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        <title>🎙Po Na Biso</title>
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        <description>
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.
Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.


Vous pouvez écouter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute préférée, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents. 
Il est surtout possible de recevoir l’audio de « Po Na Biso » directement sur WhatsApp si vous vous êtes inscrit sur le fil WhatsApp du GEC et d'Ebuteli. Sinon, il suffit d’envoyer  « GEC » ou « Ebuteli » via WhatsApp au +243 894 110 542.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</description>
        <language>fr</language>
        <copyright>GEC - Groupe d'étude sur le Congo</copyright>
        <lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 15:50:19 +0000</lastBuildDate>
        <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 15:50:19 +0000</pubDate>
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Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.
Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.


Vous pouvez écouter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute préférée, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents. 
Il est surtout possible de recevoir l’audio de « Po Na Biso » directement sur WhatsApp si vous vous êtes inscrit sur le fil WhatsApp du GEC et d'Ebuteli. Sinon, il suffit d’envoyer  « GEC » ou « Ebuteli » via WhatsApp au +243 894 110 542.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</itunes:summary>
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Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) vous proposent « Po Na Biso (anciennement Po Na GEC) ». Il s’agit d’une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d’actualité en République démocratique du Congo.
Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d’un message vocal de WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast se veut proche de ses auditeurs à qui il apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo.


Vous pouvez écouter « Po Na Biso » sous forme de podcast disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts ou sur votre application d’écoute préférée, voire via vos enceintes et autres assistants vocaux intelligents. 
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.</googleplay:description>
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                    <item>
                <title>Pourquoi la sous-traitance migratoire des États-Unis pose problème en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>L’annonce de l’arrivée des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique soulève une vive controverse en RDC. D’un côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coût pour le trésor public congolais, et résulterait d’une  décision pleinement souveraine. De l’autre, des questions subsistent sur les dessous de cette décision, tant du côté de la société civile que de l’opposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourd’hui d’autres pays africains qui avaient répondu favorablement à la demande américaine ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L’annonce de l’arrivée des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique soulève une vive controverse en RDC. D’un côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coût pour le trésor public congolais, et résulterait d’une  décision pleinement souveraine. De l’autre, des questions subsistent sur les dessous de cette décision, tant du côté de la société civile que de l’opposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourd’hui d’autres pays africains qui avaient répondu favorablement à la demande américaine ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 15:41:04 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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L’annonce de l’arrivée des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique soulève une vive controverse en RDC. D’un côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coût pour le trésor public co...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Qualification des Léopards au Mondial 2026 : de la célébration à la récupération politique ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Après Mobutu, aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports, après la qualification des Léopards pour la Coupe du monde. Et d’ajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de l’État de se représenter pour un troisième mandat. <br></p><p>Mais au-delà de l’exploit sportif, cette séquence interroge : où s’arrête la célébration nationale, et où commence la récupération politique ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Après Mobutu, aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports, après la qualification des Léopards pour la Coupe du monde. Et d’ajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de l’État de se représenter pour un troisième mandat. <br></p><p>Mais au-delà de l’exploit sportif, cette séquence interroge : où s’arrête la célébration nationale, et où commence la récupération politique ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 17:09:42 +0000</pubDate>
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« C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Après Mobutu, aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports, après la qualification...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Élections de 2028 en RDC : les responsabilités face au risque d’un éventuel glissement</title>
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                <description><![CDATA[<p>« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a <a href="https://actualite.cd/2026/03/24/rdc-alors-que-le-processus-electoral-est-au-point-mort-washington-dit-suivre-la"><u>déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC</u></a> à l’issue de son entretien avec Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate américain a affirmé avoir été édifié sur la gestion des élections. Or, la feuille de route publiée par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolète du fait de la non réalisation de nombreuses activités. Cette situation fait craindre le report des élections, comme lors de la période de 2016-2018. Qui portera la responsabilité de ce deuxième glissement du calendrier électoral qui se profile à l’horizon ? </p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce 12e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui décrypte chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis <b>Ithiel Batumike</b>, chercheur principal du pilier politique à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.</p><p><br></p><p>En 2019, les États-Unis avaient imposé des sanctions aux présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir  repoussé les élections générales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intéressés ont toujours soutenu que cette option avait été levée par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). </p><p>Cet épisode vient aussi rappeler que les responsabilités en matière électorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.</p><p><br></p><p>À moins de trois ans des élections attendues fin 2028, le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1770621/politique/presidentielle-en-rdc-le-retour-du-spectre-du-glissement-electoral/"><u>spectre d’un nouveau glissement</u></a> se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exécution de sa feuille de route électorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont été lancés ni dans la province pilote ni dans les quatre  aires opérationnelles, alors que la feuille de route prévoyait toutes ces activités avant mars 2026. Ces retards, combinés à un contexte sécuritaire toujours fragile et à une incertitude politique liée notamment aux velléités de révision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiétudes sur le respect des délais.  </p><p><br></p><p>Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisées sur la question du respect des délais. À la place, une large coalition d’acteurs œuvrant consciemment ou non pour la non organisation des élections dans les délais semble même se dessiner. </p><p>D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dénonciations d<a href="https://www.mediacongo.net/publireportage-reportage-100309_financement_des_operations_electorales_nicolas_kazadi_contredit_denis_kadima.html"><u>es décaissements tardifs des fonds par le ministère des finances</u></a> lors du précédent processus. Alors, comment peut-on interpréter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? </p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a <a href="https://actualite.cd/2026/03/24/rdc-alors-que-le-processus-electoral-est-au-point-mort-washington-dit-suivre-la"><u>déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC</u></a> à l’issue de son entretien avec Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate américain a affirmé avoir été édifié sur la gestion des élections. Or, la feuille de route publiée par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolète du fait de la non réalisation de nombreuses activités. Cette situation fait craindre le report des élections, comme lors de la période de 2016-2018. Qui portera la responsabilité de ce deuxième glissement du calendrier électoral qui se profile à l’horizon ? </p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce 12e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui décrypte chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis <b>Ithiel Batumike</b>, chercheur principal du pilier politique à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.</p><p><br></p><p>En 2019, les États-Unis avaient imposé des sanctions aux présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir  repoussé les élections générales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intéressés ont toujours soutenu que cette option avait été levée par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). </p><p>Cet épisode vient aussi rappeler que les responsabilités en matière électorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.</p><p><br></p><p>À moins de trois ans des élections attendues fin 2028, le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1770621/politique/presidentielle-en-rdc-le-retour-du-spectre-du-glissement-electoral/"><u>spectre d’un nouveau glissement</u></a> se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exécution de sa feuille de route électorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont été lancés ni dans la province pilote ni dans les quatre  aires opérationnelles, alors que la feuille de route prévoyait toutes ces activités avant mars 2026. Ces retards, combinés à un contexte sécuritaire toujours fragile et à une incertitude politique liée notamment aux velléités de révision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiétudes sur le respect des délais.  </p><p><br></p><p>Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisées sur la question du respect des délais. À la place, une large coalition d’acteurs œuvrant consciemment ou non pour la non organisation des élections dans les délais semble même se dessiner. </p><p>D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dénonciations d<a href="https://www.mediacongo.net/publireportage-reportage-100309_financement_des_operations_electorales_nicolas_kazadi_contredit_denis_kadima.html"><u>es décaissements tardifs des fonds par le ministère des finances</u></a> lors du précédent processus. Alors, comment peut-on interpréter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? </p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 16:04:13 +0000</pubDate>
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« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC (https://actualite.cd/2026/03/24/rdc-alors-que-le-processus-electoral...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Insécurité à Kinshasa : entre démentis officiels et réalités du terrain</title>
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                <description><![CDATA[<p>Face à la recrudescence des actes criminels à Kinshasa, la députée <a href="https://talatala.cd/deputes/1041/"><u>Randall Muzito</u></a> a déposé, le mercredi 4 mars 2026, <a href="https://talatala.cd/suivi-activites-parlementaires/796/"><u>une question écrite au bureau de l’Assemblée nationale</u></a>, adressée à Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, <a href="https://congoprofond.net/kinshasa-sous-le-choc-le-commercant-freddy-ekofo-abattu-lors-dun-braquage-a-yolo-sud1/"><u>Freddy Ekofo</u></a>, vendeur de bijoux au marché central de Kinshasa, a été abattu par des hommes armés au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirées de cette recrudescence de l’insécurité dans la capitale congolaise ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce 11e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis <b>Joël Kiniati</b>, analyste des données à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.</p><p><br></p><p>Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dénoncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, d’attaques de domiciles et d’agressions armées. Une situation alarmante mais différemment perçue par les autorités. Si le président de la République exige un <a href="https://www.opinion-info.cd/politique/2026/03/15/kinshasa-face-aux-rumeurs-denlevements-et-aux-actes-criminels-tshisekedi-exige"><u>renforcement de la sécurité</u></a>,  la police affirme que plusieurs cas relayés sur internet relèvent de rumeurs ou <a href="https://7sur7.cd/2026/03/16/kidnappings-kinshasa-il-ete-revele-que-tous-les-cas-documentes-se-sont-averes-etre-de"><u>d’informations non vérifiées</u></a> alors qu’il existe plusieurs faits vérifiables. </p><p><br></p><p>Selon l’analyse des éléments collectés dans la presse, au moins 16 faits criminels ont été signalés à Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en février 2025, un <a href="https://www.radiookapi.net/2025/02/25/actualite/securite/kinshasa-deux-morts-et-un-blesse-lors-dun-braquage-lemba"><u>braquage spectaculaire</u> </a>mené par des hommes armés dans une pharmacie à Lemba a fait deux morts et un blessé. En mai de la même année, des hommes armés ont fait irruption sur le site de l’Université de Kinshasa. En plein jour,  ils ont <a href="https://actualite.cd/2025/05/31/braquage-lunikin-des-criminels-ont-emporte-de-largent-des-cambistes-oeuvrant-sur-le-site"><u>braqué des changeurs de monnaie</u> </a>avant de disparaître avec une importante somme d’argent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en août, les habitants ont également été confrontés à des épisodes de violence particulièrement marquants : près de <a href="https://www.radiookapi.net/2025/08/29/actualite/securite/insecurite-kinshasa-des-bandits-pillent-pres-de-70-maisons-en-une-nuit"><u>70 maisons ont été pillées en une seule</u></a> nuit par des bandits armés dans le quartier Matadi-Mayo. </p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Face à la recrudescence des actes criminels à Kinshasa, la députée <a href="https://talatala.cd/deputes/1041/"><u>Randall Muzito</u></a> a déposé, le mercredi 4 mars 2026, <a href="https://talatala.cd/suivi-activites-parlementaires/796/"><u>une question écrite au bureau de l’Assemblée nationale</u></a>, adressée à Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, <a href="https://congoprofond.net/kinshasa-sous-le-choc-le-commercant-freddy-ekofo-abattu-lors-dun-braquage-a-yolo-sud1/"><u>Freddy Ekofo</u></a>, vendeur de bijoux au marché central de Kinshasa, a été abattu par des hommes armés au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirées de cette recrudescence de l’insécurité dans la capitale congolaise ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce 11e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis <b>Joël Kiniati</b>, analyste des données à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.</p><p><br></p><p>Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dénoncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, d’attaques de domiciles et d’agressions armées. Une situation alarmante mais différemment perçue par les autorités. Si le président de la République exige un <a href="https://www.opinion-info.cd/politique/2026/03/15/kinshasa-face-aux-rumeurs-denlevements-et-aux-actes-criminels-tshisekedi-exige"><u>renforcement de la sécurité</u></a>,  la police affirme que plusieurs cas relayés sur internet relèvent de rumeurs ou <a href="https://7sur7.cd/2026/03/16/kidnappings-kinshasa-il-ete-revele-que-tous-les-cas-documentes-se-sont-averes-etre-de"><u>d’informations non vérifiées</u></a> alors qu’il existe plusieurs faits vérifiables. </p><p><br></p><p>Selon l’analyse des éléments collectés dans la presse, au moins 16 faits criminels ont été signalés à Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en février 2025, un <a href="https://www.radiookapi.net/2025/02/25/actualite/securite/kinshasa-deux-morts-et-un-blesse-lors-dun-braquage-lemba"><u>braquage spectaculaire</u> </a>mené par des hommes armés dans une pharmacie à Lemba a fait deux morts et un blessé. En mai de la même année, des hommes armés ont fait irruption sur le site de l’Université de Kinshasa. En plein jour,  ils ont <a href="https://actualite.cd/2025/05/31/braquage-lunikin-des-criminels-ont-emporte-de-largent-des-cambistes-oeuvrant-sur-le-site"><u>braqué des changeurs de monnaie</u> </a>avant de disparaître avec une importante somme d’argent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en août, les habitants ont également été confrontés à des épisodes de violence particulièrement marquants : près de <a href="https://www.radiookapi.net/2025/08/29/actualite/securite/insecurite-kinshasa-des-bandits-pillent-pres-de-70-maisons-en-une-nuit"><u>70 maisons ont été pillées en une seule</u></a> nuit par des bandits armés dans le quartier Matadi-Mayo. </p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 15:38:56 +0000</pubDate>
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                <title>Quel sera l’impact des sanctions américaines contre l’armée rwandaise ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’armée rwandaise et quatre de ses officiers supérieurs. Annoncées le 2 mars, elles constituent un tournant diplomatique dans la crise qui secoue la partie orientale de la République démocratique du Congo.  </p><p>Quel sera l’impact de ces sanctions ?</p><p>Bonjour !</p><p><br></p><p>Je suis <b>Ildefonse Bwakyanakazi</b>, gestionnaire des données du Baromètre sécuritaire du Kivu à Ebuteli. Vous écoutez le 10e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 13 mars 2026.</p><p><br></p><p>Les sanctions imposées consistent en un gel de tous les avoirs aux États-Unis appartenant à l’armée rwandaise, aux entités qu’elle détient à plus de 50 %, et aux quatre officiers sanctionnés, à l’interdiction pour les entreprises et citoyens américains de réaliser des transactions avec eux et des restrictions de visas pour certains responsables rwandais. En pratique, et à moins que des autorisations spécifiques soient accordées, cela signifie que ces entités ne pourront plus utiliser ni le dollar, ni le système international de paiement Swift, ni les cartes bancaires américaines, qui dominent le système, ni utiliser les services des sociétés technologiques américaines, comme Microsoft et Google.</p><p><br></p><p>L’impact sur la capacité militaire du Rwanda est difficile à estimer. Son rôle au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU n’est pas directement mis en cause. Par ailleurs, l’armée rwandaise ne dépend pas fortement des équipements américains et possède une structure logistique autonome. Toutefois, ses fournisseurs non américains pourraient devoir réévaluer leur coopération à la suite de ces sanctions pour ne pas prendre le risque d’être à leur tour sanctionnés, si le dollar est utilisé dans la transaction par exemple. </p><p><br></p><p>Ces sanctions pourraient aussi avoir un effet indirect sur les exportations de minerais par le Rwanda. Les acheteurs internationaux devraient notamment être certains que leurs fournisseurs ne sont pas contrôlés par l’armée rwandaise ou un des officiers supérieurs visés s’ils ne veulent pas s’exposer au risque d’être à leur tour sanctionnées. </p><p>Plus globalement, l’administration américaine envoie un signal aux réseaux financiers internationaux : toute coopération avec ces structures peut désormais exposer à des amendes. Cela pourrait compliquer l’accès aux circuits financiers internationaux pour certaines élites sécuritaires rwandaises.</p><p><br></p><p>Ces sanctions fragilisent aussi l’image internationale du Rwanda, longtemps présenté comme un partenaire sécuritaire fiable de l’Occident. Elles marquent aussi une rupture symbolique. C’est la première fois que l’armée rwandaise est directement sanctionnée par les États-Unis. </p><p><br></p><p>Les sanctions interviennent dans un contexte où plusieurs initiatives diplomatiques dont les accords de paix signés à Washington fin 2025 tentaient de stabiliser la région. </p><p>Washington accuse le Rwanda d’avoir violé ces accords en continuant d’appuyer militairement le M23 malgré le processus diplomatique.</p><p><br></p><p>En conséquence, les États-Unis cherchent avant tout à utiliser ces sanctions comme levier politique pour contraindre Kigali à respecter ses engagements souscrits dans différents accords en cessant son soutien au M23. L’objectif n’est donc pas seulement punitif mais stratégique.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’armée rwandaise et quatre de ses officiers supérieurs. Annoncées le 2 mars, elles constituent un tournant diplomatique dans la crise qui secoue la partie orientale de la République démocratique du Congo.  </p><p>Quel sera l’impact de ces sanctions ?</p><p>Bonjour !</p><p><br></p><p>Je suis <b>Ildefonse Bwakyanakazi</b>, gestionnaire des données du Baromètre sécuritaire du Kivu à Ebuteli. Vous écoutez le 10e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 13 mars 2026.</p><p><br></p><p>Les sanctions imposées consistent en un gel de tous les avoirs aux États-Unis appartenant à l’armée rwandaise, aux entités qu’elle détient à plus de 50 %, et aux quatre officiers sanctionnés, à l’interdiction pour les entreprises et citoyens américains de réaliser des transactions avec eux et des restrictions de visas pour certains responsables rwandais. En pratique, et à moins que des autorisations spécifiques soient accordées, cela signifie que ces entités ne pourront plus utiliser ni le dollar, ni le système international de paiement Swift, ni les cartes bancaires américaines, qui dominent le système, ni utiliser les services des sociétés technologiques américaines, comme Microsoft et Google.</p><p><br></p><p>L’impact sur la capacité militaire du Rwanda est difficile à estimer. Son rôle au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU n’est pas directement mis en cause. Par ailleurs, l’armée rwandaise ne dépend pas fortement des équipements américains et possède une structure logistique autonome. Toutefois, ses fournisseurs non américains pourraient devoir réévaluer leur coopération à la suite de ces sanctions pour ne pas prendre le risque d’être à leur tour sanctionnés, si le dollar est utilisé dans la transaction par exemple. </p><p><br></p><p>Ces sanctions pourraient aussi avoir un effet indirect sur les exportations de minerais par le Rwanda. Les acheteurs internationaux devraient notamment être certains que leurs fournisseurs ne sont pas contrôlés par l’armée rwandaise ou un des officiers supérieurs visés s’ils ne veulent pas s’exposer au risque d’être à leur tour sanctionnées. </p><p>Plus globalement, l’administration américaine envoie un signal aux réseaux financiers internationaux : toute coopération avec ces structures peut désormais exposer à des amendes. Cela pourrait compliquer l’accès aux circuits financiers internationaux pour certaines élites sécuritaires rwandaises.</p><p><br></p><p>Ces sanctions fragilisent aussi l’image internationale du Rwanda, longtemps présenté comme un partenaire sécuritaire fiable de l’Occident. Elles marquent aussi une rupture symbolique. C’est la première fois que l’armée rwandaise est directement sanctionnée par les États-Unis. </p><p><br></p><p>Les sanctions interviennent dans un contexte où plusieurs initiatives diplomatiques dont les accords de paix signés à Washington fin 2025 tentaient de stabiliser la région. </p><p>Washington accuse le Rwanda d’avoir violé ces accords en continuant d’appuyer militairement le M23 malgré le processus diplomatique.</p><p><br></p><p>En conséquence, les États-Unis cherchent avant tout à utiliser ces sanctions comme levier politique pour contraindre Kigali à respecter ses engagements souscrits dans différents accords en cessant son soutien au M23. L’objectif n’est donc pas seulement punitif mais stratégique.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 18:50:15 +0000</pubDate>
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Les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’armée rwandaise et quatre de ses officiers supérieurs. Annoncées le 2 mars, elles constituent un tournant diplomatique dans la crise qui secoue la partie orientale de la République démocratique du Congo...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Secrétariat général de l’OIF : nouveau terrain de guerre entre Kinshasa et Kigali ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><br></p><p>Fin février, la RDC a annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).  Juliana Lumumba  a été désignée pour rivaliser avec la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un nouveau mandat, après ceux de 2018 et 2022 à la tête de l’institution. L’OIF est-elle devenue un nouveau champ de confrontation diplomatique entre Kinshasa et Kigali ?</p><p><br></p><p>Bonjour ! </p><p><br></p><p>Je suis <b>Ange Makadi Ngoy</b>, chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 9e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 6 mars 2026. </p><p><br></p><p>C’est une nouvelle scène de rivalité entre Kinshasa et Kigali. Cette fois-ci, elle se joue au sommet de la Francophonie. Kinshasa a finalement déposé une candidature au poste de secrétaire général de l’OIF, une organisation dont elle est membre depuis près de 50 ans. Et, c’est la première fois que le pays brigue cette fonction. Pourquoi maintenant ?</p><p><br></p><p>Depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, la RDC cherche à renforcer sa présence diplomatique et à reprendre sa place dans les concerts de nations. Mais cette candidature s’inscrit également dans le contexte de tensions entre Kinshasa et Kigali, lié à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis 2021, Kinshasa fait face à la résurgence du M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda. Avec l’appui de l’armée rwandaise, le M23 a réussi à occuper deux grandes villes du pays : Goma et Bukavu.</p><p> </p><p>Dans ce contexte, l’OIF, dirigée par l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise, est accusée par Kinshasa, à tort ou à raison, de défendre les intérêts rwandais en lieu et place de ceux des pays membres. En 2022, Jean-Michel Sama Lukonde, alors Premier ministre, avait boycotté la photo de famille de l’OIF. En 2023, <a href="https://www.ebuteli.org/publications/podcasts/audit-du-fichier-electoral-en-rdc-quelle-alternative-a-l-oif"><u>l’organisation avait renoncé à auditer le fichier électoral congolais, officiellement « faute de temps</u></a> », alors qu’une partie de l’opinion congolaise avait une méfiance à son égard. Lors du IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa, Louise Mushikiwabo n’avait pas été invitée par la RDC à l’ouverture de la cérémonie. Les autorités congolaises avaient soutenu, à l’époque, qu’en tant que co-organisatrice, la secrétaire générale de l’OIF n’avait pas besoin d’une invitation formelle.</p><p><br>Pour rivaliser avec Mushikiwabo aujourd’hui, Kinshasa décide de présenter Juliana Lumumba, ancienne ministre de la Culture en RDC. Elle est diplômée de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en France. Mais sa candidature repose aussi sur une dimension symbolique forte : elle est la fille du premier Premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba. Kinshasa semble ainsi miser sur l’aura du nom de Lumumba, l’un des héros de l'indépendance du pays.  « Un nom qui parle à toute l’Afrique », <a href="https://www.jeuneafrique.com/1770258/politique/oif-la-candidature-de-juliana-amato-lumumba-face-a-louise-mushikiwabo-est-un-acte-de-responsabilite-pas-de-confrontation/"><u>a d’ailleurs affirmé Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie, sur </u><em><u>Jeune Afrique</u></em><u>.</u></a> Le nom de Lumumba conserve une forte portée symbolique. « Lumumba Vea », supporter congolais et sosie de Lumumba, l’a bien démontré lors de la récente Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Maroc.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p><p>Fin février, la RDC a annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).  Juliana Lumumba  a été désignée pour rivaliser avec la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un nouveau mandat, après ceux de 2018 et 2022 à la tête de l’institution. L’OIF est-elle devenue un nouveau champ de confrontation diplomatique entre Kinshasa et Kigali ?</p><p><br></p><p>Bonjour ! </p><p><br></p><p>Je suis <b>Ange Makadi Ngoy</b>, chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 9e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 6 mars 2026. </p><p><br></p><p>C’est une nouvelle scène de rivalité entre Kinshasa et Kigali. Cette fois-ci, elle se joue au sommet de la Francophonie. Kinshasa a finalement déposé une candidature au poste de secrétaire général de l’OIF, une organisation dont elle est membre depuis près de 50 ans. Et, c’est la première fois que le pays brigue cette fonction. Pourquoi maintenant ?</p><p><br></p><p>Depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, la RDC cherche à renforcer sa présence diplomatique et à reprendre sa place dans les concerts de nations. Mais cette candidature s’inscrit également dans le contexte de tensions entre Kinshasa et Kigali, lié à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis 2021, Kinshasa fait face à la résurgence du M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda. Avec l’appui de l’armée rwandaise, le M23 a réussi à occuper deux grandes villes du pays : Goma et Bukavu.</p><p> </p><p>Dans ce contexte, l’OIF, dirigée par l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise, est accusée par Kinshasa, à tort ou à raison, de défendre les intérêts rwandais en lieu et place de ceux des pays membres. En 2022, Jean-Michel Sama Lukonde, alors Premier ministre, avait boycotté la photo de famille de l’OIF. En 2023, <a href="https://www.ebuteli.org/publications/podcasts/audit-du-fichier-electoral-en-rdc-quelle-alternative-a-l-oif"><u>l’organisation avait renoncé à auditer le fichier électoral congolais, officiellement « faute de temps</u></a> », alors qu’une partie de l’opinion congolaise avait une méfiance à son égard. Lors du IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa, Louise Mushikiwabo n’avait pas été invitée par la RDC à l’ouverture de la cérémonie. Les autorités congolaises avaient soutenu, à l’époque, qu’en tant que co-organisatrice, la secrétaire générale de l’OIF n’avait pas besoin d’une invitation formelle.</p><p><br>Pour rivaliser avec Mushikiwabo aujourd’hui, Kinshasa décide de présenter Juliana Lumumba, ancienne ministre de la Culture en RDC. Elle est diplômée de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en France. Mais sa candidature repose aussi sur une dimension symbolique forte : elle est la fille du premier Premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba. Kinshasa semble ainsi miser sur l’aura du nom de Lumumba, l’un des héros de l'indépendance du pays.  « Un nom qui parle à toute l’Afrique », <a href="https://www.jeuneafrique.com/1770258/politique/oif-la-candidature-de-juliana-amato-lumumba-face-a-louise-mushikiwabo-est-un-acte-de-responsabilite-pas-de-confrontation/"><u>a d’ailleurs affirmé Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie, sur </u><em><u>Jeune Afrique</u></em><u>.</u></a> Le nom de Lumumba conserve une forte portée symbolique. « Lumumba Vea », supporter congolais et sosie de Lumumba, l’a bien démontré lors de la récente Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Maroc.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:45:35 +0000</pubDate>
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                <title>La mort de Willy Ngoma marque-t-elle un tournant dans le conflit du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 24 février, un drone a tué Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion de l’AFC/M23, près de la cité minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs rapports et sources diplomatiques, l'attaque de drone, menée dans la ferme de Kishusha, a fait au moins huit autres morts. Que nous apprend cette frappe ciblée sur l'état du conflit et sur l'avenir du processus de paix ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans le 8e épisode de la saison 6 de<em> Po Na Biso</em>, la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique d'Ebuteli.</p><p><br></p><p>La conclusion la plus évidente est peut-être que le cessez-le-feu proposé par le gouvernement angolais et accepté par Kinshasa il y a tout juste une semaine semble déjà obsolète. Cela n'a rien de surprenant : selon notre décompte, au moins huit cessez-le-feu ont été déclarés depuis le début du conflit en 2021, et rares sont ceux qui ont duré plus de quelques semaines. L’AFC/M23 et le gouvernement congolais avaient convenu en avril 2025 de suspendre les combats jusqu'à la fin des pourparlers au Qatar ; ces pourparlers sont toujours en cours, près d'un an plus tard.</p><p><br></p><p>Plus largement, l'ensemble du processus de paix semble désormais compromis. Lorsque, après la chute de Goma et de Bukavu au début de l'année dernière, les États-Unis et le Qatar ont pris en main le processus de paix, ils ont réussi à empêcher tout combat à grande échelle. Un accord de paix entre les gouvernements rwandais et congolais a été signé à Washington en juillet 2025, puis réaffirmé en décembre. Parallèlement, l’AFC/M23 et le gouvernement congolais ont poursuivi leurs propres pourparlers à Doha, concluant une déclaration de principes en juillet, puis consolidant leurs engagements dans un accord-cadre en novembre.</p><p><br></p><p>Cette dynamique s'est toutefois effondrée de manière spectaculaire début décembre, lorsque, alors même que les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi se rendaient à Washington pour signer un nouvel accord de paix, les troupes rwandaises et celles du M23 ont lancé une nouvelle offensive majeure, rejoignant leurs alliés Twirwaneho dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu et s'emparant de la ville d'Uvira. Puis, les 31 janvier et 5 février, des drones ont attaqué l'aéroport de Bangboka, près de Kisangani, le quartier général oriental de l'armée congolaise.</p><p><br></p><p>Le gouvernement congolais n'est pas resté inactif non plus. Fin janvier 2026, il a lancé des attaques à grande échelle contre les positions du M23 et de l’armée rwandaise dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu, avec l'appui des milices Wazalendo et de l'armée burundaise, manquant de peu de reprendre Minembwe. L'attaque de drone qui a tué Willy Ngoma s'inscrivait dans le cadre d'une autre offensive dans le territoire de Masisi, au cours de laquelle certains villages ont été repris.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 24 février, un drone a tué Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion de l’AFC/M23, près de la cité minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs rapports et sources diplomatiques, l'attaque de drone, menée dans la ferme de Kishusha, a fait au moins huit autres morts. Que nous apprend cette frappe ciblée sur l'état du conflit et sur l'avenir du processus de paix ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans le 8e épisode de la saison 6 de<em> Po Na Biso</em>, la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique d'Ebuteli.</p><p><br></p><p>La conclusion la plus évidente est peut-être que le cessez-le-feu proposé par le gouvernement angolais et accepté par Kinshasa il y a tout juste une semaine semble déjà obsolète. Cela n'a rien de surprenant : selon notre décompte, au moins huit cessez-le-feu ont été déclarés depuis le début du conflit en 2021, et rares sont ceux qui ont duré plus de quelques semaines. L’AFC/M23 et le gouvernement congolais avaient convenu en avril 2025 de suspendre les combats jusqu'à la fin des pourparlers au Qatar ; ces pourparlers sont toujours en cours, près d'un an plus tard.</p><p><br></p><p>Plus largement, l'ensemble du processus de paix semble désormais compromis. Lorsque, après la chute de Goma et de Bukavu au début de l'année dernière, les États-Unis et le Qatar ont pris en main le processus de paix, ils ont réussi à empêcher tout combat à grande échelle. Un accord de paix entre les gouvernements rwandais et congolais a été signé à Washington en juillet 2025, puis réaffirmé en décembre. Parallèlement, l’AFC/M23 et le gouvernement congolais ont poursuivi leurs propres pourparlers à Doha, concluant une déclaration de principes en juillet, puis consolidant leurs engagements dans un accord-cadre en novembre.</p><p><br></p><p>Cette dynamique s'est toutefois effondrée de manière spectaculaire début décembre, lorsque, alors même que les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi se rendaient à Washington pour signer un nouvel accord de paix, les troupes rwandaises et celles du M23 ont lancé une nouvelle offensive majeure, rejoignant leurs alliés Twirwaneho dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu et s'emparant de la ville d'Uvira. Puis, les 31 janvier et 5 février, des drones ont attaqué l'aéroport de Bangboka, près de Kisangani, le quartier général oriental de l'armée congolaise.</p><p><br></p><p>Le gouvernement congolais n'est pas resté inactif non plus. Fin janvier 2026, il a lancé des attaques à grande échelle contre les positions du M23 et de l’armée rwandaise dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu, avec l'appui des milices Wazalendo et de l'armée burundaise, manquant de peu de reprendre Minembwe. L'attaque de drone qui a tué Willy Ngoma s'inscrivait dans le cadre d'une autre offensive dans le territoire de Masisi, au cours de laquelle certains villages ont été repris.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 06:24:12 +0000</pubDate>
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Le 24 février, un drone a tué Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion de l’AFC/M23, près de la cité minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs rapports et sources diplomatiques, l'attaque de drone, menée dans la ferm...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Crise en RDC : Ndayishimiye remettra-t-il l’UA au centre de la résolution, là où ses prédécesseurs ont échoué ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis le 14 février 2026, Evariste Ndayishimiye, président du Burundi, a pris la présidence tournante de l'Union africaine. Il a annoncé mettre son mandat sous le sceau de la recherche de la paix alors que le continent fait face à plusieurs crises sécuritaires dont la guerre en République démocratique du Congo dans laquelle le Burundi est aussi impliqué militairement. Depuis la récente escalade violence dans la plaine de la Ruzizi, le Burundi a accueilli des milliers de réfugiés congolais venus de la RDC. </p><p><br></p><p>Le président Ndayishimiye parviendra-t-il à remettre l’organisation régionale au centre de la résolution de la crise en RDC ? </p><p>Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal sur les conflits à Ebuteli. Vous écoutez le 7e  épisode de la saison 5 de <em>Po Na Biso</em>, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 20 février 2026<em>.</em></p><p><br></p><p>Le thème annuel de l’UA pour 2026 est  <a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/journal-de-l-afrique/20260214-39e-sommet-de-l-union-africaine-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-l-eau-probl%C3%A9matique-centrale-sur-le-continent"><u>l'accès à l’eau</u></a>. Tout de même, les priorités du mandat burundais seront aussi les questions de paix au Sahel, au Soudan, dans la Corne de l'Afrique et dans les Grands Lacs. Les troupes burundaises sont en RDC en appui à la coalition gouvernementale face à la résurgence du Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda avec qui Bujumbura est en froid depuis plusieurs années. L'absence du président Paul Kagame au sommet de l'UA pourrait s'expliquer par cette tension régionale. Le pouvoir burundais est donc dans une situation délicate pour jouer un rôle positif alors qu'il est perçu comme une partie au conflit. Africa Intelligence <a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-est-et-corne/2026/02/18/les-premiers-chantiers-d-evariste-ndayishimiye-a-la-tete-de-l-ua,110661201-art"><u>annonçait</u></a> qu'Évariste Ndayishimiye envisageait la possibilité de nommer un représentant burundais de haut niveau, au fort capital politique, pour suivre ce conflit.</p><p><br></p><p>Sur le plan politique et diplomatique, les efforts de l’UA se limitaient à une contribution modeste aux médiations en cours. Avant que Ndayishimiye prenne les rênes de l’Union africaine, celle-ci  essayait de se positionner dans le paysage des processus de paix qui sont principalement conduits par le Qatar en ce qui concerne les pourparlers directs entre la RDC et le M23 qui se tiennent à Doha et par les américains en ce qui concerne le processus de Washington qui a déjà abouti à la signature d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC. Ces deux processus peinent malgré tout à faire réaliser ne fut-ce qu’un cessez-le-feu. On constate une dispersion des efforts et un manque de cohérence alors que l‘UA aurait pu jouer ce rôle de coordination. </p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 14 février 2026, Evariste Ndayishimiye, président du Burundi, a pris la présidence tournante de l'Union africaine. Il a annoncé mettre son mandat sous le sceau de la recherche de la paix alors que le continent fait face à plusieurs crises sécuritaires dont la guerre en République démocratique du Congo dans laquelle le Burundi est aussi impliqué militairement. Depuis la récente escalade violence dans la plaine de la Ruzizi, le Burundi a accueilli des milliers de réfugiés congolais venus de la RDC. </p><p><br></p><p>Le président Ndayishimiye parviendra-t-il à remettre l’organisation régionale au centre de la résolution de la crise en RDC ? </p><p>Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal sur les conflits à Ebuteli. Vous écoutez le 7e  épisode de la saison 5 de <em>Po Na Biso</em>, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 20 février 2026<em>.</em></p><p><br></p><p>Le thème annuel de l’UA pour 2026 est  <a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/journal-de-l-afrique/20260214-39e-sommet-de-l-union-africaine-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-l-eau-probl%C3%A9matique-centrale-sur-le-continent"><u>l'accès à l’eau</u></a>. Tout de même, les priorités du mandat burundais seront aussi les questions de paix au Sahel, au Soudan, dans la Corne de l'Afrique et dans les Grands Lacs. Les troupes burundaises sont en RDC en appui à la coalition gouvernementale face à la résurgence du Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda avec qui Bujumbura est en froid depuis plusieurs années. L'absence du président Paul Kagame au sommet de l'UA pourrait s'expliquer par cette tension régionale. Le pouvoir burundais est donc dans une situation délicate pour jouer un rôle positif alors qu'il est perçu comme une partie au conflit. Africa Intelligence <a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-est-et-corne/2026/02/18/les-premiers-chantiers-d-evariste-ndayishimiye-a-la-tete-de-l-ua,110661201-art"><u>annonçait</u></a> qu'Évariste Ndayishimiye envisageait la possibilité de nommer un représentant burundais de haut niveau, au fort capital politique, pour suivre ce conflit.</p><p><br></p><p>Sur le plan politique et diplomatique, les efforts de l’UA se limitaient à une contribution modeste aux médiations en cours. Avant que Ndayishimiye prenne les rênes de l’Union africaine, celle-ci  essayait de se positionner dans le paysage des processus de paix qui sont principalement conduits par le Qatar en ce qui concerne les pourparlers directs entre la RDC et le M23 qui se tiennent à Doha et par les américains en ce qui concerne le processus de Washington qui a déjà abouti à la signature d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC. Ces deux processus peinent malgré tout à faire réaliser ne fut-ce qu’un cessez-le-feu. On constate une dispersion des efforts et un manque de cohérence alors que l‘UA aurait pu jouer ce rôle de coordination. </p><p><br></p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Feb 2026 16:17:29 +0000</pubDate>
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                <title>La RDC peut-elle éviter une nouvelle dépendance de son secteur minier ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La semaine passée, une série de signaux a donné l’impression d’un basculement du secteur minier congolais vers l’axe américain. Chemaf, Glencore, Ivanhoe, et même la Gécamines, ont tous pris ou annoncé des décisions allant dans ce sens. Cela a suscité des lectures contrastées, certaines alarmistes, d’autres triomphalistes. Mais, au fond, qu’est-ce que cela pourrait changer pour la RDC ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce 6e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance à l’Institut Ebuteli.</p><p><br></p><p>Nous sommes le vendredi 13 février 2026.</p><p><br></p><p>Ces signaux soulèvent plusieurs questions. Premièrement, pourquoi cette accélération maintenant ? Si l’accord de partenariat stratégique avec et les États-Unis en est le point de départ, le facteur le plus déterminant se situe probablement du côté américain. L’urgence, pour les États-Unis, n’est pas seulement de sécuriser l’accès à certains minerais, elle est aussi de réduire le monopole de la Chine sur les chaînes de valeur des minerais critiques. Aux États-Unis, le discours sur ces minerais ne se limite plus à la transition énergétique, il est désormais fortement lié aux enjeux de sécurité nationale et de défense.</p><p><br></p><p>Deuxième question, celle de la dépendance du côté congolais. Pour l’instant, le risque n’est pas un remplacement d’une dépendance par une autre mais plutôt superposition de dépendance si rien ne change dans la structure du secteur. Aujourd’hui, la dépendance vis-à-vis de la Chine est profonde. Pékin est présent sur une part importante des actifs miniers, pèse sur les volumes exportés, et domine surtout le raffinage et la transformation. Une grande partie du cobalt congolais est par exemple exportée sous forme semi-raffinée vers la Chine, où elle est transformée en produits à plus forte valeur ajoutée, notamment les précurseurs pour batteries. La relation qui pourrait se construire avec les États-Unis reste, elle, incertaine. Tout dépendra des choix du gouvernement congolais. Si le partenariat ne débouche pas sur des investissements dans la transformation locale avant exportation, le pays risque de reproduire, avec un autre acteur, les mêmes mécanismes de vulnérabilité.</p><p><br></p><p>Troisième question, la souveraineté. La RDC est-elle en train de brader ses minerais ? Cette question récurrente dépend surtout de la manière dont ce partenariat sera mis en œuvre côté congolais, notamment de qui décidera, comment, et pour quel but. L’accord signé prévoit un droit de première offre au profit d’acteurs américains pour les projets inscrits dans une réserve stratégique d’actifs. Concrètement, lorsqu’un projet est proposé, des entités américaines disposent d’un délai pour soumettre une proposition et, si elles le font, bénéficient ensuite d’une période de négociation exclusive. En cas de non-intérêt, l’opportunité pourrait ensuite être proposée à d’autres partenaires proches de Washington. Cela réduirait de facto la place d’acteurs extérieurs à ce cercle, notamment la Chine et, plus largement, des acteurs non alignés sur les États-Unis.</p><p><br>Lire la suite sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La semaine passée, une série de signaux a donné l’impression d’un basculement du secteur minier congolais vers l’axe américain. Chemaf, Glencore, Ivanhoe, et même la Gécamines, ont tous pris ou annoncé des décisions allant dans ce sens. Cela a suscité des lectures contrastées, certaines alarmistes, d’autres triomphalistes. Mais, au fond, qu’est-ce que cela pourrait changer pour la RDC ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce 6e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance à l’Institut Ebuteli.</p><p><br></p><p>Nous sommes le vendredi 13 février 2026.</p><p><br></p><p>Ces signaux soulèvent plusieurs questions. Premièrement, pourquoi cette accélération maintenant ? Si l’accord de partenariat stratégique avec et les États-Unis en est le point de départ, le facteur le plus déterminant se situe probablement du côté américain. L’urgence, pour les États-Unis, n’est pas seulement de sécuriser l’accès à certains minerais, elle est aussi de réduire le monopole de la Chine sur les chaînes de valeur des minerais critiques. Aux États-Unis, le discours sur ces minerais ne se limite plus à la transition énergétique, il est désormais fortement lié aux enjeux de sécurité nationale et de défense.</p><p><br></p><p>Deuxième question, celle de la dépendance du côté congolais. Pour l’instant, le risque n’est pas un remplacement d’une dépendance par une autre mais plutôt superposition de dépendance si rien ne change dans la structure du secteur. Aujourd’hui, la dépendance vis-à-vis de la Chine est profonde. Pékin est présent sur une part importante des actifs miniers, pèse sur les volumes exportés, et domine surtout le raffinage et la transformation. Une grande partie du cobalt congolais est par exemple exportée sous forme semi-raffinée vers la Chine, où elle est transformée en produits à plus forte valeur ajoutée, notamment les précurseurs pour batteries. La relation qui pourrait se construire avec les États-Unis reste, elle, incertaine. Tout dépendra des choix du gouvernement congolais. Si le partenariat ne débouche pas sur des investissements dans la transformation locale avant exportation, le pays risque de reproduire, avec un autre acteur, les mêmes mécanismes de vulnérabilité.</p><p><br></p><p>Troisième question, la souveraineté. La RDC est-elle en train de brader ses minerais ? Cette question récurrente dépend surtout de la manière dont ce partenariat sera mis en œuvre côté congolais, notamment de qui décidera, comment, et pour quel but. L’accord signé prévoit un droit de première offre au profit d’acteurs américains pour les projets inscrits dans une réserve stratégique d’actifs. Concrètement, lorsqu’un projet est proposé, des entités américaines disposent d’un délai pour soumettre une proposition et, si elles le font, bénéficient ensuite d’une période de négociation exclusive. En cas de non-intérêt, l’opportunité pourrait ensuite être proposée à d’autres partenaires proches de Washington. Cela réduirait de facto la place d’acteurs extérieurs à ce cercle, notamment la Chine et, plus largement, des acteurs non alignés sur les États-Unis.</p><p><br>Lire la suite sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Feb 2026 20:04:29 +0000</pubDate>
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La semaine passée, une série de signaux a donné l’impression d’un basculement du secteur minier congolais vers l’axe américain. Chemaf, Glencore, Ivanhoe, et même la Gécamines, ont tous pris ou annoncé des décisions allant dans ce sens. Cela a suscité...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Avec le M23, les offensives aériennes s'intensifient, les processus de paix toujours sans effet</title>
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                <description><![CDATA[<p><b>Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, alors que reprenaient timidement les négociations entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, l'aéroport international de Bangboka, dans la ville de Kisangani, a été cible d’une attaque par drones kamikaze, revendiquée par la rébellion de l’AFC/M23, elle visait, selon les rebelles, le centre de commandement des drones de l'armée congolaise.</b></p><p><br></p><p>Dans ce 5e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet d'actualité congolaise, nous décortiquons le décalage persistant entre les initiatives diplomatique-s et la poursuite du conflit sur le terrain. Je suis <b>Henry-Pacifique Mayala, </b>coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 6 février 2026.</p><p><br></p><p>Bonjour,</p><p><br></p><p>Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans son communiqué du 3 février, a annoncé la neutralisation de huit drones kamikazes et précisé qu’aucun dégât humain ou matériel n’avait été enregistré. L’attaque aurait été interceptée et neutralisée grâce au système de défense antiaérienne opéré par des contractants privés turcs, déployés pour la protection de l’un des principaux et du plus récemment rénové aéroport de la RDC. Une deuxième tentative a été signalée au début de l’après-midi du 5 février ; l’engin aurait été abattu sans faire de dégâts par les FARDC et leurs alliés, selon des sources sécuritaires.</p><p><br></p><p>Ces offensives aériennes sont intervenues au même moment que la timide reprise des négociations et la signature des termes de référence du comité conjoint de vérification des violations du cessez-le-feu à Doha. De la même manière,  les offensives de la rébellion de l’AFC/ M23 sur la ville d’Uvira sont survenus peu après l'entérinement de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda. Quelques mois plus tôt, le 15 octobre, des drones des FARDC avaient ciblé et détruit une partie des installations de la mine d’or de Twangiza, au Sud-Kivu, deux jours seulement après la signature du mécanisme de vérification du cessez-le-feu entre la RDC et l'AFC-M23. </p><p><br></p><p>Le ciblage d’un aéroport ou d’autres infrastructures stratégiques aussi éloignées de la zone d’influence de l’AFC/M23 est un fait inédit, tout comme la revendication explicite de ces attaques par la rébellion. Selon les analyses d’experts en la matière, les débris retrouvés sur le lieu correspondent à des drones Baykar Yiha-III, de fabrication Turque. Ce type de drones disposeraient d’une autonomie limitée à environ 120 minutes, avec un rayon d’action n’excédant pas 120 km. Ces caractéristiques suggèrent que ces drones n’ont pu être lancés qu’à partir d’un  périmètre relativement proche, et en tout cas pas depuis la zone contrôlée par l’AFC-M23, trop éloignée.</p><p>La rébellion de l’AFC/M23, qui avait récupéré un important arsenal militaire lors de la prise de Goma et de Bukavu au début de l'année 2025, n’avait jusque-là pas revendiqué l’usage  de capacités aériennes, en particulier de drones kamikazes. Ce n’est que  récemment, lors de l’offensive de décembre 2025 sur la ville d’Uvira, que de tels moyens auraient été mobilisés. Ceci pose la question de leur provenance, alors que l’AFC-M23, sous sanctions, ne peut théoriquement pas acquérir ce type de matériel. </p><p><br></p><p>Lire la suite sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, alors que reprenaient timidement les négociations entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, l'aéroport international de Bangboka, dans la ville de Kisangani, a été cible d’une attaque par drones kamikaze, revendiquée par la rébellion de l’AFC/M23, elle visait, selon les rebelles, le centre de commandement des drones de l'armée congolaise.</b></p><p><br></p><p>Dans ce 5e épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet d'actualité congolaise, nous décortiquons le décalage persistant entre les initiatives diplomatique-s et la poursuite du conflit sur le terrain. Je suis <b>Henry-Pacifique Mayala, </b>coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 6 février 2026.</p><p><br></p><p>Bonjour,</p><p><br></p><p>Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans son communiqué du 3 février, a annoncé la neutralisation de huit drones kamikazes et précisé qu’aucun dégât humain ou matériel n’avait été enregistré. L’attaque aurait été interceptée et neutralisée grâce au système de défense antiaérienne opéré par des contractants privés turcs, déployés pour la protection de l’un des principaux et du plus récemment rénové aéroport de la RDC. Une deuxième tentative a été signalée au début de l’après-midi du 5 février ; l’engin aurait été abattu sans faire de dégâts par les FARDC et leurs alliés, selon des sources sécuritaires.</p><p><br></p><p>Ces offensives aériennes sont intervenues au même moment que la timide reprise des négociations et la signature des termes de référence du comité conjoint de vérification des violations du cessez-le-feu à Doha. De la même manière,  les offensives de la rébellion de l’AFC/ M23 sur la ville d’Uvira sont survenus peu après l'entérinement de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda. Quelques mois plus tôt, le 15 octobre, des drones des FARDC avaient ciblé et détruit une partie des installations de la mine d’or de Twangiza, au Sud-Kivu, deux jours seulement après la signature du mécanisme de vérification du cessez-le-feu entre la RDC et l'AFC-M23. </p><p><br></p><p>Le ciblage d’un aéroport ou d’autres infrastructures stratégiques aussi éloignées de la zone d’influence de l’AFC/M23 est un fait inédit, tout comme la revendication explicite de ces attaques par la rébellion. Selon les analyses d’experts en la matière, les débris retrouvés sur le lieu correspondent à des drones Baykar Yiha-III, de fabrication Turque. Ce type de drones disposeraient d’une autonomie limitée à environ 120 minutes, avec un rayon d’action n’excédant pas 120 km. Ces caractéristiques suggèrent que ces drones n’ont pu être lancés qu’à partir d’un  périmètre relativement proche, et en tout cas pas depuis la zone contrôlée par l’AFC-M23, trop éloignée.</p><p>La rébellion de l’AFC/M23, qui avait récupéré un important arsenal militaire lors de la prise de Goma et de Bukavu au début de l'année 2025, n’avait jusque-là pas revendiqué l’usage  de capacités aériennes, en particulier de drones kamikazes. Ce n’est que  récemment, lors de l’offensive de décembre 2025 sur la ville d’Uvira, que de tels moyens auraient été mobilisés. Ceci pose la question de leur provenance, alors que l’AFC-M23, sous sanctions, ne peut théoriquement pas acquérir ce type de matériel. </p><p><br></p><p>Lire la suite sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:26:32 +0000</pubDate>
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Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, alors que reprenaient timidement les négociations entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, l'aéroport international de Bangboka, dans la ville de Kisangani, a été cible...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Élections 2028 en RDC : et si on ne se posait pas les bonnes questions ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ces derniers jours, les personnalités publiques proches de la coalition au pouvoir rivalisent de prises de position sur la nature du mandat du chef de l’État. Pour certains, le dernier quinquennat du président Félix Tshisekedi se serait transformé en mission de défense de la patrie face à l’agression. Pour d’autres, il faudrait tout simplement reléguer les élections au second plan tant que le pays est en guerre.</p><p>Mais si le vrai enjeu était ailleurs ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ces derniers jours, les personnalités publiques proches de la coalition au pouvoir rivalisent de prises de position sur la nature du mandat du chef de l’État. Pour certains, le dernier quinquennat du président Félix Tshisekedi se serait transformé en mission de défense de la patrie face à l’agression. Pour d’autres, il faudrait tout simplement reléguer les élections au second plan tant que le pays est en guerre.</p><p>Mais si le vrai enjeu était ailleurs ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Jan 2026 13:43:43 +0000</pubDate>
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                <title>Les États-Unis sont-ils encore un partenaire fiable pour la RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><b>Au cours de la semaine passée, deux événements aux significations contradictoires pour la relation entre la RDC et les États-Unis se sont produits. D’un côté, les rebelles de l’AFC-M23 se sont retirés de la ville d’Uvira après les pressions, au moins verbales, des États-Unis. De l’autre, Washington a décidé de suspendre toute possibilité d’immigration aux États-Unis pour les Congolais, au même titre que 75 autres nationalités. À l’heure où les Etats-Unis multiplient les violations du droit international, sont-ils encore un partenaire fiable pour la RDC ?</b></p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenu dans le 3e épisode de la saison 6 de<em> Po Na Biso </em>la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, directeur du pilier violence à l’institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons à la crédibilité des États-Unis comme partenaire clé de la RDC.</p><p><br></p><p>Lorsque Donald Trump est revenu au pouvoir, en janvier 2025, l’idée de forger un partenariat stratégique avec lui semblait cohérente pour Kinshasa. Quoi qu’on pense de lui, il est à la tête de la première puissance militaire et économique mondiale et dispose de moyens de pression réels contre le Rwanda. Par ailleurs, dans sa rivalité avec la Chine et sa volonté de grandeur des États-Unis, il ne pouvait que s’intéresser aux ressources minières dont dispose la RDC.  </p><p>L’année 2025 n’a pas vu les États-Unis exercer des pressions décisives sur le Rwanda, dont les troupes sont toujours présentes dans l’Est de la RDC, mais quelques signes encourageants se sont manifestés : Washington s’est impliqué dans la crise, notamment par l’intermédiaire de Massad Boulos, et ses pressions semblent avoir contribué à obtenir le retrait de l’AFC-M23 et des troupes rwandaises de Walikale-centre en mars. Surtout, les États-Unis sont devenus des médiateurs actifs entre la RDC et le Rwanda, jusqu’à la signature des accords de Washington, le 4 décembre dernier.</p><p>Dans le cadre de cette relation, la RDC a semblé faire des concessions importantes, avec notamment la signature d’un accord de partenariat stratégique, qui donne la priorité aux entreprises américaines sur une part des ressources congolaises. Depuis, selon Reuters, la RDC a remis à Washington une liste d’actifs pour lesquels les États-Unis auront un droit de  préemption, dont des gisements d’or, de lithium, de cuivre, de cobalt et de manganèse. La Gécamines a par ailleurs annoncé la livraison de 100 000 tonnes de cuivre aux États-Unis.</p><p><br></p><p>La RDC a-t-elle obtenu des gains à la hauteur de ces concessions ? L’AFC-M23 et l’armée rwandaise ont pris la ville d’Uvira le 10 décembre, soit six jours après la signature des accords de Washington, portant atteinte à la crédibilité du processus. Le secrétaire d’État Marco Rubio a publiquement condamné une « violation claire » des accords de paix par le Rwanda, et l’ambassadeur auprès des Nations-Unies Mike Waltz a affirmé que Washington utiliserait « les outils à sa disposition » contre ceux qui sabotent le processus de paix. Mais aucune nouvelle sanction n’a été actée à ce jour à l’égard du Rwanda, pourtant vulnérable en raison notamment de sa dépendance aux financements de la Banque mondiale et au flux de touristes. Sous l’administration Trump, le processus de décision semble être devenu particulièrement lent et chaotique.</p><p>Mais le M23 s’est malgré tout retiré d’Uvira le 16 janvier pour se repositionner à 30 kilomètres. Était-ce la conséquence des menaces des États-Unis ? Une autre hypothèse serait qu’il s’agit d’un repositionnement stratégique de sa part, pour renforcer d’autres fronts.</p><p> </p><p><b>Lire la suite sur le site www.ebuteli.org</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Au cours de la semaine passée, deux événements aux significations contradictoires pour la relation entre la RDC et les États-Unis se sont produits. D’un côté, les rebelles de l’AFC-M23 se sont retirés de la ville d’Uvira après les pressions, au moins verbales, des États-Unis. De l’autre, Washington a décidé de suspendre toute possibilité d’immigration aux États-Unis pour les Congolais, au même titre que 75 autres nationalités. À l’heure où les Etats-Unis multiplient les violations du droit international, sont-ils encore un partenaire fiable pour la RDC ?</b></p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenu dans le 3e épisode de la saison 6 de<em> Po Na Biso </em>la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, directeur du pilier violence à l’institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons à la crédibilité des États-Unis comme partenaire clé de la RDC.</p><p><br></p><p>Lorsque Donald Trump est revenu au pouvoir, en janvier 2025, l’idée de forger un partenariat stratégique avec lui semblait cohérente pour Kinshasa. Quoi qu’on pense de lui, il est à la tête de la première puissance militaire et économique mondiale et dispose de moyens de pression réels contre le Rwanda. Par ailleurs, dans sa rivalité avec la Chine et sa volonté de grandeur des États-Unis, il ne pouvait que s’intéresser aux ressources minières dont dispose la RDC.  </p><p>L’année 2025 n’a pas vu les États-Unis exercer des pressions décisives sur le Rwanda, dont les troupes sont toujours présentes dans l’Est de la RDC, mais quelques signes encourageants se sont manifestés : Washington s’est impliqué dans la crise, notamment par l’intermédiaire de Massad Boulos, et ses pressions semblent avoir contribué à obtenir le retrait de l’AFC-M23 et des troupes rwandaises de Walikale-centre en mars. Surtout, les États-Unis sont devenus des médiateurs actifs entre la RDC et le Rwanda, jusqu’à la signature des accords de Washington, le 4 décembre dernier.</p><p>Dans le cadre de cette relation, la RDC a semblé faire des concessions importantes, avec notamment la signature d’un accord de partenariat stratégique, qui donne la priorité aux entreprises américaines sur une part des ressources congolaises. Depuis, selon Reuters, la RDC a remis à Washington une liste d’actifs pour lesquels les États-Unis auront un droit de  préemption, dont des gisements d’or, de lithium, de cuivre, de cobalt et de manganèse. La Gécamines a par ailleurs annoncé la livraison de 100 000 tonnes de cuivre aux États-Unis.</p><p><br></p><p>La RDC a-t-elle obtenu des gains à la hauteur de ces concessions ? L’AFC-M23 et l’armée rwandaise ont pris la ville d’Uvira le 10 décembre, soit six jours après la signature des accords de Washington, portant atteinte à la crédibilité du processus. Le secrétaire d’État Marco Rubio a publiquement condamné une « violation claire » des accords de paix par le Rwanda, et l’ambassadeur auprès des Nations-Unies Mike Waltz a affirmé que Washington utiliserait « les outils à sa disposition » contre ceux qui sabotent le processus de paix. Mais aucune nouvelle sanction n’a été actée à ce jour à l’égard du Rwanda, pourtant vulnérable en raison notamment de sa dépendance aux financements de la Banque mondiale et au flux de touristes. Sous l’administration Trump, le processus de décision semble être devenu particulièrement lent et chaotique.</p><p>Mais le M23 s’est malgré tout retiré d’Uvira le 16 janvier pour se repositionner à 30 kilomètres. Était-ce la conséquence des menaces des États-Unis ? Une autre hypothèse serait qu’il s’agit d’un repositionnement stratégique de sa part, pour renforcer d’autres fronts.</p><p> </p><p><b>Lire la suite sur le site www.ebuteli.org</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 15:36:26 +0000</pubDate>
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Au cours de la semaine passée, deux événements aux significations contradictoires pour la relation entre la RDC et les États-Unis se sont produits. D’un côté, les rebelles de l’AFC-M23 se sont retirés de la ville d’Uvira après les pressions, au moins...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Campagne controversée de la nouvelle plaque minéralogique en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p><b>Le 2 janvier, le directeur général de la Direction générale des impôts (DGI) a publié un communiqué invitant les propriétaires des véhicules à se procurer de nouvelles plaques minéralogiques sécurisées à partir du 6 janvier 2026, en vue de se conformer à la nouvelle réglementation. Cette plaque présenterait l’avantage d’améliorer la sécurité des automobilistes, d’harmoniser le système national d’immatriculation des véhicules, et de faciliter le contrôle routier par les services de la police. Depuis lors, la campagne annoncée suscite des interrogations, tant sur la crédibilité que sur la légitimité de ce type d’ initiative, dans un contexte où l’Etat demeure, dans une large mesure, incapable de faire respecter sa régulation dans le secteur du transport routier.</b><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 16 janvier 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.</p><p><br></p><p><b>Lire la suite sur www.ebuteli.org</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 2 janvier, le directeur général de la Direction générale des impôts (DGI) a publié un communiqué invitant les propriétaires des véhicules à se procurer de nouvelles plaques minéralogiques sécurisées à partir du 6 janvier 2026, en vue de se conformer à la nouvelle réglementation. Cette plaque présenterait l’avantage d’améliorer la sécurité des automobilistes, d’harmoniser le système national d’immatriculation des véhicules, et de faciliter le contrôle routier par les services de la police. Depuis lors, la campagne annoncée suscite des interrogations, tant sur la crédibilité que sur la légitimité de ce type d’ initiative, dans un contexte où l’Etat demeure, dans une large mesure, incapable de faire respecter sa régulation dans le secteur du transport routier.</b><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de la saison 6 de <em>Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 16 janvier 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.</p><p><br></p><p><b>Lire la suite sur www.ebuteli.org</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Jan 2026 15:48:45 +0000</pubDate>
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Le 2 janvier, le directeur général de la Direction générale des impôts (DGI) a publié un communiqué invitant les propriétaires des véhicules à se procurer de nouvelles plaques minéralogiques sécurisées à partir du 6 janvier 2026, en vue de se conforme...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Doha, Washington, Luanda…  D’où viendra la paix ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette semaine, le président Tshisekedi a effectué deux visites à Luanda où il a eu des entretiens avec son homologue angolais. Une nouvelle initiative de paix est-elle en gestation sous l'égide de l'Angola ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 9 janvier 2026. Je suis Fred Bauma, directeur exécutif d’Ebuteli. </p><p><br></p><p>L’année 2025 s’est terminée sur un sentiment contrarié. Alors que la grandiloquente cérémonie de signature des accords de paix entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis d’Amérique à Washington faisait naître les espoirs d’une fin de guerre, la réalité du terrain   est rapidement  venue rappeler la profondeur de l’enlisement violent du conflit. Les lignes de front ont brutalement contredit les promesses diplomatiques.</p><p><br></p><p>Uvira, capitale de refuge de la province du Sud-Kivu et importante frontière commerciale avec le Burundi, tombait entre les mains des rebelles. L’armée congolaise, une nouvelle fois, a été forcée de reculer. De même que les <em>Wazalendo</em>, qui faisaient la loi dans la cité. Et le Burundi, fragile plus que jamais, a fini par retirer une partie de ses troupes déployées en RDC. La guerre semblait alors s'approcher de la province du Tanganyika dans l’ex-Katanga. Un point de non-retour qu’il conviendrait d’éviter. </p><p><br></p><p>Les réactions verbales n’ont pas tardé. Et elles ont été aussi fortes les unes que les autres. Les USA, par la bouche du représentant permanent aux Nations Unies et du secrétaire d’État, ont condamné le Rwanda et enjoint le M23 de se retirer d’Uvira. L’Union européenne, la Belgique, la France, l’Angleterre ont aussi critiqué cette attaque. Et évidemment, pour le gouvernement congolais, il s’agit d’un énième acte d’agression rwandaise. Sous pression, l’AFC/M23 a annoncé se retirer d’Uvira, tout en demandant le déploiement d’une force neutre. Un mois plus tard, selon plusieurs sources, la ville d’Uvira est toujours sous le contrôle de la rébellion, et les actions de la communauté internationale se font toujours attendre.</p><p><br></p><p>La chute d’Uvira a confirmé plusieurs failles que la progression du M23 n’a cessé de révéler.  D’une part, elle cristallise l’incapacité persistante du gouvernement congolais à résoudre cette crise militairement. D’autre part,  elle montre aussi les limites des processus de paix en cours, ainsi que des mécanismes de suivi qui en découlent.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, le président Tshisekedi a effectué deux visites à Luanda où il a eu des entretiens avec son homologue angolais. Une nouvelle initiative de paix est-elle en gestation sous l'égide de l'Angola ?</p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 9 janvier 2026. Je suis Fred Bauma, directeur exécutif d’Ebuteli. </p><p><br></p><p>L’année 2025 s’est terminée sur un sentiment contrarié. Alors que la grandiloquente cérémonie de signature des accords de paix entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis d’Amérique à Washington faisait naître les espoirs d’une fin de guerre, la réalité du terrain   est rapidement  venue rappeler la profondeur de l’enlisement violent du conflit. Les lignes de front ont brutalement contredit les promesses diplomatiques.</p><p><br></p><p>Uvira, capitale de refuge de la province du Sud-Kivu et importante frontière commerciale avec le Burundi, tombait entre les mains des rebelles. L’armée congolaise, une nouvelle fois, a été forcée de reculer. De même que les <em>Wazalendo</em>, qui faisaient la loi dans la cité. Et le Burundi, fragile plus que jamais, a fini par retirer une partie de ses troupes déployées en RDC. La guerre semblait alors s'approcher de la province du Tanganyika dans l’ex-Katanga. Un point de non-retour qu’il conviendrait d’éviter. </p><p><br></p><p>Les réactions verbales n’ont pas tardé. Et elles ont été aussi fortes les unes que les autres. Les USA, par la bouche du représentant permanent aux Nations Unies et du secrétaire d’État, ont condamné le Rwanda et enjoint le M23 de se retirer d’Uvira. L’Union européenne, la Belgique, la France, l’Angleterre ont aussi critiqué cette attaque. Et évidemment, pour le gouvernement congolais, il s’agit d’un énième acte d’agression rwandaise. Sous pression, l’AFC/M23 a annoncé se retirer d’Uvira, tout en demandant le déploiement d’une force neutre. Un mois plus tard, selon plusieurs sources, la ville d’Uvira est toujours sous le contrôle de la rébellion, et les actions de la communauté internationale se font toujours attendre.</p><p><br></p><p>La chute d’Uvira a confirmé plusieurs failles que la progression du M23 n’a cessé de révéler.  D’une part, elle cristallise l’incapacité persistante du gouvernement congolais à résoudre cette crise militairement. D’autre part,  elle montre aussi les limites des processus de paix en cours, ainsi que des mécanismes de suivi qui en découlent.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Jan 2026 16:18:38 +0000</pubDate>
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Cette semaine, le président Tshisekedi a effectué deux visites à Luanda où il a eu des entretiens avec son homologue angolais. Une nouvelle initiative de paix est-elle en gestation sous l'égide de l'Angola ?


