Episode 8 - Denkendersoldat - Miriam Cahn</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est un théâtre effervescent dans une coque de noix, une salle ovale grandeur boîte à musique, la fastuosité d’une mascarade en format de poche. Tendu de moire corail sur assises en velours nacarat, il exalte par le faux-marbre et les stucs ce que le rocaille peut avoir de comique, comme la superbe de très moche.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un théâtre effervescent dans une coque de noix, une salle ovale grandeur boîte à musique, la fastuosité d’une mascarade en format de poche. Tendu de moire corail sur assises en velours nacarat, il exalte par le faux-marbre et les stucs ce que le rocaille peut avoir de comique, comme la superbe de très moche.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 02 Jun 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 7 - Self hybridation africaines - ORLAN</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est un monochrome, avalant le mur du fond comme un écran de cinéma, et bruissant de radiations telles que sa vision en devient épileptique. Il n’a pas la matité d’un Klein, ni la brillance d’un Soulages, mais vibre tel un Rothko, d’ondes magnétiques dont l’évanescence ombrage et pulse comme un cœur qui bat. C’est un pan de mur fushia, fluorescent au bord de l’eau.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un monochrome, avalant le mur du fond comme un écran de cinéma, et bruissant de radiations telles que sa vision en devient épileptique. Il n’a pas la matité d’un Klein, ni la brillance d’un Soulages, mais vibre tel un Rothko, d’ondes magnétiques dont l’évanescence ombrage et pulse comme un cœur qui bat. C’est un pan de mur fushia, fluorescent au bord de l’eau.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 May 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                                <itunes:subtitle>C’est un monochrome, avalant le mur du fond comme un écran de cinéma, et bruissant de radiations telles que sa vision en devient épileptique. Il n’a pas la matité d’un Klein, ni la brillance d’un Soulages, mais vibre tel un Rothko, d’ondes magnétiques...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 6 - Fissure - Kate Mccgwire</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est une chambre, conçue dans le kaléidoscope chromatique d’une moldavite. L’unique ligne d’une corniche en talon moulurée de rais-de-cœur y scinde d’un ruban bisque l’aplat étendu d’une carnation d’avocat s’alanguissant des murs jusqu’au plafond. Des lambris de hauteur à l’amande couleur organisent les parois par la symétrie d’un caisson carré respectivement flanqué de deux panneaux tombant en kakémonos jusqu’au sol.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une chambre, conçue dans le kaléidoscope chromatique d’une moldavite. L’unique ligne d’une corniche en talon moulurée de rais-de-cœur y scinde d’un ruban bisque l’aplat étendu d’une carnation d’avocat s’alanguissant des murs jusqu’au plafond. Des lambris de hauteur à l’amande couleur organisent les parois par la symétrie d’un caisson carré respectivement flanqué de deux panneaux tombant en kakémonos jusqu’au sol.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 19 May 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                                <itunes:subtitle>C’est une chambre, conçue dans le kaléidoscope chromatique d’une moldavite. L’unique ligne d’une corniche en talon moulurée de rais-de-cœur y scinde d’un ruban bisque l’aplat étendu d’une carnation d’avocat s’alanguissant des murs jusqu’au plafond. Des...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 5 - Eyes - Christian Boltanski</title>
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                <description><![CDATA[<p>Tout est froid, froid et électrique, dans cette salle de bain où l’azur de la faïence d’Iznik flamboie d’inflexions solaires, flattant le ventre des byzantines basiliques. Là, dans une alcôve palatiale que ne perce aucun jour, des frises pariétales de méandres mosaïquées cernent la béance de panneaux d’émaux céruléens baillant comme des fenêtres ouvertes sous la mer.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tout est froid, froid et électrique, dans cette salle de bain où l’azur de la faïence d’Iznik flamboie d’inflexions solaires, flattant le ventre des byzantines basiliques. Là, dans une alcôve palatiale que ne perce aucun jour, des frises pariétales de méandres mosaïquées cernent la béance de panneaux d’émaux céruléens baillant comme des fenêtres ouvertes sous la mer.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 12 May 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                                <itunes:subtitle>Tout est froid, froid et électrique, dans cette salle de bain où l’azur de la faïence d’Iznik flamboie d’inflexions solaires, flattant le ventre des byzantines basiliques. Là, dans une alcôve palatiale que ne perce aucun jour, des frises pariétales de...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 4 - Napalm victim - Richard Avedon</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est un cabinet anglo-japonais, en harmonie bleu et or sur lit de cèdre brûlé. Une boîte mêlant laque et matité dans l’adjonction d’étagères en cadres de noyer cuivré sur tentures de cuir couleur sarcelle, chamarrées d’une vague stylisée dans le rayon d’un astre levant, et enserrant dans leurs nacelles, une porcelaine de la plus fine exécution.