Bonjour et bienvenue dans ce premier épis...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Les intérêts américains peuvent-ils garantir le processus de paix en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce fut une succession d'événements extraordinaires. Alors même que Paul Kagame et Félix Tshisekedi signaient un accord de paix à Washington, sous le regard de Donald Trump, les troupes rwandaises préparaient apparemment une nouvelle offensive vers Uvira, la deuxième ville du Sud-Kivu. La prise d'Uvira couperait le Burundi de la ligne de front, un enjeu stratégique majeur, comme plus de 12 000 soldats burundais ont été déployés aux côtés de l'armée congolaise.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce fut une succession d'événements extraordinaires. Alors même que Paul Kagame et Félix Tshisekedi signaient un accord de paix à Washington, sous le regard de Donald Trump, les troupes rwandaises préparaient apparemment une nouvelle offensive vers Uvira, la deuxième ville du Sud-Kivu. La prise d'Uvira couperait le Burundi de la ligne de front, un enjeu stratégique majeur, comme plus de 12 000 soldats burundais ont été déployés aux côtés de l'armée congolaise.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 11:39:45 +0000</pubDate>
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Ce fut une succession d'événements extraordinaires. Alors même que Paul Kagame et Félix Tshisekedi signaient un accord de paix à Washington, sous le regard de Donald Trump, les troupes rwandaises préparaient apparemment une nouvelle offensive vers Uvi...</itunes:subtitle>

                
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                <title>La chute d’Uvira pourrait-elle relancer Doha et la tenue du dialogue national ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La province du Sud-Kivu n’a plus, une nouvelle fois, de chef-lieu sous contrôle de Kinshasa. Le 10 décembre, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda, s’est emparée de la ville d’Uvira, capitale provisoire du Sud-Kivu depuis la chute de Bukavu en février.<br>Cette percée militaire intervient moins d’une semaine après l’entérinement à Washington, le 4 décembre, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Cette escalade démontre encore une fois la fragilité des processus en cours et l’urgence de finaliser les pourparlers de Doha. Mais la conclusion du processus de Doha suffira-t-elle à contenir une rébellion qui bénéficie toujours d’un <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251208-est-de-la-rdc-un-rapport-de-l-onu-relance-les-accusations-crois%C3%A9es-entre-kinshasa-et-kigali"><u>soutien</u></a> de Kigali ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La province du Sud-Kivu n’a plus, une nouvelle fois, de chef-lieu sous contrôle de Kinshasa. Le 10 décembre, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda, s’est emparée de la ville d’Uvira, capitale provisoire du Sud-Kivu depuis la chute de Bukavu en février.<br>Cette percée militaire intervient moins d’une semaine après l’entérinement à Washington, le 4 décembre, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Cette escalade démontre encore une fois la fragilité des processus en cours et l’urgence de finaliser les pourparlers de Doha. Mais la conclusion du processus de Doha suffira-t-elle à contenir une rébellion qui bénéficie toujours d’un <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251208-est-de-la-rdc-un-rapport-de-l-onu-relance-les-accusations-crois%C3%A9es-entre-kinshasa-et-kigali"><u>soutien</u></a> de Kigali ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Dec 2025 15:04:45 +0000</pubDate>
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La province du Sud-Kivu n’a plus, une nouvelle fois, de chef-lieu sous contrôle de Kinshasa. Le 10 décembre, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda, s’est emparée de la ville d’Uvira, capitale provisoire du Sud-...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Accord de Washington : au-delà du show, qu’en restera-t-il ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le jeudi 4 décembre, alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame étaient à Washington pour confirmer l’accord de paix et discuter d’investissements dans la région des Grands Lacs, les combats faisaient encore rage autour de Kamanyola à la frontière entre les deux pays.</p><p>Ceci illustre le paradoxe de la cérémonie, en présence de Donald Trump : plus de cinq mois après la signature de l’accord de paix par les ministres des Affaires étrangères, il peine toujours à produire des effets tangibles dans l’est de la RDC. Faut-il, malgré tout, espérer une amélioration ces prochains mois ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 4 décembre, alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame étaient à Washington pour confirmer l’accord de paix et discuter d’investissements dans la région des Grands Lacs, les combats faisaient encore rage autour de Kamanyola à la frontière entre les deux pays.</p><p>Ceci illustre le paradoxe de la cérémonie, en présence de Donald Trump : plus de cinq mois après la signature de l’accord de paix par les ministres des Affaires étrangères, il peine toujours à produire des effets tangibles dans l’est de la RDC. Faut-il, malgré tout, espérer une amélioration ces prochains mois ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 14:13:03 +0000</pubDate>
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Le jeudi 4 décembre, alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame étaient à Washington pour confirmer l’accord de paix et discuter d’investissements dans la région des Grands Lacs, les combats faisaient encore rage autour de Kamanyola à la...</itunes:subtitle>

                
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                <title>L’artisanat minier en RDC est-il réformable ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 17 novembre, un accident, survenu sur le site minier de Kalondo, dans la province du Lualaba, a causé la mort d’au moins <a href="https://www.dw.com/fr/rdc-mine-cobalt-mulondo/a-74815089"><u>40 personnes</u></a>. Ce drame a remis sous les projecteurs les faiblesses structurelles du secteur minier artisanal. Pourtant, cette économie, quoique largement informelle, fait vivre des centaines de milliers de ménages. Pourquoi est-il si difficile de réformer ce secteur ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 novembre, un accident, survenu sur le site minier de Kalondo, dans la province du Lualaba, a causé la mort d’au moins <a href="https://www.dw.com/fr/rdc-mine-cobalt-mulondo/a-74815089"><u>40 personnes</u></a>. Ce drame a remis sous les projecteurs les faiblesses structurelles du secteur minier artisanal. Pourtant, cette économie, quoique largement informelle, fait vivre des centaines de milliers de ménages. Pourquoi est-il si difficile de réformer ce secteur ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 14:00:32 +0000</pubDate>
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Le 17 novembre, un accident, survenu sur le site minier de Kalondo, dans la province du Lualaba, a causé la mort d’au moins 40 personnes (https://www.dw.com/fr/rdc-mine-cobalt-mulondo/a-74815089). Ce drame a remis sous les projecteurs les faiblesses s...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Doha : accord sur le désaccord ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 15 novembre, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé à Doha un accord cadre, faute de s’entendre sur un accord global et inclusif.  Des huit protocoles, mentionnés seuls deux ont été signés et ne sont toujours pas mis en œuvre, alors que six devront faire objet de négociations sur les deux  prochaines semaines. En clair, Doha a permis de signer quelque chose, sans vraiment s’accorder sur le fond. Et c’est dans ce contexte que l’annonce d’un dialogue à Lomé, le 17 janvier 2026, tombe.</p><p>Plusieurs questions demeurent cependant : que signale cette annonce sur la suite de la crise ? Le Qatar va-t-il jeter l’éponge ? L'UA est-elle prête à récupérer la médiation ?  Est-ce deux processus concomitants ? Est-ce que Doha va attendre les conclusions de Lomé en janvier pour se poursuivre ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 novembre, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé à Doha un accord cadre, faute de s’entendre sur un accord global et inclusif.  Des huit protocoles, mentionnés seuls deux ont été signés et ne sont toujours pas mis en œuvre, alors que six devront faire objet de négociations sur les deux  prochaines semaines. En clair, Doha a permis de signer quelque chose, sans vraiment s’accorder sur le fond. Et c’est dans ce contexte que l’annonce d’un dialogue à Lomé, le 17 janvier 2026, tombe.</p><p>Plusieurs questions demeurent cependant : que signale cette annonce sur la suite de la crise ? Le Qatar va-t-il jeter l’éponge ? L'UA est-elle prête à récupérer la médiation ?  Est-ce deux processus concomitants ? Est-ce que Doha va attendre les conclusions de Lomé en janvier pour se poursuivre ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Nov 2025 15:57:46 +0000</pubDate>
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Le 15 novembre, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé à Doha un accord cadre, faute de s’entendre sur un accord global et inclusif.  Des huit protocoles, mentionnés seuls deux ont été signés et ne sont toujours pas mis en œuvre, alors que s...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Wagner, pouvoir et sexisme en politique en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est une « déclaration personnelle » qu’elle aurait sûrement voulu éviter. Mais face à la violence des attaques sexistes dont elle est la cible, Thérèse Kayikwamba Wagner a publié, le 7 novembre, un communiqué pour dénoncer le harcèlement autour de sa grossesse et de sa vie privée. Alors que la ministre des Affaires étrangères porte le front diplomatique de la crise sécuritaire dans l’Est, la polémique, elle, ne porte pas sur ses actions politiques, mais sur son intimité. Et c’est tout le problème : quand il s’agit d’une femme, on déplace le débat politique vers le contrôle social du corps féminin. </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une « déclaration personnelle » qu’elle aurait sûrement voulu éviter. Mais face à la violence des attaques sexistes dont elle est la cible, Thérèse Kayikwamba Wagner a publié, le 7 novembre, un communiqué pour dénoncer le harcèlement autour de sa grossesse et de sa vie privée. Alors que la ministre des Affaires étrangères porte le front diplomatique de la crise sécuritaire dans l’Est, la polémique, elle, ne porte pas sur ses actions politiques, mais sur son intimité. Et c’est tout le problème : quand il s’agit d’une femme, on déplace le débat politique vers le contrôle social du corps féminin. </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Nov 2025 12:32:33 +0000</pubDate>
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C’est une « déclaration personnelle » qu’elle aurait sûrement voulu éviter. Mais face à la violence des attaques sexistes dont elle est la cible, Thérèse Kayikwamba Wagner a publié, le 7 novembre, un communiqué pour dénoncer le harcèlement autour de s...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>RDC : le ministre de l’Intérieur peut-il instruire la suspension des motions de défiance en période de guerre ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 5 novembre, Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur a instruit les assemblées provinciales de voter une résolution suspendant  toute pétition et motion de défiance ou de censure compte tenu de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Cette décision fait suite à la correspondance de la présidence de la République du 28 octobre, lui confiant la mission d’interdire toute motion ou pétition contre les membres des gouvernements provinciaux ou des bureaux des assemblées provinciales selon le cas. Toutefois, ce rôle politique assigné au ministre de l’intérieur relève-t-il de ses attributions ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 novembre, Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur a instruit les assemblées provinciales de voter une résolution suspendant  toute pétition et motion de défiance ou de censure compte tenu de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Cette décision fait suite à la correspondance de la présidence de la République du 28 octobre, lui confiant la mission d’interdire toute motion ou pétition contre les membres des gouvernements provinciaux ou des bureaux des assemblées provinciales selon le cas. Toutefois, ce rôle politique assigné au ministre de l’intérieur relève-t-il de ses attributions ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Nov 2025 20:27:38 +0000</pubDate>
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Le 5 novembre, Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur a instruit les assemblées provinciales de voter une résolution suspendant  toute pétition et motion de défiance ou de censure compte tenu de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Cette...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Crise M23 : à quoi servent les cessez-le-feu ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis près de quatre ans, plusieurs processus de médiation ont été initiés pour tenter de trouver une issue à la crise du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la plupart de ces initiatives, les acteurs internationaux et régionaux ont mis en avant la nécessité d’un cessez-le-feu entre les belligérants. De Luanda à Doha, accords et déclarations ont successivement appelé à l’arrêt des combats. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre et les affrontements se poursuivent. Quelle est la pertinence de ces cessez-le-feu ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis près de quatre ans, plusieurs processus de médiation ont été initiés pour tenter de trouver une issue à la crise du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la plupart de ces initiatives, les acteurs internationaux et régionaux ont mis en avant la nécessité d’un cessez-le-feu entre les belligérants. De Luanda à Doha, accords et déclarations ont successivement appelé à l’arrêt des combats. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre et les affrontements se poursuivent. Quelle est la pertinence de ces cessez-le-feu ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 Oct 2025 14:18:01 +0000</pubDate>
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                <title>Braquage de la Rawbank à Kinshasa : une intervention, mille défaillances</title>
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                <description><![CDATA[<p><b>Le jeudi 16 octobre, Kinshasa s’est figée. La place Victoire, habituellement bouillante et animée, s’est transformée en théâtre d’un désordre inédit. Une tentative de braquage à l’agence Rawbank a suffi pour paralyser l’un des points chauds de la capitale : tirs nourris, cris, circulation bloquée, véhicules blindés, militaires et policiers déployés dans la panique. En quelques minutes, ce lieu emblématique a sombré dans le chaos, exposant les failles sécuritaires où la précipitation tient lieu de stratégie. Mais que retenir d’un tel événement ? Plus que le braquage lui-même, c’est la manière dont l'intervention a été menée qui interroge.</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Le jeudi 16 octobre, Kinshasa s’est figée. La place Victoire, habituellement bouillante et animée, s’est transformée en théâtre d’un désordre inédit. Une tentative de braquage à l’agence Rawbank a suffi pour paralyser l’un des points chauds de la capitale : tirs nourris, cris, circulation bloquée, véhicules blindés, militaires et policiers déployés dans la panique. En quelques minutes, ce lieu emblématique a sombré dans le chaos, exposant les failles sécuritaires où la précipitation tient lieu de stratégie. Mais que retenir d’un tel événement ? Plus que le braquage lui-même, c’est la manière dont l'intervention a été menée qui interroge.</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 Oct 2025 16:14:50 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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Le jeudi 16 octobre, Kinshasa s’est figée. La place Victoire, habituellement bouillante et animée, s’est transformée en théâtre d’un désordre inédit. Une tentative de braquage à l’agence Rawbank a suffi pour paralyser l’un des points chauds de la capi...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Pourquoi Félix Tshisekedi refuse-t-il la main que lui tend l'opposition ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>À l’occasion de la deuxième édition du <em>Global Gateway Forum, </em>le 9 octobre à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a improvisé, durant son discours, un appel à une « paix des braves » à son homologue rwandais Paul Kagame, présent dans la salle. Le rejet de cette « main tendue » ne s’est pas fait attendre. Deux jours plus tard, s’adressant à la diaspora congolaise dans la même ville, le chef de l’État  a, à son tour, rejeté la main que lui tendent certains acteurs politiques congolais réclamant un dialogue interne et inclusif. Parallèlement, l’ancien président Joseph Kabila a réuni à Nairobi, les 14 et 15 octobre, autour de lui une frange des forces socio-politiques et mis sur pied le « Mouvement sauvons la RDC ». Kabila sollicite de nouveau un dialogue national.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion de la deuxième édition du <em>Global Gateway Forum, </em>le 9 octobre à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a improvisé, durant son discours, un appel à une « paix des braves » à son homologue rwandais Paul Kagame, présent dans la salle. Le rejet de cette « main tendue » ne s’est pas fait attendre. Deux jours plus tard, s’adressant à la diaspora congolaise dans la même ville, le chef de l’État  a, à son tour, rejeté la main que lui tendent certains acteurs politiques congolais réclamant un dialogue interne et inclusif. Parallèlement, l’ancien président Joseph Kabila a réuni à Nairobi, les 14 et 15 octobre, autour de lui une frange des forces socio-politiques et mis sur pied le « Mouvement sauvons la RDC ». Kabila sollicite de nouveau un dialogue national.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Oct 2025 15:57:47 +0000</pubDate>
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À l’occasion de la deuxième édition du Global Gateway Forum, le 9 octobre à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi a improvisé, durant son discours, un appel à une « paix des braves » à son homologue rwandais Paul Kagame, présent dans la salle. Le r...</itunes:subtitle>

                
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                <title>RDC : controverses autour de l’appréciation du franc congolais</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis septembre, le franc congolais s’est fortement apprécié face au dollar américain, passant d’un taux de 2 800 FC pour 1 USD à 2 400, voire 2 350 FC. Cependant, cette appréciation ne se traduit pas, ou très peu, par un réajustement des prix sur le marché, ce qui soulève de nombreuses controverses. En même temps, le Comité de politique monétaire invite et encourage les opérateurs économiques à réaliser leurs transactions en franc congolais. Dans l’opinion, une question fondamentale se pose : pourquoi cette appréciation n’a-t-elle pas un impact significatif  sur les prix des biens ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis septembre, le franc congolais s’est fortement apprécié face au dollar américain, passant d’un taux de 2 800 FC pour 1 USD à 2 400, voire 2 350 FC. Cependant, cette appréciation ne se traduit pas, ou très peu, par un réajustement des prix sur le marché, ce qui soulève de nombreuses controverses. En même temps, le Comité de politique monétaire invite et encourage les opérateurs économiques à réaliser leurs transactions en franc congolais. Dans l’opinion, une question fondamentale se pose : pourquoi cette appréciation n’a-t-elle pas un impact significatif  sur les prix des biens ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 15:12:14 +0000</pubDate>
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Depuis septembre, le franc congolais s’est fortement apprécié face au dollar américain, passant d’un taux de 2 800 FC pour 1 USD à 2 400, voire 2 350 FC. Cependant, cette appréciation ne se traduit pas, ou très peu, par un réajustement des prix sur le...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Le procès Kabila, entre justice et instrumentalisation politique</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le « procès Kabila » a eu lieu. L’ancien président de la République a été reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui, notamment trahison, viol, crime de guerre.  Il risquait la peine capitale ; il a été condamné à mort. « Procès historique », selon le pouvoir de Kinshasa.  Événement nauséabond , « <a href="https://www.africanewsrdc.net/actu/rdc-le-fcc-denonce-la-condamnation-de-joseph-kabila-comme-une-tragi-comedie/"><u>dernier acte de la tragi-comédie qui se jouait depuis quelques mois à la Haute cour militaire </u></a>», selon les soutiens de Joseph Kabila. Et la justice dans tout ça ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le « procès Kabila » a eu lieu. L’ancien président de la République a été reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui, notamment trahison, viol, crime de guerre.  Il risquait la peine capitale ; il a été condamné à mort. « Procès historique », selon le pouvoir de Kinshasa.  Événement nauséabond , « <a href="https://www.africanewsrdc.net/actu/rdc-le-fcc-denonce-la-condamnation-de-joseph-kabila-comme-une-tragi-comedie/"><u>dernier acte de la tragi-comédie qui se jouait depuis quelques mois à la Haute cour militaire </u></a>», selon les soutiens de Joseph Kabila. Et la justice dans tout ça ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 Oct 2025 15:48:07 +0000</pubDate>
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Le « procès Kabila » a eu lieu. L’ancien président de la République a été reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui, notamment trahison, viol, crime de guerre.  Il risquait la peine capitale ; il a été condamné à mort. « Procès histor...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>La campagne pour faire reconnaître un « génocide congolais »</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans son discours à l’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies, le 23 septembre à New-York, le président congolais Félix Tshisekedi a demandé aux responsables des différents pays de reconnaître le « génocide congolais ». Cette qualification controversée est adoptée depuis longtemps à Kinshasa. Mais la campagne pour obtenir sa reconnaissance internationale est relativement nouvelle. Cette stratégie est-elle efficace ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans son discours à l’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies, le 23 septembre à New-York, le président congolais Félix Tshisekedi a demandé aux responsables des différents pays de reconnaître le « génocide congolais ». Cette qualification controversée est adoptée depuis longtemps à Kinshasa. Mais la campagne pour obtenir sa reconnaissance internationale est relativement nouvelle. Cette stratégie est-elle efficace ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Sep 2025 16:23:12 +0000</pubDate>
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Dans son discours à l’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies, le 23 septembre à New-York, le président congolais Félix Tshisekedi a demandé aux responsables des différents pays de reconnaître le « génocide congolais ». Cette qualificat...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Pétition contre le bureau Kamerhe : crise institutionnelle ou calcul politique ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Après 16 mois de règne, l’épisode de Vital Kamerhe au perchoir risque de se terminer avant la fin du mandat, comme en 2009, lorsque sa présidence s’était arrêtée brusquement. Dans son discours d’ouverture de session, le président de l’Assemblée nationale a demandé pardon à ses collègues, pensant pouvoir  calmer la tempête. Mais ce geste n’a pas suffi à dissuader les pétitionnaires. Est-ce un signe de crise au sein de l’Union sacrée de la nation ? La majorité parlementaire tiendra-t-elle jusqu’en 2028 ? Ou s’agit-il plutôt d’un repositionnement entre alliés politiques ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Après 16 mois de règne, l’épisode de Vital Kamerhe au perchoir risque de se terminer avant la fin du mandat, comme en 2009, lorsque sa présidence s’était arrêtée brusquement. Dans son discours d’ouverture de session, le président de l’Assemblée nationale a demandé pardon à ses collègues, pensant pouvoir  calmer la tempête. Mais ce geste n’a pas suffi à dissuader les pétitionnaires. Est-ce un signe de crise au sein de l’Union sacrée de la nation ? La majorité parlementaire tiendra-t-elle jusqu’en 2028 ? Ou s’agit-il plutôt d’un repositionnement entre alliés politiques ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Sep 2025 16:26:13 +0000</pubDate>
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Après 16 mois de règne, l’épisode de Vital Kamerhe au perchoir risque de se terminer avant la fin du mandat, comme en 2009, lorsque sa présidence s’était arrêtée brusquement. Dans son discours d’ouverture de session, le président de l’Assemblée nation...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Le général Gasita persona non grata à Uvira : discrimination tribale ou faiblesse de l’État ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 8 septembre, la ville d’Uvira, chef lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, a été secouée par une manifestation violente organisée par la société civile et les <em>Wazalendo </em>pour exiger le départ du général Olivier Gasita, commandant adjoint chargé des opérations et renseignements au sein de la 33e région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC). Il lui est publiquement reproché d’être issu de la communauté Banyamulenge. Ses détracteurs l’accusent aussi d’avoir été complice de la chute de Bukavu en février dernier. Malgré les assurances de l’état-major à Kinshasa sur la loyauté de cet officier, plusieurs sources confirment que ce dernier a finalement quitté la ville d’Uvira sous la pression, le 10 septembre. Quels enseignements tirer de cette opposition d’une partie de l’opinion à la présence d‘officiers issus de cette communauté au sein des FARDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 septembre, la ville d’Uvira, chef lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, a été secouée par une manifestation violente organisée par la société civile et les <em>Wazalendo </em>pour exiger le départ du général Olivier Gasita, commandant adjoint chargé des opérations et renseignements au sein de la 33e région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC). Il lui est publiquement reproché d’être issu de la communauté Banyamulenge. Ses détracteurs l’accusent aussi d’avoir été complice de la chute de Bukavu en février dernier. Malgré les assurances de l’état-major à Kinshasa sur la loyauté de cet officier, plusieurs sources confirment que ce dernier a finalement quitté la ville d’Uvira sous la pression, le 10 septembre. Quels enseignements tirer de cette opposition d’une partie de l’opinion à la présence d‘officiers issus de cette communauté au sein des FARDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 17:53:00 +0000</pubDate>
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Le 8 septembre, la ville d’Uvira, chef lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, a été secouée par une manifestation violente organisée par la société civile et les Wazalendo pour exiger le départ du général Olivier Gasita, commandant adjoint chargé...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>RDC : quelles leçons peut-on tirer de la condamnation de Mutamba ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 2 septembre, la Cour de cassation a rendu son verdict tant attendu dans l’affaire opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi depuis plusieurs mois pour détournement de près de 20 millions de dollars américains issus du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). </p><p><br></p><p>Depuis le mois de mai, l’affaire Mutamba a tenu la population congolaise en haleine. Agé de 37 ans, cet ancien candidat président de la République, devenu ministre de la Justice du gouvernement Suminwa I, a été finalement condamné à trois ans de travaux forcés et cinq ans d’interdiction de droit au vote et d'éligibilité après l’expiration de la peine principale, ainsi que d’autres peines complémentaires. Les fonds détournés seront restitués au Trésor public.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 septembre, la Cour de cassation a rendu son verdict tant attendu dans l’affaire opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi depuis plusieurs mois pour détournement de près de 20 millions de dollars américains issus du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). </p><p><br></p><p>Depuis le mois de mai, l’affaire Mutamba a tenu la population congolaise en haleine. Agé de 37 ans, cet ancien candidat président de la République, devenu ministre de la Justice du gouvernement Suminwa I, a été finalement condamné à trois ans de travaux forcés et cinq ans d’interdiction de droit au vote et d'éligibilité après l’expiration de la peine principale, ainsi que d’autres peines complémentaires. Les fonds détournés seront restitués au Trésor public.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Sep 2025 15:29:47 +0000</pubDate>
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Le 2 septembre, la Cour de cassation a rendu son verdict tant attendu dans l’affaire opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi depuis plusieurs mois pour détournement de près de 20 millions de dollars am...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Accord de Doha : compromis difficile entre Kinshasa et le M23</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le président américain Donald Trump a récemment passé beaucoup de temps à affirmer qu'il méritait le prix Nobel de la paix pour son rôle dans la résolution de conflits à travers le monde, notamment au Congo. Ses affirmations selon lesquelles ses efforts personnels ont permis de résoudre la crise du M23 sont bien sûr exagérées – Goma et Bukavu sont toujours sous contrôle des rebelles, des rapports sur les violence contre la population civile sont fréquentes.</p><p><br></p><p>Néanmoins, depuis son entrée en fonction, les activités diplomatiques se sont multipliées. Une première déclaration de principes a été signée entre le Congo et le Rwanda le 25 avril, suivie d'un accord de paix plus détaillé le 27 juin. Parallèlement, un processus de paix entre le M23 et le gouvernement congolais a abouti à sa propre déclaration de principes au Qatar le 19 juillet, les délégations des deux parties étant retournées à Doha la semaine dernière pour tenter de conclure un accord définitif. Bien qu'ils aient manqué la date limite qu'ils s'étaient eux-mêmes fixée, le 18 août, il convient de faire le point sur les progrès accomplis jusqu'à présent et sur les obstacles qui subsistent.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le président américain Donald Trump a récemment passé beaucoup de temps à affirmer qu'il méritait le prix Nobel de la paix pour son rôle dans la résolution de conflits à travers le monde, notamment au Congo. Ses affirmations selon lesquelles ses efforts personnels ont permis de résoudre la crise du M23 sont bien sûr exagérées – Goma et Bukavu sont toujours sous contrôle des rebelles, des rapports sur les violence contre la population civile sont fréquentes.</p><p><br></p><p>Néanmoins, depuis son entrée en fonction, les activités diplomatiques se sont multipliées. Une première déclaration de principes a été signée entre le Congo et le Rwanda le 25 avril, suivie d'un accord de paix plus détaillé le 27 juin. Parallèlement, un processus de paix entre le M23 et le gouvernement congolais a abouti à sa propre déclaration de principes au Qatar le 19 juillet, les délégations des deux parties étant retournées à Doha la semaine dernière pour tenter de conclure un accord définitif. Bien qu'ils aient manqué la date limite qu'ils s'étaient eux-mêmes fixée, le 18 août, il convient de faire le point sur les progrès accomplis jusqu'à présent et sur les obstacles qui subsistent.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Aug 2025 14:28:41 +0000</pubDate>
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Le président américain Donald Trump a récemment passé beaucoup de temps à affirmer qu'il méritait le prix Nobel de la paix pour son rôle dans la résolution de conflits à travers le monde, notamment au Congo. Ses affirmations selon lesquelles ses effor...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Pourquoi l’aide humanitaire peine à répondre aux crises multiples en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mardi 19 août, la communauté internationale a célébré la journée mondiale de l’aide humanitaire. Une occasion de rappeler l’importance vitale de cette action, mais aussi d’interroger les conditions et les contraintes d'une réponse humanitaire en République démocratique du Congo. Car si les discours officiels insistent sur la crise sécuritaire, la crise humanitaire, elle, reste reléguée au second plan. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 19 août, la communauté internationale a célébré la journée mondiale de l’aide humanitaire. Une occasion de rappeler l’importance vitale de cette action, mais aussi d’interroger les conditions et les contraintes d'une réponse humanitaire en République démocratique du Congo. Car si les discours officiels insistent sur la crise sécuritaire, la crise humanitaire, elle, reste reléguée au second plan. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Aug 2025 14:54:17 +0000</pubDate>
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                <title>Remaniement du gouvernement Suminwa en RDC : peu de changement, mais à quel prix ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le vendredi 8 août, le gouvernement Suminwa II a été dévoilé. Annoncé par le président Félix Tshisekedi en février, ce remaniement a été précédé par de <a href="https://actualite.cd/index.php/2025/03/22/rdc-lancement-des-consultations-politiques-en-vue-de-la-formation-du-gouvernement-dunion">consultations</a> menées, en mars,  par son conseiller spécial en matière de sécurité, Cashmire Eberande Kolongele. Voulu comme un gouvernement d’Union nationale dans un contexte de conflit dans l’est du pays, il s’en éloigne pourtant largement dans sa composition. Que peut-on vraiment attendre du gouvernement Suminwa II ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 8 août, le gouvernement Suminwa II a été dévoilé. Annoncé par le président Félix Tshisekedi en février, ce remaniement a été précédé par de <a href="https://actualite.cd/index.php/2025/03/22/rdc-lancement-des-consultations-politiques-en-vue-de-la-formation-du-gouvernement-dunion">consultations</a> menées, en mars,  par son conseiller spécial en matière de sécurité, Cashmire Eberande Kolongele. Voulu comme un gouvernement d’Union nationale dans un contexte de conflit dans l’est du pays, il s’en éloigne pourtant largement dans sa composition. Que peut-on vraiment attendre du gouvernement Suminwa II ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Aug 2025 16:15:27 +0000</pubDate>
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Le vendredi 8 août, le gouvernement Suminwa II a été dévoilé. Annoncé par le président Félix Tshisekedi en février, ce remaniement a été précédé par de consultations (https://actualite.cd/index.php/2025/03/22/rdc-lancement-des-consultations-politiques...</itunes:subtitle>

                
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                <title>« Genocost » : quelle mémoire, pour quelle Histoire ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce 2 août, pour la troisième fois, le président Félix Tshisekedi a présidé <a href="https://presidence.cd/actualite-detail/actualite/genocost_2025_le_president_de_la_republique_appelle_le_parlement_a_voter_une_resolution_reconnaissant_le_genocide_en_rdc">la cérémonie commémorative du </a>« <a href="https://presidence.cd/actualite-detail/actualite/genocost_2025_le_president_de_la_republique_appelle_le_parlement_a_voter_une_resolution_reconnaissant_le_genocide_en_rdc">génocide congolais perpétré pour des fins économiques (Genocost)</a> » en présence des tous les représentants des institutions et des ambassadeurs accrédités en RDC. Cette cérémonie officielle a été co-organisée par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev), un organisme étatique sous tutelle du ministère des droits humains.</p><p><br></p><p>Alors que la RDC traverse une énième guerre avec son cortège de souffrances, plusieurs questions interpellent : pourquoi « Genocost » ? Pourquoi la date du 2 août ? Et qu’est ce qui est fait pour les victimes au-delà des commémorations annuelles ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce 2 août, pour la troisième fois, le président Félix Tshisekedi a présidé <a href="https://presidence.cd/actualite-detail/actualite/genocost_2025_le_president_de_la_republique_appelle_le_parlement_a_voter_une_resolution_reconnaissant_le_genocide_en_rdc">la cérémonie commémorative du </a>« <a href="https://presidence.cd/actualite-detail/actualite/genocost_2025_le_president_de_la_republique_appelle_le_parlement_a_voter_une_resolution_reconnaissant_le_genocide_en_rdc">génocide congolais perpétré pour des fins économiques (Genocost)</a> » en présence des tous les représentants des institutions et des ambassadeurs accrédités en RDC. Cette cérémonie officielle a été co-organisée par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev), un organisme étatique sous tutelle du ministère des droits humains.</p><p><br></p><p>Alors que la RDC traverse une énième guerre avec son cortège de souffrances, plusieurs questions interpellent : pourquoi « Genocost » ? Pourquoi la date du 2 août ? Et qu’est ce qui est fait pour les victimes au-delà des commémorations annuelles ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Aug 2025 18:43:05 +0000</pubDate>
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Ce 2 août, pour la troisième fois, le président Félix Tshisekedi a présidé la cérémonie commémorative du  (https://presidence.cd/actualite-detail/actualite/genocost_2025_le_president_de_la_republique_appelle_le_parlement_a_voter_une_resolution_reconna...</itunes:subtitle>

                
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                <title>RDC : quelles leçons tirer de la campagne en vue du remaniement du gouvernement Suminwa ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Plusieurs <a href="https://www.jeuneafrique.com/1709579/politique/en-rdc-felix-tshisekedi-va-former-un-nouveau-gouvernement-resserre-et-d-ouverture/">sources</a> ont annoncé que lors du Conseil des ministres du 25 juillet, le président de la République aurait informé les membres du gouvernement de l’imminente sortie d’une nouvelle équipe gouvernementale, resserrée et d’ouverture. Depuis, les acteurs politiques et sociaux se sont activés par médias interposés et réseaux sociaux à expliquer les raisons pour lesquelles certains ministres devraient être ou non retenus au sein du gouvernement de la République ou pourquoi d’autres figures devraient l'intégrer. </p><p>Que révèle cette campagne médiatique qui a suscité indignations et moqueries à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? </p><p><br></p><p>Bonjour !</p><p>Je m’appelle <b>Ithiel Batumike</b>. Je suis chercheur à Ebuteli. Vous écoutez le 30e épisode de la saison 5 de<em> Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d'étude sur le Congo (GEC). Chaque semaine, ce podcast vous présente notre opinion sur un sujet d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 1er août 2025.</p><p><br></p><p>« Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute » enseignait La Fontaine dans l’une de ses fables célèbres,  <em>Le Corbeau et le Renard</em>. C’est cette leçon que les acteurs politiques ont tenté de mettre en pratique cette semaine à travers une campagne de séduction déployée dans les médias et les réseaux sociaux. </p><p><br></p><p>Bilan élogieux, <a href="https://x.com/7sur7_cd/status/1949563787800990051?t=xdUimzpLxjIy3Jufs2B9Ig&amp;s=08">soutien des communautés tribales</a>, chapelet de bonnes intentions et des actions en cours pour les ministres jugés incontournables ou encore <a href="https://flashinfoplus.com/rdc-affaire-ffn-aceeve-bazaiba-en-rebellion-contre-le-conseil-detat-et-contre-le-chef-de-letat/">litanie des péchés des ministres à écarter</a>, la semaine a été riche en exercice d’évaluation des membres de l’exécutif congolais. </p><p><br></p><p>Cet exercice, aux allures d’une campagne électorale, est malheureusement loin d'être une action de redevabilité envers le peuple mais une séduction du président de la République. </p><p><br></p><p>D’autant que ce n’est pas la première fois que les membres du gouvernement s’y adonnent. Au mois de février, par exemple, après la chute de Goma et de Bukavu, les ministres s’étaient bousculés à mobiliser la jeunesse pour l'enrôlement dans l’armée après que le<a href="https://infos.cd/actualite/politique/guerre-en-rdc-tshisekedi-annonce-un-gouvernement-dunion-nationale-et-des-changements-au-sein-de-lunion-sacree/56170/"> président ait salué l’engagement de certains de leurs collègues sur cette question</a>. </p><p>Mais cette fois, cet activisme des ministres à travers les réseaux sociaux et médias interposés est dénoncé. De nombreux observateurs y voient un manque de respect pour le président de la République, autorité investie du pouvoir de nomination des ministres. Les ministres sont-ils en train de forcer sa main ? Ne sont-ils pas au courant qu’il dispose du Conseil présidentiel de veille stratégique au sein de son cabinet, chargé de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de ses engagements repris dans le programme commun du gouvernement ?</p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs <a href="https://www.jeuneafrique.com/1709579/politique/en-rdc-felix-tshisekedi-va-former-un-nouveau-gouvernement-resserre-et-d-ouverture/">sources</a> ont annoncé que lors du Conseil des ministres du 25 juillet, le président de la République aurait informé les membres du gouvernement de l’imminente sortie d’une nouvelle équipe gouvernementale, resserrée et d’ouverture. Depuis, les acteurs politiques et sociaux se sont activés par médias interposés et réseaux sociaux à expliquer les raisons pour lesquelles certains ministres devraient être ou non retenus au sein du gouvernement de la République ou pourquoi d’autres figures devraient l'intégrer. </p><p>Que révèle cette campagne médiatique qui a suscité indignations et moqueries à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? </p><p><br></p><p>Bonjour !</p><p>Je m’appelle <b>Ithiel Batumike</b>. Je suis chercheur à Ebuteli. Vous écoutez le 30e épisode de la saison 5 de<em> Po Na Biso</em>, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d'étude sur le Congo (GEC). Chaque semaine, ce podcast vous présente notre opinion sur un sujet d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 1er août 2025.</p><p><br></p><p>« Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute » enseignait La Fontaine dans l’une de ses fables célèbres,  <em>Le Corbeau et le Renard</em>. C’est cette leçon que les acteurs politiques ont tenté de mettre en pratique cette semaine à travers une campagne de séduction déployée dans les médias et les réseaux sociaux. </p><p><br></p><p>Bilan élogieux, <a href="https://x.com/7sur7_cd/status/1949563787800990051?t=xdUimzpLxjIy3Jufs2B9Ig&amp;s=08">soutien des communautés tribales</a>, chapelet de bonnes intentions et des actions en cours pour les ministres jugés incontournables ou encore <a href="https://flashinfoplus.com/rdc-affaire-ffn-aceeve-bazaiba-en-rebellion-contre-le-conseil-detat-et-contre-le-chef-de-letat/">litanie des péchés des ministres à écarter</a>, la semaine a été riche en exercice d’évaluation des membres de l’exécutif congolais. </p><p><br></p><p>Cet exercice, aux allures d’une campagne électorale, est malheureusement loin d'être une action de redevabilité envers le peuple mais une séduction du président de la République. </p><p><br></p><p>D’autant que ce n’est pas la première fois que les membres du gouvernement s’y adonnent. Au mois de février, par exemple, après la chute de Goma et de Bukavu, les ministres s’étaient bousculés à mobiliser la jeunesse pour l'enrôlement dans l’armée après que le<a href="https://infos.cd/actualite/politique/guerre-en-rdc-tshisekedi-annonce-un-gouvernement-dunion-nationale-et-des-changements-au-sein-de-lunion-sacree/56170/"> président ait salué l’engagement de certains de leurs collègues sur cette question</a>. </p><p>Mais cette fois, cet activisme des ministres à travers les réseaux sociaux et médias interposés est dénoncé. De nombreux observateurs y voient un manque de respect pour le président de la République, autorité investie du pouvoir de nomination des ministres. Les ministres sont-ils en train de forcer sa main ? Ne sont-ils pas au courant qu’il dispose du Conseil présidentiel de veille stratégique au sein de son cabinet, chargé de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de ses engagements repris dans le programme commun du gouvernement ?</p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Aug 2025 14:55:14 +0000</pubDate>
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Plusieurs sources (https://www.jeuneafrique.com/1709579/politique/en-rdc-felix-tshisekedi-va-former-un-nouveau-gouvernement-resserre-et-d-ouverture/) ont annoncé que lors du Conseil des ministres du 25 juillet, le président de la République aurait inf...</itunes:subtitle>

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                <title>La Convention pour la révolution populaire, quel objectif pour Thomas Lubanga ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>La convention pour la révolution populaire se veut être un corps qui porte en lui l’esprit de changement qui anime tout congolais sensé faire face à la mauvaise gouvernance du pays caractérisée par le détournement, la corruption</em>. » Voici ce qu’on lit dans le communiqué de presse annonçant la création dudit mouvement politico-militaire à Kampala. Thomas Lubanga, qui en est l’initiateur, veut combler ce qu’il appelle « <em>la démission scandaleusement flagrante de l’État dans sa mission régalienne d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens en province de l’Ituri </em>». La Convention pour la révolution populaire (CRP) est apparue comme un nouvel acteur armé dans cette constellation des groupes présents en Ituri. Néanmoins, Lubanga est un ancien seigneur de guerre de la région, condamné par la Cour pénale internationale (CPI) à une peine de 14 ans de prison, avant d’être libéré en 2020. Quelles sont les réelles motivations pour la création de la CRP ? Et bénéficie-t-elle du soutien de l’Ouganda ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>La convention pour la révolution populaire se veut être un corps qui porte en lui l’esprit de changement qui anime tout congolais sensé faire face à la mauvaise gouvernance du pays caractérisée par le détournement, la corruption</em>. » Voici ce qu’on lit dans le communiqué de presse annonçant la création dudit mouvement politico-militaire à Kampala. Thomas Lubanga, qui en est l’initiateur, veut combler ce qu’il appelle « <em>la démission scandaleusement flagrante de l’État dans sa mission régalienne d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens en province de l’Ituri </em>». La Convention pour la révolution populaire (CRP) est apparue comme un nouvel acteur armé dans cette constellation des groupes présents en Ituri. Néanmoins, Lubanga est un ancien seigneur de guerre de la région, condamné par la Cour pénale internationale (CPI) à une peine de 14 ans de prison, avant d’être libéré en 2020. Quelles sont les réelles motivations pour la création de la CRP ? Et bénéficie-t-elle du soutien de l’Ouganda ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Jul 2025 17:16:00 +0000</pubDate>
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                <title>Crise dans l’est de la RDC : que peut faire (encore) la médiation de l’UA ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cathérine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde, co-facilitatrices de l’Union africaine, séjournent depuis le dimanche 13 juillet à Kinshasa, avant de se rendre dans la partie est du pays et à Nairobi, au Kenya. Objectif annoncé : « Écouter ». Mais pour quoi faire exactement ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cathérine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde, co-facilitatrices de l’Union africaine, séjournent depuis le dimanche 13 juillet à Kinshasa, avant de se rendre dans la partie est du pays et à Nairobi, au Kenya. Objectif annoncé : « Écouter ». Mais pour quoi faire exactement ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Jul 2025 16:31:47 +0000</pubDate>
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Cathérine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde, co-facilitatrices de l’Union africaine, séjournent depuis le dimanche 13 juillet à Kinshasa, avant de se rendre dans la partie est du pays et à Nairobi, au Kenya. Objectif annoncé : « Écouter ». Mais pour quo...</itunes:subtitle>

                
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                <title>L’Ouganda, envahissant allié de la RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le dimanche 7 juillet dernier, les soldats ougandais de l’opération Shujaa ont lancé une offensive ciblant une base des Forces démocratiques alliées (ADF) sur le territoire d’Irumu, en Ituri. Sera-t-elle décisive ? Cela n’est pas certain. L’artillerie ougandaise a en réalité détruit à plusieurs reprises le quartier général de ce groupe depuis le début de l’opération en 2021. Mais faute de présence au sol, des combattants et dépendants ont chaque fois survécu, pour aller installer une nouvelle base plus profondément dans le territoire congolais.  Il reste à voir s’il en ira différemment cette fois. Mais malgré ce bilan mitigé de l’opération Shujaa, l’armée ougandaise n’a en tout cas pas cessé d’étendre sa zone d’opération dans l’Est de la RDC ces derniers mois, y compris à des zones dépourvues d’ADF, et sans l’accord du gouvernement de Kinshasa. Quels sont ses objectifs ? Pourquoi ce laissez-faire de la part des autorités congolaises ? La RDC est-elle gagnante, dans cette relation ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le dimanche 7 juillet dernier, les soldats ougandais de l’opération Shujaa ont lancé une offensive ciblant une base des Forces démocratiques alliées (ADF) sur le territoire d’Irumu, en Ituri. Sera-t-elle décisive ? Cela n’est pas certain. L’artillerie ougandaise a en réalité détruit à plusieurs reprises le quartier général de ce groupe depuis le début de l’opération en 2021. Mais faute de présence au sol, des combattants et dépendants ont chaque fois survécu, pour aller installer une nouvelle base plus profondément dans le territoire congolais.  Il reste à voir s’il en ira différemment cette fois. Mais malgré ce bilan mitigé de l’opération Shujaa, l’armée ougandaise n’a en tout cas pas cessé d’étendre sa zone d’opération dans l’Est de la RDC ces derniers mois, y compris à des zones dépourvues d’ADF, et sans l’accord du gouvernement de Kinshasa. Quels sont ses objectifs ? Pourquoi ce laissez-faire de la part des autorités congolaises ? La RDC est-elle gagnante, dans cette relation ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Jul 2025 15:41:23 +0000</pubDate>
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Le dimanche 7 juillet dernier, les soldats ougandais de l’opération Shujaa ont lancé une offensive ciblant une base des Forces démocratiques alliées (ADF) sur le territoire d’Irumu, en Ituri. Sera-t-elle décisive ? Cela n’est pas certain. L’artillerie...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Accord de Washington : retour à la formule « minerais contre paix » en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 27 juin, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington, sous l’égide des États-Unis d’Amérique. Contrairement aux attentes d’une large partie de l’opinion congolaise, ce texte n’exige pas explicitement le retrait immédiat des forces rwandaises dans l’est du pays. L’agressé et l’agresseur sont traités sur un pied d’égalité, sans tenir compte du nombre impressionnant des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants enregistrés au Nord et au Sud Kivu. « L’une des pires guerres jamais vues », comme l’a déclaré le président américain Donald Trump, peut-elle  se solder notamment par la formule « minerais contre paix » ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 juin, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington, sous l’égide des États-Unis d’Amérique. Contrairement aux attentes d’une large partie de l’opinion congolaise, ce texte n’exige pas explicitement le retrait immédiat des forces rwandaises dans l’est du pays. L’agressé et l’agresseur sont traités sur un pied d’égalité, sans tenir compte du nombre impressionnant des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants enregistrés au Nord et au Sud Kivu. « L’une des pires guerres jamais vues », comme l’a déclaré le président américain Donald Trump, peut-elle  se solder notamment par la formule « minerais contre paix » ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Jul 2025 17:24:00 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>
Le 27 juin, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington, sous l’égide des États-Unis d’Amérique. Contrairement aux attentes d’une large partie de l’opinion congolaise, ce texte n’exige pas explicitement le...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Accord de Washington entre la RDC et le Rwanda : paix sur papier, flou sur le terrain</title>
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                <description><![CDATA[<p>Après plus de trois ans de conflit entre la RDC et le M23, soutenu par le Rwanda, Kinshasa signe aujourd’hui un accord de paix avec Kigali, sous la médiation des États-Unis d’Amérique, à Washington DC. Une chose qui n’avait pas pu se concrétiser à travers la médiation angolaise en décembre dernier. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et quels seront les éventuels obstacles à la mise en application de cet accord ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Après plus de trois ans de conflit entre la RDC et le M23, soutenu par le Rwanda, Kinshasa signe aujourd’hui un accord de paix avec Kigali, sous la médiation des États-Unis d’Amérique, à Washington DC. Une chose qui n’avait pas pu se concrétiser à travers la médiation angolaise en décembre dernier. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et quels seront les éventuels obstacles à la mise en application de cet accord ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Jun 2025 16:29:19 +0000</pubDate>
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Après plus de trois ans de conflit entre la RDC et le M23, soutenu par le Rwanda, Kinshasa signe aujourd’hui un accord de paix avec Kigali, sous la médiation des États-Unis d’Amérique, à Washington DC. Une chose qui n’avait pas pu se concrétiser à tra...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Mutamba ou les limites de la gouvernance par le discours</title>
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                <description><![CDATA[<p>Contraint à la démission par la Constitution après sa mise en accusation par l’Assemblée nationale, Constant Mutamba, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde de sceaux de la République démocratique du Congo n’a eu d’autre choix que de quitter le gouvernement. Dans sa lettre de démission, dernier acte d’un bref passage au gouvernement, Mutamba se présente en victime des puissants prédateurs internes auxquels il a essayé de s’attaquer, et des agresseurs externes contre qui il a essayé, sans y arriver, à structurer une réplique judiciaire. Mais n’est-il qu’une victime ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Contraint à la démission par la Constitution après sa mise en accusation par l’Assemblée nationale, Constant Mutamba, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde de sceaux de la République démocratique du Congo n’a eu d’autre choix que de quitter le gouvernement. Dans sa lettre de démission, dernier acte d’un bref passage au gouvernement, Mutamba se présente en victime des puissants prédateurs internes auxquels il a essayé de s’attaquer, et des agresseurs externes contre qui il a essayé, sans y arriver, à structurer une réplique judiciaire. Mais n’est-il qu’une victime ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 14:55:25 +0000</pubDate>
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Contraint à la démission par la Constitution après sa mise en accusation par l’Assemblée nationale, Constant Mutamba, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde de sceaux de la République démocratique du Congo n’a eu d’autre choix que de quitter...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Propos de Bemba et risques pour l'unité nationale en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p> Le 9 juin sur les ondes de Top Congo, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre du Transport et voies de communication, a fait une série de déclarations qui ont touché l'opinion publique. Selon certains, ses propos sont en partie diffamatoires et incitent à la haine contre ses adversaires politiques, dont principalement l’ancien chef d’État Joseph Kabila. En cette période où le pays fait face à une agression étrangère et aurait besoin d’un sursaut patriotique collectif quels sont les risques de discours jugés divisionnistes de la part des plus hauts responsables du pays ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p> Le 9 juin sur les ondes de Top Congo, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre du Transport et voies de communication, a fait une série de déclarations qui ont touché l'opinion publique. Selon certains, ses propos sont en partie diffamatoires et incitent à la haine contre ses adversaires politiques, dont principalement l’ancien chef d’État Joseph Kabila. En cette période où le pays fait face à une agression étrangère et aurait besoin d’un sursaut patriotique collectif quels sont les risques de discours jugés divisionnistes de la part des plus hauts responsables du pays ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Jun 2025 16:49:28 +0000</pubDate>
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 Le 9 juin sur les ondes de Top Congo, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre du Transport et voies de communication, a fait une série de déclarations qui ont touché l'opinion publique. Selon certains, ses propos sont en partie diffamato...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>RDC : trouver la paix entre Nairobi, Luanda, Doha et Washington</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le conflit du M23 est dans une impasse précaire depuis le retrait des rebelles de la cité de Walikale en avril. Depuis lors, une intense activité diplomatique s'est déployée, impliquant une multitude d'acteurs : la Communauté d'Afrique de l'Est, la Communauté de développement de l'Afrique australe, l'Union africaine, le Qatar, et les États-Unis, entre autres. Cependant, le processus est resté relativement opaque, avec peu de communication, et de nombreuses rumeurs circulent au sujet d'accords miniers, de mercenaires et d'accords secrets.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le conflit du M23 est dans une impasse précaire depuis le retrait des rebelles de la cité de Walikale en avril. Depuis lors, une intense activité diplomatique s'est déployée, impliquant une multitude d'acteurs : la Communauté d'Afrique de l'Est, la Communauté de développement de l'Afrique australe, l'Union africaine, le Qatar, et les États-Unis, entre autres. Cependant, le processus est resté relativement opaque, avec peu de communication, et de nombreuses rumeurs circulent au sujet d'accords miniers, de mercenaires et d'accords secrets.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 16:16:43 +0000</pubDate>
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Le conflit du M23 est dans une impasse précaire depuis le retrait des rebelles de la cité de Walikale en avril. Depuis lors, une intense activité diplomatique s'est déployée, impliquant une multitude d'acteurs : la Communauté d'Afrique de l'Est, la Co...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Kabila, est-ce l’homme de la situation ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Je fais ce jour une proposition qui engage la nation toute entière à un sursaut patriotique pour un pacte citoyen, afin de tirer le pays du gouffre. » C’est sur cette proposition en 12 points que l’ancien président Joseph Kabila a clôturé un long réquisitoire contre ce qu’il présente comme le chaos  provoqué par son successeur.  </p><p>Alors que son manque d’autocritique sur sa responsabilité personnelle dans la crise politico-sécuritaire actuelle étonne, il y a lieu de s'interroger sur le rôle qu’il compte jouer.  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Je fais ce jour une proposition qui engage la nation toute entière à un sursaut patriotique pour un pacte citoyen, afin de tirer le pays du gouffre. » C’est sur cette proposition en 12 points que l’ancien président Joseph Kabila a clôturé un long réquisitoire contre ce qu’il présente comme le chaos  provoqué par son successeur.  </p><p>Alors que son manque d’autocritique sur sa responsabilité personnelle dans la crise politico-sécuritaire actuelle étonne, il y a lieu de s'interroger sur le rôle qu’il compte jouer.  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 May 2025 16:13:04 +0000</pubDate>
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                <title>Affaire Mutamba : que reste-il de la décence politique en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Je sens l’odeur de la corruption… ». Vous vous souvenez peut-être de <a href="https://x.com/wembi_steve/status/1897265139000230198?s=46">cette phrase.</a> Elle est de Constant Mutamba, ministre de la Justice, prononcée le 5 mars aux côtés de Judith Suminwa, Première ministre, lors du lancement d’une campagne de mobilisation de la jeunesse contre la corruption. Deux mois et demi plus tard, tout bascule. Le 21 mai, le procureur général près la Cour de cassation a demandé à l’Assemblée nationale l’autorisation d’instruire des poursuites contre Mutamba. En cause : un marché public attribué de gré à gré à une société peu expérimentée pour la construction d’une prison à Kisangani. Comment un ministre apparemment si offensif contre la corruption se retrouve-t-il aujourd’hui au centre d’une affaire de détournement présumé ? Et, surtout, que va-t-il faire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Je sens l’odeur de la corruption… ». Vous vous souvenez peut-être de <a href="https://x.com/wembi_steve/status/1897265139000230198?s=46">cette phrase.</a> Elle est de Constant Mutamba, ministre de la Justice, prononcée le 5 mars aux côtés de Judith Suminwa, Première ministre, lors du lancement d’une campagne de mobilisation de la jeunesse contre la corruption. Deux mois et demi plus tard, tout bascule. Le 21 mai, le procureur général près la Cour de cassation a demandé à l’Assemblée nationale l’autorisation d’instruire des poursuites contre Mutamba. En cause : un marché public attribué de gré à gré à une société peu expérimentée pour la construction d’une prison à Kisangani. Comment un ministre apparemment si offensif contre la corruption se retrouve-t-il aujourd’hui au centre d’une affaire de détournement présumé ? Et, surtout, que va-t-il faire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 May 2025 16:06:11 +0000</pubDate>
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« Je sens l’odeur de la corruption… ». Vous vous souvenez peut-être de cette phrase. (https://x.com/wembi_steve/status/1897265139000230198?s=46) Elle est de Constant Mutamba, ministre de la Justice, prononcée le 5 mars aux côtés de Judith Suminwa, Pre...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Exploiter le pétrole ou préserver le patrimoine écologique: la RDC peut-elle faire les deux ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>L’annonce du gouvernement congolais d’ouvrir 52 nouveaux blocs pétroliers à l’exploration — en plus des trois déjà attribués dans la cuvette centrale a, sans surprise, suscité une vague de réactions. Comme par le passé, deux camps se dessinent: d’une part, le gouvernement, qui y voit une opportunité de développement économique et d’accroissement des recettes publiques, et de l’autre, les activistes, qui redoutent l’impact sur l’environnement et les communautés locales, le manque de transparence et les risques de corruption. Les arguments de part et d’autre méritent d’être examinés avec nuance.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L’annonce du gouvernement congolais d’ouvrir 52 nouveaux blocs pétroliers à l’exploration — en plus des trois déjà attribués dans la cuvette centrale a, sans surprise, suscité une vague de réactions. Comme par le passé, deux camps se dessinent: d’une part, le gouvernement, qui y voit une opportunité de développement économique et d’accroissement des recettes publiques, et de l’autre, les activistes, qui redoutent l’impact sur l’environnement et les communautés locales, le manque de transparence et les risques de corruption. Les arguments de part et d’autre méritent d’être examinés avec nuance.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 May 2025 17:26:57 +0000</pubDate>
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L’annonce du gouvernement congolais d’ouvrir 52 nouveaux blocs pétroliers à l’exploration — en plus des trois déjà attribués dans la cuvette centrale a, sans surprise, suscité une vague de réactions. Comme par le passé, deux camps se dessinent: d’une...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Que sont devenus les FARDC de Goma ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le vendredi 2 mai 2025, la Première ministre Judith Suminwa a accueilli à l'aéroport de Ndjili une première équipe de militaires et policiers qui s’étaient retranchés dans les installations de la Monusco depuis que la ville de Goma est passée sous le contrôle des rebelles du M23 fin janvier 2025. Avec l’appui de l’armée rwandaise en date du 27 janvier 2025, le M23 avait en effet lancé une offensive sur Goma sur plusieurs fronts prenant en étaux des militaires d'unités FARDC d’infanterie, des forces spéciales et d’artillerie qui n’avaient pas pu évacuer la ville. Que sont-ils devenus ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 2 mai 2025, la Première ministre Judith Suminwa a accueilli à l'aéroport de Ndjili une première équipe de militaires et policiers qui s’étaient retranchés dans les installations de la Monusco depuis que la ville de Goma est passée sous le contrôle des rebelles du M23 fin janvier 2025. Avec l’appui de l’armée rwandaise en date du 27 janvier 2025, le M23 avait en effet lancé une offensive sur Goma sur plusieurs fronts prenant en étaux des militaires d'unités FARDC d’infanterie, des forces spéciales et d’artillerie qui n’avaient pas pu évacuer la ville. Que sont-ils devenus ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 May 2025 17:53:26 +0000</pubDate>
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Le vendredi 2 mai 2025, la Première ministre Judith Suminwa a accueilli à l'aéroport de Ndjili une première équipe de militaires et policiers qui s’étaient retranchés dans les installations de la Monusco depuis que la ville de Goma est passée sous le...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Travail en RDC : à quand un accès et une rémunération justes ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce jeudi 1er mai, la RDC a célébré la journée internationale du travail. Le travail est l’une des valeurs fondatrices de la nation congolaise. Il est inscrit dans la devise du pays et la Constitution l’instaure à la fois comme un devoir et un droit pour chaque Congolais. Cependant, de nombreux facteurs politiques, économiques et surtout sécuritaires constituent des obstacles majeurs à l’accès à un emploi. Le sous-emploi  frappe de nombreux Congolais, surtout les jeunes, en dépit des engagements de l’État de créer plus d’emplois. Comment peut-on valoriser le travail en RDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce jeudi 1er mai, la RDC a célébré la journée internationale du travail. Le travail est l’une des valeurs fondatrices de la nation congolaise. Il est inscrit dans la devise du pays et la Constitution l’instaure à la fois comme un devoir et un droit pour chaque Congolais. Cependant, de nombreux facteurs politiques, économiques et surtout sécuritaires constituent des obstacles majeurs à l’accès à un emploi. Le sous-emploi  frappe de nombreux Congolais, surtout les jeunes, en dépit des engagements de l’État de créer plus d’emplois. Comment peut-on valoriser le travail en RDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 May 2025 18:55:24 +0000</pubDate>
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Ce jeudi 1er mai, la RDC a célébré la journée internationale du travail. Le travail est l’une des valeurs fondatrices de la nation congolaise. Il est inscrit dans la devise du pays et la Constitution l’instaure à la fois comme un devoir et un droit po...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Tshisekedi, M23 et Kabila : une rumeur, deux camps, plus de nuance ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Une simple rumeur a suffi. Signalé vendredi 18 avril à Goma, sans prise de parole publique ni même une photo, Joseph Kabila a déclenché, à distance, une tempête politique. En quelques heures : suspension des activités du PPRD, son parti et injonction de poursuites judiciaires. Mais ce qui est en jeu ici dépasse sa personne. C’est l’espace public congolais lui-même qui se rétrécit. Un espace où l’on ne peut plus critiquer sans être soupçonné, ni douter sans être suspecté. Un espace enfermé entre deux camps supposés : pro-régime donc « patriote »… ou pro-M23-Rwanda, donc traître à la nation. Y-a-t-il encore de place à une position nuancée ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Une simple rumeur a suffi. Signalé vendredi 18 avril à Goma, sans prise de parole publique ni même une photo, Joseph Kabila a déclenché, à distance, une tempête politique. En quelques heures : suspension des activités du PPRD, son parti et injonction de poursuites judiciaires. Mais ce qui est en jeu ici dépasse sa personne. C’est l’espace public congolais lui-même qui se rétrécit. Un espace où l’on ne peut plus critiquer sans être soupçonné, ni douter sans être suspecté. Un espace enfermé entre deux camps supposés : pro-régime donc « patriote »… ou pro-M23-Rwanda, donc traître à la nation. Y-a-t-il encore de place à une position nuancée ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Apr 2025 14:38:46 +0000</pubDate>
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Une simple rumeur a suffi. Signalé vendredi 18 avril à Goma, sans prise de parole publique ni même une photo, Joseph Kabila a déclenché, à distance, une tempête politique. En quelques heures : suspension des activités du PPRD, son parti et injonction...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>La République démocratique du Congo doit-elle devenir un État fédéral ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La RDC devrait-elle devenir une République fédérale ? C’est ce que propose Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale de transition et cadre du parti Ensemble pour la République. Sa proposition a soulevé plusieurs réactions passionnées et parfois des attaques personnelles. Pourtant, cette proposition n’est pas nouvelle.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La RDC devrait-elle devenir une République fédérale ? C’est ce que propose Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale de transition et cadre du parti Ensemble pour la République. Sa proposition a soulevé plusieurs réactions passionnées et parfois des attaques personnelles. Pourtant, cette proposition n’est pas nouvelle.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Apr 2025 17:18:44 +0000</pubDate>
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La RDC devrait-elle devenir une République fédérale ? C’est ce que propose Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale de transition et cadre du parti Ensemble pour la République. Sa proposition a soulevé plusieurs réactions passionnée...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>RDC : des leçons de gouvernance à tirer des inondations à Kinshasa</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans la nuit du 4 au 5 avril, l’Est de la ville de Kinshasa a enregistré des inondations spectaculaires, consécutives aux pluies diluviennes qui se sont abattues, accentuées probablement par le réchauffement climatique. Selon le bilan officiel, 43 personnes ont perdu la vie, et les dégâts matériels sont très importants. Au-delà du choc émotionnel et de l'indignation perceptible dans l’opinion publique, que faut-il retenir de cette catastrophe qui met en lumière les défis de la gouvernance urbaine en RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans la nuit du 4 au 5 avril, l’Est de la ville de Kinshasa a enregistré des inondations spectaculaires, consécutives aux pluies diluviennes qui se sont abattues, accentuées probablement par le réchauffement climatique. Selon le bilan officiel, 43 personnes ont perdu la vie, et les dégâts matériels sont très importants. Au-delà du choc émotionnel et de l'indignation perceptible dans l’opinion publique, que faut-il retenir de cette catastrophe qui met en lumière les défis de la gouvernance urbaine en RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Apr 2025 15:00:20 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Nouvel engagement des États-Unis envers la RDC et les Grands Lacs : quel rôle pour Massad Boulos ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 1er avril, le Département d'État américain publie un <a href="https://www.state.gov/announcement-of-massad-boulos-as-senior-advisor-for-africa/">communiqué</a> annonçant la nomination de Massad Boulos comme conseiller principal pour l’Afrique. Il effectue une mission à partir du 3 avril en RDC, au Rwanda, en Ouganda et au Kenya pour « faire avancer des efforts pour une paix durable à l’est de la RDC et promouvoir l’investissement du secteur privé américain dans la région ». Qui est Massad Boulos et quel rôle pourra-t-il jouer dans le processus de paix au Congo et les relations entre la RDC et les États-Unis d’Amérique ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er avril, le Département d'État américain publie un <a href="https://www.state.gov/announcement-of-massad-boulos-as-senior-advisor-for-africa/">communiqué</a> annonçant la nomination de Massad Boulos comme conseiller principal pour l’Afrique. Il effectue une mission à partir du 3 avril en RDC, au Rwanda, en Ouganda et au Kenya pour « faire avancer des efforts pour une paix durable à l’est de la RDC et promouvoir l’investissement du secteur privé américain dans la région ». Qui est Massad Boulos et quel rôle pourra-t-il jouer dans le processus de paix au Congo et les relations entre la RDC et les États-Unis d’Amérique ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Apr 2025 16:58:29 +0000</pubDate>
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Le 1er avril, le Département d'État américain publie un communiqué (https://www.state.gov/announcement-of-massad-boulos-as-senior-advisor-for-africa/) annonçant la nomination de Massad Boulos comme conseiller principal pour l’Afrique. Il effectue une...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Crise du M23 : faut-il encore croire aux promesses de cessez-le-feu ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 18 mars, à l’initiative de l’émir du Qatar, les présidents de la RDC et du Rwanda se sont rencontrés à Doha. Dans leur communiqué final, les chefs d’État ont réaffirmé l'engagement de toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Pourtant, un  jour plus tard, les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont pris la cité stratégique de Walikale, au Nord-Kivu. Et malgré leur engagement public de se retirer de cette localité, pris le 19 mars, les rebelles l’occupent toujours, et tentent même de renforcer leurs positions. Ceci, et d’autres épisodes antérieurs similaires, posent question : le M23 et le Rwanda cherchent-ils vraiment, comme ils l’affirment, à résoudre cette crise par le dialogue ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 mars, à l’initiative de l’émir du Qatar, les présidents de la RDC et du Rwanda se sont rencontrés à Doha. Dans leur communiqué final, les chefs d’État ont réaffirmé l'engagement de toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Pourtant, un  jour plus tard, les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont pris la cité stratégique de Walikale, au Nord-Kivu. Et malgré leur engagement public de se retirer de cette localité, pris le 19 mars, les rebelles l’occupent toujours, et tentent même de renforcer leurs positions. Ceci, et d’autres épisodes antérieurs similaires, posent question : le M23 et le Rwanda cherchent-ils vraiment, comme ils l’affirment, à résoudre cette crise par le dialogue ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Mar 2025 15:51:35 +0000</pubDate>
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Le 18 mars, à l’initiative de l’émir du Qatar, les présidents de la RDC et du Rwanda se sont rencontrés à Doha. Dans leur communiqué final, les chefs d’État ont réaffirmé l'engagement de toutes les parties pour un cessez-le-feu immédiat et incondition...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Négociations manquées à Luanda, rencontre surprise à Doha : quel avenir pour le conflit dans l’est de la RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><b>Cette semaine devait être celle de négociations historiques : pour la première fois depuis 2022, le gouvernement congolais devait s’asseoir avec les rebelles à Luanda pour négocier. Finalement, les négociations ont eu lieu mardi, mais pas avec le Mouvement du 23 mars (M23) et pas à Luanda. Dans la soirée, des photos ont commencé à circuler montrant les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame face à face, avec l'émir du Qatar, assis et souriant entre eux. Qu’est-ce qui a conduit à cette série d’événements et que signifient-ils pour le conflit ?</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><b>Cette semaine devait être celle de négociations historiques : pour la première fois depuis 2022, le gouvernement congolais devait s’asseoir avec les rebelles à Luanda pour négocier. Finalement, les négociations ont eu lieu mardi, mais pas avec le Mouvement du 23 mars (M23) et pas à Luanda. Dans la soirée, des photos ont commencé à circuler montrant les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame face à face, avec l'émir du Qatar, assis et souriant entre eux. Qu’est-ce qui a conduit à cette série d’événements et que signifient-ils pour le conflit ?</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Mar 2025 17:21:46 +0000</pubDate>
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Cette semaine devait être celle de négociations historiques : pour la première fois depuis 2022, le gouvernement congolais devait s’asseoir avec les rebelles à Luanda pour négocier. Finalement, les négociations ont eu lieu mardi, mais pas avec le Mouv...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Ituri : massacres sous silence</title>
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                <description><![CDATA[<p>En février, au moins 50 civils ont été tués dans les camps de déplacés de Djaiba à 5 km de Fataki, en territoire de Djugu dans la province de l’Ituri par les miliciens de la Coopérative pour le développement économique au Congo (Codeco). Ce groupe armé fait partie des plus meurtriers pour les civils en RDC après les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) et le Mouvement du 23 mars (M23). Au cours du seul mois de février, au moins 98 civils ont été tués  par les miliciens Codeco et leurs ennemis, les Zaïre en territoires de Djugu et Mahagi. Depuis près de sept ans, ce conflit peu médiatisé a fait des milliers de morts.</p><p><br></p><p>Pourquoi cette violence persiste-t-elle loin des radars ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En février, au moins 50 civils ont été tués dans les camps de déplacés de Djaiba à 5 km de Fataki, en territoire de Djugu dans la province de l’Ituri par les miliciens de la Coopérative pour le développement économique au Congo (Codeco). Ce groupe armé fait partie des plus meurtriers pour les civils en RDC après les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) et le Mouvement du 23 mars (M23). Au cours du seul mois de février, au moins 98 civils ont été tués  par les miliciens Codeco et leurs ennemis, les Zaïre en territoires de Djugu et Mahagi. Depuis près de sept ans, ce conflit peu médiatisé a fait des milliers de morts.</p><p><br></p><p>Pourquoi cette violence persiste-t-elle loin des radars ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Mar 2025 16:31:42 +0000</pubDate>
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En février, au moins 50 civils ont été tués dans les camps de déplacés de Djaiba à 5 km de Fataki, en territoire de Djugu dans la province de l’Ituri par les miliciens de la Coopérative pour le développement économique au Congo (Codeco). Ce groupe arm...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Gouvernement d’union nationale : une réponse efficace à la crise dans l’Est ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Face à la crise sécuritaire grandissante dans l'est de la RDC, marquée par l'avancée des troupes rwandaises et des éléments du Mouvement du 23 mars (M23), le président Félix Tshisekedi a annoncé, le 22 février, des consultations en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale. Mais cette initiative peut-elle réellement répondre aux enjeux de la crise ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Face à la crise sécuritaire grandissante dans l'est de la RDC, marquée par l'avancée des troupes rwandaises et des éléments du Mouvement du 23 mars (M23), le président Félix Tshisekedi a annoncé, le 22 février, des consultations en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale. Mais cette initiative peut-elle réellement répondre aux enjeux de la crise ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Mar 2025 14:16:27 +0000</pubDate>
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Face à la crise sécuritaire grandissante dans l'est de la RDC, marquée par l'avancée des troupes rwandaises et des éléments du Mouvement du 23 mars (M23), le président Félix Tshisekedi a annoncé, le 22 février, des consultations en vue de la formation...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Expansion de l’armée ougandaise dans l’est de la RDC : pour quoi faire ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les militaires ougandais, ou UPDF, se trouvent sur le territoire congolais depuis le 30 novembre 2021 dans le cadre de l’opération militaire conjointe <em>Shujaa</em> pour la traque et la neutralisation des Forces démocratiques alliées ou ADF. Cette opération militaire est censée couvrir les zones où sévissent ces rebelles dont les territoires de Beni, Irumu, Mambasa et une partie du territoire de Lubero. Mais depuis le début de l’année, l’armée ougandaise a étendu sa zone d’opération au-delà de ce qui est nécessaire pour traquer les ADF.</p><p>Pourquoi les UPDF mènent-ils cette expansion ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les militaires ougandais, ou UPDF, se trouvent sur le territoire congolais depuis le 30 novembre 2021 dans le cadre de l’opération militaire conjointe <em>Shujaa</em> pour la traque et la neutralisation des Forces démocratiques alliées ou ADF. Cette opération militaire est censée couvrir les zones où sévissent ces rebelles dont les territoires de Beni, Irumu, Mambasa et une partie du territoire de Lubero. Mais depuis le début de l’année, l’armée ougandaise a étendu sa zone d’opération au-delà de ce qui est nécessaire pour traquer les ADF.</p><p>Pourquoi les UPDF mènent-ils cette expansion ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:25:13 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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Les militaires ougandais, ou UPDF, se trouvent sur le territoire congolais depuis le 30 novembre 2021 dans le cadre de l’opération militaire conjointe Shujaa pour la traque et la neutralisation des Forces démocratiques alliées ou ADF. Cette opération...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>RDC : la Constitution peut-elle survivre à la guerre ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 18 février 2025, la Constitution de la RDC a totalisé 19 ans d’existence, depuis sa promulgation par Joseph Kabila, alors président de la République, en 2006. Cet anniversaire du pacte républicain intervient dans un contexte où la situation sécuritaire et politique est fortement dégradée par l'intensification de l’offensive de l’Alliance fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23), appuyés par le Rwanda, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. </p><p>Quel impact cette guerre aura-t-elle sur le projet de réforme constitutionnelle ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 février 2025, la Constitution de la RDC a totalisé 19 ans d’existence, depuis sa promulgation par Joseph Kabila, alors président de la République, en 2006. Cet anniversaire du pacte républicain intervient dans un contexte où la situation sécuritaire et politique est fortement dégradée par l'intensification de l’offensive de l’Alliance fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23), appuyés par le Rwanda, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. </p><p>Quel impact cette guerre aura-t-elle sur le projet de réforme constitutionnelle ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Feb 2025 14:50:13 +0000</pubDate>
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Le 18 février 2025, la Constitution de la RDC a totalisé 19 ans d’existence, depuis sa promulgation par Joseph Kabila, alors président de la République, en 2006. Cet anniversaire du pacte républicain intervient dans un contexte où la situation sécurit...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>Impasse diplomatique sur la crise dans l’est de la RDC : l'initiative CENCO-ECC peut-elle être une alternative efficace ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Alors que l’Alliance fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23) poursuivent leur offensive sur les lignes de front au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, malgré le cessez-le-feu décrété à  Dar-es-Salam, les deux principales confessions religieuses en RDC tentent de relancer le processus de dialogue pour le retour de la paix. Après des consultations à Kinshasa, à Goma et à Kigali, les représentants de l’Église catholique et de l’Église protestante sont attendus à Bruxelles d’ici la fin de la semaine pour leur mission diplomatique. Quelle issue peut offrir cette initiative de médiation religieuse ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’Alliance fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23) poursuivent leur offensive sur les lignes de front au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, malgré le cessez-le-feu décrété à  Dar-es-Salam, les deux principales confessions religieuses en RDC tentent de relancer le processus de dialogue pour le retour de la paix. Après des consultations à Kinshasa, à Goma et à Kigali, les représentants de l’Église catholique et de l’Église protestante sont attendus à Bruxelles d’ici la fin de la semaine pour leur mission diplomatique. Quelle issue peut offrir cette initiative de médiation religieuse ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Feb 2025 17:22:49 +0000</pubDate>
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Alors que l’Alliance fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23) poursuivent leur offensive sur les lignes de front au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, malgré le cessez-le-feu décrété à  Dar-es-Salam, les deux principales confessions religieuses en R...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Réduction du train de vie des institutions en RDC : une réponse efficace aux défis sécuritaires posés par le M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les mesures d’austérité annoncées lors du conseil des ministres du 31 janvier soulèvent de nombreuses questions. Alors que le budget de la défense a considérablement augmenté ces dernières années, les opérations militaires contre le M23, soutenu par le Rwanda, piétinent sur le terrain. Cette décision du président Félix Tshisekedi, qui prévoit des primes pour les forces de sécurité et les <em>Wazalendo</em>, est-elle une réponse adaptée aux défis du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les mesures d’austérité annoncées lors du conseil des ministres du 31 janvier soulèvent de nombreuses questions. Alors que le budget de la défense a considérablement augmenté ces dernières années, les opérations militaires contre le M23, soutenu par le Rwanda, piétinent sur le terrain. Cette décision du président Félix Tshisekedi, qui prévoit des primes pour les forces de sécurité et les <em>Wazalendo</em>, est-elle une réponse adaptée aux défis du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Feb 2025 13:09:15 +0000</pubDate>
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Les mesures d’austérité annoncées lors du conseil des ministres du 31 janvier soulèvent de nombreuses questions. Alors que le budget de la défense a considérablement augmenté ces dernières années, les opérations militaires contre le M23, soutenu par l...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>RDC : jusqu’où iront l’armée rwandaise et le M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La sortie est étonnante. Il y a quelques mois encore, le Rwanda présentait la crise du M23 comme un problème purement congolais. Mais ce mercredi, un diplomate rwandais, Vincent Karega, s’est livré à une analyse particulièrement précise des intentions du M23 dans une interview à l’Agence France presse. « Ils vont continuer dans le Sud-Kivu, parce que Goma ne peut pas être une fin en soi » a-t-il affirmé, ajoutant même qu’il était « possible » que les rebelles marchent sur Kinshasa. Après avoir pris Goma, jusqu’où peuvent aller l’armée rwandaise et le M23 ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La sortie est étonnante. Il y a quelques mois encore, le Rwanda présentait la crise du M23 comme un problème purement congolais. Mais ce mercredi, un diplomate rwandais, Vincent Karega, s’est livré à une analyse particulièrement précise des intentions du M23 dans une interview à l’Agence France presse. « Ils vont continuer dans le Sud-Kivu, parce que Goma ne peut pas être une fin en soi » a-t-il affirmé, ajoutant même qu’il était « possible » que les rebelles marchent sur Kinshasa. Après avoir pris Goma, jusqu’où peuvent aller l’armée rwandaise et le M23 ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 Jan 2025 13:09:33 +0000</pubDate>
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La sortie est étonnante. Il y a quelques mois encore, le Rwanda présentait la crise du M23 comme un problème purement congolais. Mais ce mercredi, un diplomate rwandais, Vincent Karega, s’est livré à une analyse particulièrement précise des intentions...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Kabila, pourquoi maintenant ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis son départ du pouvoir en 2019, Joseph Kabila s'était muré dans un silence déconcertant, même face aux crises politiques et accusations directes. Pourtant, depuis décembre, il semble sortir de l’ombre en initiant des consultations politiques avec des figures de l'opposition comme Moïse Katumbi et Claudel Lubaya, à Addis-Abeba. Une rencontre avec l’opposant Martin Fayulu n’est pas exclue dans les prochains jours ou semaines. Alors, quels calculs politiques ou stratégiques motivent l’ancien président ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son départ du pouvoir en 2019, Joseph Kabila s'était muré dans un silence déconcertant, même face aux crises politiques et accusations directes. Pourtant, depuis décembre, il semble sortir de l’ombre en initiant des consultations politiques avec des figures de l'opposition comme Moïse Katumbi et Claudel Lubaya, à Addis-Abeba. Une rencontre avec l’opposant Martin Fayulu n’est pas exclue dans les prochains jours ou semaines. Alors, quels calculs politiques ou stratégiques motivent l’ancien président ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 Jan 2025 09:41:17 +0000</pubDate>
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Depuis son départ du pouvoir en 2019, Joseph Kabila s'était muré dans un silence déconcertant, même face aux crises politiques et accusations directes. Pourtant, depuis décembre, il semble sortir de l’ombre en initiant des consultations politiques ave...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>M23 : trébuchement à Luanda, avancées militaires en RDC, division au Conseil de sécurité de l’ONU</title>
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                <description><![CDATA[<p>Attendu le 15 décembre dernier, le sommet tripartite à Luanda entre les chefs d’État Félix Tshisekedi, Paul Kagame et João Lourenço n’a pas eu lieu, annulé à la dernière minute par l’absence du président rwandais. Kagame a justifié son absence par le refus de la RDC d'entamer des négociations directes avec le M23. Accusant Kigali d’avoir bloqué délibérément la signature attendue d’un accord de paix, Kinshasa a, pour sa part, indiqué son ouverture à la participation du M23 au processus de Nairobi tout en refusant d’engager des négociations directes avec lui. Entretemps, des avancées militaires importantes par le M23 ont été enregistrées sur le terrain, alors que les discussions sur le conflit continuent au conseil de sécurité des Nations unies, où une division se dessine entre pays occidentaux et africains. Quelle est la situation actuelle de ce conflit ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Attendu le 15 décembre dernier, le sommet tripartite à Luanda entre les chefs d’État Félix Tshisekedi, Paul Kagame et João Lourenço n’a pas eu lieu, annulé à la dernière minute par l’absence du président rwandais. Kagame a justifié son absence par le refus de la RDC d'entamer des négociations directes avec le M23. Accusant Kigali d’avoir bloqué délibérément la signature attendue d’un accord de paix, Kinshasa a, pour sa part, indiqué son ouverture à la participation du M23 au processus de Nairobi tout en refusant d’engager des négociations directes avec lui. Entretemps, des avancées militaires importantes par le M23 ont été enregistrées sur le terrain, alors que les discussions sur le conflit continuent au conseil de sécurité des Nations unies, où une division se dessine entre pays occidentaux et africains. Quelle est la situation actuelle de ce conflit ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Jan 2025 15:56:36 +0000</pubDate>
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Attendu le 15 décembre dernier, le sommet tripartite à Luanda entre les chefs d’État Félix Tshisekedi, Paul Kagame et João Lourenço n’a pas eu lieu, annulé à la dernière minute par l’absence du président rwandais. Kagame a justifié son absence par le...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Pourquoi la RDC risque l'exclusion de son café et de son cacao du marché européen</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 17 décembre 2024, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a adressé une lettre à Julien Paluku, ministre congolais du Commerce extérieur, sur le risque d’exclusion du café et du cacao congolais par l’Union européenne (UE) de ses marchés et dont l'application doit intervenir en décembre prochain.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 décembre 2024, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a adressé une lettre à Julien Paluku, ministre congolais du Commerce extérieur, sur le risque d’exclusion du café et du cacao congolais par l’Union européenne (UE) de ses marchés et dont l'application doit intervenir en décembre prochain.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Jan 2025 16:10:22 +0000</pubDate>
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Le 17 décembre 2024, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a adressé une lettre à Julien Paluku, ministre congolais du Commerce extérieur, sur le risque d’exclusion du café et du cacao congolais par l’Union européenne (UE) de ses marchés et don...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Tshisekedi - Kagame : rendez-vous manqué à Luanda</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le Sommet de Luanda n’a pas eu lieu. Censé aboutir à la signature d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, et mettre un terme à la crise du M23, ce sommet a été annulé en dernière minute, de quoi susciter l’ire du gouvernement congolais et de l'opinion en RDC. Que se passera-t-il après ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Sommet de Luanda n’a pas eu lieu. Censé aboutir à la signature d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, et mettre un terme à la crise du M23, ce sommet a été annulé en dernière minute, de quoi susciter l’ire du gouvernement congolais et de l'opinion en RDC. Que se passera-t-il après ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Dec 2024 15:23:16 +0000</pubDate>
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Le Sommet de Luanda n’a pas eu lieu. Censé aboutir à la signature d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, et mettre un terme à la crise du M23, ce sommet a été annulé en dernière minute, de quoi susciter l’ire du go...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Discours du président Tshisekedi sur l’état de la nation : entre autosatisfaction et modération</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce mercredi 11 décembre, le président Félix Tshisekedi a tenu le premier discours sur l’état de la nation de son second mandat. Devant les députés et sénateurs réunis en congrès, le chef de l’État a évoqué toutes les questions touchant à la vie de la nation. Pouvoir d’achat des Congolais, embouteillages à Kinshasa, situation sécuritaire dans l’Est, réforme constitutionnelle, … Le président a également vanté le bilan de son gouvernement tout en formulant de nouvelles promesses à l’endroit de la population. Que peut-on retenir de ce discours ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce mercredi 11 décembre, le président Félix Tshisekedi a tenu le premier discours sur l’état de la nation de son second mandat. Devant les députés et sénateurs réunis en congrès, le chef de l’État a évoqué toutes les questions touchant à la vie de la nation. Pouvoir d’achat des Congolais, embouteillages à Kinshasa, situation sécuritaire dans l’Est, réforme constitutionnelle, … Le président a également vanté le bilan de son gouvernement tout en formulant de nouvelles promesses à l’endroit de la population. Que peut-on retenir de ce discours ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Dec 2024 19:05:21 +0000</pubDate>
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Ce mercredi 11 décembre, le président Félix Tshisekedi a tenu le premier discours sur l’état de la nation de son second mandat. Devant les députés et sénateurs réunis en congrès, le chef de l’État a évoqué toutes les questions touchant à la vie de la...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Biden à Luanda : à qui profite l'investissement américain à Lobito ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Joe Biden a atterri à Luanda lundi pour sa première et unique visite en Afrique en tant que président. L'objectif principal de ce voyage était de présenter le soutien des États-Unis pour l’Angola et pour le corridor de Lobito en particulier, un projet ferroviaire soutenu par le gouvernement américain. L'objectif général de ce projet et du voyage de Joe Biden est de contrer l'influence chinoise dans la région en montrant que les États-Unis constituent une meilleure alternative. Est-ce qu’il pourrait réussir ? Et quelles sont les implications éventuelles pour la République démocratique du Congo ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Joe Biden a atterri à Luanda lundi pour sa première et unique visite en Afrique en tant que président. L'objectif principal de ce voyage était de présenter le soutien des États-Unis pour l’Angola et pour le corridor de Lobito en particulier, un projet ferroviaire soutenu par le gouvernement américain. L'objectif général de ce projet et du voyage de Joe Biden est de contrer l'influence chinoise dans la région en montrant que les États-Unis constituent une meilleure alternative. Est-ce qu’il pourrait réussir ? Et quelles sont les implications éventuelles pour la République démocratique du Congo ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Dec 2024 09:50:27 +0000</pubDate>
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Joe Biden a atterri à Luanda lundi pour sa première et unique visite en Afrique en tant que président. L'objectif principal de ce voyage était de présenter le soutien des États-Unis pour l’Angola et pour le corridor de Lobito en particulier, un projet...</itunes:subtitle>