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un cabinet anglo-japonais, en harmonie bleu et or sur lit de cèdre brûlé. Une boîte mêlant laque et matité dans l’adjonction d’étagères en cadres de noyer cuivré sur tentures de cuir couleur sarcelle, chamarrées d’une vague stylisée dans le rayon d’un astre levant, et enserrant dans leurs nacelles, une porcelaine de la plus fine exécution.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 05 May 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:subtitle>C’est un cabinet anglo-japonais, en harmonie bleu et or sur lit de cèdre brûlé. Une boîte mêlant laque et matité dans l’adjonction d’étagères en cadres de noyer cuivré sur tentures de cuir couleur sarcelle, chamarrées d’une vague stylisée dans le rayon...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 3 - Oeillères - Roberto Greco</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est une petite pièce carrée, à pans coupés comme un écrin, aveugle comme une tanière. Les murs et le plafond y sont tendus d’un velours rose, épais ainsi qu’un secret à la moiteur nourricière. Son chatoiement se fond dans le miroitement polis de lambris d’appui lamés d’or blanc, rebondissant et se noyant lui-même dans la réflexion d’un parquet d’argent à la brillance estompée.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une petite pièce carrée, à pans coupés comme un écrin, aveugle comme une tanière. Les murs et le plafond y sont tendus d’un velours rose, épais ainsi qu’un secret à la moiteur nourricière. Son chatoiement se fond dans le miroitement polis de lambris d’appui lamés d’or blanc, rebondissant et se noyant lui-même dans la réflexion d’un parquet d’argent à la brillance estompée.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 28 Apr 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Mathilde Castel</itunes:author>
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                                <itunes:subtitle>C’est une petite pièce carrée, à pans coupés comme un écrin, aveugle comme une tanière. Les murs et le plafond y sont tendus d’un velours rose, épais ainsi qu’un secret à la moiteur nourricière. Son chatoiement se fond dans le miroitement polis de lamb...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Episode 2 - La Chasse - Julie C. Fortier</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au premier palier, une petite porte nous introduit sur la dalle de repos d’un escalier à triple volée de marches d’où la vue est à couper le souffle. Située à hauteur du premier étage, la surface veinée scintillant sous nos pieds étend deux bras vers le niveau supérieur, tout en déployant la langueur d’une traîne gagnant le plain-pied.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au premier palier, une petite porte nous introduit sur la dalle de repos d’un escalier à triple volée de marches d’où la vue est à couper le souffle. Située à hauteur du premier étage, la surface veinée scintillant sous nos pieds étend deux bras vers le niveau supérieur, tout en déployant la langueur d’une traîne gagnant le plain-pied.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 21 Apr 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                                <itunes:subtitle>Au premier palier, une petite porte nous introduit sur la dalle de repos d’un escalier à triple volée de marches d’où la vue est à couper le souffle. Située à hauteur du premier étage, la surface veinée scintillant sous nos pieds étend deux bras vers l...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 1 - Le Musée imaginaire</title>
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                <description><![CDATA[<p>Non, cela ne peut commencer ainsi. Bien ici, sur le seuil de cette double porte semi-vitrée, agrémentée en imposte et partie supérieure d’un treillis de ferronnerie découpant en carreaux de couleurs, la somptuosité suggérée d’un intérieur tenu dans le secret de la pénombre.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Non, cela ne peut commencer ainsi. Bien ici, sur le seuil de cette double porte semi-vitrée, agrémentée en imposte et partie supérieure d’un treillis de ferronnerie découpant en carreaux de couleurs, la somptuosité suggérée d’un intérieur tenu dans le secret de la pénombre.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 14 Apr 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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                <title>Episode 0 - "Cher Musée"</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cher Musée,</p><p>N’eussiez-vous consacré qu’une part infime de l’énergie employée pour me blâmer à déjouer la fatalité qui vous accable, et la présente initiative, dont la condamnation semble vous être prioritaire au souci votre propre survie, n’aurait en réalité plus de raison d’être.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cher Musée,</p><p>N’eussiez-vous consacré qu’une part infime de l’énergie employée pour me blâmer à déjouer la fatalité qui vous accable, et la présente initiative, dont la condamnation semble vous être prioritaire au souci votre propre survie, n’aurait en réalité plus de raison d’être.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 06 Apr 2024 13:50:14 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Mathilde Castel</googleplay:author>
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