                
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                <title>La délivrance des permis de conduire suffit-elle pour améliorer la sécurité routière en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le lundi 26 novembre, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre des Transports, a lancé officiellement l’opération de délivrance du permis de conduire biométrique sécurisé. L’un des objectifs affiché : améliorer la sécurité routière. Mais, est-ce suffisant ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 26 novembre, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre des Transports, a lancé officiellement l’opération de délivrance du permis de conduire biométrique sécurisé. L’un des objectifs affiché : améliorer la sécurité routière. Mais, est-ce suffisant ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Nov 2024 16:04:48 +0000</pubDate>
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Le lundi 26 novembre, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre des Transports, a lancé officiellement l’opération de délivrance du permis de conduire biométrique sécurisé. L’un des objectifs affiché : améliorer la sécurité routière. Mais, est-ce suffi...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Violences basées sur le genre (VBG) : comprendre et agir en RDC à l’occasion des 16 jours d’activisme</title>
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                <description><![CDATA[<p>Chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, se déroulent les <a href="https://www.unwomen.org/fr/rejoignez-nous/16-jours-d-activisme">16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG)</a>, une campagne internationale visant à sensibiliser, mobiliser et promouvoir des actions concrètes pour mettre fin à ces violences. Pourquoi cette campagne est-elle si importante ? Et qu’en est-il en République démocratique du Congo (RDC), alors que les VBG toucheraient <a href="https://congoprofond.net/85798-2111/">environ 7 % de sa population</a> ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, se déroulent les <a href="https://www.unwomen.org/fr/rejoignez-nous/16-jours-d-activisme">16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG)</a>, une campagne internationale visant à sensibiliser, mobiliser et promouvoir des actions concrètes pour mettre fin à ces violences. Pourquoi cette campagne est-elle si importante ? Et qu’en est-il en République démocratique du Congo (RDC), alors que les VBG toucheraient <a href="https://congoprofond.net/85798-2111/">environ 7 % de sa population</a> ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:55:21 +0000</pubDate>
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Chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, se déroulent les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) (https://www.unwomen.org/fr/rejoignez-nous/16-jours-d-activisme), une campagne internationale visant à sensibiliser, mobi...</itunes:subtitle>

                
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                <title>RDC : la justice guérira-t-elle de sa  « maladie » ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 6 novembre, le président Félix Tshisekedi a lancé, à Kinshasa, les états généraux de la justice, avec plus de <a href="https://www.mediacongo.net/article-actualite-143947_la_justice_congolaise_malade_son_traitement_debute_aujourd_hui.html">3 500 acteurs venus de divers horizons à travers le pays</a>. Sous le thème : «<em>Pourquoi la justice congolaise est-elle qualifiée de malade ? Quelle thérapie face à cette maladie ?</em> », ces assises ont pour objectif, selon les organisateurs, de proposer des solutions susceptibles de redresser le secteur de la justice en RDC. Peut-on s’attendre à une thérapie de choc qui guérira la justice congolaise de sa maladie ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 novembre, le président Félix Tshisekedi a lancé, à Kinshasa, les états généraux de la justice, avec plus de <a href="https://www.mediacongo.net/article-actualite-143947_la_justice_congolaise_malade_son_traitement_debute_aujourd_hui.html">3 500 acteurs venus de divers horizons à travers le pays</a>. Sous le thème : «<em>Pourquoi la justice congolaise est-elle qualifiée de malade ? Quelle thérapie face à cette maladie ?</em> », ces assises ont pour objectif, selon les organisateurs, de proposer des solutions susceptibles de redresser le secteur de la justice en RDC. Peut-on s’attendre à une thérapie de choc qui guérira la justice congolaise de sa maladie ? </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Nov 2024 14:40:46 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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Le 6 novembre, le président Félix Tshisekedi a lancé, à Kinshasa, les états généraux de la justice, avec plus de 3 500 acteurs venus de divers horizons à travers le pays (https://www.mediacongo.net/article-actualite-143947_la_justice_congolaise_malade...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Que faire face aux violations du cessez-le-feu par le M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les ministres des Affaires étrangères de la RDC, du Rwanda et de l’Angola se sont rencontrés à Goma le 6 novembre dernier pour la mise en place du mécanisme de vérification <em>ad hoc </em>renforcée. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus de Luanda dont la réunion des experts de défense et sécurité des deux parties qui s’était tenue le 31 octobre 2024 à Luanda. Dans un contexte où les violations du cessez-le-feu en vigueur depuis le 31 juillet et les gains territoriaux du M23 se multiplient, quelle issue pouvons-nous espérer de ce processus dont les efforts peinent à aboutir à un accord ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les ministres des Affaires étrangères de la RDC, du Rwanda et de l’Angola se sont rencontrés à Goma le 6 novembre dernier pour la mise en place du mécanisme de vérification <em>ad hoc </em>renforcée. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus de Luanda dont la réunion des experts de défense et sécurité des deux parties qui s’était tenue le 31 octobre 2024 à Luanda. Dans un contexte où les violations du cessez-le-feu en vigueur depuis le 31 juillet et les gains territoriaux du M23 se multiplient, quelle issue pouvons-nous espérer de ce processus dont les efforts peinent à aboutir à un accord ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Nov 2024 11:13:22 +0000</pubDate>
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Les ministres des Affaires étrangères de la RDC, du Rwanda et de l’Angola se sont rencontrés à Goma le 6 novembre dernier pour la mise en place du mécanisme de vérification ad hoc renforcée. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus de Luan...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Les femmes congolaises se mobilisent pour mettre fin aux hostilités en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au forum de haut niveau organisé à Luanda les 17 et 18 octobre, <a href="https://au.int/fr/node/44205">des femmes leaders de la région des Grands Lacs </a>se sont réunies autour du thème : <em>renforcer le rôle des femmes dans la paix en Afrique centrale.</em> Cette rencontre visait à soutenir le processus de cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda, en réponse aux tensions persistantes. Permettra-t-elle des avancées concrètes dans ce processus ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au forum de haut niveau organisé à Luanda les 17 et 18 octobre, <a href="https://au.int/fr/node/44205">des femmes leaders de la région des Grands Lacs </a>se sont réunies autour du thème : <em>renforcer le rôle des femmes dans la paix en Afrique centrale.</em> Cette rencontre visait à soutenir le processus de cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda, en réponse aux tensions persistantes. Permettra-t-elle des avancées concrètes dans ce processus ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Nov 2024 13:22:23 +0000</pubDate>
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Au forum de haut niveau organisé à Luanda les 17 et 18 octobre, des femmes leaders de la région des Grands Lacs  (https://au.int/fr/node/44205)se sont réunies autour du thème : renforcer le rôle des femmes dans la paix en Afrique centrale. Cette renco...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Quel bilan pour l'opération Shujaa, trois ans après son début ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 30 novembre 2021, les gouvernements congolais et ougandais avaient lancé une opération militaire conjointe dénommée <em>Shujaa</em>. Son but est de traquer et de neutraliser les terroristes des Forces démocratiques alliées ou ADF responsables de massacres de civils congolais et d’attentats en Ouganda depuis plus de 10 ans. Les responsables militaires des deux pays viennent de se réunir pour en faire l’évaluation. Quel bilan peut-on en faire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 novembre 2021, les gouvernements congolais et ougandais avaient lancé une opération militaire conjointe dénommée <em>Shujaa</em>. Son but est de traquer et de neutraliser les terroristes des Forces démocratiques alliées ou ADF responsables de massacres de civils congolais et d’attentats en Ouganda depuis plus de 10 ans. Les responsables militaires des deux pays viennent de se réunir pour en faire l’évaluation. Quel bilan peut-on en faire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Oct 2024 13:43:29 +0000</pubDate>
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Le 30 novembre 2021, les gouvernements congolais et ougandais avaient lancé une opération militaire conjointe dénommée Shujaa. Son but est de traquer et de neutraliser les terroristes des Forces démocratiques alliées ou ADF responsables de massacres d...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>Réhabilitation de la piste de l'aérodrome de Mulonde : entre générosité et violation de la loi</title>
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                <description><![CDATA[<p>Moïse Katumbi, ancien candidat à la présidentielle de 2023, avait lancé les travaux de réhabilitation de la piste de l'aérodrome de Mulonde dans le territoire de Pweto, province du Haut-Katanga. Cette initiative s'inscrivait dans le cadre de ses actions philanthropiques menées à travers la République démocratique du Congo. Cependant, contrairement à d'autres œuvres caritatives déjà entreprises par lui, celle-ci a suscité un malentendu avec l’État congolais.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Moïse Katumbi, ancien candidat à la présidentielle de 2023, avait lancé les travaux de réhabilitation de la piste de l'aérodrome de Mulonde dans le territoire de Pweto, province du Haut-Katanga. Cette initiative s'inscrivait dans le cadre de ses actions philanthropiques menées à travers la République démocratique du Congo. Cependant, contrairement à d'autres œuvres caritatives déjà entreprises par lui, celle-ci a suscité un malentendu avec l’État congolais.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Oct 2024 19:00:11 +0000</pubDate>
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Moïse Katumbi, ancien candidat à la présidentielle de 2023, avait lancé les travaux de réhabilitation de la piste de l'aérodrome de Mulonde dans le territoire de Pweto, province du Haut-Katanga. Cette initiative s'inscrivait dans le cadre de ses actio...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Dix ans après, les massacres des civils par les ADF se poursuivent</title>
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                <description><![CDATA[<p>A l’occasion du dixième anniversaire des massacres perpétrés par les  <em>Allied Democratic Forces</em> (ADF),<a href="https://rtvh.net/nord-kivu-10e-triste-anniversaire-des-massacres-de-beni-plus-de-17-mille-civils-tues-par-les-adf/">la société civile dresse un bilan tragique : plus de 17 000 civils tués depuis le 2 octobre 2014</a>. Au début, les massacres étaient principalement concentrés sur le territoire de Beni, précisément dans le secteur de Rwenzori, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20141019-rdc-massacre-beni-fait-22-morts-kivu-paluku-adf-monusco-fardc">Beni Mbau</a> et, dans une certaine mesure, à Watalinga. Aujourd'hui plusieurs autres régions sont touchées. En plus de Beni, les ADF tuent à Lubero, au Nord-Kivu, Irumu et Mambasa, en Ituri, et pour la première fois un incident a été documenté à Bafwasende dans la province de la Tshopo. </p><p><br></p><p>Entretemps, plusieurs opérations ont été lancées pour combattre les ADF. Mais pourquoi les massacres persistent-ils?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion du dixième anniversaire des massacres perpétrés par les  <em>Allied Democratic Forces</em> (ADF),<a href="https://rtvh.net/nord-kivu-10e-triste-anniversaire-des-massacres-de-beni-plus-de-17-mille-civils-tues-par-les-adf/">la société civile dresse un bilan tragique : plus de 17 000 civils tués depuis le 2 octobre 2014</a>. Au début, les massacres étaient principalement concentrés sur le territoire de Beni, précisément dans le secteur de Rwenzori, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20141019-rdc-massacre-beni-fait-22-morts-kivu-paluku-adf-monusco-fardc">Beni Mbau</a> et, dans une certaine mesure, à Watalinga. Aujourd'hui plusieurs autres régions sont touchées. En plus de Beni, les ADF tuent à Lubero, au Nord-Kivu, Irumu et Mambasa, en Ituri, et pour la première fois un incident a été documenté à Bafwasende dans la province de la Tshopo. </p><p><br></p><p>Entretemps, plusieurs opérations ont été lancées pour combattre les ADF. Mais pourquoi les massacres persistent-ils?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Oct 2024 16:45:29 +0000</pubDate>
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A l’occasion du dixième anniversaire des massacres perpétrés par les  Allied Democratic Forces (ADF),la société civile dresse un bilan tragique : plus de 17 000 civils tués depuis le 2 octobre 2014 (https://rtvh.net/nord-kivu-10e-triste-anniversaire-d...</itunes:subtitle>

                
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                <title>L’affaire Semlex illustre les dysfonctionnements des marchés publics en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 2 octobre, <a href="https://actualite.cd/2024/10/01/rdc-semlex-continue-dimprimer-les-passeports-congolais-enquete">une enquête </a>d’<a href="http://xn--actualit-i1a.cd">Actualité.CD</a> et ses partenaires a révélé que, malgré un contrat expiré depuis 2020 et de nombreuses accusations de corruption, la société belge Semlex, via sa filiale congolaise Locosem, continue d’assurer la production des passeports en République démocratique du Congo (RDC). Cette affaire s’ajoute à une longue liste de contrats controversés et soulève des questions quant au respect des procédures de passation des marchés publics dans le pays.  </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 octobre, <a href="https://actualite.cd/2024/10/01/rdc-semlex-continue-dimprimer-les-passeports-congolais-enquete">une enquête </a>d’<a href="http://xn--actualit-i1a.cd">Actualité.CD</a> et ses partenaires a révélé que, malgré un contrat expiré depuis 2020 et de nombreuses accusations de corruption, la société belge Semlex, via sa filiale congolaise Locosem, continue d’assurer la production des passeports en République démocratique du Congo (RDC). Cette affaire s’ajoute à une longue liste de contrats controversés et soulève des questions quant au respect des procédures de passation des marchés publics dans le pays.  </p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Oct 2024 14:01:09 +0000</pubDate>
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Le 2 octobre, une enquête  (https://actualite.cd/2024/10/01/rdc-semlex-continue-dimprimer-les-passeports-congolais-enquete)d’Actualité.CD (http://xn--actualit-i1a.cd) et ses partenaires a révélé que, malgré un contrat expiré depuis 2020 et de nombreus...</itunes:subtitle>

                
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                <title>À New-York, un Félix Tshisekedi plus ouvert à la communauté internationale</title>
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                <description><![CDATA[<p>Pour la quatrième fois, le président Félix Tshisekedi s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies. Que retenir de ce premier discours devant les leaders mondiaux depuis le début de son second mandat ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième fois, le président Félix Tshisekedi s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies. Que retenir de ce premier discours devant les leaders mondiaux depuis le début de son second mandat ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Sep 2024 17:51:48 +0000</pubDate>
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Pour la quatrième fois, le président Félix Tshisekedi s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies. Que retenir de ce premier discours devant les leaders mondiaux depuis le début de son second mandat ?</itunes:subtitle>

                
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                <title>Le contrôle parlementaire : Vital Kamerhe tiendra-t-il parole ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le lundi 16 septembre, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a promis un renforcement du contrôle parlementaire. Un changement bienvenu après une longue période de gel sous son prédécesseur. Mais qu'est-ce que cela implique réellement, et pourquoi cette annonce suscite-t-elle tant d'intérêt à l'Assemblée nationale ? Comment va se comporter l’Union sacrée de la nation, majorité parlementaire hétéroclite ? En une question : ce renforcement promis du contrôle parlementaire servira-t-il à apaiser ces tensions ou à mettre à nu les clivages politiques ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 16 septembre, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a promis un renforcement du contrôle parlementaire. Un changement bienvenu après une longue période de gel sous son prédécesseur. Mais qu'est-ce que cela implique réellement, et pourquoi cette annonce suscite-t-elle tant d'intérêt à l'Assemblée nationale ? Comment va se comporter l’Union sacrée de la nation, majorité parlementaire hétéroclite ? En une question : ce renforcement promis du contrôle parlementaire servira-t-il à apaiser ces tensions ou à mettre à nu les clivages politiques ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Sep 2024 10:26:06 +0000</pubDate>
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                <title>La Chine est-elle hors de portée des critiques de Kinshasa ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 5 septembre à Pékin, en marge du Forum sur la coopération sino-africaine, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre congolais et ministre l’Intérieur, a refusé de signer le Mémorandum d’Entente sur la coopération policière entre les pays de l’Afrique de l’Est et la Chine. Par ce geste, il entendait protester, non pas contre la Chine, mais contre l’absence de condamnation par la Communauté d’Afrique de l’Est de la violation de l’intégrité territoriale de la RDC par le Rwanda. Le vice-Premier ministre a même précisé « privilégier » la « relation bilatérale » avec la « République populaire de Chine ».</p><p>Pékin n’a pourtant pas davantage condamné l’action du Rwanda sur le sol congolais. Mais, à la différence des gouvernements africains et occidentaux, la Chine semble immunisée contre ce type de remontrances de la part de Kinshasa.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 septembre à Pékin, en marge du Forum sur la coopération sino-africaine, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre congolais et ministre l’Intérieur, a refusé de signer le Mémorandum d’Entente sur la coopération policière entre les pays de l’Afrique de l’Est et la Chine. Par ce geste, il entendait protester, non pas contre la Chine, mais contre l’absence de condamnation par la Communauté d’Afrique de l’Est de la violation de l’intégrité territoriale de la RDC par le Rwanda. Le vice-Premier ministre a même précisé « privilégier » la « relation bilatérale » avec la « République populaire de Chine ».</p><p>Pékin n’a pourtant pas davantage condamné l’action du Rwanda sur le sol congolais. Mais, à la différence des gouvernements africains et occidentaux, la Chine semble immunisée contre ce type de remontrances de la part de Kinshasa.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Sep 2024 11:34:14 +0000</pubDate>
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Le 5 septembre à Pékin, en marge du Forum sur la coopération sino-africaine, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre congolais et ministre l’Intérieur, a refusé de signer le Mémorandum d’Entente sur la coopération policière entre les pays de l’Afriq...</itunes:subtitle>

                
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                <title>La prison de Makala : un symbole des défis carcéraux et judiciaires en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans la nuit du 1er au 2 septembre, le centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, prison centrale de Makala, a connu une tentative d’évasion. Bilan officiel : au moins 129 détenus tués dont 24 par balles, des femmes violées, un bâtiment administratif brûlé… Alors que le flou demeure sur les circonstances de cette tragédie, des enquêtes sont en cours : s'agissait-il d’une tentative d’évasion planifiée ou d’une révolte suite aux conditions difficiles de détention ? En tout cas, ce nouveau drame à Makala remet en lumière les défis du système carcéral congolais.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans la nuit du 1er au 2 septembre, le centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, prison centrale de Makala, a connu une tentative d’évasion. Bilan officiel : au moins 129 détenus tués dont 24 par balles, des femmes violées, un bâtiment administratif brûlé… Alors que le flou demeure sur les circonstances de cette tragédie, des enquêtes sont en cours : s'agissait-il d’une tentative d’évasion planifiée ou d’une révolte suite aux conditions difficiles de détention ? En tout cas, ce nouveau drame à Makala remet en lumière les défis du système carcéral congolais.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Sep 2024 15:42:41 +0000</pubDate>
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Dans la nuit du 1er au 2 septembre, le centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, prison centrale de Makala, a connu une tentative d’évasion. Bilan officiel : au moins 129 détenus tués dont 24 par balles, des femmes violées, un bâtiment administ...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Le blocage du processus de Luanda</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 21 août, les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC se sont réunis une nouvelle fois à Luanda, après la signature de l'accord de cessez-le-feu le 30 juillet, pour trouver une solution à la crise du M23. Alors que le M23 poursuivait sa progression vers le grand Nord,<a href="https://www.voanews.com/a/m23-rebels-take-dr-congo-uganda-border-town/7729612.html"> prenant le village d'Ishasha</a> à la frontière ougandaise le 4 août, les médiateurs espéraient que cette réunion pourrait enfin conduire à une désescalade et, finalement, à un accord de paix. Ils ont été déçus : le 22 août, la réunion s'est achevée<a href="https://www.jeuneafrique.com/1601593/politique/est-de-la-rdc-pourquoi-le-dernier-sommet-de-luanda-na-rien-donne/"> sans progrès</a>. Que s'est-il passé ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 21 août, les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC se sont réunis une nouvelle fois à Luanda, après la signature de l'accord de cessez-le-feu le 30 juillet, pour trouver une solution à la crise du M23. Alors que le M23 poursuivait sa progression vers le grand Nord,<a href="https://www.voanews.com/a/m23-rebels-take-dr-congo-uganda-border-town/7729612.html"> prenant le village d'Ishasha</a> à la frontière ougandaise le 4 août, les médiateurs espéraient que cette réunion pourrait enfin conduire à une désescalade et, finalement, à un accord de paix. Ils ont été déçus : le 22 août, la réunion s'est achevée<a href="https://www.jeuneafrique.com/1601593/politique/est-de-la-rdc-pourquoi-le-dernier-sommet-de-luanda-na-rien-donne/"> sans progrès</a>. Que s'est-il passé ?</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Aug 2024 10:30:06 +0000</pubDate>
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Le 21 août, les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC se sont réunis une nouvelle fois à Luanda, après la signature de l'accord de cessez-le-feu le 30 juillet, pour trouver une solution à la crise du M23. Alors que le M23 poursuivai...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Construisez chez vous, oui mais où ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, une polémique enfle sur la twittosphère congolaise autour du slogan « <em>Construisez chez vous </em>».  Tout est partie d’<a href="https://x.com/benbabunga/status/1823654063650517203">une publication X</a> rappelant les expulsions de 1992 des Kasaïens établis au Katanga. Dans la discussion qui suivit, certains internautes soutenaient que les Kasaïens n’ont pas construit l’espace Kasaï et se sont contentés de vivre et investir ailleurs. Mettant en avant des témoignages personnels des souffrances endurées en 1992 par les Kasaïens, les autres ont jugé ces propos de séparatistes et tribalistes. C'est à quoi l’auteur de la publication répondit : « <a href="https://x.com/benbabunga/status/1824051757854421045"><em>construisez chez vous !!! Arrêtez avec cette victimisation qui tend à devenir comme une seconde nature </em></a><em>»</em>. </p><p> </p><p>Au-delà de la polémique et  de l’avalanche de haine qui en résulte, ce slogan  soulève une question fondamentale, à savoir : que signifie « <em>chez soi </em>» dans le contexte congolais ? Dans quelle mesure l’unité nationale est compatible avec les différences tant territoriales que culturelles ?  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, une polémique enfle sur la twittosphère congolaise autour du slogan « <em>Construisez chez vous </em>».  Tout est partie d’<a href="https://x.com/benbabunga/status/1823654063650517203">une publication X</a> rappelant les expulsions de 1992 des Kasaïens établis au Katanga. Dans la discussion qui suivit, certains internautes soutenaient que les Kasaïens n’ont pas construit l’espace Kasaï et se sont contentés de vivre et investir ailleurs. Mettant en avant des témoignages personnels des souffrances endurées en 1992 par les Kasaïens, les autres ont jugé ces propos de séparatistes et tribalistes. C'est à quoi l’auteur de la publication répondit : « <a href="https://x.com/benbabunga/status/1824051757854421045"><em>construisez chez vous !!! Arrêtez avec cette victimisation qui tend à devenir comme une seconde nature </em></a><em>»</em>. </p><p> </p><p>Au-delà de la polémique et  de l’avalanche de haine qui en résulte, ce slogan  soulève une question fondamentale, à savoir : que signifie « <em>chez soi </em>» dans le contexte congolais ? Dans quelle mesure l’unité nationale est compatible avec les différences tant territoriales que culturelles ?  </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Aug 2024 16:23:59 +0000</pubDate>
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Depuis quelques jours, une polémique enfle sur la twittosphère congolaise autour du slogan « Construisez chez vous ».  Tout est partie d’une publication X (https://x.com/benbabunga/status/1823654063650517203) rappelant les expulsions de 1992 des Kasaï...</itunes:subtitle>

                
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                <title>La province de l'Ituri est-elle menacée par un réseau d'infiltration du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis le mois de juillet, les services de sécurité congolais multiplient des arrestations des personnes soupçonnées d’appartenir au M23 en Ituri. Les dernières arrestations remontent au 9 août à Tchomia sur le littoral du Lac Albert. Le M23 serait-il en train de se déployer en Ituri via l’Ouganda ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le mois de juillet, les services de sécurité congolais multiplient des arrestations des personnes soupçonnées d’appartenir au M23 en Ituri. Les dernières arrestations remontent au 9 août à Tchomia sur le littoral du Lac Albert. Le M23 serait-il en train de se déployer en Ituri via l’Ouganda ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Aug 2024 15:46:44 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Violences en RDC : taux de mortalité alarmants parmi les femmes et les enfants déplacés</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les violences dans la province du Nord-Kivu ont provoqué le déplacement de plus de 1,7 million de personnes depuis novembre 2021 selon le rapport « <a href="https://admin.ebuteli.org/assets/c048344d-f6b9-4f01-b477-4584e1a5740a">La résurgence du M23 : rivalités régionales, politique des donateurs et blocage du processus de paix</a> ». Parmi ces déplacés, les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables. Le rapport critique également la réponse internationale, soulignant que, malgré la condamnation du Rwanda par les donateurs, sa position internationale demeure relativement stable en raison de son importance stratégique en Afrique. Comment la communauté internationale réagit-elle face à cette crise humanitaire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les violences dans la province du Nord-Kivu ont provoqué le déplacement de plus de 1,7 million de personnes depuis novembre 2021 selon le rapport « <a href="https://admin.ebuteli.org/assets/c048344d-f6b9-4f01-b477-4584e1a5740a">La résurgence du M23 : rivalités régionales, politique des donateurs et blocage du processus de paix</a> ». Parmi ces déplacés, les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables. Le rapport critique également la réponse internationale, soulignant que, malgré la condamnation du Rwanda par les donateurs, sa position internationale demeure relativement stable en raison de son importance stratégique en Afrique. Comment la communauté internationale réagit-elle face à cette crise humanitaire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Aug 2024 11:36:58 +0000</pubDate>
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                <title>Nouvelles sanctions occidentales contre l’AFC : des mesures uniquement symboliques ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><em>« Nous condamnons l’AFC et ses membres, dont le M23, qui alimentent un conflit sanglant et exacerbent la crise humanitaire dans l’est de la RDC »</em>, a déclaré un représentant du gouvernement américain le jeudi 25 juillet. Ce jour-là, les États-Unis ont <a href="https://www.state.gov/translations/french/le-tresor-sanctionne-lalliance-rebelle-entrainant-linstabilite-en-republique-democratique-du-congo/">imposé</a> des sanctions visant l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Le lendemain, l’Union européenne (UE) a, elle aussi, <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2024/07/26/democratic-republic-of-the-congo-eu-lists-nine-individuals-and-one-entity/">annoncé</a> de nouvelles sanctions.Alors qu’un nouveau cessez-le-feu vient d’être décidé, peut-on s’attendre à un impact de cette nouvelle vague de sanctions individuelles sur la situation à l’est de la RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><em>« Nous condamnons l’AFC et ses membres, dont le M23, qui alimentent un conflit sanglant et exacerbent la crise humanitaire dans l’est de la RDC »</em>, a déclaré un représentant du gouvernement américain le jeudi 25 juillet. Ce jour-là, les États-Unis ont <a href="https://www.state.gov/translations/french/le-tresor-sanctionne-lalliance-rebelle-entrainant-linstabilite-en-republique-democratique-du-congo/">imposé</a> des sanctions visant l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Le lendemain, l’Union européenne (UE) a, elle aussi, <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2024/07/26/democratic-republic-of-the-congo-eu-lists-nine-individuals-and-one-entity/">annoncé</a> de nouvelles sanctions.Alors qu’un nouveau cessez-le-feu vient d’être décidé, peut-on s’attendre à un impact de cette nouvelle vague de sanctions individuelles sur la situation à l’est de la RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Aug 2024 15:39:12 +0000</pubDate>
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                <title>Séminaire gouvernemental : les ministres de Suminwa peuvent-ils mieux faire ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Soyez pragmatiques et obtenez-moi des résultats. C’est le mandat que le peuple nous a donné </em> ». C’est l’une des directives que le président Félix Tshisekedi a formulées aux membres du gouvernement à l’issue du séminaire gouvernemental tenu du 21 au 23 juillet 2024 à Kinshasa. Cette réunion et bien d’autres par le passé n’ont pas produit les effets escomptés. Pourquoi ces réunions ne suffisent pas pour booster la mise en œuvre des engagements gouvernementaux ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Soyez pragmatiques et obtenez-moi des résultats. C’est le mandat que le peuple nous a donné </em> ». C’est l’une des directives que le président Félix Tshisekedi a formulées aux membres du gouvernement à l’issue du séminaire gouvernemental tenu du 21 au 23 juillet 2024 à Kinshasa. Cette réunion et bien d’autres par le passé n’ont pas produit les effets escomptés. Pourquoi ces réunions ne suffisent pas pour booster la mise en œuvre des engagements gouvernementaux ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Jul 2024 17:07:43 +0000</pubDate>
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                <title>L’UDPS et la permanente révolution</title>
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                <description><![CDATA[<p>L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) est-elle au bord de l’implosion ? C’est ce que laissent paraître les médias congolais et étrangers qui commentent les nouvelles dissensions au sein du parti au pouvoir en RDC. Mais l’UDPS, familière aux crises internes, pourrait survivre à celle-ci aussi. Voici pourquoi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) est-elle au bord de l’implosion ? C’est ce que laissent paraître les médias congolais et étrangers qui commentent les nouvelles dissensions au sein du parti au pouvoir en RDC. Mais l’UDPS, familière aux crises internes, pourrait survivre à celle-ci aussi. Voici pourquoi.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Jul 2024 15:39:21 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) est-elle au bord de l’implosion ? C’est ce que laissent paraître les médias congolais et étrangers qui commentent les nouvelles dissensions au sein du parti au pouvoir en RDC. Mais l’UDP...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>RDC : quelle lecture de la conclusion historique du programme avec le FMI ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le gouvernement de la RDC a récemment achevé, pour la première fois de son histoire, un des programmes de prêts du Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier, connu sous le nom de la facilité élargie de crédit (FEC), a octroyé à la RDC 1,5 milliard de dollars. Quels sont les réels bénéfices pour les Congolais ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement de la RDC a récemment achevé, pour la première fois de son histoire, un des programmes de prêts du Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier, connu sous le nom de la facilité élargie de crédit (FEC), a octroyé à la RDC 1,5 milliard de dollars. Quels sont les réels bénéfices pour les Congolais ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Jul 2024 16:08:35 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Sécurisation du certificat de nationalité en RDC : quels préalables ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Fin juin, Constant Mutamba, nouveau ministre de la Justice, a signé une note circulaire introduisant de nouvelles conditions pour la délivrance du certificat de nationalité congolaise. Désormais, un avis préalable de l'ANR et de la DGM est requis. Cette décision soulève de nombreuses questions.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Fin juin, Constant Mutamba, nouveau ministre de la Justice, a signé une note circulaire introduisant de nouvelles conditions pour la délivrance du certificat de nationalité congolaise. Désormais, un avis préalable de l'ANR et de la DGM est requis. Cette décision soulève de nombreuses questions.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Jul 2024 13:55:18 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Quelles leçons tirer du retrait de la Monusco du Sud-Kivu ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>C'est l'aube d'une nouvelle ère. Assurer la paix et protéger les civils est désormais entièrement entre les mains des autorités congolaises</em> » a déclaré Bintou Keita, la cheffe de la Monusco le 25 juin à Kavumu, actant la fin de 20 ans de présence de la mission onusienne dans la province du Sud-Kivu.<br></p><p>Quelles leçons tirer de cette première expérience pour la suite du désengagement des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>C'est l'aube d'une nouvelle ère. Assurer la paix et protéger les civils est désormais entièrement entre les mains des autorités congolaises</em> » a déclaré Bintou Keita, la cheffe de la Monusco le 25 juin à Kavumu, actant la fin de 20 ans de présence de la mission onusienne dans la province du Sud-Kivu.<br></p><p>Quelles leçons tirer de cette première expérience pour la suite du désengagement des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Jun 2024 16:24:42 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Les états généraux des élections en RDC, est-ce nécessaire ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette semaine, la plus grande mission d’observation électorale en RDC a rendu public son rapport sur le cycle électoral de 2019 à 2023. Ce rapport de la CENCO-ECC revient sur différents aspects clés du processus et suggère des recommandations pour amener le pays à des réformes consensuelles pour améliorer les prochaines élections. Parmi les recommandations figurent l’organisation des états généraux des élections. Est-ce opportun et pour quoi faire ? </p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, la plus grande mission d’observation électorale en RDC a rendu public son rapport sur le cycle électoral de 2019 à 2023. Ce rapport de la CENCO-ECC revient sur différents aspects clés du processus et suggère des recommandations pour amener le pays à des réformes consensuelles pour améliorer les prochaines élections. Parmi les recommandations figurent l’organisation des états généraux des élections. Est-ce opportun et pour quoi faire ? </p><p><br></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Jun 2024 13:42:22 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>ADF : pourquoi cette nouvelle série de massacres ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Entre le 2 et 13 juin, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué plus de 150 civils dans les villages de Masau, Masala, Mahihi, Keme et Maikengu, dans les territoires de Béni, Lubero et Mambasa. Cette série noire, une des pires de l’histoire de ce mouvement, intervient après près de trois ans d’opérations Shuja et dans une zone où les ADF n'avaient jamais opéré des massacres. Qu’est ce qui explique ce pic de violences dans cette partie du territoire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Entre le 2 et 13 juin, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué plus de 150 civils dans les villages de Masau, Masala, Mahihi, Keme et Maikengu, dans les territoires de Béni, Lubero et Mambasa. Cette série noire, une des pires de l’histoire de ce mouvement, intervient après près de trois ans d’opérations Shuja et dans une zone où les ADF n'avaient jamais opéré des massacres. Qu’est ce qui explique ce pic de violences dans cette partie du territoire ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Jun 2024 10:32:13 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>Entre le 2 et 13 juin, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué plus de 150 civils dans les villages de Masau, Masala, Mahihi, Keme et Maikengu, dans les territoires de Béni, Lubero et Mambasa. Cette série noire, une des pires de l’h...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Le gouvernement Suminwa et les frustrations de la classe politique</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il y a un peu plus d'une semaine, la Première ministre Judith Suminwa a présenté son équipe gouvernementale composée de 54 ministres.  Immédiatement, des frustrations sont apparues au sein de la coalition au pouvoir, l'Union sacrée pour la nation (USN).</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un peu plus d'une semaine, la Première ministre Judith Suminwa a présenté son équipe gouvernementale composée de 54 ministres.  Immédiatement, des frustrations sont apparues au sein de la coalition au pouvoir, l'Union sacrée pour la nation (USN).</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Jun 2024 05:48:57 +0000</pubDate>
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                <title>Gouvernement Suminwa ou une équipe constituée à la discrétion de Tshisekedi ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Attendu depuis près de deux mois, le gouvernement que dirigera Judith Suminwa a été rendu public dans la nuit du 28 au 29 mai. Quelles sont les caractéristiques de cette nouvelle équipe chargée de mettre en œuvre les six engagements du président Félix Tshisekedi ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Attendu depuis près de deux mois, le gouvernement que dirigera Judith Suminwa a été rendu public dans la nuit du 28 au 29 mai. Quelles sont les caractéristiques de cette nouvelle équipe chargée de mettre en œuvre les six engagements du président Félix Tshisekedi ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 May 2024 13:24:24 +0000</pubDate>
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                <title>Les événements de Kinshasa soulignent les failles de l’appareil sécuritaire</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le dimanche 19 mai, des hommes en uniforme ont pris d’assaut le Palais de la nation après avoir abattu deux gardes rapprochés du député national Vital Kamerhe à sa résidence. Cet incident, qualifié de tentative de coup d'État par les autorités, a rappelé les graves défaillances de l’appareil sécuritaire.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le dimanche 19 mai, des hommes en uniforme ont pris d’assaut le Palais de la nation après avoir abattu deux gardes rapprochés du député national Vital Kamerhe à sa résidence. Cet incident, qualifié de tentative de coup d'État par les autorités, a rappelé les graves défaillances de l’appareil sécuritaire.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 May 2024 10:07:34 +0000</pubDate>
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                <title>Élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale et état de la démocratie congolaise</title>
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                <description><![CDATA[<p>Prévue ce samedi 18 mai, l'élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale a déjà suscité la polémique. Que nous révèle cette nouvelle course électorale sur l’état de la démocratie congolaise ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Prévue ce samedi 18 mai, l'élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale a déjà suscité la polémique. Que nous révèle cette nouvelle course électorale sur l’état de la démocratie congolaise ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 May 2024 13:24:49 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Les femmes toujours marginalisées dans les processus de paix en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>En avril, Malte a placé l'égalité des genres et la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité au centre de sa présidence du Conseil de sécurité. Pétronille Vaweka, coordinatrice nationale du centre « Femmes Engagées pour la Paix en Afrique », a notamment donné un briefing lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans la région des Grands Lacs. La <a href="https://peacemaker.un.org/sites/peacemaker.un.org/files/SC_ResolutionWomenPeaceSecurity_SRES1325%282000%29%28french%29_0.pdf">résolution 1325</a>, adoptée en 2000, a marqué une avancée majeure en reconnaissant le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Mais en quoi consiste exactement cette résolution et comment est-elle appliquée dans le contexte spécifique de la République démocratique du Congo (RDC) ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En avril, Malte a placé l'égalité des genres et la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité au centre de sa présidence du Conseil de sécurité. Pétronille Vaweka, coordinatrice nationale du centre « Femmes Engagées pour la Paix en Afrique », a notamment donné un briefing lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans la région des Grands Lacs. La <a href="https://peacemaker.un.org/sites/peacemaker.un.org/files/SC_ResolutionWomenPeaceSecurity_SRES1325%282000%29%28french%29_0.pdf">résolution 1325</a>, adoptée en 2000, a marqué une avancée majeure en reconnaissant le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Mais en quoi consiste exactement cette résolution et comment est-elle appliquée dans le contexte spécifique de la République démocratique du Congo (RDC) ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 May 2024 11:22:45 +0000</pubDate>
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                <title>Est-il interdit de critiquer les FARDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 28 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont arrêté le  député provincial, Alain Muhindo Siwako, élu du territoire de Beni sur la liste du parti politique Action des volontaires pour la relève patriotique (AVRP) de Muhindo Nzangi, ministre sortant de l’Enseignement supérieur et universitaire. Connu pour ses critiques acerbes contre la passivité des FARDC dans la lutte contre les ADF, il est accusé « <em>d’incitation de la jeunesse à se révolter contre les services de défense et de sécurité, de meurtre, de port d’arme, d’atteinte à la sûreté de l’État et de la subversion</em>  ». </p><p><br></p><p>Trois jours avant lui, c'était le député honoraire Jean-Paul Ngahangondi qui avait été arrêté par les FARDC après une attaque à Mavivi.</p><p><br></p><p>Lire l'intégralité sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont arrêté le  député provincial, Alain Muhindo Siwako, élu du territoire de Beni sur la liste du parti politique Action des volontaires pour la relève patriotique (AVRP) de Muhindo Nzangi, ministre sortant de l’Enseignement supérieur et universitaire. Connu pour ses critiques acerbes contre la passivité des FARDC dans la lutte contre les ADF, il est accusé « <em>d’incitation de la jeunesse à se révolter contre les services de défense et de sécurité, de meurtre, de port d’arme, d’atteinte à la sûreté de l’État et de la subversion</em>  ». </p><p><br></p><p>Trois jours avant lui, c'était le député honoraire Jean-Paul Ngahangondi qui avait été arrêté par les FARDC après une attaque à Mavivi.</p><p><br></p><p>Lire l'intégralité sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 May 2024 17:11:13 +0000</pubDate>
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                <title>Primaire à l’Assemblée nationale de la RDC : pourquoi Kamerhe l’a emporté</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est une première dans l’histoire parlementaire congolaise. Mardi, l’Union sacrée de la nation (USN), plateforme majoritaire au Parlement, a organisé une primaire pour désigner son candidat au  poste de président du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Quelles sont les leçons à tirer de cette bataille politique ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une première dans l’histoire parlementaire congolaise. Mardi, l’Union sacrée de la nation (USN), plateforme majoritaire au Parlement, a organisé une primaire pour désigner son candidat au  poste de président du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Quelles sont les leçons à tirer de cette bataille politique ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Apr 2024 18:07:25 +0000</pubDate>
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                <title>Regain d'insécurité : que se passe-t-il à Goma ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Chaque jour à Goma, des graves incidents impliquant des personnes armées sont signalés. Parfois, un corps sans vie est retrouvé dans des quartiers autour de la ville ; d’autres fois, des braquages armés surviennent en ville et en pleine journée ; parfois encore, des altercations plutôt bénignes dégénèrent en meurtres, comme ce fut le cas il y a quelques jours lorsqu’un homme armé a tiré à bout portant sur un chauffeur du <a href="https://www.icrc.org/fr">Comité international de la Croix-Rouge</a>. Ces violences sur les civils ne sont plus isolées. Les <em>Wazalendo</em> ou VDP – volontaires pour la défense de la patrie –, ces miliciens qui se battent aux côtés de l’armée contre le M23 soutenu par le Rwanda sont souvent cités comme responsables de l'insécurité. Mais sont-ils les seuls à blâmer ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour à Goma, des graves incidents impliquant des personnes armées sont signalés. Parfois, un corps sans vie est retrouvé dans des quartiers autour de la ville ; d’autres fois, des braquages armés surviennent en ville et en pleine journée ; parfois encore, des altercations plutôt bénignes dégénèrent en meurtres, comme ce fut le cas il y a quelques jours lorsqu’un homme armé a tiré à bout portant sur un chauffeur du <a href="https://www.icrc.org/fr">Comité international de la Croix-Rouge</a>. Ces violences sur les civils ne sont plus isolées. Les <em>Wazalendo</em> ou VDP – volontaires pour la défense de la patrie –, ces miliciens qui se battent aux côtés de l’armée contre le M23 soutenu par le Rwanda sont souvent cités comme responsables de l'insécurité. Mais sont-ils les seuls à blâmer ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 16:19:00 +0000</pubDate>
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                <title>Faut-il s’inquiéter de l’augmentation de la dette publique ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 7 avril, la Direction générale de la dette publique (DGDP) a <a href="https://www.radiookapi.net/2024/04/08/actualite/economie/rdc-la-dette-publique-franchit-la-barre-10-milliards-usd-en-5-ans#:~:text=La%20dette%20publique%20de%20la,3%20milliards%20jusqu'en%202019.">révélé</a> que la dette publique de la République démocratique du Congo (RDC) a triplé en l’espace de cinq ans pour franchir désormais le cap des 10 milliards de dollars américains. Cette annonce a suscité de nombreuses inquiétudes concernant <a href="https://deskeco.com/2024/04/10/la-rdc-est-elle-trop-endettee">les risques potentiels de surendettement</a> ainsi que les implications <a href="https://congopubonline.com/2024/04/09/dette-publique-ce-quen-pense-le-specialiste-eric-tshikuma/">théoriques</a> de cette dette. Cependant, au-delà des débats sur les chiffres, les questions fondamentales demeurent sur l’utilisation des fonds empruntés et leurs impacts sur les générations futures.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 avril, la Direction générale de la dette publique (DGDP) a <a href="https://www.radiookapi.net/2024/04/08/actualite/economie/rdc-la-dette-publique-franchit-la-barre-10-milliards-usd-en-5-ans#:~:text=La%20dette%20publique%20de%20la,3%20milliards%20jusqu'en%202019.">révélé</a> que la dette publique de la République démocratique du Congo (RDC) a triplé en l’espace de cinq ans pour franchir désormais le cap des 10 milliards de dollars américains. Cette annonce a suscité de nombreuses inquiétudes concernant <a href="https://deskeco.com/2024/04/10/la-rdc-est-elle-trop-endettee">les risques potentiels de surendettement</a> ainsi que les implications <a href="https://congopubonline.com/2024/04/09/dette-publique-ce-quen-pense-le-specialiste-eric-tshikuma/">théoriques</a> de cette dette. Cependant, au-delà des débats sur les chiffres, les questions fondamentales demeurent sur l’utilisation des fonds empruntés et leurs impacts sur les générations futures.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Apr 2024 15:13:15 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>RDC : les défis de Judith Suminwa Tuluka à la primature</title>
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                <description><![CDATA[<p>On aurait pu croire à un poisson d’avril, pourtant c’est la réalité. Le 1er avril, le président de la République, Félix Tshisekedi a nommé Judith Suminwa Tuluka Première ministre. Elle est la toute première femme à occuper ce poste en RDC. Quels sont alors les défis qui attendent la nouvelle cheffe du gouvernement ? Parviendra-t-elle à surmonter le sexisme qui persiste dans l’opinion congolaise  ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On aurait pu croire à un poisson d’avril, pourtant c’est la réalité. Le 1er avril, le président de la République, Félix Tshisekedi a nommé Judith Suminwa Tuluka Première ministre. Elle est la toute première femme à occuper ce poste en RDC. Quels sont alors les défis qui attendent la nouvelle cheffe du gouvernement ? Parviendra-t-elle à surmonter le sexisme qui persiste dans l’opinion congolaise  ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Apr 2024 16:31:13 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Le compromis de la RDC et du Rwanda sur les FDLR</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 21 mars, à l'issue d'une réunion entre les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la République démocratique du Congo, sous la médiation de leur homologue angolais, les trois pays ont publié une déclaration qui, pour la première fois peut-être depuis le début de la crise du M23 en novembre 2021, laissait entrevoir des progrès. Bien que des désaccords soient encore apparents, le gouvernement congolais s'est engagé à proposer un plan de neutralisation des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_d%C3%A9mocratiques_de_lib%C3%A9ration_du_Rwanda">Forces démocratiques de libération du Rwanda</a> (FDLR), après quoi le gouvernement rwandais «<em>reverra les mesures et le dispositif pris pour assurer sa défense et sa sécurité </em>». Serait-ce le début d'une sortie de l'impasse actuelle ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 21 mars, à l'issue d'une réunion entre les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la République démocratique du Congo, sous la médiation de leur homologue angolais, les trois pays ont publié une déclaration qui, pour la première fois peut-être depuis le début de la crise du M23 en novembre 2021, laissait entrevoir des progrès. Bien que des désaccords soient encore apparents, le gouvernement congolais s'est engagé à proposer un plan de neutralisation des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_d%C3%A9mocratiques_de_lib%C3%A9ration_du_Rwanda">Forces démocratiques de libération du Rwanda</a> (FDLR), après quoi le gouvernement rwandais «<em>reverra les mesures et le dispositif pris pour assurer sa défense et sa sécurité </em>». Serait-ce le début d'une sortie de l'impasse actuelle ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Mar 2024 17:14:31 +0000</pubDate>
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                <title>Dans les Uélé, de nouveaux enlèvements d’enfants malgré le désarmement de la LRA</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 14 mars dernier,30 personnes environ ont été <a href="https://www.radiookapi.net/2024/03/15/actualite/securite/rdc-30-personnes-enlevees-par-des-hommes-armes-ango">enlevées à Ango dans le Bas-Uélé</a> au Nord de la RDC, 35 maisons incendiées et des biens des civils pillés. Ce mode opératoire  ressemble beaucoup à celui que  l’Armée de résistance du seigneur (LRA, <em>Lord’s Resistance Army</em>) a employé dans cette région pendant près de 15 ans. Pourtant, cette rébellion ougandaise a fait l’objet d’un programme de désarmement, qui s’est achevé en septembre 2023 en République centrafricaine (RCA).</p><p><br></p><p>Quels sont les groupes armés qui continuent à alimenter les violences dans la région ? Quelles sont leurs motivations ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 mars dernier,30 personnes environ ont été <a href="https://www.radiookapi.net/2024/03/15/actualite/securite/rdc-30-personnes-enlevees-par-des-hommes-armes-ango">enlevées à Ango dans le Bas-Uélé</a> au Nord de la RDC, 35 maisons incendiées et des biens des civils pillés. Ce mode opératoire  ressemble beaucoup à celui que  l’Armée de résistance du seigneur (LRA, <em>Lord’s Resistance Army</em>) a employé dans cette région pendant près de 15 ans. Pourtant, cette rébellion ougandaise a fait l’objet d’un programme de désarmement, qui s’est achevé en septembre 2023 en République centrafricaine (RCA).</p><p><br></p><p>Quels sont les groupes armés qui continuent à alimenter les violences dans la région ? Quelles sont leurs motivations ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Mar 2024 16:06:38 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>La Cour constitutionnelle confirme la domination finement préparée de l’UDPS</title>
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                <description><![CDATA[<p>À l'issue de l'examen des contentieux des législatives de 2023, la Cour constitutionnelle a dévoilé mardi les résultats définitifs des élections législatives, établissant ainsi la nouvelle composition quasi-définitive de l'Assemblée nationale. Cette annonce vient consolider la domination de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, sur l'hémicycle. Une évolution prévisible et planifiée dès l’inversement des rapports de force au sommet de l’État fin 2020.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À l'issue de l'examen des contentieux des législatives de 2023, la Cour constitutionnelle a dévoilé mardi les résultats définitifs des élections législatives, établissant ainsi la nouvelle composition quasi-définitive de l'Assemblée nationale. Cette annonce vient consolider la domination de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, sur l'hémicycle. Une évolution prévisible et planifiée dès l’inversement des rapports de force au sommet de l’État fin 2020.</p><p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Mar 2024 15:13:29 +0000</pubDate>
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                <title>Pourquoi la mission de la SADC exaspère-t-elle tant le Rwanda ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Est-ce une défaite anecdotique ? Ou un tournant dans la crise du M23 ? La diplomatie rwandaise a en tout cas enregistré un revers le mardi 5 mars lorsque le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a officiellement soutenu le déploiement de la SAMIDRC, la mission de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) dans l’est du Congo, malgré les virulentes protestations du ministre rwandais des Affaires étrangères deux jours plus tôt. Pourquoi le gouvernement rwandais s’inquiète-t-il autant de cette mission ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce une défaite anecdotique ? Ou un tournant dans la crise du M23 ? La diplomatie rwandaise a en tout cas enregistré un revers le mardi 5 mars lorsque le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a officiellement soutenu le déploiement de la SAMIDRC, la mission de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) dans l’est du Congo, malgré les virulentes protestations du ministre rwandais des Affaires étrangères deux jours plus tôt. Pourquoi le gouvernement rwandais s’inquiète-t-il autant de cette mission ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Mar 2024 12:27:29 +0000</pubDate>
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                <title>Élections indirectes de gouverneurs et sénateurs : peut-on éviter la corruption des députés provinciaux ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 28 février, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a révélé être informée de cas de corruption impliquant certains prétendants candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces. Ces derniers auraient corrompu ou se seraient vus demander par des députés provinciaux, agissant en tant que grands électeurs, de payer des sommes d’argent considérables en échange de leurs suffrages. Cette annonce vient confirmer les craintes de plusieurs  observateurs qui redoutent que ces élections soient, comme en 2019, marquées par la corruption. Peut-on éviter ou empêcher un tel scénario ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 février, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a révélé être informée de cas de corruption impliquant certains prétendants candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces. Ces derniers auraient corrompu ou se seraient vus demander par des députés provinciaux, agissant en tant que grands électeurs, de payer des sommes d’argent considérables en échange de leurs suffrages. Cette annonce vient confirmer les craintes de plusieurs  observateurs qui redoutent que ces élections soient, comme en 2019, marquées par la corruption. Peut-on éviter ou empêcher un tel scénario ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Mar 2024 17:25:37 +0000</pubDate>
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                <title>Crise du M23 : la porte du dialogue avec le Rwanda entrouverte</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le jeudi 22 février, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a confirmé qu’il participerait à une nouvelle médiation entre lui et son homologue rwandais, sous l’égide du président angolais Joao Lourenço, à Luanda, à partir du 27 février.</p><p><br></p><p>Cette affirmation fait suite au mini-sommet extraordinaire sur la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, en marge du 37e sommet des chefs d’État de l’Union africaine tenu les 17 et 18 février à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cette réunion, déjà convoquée par le président angolais, médiateur de l’UA dans cette crise, visait à relancer le dialogue entre la RDC et le Rwanda en vue de parvenir à la cessation des hostilités dans l’est de la RDC. Pourquoi a-t-il échoué ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 22 février, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a confirmé qu’il participerait à une nouvelle médiation entre lui et son homologue rwandais, sous l’égide du président angolais Joao Lourenço, à Luanda, à partir du 27 février.</p><p><br></p><p>Cette affirmation fait suite au mini-sommet extraordinaire sur la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, en marge du 37e sommet des chefs d’État de l’Union africaine tenu les 17 et 18 février à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cette réunion, déjà convoquée par le président angolais, médiateur de l’UA dans cette crise, visait à relancer le dialogue entre la RDC et le Rwanda en vue de parvenir à la cessation des hostilités dans l’est de la RDC. Pourquoi a-t-il échoué ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Feb 2024 19:18:15 +0000</pubDate>
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                <title>Quels sont les enjeux de la mission de l’informateur en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a rappelé le 15 février, sa mission en tant qu’informateur nommé par le président de la République Félix Tshisekedi. Pourquoi cette étape est nécessaire avant la formation du gouvernement et quels en sont les enjeux ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a rappelé le 15 février, sa mission en tant qu’informateur nommé par le président de la République Félix Tshisekedi. Pourquoi cette étape est nécessaire avant la formation du gouvernement et quels en sont les enjeux ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Feb 2024 17:31:05 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a rappelé le 15 février, sa mission en tant qu’informateur nommé par le président de la République Félix Tshisekedi. Pourquoi cette étape est nécessaire avant...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Le gouvernement congolais pourra-t-il éviter toute discussion avec le Rwanda ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>À la moindre escarmouche, (...) je vais réunir les deux chambres en congrès comme me le recommande la Constitution. Je vais demander l'autorisation de déclarer la guerre au Rwanda. Et je pèse mes mots</em> », déclarait le président Félix Tshisekedi le 18 décembre 2023 à la veille du scrutin controversé à l'issue duquel il a été proclamé vainqueur. </p><p><br>Depuis, sur le terrain, la situation s’est encore détériorée, avec des tirs d'artillerie qui ont touché la ville de  Goma.  Le chiffre record d’un million de personnes déplacées internes fuyant les combats au Nord-Kivu a été atteint.</p><p><br>Face à cette recrudescence, le chef de l’État pourrait-il mettre ses menaces à exécution ? Ou, au contraire, accepter des discussions ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>À la moindre escarmouche, (...) je vais réunir les deux chambres en congrès comme me le recommande la Constitution. Je vais demander l'autorisation de déclarer la guerre au Rwanda. Et je pèse mes mots</em> », déclarait le président Félix Tshisekedi le 18 décembre 2023 à la veille du scrutin controversé à l'issue duquel il a été proclamé vainqueur. </p><p><br>Depuis, sur le terrain, la situation s’est encore détériorée, avec des tirs d'artillerie qui ont touché la ville de  Goma.  Le chiffre record d’un million de personnes déplacées internes fuyant les combats au Nord-Kivu a été atteint.</p><p><br>Face à cette recrudescence, le chef de l’État pourrait-il mettre ses menaces à exécution ? Ou, au contraire, accepter des discussions ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Feb 2024 16:52:17 +0000</pubDate>
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                <title>Législature 2024-2028 en RDC : comment se dessine l’Assemblée nationale</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le lundi 29 janvier, l’Assemblée nationale de la RDC a procédé à l’installation du bureau d'âge pour débuter la nouvelle législature à la suite des élections de fin 2023. Comment cette nouvelle législature se dessine-t-elle ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 29 janvier, l’Assemblée nationale de la RDC a procédé à l’installation du bureau d'âge pour débuter la nouvelle législature à la suite des élections de fin 2023. Comment cette nouvelle législature se dessine-t-elle ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Feb 2024 19:24:25 +0000</pubDate>
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                <title>Investiture de Tshisekedi  : en cinq ans, un radical changement de discours sécuritaire</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Ce quinquennat aura pour objectif […] d’assurer avec plus d’efficacité la sécurité de nos populations, de notre territoire ainsi que la préservation de nos intérêts au moyen de la restructuration de notre appareil de sécurité et de défense. Et par la poursuite du renforcement de la diplomatie. </em>» Voilà les quelques phrases que le président Félix  Tshisekedi a consacrées au chapitre sécuritaire de son discours d’investiture le  20 janvier 2024. </p><p>En 2019, il semblait considérer que le problème sécuritaire était essentiellement interne avec les groupes armés qu’il fallait éradiquer. Aujourd'hui, il insiste sur l’éradication d’une menace extérieure contre les populations, le territoire congolais et les intérêts congolais.  </p><p><br></p><p>Comment expliquer cette évolution du discours sécuritaire ? </p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce troisième épisode de la saison 4 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 26 janvier 2024.</p><p><br></p><p>Le 20 janvier, le président Tshisekedi a prêté serment pour un second et dernier mandat.   Lors de son discours, son analyse et son approche sur la question sécuritaire ont évolué. En 2019,  Tshisekedi avait présenté les huit priorités de son mandat avec la sécurité en tête. Il s'était engagé à « <a href="https://afrique.lalibre.be/31447/document-le-discours-dinvestiture-de-felix-tshisekedi/">la pacification de tout le territoire national en accélérant la lutte contre l’éradication des groupes armés qui sévissent et sèment la désolation auprès de nos populations» </a>». Cet engagement n’a pas été  tenu. Depuis la résurgence du mouvement du 23 Mars (M23), les trois dernières années du quinquennat ont plutôt  été caractérisées par la remobilisation des groupes armés. Certains combattent désormais aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre le M23 soutenu par le Rwanda. </p><p>Pendant la campagne électorale dont les questions sécuritaires étaient au centre, le président  a justifié l’implication des certains groupes armés aux côtés des FARDC. Il a présenté ces <em>Wazalendo </em> comme des patriotes qui protègent l'intégrité nationale contre  « l’agression rwandaise ». Ils peuvent désormais se prévaloir du <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/363/">statut de réservistes grâce à une loi votée en 2023</a>. </p><p><br></p><p>Lorsqu’il est arrivé à la présidence, Tshisekedi pensait pouvoir s'appuyer sur la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) et les voisins pour résoudre la problématique des groupes armés. Il avait même proposé l'idée d'un état major régional en 2019. Il a décidé d'entrer dans la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), et a même voulu et obtenu son intervention militaire en RDC. Depuis, il a mis fin au mandat de sa force militaire et maintenant, il veut le départ de la Monusco. Il veut s'appuyer sur les groupes armés contre le M23, soutenu par le Rwanda qu'il n'hésite plus à présenter comme l’ennemi qu’il faut mettre en échec.</p><p>La résurgence du M23 a été un point de rupture et a beaucoup influencé le changement radical du discours de Kinshasa. Le président aurait sous-estimé les rivalités régionales et n'aurait pas anticipé le soutien de Kigali au M23.  L’autre raison serait le fait que l'EAC (et dans une moindre mesure la Monusco) ont voulu l'inciter à négocier, une approche très impopulaire en RDC.  Le président a choisi de radicaliser son discours : il n'était pas question de négocier. </p><p><br></p><p><br>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Ce quinquennat aura pour objectif […] d’assurer avec plus d’efficacité la sécurité de nos populations, de notre territoire ainsi que la préservation de nos intérêts au moyen de la restructuration de notre appareil de sécurité et de défense. Et par la poursuite du renforcement de la diplomatie. </em>» Voilà les quelques phrases que le président Félix  Tshisekedi a consacrées au chapitre sécuritaire de son discours d’investiture le  20 janvier 2024. </p><p>En 2019, il semblait considérer que le problème sécuritaire était essentiellement interne avec les groupes armés qu’il fallait éradiquer. Aujourd'hui, il insiste sur l’éradication d’une menace extérieure contre les populations, le territoire congolais et les intérêts congolais.  </p><p><br></p><p>Comment expliquer cette évolution du discours sécuritaire ? </p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce troisième épisode de la saison 4 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 26 janvier 2024.</p><p><br></p><p>Le 20 janvier, le président Tshisekedi a prêté serment pour un second et dernier mandat.   Lors de son discours, son analyse et son approche sur la question sécuritaire ont évolué. En 2019,  Tshisekedi avait présenté les huit priorités de son mandat avec la sécurité en tête. Il s'était engagé à « <a href="https://afrique.lalibre.be/31447/document-le-discours-dinvestiture-de-felix-tshisekedi/">la pacification de tout le territoire national en accélérant la lutte contre l’éradication des groupes armés qui sévissent et sèment la désolation auprès de nos populations» </a>». Cet engagement n’a pas été  tenu. Depuis la résurgence du mouvement du 23 Mars (M23), les trois dernières années du quinquennat ont plutôt  été caractérisées par la remobilisation des groupes armés. Certains combattent désormais aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre le M23 soutenu par le Rwanda. </p><p>Pendant la campagne électorale dont les questions sécuritaires étaient au centre, le président  a justifié l’implication des certains groupes armés aux côtés des FARDC. Il a présenté ces <em>Wazalendo </em> comme des patriotes qui protègent l'intégrité nationale contre  « l’agression rwandaise ». Ils peuvent désormais se prévaloir du <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/363/">statut de réservistes grâce à une loi votée en 2023</a>. </p><p><br></p><p>Lorsqu’il est arrivé à la présidence, Tshisekedi pensait pouvoir s'appuyer sur la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) et les voisins pour résoudre la problématique des groupes armés. Il avait même proposé l'idée d'un état major régional en 2019. Il a décidé d'entrer dans la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), et a même voulu et obtenu son intervention militaire en RDC. Depuis, il a mis fin au mandat de sa force militaire et maintenant, il veut le départ de la Monusco. Il veut s'appuyer sur les groupes armés contre le M23, soutenu par le Rwanda qu'il n'hésite plus à présenter comme l’ennemi qu’il faut mettre en échec.</p><p>La résurgence du M23 a été un point de rupture et a beaucoup influencé le changement radical du discours de Kinshasa. Le président aurait sous-estimé les rivalités régionales et n'aurait pas anticipé le soutien de Kigali au M23.  L’autre raison serait le fait que l'EAC (et dans une moindre mesure la Monusco) ont voulu l'inciter à négocier, une approche très impopulaire en RDC.  Le président a choisi de radicaliser son discours : il n'était pas question de négocier. </p><p><br></p><p><br>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Jan 2024 18:28:42 +0000</pubDate>
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                <title>La SADC réussira-t-elle à mettre fin à la crise du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Après une année de déploiement, les forces de la Communauté  de l’Afrique de l’Est (EAC) ont quitté le territoire congolais suite au non renouvellement de leur mandat par le gouvernement congolais. Ce dernier reprochait à ces forces de n’être pas assez offensives contre  le Mouvement du 23 mars (M23). Le président congolais, Félix Tshisekedi, les a même accusés de<a href="https://www.dw.com/fr/rdc-aec-rebelles-m23-sadc/a-65579926"> cohabiter avec les rebelles du M23</a>.</p><p><br></p><p>C’est pour remplacer ces forces que Kinshasa a négocié le déploiement de la force de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dont le premier contingent est arrivé à Goma<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20231229-rdc-la-sadc-d%C3%A9ploie-des-troupes-dans-l-est-mais-des-questions-restent-en-suspens"> le 27 décembre 2023</a>. Cette force s’ajoute aux <a href="https://www.jeuneafrique.com/1409413/politique/dou-viennent-les-soldats-blancs-vus-a-goma-en-rdc/"> sociétés militaires privées</a> et aux groupes armés locaux communément appelés <em>Wazalendo</em> (traduisez en français patriote) qui sont en appui aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).</p><p><br></p><p>Le remplacement de la force de l’EAC par celle de la SADC va-t-il mettre fin à la crise sécuritaire liée à l’activisme du M23 ? </p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce deuxième  épisode de la saison 4 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Agenonga Chober, chercheur principal pour les Uélé au sein du pilier violence d’Ebuteli. Nous sommes le vendredi 19 janvier 2024.</p><p><br></p><p>Début décembre 2023, les contingents de la force régionale de l’EAC se sont retirés. Ils devraient être remplacés par la mission  de la SADC en RDC – (SAMIDRC) – qui, à terme, devrait être composée de contingents<a href="https://www.jeuneafrique.com/1526172/politique/face-au-m23-en-rdc-la-sadc-ira-t-elle-au-front/"> sud-africain, malawite et tanzanien</a>.</p><p><br></p><p>Pour l’instant, seule l’Afrique du Sud a déployé un contingent de<a href="https://www.jeuneafrique.com/1526172/politique/face-au-m23-en-rdc-la-sadc-ira-t-elle-au-front/"> 200 militaires</a> environ, un déploiement qui ne fait<a href="https://www.da.org.za/2024/01/sandf-deployment-to-the-drc-is-reckless-and-must-be-reversed"> pourtant pas consensus dans ce pays</a>.  À ce contingent,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1526172/politique/face-au-m23-en-rdc-la-sadc-ira-t-elle-au-front/"> d’autres pourraient s’ajouter d’ici fin janvier</a>. </p><p>Ayant un mandat offensif,<a href="https://information.tv5monde.com/afrique/la-rdc-compte-sur-la-force-de-la-sadc-reprendre-ses-territoires-occupes-par-le-m23-2686587"> selon les autorités militaires du Nord-Kivu</a>, la force de la SADC est appelée à combattre les rebelles du M23 comme souhaité par le gouvernement de Kinshasa qui a exclu toute négociation avec le M23. </p><p><br></p><p>La SAMIDRC réussira-t-elle à démanteler le M23 et à restaurer la paix à l’est de la RDC  ? </p><p>En 2013, c’est avec l’appui de la SADC à travers la brigade d’intervention de la Monusco que le M23 fut maîtrisé. Mais la donne  a changé .Pour l’instant, la force de la SADC ne bénéficie ni du mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies, ni de ses moyens.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Après une année de déploiement, les forces de la Communauté  de l’Afrique de l’Est (EAC) ont quitté le territoire congolais suite au non renouvellement de leur mandat par le gouvernement congolais. Ce dernier reprochait à ces forces de n’être pas assez offensives contre  le Mouvement du 23 mars (M23). Le président congolais, Félix Tshisekedi, les a même accusés de<a href="https://www.dw.com/fr/rdc-aec-rebelles-m23-sadc/a-65579926"> cohabiter avec les rebelles du M23</a>.</p><p><br></p><p>C’est pour remplacer ces forces que Kinshasa a négocié le déploiement de la force de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dont le premier contingent est arrivé à Goma<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20231229-rdc-la-sadc-d%C3%A9ploie-des-troupes-dans-l-est-mais-des-questions-restent-en-suspens"> le 27 décembre 2023</a>. Cette force s’ajoute aux <a href="https://www.jeuneafrique.com/1409413/politique/dou-viennent-les-soldats-blancs-vus-a-goma-en-rdc/"> sociétés militaires privées</a> et aux groupes armés locaux communément appelés <em>Wazalendo</em> (traduisez en français patriote) qui sont en appui aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).</p><p><br></p><p>Le remplacement de la force de l’EAC par celle de la SADC va-t-il mettre fin à la crise sécuritaire liée à l’activisme du M23 ? </p><p><br></p><p>Bonjour et bienvenue dans ce deuxième  épisode de la saison 4 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Agenonga Chober, chercheur principal pour les Uélé au sein du pilier violence d’Ebuteli. Nous sommes le vendredi 19 janvier 2024.</p><p><br></p><p>Début décembre 2023, les contingents de la force régionale de l’EAC se sont retirés. Ils devraient être remplacés par la mission  de la SADC en RDC – (SAMIDRC) – qui, à terme, devrait être composée de contingents<a href="https://www.jeuneafrique.com/1526172/politique/face-au-m23-en-rdc-la-sadc-ira-t-elle-au-front/"> sud-africain, malawite et tanzanien</a>.</p><p><br></p><p>Pour l’instant, seule l’Afrique du Sud a déployé un contingent de<a href="https://www.jeuneafrique.com/1526172/politique/face-au-m23-en-rdc-la-sadc-ira-t-elle-au-front/"> 200 militaires</a> environ, un déploiement qui ne fait<a href="https://www.da.org.za/2024/01/sandf-deployment-to-the-drc-is-reckless-and-must-be-reversed"> pourtant pas consensus dans ce pays</a>.  À ce contingent,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1526172/politique/face-au-m23-en-rdc-la-sadc-ira-t-elle-au-front/"> d’autres pourraient s’ajouter d’ici fin janvier</a>. </p><p>Ayant un mandat offensif,<a href="https://information.tv5monde.com/afrique/la-rdc-compte-sur-la-force-de-la-sadc-reprendre-ses-territoires-occupes-par-le-m23-2686587"> selon les autorités militaires du Nord-Kivu</a>, la force de la SADC est appelée à combattre les rebelles du M23 comme souhaité par le gouvernement de Kinshasa qui a exclu toute négociation avec le M23. </p><p><br></p><p>La SAMIDRC réussira-t-elle à démanteler le M23 et à restaurer la paix à l’est de la RDC  ? </p><p>En 2013, c’est avec l’appui de la SADC à travers la brigade d’intervention de la Monusco que le M23 fut maîtrisé. Mais la donne  a changé .Pour l’instant, la force de la SADC ne bénéficie ni du mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies, ni de ses moyens.</p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Jan 2024 17:22:44 +0000</pubDate>
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                <title>RDC : comment évaluer les élections ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce premier épisode de Po Na GEC de 2024 est une bonne occasion de commenter les élections qui viennent de se dérouler. Quelle a été leur crédibilité et quels en ont été les principaux résultats ?</p><p><br></p><p>C'est le début de la quatrième saison de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d'éclairer un sujet d'actualité en RDC. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 12 janvier 2024.</p><p><br></p><p>Il y a eu aussi des aspects positifs de ce processus électoral : il n'y a pas eu de coupure d'Internet, comme lors des élections précédentes, et les candidats de tous bords ont pu se déplacer et tenir des meetings relativement librement pendant la campagne électorale proprement dite – mais beaucoup moins pendant la période qui l'a précédée. La commission électorale nationale indépendante (Ceni) a publié les résultats des élections présidentielles sur son site web jusqu'au niveau des bureaux de vote, ce qui n'avait pas été fait lors des dernières élections, et elle a retransmis des mises à jours régulières des décomptes des voix sur un écran géant pour l'élection présidentielle dans son centre Bosolo à Kinshasa.  </p><p><br></p><p>Cependant, ces élections ont aussi exposé de nombreuses lacunes logistiques. Elles ont en outre été entachées d'irrégularités et des graves allégations de fraude, de bourrage d’urne en particulier dans certaines parties du pays. La Ceni n'a pas déployé à temps les matériels sensibles y compris les machines à voter et les PV dans chacun des 75 000 bureaux de vote, ce qui a entraîné la confusion et le désordre dans certains endroits. La plus grande mission d'observation des élections, envoyée par l'Église catholique et l'Église du Christ au Congo, a rapporté que dans 551 bureaux de vote (6 % des bureaux observés), des bagarres ont éclaté, souvent parce que les électeurs étaient fatigués d'avoir attendu pendant des heures ou parce qu'ils ne trouvaient pas leurs noms sur les listes électorales. Dans 3 % des cas, des bourrages d'urnes ou des achats de voix ont été observés, et dans environ un quart des endroits, les dispositifs électroniques de vote, anciennes machines à voter, sont tombées en panne. SYMOCEL, une mission d'observation, a rapporté que 58 % des bureaux de vote ont ouvert tardivement et 13% n'ont simplement pas ouvert du tout. En fin de compte, cette confusion a probablement contribué à une faible participation : seuls 43 % des électeurs inscrits ont pu voter, le taux le plus bas jamais atteint. </p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce premier épisode de Po Na GEC de 2024 est une bonne occasion de commenter les élections qui viennent de se dérouler. Quelle a été leur crédibilité et quels en ont été les principaux résultats ?</p><p><br></p><p>C'est le début de la quatrième saison de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d'éclairer un sujet d'actualité en RDC. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 12 janvier 2024.</p><p><br></p><p>Il y a eu aussi des aspects positifs de ce processus électoral : il n'y a pas eu de coupure d'Internet, comme lors des élections précédentes, et les candidats de tous bords ont pu se déplacer et tenir des meetings relativement librement pendant la campagne électorale proprement dite – mais beaucoup moins pendant la période qui l'a précédée. La commission électorale nationale indépendante (Ceni) a publié les résultats des élections présidentielles sur son site web jusqu'au niveau des bureaux de vote, ce qui n'avait pas été fait lors des dernières élections, et elle a retransmis des mises à jours régulières des décomptes des voix sur un écran géant pour l'élection présidentielle dans son centre Bosolo à Kinshasa.  </p><p><br></p><p>Cependant, ces élections ont aussi exposé de nombreuses lacunes logistiques. Elles ont en outre été entachées d'irrégularités et des graves allégations de fraude, de bourrage d’urne en particulier dans certaines parties du pays. La Ceni n'a pas déployé à temps les matériels sensibles y compris les machines à voter et les PV dans chacun des 75 000 bureaux de vote, ce qui a entraîné la confusion et le désordre dans certains endroits. La plus grande mission d'observation des élections, envoyée par l'Église catholique et l'Église du Christ au Congo, a rapporté que dans 551 bureaux de vote (6 % des bureaux observés), des bagarres ont éclaté, souvent parce que les électeurs étaient fatigués d'avoir attendu pendant des heures ou parce qu'ils ne trouvaient pas leurs noms sur les listes électorales. Dans 3 % des cas, des bourrages d'urnes ou des achats de voix ont été observés, et dans environ un quart des endroits, les dispositifs électroniques de vote, anciennes machines à voter, sont tombées en panne. SYMOCEL, une mission d'observation, a rapporté que 58 % des bureaux de vote ont ouvert tardivement et 13% n'ont simplement pas ouvert du tout. En fin de compte, cette confusion a probablement contribué à une faible participation : seuls 43 % des électeurs inscrits ont pu voter, le taux le plus bas jamais atteint. </p><p><br></p><p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Jan 2024 22:05:50 +0000</pubDate>
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                <title>Élections de 2023 en RDC : quand le respect des délais prime sur la qualité</title>
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                <description><![CDATA[<p>Si les élections ont effectivement eu lieu le 20 décembre malgré les incertitudes, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la classe politique congolaise ont manqué une occasion cruciale de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Après trois scrutins controversés, ces élections, les premières depuis la passation pacifique du pouvoir de 2019, devaient symboliser un progrès démocratique majeur pour les Congolais. Cependant, elles ont été entachées par de nombreuses irrégularités, soulevant des doutes quant à leur intégrité. Quelles leçons en tirer?</p><p><br>Bonjour et bienvenue dans ce 50e et dernier épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et d’Ebuteli, qui cherche à éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli. </p><p><br>Nous sommes le vendredi 22 décembre 2023.</p><p><br>Le 20 décembre, dès l’aube, les électeurs ont afflué en masse dans les centres de vote à travers le pays, déterminés à exercer leur droit de vote malgré les incertitudes persistantes, jusqu’à la veille, sur un éventuel report du scrutin. La Ceni, présidée par Denis Kadima, a ignoré les appels à un audit indépendant du fichier électoral, une démarche qui aurait pu renforcer la confiance dans le processus. De même, la Ceni n’a pas suffisamment pris en compte les enjeux logistiques, refusant de reporter, même brièvement, les élections pour permettre une meilleure préparation et un déploiement adéquat du matériel de vote. Cette décision rigide de s’en tenir strictement à son calendrier a entraîné une série de complications inattendues pour les électeurs : les retards dans l’ouverture des bureaux de votes, absence d’équipements dans les bureaux de votes ou, dans d’autres cas, présence du personnel de la Ceni mais sans matériel nécessaire, des dispositifs de vote dysfonctionnels et des listes électorales incomplètes. Bien consciente des défis logistiques, la Ceni a maintenu la date des élections, tout en précisant que le déploiement du matériel se poursuivrait même le jour du vote. </p><p><br>Normalement dans une logique dictée par la crédibilité du processus, ces contraintes auraient objectivement justifié un report des élections, mais, malgré la brèche ouverte de certains candidats à la présidentielle concernant les irrégularités du processus électoral en cours,  la date du 20 décembre a été maintenue. Cette décision reflète un choix assumé de privilégier le respect du calendrier électoral établi, quitte à négliger les aspects qualitatifs et les exigences de fiabilité du processus <a href="https://7sur7.cd/2023/12/21/rdc-elections-sur-1185-rapports-recus-741-prouvent-quil-y-eu-interruption-desoperations">électoral</a>.</p><p><br>Après le scrutin, une série de déclarations politiques, à la fois prévisibles et familières, a été entendue. Dès la nuit du 20 décembre, cinq candidats présidentiels, dont Martin Fayulu et Denis Mukwege, ont appelé à la réorganisation des élections. De son côté, Moïse Katumbi appelle à une mobilisation générale en cas de proclamation d’un autre vainqueur que lui. Le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, bien qu’ayant boycotté le scrutin, accuse le président sortant Tshisekedi d’être responsable des irrégularités et appelle à la mobilisation populaire. Pendant ce temps, le gouvernement se <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cv2mp4pr29mo">félicite</a> du respect des délais constitutionnels, minimisant les irrégularités observées comme faisant partie intégrante de tout processus électoral.</p><p><br>Mais qu’en est-il du peuple au milieu de ces controverses politiques ? En dépit des imperfections et des retards, une grande partie des électeurs a montré un engagement remarquable, certains restant dans les files d’attente jusqu’à tard dans la nuit, voire jusqu’au lendemain, pour exercer leur droit de vote. Ceci souligne non seulement leur désir de participer activement au processus démocratique, mais aussi leur souhait de voir les acquis démocratiques préservés et renforcés. </p><p>Lire la suite sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Si les élections ont effectivement eu lieu le 20 décembre malgré les incertitudes, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la classe politique congolaise ont manqué une occasion cruciale de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Après trois scrutins controversés, ces élections, les premières depuis la passation pacifique du pouvoir de 2019, devaient symboliser un progrès démocratique majeur pour les Congolais. Cependant, elles ont été entachées par de nombreuses irrégularités, soulevant des doutes quant à leur intégrité. Quelles leçons en tirer?</p><p><br>Bonjour et bienvenue dans ce 50e et dernier épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et d’Ebuteli, qui cherche à éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli. </p><p><br>Nous sommes le vendredi 22 décembre 2023.</p><p><br>Le 20 décembre, dès l’aube, les électeurs ont afflué en masse dans les centres de vote à travers le pays, déterminés à exercer leur droit de vote malgré les incertitudes persistantes, jusqu’à la veille, sur un éventuel report du scrutin. La Ceni, présidée par Denis Kadima, a ignoré les appels à un audit indépendant du fichier électoral, une démarche qui aurait pu renforcer la confiance dans le processus. De même, la Ceni n’a pas suffisamment pris en compte les enjeux logistiques, refusant de reporter, même brièvement, les élections pour permettre une meilleure préparation et un déploiement adéquat du matériel de vote. Cette décision rigide de s’en tenir strictement à son calendrier a entraîné une série de complications inattendues pour les électeurs : les retards dans l’ouverture des bureaux de votes, absence d’équipements dans les bureaux de votes ou, dans d’autres cas, présence du personnel de la Ceni mais sans matériel nécessaire, des dispositifs de vote dysfonctionnels et des listes électorales incomplètes. Bien consciente des défis logistiques, la Ceni a maintenu la date des élections, tout en précisant que le déploiement du matériel se poursuivrait même le jour du vote. </p><p><br>Normalement dans une logique dictée par la crédibilité du processus, ces contraintes auraient objectivement justifié un report des élections, mais, malgré la brèche ouverte de certains candidats à la présidentielle concernant les irrégularités du processus électoral en cours,  la date du 20 décembre a été maintenue. Cette décision reflète un choix assumé de privilégier le respect du calendrier électoral établi, quitte à négliger les aspects qualitatifs et les exigences de fiabilité du processus <a href="https://7sur7.cd/2023/12/21/rdc-elections-sur-1185-rapports-recus-741-prouvent-quil-y-eu-interruption-desoperations">électoral</a>.</p><p><br>Après le scrutin, une série de déclarations politiques, à la fois prévisibles et familières, a été entendue. Dès la nuit du 20 décembre, cinq candidats présidentiels, dont Martin Fayulu et Denis Mukwege, ont appelé à la réorganisation des élections. De son côté, Moïse Katumbi appelle à une mobilisation générale en cas de proclamation d’un autre vainqueur que lui. Le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, bien qu’ayant boycotté le scrutin, accuse le président sortant Tshisekedi d’être responsable des irrégularités et appelle à la mobilisation populaire. Pendant ce temps, le gouvernement se <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cv2mp4pr29mo">félicite</a> du respect des délais constitutionnels, minimisant les irrégularités observées comme faisant partie intégrante de tout processus électoral.</p><p><br>Mais qu’en est-il du peuple au milieu de ces controverses politiques ? En dépit des imperfections et des retards, une grande partie des électeurs a montré un engagement remarquable, certains restant dans les files d’attente jusqu’à tard dans la nuit, voire jusqu’au lendemain, pour exercer leur droit de vote. Ceci souligne non seulement leur désir de participer activement au processus démocratique, mais aussi leur souhait de voir les acquis démocratiques préservés et renforcés. </p><p>Lire la suite sur <a href="http://www.ebuteli.org">www.ebuteli.org</a></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Dec 2023 15:49:50 +0000</pubDate>
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                <title>Défis et solitude : l’unique candidature féminine à la présidentielle de la RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>En RDC, l’élection présidentielle doit se tenir mercredi prochain, le 20 décembre. Aujourd’hui moins d’une semaine avant le scrutin, Joëlle Bile, l’une des deux seules femmes à s’être présentée, se retire et annonce son soutien au candidat président, Félix Tshisekedi. Sur les 20 candidatures restantes, seulement une femme, Marie-Josée Ifoku, résiste. Mais, quels sont les défis pour une femme candidate à l’élection présidentielle en RDC ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 49e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et d’Ebuteli, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Alice Viollet, responsable de programme du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 15 décembre 2023. Aujourd’hui, nous faisons une rétrospective des candidatures féminines à la présidentielle en RDC.<br>
</p>
<p>Tout d’abord, qui est Joëlle Bile, deuxième femme inscrite sur la liste de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui vient de se retirer ? Joëlle Bile a travaillé comme journaliste pour plusieurs médias internationaux pendant 15 ans. Elle s’est ensuite tournée vers la communication. Candidate à l'investiture de la plateforme de la société civile Alternative pour un Congo nouveau, elle est battue par Floribert Anzuluni. Joëlle Bile se présente néanmoins à l'élection présidentielle. Sa candidature n’a pas été réceptionnée par la Ceni dans un premier temps, mais la décision a été retournée par la Cour constitutionnelle, le 30 octobre. Ce vendredi, le 15 décembre, elle se retire de la course à la présidentielle au profit du président sortant, Félix Tshisekedi afin de « consolider les acquis » « tout en préservant [la] souveraineté nationale ».<br>
</p>
<p>L’unique candidate désormais en lice, c’est Marie-Josée Ifoku. Elle a poursuivi des études universitaires en administration en France et au Canada. Elle retourne en RDC en 2004. En 2018, elle se présente une première fois à l’élection présidentielle en RDC. Elle préside le parti Alliance des élites pour un nouveau Congo. Son programme s'articule autour du concept de la « kombolisation » (du lingala kombo, le balai en français), qui vise le nettoyage du pays des antivaleurs qui le gangrènent.<br>
</p>
<p>Les nombreux obstacles rencontrés pour une femme candidate ont été abordés lors d'une discussion sur la participation des femmes dans les processus électoraux en RDC, organisée en octobre dernier par Ebuteli et le GEC, réunissant près d’une vingtaine de femmes et d’hommes activistes des droits de femmes, candidats, chercheurs, journalistes, bloggeuses, membres de la société civile spécialisés dans l’éducation civique et électorale. D'abord, la question de la maturité politique des femmes est soulevée, certains doutant de leur capacité à s'engager en politique. De plus, la prédominance des hommes au sein des partis politiques pose un défi, ces derniers occupant principalement des postes de décision, laissant souvent les femmes limitées à des rôles de mobilisation. Le défi financier pour mener une campagne électorale est également important, avec des coûts très élevés pour la précampagne et la campagne électorale. Cela a incité certaines candidates à se retirer de la course. Enfin, la conciliation entre les responsabilités personnelles et politiques est un défi supplémentaire pour les femmes candidates.<br>
</p>
<p>Les chiffres confirment les doutes des congolais sur les candidatures féminines. Selon un sondage mené entre avril et mai 2022 par le GEC et Ebuteli, avec le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), même si près de deux Congolais sur trois estiment qu'il faudrait que le gouvernement mette en œuvre la </p>
<p>parité entre hommes et femmes dans les institutions de la République à tous les niveaux, à la question « Jusqu’à quel point soutenez-vous les femmes qui servent l’État au poste de Présidente de la République », seuls 32% ont répondu par l'affirmative.<br>
</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En RDC, l’élection présidentielle doit se tenir mercredi prochain, le 20 décembre. Aujourd’hui moins d’une semaine avant le scrutin, Joëlle Bile, l’une des deux seules femmes à s’être présentée, se retire et annonce son soutien au candidat président, Félix Tshisekedi. Sur les 20 candidatures restantes, seulement une femme, Marie-Josée Ifoku, résiste. Mais, quels sont les défis pour une femme candidate à l’élection présidentielle en RDC ?<br>
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<p>Bonjour et bienvenue dans ce 49e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et d’Ebuteli, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Alice Viollet, responsable de programme du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 15 décembre 2023. Aujourd’hui, nous faisons une rétrospective des candidatures féminines à la présidentielle en RDC.<br>
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<p>Tout d’abord, qui est Joëlle Bile, deuxième femme inscrite sur la liste de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui vient de se retirer ? Joëlle Bile a travaillé comme journaliste pour plusieurs médias internationaux pendant 15 ans. Elle s’est ensuite tournée vers la communication. Candidate à l'investiture de la plateforme de la société civile Alternative pour un Congo nouveau, elle est battue par Floribert Anzuluni. Joëlle Bile se présente néanmoins à l'élection présidentielle. Sa candidature n’a pas été réceptionnée par la Ceni dans un premier temps, mais la décision a été retournée par la Cour constitutionnelle, le 30 octobre. Ce vendredi, le 15 décembre, elle se retire de la course à la présidentielle au profit du président sortant, Félix Tshisekedi afin de « consolider les acquis » « tout en préservant [la] souveraineté nationale ».<br>
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<p>L’unique candidate désormais en lice, c’est Marie-Josée Ifoku. Elle a poursuivi des études universitaires en administration en France et au Canada. Elle retourne en RDC en 2004. En 2018, elle se présente une première fois à l’élection présidentielle en RDC. Elle préside le parti Alliance des élites pour un nouveau Congo. Son programme s'articule autour du concept de la « kombolisation » (du lingala kombo, le balai en français), qui vise le nettoyage du pays des antivaleurs qui le gangrènent.<br>
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<p>Les nombreux obstacles rencontrés pour une femme candidate ont été abordés lors d'une discussion sur la participation des femmes dans les processus électoraux en RDC, organisée en octobre dernier par Ebuteli et le GEC, réunissant près d’une vingtaine de femmes et d’hommes activistes des droits de femmes, candidats, chercheurs, journalistes, bloggeuses, membres de la société civile spécialisés dans l’éducation civique et électorale. D'abord, la question de la maturité politique des femmes est soulevée, certains doutant de leur capacité à s'engager en politique. De plus, la prédominance des hommes au sein des partis politiques pose un défi, ces derniers occupant principalement des postes de décision, laissant souvent les femmes limitées à des rôles de mobilisation. Le défi financier pour mener une campagne électorale est également important, avec des coûts très élevés pour la précampagne et la campagne électorale. Cela a incité certaines candidates à se retirer de la course. Enfin, la conciliation entre les responsabilités personnelles et politiques est un défi supplémentaire pour les femmes candidates.<br>
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<p>Les chiffres confirment les doutes des congolais sur les candidatures féminines. Selon un sondage mené entre avril et mai 2022 par le GEC et Ebuteli, avec le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), même si près de deux Congolais sur trois estiment qu'il faudrait que le gouvernement mette en œuvre la </p>
<p>parité entre hommes et femmes dans les institutions de la République à tous les niveaux, à la question « Jusqu’à quel point soutenez-vous les femmes qui servent l’État au poste de Présidente de la République », seuls 32% ont répondu par l'affirmative.<br>
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<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Dec 2023 18:16:39 +0000</pubDate>
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                <title>Processus électoral en RDC : quels enseignements tirer du retrait des observateurs de l’Union européenne ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 29 novembre 2023, l’Union européenne a décidé d’annuler sa mission d’observation électorale en raison d’un désaccord avec le gouvernement congolais autour du déploiement des équipements de communication de la mission. Cet incident vient s’ajouter à une série de controverses qui entourent un processus électoral déjà fortement critiqué. Que nous inspire cette décision de l’UE et quel impact aura-t-elle sur le déroulement des élections ? <br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Chimène Popoli. Je suis <em>fellow</em> à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Nous sommes le vendredi 8 décembre 2023. Vous écoutez le 48e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui éclaire, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>La dernière mission d’observation électorale en RDC remonte à 2011. Lors des élections de 2018, le régime de Joseph Kabila n’avait pas autorisé le déploiement des missions internationales d’observation électorale, dans un contexte de détérioration des relations avec l’UE.  L’ambassadeur de l’UE avait été expulsé et la Maison Schengen fermée sur décision du gouvernement congolais.<br>
</p>
<p>Aujourd’hui, les relations entre le pouvoir de Félix Tshisekedi et l’UE ne sont pas non plus au beau fixe. La Délégation de l’UE en RDC n’a pas toujours de nouvel ambassadeur depuis le départ, il y a quatre mois, de Jean-Marc Châtaigner. Ce dernier était longtemps soupçonné par l’entourage du chef de l’État d’être trop proche de l’opposant Moïse Katumbi. Nicolas Berlanga Martinez, successeur de Châtaigner, vient à peine d’arriver à Kinshasa et attend désormais de présenter ses lettres de créances au chef de l’État congolais, après avoir obtenu, enfin, l’agrément du ministère des Affaires étrangères.<br>
</p>
<p>Malgré tout, Kinshasa a invité la mission d’observation électorale de l’UE. Mais les services de sécurité ont intercepté certains matériels et équipements de communication nécessaires à la mission pour son déploiement en provinces. Après l’échéance de trois ultimatums, Bruxelles a alors estimé, le mercredi 29 novembre, que « <a href="https://www.eeas.europa.eu/eeas/r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo-d%C3%A9claration-de-la-porte-parole-sur-annulation-de-la-mission-d_und_en" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;ce n’est désormais plus possible de déployer ses 42 observateurs à long terme&lt;/span&gt;"><u>ce n’est désormais plus possible de déployer ses 42 observateurs à long terme</u></a> ». En coulisses, cette décision vient conforter la position du cabinet de Josep Borell, chef de la diplomatie de l’UE, dont la conseillère Afrique, Maud Arnould, « n’a jamais voulu » de cette mission d’observation européenne en RDC, croit savoir une source diplomatique occidentale basée à Kinshasa. De l’autre côté, les autorités congolaises, loin des regrets officiels, ont prétendu que certaines machines de la mission d’observation de l’UE pouvaient favoriser « le piratage d’un système informatique existant ». Ce qui aurait fait craindre aux services une éventuelle « infiltration » du système informatique de la Commission électorale nationale indépendante. <br>
</p>
<p>Ces craintes ne sont cependant pas nouvelles face aux initiatives extérieures destinées à contribuer à la transparence des élections en cours. En mai de cette année, invitée pour auditer le fichier électoral, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait également renoncé à cette mission sur fond de suspicions de connivence, alimentées par Kinshasa, entre les experts de l’OIF et la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’organisation. <br>
</p>
<p>L’audit du fichier finalement réalisé par les experts choisis par la Ceni continue d'être l’objet de controverse. Et il n’est pas mal indiqué de penser que ce couac entre le gouvernement et l’UE renforce la méfiance autour de ce processus électoral dont la transparence est déjà critiquée par une partie de la société civile et de l’opposition. <br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>
<p><br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 novembre 2023, l’Union européenne a décidé d’annuler sa mission d’observation électorale en raison d’un désaccord avec le gouvernement congolais autour du déploiement des équipements de communication de la mission. Cet incident vient s’ajouter à une série de controverses qui entourent un processus électoral déjà fortement critiqué. Que nous inspire cette décision de l’UE et quel impact aura-t-elle sur le déroulement des élections ? <br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Chimène Popoli. Je suis <em>fellow</em> à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Nous sommes le vendredi 8 décembre 2023. Vous écoutez le 48e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui éclaire, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>La dernière mission d’observation électorale en RDC remonte à 2011. Lors des élections de 2018, le régime de Joseph Kabila n’avait pas autorisé le déploiement des missions internationales d’observation électorale, dans un contexte de détérioration des relations avec l’UE.  L’ambassadeur de l’UE avait été expulsé et la Maison Schengen fermée sur décision du gouvernement congolais.<br>
</p>
<p>Aujourd’hui, les relations entre le pouvoir de Félix Tshisekedi et l’UE ne sont pas non plus au beau fixe. La Délégation de l’UE en RDC n’a pas toujours de nouvel ambassadeur depuis le départ, il y a quatre mois, de Jean-Marc Châtaigner. Ce dernier était longtemps soupçonné par l’entourage du chef de l’État d’être trop proche de l’opposant Moïse Katumbi. Nicolas Berlanga Martinez, successeur de Châtaigner, vient à peine d’arriver à Kinshasa et attend désormais de présenter ses lettres de créances au chef de l’État congolais, après avoir obtenu, enfin, l’agrément du ministère des Affaires étrangères.<br>
</p>
<p>Malgré tout, Kinshasa a invité la mission d’observation électorale de l’UE. Mais les services de sécurité ont intercepté certains matériels et équipements de communication nécessaires à la mission pour son déploiement en provinces. Après l’échéance de trois ultimatums, Bruxelles a alors estimé, le mercredi 29 novembre, que « <a href="https://www.eeas.europa.eu/eeas/r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo-d%C3%A9claration-de-la-porte-parole-sur-annulation-de-la-mission-d_und_en" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;ce n’est désormais plus possible de déployer ses 42 observateurs à long terme&lt;/span&gt;"><u>ce n’est désormais plus possible de déployer ses 42 observateurs à long terme</u></a> ». En coulisses, cette décision vient conforter la position du cabinet de Josep Borell, chef de la diplomatie de l’UE, dont la conseillère Afrique, Maud Arnould, « n’a jamais voulu » de cette mission d’observation européenne en RDC, croit savoir une source diplomatique occidentale basée à Kinshasa. De l’autre côté, les autorités congolaises, loin des regrets officiels, ont prétendu que certaines machines de la mission d’observation de l’UE pouvaient favoriser « le piratage d’un système informatique existant ». Ce qui aurait fait craindre aux services une éventuelle « infiltration » du système informatique de la Commission électorale nationale indépendante. <br>
</p>
<p>Ces craintes ne sont cependant pas nouvelles face aux initiatives extérieures destinées à contribuer à la transparence des élections en cours. En mai de cette année, invitée pour auditer le fichier électoral, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait également renoncé à cette mission sur fond de suspicions de connivence, alimentées par Kinshasa, entre les experts de l’OIF et la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’organisation. <br>
</p>
<p>L’audit du fichier finalement réalisé par les experts choisis par la Ceni continue d'être l’objet de controverse. Et il n’est pas mal indiqué de penser que ce couac entre le gouvernement et l’UE renforce la méfiance autour de ce processus électoral dont la transparence est déjà critiquée par une partie de la société civile et de l’opposition. <br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>
<p><br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Dec 2023 17:14:14 +0000</pubDate>
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                <title>Force régionale de l’EAC : une fin de mandat à hauts risques</title>
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                <description><![CDATA[<p>Sur les 18 points du communiqué final du sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le 24 novembre dernier, un seul concernait sa force régionale, présente dans l’est de la RDC. Sur ce point, on apprenait que Kinshasa avait refusé de renouveler le mandat de cette force, qui expire le 8 décembre. Cependant, ce refus soulève plus de questions qu’il n’en résout. Le plus grand flou demeure, en effet, sur le calendrier de ce départ, et l’impact qu’il pourrait avoir sur le terrain.</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 47e épisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence à l’Institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons au départ de la force régionale de l’EAC. </p>
<p><br></p>
<p>À peine plus d’un an après l’arrivée de ses premières troupes, cette force d’intervention, la première jamais mise sur pied par l’EAC, va donc bientôt se retrouver sans mandat. C’est ce qu’a fermement soutenu le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba, lors du sommet d’Arusha auquel il représentait la RDC. Aux yeux du gouvernement congolais, cette force est en fait rapidement devenue indésirable, notamment pour n’avoir jamais mis en œuvre son mandat initial, à savoir de forcer les groupes armés présents dans l’est de la RDC, dont le M23, à déposer les armes. La Force régionale de l’EAC a plutôt agi en tant que force d’interposition, gelant le conflit entre l’armée congolaise et le M23 en attendant d’éventuelles négociations avec celui-ci. Or ce dialogue n’a en réalité jamais été voulu par Kinshasa, pour qui le véritable responsable de cette situation est le Rwanda. L’approche de la Force régionale de l’EAC l’a en tout cas rapidement rendue impopulaire, en RDC. En pleine campagne électorale, son renouvellement aurait donc été politiquement délicat à gérer.</p>
<p><br></p>
<p>Mais ce non-renouvellement du mandat n’a pas été véritablement programmé. L’EAC ne sera notamment pas en mesure, sur le plan logistique, de retirer toutes ses troupes d’ici le 8 décembre. </p>
<p>Surtout, la Communauté de développement de l’Afrique australe, ou SADC, en qui Kinshasa voit une alternative mieux à même de défendre ses intérêts, n’est pas prête à prendre le relai à cette date. On connaît certes les pays contributeurs de troupes pressentis pour cette mission : l’Afrique du Sud, le Malawi, et la Tanzanie. Mais pas encore son format précis. Surtout, le financement de cette nouvelle force, dont le budget est estimé par certaines sources à plus de 400 millions de dollars par an, n’est pas assuré. Ce point est particulièrement important alors que l’autre force de la SADC, déjà déployée au Mozambique, rencontre précisément de sérieuses difficultés financières.</p>
<p><br></p>
<p>Signe de ces questions non résolues, les dirigeants de l’EAC, eux-mêmes divisés, n’ont pas totalement clarifié les prochaines étapes. Ils ont « décidé » d’une concertation entre les chefs d’État-major de l’EAC et de la SADC avant le 8 décembre. Le produit de cette réunion devrait être remis au prochain sommet de l’EAC pour considération. Toutefois, les dirigeants d’Afrique de l’Est n’ont pas qualité pour décider d’une réunion impliquant la SADC. Et pour l’instant, aucune date n’a été annoncée pour ce nouveau sommet. </p>
<p><br></p>
<p>Le flou demeure donc sur ce qu’il se passera, sur le terrain, après le 8 décembre. Les troupes kényanes et ougandaises, dont l’action est vue comme inefficace, voire ambigüe par Kinshasa, amorceront-elles un retrait ? Mais qui occupera leurs positions laissées vacantes, dont celles de Bunagana, Rutshuru-centre et Kibumba ? Le M23 semble en bonne posture pour occuper certaines d’entre elles. Le front, gelé à d’autres endroits, pourrait-il redevenir actif entre l’armée congolaise et le M23 ?</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Sur les 18 points du communiqué final du sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le 24 novembre dernier, un seul concernait sa force régionale, présente dans l’est de la RDC. Sur ce point, on apprenait que Kinshasa avait refusé de renouveler le mandat de cette force, qui expire le 8 décembre. Cependant, ce refus soulève plus de questions qu’il n’en résout. Le plus grand flou demeure, en effet, sur le calendrier de ce départ, et l’impact qu’il pourrait avoir sur le terrain.</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 47e épisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence à l’Institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons au départ de la force régionale de l’EAC. </p>
<p><br></p>
<p>À peine plus d’un an après l’arrivée de ses premières troupes, cette force d’intervention, la première jamais mise sur pied par l’EAC, va donc bientôt se retrouver sans mandat. C’est ce qu’a fermement soutenu le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba, lors du sommet d’Arusha auquel il représentait la RDC. Aux yeux du gouvernement congolais, cette force est en fait rapidement devenue indésirable, notamment pour n’avoir jamais mis en œuvre son mandat initial, à savoir de forcer les groupes armés présents dans l’est de la RDC, dont le M23, à déposer les armes. La Force régionale de l’EAC a plutôt agi en tant que force d’interposition, gelant le conflit entre l’armée congolaise et le M23 en attendant d’éventuelles négociations avec celui-ci. Or ce dialogue n’a en réalité jamais été voulu par Kinshasa, pour qui le véritable responsable de cette situation est le Rwanda. L’approche de la Force régionale de l’EAC l’a en tout cas rapidement rendue impopulaire, en RDC. En pleine campagne électorale, son renouvellement aurait donc été politiquement délicat à gérer.</p>
<p><br></p>
<p>Mais ce non-renouvellement du mandat n’a pas été véritablement programmé. L’EAC ne sera notamment pas en mesure, sur le plan logistique, de retirer toutes ses troupes d’ici le 8 décembre. </p>
<p>Surtout, la Communauté de développement de l’Afrique australe, ou SADC, en qui Kinshasa voit une alternative mieux à même de défendre ses intérêts, n’est pas prête à prendre le relai à cette date. On connaît certes les pays contributeurs de troupes pressentis pour cette mission : l’Afrique du Sud, le Malawi, et la Tanzanie. Mais pas encore son format précis. Surtout, le financement de cette nouvelle force, dont le budget est estimé par certaines sources à plus de 400 millions de dollars par an, n’est pas assuré. Ce point est particulièrement important alors que l’autre force de la SADC, déjà déployée au Mozambique, rencontre précisément de sérieuses difficultés financières.</p>
<p><br></p>
<p>Signe de ces questions non résolues, les dirigeants de l’EAC, eux-mêmes divisés, n’ont pas totalement clarifié les prochaines étapes. Ils ont « décidé » d’une concertation entre les chefs d’État-major de l’EAC et de la SADC avant le 8 décembre. Le produit de cette réunion devrait être remis au prochain sommet de l’EAC pour considération. Toutefois, les dirigeants d’Afrique de l’Est n’ont pas qualité pour décider d’une réunion impliquant la SADC. Et pour l’instant, aucune date n’a été annoncée pour ce nouveau sommet. </p>
<p><br></p>
<p>Le flou demeure donc sur ce qu’il se passera, sur le terrain, après le 8 décembre. Les troupes kényanes et ougandaises, dont l’action est vue comme inefficace, voire ambigüe par Kinshasa, amorceront-elles un retrait ? Mais qui occupera leurs positions laissées vacantes, dont celles de Bunagana, Rutshuru-centre et Kibumba ? Le M23 semble en bonne posture pour occuper certaines d’entre elles. Le front, gelé à d’autres endroits, pourrait-il redevenir actif entre l’armée congolaise et le M23 ?</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Dec 2023 15:03:42 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Élections en RDC : l'opposition face au défi de l’unité</title>
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                <description><![CDATA[<p>Réunis à Pretoria sous l’égide de l’ONG sud-africaine In Transformation Initiative (ITI), les représentants de cinq candidats de l’opposition politique sont parvenus, le 17 novembre, à mettre sur pied une feuille de route pour la constitution d’une plateforme électorale dénommée « <em>Congo ya makasi</em> ». Cette feuille de route comprend un programme commun de gouvernance et dégage les critères d’une candidature commune à la présidentielle de décembre. Une semaine plus tard, l’unité espérée semble incertaine. Quelle en serait l’incidence sur la présidentielle du 20 décembre ? <br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Jean-Baptiste Bagula. Je suis <em>fellow</em> à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Nous sommes le vendredi 24 novembre 2023. Vous écoutez le 46e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui éclaire, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Les travaux de Prétoria auraient pu constituer une bonne base pour l’opposition de proposer une candidature commune à la présidentielle. D’autant que, dans un contexte électoral à tour unique, <a href="https://legalrdc.com/2011/01/11/constitution-du-18-fevrier-2006-modifiee-par-la-loi-n-11-002-du-20-janvier-2011-%E2%80%A2-texte-integral/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;le président de la République est élu à la majorité simple des suffrages exprimés&lt;/span&gt;"><u>le président de la République est élu à la majorité simple des suffrages exprimés</u></a>. La désignation d’un candidat commun de l’opposition pouvait alors éviter la dispersion des voix et fédérer les forces en faveur du candidat désigné. Bien plus, elle pouvait permettre de mutualiser les moyens afin de mener une campagne électorale optimale dans un pays réputé continent.<br>
</p>
<p>Les écueils de la classe politique congolaise n’ont pas permis d’atteindre cet objectif.  Les événements qui ont suivi les travaux de Pretoria le démontrent. Dès la clôture de ces discussions, la feuille de route conçue n’a pas reçu l’aval du candidat Martin Fayulu. Celui-ci a soutenu que  «<em> ce qui prime, c’est d’abord la mise en place d’une large coalition afin de lutter contre les fraudes électorales et garantir la transparence des élections, préalablement à la question de candidature unique</em> ».<br>
</p>
<p>À l’heure où nous enregistrons cette capsule audio, seuls les candidats Matata Ponyo, Franck Diongo et Seth Kikuni se sont retirés de la course au profit de Moïse Katumbi, reconnaissant que « <em>l'urgence d'une candidature unique de l'opposition s'impose comme la meilleure stratégie </em>» pour faire face à ce qu’ils qualifient de « <em>plan macabre [du pouvoir] contre l’avenir de notre nation </em>». Ils se regroupent ainsi derrière Moïse Katumbi qui, selon eux, est apparu, lors des tractations de Pretoria, comme le « candidat capable de conduire l’opposition vers la victoire ». <br>
</p>
<p>Pour l’instant, le candidat Delly Sesanga poursuit l’élan de sa campagne électorale, sans se prononcer sur la question. Martin Fayulu et Denis Mukwege, dont les délégués ont pris part aux travaux de Pretoria, quant à eux, se sont montrés ensemble jeudi lors de la publication d’un communiqué conjoint annonçant une plainte contre le président de la Commission électorale nationale indépendante.<br>
<br>
</p>
<p>Il semble acquis que l'opposition n'a pas réussi à concrétiser l'unité en vue de l'élection présidentielle imminente. Cependant, l'absence d'une candidature commune, bien que susceptible de fragmenter les votes de l'opposition, ne signifie pas nécessairement une défaite inévitable. Les résultats de l'élection précédente en 2018 ont démontré que l'opposition avait réussi à remporter la victoire contre le pouvoir sans présenter de candidature unique. À l'inverse, bien que l'unité autour d'une candidature commune puisse accroître les chances de succès, elle ne garantit pas automatiquement la victoire. La dynamique de la campagne électorale et la capacité des acteurs impliqués à surveiller le déroulement du processus de vote joueront un rôle tout aussi crucial.<br>
</p>
<p>D’ici là, vous pouvez recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, en envoyant « GEC »  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Réunis à Pretoria sous l’égide de l’ONG sud-africaine In Transformation Initiative (ITI), les représentants de cinq candidats de l’opposition politique sont parvenus, le 17 novembre, à mettre sur pied une feuille de route pour la constitution d’une plateforme électorale dénommée « <em>Congo ya makasi</em> ». Cette feuille de route comprend un programme commun de gouvernance et dégage les critères d’une candidature commune à la présidentielle de décembre. Une semaine plus tard, l’unité espérée semble incertaine. Quelle en serait l’incidence sur la présidentielle du 20 décembre ? <br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Jean-Baptiste Bagula. Je suis <em>fellow</em> à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Nous sommes le vendredi 24 novembre 2023. Vous écoutez le 46e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui éclaire, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Les travaux de Prétoria auraient pu constituer une bonne base pour l’opposition de proposer une candidature commune à la présidentielle. D’autant que, dans un contexte électoral à tour unique, <a href="https://legalrdc.com/2011/01/11/constitution-du-18-fevrier-2006-modifiee-par-la-loi-n-11-002-du-20-janvier-2011-%E2%80%A2-texte-integral/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;le président de la République est élu à la majorité simple des suffrages exprimés&lt;/span&gt;"><u>le président de la République est élu à la majorité simple des suffrages exprimés</u></a>. La désignation d’un candidat commun de l’opposition pouvait alors éviter la dispersion des voix et fédérer les forces en faveur du candidat désigné. Bien plus, elle pouvait permettre de mutualiser les moyens afin de mener une campagne électorale optimale dans un pays réputé continent.<br>
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<p>Les écueils de la classe politique congolaise n’ont pas permis d’atteindre cet objectif.  Les événements qui ont suivi les travaux de Pretoria le démontrent. Dès la clôture de ces discussions, la feuille de route conçue n’a pas reçu l’aval du candidat Martin Fayulu. Celui-ci a soutenu que  «<em> ce qui prime, c’est d’abord la mise en place d’une large coalition afin de lutter contre les fraudes électorales et garantir la transparence des élections, préalablement à la question de candidature unique</em> ».<br>
</p>
<p>À l’heure où nous enregistrons cette capsule audio, seuls les candidats Matata Ponyo, Franck Diongo et Seth Kikuni se sont retirés de la course au profit de Moïse Katumbi, reconnaissant que « <em>l'urgence d'une candidature unique de l'opposition s'impose comme la meilleure stratégie </em>» pour faire face à ce qu’ils qualifient de « <em>plan macabre [du pouvoir] contre l’avenir de notre nation </em>». Ils se regroupent ainsi derrière Moïse Katumbi qui, selon eux, est apparu, lors des tractations de Pretoria, comme le « candidat capable de conduire l’opposition vers la victoire ». <br>
</p>
<p>Pour l’instant, le candidat Delly Sesanga poursuit l’élan de sa campagne électorale, sans se prononcer sur la question. Martin Fayulu et Denis Mukwege, dont les délégués ont pris part aux travaux de Pretoria, quant à eux, se sont montrés ensemble jeudi lors de la publication d’un communiqué conjoint annonçant une plainte contre le président de la Commission électorale nationale indépendante.<br>
<br>
</p>
<p>Il semble acquis que l'opposition n'a pas réussi à concrétiser l'unité en vue de l'élection présidentielle imminente. Cependant, l'absence d'une candidature commune, bien que susceptible de fragmenter les votes de l'opposition, ne signifie pas nécessairement une défaite inévitable. Les résultats de l'élection précédente en 2018 ont démontré que l'opposition avait réussi à remporter la victoire contre le pouvoir sans présenter de candidature unique. À l'inverse, bien que l'unité autour d'une candidature commune puisse accroître les chances de succès, elle ne garantit pas automatiquement la victoire. La dynamique de la campagne électorale et la capacité des acteurs impliqués à surveiller le déroulement du processus de vote joueront un rôle tout aussi crucial.<br>
</p>
<p>D’ici là, vous pouvez recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, en envoyant « GEC »  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 Nov 2023 16:22:17 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Réunis à Pretoria sous l’égide de l’ONG sud-africaine In Transformation Initiative (ITI), les représentants de cinq candidats de l’opposition politique sont parvenus, le 17 novembre, à mettre sur pied une feuille de route pour la constitution d’une pla...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Tshisekedi devant le Parlement : l’heure du bilan</title>
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                <description><![CDATA[<p>Contrairement à son premier discours sur l’état de la nation, c’est devant un congrès acquis que Félix Tshisekedi s’est acquitté de son devoir constitutionnel. Durant près de deux heures et demie, le président candidat a dressé un bilan plutôt positif de ses réalisations durant son premier mandat. Est-ce justifié ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Fred Bauma. Je suis directeur exécutif de Ebuteli. Nous sommes le vendredi 17 novembre 2023. Vous écoutez le 45e épisode de la saison 3 de Po Na GEC. <br>
</p>
<p>Dans son discours de prestation de serment le 24 février 2019, Félix Tshisekedi, l’opposant devenu président, annonçait huit grandes priorités de son gouvernement. Ces priorités allaient de la pacification du pays, à la lutte contre la pauvreté, en passant par la lutte contre la corruption, la refondation de l’État de droit, la promotion d’une presse libre, et la construction d’infrastructures. <br>
</p>
<p>Cinq ans plus tard, et alors que la campagne électorale débute dans 48 heures, le dernier discours sur l’état de la nation du président revient sur ces différentes priorités. Pendant près de la moitié de son discours, Félix Tshisekedi a abordé les actions entreprises pour résoudre les conflits dans plusieurs parties du pays, réformer la justice et promouvoir la décentralisation. Trois thèmes importants pour lesquels le président a consacré des efforts importants mais où les résultats se font encore attendre. <br>
</p>
<p>Le président est revenu avec raison sur ses efforts dans la réforme de l’armée. Sous Tshisekedi, la République s’est dotée d’une politique de défense, d’une loi sur la réserve armée de la défense et d’une loi de programmation militaire. Les dépenses de l’armée ont augmenté significativement, atteignant près d’un milliard de dollar américain en 2022. Plusieurs milliers des jeunes recrues au sein de l’armée ont été formées ou sont en cours de formation. L’état de siège a été proclamé dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Le président a, en outre, mis en place du Programme de démobilisation, désarmement et relèvement communautaire et stabilisation, PDDRC-S. Enfin, plusieurs efforts régionaux ont été entrepris pour faciliter la fin des conflits dans la région. <br>
</p>
<p>Cependant, à la veille des élections, ces différentes initiatives peinent à montrer leurs effets. La crise sécuritaire s’est étendue dans des cités jadis relativement pacifiées tandis que le nombre de déplacés internes a augmenté drastiquement atteignant des pics historiques jamais atteint depuis 2006. Aussi, malgré l’investissement dans l’armée, cette dernière reste dépendante de l’intervention extérieure, comme le démontre la présence des contractants militaires privés dans l’est de la RDC, ou encore le recours répétitif aux missions régionales comme la force régionale est-africaine, et la force de la SADC  annoncée par Félix Tshisekedi. Enfin, le PDDRC-S, porteur d’espoir pour la démobilisation, tarde encore à être fonctionnel. Les dynamiques de démobilisation massive des groupes armés observées au début du mandat de Félix Tshisekedi ont cédé la place à une forte militarisation des milices locales sous forme « <em>patriotes résistants</em> », autrement appelé « <em>wazalendo </em>». <br>
</p>
<p>Les résultats de la réforme de la justice et la a dans le bilan de Félix Tshisekedi ne semblent pas aussi éclatants que le suggère le discours de Félix Tshisekedi. Sur la justice, sous Tshisekedi, 5000 magistrats ont effectivement été recrutés et des actions disciplinaires ont été entreprises contre d’autres magistrats. Cependant, les traitements de nombreux procès symboliques donnent <a href="https://www.ebuteli.org/publications/blogs/comment-va-la-justice-sous-tshisekedi#9c4fe309-76bd-4348-9125-f0d0712febc4" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’impression d’une mainmise du politique sur la justice&lt;/span&gt;"><u>l’impression d’une mainmise du politique sur la justice</u></a>,  pratique pourtant décriée par le président. Dans un <a href="https://www.radiookapi.net/2023/07/10/emissions/dialogue-entre-congolais/rdc-felix-tshisekedi-decu-par-la-justice-congolaise" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;échange&lt;/span&gt;"><u>échange</u></a> avec les Congolais en juillet de cette année, le président reconnaissait lui-même les limites de ses actions sur la justice : « <em>S’il y a un bémol à mettre sur mon bilan, je ne suis pas satisfait du bilan dans le domaine de la justice</em>.» <br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>
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</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement à son premier discours sur l’état de la nation, c’est devant un congrès acquis que Félix Tshisekedi s’est acquitté de son devoir constitutionnel. Durant près de deux heures et demie, le président candidat a dressé un bilan plutôt positif de ses réalisations durant son premier mandat. Est-ce justifié ?<br>
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<p>Bonjour ! Je m’appelle Fred Bauma. Je suis directeur exécutif de Ebuteli. Nous sommes le vendredi 17 novembre 2023. Vous écoutez le 45e épisode de la saison 3 de Po Na GEC. <br>
</p>
<p>Dans son discours de prestation de serment le 24 février 2019, Félix Tshisekedi, l’opposant devenu président, annonçait huit grandes priorités de son gouvernement. Ces priorités allaient de la pacification du pays, à la lutte contre la pauvreté, en passant par la lutte contre la corruption, la refondation de l’État de droit, la promotion d’une presse libre, et la construction d’infrastructures. <br>
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<p>Cinq ans plus tard, et alors que la campagne électorale débute dans 48 heures, le dernier discours sur l’état de la nation du président revient sur ces différentes priorités. Pendant près de la moitié de son discours, Félix Tshisekedi a abordé les actions entreprises pour résoudre les conflits dans plusieurs parties du pays, réformer la justice et promouvoir la décentralisation. Trois thèmes importants pour lesquels le président a consacré des efforts importants mais où les résultats se font encore attendre. <br>
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<p>Le président est revenu avec raison sur ses efforts dans la réforme de l’armée. Sous Tshisekedi, la République s’est dotée d’une politique de défense, d’une loi sur la réserve armée de la défense et d’une loi de programmation militaire. Les dépenses de l’armée ont augmenté significativement, atteignant près d’un milliard de dollar américain en 2022. Plusieurs milliers des jeunes recrues au sein de l’armée ont été formées ou sont en cours de formation. L’état de siège a été proclamé dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Le président a, en outre, mis en place du Programme de démobilisation, désarmement et relèvement communautaire et stabilisation, PDDRC-S. Enfin, plusieurs efforts régionaux ont été entrepris pour faciliter la fin des conflits dans la région. <br>
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<p>Cependant, à la veille des élections, ces différentes initiatives peinent à montrer leurs effets. La crise sécuritaire s’est étendue dans des cités jadis relativement pacifiées tandis que le nombre de déplacés internes a augmenté drastiquement atteignant des pics historiques jamais atteint depuis 2006. Aussi, malgré l’investissement dans l’armée, cette dernière reste dépendante de l’intervention extérieure, comme le démontre la présence des contractants militaires privés dans l’est de la RDC, ou encore le recours répétitif aux missions régionales comme la force régionale est-africaine, et la force de la SADC  annoncée par Félix Tshisekedi. Enfin, le PDDRC-S, porteur d’espoir pour la démobilisation, tarde encore à être fonctionnel. Les dynamiques de démobilisation massive des groupes armés observées au début du mandat de Félix Tshisekedi ont cédé la place à une forte militarisation des milices locales sous forme « <em>patriotes résistants</em> », autrement appelé « <em>wazalendo </em>». <br>
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<p>Les résultats de la réforme de la justice et la a dans le bilan de Félix Tshisekedi ne semblent pas aussi éclatants que le suggère le discours de Félix Tshisekedi. Sur la justice, sous Tshisekedi, 5000 magistrats ont effectivement été recrutés et des actions disciplinaires ont été entreprises contre d’autres magistrats. Cependant, les traitements de nombreux procès symboliques donnent <a href="https://www.ebuteli.org/publications/blogs/comment-va-la-justice-sous-tshisekedi#9c4fe309-76bd-4348-9125-f0d0712febc4" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’impression d’une mainmise du politique sur la justice&lt;/span&gt;"><u>l’impression d’une mainmise du politique sur la justice</u></a>,  pratique pourtant décriée par le président. Dans un <a href="https://www.radiookapi.net/2023/07/10/emissions/dialogue-entre-congolais/rdc-felix-tshisekedi-decu-par-la-justice-congolaise" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;échange&lt;/span&gt;"><u>échange</u></a> avec les Congolais en juillet de cette année, le président reconnaissait lui-même les limites de ses actions sur la justice : « <em>S’il y a un bémol à mettre sur mon bilan, je ne suis pas satisfait du bilan dans le domaine de la justice</em>.» <br>
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<p>Lire la suite sur www.ebuteli.org</p>
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</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Nov 2023 19:05:31 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Est-il possible d’éviter la violence électorale pendant cette campagne ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>À moins de deux semaines du lancement officiel de la campagne électorale, le cortège de Martin Fayulu, opposant au régime de Félix Tshisekedi et candidat à la présidentielle du 20 décembre, a essuyé des jets de pierres à Tshikapa, dans la province du Kasaï. Ce nouvel incident dans la région du grand Kasaï, fief du président Tshisekedi, s'inscrit dans une série d'actes similaires. Fin juillet, Delly Sesanga, opposant et candidat à la présidentielle de décembre 2023, avait déjà subi le même sort à Kananga. Que faire pour que ces actes de violence ne dégénèrent et n'embrasent le pays durant la campagne électorale ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Gamée Manzia. Je suis <em>fellow</em> à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Nous sommes le vendredi 10 novembre 2023. Vous écoutez le 44e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui éclaire, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Depuis le début, le processus électoral en cours connaît des frictions.  D’abord, entre acteurs politiques de premiers plans, ensuite, entre les sympathisants des formations politiques et des organisations de la société civile adversaires. Il y a eu en effet des tensions autour de la désignation des membres de la Cour constitutionnelle, de la Ceni, voire autour des réformes électorales. Et plus on approche de la tenue des élections, plus ces tensions augmentent.<br>
</p>
<p>Depuis la répression de la marche de l’opposition du 20 mai 2023, les actes et discours violents n'ont cessé de se multiplier dans plusieurs coins du pays. Arrestations de journalistes, restrictions de mouvements des candidats, jets de pierres, discours de haine, propos incendiaires sur les médias et réseaux sociaux, … Tout ceci corrobore de <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/great-lakes/democratic-republic-congo/312-elections-en-rd-congo-limiter-les-risques-de-violence" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;nombreuses études&lt;/span&gt;"><u>nombreuses études</u></a> qui ont alerté sur les risques de violence au cours de ce processus électoral. <br>
</p>
<p>Les acteurs de cette violence sont divers et se retrouvent dans tous les états majors des partis politiques. À plusieurs reprises, certaines prises de position du président Tshisekedi pouvaient être interprétées comme susceptibles d’encourager la violence. Par exemple, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v4wfgVaD3HA" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;à Mbuji Mayi&lt;/span&gt;"><u>à Mbuji Mayi</u></a> le 24 juin, il a déclaré qu’il s’« m'attaquerai[t]sans hésitation et sans remords, à tout Congolais qui mettrait en danger la sécurité et la stabilité de notre pays.» Et il a ajouté : « Peu importe ce qu’on en dira, violation des droits de l’homme ou privation de liberté (...)». </p>
<p>Le 23 octobre 2023, à Lubumbashi, l’opposant Moïse Katumbi a,<a href="https://www.youtube.com/watch?v=-Ep6zQMYTlg" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; lors d’un meeting, menacé de donner un « &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:italic;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;butshetshe &lt;/span&gt;"><u> lors d’un meeting, menacé de donner un « </u><u><em>butshetshe </em></u></a><em>» (</em>Traduisez coup de tête) à ceux qui « tenteront de freiner l’élan démocratique ». Du côté de la société civile, au mois de septembre, lors de son passage sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=pxzkHNeuOI8" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;la radio Top Congo&lt;/span&gt;"><u>la radio Top Congo</u></a>, Monseigneur Donatien Nshole a soutenu que « la Ceni crée un environnement favorable à une révolution (...) ». Et d’ajouter : « Je ne serai pas surpris qu'après la publication des résultats, nous puissions vivre une crise que tout le pays regrettera. » Propos qui ont été interprétés par le camp Tshisekedi comme une incitation à un coup d’État militaire.<br>
</p>
<p>Alors, comment arriver à la désescalade ? Tous les acteurs politiques et sociaux doivent être conscients que leurs discours peuvent, selon les cas, embraser le pays ou prévenir les violences. Ainsi, ils doivent s’abstenir d’inciter à la violence et, en même temps, la condamner. La condamnation des récentes attaques contre Fayulu par le président Tshisekedi via sa porte-parole va dans la bonne direction. <br>
</p>
<p>Lire encore plus loin sur www.congoresearchgroup.org</p>
<p><br>
<br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À moins de deux semaines du lancement officiel de la campagne électorale, le cortège de Martin Fayulu, opposant au régime de Félix Tshisekedi et candidat à la présidentielle du 20 décembre, a essuyé des jets de pierres à Tshikapa, dans la province du Kasaï. Ce nouvel incident dans la région du grand Kasaï, fief du président Tshisekedi, s'inscrit dans une série d'actes similaires. Fin juillet, Delly Sesanga, opposant et candidat à la présidentielle de décembre 2023, avait déjà subi le même sort à Kananga. Que faire pour que ces actes de violence ne dégénèrent et n'embrasent le pays durant la campagne électorale ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Gamée Manzia. Je suis <em>fellow</em> à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Nous sommes le vendredi 10 novembre 2023. Vous écoutez le 44e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui éclaire, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Depuis le début, le processus électoral en cours connaît des frictions.  D’abord, entre acteurs politiques de premiers plans, ensuite, entre les sympathisants des formations politiques et des organisations de la société civile adversaires. Il y a eu en effet des tensions autour de la désignation des membres de la Cour constitutionnelle, de la Ceni, voire autour des réformes électorales. Et plus on approche de la tenue des élections, plus ces tensions augmentent.<br>
</p>
<p>Depuis la répression de la marche de l’opposition du 20 mai 2023, les actes et discours violents n'ont cessé de se multiplier dans plusieurs coins du pays. Arrestations de journalistes, restrictions de mouvements des candidats, jets de pierres, discours de haine, propos incendiaires sur les médias et réseaux sociaux, … Tout ceci corrobore de <a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/great-lakes/democratic-republic-congo/312-elections-en-rd-congo-limiter-les-risques-de-violence" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;nombreuses études&lt;/span&gt;"><u>nombreuses études</u></a> qui ont alerté sur les risques de violence au cours de ce processus électoral. <br>
</p>
<p>Les acteurs de cette violence sont divers et se retrouvent dans tous les états majors des partis politiques. À plusieurs reprises, certaines prises de position du président Tshisekedi pouvaient être interprétées comme susceptibles d’encourager la violence. Par exemple, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v4wfgVaD3HA" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;à Mbuji Mayi&lt;/span&gt;"><u>à Mbuji Mayi</u></a> le 24 juin, il a déclaré qu’il s’« m'attaquerai[t]sans hésitation et sans remords, à tout Congolais qui mettrait en danger la sécurité et la stabilité de notre pays.» Et il a ajouté : « Peu importe ce qu’on en dira, violation des droits de l’homme ou privation de liberté (...)». </p>
<p>Le 23 octobre 2023, à Lubumbashi, l’opposant Moïse Katumbi a,<a href="https://www.youtube.com/watch?v=-Ep6zQMYTlg" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; lors d’un meeting, menacé de donner un « &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:italic;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;butshetshe &lt;/span&gt;"><u> lors d’un meeting, menacé de donner un « </u><u><em>butshetshe </em></u></a><em>» (</em>Traduisez coup de tête) à ceux qui « tenteront de freiner l’élan démocratique ». Du côté de la société civile, au mois de septembre, lors de son passage sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=pxzkHNeuOI8" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;la radio Top Congo&lt;/span&gt;"><u>la radio Top Congo</u></a>, Monseigneur Donatien Nshole a soutenu que « la Ceni crée un environnement favorable à une révolution (...) ». Et d’ajouter : « Je ne serai pas surpris qu'après la publication des résultats, nous puissions vivre une crise que tout le pays regrettera. » Propos qui ont été interprétés par le camp Tshisekedi comme une incitation à un coup d’État militaire.<br>
</p>
<p>Alors, comment arriver à la désescalade ? Tous les acteurs politiques et sociaux doivent être conscients que leurs discours peuvent, selon les cas, embraser le pays ou prévenir les violences. Ainsi, ils doivent s’abstenir d’inciter à la violence et, en même temps, la condamner. La condamnation des récentes attaques contre Fayulu par le président Tshisekedi via sa porte-parole va dans la bonne direction. <br>
</p>
<p>Lire encore plus loin sur www.congoresearchgroup.org</p>
<p><br>
<br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Nov 2023 18:13:32 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>La nouvelle coordination nationale du P-DDRCS va -t-elle relever les multiples défis du désarmement ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 19 octobre dernier, le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a remplacé  les animateurs de la coordination nationale du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). L’abbé Jean-Bosco Bahala prend   désormais la tête de ce programme en remplacement de Tommy Tambwe, nommé en  août 2021. Cette décision est intervenue dans le contexte marqué par une crise de confiance des bailleurs de fonds et des parties prenantes au processus de désarmement vis-à-vis des responsables du P-DDRCS et le dysfonctionnement au sein de ce programme. Le remaniement opéré par le chef de l’ État suffira-t-il à redorer son blason ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 octobre dernier, le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a remplacé  les animateurs de la coordination nationale du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). L’abbé Jean-Bosco Bahala prend   désormais la tête de ce programme en remplacement de Tommy Tambwe, nommé en  août 2021. Cette décision est intervenue dans le contexte marqué par une crise de confiance des bailleurs de fonds et des parties prenantes au processus de désarmement vis-à-vis des responsables du P-DDRCS et le dysfonctionnement au sein de ce programme. Le remaniement opéré par le chef de l’ État suffira-t-il à redorer son blason ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 Nov 2023 18:25:06 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Budget 2024 : vers une prise en charge accrue des services sociaux de base ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette semaine, l’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, le projet de loi des finances 2024. Ce projet fixe le budget de la RDC à 16 milliards de dollars américains, avec une hausse de 24,7 % par rapport à celui de 2023, selon Sama Lukonde, Premier ministre congolais. Est-ce un budget qui améliorera les conditions socio-économiques de la population ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue à ce 42e épisode de saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’université de New York. Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein d‘Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 octobre 2023. <br>
</p>
<p>Lors de son examen et adoption, les députés nationaux ont voté, en bloc<em>,</em> de manière rituelle le budget de l'exercice 2024. Cette année, il se chiffre à 16 milliards de dollars américains. Les dépenses prévues seront accordées en priorité à la sécurisation du pays et aux secteurs sociaux et porteurs de croissance en vue de la diversification de l’économie nationale. Qu'en est-il dans les faits ?<br>
</p>
<p>Le constat est simple. Le budget de la RDC a connu une augmentation significative entre 2019 et 2023. En 2020, le pays avait un budget de près de 10 milliards de dollars américains et de 14 milliards en 2023. Ce qui matérialise le discours du président de la République Félix Tshisekedi du 13 décembre 2019 sur l’état de la nation : « <em>Comment les gens peuvent-ils s’étonner que le gouvernement propose un budget de 10 milliards de dollars avec 80 millions de Congolais ?</em> » s'interrogeait-il. <br>
</p>
<p>Dans le projet de budget 2024, les prévisions adoptées sont relativement bien réparties entre les dépenses de fonctionnement (49,7 %) et celles d’investissement (50,3 %) sachant tout de même que les frais de fonctionnement sont majoritairement consommés par les responsables de services. Les dépenses des équipements englobent une bonne partie du budget 2024 (34,4 %) tandis que celles du personnel sont de 23,6 % qui prennent en charge les nouvelles recrues de l’armée, de la police et de la magistrature. Une tendance inverse par rapport au budget 2023. </p>
<p>Le reste est partagé entre la dette publique (3,1 %), les frais financiers (0,6 %), les biens et matériels (1,2 %), les transferts et interventions de l’État (18,8 %), les constructions, réfections et réhabilitations (15,3 %). <br>
</p>
<p>Pour le programme de développement local des 145 territoires, qui vise à enclencher le développement à la base, près de 755 milliards de francs congolais sont alloués. Ce qui équivaut à environ 299 millions de dollars américains, soit 2,7 % du budget global alloué à ce programme. En comparaison avec le budget de 2023, on constate que ce programme a reçu moins de fonds. Un exemple marquant de cette disparité budgétaire se trouve dans le territoire de Kazumba. <br>
</p>
<p>Dans le budget de 2024, ce territoire n'a reçu que moins de 5 milliards de francs congolais contre 6 milliards de francs congolais alloués en 2023, selon les crédits alloués aux projets dans l’ annexe XXI. Une situation similaire prévaut dans les territoires de Bumba et Punia. <br>
</p>
<p>Cette situation met en évidence une allocation budgétaire insuffisante pour soutenir le développement local dans certains territoires. <br>
</p>
<p>Quelle est la part du secteur de la santé, de l'agriculture et de l'enseignement ?<br>
</p>
<p>Sur papier, on constate une part plus ou moins importante dans le budget de la santé publique et de l’enseignement primaire de cinq mille milliards et six mille milliards de francs congolais, respectivement. Cela peut s’expliquer par la volonté de continuer de mettre en  œuvre le programme ambitieux comme celui de la gratuité de l'enseignement et de la maternité.  <br>
</p>
<p>L‘agriculture reçoit, quant à elle, des crédits de près de deux mille milliards  de francs congolais. Cela dépasse le budget de la présidence de la République, de l’Assemblée nationale pris séparément. <br>
<br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, l’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, le projet de loi des finances 2024. Ce projet fixe le budget de la RDC à 16 milliards de dollars américains, avec une hausse de 24,7 % par rapport à celui de 2023, selon Sama Lukonde, Premier ministre congolais. Est-ce un budget qui améliorera les conditions socio-économiques de la population ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue à ce 42e épisode de saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’université de New York. Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein d‘Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 octobre 2023. <br>
</p>
<p>Lors de son examen et adoption, les députés nationaux ont voté, en bloc<em>,</em> de manière rituelle le budget de l'exercice 2024. Cette année, il se chiffre à 16 milliards de dollars américains. Les dépenses prévues seront accordées en priorité à la sécurisation du pays et aux secteurs sociaux et porteurs de croissance en vue de la diversification de l’économie nationale. Qu'en est-il dans les faits ?<br>
</p>
<p>Le constat est simple. Le budget de la RDC a connu une augmentation significative entre 2019 et 2023. En 2020, le pays avait un budget de près de 10 milliards de dollars américains et de 14 milliards en 2023. Ce qui matérialise le discours du président de la République Félix Tshisekedi du 13 décembre 2019 sur l’état de la nation : « <em>Comment les gens peuvent-ils s’étonner que le gouvernement propose un budget de 10 milliards de dollars avec 80 millions de Congolais ?</em> » s'interrogeait-il. <br>
</p>
<p>Dans le projet de budget 2024, les prévisions adoptées sont relativement bien réparties entre les dépenses de fonctionnement (49,7 %) et celles d’investissement (50,3 %) sachant tout de même que les frais de fonctionnement sont majoritairement consommés par les responsables de services. Les dépenses des équipements englobent une bonne partie du budget 2024 (34,4 %) tandis que celles du personnel sont de 23,6 % qui prennent en charge les nouvelles recrues de l’armée, de la police et de la magistrature. Une tendance inverse par rapport au budget 2023. </p>
<p>Le reste est partagé entre la dette publique (3,1 %), les frais financiers (0,6 %), les biens et matériels (1,2 %), les transferts et interventions de l’État (18,8 %), les constructions, réfections et réhabilitations (15,3 %). <br>
</p>
<p>Pour le programme de développement local des 145 territoires, qui vise à enclencher le développement à la base, près de 755 milliards de francs congolais sont alloués. Ce qui équivaut à environ 299 millions de dollars américains, soit 2,7 % du budget global alloué à ce programme. En comparaison avec le budget de 2023, on constate que ce programme a reçu moins de fonds. Un exemple marquant de cette disparité budgétaire se trouve dans le territoire de Kazumba. <br>
</p>
<p>Dans le budget de 2024, ce territoire n'a reçu que moins de 5 milliards de francs congolais contre 6 milliards de francs congolais alloués en 2023, selon les crédits alloués aux projets dans l’ annexe XXI. Une situation similaire prévaut dans les territoires de Bumba et Punia. <br>
</p>
<p>Cette situation met en évidence une allocation budgétaire insuffisante pour soutenir le développement local dans certains territoires. <br>
</p>
<p>Quelle est la part du secteur de la santé, de l'agriculture et de l'enseignement ?<br>
</p>
<p>Sur papier, on constate une part plus ou moins importante dans le budget de la santé publique et de l’enseignement primaire de cinq mille milliards et six mille milliards de francs congolais, respectivement. Cela peut s’expliquer par la volonté de continuer de mettre en  œuvre le programme ambitieux comme celui de la gratuité de l'enseignement et de la maternité.  <br>
</p>
<p>L‘agriculture reçoit, quant à elle, des crédits de près de deux mille milliards  de francs congolais. Cela dépasse le budget de la présidence de la République, de l’Assemblée nationale pris séparément. <br>
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</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Oct 2023 19:06:47 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Cette semaine, l’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, le projet de loi des finances 2024. Ce projet fixe le budget de la RDC à 16 milliards de dollars américains, avec une hausse de 24,7 % par rapport à celui de 2023, selon Sama Lukonde,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Pourquoi le Président Félix Tshisekedi a-t-il annoncé l’« allègement » de l’état de siège ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><br></p>
<p>« <em>J’ai pris la ferme résolution de conduire, ‘sans atermoiements funestes, mais sans précipitation inconsidérée’, les populations des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu vers un allégement progressif et graduel du régime de restriction de l’état de siège </em>». C’est ce qu’a déclaré le président Félix-Antoine Tshisekedi le jeudi 12 octobre, lors de son adresse à la nation.<br>
</p>
<p>Après deux ans d’état de siège, qui n’ont pas permis de rétablir la sécurité dans l’est de la RDC, le chef de l’État a donc annoncé une requalification de sa mesure.</p>
<p>En quoi consiste exactement sa décision ? À deux mois du scrutin présidentiel, peut-il espérer en tirer un bénéfice électoral ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Henry-Pacifique Mayala. Je suis le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Vous écoutez le 41e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 octobre 2023 et cette semaine, nous analysons l’annonce de l’allègement de l’état de siège par le président de la République.<br>
</p>
<p>Cette mesure d’exception, inédite depuis au moins deux décennies, avait été décidée par le chef de l’État lui-même en mai 2021. Elle était supposée rétablir la paix dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, les plus touchées par les violences des groupes armés dans le pays.</p>
<p>L’état de siège consistait essentiellement en une restriction de certaines libertés fondamentales et un remplacement des autorités civiles par des autorités militaires et policières. Mais cela n’a pas permis d’améliorer la situation sécuritaire. Pire : au fil du temps, la mesure est devenue de moins en moins populaire, en particulier dans les provinces concernées.<br>
</p>
<p>Conscient de cette défiance grandissante, le président a décidé de la tenue d’une table ronde réunissant les élus des provinces concernées et des forces vives de la nation, mi-août. Les participants ont recommandé une levée de l’état de siège.<br>
</p>
<p>Cette exhortation pouvait représenter un désaveu pour cette mesure emblématique de la présidence Tshisekedi. Le chef de l’État n’a en tout cas pas suivi cette recommandation.</p>
<p>Après deux mois de réflexion, il a finalement annoncé une mesure présentée comme intermédiaire : celle d’une requalification de l’état de siège.<br>
</p>
<p>Mais, il est difficile de voir en quoi cette décision consiste exactement. La levée du couvre-feu, ou encore le rétablissement partiel des juridictions civiles, annoncées comme des nouveautés, avaient en réalité été déjà décrétées depuis plus d’un an. La remise en place des autorités civiles qui a été annoncée, ne sera que graduelle et aucun calendrier n’a été précisé.<br>
<br>
<br>
</p>
<p>Au-delà de l’effet d’annonce, qui pourrait viser obtenir un regain de sympathie auprès des populations, une des rares mesures réellement nouvelles est la décision de payer immédiatement les deux années d’arriérés des émoluments aux élus provinciaux, qui avaient été suspendus par l’état de siège. Les arriérés des émoluments pour les députés provinciaux ne sont d’ailleurs pas spécifiques aux seuls élus du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ceux des 24 autres provinces continuent de faire de sit in à Kinshasa pour réclamer paiements.<br>
</p>
<p>Ces décaissements devraient permettre aux élus de ces provinces d’investir dans leur campagne électorale, qui doit commencer le mois prochain. Le chef de l’État, qui remettra également en jeu son mandat, espère, peut-être, que les élus lui seront reconnaissants.<br>
</p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli », au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. A bientôt !<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br></p>
<p>« <em>J’ai pris la ferme résolution de conduire, ‘sans atermoiements funestes, mais sans précipitation inconsidérée’, les populations des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu vers un allégement progressif et graduel du régime de restriction de l’état de siège </em>». C’est ce qu’a déclaré le président Félix-Antoine Tshisekedi le jeudi 12 octobre, lors de son adresse à la nation.<br>
</p>
<p>Après deux ans d’état de siège, qui n’ont pas permis de rétablir la sécurité dans l’est de la RDC, le chef de l’État a donc annoncé une requalification de sa mesure.</p>
<p>En quoi consiste exactement sa décision ? À deux mois du scrutin présidentiel, peut-il espérer en tirer un bénéfice électoral ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Henry-Pacifique Mayala. Je suis le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Vous écoutez le 41e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 octobre 2023 et cette semaine, nous analysons l’annonce de l’allègement de l’état de siège par le président de la République.<br>
</p>
<p>Cette mesure d’exception, inédite depuis au moins deux décennies, avait été décidée par le chef de l’État lui-même en mai 2021. Elle était supposée rétablir la paix dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, les plus touchées par les violences des groupes armés dans le pays.</p>
<p>L’état de siège consistait essentiellement en une restriction de certaines libertés fondamentales et un remplacement des autorités civiles par des autorités militaires et policières. Mais cela n’a pas permis d’améliorer la situation sécuritaire. Pire : au fil du temps, la mesure est devenue de moins en moins populaire, en particulier dans les provinces concernées.<br>
</p>
<p>Conscient de cette défiance grandissante, le président a décidé de la tenue d’une table ronde réunissant les élus des provinces concernées et des forces vives de la nation, mi-août. Les participants ont recommandé une levée de l’état de siège.<br>
</p>
<p>Cette exhortation pouvait représenter un désaveu pour cette mesure emblématique de la présidence Tshisekedi. Le chef de l’État n’a en tout cas pas suivi cette recommandation.</p>
<p>Après deux mois de réflexion, il a finalement annoncé une mesure présentée comme intermédiaire : celle d’une requalification de l’état de siège.<br>
</p>
<p>Mais, il est difficile de voir en quoi cette décision consiste exactement. La levée du couvre-feu, ou encore le rétablissement partiel des juridictions civiles, annoncées comme des nouveautés, avaient en réalité été déjà décrétées depuis plus d’un an. La remise en place des autorités civiles qui a été annoncée, ne sera que graduelle et aucun calendrier n’a été précisé.<br>
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<p>Au-delà de l’effet d’annonce, qui pourrait viser obtenir un regain de sympathie auprès des populations, une des rares mesures réellement nouvelles est la décision de payer immédiatement les deux années d’arriérés des émoluments aux élus provinciaux, qui avaient été suspendus par l’état de siège. Les arriérés des émoluments pour les députés provinciaux ne sont d’ailleurs pas spécifiques aux seuls élus du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ceux des 24 autres provinces continuent de faire de sit in à Kinshasa pour réclamer paiements.<br>
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<p>Ces décaissements devraient permettre aux élus de ces provinces d’investir dans leur campagne électorale, qui doit commencer le mois prochain. Le chef de l’État, qui remettra également en jeu son mandat, espère, peut-être, que les élus lui seront reconnaissants.<br>
</p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli », au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. A bientôt !<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Oct 2023 18:49:37 +0000</pubDate>
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« J’ai pris la ferme résolution de conduire, ‘sans atermoiements funestes, mais sans précipitation inconsidérée’, les populations des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu vers un allégement progressif et graduel du régime de restriction de l’état de s...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Listes provisoires des électeurs : nouvelle occasion ratée par la Ceni pour un processus électoral crédible ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« En lieu et place d’un affichage, la consultation des listes provisoires des électeurs se fera auprès d’un agent appelé « préposé à l’affichage » affecté à cette tâche au niveau de chaque antenne de la Ceni ». C’est la décision prise par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et rendue publique le lundi 9 octobre. </p>
<p>Comment comprendre cette mesure dans un contexte pré-électoral marqué par le manque de confiance envers la Ceni et le processus électoral en général ? <br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« En lieu et place d’un affichage, la consultation des listes provisoires des électeurs se fera auprès d’un agent appelé « préposé à l’affichage » affecté à cette tâche au niveau de chaque antenne de la Ceni ». C’est la décision prise par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et rendue publique le lundi 9 octobre. </p>
<p>Comment comprendre cette mesure dans un contexte pré-électoral marqué par le manque de confiance envers la Ceni et le processus électoral en général ? <br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Oct 2023 17:14:24 +0000</pubDate>
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                <title>Présidentielle 2023 : l’opposition arrivera-t-elle à trouver un candidat commun ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><br>
Il ne reste plus que deux jours avant la clôture du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle, prévue le 20 décembre de cette année. À l’heure de l’enregistrement, le vendredi 6 octobre à 17 heures de Kinshasa, 13 candidats avaient déjà déposé leurs candidatures. Celle du chef de l’État, Félix Tshisekedi, est encore attendue. Comment le paysage politique se dessine-t-il à travers les candidats désormais en lice pour la présidence ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 6 octobre. Vous écoutez le 39e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Les contours de l'élection présidentielle de cette année commencent finalement à se dessiner. Si le président Félix Tshisekedi n’a pas encore officiellement déposé sa candidature, il a déjà été investi le 1er octobre comme candidat officiel de l’Union sacrée de la nation (USN). Qui sont les autres candidats importants ?<br>
</p>
<p>Il y a d’abord Moïse Katumbi, homme d’affaires et ancien gouverneur de l’ex province du Katanga. En 2018, il a été exclu de la présidentielle. Cette année, la proposition de loi dite « Tshiani » –qui vise à interdire à tout Congolais pas né d’un père et d’une mère congolais de devenir président, qui pourrait l'exclure –n’a toujours pas été examinée par l’Assemblée nationale. Bien qu’il ait multiplié récemment des tournées de redynamisation de son parti politique, Ensemble pour la République, Katumbi pourrait surtout s'appuyer sur des relais au sein des regroupements politiques dont il est proche pour essayer de rivaliser avec la grosse machine électorale de l'USN. <br>
</p>
<p>La présence du docteur Denis Mukwege, désormais aussi candidat, risque de changer les calculs. D’abord, il n’a jamais formellement participé à la politique, à la différence des autres candidats majeurs. Inscrit comme candidat indépendant, il bénéficie toutefois du soutien du regroupement politique Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACRN). Réputé mondialement grâce à son activisme contre les violences sexuelles et ses nombreux prix et distinctions dont le prix Nobel de la paix de 2018, le docteur Mukwege attirera nécessairement une attention de l’étranger sur la transparence et la crédibilité du processus électoral en RDC. Ceci a déjà commencé avec la forte médiatisation à l’échelle internationale de sa candidature. Si sa renommée internationale pourrait constituer un atout pour sa candidature, son défi sera de pouvoir monter une mobilisation en RDC à la même échelle que sa réputation à l’étranger. <br>
</p>
<p>Pour sa part, l’ancien candidat malheureux de 2018, Martin Fayulu, a aussi déposé sa candidature pour le scrutin de 2023. Mais son entrée semble contredire sa position de ne pas déposer les candidatures de ses partisans aux législatives, provinciales et municipales suite au refus de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de procéder à un audit crédible, selon lui, du fichier électoral. Il compte sur sa popularité à Kinshasa et dans certaines autres provinces, mais sa posture sur le processus électoral semble avoir fragilisé sa coalition. Martin Fayulu n’est pas le seul à candidater à la présidentielle sans candidats aux autres élections. Le parti de Marie-José Ifoku, la seule femme jusque là dans cette course, n’a pas non plus présenté de listes à ces autres élections.<br>
</p>
<p><b>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br>
Il ne reste plus que deux jours avant la clôture du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle, prévue le 20 décembre de cette année. À l’heure de l’enregistrement, le vendredi 6 octobre à 17 heures de Kinshasa, 13 candidats avaient déjà déposé leurs candidatures. Celle du chef de l’État, Félix Tshisekedi, est encore attendue. Comment le paysage politique se dessine-t-il à travers les candidats désormais en lice pour la présidence ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 6 octobre. Vous écoutez le 39e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Les contours de l'élection présidentielle de cette année commencent finalement à se dessiner. Si le président Félix Tshisekedi n’a pas encore officiellement déposé sa candidature, il a déjà été investi le 1er octobre comme candidat officiel de l’Union sacrée de la nation (USN). Qui sont les autres candidats importants ?<br>
</p>
<p>Il y a d’abord Moïse Katumbi, homme d’affaires et ancien gouverneur de l’ex province du Katanga. En 2018, il a été exclu de la présidentielle. Cette année, la proposition de loi dite « Tshiani » –qui vise à interdire à tout Congolais pas né d’un père et d’une mère congolais de devenir président, qui pourrait l'exclure –n’a toujours pas été examinée par l’Assemblée nationale. Bien qu’il ait multiplié récemment des tournées de redynamisation de son parti politique, Ensemble pour la République, Katumbi pourrait surtout s'appuyer sur des relais au sein des regroupements politiques dont il est proche pour essayer de rivaliser avec la grosse machine électorale de l'USN. <br>
</p>
<p>La présence du docteur Denis Mukwege, désormais aussi candidat, risque de changer les calculs. D’abord, il n’a jamais formellement participé à la politique, à la différence des autres candidats majeurs. Inscrit comme candidat indépendant, il bénéficie toutefois du soutien du regroupement politique Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACRN). Réputé mondialement grâce à son activisme contre les violences sexuelles et ses nombreux prix et distinctions dont le prix Nobel de la paix de 2018, le docteur Mukwege attirera nécessairement une attention de l’étranger sur la transparence et la crédibilité du processus électoral en RDC. Ceci a déjà commencé avec la forte médiatisation à l’échelle internationale de sa candidature. Si sa renommée internationale pourrait constituer un atout pour sa candidature, son défi sera de pouvoir monter une mobilisation en RDC à la même échelle que sa réputation à l’étranger. <br>
</p>
<p>Pour sa part, l’ancien candidat malheureux de 2018, Martin Fayulu, a aussi déposé sa candidature pour le scrutin de 2023. Mais son entrée semble contredire sa position de ne pas déposer les candidatures de ses partisans aux législatives, provinciales et municipales suite au refus de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de procéder à un audit crédible, selon lui, du fichier électoral. Il compte sur sa popularité à Kinshasa et dans certaines autres provinces, mais sa posture sur le processus électoral semble avoir fragilisé sa coalition. Martin Fayulu n’est pas le seul à candidater à la présidentielle sans candidats aux autres élections. Le parti de Marie-José Ifoku, la seule femme jusque là dans cette course, n’a pas non plus présenté de listes à ces autres élections.<br>
</p>
<p><b>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org</b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 18:26:29 +0000</pubDate>
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Il ne reste plus que deux jours avant la clôture du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle, prévue le 20 décembre de cette année. À l’heure de l’enregistrement, le vendredi 6 octobre à 17 heures de Kinshasa, 13 candidats avaient déjà dépos...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Pourquoi un nouveau gouverneur militaire au Nord-Kivu</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 16 septembre, le général Peter Cirimwami a été nommé gouverneur intérimaire du Nord-Kivu. Cette décision est intervenue après le rappel à Kinshasa du général Constant Ndima qui occupait ce poste depuis plus de deux ans. Comment comprendre cette nomination au moment où une décision du président de la République est attendue sur une possible levée de l’état de siège ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 38e épisode de la saison 3 de <a href="https://soundcloud.com/gec-crg" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;"><u>Po Na GEC</u></a>, la capsule audio du <a href="https://www.congoresearchgroup.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Groupe d’étude sur le Congo (GEC)&lt;/span&gt;"><u>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</u></a>, centre de recherche de l’Université de New-York, et d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u>Ebuteli</u></a>, son partenaire de recherche en RDC. Je suis <a href="https://twitter.com/ElMiviri" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Reagan Miviri&lt;/span&gt;"><u>Reagan Miviri</u></a>, analyste sur la violence à <a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u>Ebuteli</u></a>. <br>
</p>
<p>Deux raisons peuvent expliquer la nomination d’un nouveau gouverneur au Nord-Kivu : <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/09/08/goma-un-massacre-et-des-questions-brulantes/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;le massacre de plus de cinquante civils par les militaires à Goma&lt;/span&gt;"><u>le massacre de plus de cinquante civils par les militaires à Goma</u></a> le 30 août dernier et la volonté de donner un nouveau souffle aux opérations militaires. <br>
</p>
<p>En effet, avec le tollé qu’a suscité le massacre, il était politiquement risqué de maintenir le gouverneur Ndima à son poste. Il a été rappelé à Kinshasa à l’issue de l'enquête  menée à Goma par la délégation conduite par le ministre de l'intérieur, Peter Kazadi. Sa possible responsabilité dans cet événement a été mentionnée pendant ladite enquête . En plus d’être gouverneur, il était en charge des opérations militaires au Nord-Kivu. Dans le procès en flagrance sur la tuerie qui se poursuit devant le tribunal militaire et la cour militaire du Nord-Kivu, <a href="https://x.com/kabumba_justin/status/1704827537765904541?s=46&amp;t=DXsymSKnGq8wp2fHjfaydQ" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;certaines parties ont demandé sa comparution&lt;/span&gt;"><u>certaines parties ont demandé sa comparution</u></a> en tant que témoin ou renseignant à défaut de le voir comparaître comme prévenu.  <br>
</p>
<p>Pour éviter un vide à la tête de la province, le gouvernement avait deux options : soit un intérim assuré par le vice-gouverneur policier, aux côtés de qui il aurait fallu nommer un militaire chef des opérations. Soit nommer un nouveau gouverneur militaire cumulant la fonction administrative et les opérations militaires. La première option a été envisagée avec la nomination du général Ychaligonza à la tête des opérations. Cependant, le gouvernement ne semblait pas satisfait.. </p>
<p>C’est finalement le général Peter Cirimwami qui a été nommé  gouverneur militaire <em>ad interim</em>. Cet officier supérieur originaire du Sud-Kivu a commandé plusieurs opérations au Nord-Kivu depuis des années. Il était notamment commandant des Opérations Sokola I contre les ADF. Il a aussi combattu le M23 en 2012 et lors de la prise de Bunagana en 2022.</p>
<p>L’une des premières actions du nouveau gouverneur a été de se rendre sur la ligne de front vers <a href="https://x.com/kabumba_justin/status/1704522570161078456?s=46&amp;t=DXsymSKnGq8wp2fHjfaydQ" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Kibumba&lt;/span&gt;"><u>Kibumba</u></a> puis à Mushaki dans le territoire de Masisi d’où il a annoncé le redéploiement des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans cette zone, où elles n’étaient plus présentes depuis le cessez-le-feu de février et l'arrivée du contingent burundais de la force régionale. De retour à Mushaki, les FARDC n’ont pas encore été impliquées dans des affrontements. Cependant, le M23 n’est pas loin et les risques d’accrochages ont augmenté. <br>
</p>
<p>Le gouverneur Cirimwami a, de plus, réuni les leaders de plusieurs groupes armés à Mubambiro. Officiellement, il les a appelés à rejoindre le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Néanmoins ces mêmes groupes ont combattu aux côtés des FARDC contre le M23 et l’armée rwandaise. Cela rend leur démobilisation incertaine tant que ce conflit est en cours.<br>
</p>
<p>Au final, une reprise des affrontements directs entre FARDC et M23 paraît de plus en plus probable. Dans son discours à l’assemblée générale des Nations unies, le président Tshisekedi a écarté toute possibilité de dialoguer avec le M23. Ce mouvement rebelle pourrait essayer de perturber le déroulement des élections pour se faire entendre. Le ministre des Affaires étrangères a enfoncé le clou : si le M23 ne quitte pas Bunagana pour se pré-cantonner, il y aura des actions militaires, a-t-il affirmé.<br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 septembre, le général Peter Cirimwami a été nommé gouverneur intérimaire du Nord-Kivu. Cette décision est intervenue après le rappel à Kinshasa du général Constant Ndima qui occupait ce poste depuis plus de deux ans. Comment comprendre cette nomination au moment où une décision du président de la République est attendue sur une possible levée de l’état de siège ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 38e épisode de la saison 3 de <a href="https://soundcloud.com/gec-crg" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;"><u>Po Na GEC</u></a>, la capsule audio du <a href="https://www.congoresearchgroup.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Groupe d’étude sur le Congo (GEC)&lt;/span&gt;"><u>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</u></a>, centre de recherche de l’Université de New-York, et d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u>Ebuteli</u></a>, son partenaire de recherche en RDC. Je suis <a href="https://twitter.com/ElMiviri" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Reagan Miviri&lt;/span&gt;"><u>Reagan Miviri</u></a>, analyste sur la violence à <a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#505c10;background-color:transparent;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u>Ebuteli</u></a>. <br>
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<p>Deux raisons peuvent expliquer la nomination d’un nouveau gouverneur au Nord-Kivu : <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/09/08/goma-un-massacre-et-des-questions-brulantes/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;le massacre de plus de cinquante civils par les militaires à Goma&lt;/span&gt;"><u>le massacre de plus de cinquante civils par les militaires à Goma</u></a> le 30 août dernier et la volonté de donner un nouveau souffle aux opérations militaires. <br>
</p>
<p>En effet, avec le tollé qu’a suscité le massacre, il était politiquement risqué de maintenir le gouverneur Ndima à son poste. Il a été rappelé à Kinshasa à l’issue de l'enquête  menée à Goma par la délégation conduite par le ministre de l'intérieur, Peter Kazadi. Sa possible responsabilité dans cet événement a été mentionnée pendant ladite enquête . En plus d’être gouverneur, il était en charge des opérations militaires au Nord-Kivu. Dans le procès en flagrance sur la tuerie qui se poursuit devant le tribunal militaire et la cour militaire du Nord-Kivu, <a href="https://x.com/kabumba_justin/status/1704827537765904541?s=46&amp;t=DXsymSKnGq8wp2fHjfaydQ" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;certaines parties ont demandé sa comparution&lt;/span&gt;"><u>certaines parties ont demandé sa comparution</u></a> en tant que témoin ou renseignant à défaut de le voir comparaître comme prévenu.  <br>
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<p>Pour éviter un vide à la tête de la province, le gouvernement avait deux options : soit un intérim assuré par le vice-gouverneur policier, aux côtés de qui il aurait fallu nommer un militaire chef des opérations. Soit nommer un nouveau gouverneur militaire cumulant la fonction administrative et les opérations militaires. La première option a été envisagée avec la nomination du général Ychaligonza à la tête des opérations. Cependant, le gouvernement ne semblait pas satisfait.. </p>
<p>C’est finalement le général Peter Cirimwami qui a été nommé  gouverneur militaire <em>ad interim</em>. Cet officier supérieur originaire du Sud-Kivu a commandé plusieurs opérations au Nord-Kivu depuis des années. Il était notamment commandant des Opérations Sokola I contre les ADF. Il a aussi combattu le M23 en 2012 et lors de la prise de Bunagana en 2022.</p>
<p>L’une des premières actions du nouveau gouverneur a été de se rendre sur la ligne de front vers <a href="https://x.com/kabumba_justin/status/1704522570161078456?s=46&amp;t=DXsymSKnGq8wp2fHjfaydQ" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Kibumba&lt;/span&gt;"><u>Kibumba</u></a> puis à Mushaki dans le territoire de Masisi d’où il a annoncé le redéploiement des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans cette zone, où elles n’étaient plus présentes depuis le cessez-le-feu de février et l'arrivée du contingent burundais de la force régionale. De retour à Mushaki, les FARDC n’ont pas encore été impliquées dans des affrontements. Cependant, le M23 n’est pas loin et les risques d’accrochages ont augmenté. <br>
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<p>Le gouverneur Cirimwami a, de plus, réuni les leaders de plusieurs groupes armés à Mubambiro. Officiellement, il les a appelés à rejoindre le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Néanmoins ces mêmes groupes ont combattu aux côtés des FARDC contre le M23 et l’armée rwandaise. Cela rend leur démobilisation incertaine tant que ce conflit est en cours.<br>
</p>
<p>Au final, une reprise des affrontements directs entre FARDC et M23 paraît de plus en plus probable. Dans son discours à l’assemblée générale des Nations unies, le président Tshisekedi a écarté toute possibilité de dialoguer avec le M23. Ce mouvement rebelle pourrait essayer de perturber le déroulement des élections pour se faire entendre. Le ministre des Affaires étrangères a enfoncé le clou : si le M23 ne quitte pas Bunagana pour se pré-cantonner, il y aura des actions militaires, a-t-il affirmé.<br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Sep 2023 18:20:42 +0000</pubDate>
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                <title>Ituri : pourquoi les dialogues de paix ne suffisent pas</title>
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                <description><![CDATA[<p>À l'issue du <a href="https://www.radiookapi.net/2022/04/21/actualite/securite/rdc-le-sommet-de-nairobi-decide-dun-dialogue-consultatif-entre-felix" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;sommet&lt;/span&gt;"><u>sommet</u></a> de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), le 21 avril 2022, les chefs d’États présents avaient décidé de la mise en place de pourparlers de paix entre le gouvernement de Kinshasa et les groupes armés actifs dans l’est du pays. À la suite de cette recommandation, une série de dialogues ont été organisés en 2022 à Nairobi sous les auspices d’Uhuru Kenyatta, l’ancien président kényan.</p>
<p><br></p>
<p>Fin mai et début juin 2023, un autre dialogue réunissant quatre groupes armés de l’Ituri a été organisé sous la supervision du général Peter Cirimwami, alors commandant de la 32e région militaire de l’Ituri.</p>
<p>À  la fin de chacun de ces pourparlers, les groupes armés ont non seulement accepté de renoncer aux violences, mais aussi d’adhérer au Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). En dépit de ces engagements, sur le terrain, les violences se poursuivent. </p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 37e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Agenonga Chober, chercheur principal pour les Uélé. Nous sommes le vendredi 22 septembre 2023.</p>
<p>Il faut rappeler que le processus de Nairobi a été organisé sur fond de la reprise des hostilités du Mouvement du 23 mars (M23).</p>
<p><br></p>
<p>Mais, le gouvernement congolais a exclu des négociations directes avec le M23, tout en décidant de poursuivre le dialogue avec d’autres groupes armés. Lors de la troisième session de pourparlers, fin novembre -et début décembre 2022, une <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221130-%C3%A0-nairobi-le-dialogue-intercongolais-d%C3%A9marre-plus-tard-que-pr%C3%A9vu" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;feuille de route pour ramener la paix dans l’Est de la RDC et mettre en œuvre le PDDRC-S&lt;/span&gt;"><u>feuille de route pour ramener la paix dans l’est de la RDC et mettre en œuvre le PDDRC-S</u></a> a été adoptée. Parmi les groupes armés représentés à ces pourparlers, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221130-%C3%A0-nairobi-le-dialogue-intercongolais-d%C3%A9marre-plus-tard-que-pr%C3%A9vu" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;trois venaient d’Ituri&amp;nbsp;&lt;/span&gt;"><u>trois venaient d’Ituri </u></a>: la Force de résistance pacifique en Ituri (FRPI), la Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC) et la Coopérative pour le développement économique au Congo (Codeco).</p>
<p>Ces trois groupes armés se sont engagés dans un autre dialogue de paix à <a href="https://www.radiookapi.net/2023/06/03/actualite/securite/itui-4-groupes-armes-decident-de-cesser-les-violences" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Aru&lt;/span&gt;"><u>Aru</u></a> en Ituri fin mai 2023 où ils ont été rejoints par le Mouvement d’autodéfense populaire en Ituri (MAPI).</p>
<p>Au terme de ce nouveau <a href="https://www.radiookapi.net/2023/06/03/actualite/securite/itui-4-groupes-armes-decident-de-cesser-les-violences" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;dialogue&lt;/span&gt;"><u>dialogue</u></a>, ces groupes armés ont encore une fois accepté de cesser avec les hostilités, d’adhérer au processus DDR, de faciliter la libre circulation des personnes, de leurs biens, et le retour des personnes déplacées.</p>
<p>Pourtant, quelques jours plus tard, au moins <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2023/07/24/rd-congo-raid-meurtrier-dune-milice-contre-des-deplaces-en-ituri" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;46 déplacés&lt;/span&gt;"><u>46 déplacés</u></a> du site de Lala en territoire de Djugu ont été massacrés par les rebelles de la Codeco qui poursuivaient les combattants de la milice rivale, Zaïre, qui s’y étaient retranchés. S’en ai suivi des représailles et contre représailles meurtrières de ces deux milices contre les civils.  </p>
<p>Pourquoi, alors, les violences continuent-elles malgré les différents dialogues de paix ? </p>
<p>On peut d’abord relever que la crise du M23 a poussé le gouvernement congolais à dégarnir des positions militaires à Djugu pour renforcer les unités des FARDC au Nord-Kivu. Ceci semble avoir créé un vide sécuritaire que les rebelles actifs en Ituri ont cherché à combler pour à la fois percevoir des taxes et exploiter l’or, ce qui explique leur présence dans la zone minière située au Nord de Bunia en territoire de Djugu.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoreseachgroup.org</p>
<p><br></p>
<p><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À l'issue du <a href="https://www.radiookapi.net/2022/04/21/actualite/securite/rdc-le-sommet-de-nairobi-decide-dun-dialogue-consultatif-entre-felix" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;sommet&lt;/span&gt;"><u>sommet</u></a> de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), le 21 avril 2022, les chefs d’États présents avaient décidé de la mise en place de pourparlers de paix entre le gouvernement de Kinshasa et les groupes armés actifs dans l’est du pays. À la suite de cette recommandation, une série de dialogues ont été organisés en 2022 à Nairobi sous les auspices d’Uhuru Kenyatta, l’ancien président kényan.</p>
<p><br></p>
<p>Fin mai et début juin 2023, un autre dialogue réunissant quatre groupes armés de l’Ituri a été organisé sous la supervision du général Peter Cirimwami, alors commandant de la 32e région militaire de l’Ituri.</p>
<p>À  la fin de chacun de ces pourparlers, les groupes armés ont non seulement accepté de renoncer aux violences, mais aussi d’adhérer au Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). En dépit de ces engagements, sur le terrain, les violences se poursuivent. </p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 37e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Agenonga Chober, chercheur principal pour les Uélé. Nous sommes le vendredi 22 septembre 2023.</p>
<p>Il faut rappeler que le processus de Nairobi a été organisé sur fond de la reprise des hostilités du Mouvement du 23 mars (M23).</p>
<p><br></p>
<p>Mais, le gouvernement congolais a exclu des négociations directes avec le M23, tout en décidant de poursuivre le dialogue avec d’autres groupes armés. Lors de la troisième session de pourparlers, fin novembre -et début décembre 2022, une <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221130-%C3%A0-nairobi-le-dialogue-intercongolais-d%C3%A9marre-plus-tard-que-pr%C3%A9vu" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;feuille de route pour ramener la paix dans l’Est de la RDC et mettre en œuvre le PDDRC-S&lt;/span&gt;"><u>feuille de route pour ramener la paix dans l’est de la RDC et mettre en œuvre le PDDRC-S</u></a> a été adoptée. Parmi les groupes armés représentés à ces pourparlers, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221130-%C3%A0-nairobi-le-dialogue-intercongolais-d%C3%A9marre-plus-tard-que-pr%C3%A9vu" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;trois venaient d’Ituri&amp;nbsp;&lt;/span&gt;"><u>trois venaient d’Ituri </u></a>: la Force de résistance pacifique en Ituri (FRPI), la Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC) et la Coopérative pour le développement économique au Congo (Codeco).</p>
<p>Ces trois groupes armés se sont engagés dans un autre dialogue de paix à <a href="https://www.radiookapi.net/2023/06/03/actualite/securite/itui-4-groupes-armes-decident-de-cesser-les-violences" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Aru&lt;/span&gt;"><u>Aru</u></a> en Ituri fin mai 2023 où ils ont été rejoints par le Mouvement d’autodéfense populaire en Ituri (MAPI).</p>
<p>Au terme de ce nouveau <a href="https://www.radiookapi.net/2023/06/03/actualite/securite/itui-4-groupes-armes-decident-de-cesser-les-violences" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;dialogue&lt;/span&gt;"><u>dialogue</u></a>, ces groupes armés ont encore une fois accepté de cesser avec les hostilités, d’adhérer au processus DDR, de faciliter la libre circulation des personnes, de leurs biens, et le retour des personnes déplacées.</p>
<p>Pourtant, quelques jours plus tard, au moins <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2023/07/24/rd-congo-raid-meurtrier-dune-milice-contre-des-deplaces-en-ituri" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;46 déplacés&lt;/span&gt;"><u>46 déplacés</u></a> du site de Lala en territoire de Djugu ont été massacrés par les rebelles de la Codeco qui poursuivaient les combattants de la milice rivale, Zaïre, qui s’y étaient retranchés. S’en ai suivi des représailles et contre représailles meurtrières de ces deux milices contre les civils.  </p>
<p>Pourquoi, alors, les violences continuent-elles malgré les différents dialogues de paix ? </p>
<p>On peut d’abord relever que la crise du M23 a poussé le gouvernement congolais à dégarnir des positions militaires à Djugu pour renforcer les unités des FARDC au Nord-Kivu. Ceci semble avoir créé un vide sécuritaire que les rebelles actifs en Ituri ont cherché à combler pour à la fois percevoir des taxes et exploiter l’or, ce qui explique leur présence dans la zone minière située au Nord de Bunia en territoire de Djugu.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoreseachgroup.org</p>
<p><br></p>
<p><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Sep 2023 18:33:14 +0000</pubDate>
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                <title>Descente turbulente de Congo Airways : quelles leçons apprendre ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis le 11 septembre, le dernier avion opérationnel de Congo Airways est cloué au sol. Désormais, pour relier Kinshasa aux autres provinces du pays, les voyageurs se voient souvent contraints d’emprunter des itinéraires passant par d’autres villes internationales. Pour reprendre ses activités, la seule compagnie aérienne nationale aurait besoin de plus de<a href="https://www.jeuneafrique.com/1482055/economie-entreprises/six-mois-et-33-millions-de-dollars-pour-sauver-congo-airways/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; 30 millions de dollars&lt;/span&gt;"><u> 30 millions de dollars</u></a>. L’effondrement de Congo Airways, en à peine huit ans d’existence, reflète les dysfonctionnements de la gouvernance en République démocratique du Congo (RDC): gestion défaillante, absence de vision et de priorités claires, et corruption omniprésente.<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Jacques Mukena. Je suis chercheur principal en gouvernance à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 36e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New-York.<br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 15 septembre 2023<br>
</p>
<p>Il y a tout juste un an, Chérubin Okende, ancien ministre des Transports de la RDC, aujourd’hui décédé, décrivait la situation de Congo Airways comme « <a href="https://www.jeuneafrique.com/1377045/economie-entreprises/rdc-congo-airways-cherubin-okende-fustige-une-compagnie-en-faillite/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:italic;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;une faillite qui ne dit pas son nom&lt;/span&gt;"><u><em>une faillite qui ne dit pas son nom</em></u></a> ». Ses paroles, loin d’être exagérées, évoquaient les multiples défis auxquels la compagnie était confrontée, que ce soit financièrement, techniquement ou en termes de ressources humaines. À titre d’exemple, en 2017, deux ans seulement après sa création, Congo Airways employait <a href="https://www.radiookapi.net/2017/01/31/actualite/societe/congo-airways-autorise-reduire-jusqua-199-agents?fbclid=IwAR1gg1vaLrHObZb4bT-0E7AwwWORLSbcZjBoq2AXVvFcIyKeqDBAUrf7nXs" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;près de 400 personnes&lt;/span&gt;"><u>près de 400 personnes</u></a> - un nombre d’employés disproportionné par rapport à sa flotte de trois avions. En 2021, une <a href="https://deskeco.com/2021/06/01/rdc-voici-les-faits-reproches-congo-airways-par-linspection-generale-des-finances-igf" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;enquête&lt;/span&gt;"><u>enquête</u></a> de l’Inspection générale des finances (IGF) avait également révélé des irrégularités marquantes : paiements injustifiés s’élevant à des millions de dollars en faveur de fournisseurs et d’autres entités publiques, détournements de fonds publics, mauvaise allocation des ressources, et une série d’autres problèmes financiers et de gestion. <br>
</p>
<p>Les multiples tentatives pour corriger le cap de Congo Airways, et plus largement du secteur aérien congolais, ont échoué. Il y a d’abord celle de créer une nouvelle compagnie, Air Congo, qui a finalement été mise de côté car ne faisant pas <a href="https://www.jeuneafrique.com/1334065/economie-entreprises/rdc-duel-entre-ministres-sur-le-projet-air-congo/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’unanimité&lt;/span&gt;"><u>l’unanimité</u></a> au sein du gouvernement. <br>
</p>
<p>D’autres efforts, tels que des partenariats envisagés avec Kenya Airways puis la société américaine A&amp;M Development, n’ont pas abouti. L’un des motifs principaux de ces échecs est le lourd passif financier de Congo Airways. À cela s’ajoute une décision gouvernementale de plafonnement des tarifs aériens. Bien que louable en théorie, cette mesure a davantage entravé la rentabilité de Congo Airways, surtout après la <a href="https://www.radiookapi.net/2020/08/10/emissions/parole-aux-auditeurs/reprise-des-vols-de-congo-airways-comment-recuperer-le" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;suspension des vols réguliers&lt;/span&gt;"><u>suspension des vols réguliers</u></a> pendant trois mois à cause du Covid-19.<br>
</p>
<p>Mais, au-delà de ces défis managériaux et opérationnels se cachait un problème plus profond et plus corrosif, qui caractérise la grande majorité des entreprises publiques congolaises : la corruption. Les révélations de malversations reconnues par Pascale Mwema, ancien directeur général de Congo Airways, concernant des détournements massifs, ont illustré  la dégradation interne. Il ne s’agissait pas simplement d’une entreprise confrontée à des défis opérationnels et financiers conjoncturels ; c’était surtout une entité où la corruption s’était inscrite comme mode de gestion.<br>
</p>
<p>Lorsque les annulations de vols par Congo Airways devenaient répétitifs, il était évident que la compagnie était à bout de souffle. Le reste de sa flotte, déjà clouée au sol pour des raisons techniques, était un signe palpable de la paralysie dans laquelle se trouvait la compagnie aérienne.<br>
 </p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org<br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 11 septembre, le dernier avion opérationnel de Congo Airways est cloué au sol. Désormais, pour relier Kinshasa aux autres provinces du pays, les voyageurs se voient souvent contraints d’emprunter des itinéraires passant par d’autres villes internationales. Pour reprendre ses activités, la seule compagnie aérienne nationale aurait besoin de plus de<a href="https://www.jeuneafrique.com/1482055/economie-entreprises/six-mois-et-33-millions-de-dollars-pour-sauver-congo-airways/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; 30 millions de dollars&lt;/span&gt;"><u> 30 millions de dollars</u></a>. L’effondrement de Congo Airways, en à peine huit ans d’existence, reflète les dysfonctionnements de la gouvernance en République démocratique du Congo (RDC): gestion défaillante, absence de vision et de priorités claires, et corruption omniprésente.<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Jacques Mukena. Je suis chercheur principal en gouvernance à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 36e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New-York.<br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 15 septembre 2023<br>
</p>
<p>Il y a tout juste un an, Chérubin Okende, ancien ministre des Transports de la RDC, aujourd’hui décédé, décrivait la situation de Congo Airways comme « <a href="https://www.jeuneafrique.com/1377045/economie-entreprises/rdc-congo-airways-cherubin-okende-fustige-une-compagnie-en-faillite/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:italic;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;une faillite qui ne dit pas son nom&lt;/span&gt;"><u><em>une faillite qui ne dit pas son nom</em></u></a> ». Ses paroles, loin d’être exagérées, évoquaient les multiples défis auxquels la compagnie était confrontée, que ce soit financièrement, techniquement ou en termes de ressources humaines. À titre d’exemple, en 2017, deux ans seulement après sa création, Congo Airways employait <a href="https://www.radiookapi.net/2017/01/31/actualite/societe/congo-airways-autorise-reduire-jusqua-199-agents?fbclid=IwAR1gg1vaLrHObZb4bT-0E7AwwWORLSbcZjBoq2AXVvFcIyKeqDBAUrf7nXs" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;près de 400 personnes&lt;/span&gt;"><u>près de 400 personnes</u></a> - un nombre d’employés disproportionné par rapport à sa flotte de trois avions. En 2021, une <a href="https://deskeco.com/2021/06/01/rdc-voici-les-faits-reproches-congo-airways-par-linspection-generale-des-finances-igf" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;enquête&lt;/span&gt;"><u>enquête</u></a> de l’Inspection générale des finances (IGF) avait également révélé des irrégularités marquantes : paiements injustifiés s’élevant à des millions de dollars en faveur de fournisseurs et d’autres entités publiques, détournements de fonds publics, mauvaise allocation des ressources, et une série d’autres problèmes financiers et de gestion. <br>
</p>
<p>Les multiples tentatives pour corriger le cap de Congo Airways, et plus largement du secteur aérien congolais, ont échoué. Il y a d’abord celle de créer une nouvelle compagnie, Air Congo, qui a finalement été mise de côté car ne faisant pas <a href="https://www.jeuneafrique.com/1334065/economie-entreprises/rdc-duel-entre-ministres-sur-le-projet-air-congo/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’unanimité&lt;/span&gt;"><u>l’unanimité</u></a> au sein du gouvernement. <br>
</p>
<p>D’autres efforts, tels que des partenariats envisagés avec Kenya Airways puis la société américaine A&amp;M Development, n’ont pas abouti. L’un des motifs principaux de ces échecs est le lourd passif financier de Congo Airways. À cela s’ajoute une décision gouvernementale de plafonnement des tarifs aériens. Bien que louable en théorie, cette mesure a davantage entravé la rentabilité de Congo Airways, surtout après la <a href="https://www.radiookapi.net/2020/08/10/emissions/parole-aux-auditeurs/reprise-des-vols-de-congo-airways-comment-recuperer-le" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;suspension des vols réguliers&lt;/span&gt;"><u>suspension des vols réguliers</u></a> pendant trois mois à cause du Covid-19.<br>
</p>
<p>Mais, au-delà de ces défis managériaux et opérationnels se cachait un problème plus profond et plus corrosif, qui caractérise la grande majorité des entreprises publiques congolaises : la corruption. Les révélations de malversations reconnues par Pascale Mwema, ancien directeur général de Congo Airways, concernant des détournements massifs, ont illustré  la dégradation interne. Il ne s’agissait pas simplement d’une entreprise confrontée à des défis opérationnels et financiers conjoncturels ; c’était surtout une entité où la corruption s’était inscrite comme mode de gestion.<br>
</p>
<p>Lorsque les annulations de vols par Congo Airways devenaient répétitifs, il était évident que la compagnie était à bout de souffle. Le reste de sa flotte, déjà clouée au sol pour des raisons techniques, était un signe palpable de la paralysie dans laquelle se trouvait la compagnie aérienne.<br>
 </p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org<br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Sep 2023 15:23:00 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Depuis le 11 septembre, le dernier avion opérationnel de Congo Airways est cloué au sol. Désormais, pour relier Kinshasa aux autres provinces du pays, les voyageurs se voient souvent contraints d’emprunter des itinéraires passant par d’autres villes in...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Goma : un massacre et des questions brûlantes</title>
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                <description><![CDATA[<p>Sur les vidéos, des soldats de la garde républicaine, surarmés, déplacent plus d’une dizaine de corps ensanglantés de civils. Ce sont eux-mêmes qui viennent de les tuer, avec leurs armes de guerre. Les scènes qui se sont produites à Goma, le mercredi 30 août, dépassent l’entendement. Elles illustrent les profondes défaillances de l’armée congolaise, et de son leadership politique, qui devraient amener à un sursaut.</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans le 35e  épisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence à l’Institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons au massacre de civils par des membres de l’armée congolaise à Goma.</p>
<p><br></p>
<p>Au centre de cette tragédie, il y a un mouvement politico-religieux présent depuis quelques mois dans la capitale du Nord-Kivu, la Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations. Son message, teinté de mysticisme, est ultra-nationaliste. Il appelle notamment au départ de la Monusco, ainsi qu’à celui de tous les étrangers, y compris la Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est et des ONGs internationales. </p>
<p><br></p>
<p>Cette secte avait déjà organisé des manifestations à Goma, comme le 30 juin dernier. Des chèvres y avaient été sacrifiées. Certains de ses membres portaient des bâtons et autres armes contondantes. Néanmoins, aucun incident violent n’avait été rapporté.</p>
<p><br></p>
<p>Son leader, Ephraim Bisimwa, avait appelé à une nouvelle manifestation, le 30 août, visant notamment les emprises de la Monusco et qui avait été interdite par le maire de la ville. La veille du jour J, il avait réitéré son appel au rassemblement. Le message était à nouveau étrange. Il y évoque le sacrifice de ses adeptes. Mais il ne contenait pas d’appel direct à la violence.</p>
<p>Pourtant, selon la chronologie que nous avons pu établir, la tuerie de ses partisans a débuté dès 4 heures du matin environ, lorsque la garde républicaine est intervenue à la radio de la secte, pour procéder à des arrestations. Dès cet instant, la répression paraît disproportionnée : au moins six fidèles sont tués.</p>
<p><br></p>
<p>Après ce premier incident, un policier, qui ne participait apparemment pas à l’opération, est appréhendé par des fidèles, qui le lynchent. L’essentiel du massacre a eu lieu plus tard, à l’église de la secte, lorsque les soldats de la garde républicaine ouvrent le feu sur les fidèles, incendient l’église, et déplacent les corps des victimes dans ce qui ressemble à une tentative de dissimuler leur forfait.</p>
<p><br></p>
<p>Au total, 56 personnes ont été tuées et 75 blessées selon le bilan communiqué par l’auditeur supérieur du Nord-Kivu le 5 septembre. Ce bilan diverge toutefois encore de celui du ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, qui a avancé le nombre de  51 personnes tuées en conférence de presse le lendemain. </p>
<p><br></p>
<p>C’est, quoi qu’il en soit, le massacre de civils le plus important perpétré par les services de sécurité dans l’Est de la RDC sous Félix Tshisekedi.</p>
<p>Cette ampleur a pourtant tardé à être reconnue par les autorités, ainsi que par la Monusco. Leurs communications ont dans un premier temps minimisé, justifié, voir attribué la responsabilité du massacre à la secte, ou à sa supposée manipulation par le Rwanda. Pourtant, aucune arme de guerre n’a été retrouvée parmi les fidèles. Cela souligne que l’exécutif et la mission de l’ONU se sont laissés, à minima, manipuler par les informations fournies par les FARDC.</p>
<p><br></p>
<p>Il a fallu attendre que des vidéos de l’incident soient diffusées sur les réseaux sociaux, remettant radicalement en cause la crédibilité de cette version, pour que le président Tshisekedi décide, à partir du 1er septembre, de l’envoi d’une délégation ministérielle à Goma pour éclaircir l’affaire, et que des militaires soient jugés.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org</p>
<p><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Sur les vidéos, des soldats de la garde républicaine, surarmés, déplacent plus d’une dizaine de corps ensanglantés de civils. Ce sont eux-mêmes qui viennent de les tuer, avec leurs armes de guerre. Les scènes qui se sont produites à Goma, le mercredi 30 août, dépassent l’entendement. Elles illustrent les profondes défaillances de l’armée congolaise, et de son leadership politique, qui devraient amener à un sursaut.</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans le 35e  épisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence à l’Institut Ebuteli, et cette semaine, nous nous intéressons au massacre de civils par des membres de l’armée congolaise à Goma.</p>
<p><br></p>
<p>Au centre de cette tragédie, il y a un mouvement politico-religieux présent depuis quelques mois dans la capitale du Nord-Kivu, la Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations. Son message, teinté de mysticisme, est ultra-nationaliste. Il appelle notamment au départ de la Monusco, ainsi qu’à celui de tous les étrangers, y compris la Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est et des ONGs internationales. </p>
<p><br></p>
<p>Cette secte avait déjà organisé des manifestations à Goma, comme le 30 juin dernier. Des chèvres y avaient été sacrifiées. Certains de ses membres portaient des bâtons et autres armes contondantes. Néanmoins, aucun incident violent n’avait été rapporté.</p>
<p><br></p>
<p>Son leader, Ephraim Bisimwa, avait appelé à une nouvelle manifestation, le 30 août, visant notamment les emprises de la Monusco et qui avait été interdite par le maire de la ville. La veille du jour J, il avait réitéré son appel au rassemblement. Le message était à nouveau étrange. Il y évoque le sacrifice de ses adeptes. Mais il ne contenait pas d’appel direct à la violence.</p>
<p>Pourtant, selon la chronologie que nous avons pu établir, la tuerie de ses partisans a débuté dès 4 heures du matin environ, lorsque la garde républicaine est intervenue à la radio de la secte, pour procéder à des arrestations. Dès cet instant, la répression paraît disproportionnée : au moins six fidèles sont tués.</p>
<p><br></p>
<p>Après ce premier incident, un policier, qui ne participait apparemment pas à l’opération, est appréhendé par des fidèles, qui le lynchent. L’essentiel du massacre a eu lieu plus tard, à l’église de la secte, lorsque les soldats de la garde républicaine ouvrent le feu sur les fidèles, incendient l’église, et déplacent les corps des victimes dans ce qui ressemble à une tentative de dissimuler leur forfait.</p>
<p><br></p>
<p>Au total, 56 personnes ont été tuées et 75 blessées selon le bilan communiqué par l’auditeur supérieur du Nord-Kivu le 5 septembre. Ce bilan diverge toutefois encore de celui du ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, qui a avancé le nombre de  51 personnes tuées en conférence de presse le lendemain. </p>
<p><br></p>
<p>C’est, quoi qu’il en soit, le massacre de civils le plus important perpétré par les services de sécurité dans l’Est de la RDC sous Félix Tshisekedi.</p>
<p>Cette ampleur a pourtant tardé à être reconnue par les autorités, ainsi que par la Monusco. Leurs communications ont dans un premier temps minimisé, justifié, voir attribué la responsabilité du massacre à la secte, ou à sa supposée manipulation par le Rwanda. Pourtant, aucune arme de guerre n’a été retrouvée parmi les fidèles. Cela souligne que l’exécutif et la mission de l’ONU se sont laissés, à minima, manipuler par les informations fournies par les FARDC.</p>
<p><br></p>
<p>Il a fallu attendre que des vidéos de l’incident soient diffusées sur les réseaux sociaux, remettant radicalement en cause la crédibilité de cette version, pour que le président Tshisekedi décide, à partir du 1er septembre, de l’envoi d’une délégation ministérielle à Goma pour éclaircir l’affaire, et que des militaires soient jugés.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org</p>
<p><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Sep 2023 17:48:04 +0000</pubDate>
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                <title>Nouvelles mises en place de Tshisekedi dans la magistrature : purge ou calcul électoraliste ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Six magistrats révoqués, plus de 40 autres démis d’office de leurs fonctions, sans compter les deux cas de démission volontaire et plusieurs mises à la retraite. La série des ordonnances présidentielles lues à la Radiotélévision nationale congolaise, le lundi 28 août, ressemble à un véritable coup de balai dans la magistrature. Est-ce une manifestation de la volonté du président Félix Tshisekedi d’extirper de la justice ses brebis galeuses ? Ou s’agit-il d’une manœuvre politicienne à quatre mois des élections générales ?<br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 34e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 1er septembre 2023. <br>
</p>
<p>La révocation récente de six magistrats et la démission d’office de plus de 40 autres de leurs fonctions par Félix Tshisekedi peuvent interroger quant à leurs motivations profondes. Cette série de mesures apparaît comme une réponse à l'urgence de lutter contre la corruption et de rétablir la confiance dans un système judiciaire, très souvent décrié. D'ailleurs, dans ces différentes allocutions, Tshisekedi n’a cessé de clamer son insatisfaction à l’égard du travail de la justice. Dans son discours sur l'état de la nation de 2021 par exemple, le chef de l’État s'est même indigné du fait que la justice n’a pas été à mesure de poursuivre efficacement le travail de l’Inspection générale des finances. Il a même soutenu que la justice « <a href="https://www.politico.cd/encontinu/2023/07/09/rdc-je-ne-suis-pas-satisfait-du-bilan-de-la-justiceelle-detruit-notre-nation-felix-tshisekedi.html/135108/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;détruit notre nation&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; »&lt;/span&gt;"><u>détruit notre nation</u> »</a> dans un entretien avec sa porte-parole.<br>
</p>
<p>Il est cependant difficile d'ignorer le contexte politique dans lequel ces ordonnances présidentielles interviennent. À quatre mois des élections générales, la nomination de nouveaux magistrats dans les cours et tribunaux pourrait avoir des implications majeures sur les contentieux électoraux à venir. Cette dualité soulève la question complexe de savoir si ces décisions sont guidées par une volonté sincère de purification du système judiciaire ou si elles servent d'outil politique pour consolider le pouvoir du président Tshisekedi et influencer les décisions judiciaires à des fins politiques.<br>
</p>
<p>D'un côté, la lutte contre la corruption au sein de la magistrature est une démarche nécessaire pour rétablir l'intégrité et l'efficacité de la justice congolaise. Les efforts pour éradiquer les pratiques illicites et restaurer la confiance du public sont essentiels pour renforcer l'état de droit et promouvoir une société équitable. La révocation des magistrats impliqués dans des <a href="https://www.politico.cd/encontinu/2023/08/29/rdc-felix-tshisekedi-revoque-quelques-magistrats-condamnes-pour-faux-en-ecriture-et-viol.html/139519/#:~:text=Il%20s'agit%20de%20Bikoma,de%20leurs%20grades%20et%20fonctions." title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;affaires de corruption - à l’instar du cas d’un conseiller à la cour d’appel condamné définitivement pour faux en écriture -, ou dans les affaires de viol - cas d’un juge de tribunal de paix &lt;/span&gt;"><u>affaires de corruption - à l’instar du cas d’un conseiller à la cour d’appel condamné définitivement pour faux en écriture -, ou dans les affaires de viol - cas d’un juge de tribunal de paix </u></a>- pourrait ainsi être considérée comme un signal fort en faveur d'une justice indépendante et éthique.<br>
</p>
<p>D'un autre côté, la question de savoir si certaines de ces mesures sont également motivées par des considérations politiques doit être prise en compte. Le renforcement de l'appareil judiciaire à l'approche des élections peut être perçu comme une tentative d'influencer le processus électoral en contrôlant les organes chargés de trancher les contestations électorales aux niveaux national, provincial et local. Déjà la composition de la Cour constitutionnelle - juridiction chargée de trancher les contentieux de la présidentielle et des législatives - est contestée par l'opposition politique qui réclame, depuis 2020, sa restructuration. </p>
<p><br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.congoreseachgroup.org</p>
<p><br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Six magistrats révoqués, plus de 40 autres démis d’office de leurs fonctions, sans compter les deux cas de démission volontaire et plusieurs mises à la retraite. La série des ordonnances présidentielles lues à la Radiotélévision nationale congolaise, le lundi 28 août, ressemble à un véritable coup de balai dans la magistrature. Est-ce une manifestation de la volonté du président Félix Tshisekedi d’extirper de la justice ses brebis galeuses ? Ou s’agit-il d’une manœuvre politicienne à quatre mois des élections générales ?<br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 34e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 1er septembre 2023. <br>
</p>
<p>La révocation récente de six magistrats et la démission d’office de plus de 40 autres de leurs fonctions par Félix Tshisekedi peuvent interroger quant à leurs motivations profondes. Cette série de mesures apparaît comme une réponse à l'urgence de lutter contre la corruption et de rétablir la confiance dans un système judiciaire, très souvent décrié. D'ailleurs, dans ces différentes allocutions, Tshisekedi n’a cessé de clamer son insatisfaction à l’égard du travail de la justice. Dans son discours sur l'état de la nation de 2021 par exemple, le chef de l’État s'est même indigné du fait que la justice n’a pas été à mesure de poursuivre efficacement le travail de l’Inspection générale des finances. Il a même soutenu que la justice « <a href="https://www.politico.cd/encontinu/2023/07/09/rdc-je-ne-suis-pas-satisfait-du-bilan-de-la-justiceelle-detruit-notre-nation-felix-tshisekedi.html/135108/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;détruit notre nation&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; »&lt;/span&gt;"><u>détruit notre nation</u> »</a> dans un entretien avec sa porte-parole.<br>
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<p>Il est cependant difficile d'ignorer le contexte politique dans lequel ces ordonnances présidentielles interviennent. À quatre mois des élections générales, la nomination de nouveaux magistrats dans les cours et tribunaux pourrait avoir des implications majeures sur les contentieux électoraux à venir. Cette dualité soulève la question complexe de savoir si ces décisions sont guidées par une volonté sincère de purification du système judiciaire ou si elles servent d'outil politique pour consolider le pouvoir du président Tshisekedi et influencer les décisions judiciaires à des fins politiques.<br>
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<p>D'un côté, la lutte contre la corruption au sein de la magistrature est une démarche nécessaire pour rétablir l'intégrité et l'efficacité de la justice congolaise. Les efforts pour éradiquer les pratiques illicites et restaurer la confiance du public sont essentiels pour renforcer l'état de droit et promouvoir une société équitable. La révocation des magistrats impliqués dans des <a href="https://www.politico.cd/encontinu/2023/08/29/rdc-felix-tshisekedi-revoque-quelques-magistrats-condamnes-pour-faux-en-ecriture-et-viol.html/139519/#:~:text=Il%20s'agit%20de%20Bikoma,de%20leurs%20grades%20et%20fonctions." title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;affaires de corruption - à l’instar du cas d’un conseiller à la cour d’appel condamné définitivement pour faux en écriture -, ou dans les affaires de viol - cas d’un juge de tribunal de paix &lt;/span&gt;"><u>affaires de corruption - à l’instar du cas d’un conseiller à la cour d’appel condamné définitivement pour faux en écriture -, ou dans les affaires de viol - cas d’un juge de tribunal de paix </u></a>- pourrait ainsi être considérée comme un signal fort en faveur d'une justice indépendante et éthique.<br>
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<p>D'un autre côté, la question de savoir si certaines de ces mesures sont également motivées par des considérations politiques doit être prise en compte. Le renforcement de l'appareil judiciaire à l'approche des élections peut être perçu comme une tentative d'influencer le processus électoral en contrôlant les organes chargés de trancher les contestations électorales aux niveaux national, provincial et local. Déjà la composition de la Cour constitutionnelle - juridiction chargée de trancher les contentieux de la présidentielle et des législatives - est contestée par l'opposition politique qui réclame, depuis 2020, sa restructuration. </p>
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<p>Lire la suite sur www.congoreseachgroup.org</p>
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</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Sep 2023 16:30:07 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Avons-nous besoin d’une nouvelle Constitution en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Samedi dernier, le professeur Isidore Ndaywel a présenté le projet d’une nouvelle Constitution de la République démocratique du Congo. Cet historien, aussi connu pour son rôle à la tête du comité laïc de coordination dans les mobilisations pour le respect de la Constitution, justifie sa proposition par le constat de la crise démocratique persistante, « <em>le pillage sauvage des ressources</em> » et la menace à l'intégrité du pays. Pour Ndaywel, cette nouvelle Constitution répond au besoin « <em>d’assurer la sauvegarde de la Nation et marquer un tournant décisif dans le cheminement </em>[des Congolais]». Mais est-ce opportun aujourd’hui de faire cette proposition ? <br>
</p>
<p>Bonjour! Je m’appelle Fred Bauma. Je suis analyste et directeur exécutif d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 33e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New-York. <br>
</p>
<p>Ce n’est pas la première fois que le professeur Ndaywel se livre à cet exercice. En février 2020, il avait déjà avancé l’idée d’une révision constitutionnelle sans pour autant mettre l’accent sur le mandat du président de la République qui suscite beaucoup d’attention en RDC, comme dans d’autres pays africains. <br>
</p>
<p>En fait, cette nouvelle proposition de Ndaywel a deux mérites : elle ramène l’intellectuel congolais au centre de l’animation du débat politique, dans un pays où le débat public est dominé par des querelles politiciennes. Ndaywel propose aussi des solutions claires, quoique discutables. En effet, dans l’introduction qui accompagne la proposition et qui est publiée dans la revue Congo-Afrique, Isidore Ndaywel revient sur les défis politiques, économiques et sécuritaires auxquels fait face la RDC depuis plusieurs années. En proposant une nouvelle constitution, il offre une opportunité de débattre sur la structure de l'État congolais et son objet ultime. Ndaywel s'inscrit ainsi dans la même ligne que Delly Sesanga, qui, au lendemain des élections contestées de 2018, introduisit une <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/54/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;pétition de révision constitutionnelle&lt;/span&gt;"><u>pétition de révision constitutionnelle</u></a>. « <em>Il y a des faiblesses, nous souhaitons les corriger, pas détricoter les textes </em>», <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/844853/politique/rdc-delly-sesanga-nous-souhaitons-corriger-les-faiblesses-de-la-constitution-pas-en-detricoter-les-textes/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;déclarait&lt;/span&gt;"><u>déclarait</u></a> Sesanga en 2019. <br>
</p>
<p>Cependant, la question de la révision constitutionnelle et a fortiori celle d’une nouvelle constitution est un tabou au sein de l’opinion congolaise et de la classe politique. Pas par désaccord sur la réalité des dysfonctionnements de l'État et nécessité de grandes réformes des institutions, mais par crainte que le débat constitutionnel ne soit instrumentalisé au bénéfice d’un camp politique et contre l’intérêt général. Cette crainte est d'autant plus grande lorsque le débat constitutionnel survient en période électorale. Comme le reconnaissent les éditeurs de la revue Congo-Afrique, la proposition Ndaywel « <em>coïncide hélas avec une certaine rumeur au sujet d’une éventuelle Constitution en cours d’élaboration par le parti au pouvoir</em> ». Plutôt que de renforcer la cohésion nationale et de conduire à un débat republicain sur l’avenir de notre commune patrie, la proposition Ndaywel risque donc d’être perçue, à tort ou à raison, comme une proposition partisane, dont le but est de servir les intérêts d’un camp politique. La proposition d’instaurer un double et unique mandat présidentiel de neuf ans risque de renforcer cette perception et cristallise toute l'attention. Ceci pourrait être vu comme une manière d’offrir au président actuel un troisième ou même un quatrième mandat. <br>
</p>
<p>Lire plus sur www.congoresearchgroup.org</p>
<p><br></p>
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</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Samedi dernier, le professeur Isidore Ndaywel a présenté le projet d’une nouvelle Constitution de la République démocratique du Congo. Cet historien, aussi connu pour son rôle à la tête du comité laïc de coordination dans les mobilisations pour le respect de la Constitution, justifie sa proposition par le constat de la crise démocratique persistante, « <em>le pillage sauvage des ressources</em> » et la menace à l'intégrité du pays. Pour Ndaywel, cette nouvelle Constitution répond au besoin « <em>d’assurer la sauvegarde de la Nation et marquer un tournant décisif dans le cheminement </em>[des Congolais]». Mais est-ce opportun aujourd’hui de faire cette proposition ? <br>
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<p>Bonjour! Je m’appelle Fred Bauma. Je suis analyste et directeur exécutif d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 33e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New-York. <br>
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<p>Ce n’est pas la première fois que le professeur Ndaywel se livre à cet exercice. En février 2020, il avait déjà avancé l’idée d’une révision constitutionnelle sans pour autant mettre l’accent sur le mandat du président de la République qui suscite beaucoup d’attention en RDC, comme dans d’autres pays africains. <br>
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<p>En fait, cette nouvelle proposition de Ndaywel a deux mérites : elle ramène l’intellectuel congolais au centre de l’animation du débat politique, dans un pays où le débat public est dominé par des querelles politiciennes. Ndaywel propose aussi des solutions claires, quoique discutables. En effet, dans l’introduction qui accompagne la proposition et qui est publiée dans la revue Congo-Afrique, Isidore Ndaywel revient sur les défis politiques, économiques et sécuritaires auxquels fait face la RDC depuis plusieurs années. En proposant une nouvelle constitution, il offre une opportunité de débattre sur la structure de l'État congolais et son objet ultime. Ndaywel s'inscrit ainsi dans la même ligne que Delly Sesanga, qui, au lendemain des élections contestées de 2018, introduisit une <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/54/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;pétition de révision constitutionnelle&lt;/span&gt;"><u>pétition de révision constitutionnelle</u></a>. « <em>Il y a des faiblesses, nous souhaitons les corriger, pas détricoter les textes </em>», <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/844853/politique/rdc-delly-sesanga-nous-souhaitons-corriger-les-faiblesses-de-la-constitution-pas-en-detricoter-les-textes/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;déclarait&lt;/span&gt;"><u>déclarait</u></a> Sesanga en 2019. <br>
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<p>Cependant, la question de la révision constitutionnelle et a fortiori celle d’une nouvelle constitution est un tabou au sein de l’opinion congolaise et de la classe politique. Pas par désaccord sur la réalité des dysfonctionnements de l'État et nécessité de grandes réformes des institutions, mais par crainte que le débat constitutionnel ne soit instrumentalisé au bénéfice d’un camp politique et contre l’intérêt général. Cette crainte est d'autant plus grande lorsque le débat constitutionnel survient en période électorale. Comme le reconnaissent les éditeurs de la revue Congo-Afrique, la proposition Ndaywel « <em>coïncide hélas avec une certaine rumeur au sujet d’une éventuelle Constitution en cours d’élaboration par le parti au pouvoir</em> ». Plutôt que de renforcer la cohésion nationale et de conduire à un débat republicain sur l’avenir de notre commune patrie, la proposition Ndaywel risque donc d’être perçue, à tort ou à raison, comme une proposition partisane, dont le but est de servir les intérêts d’un camp politique. La proposition d’instaurer un double et unique mandat présidentiel de neuf ans risque de renforcer cette perception et cristallise toute l'attention. Ceci pourrait être vu comme une manière d’offrir au président actuel un troisième ou même un quatrième mandat. <br>
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<p>Lire plus sur www.congoresearchgroup.org</p>
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                <pubDate>Fri, 25 Aug 2023 18:07:04 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>RDC : le début de la fin de l'état de siège ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce mercredi, une table ronde réunissant des représentants de l'Ituri et du Nord-Kivu a annoncé une proposition unanime : la levée de l'état de siège. Ils ont transmis ce message au président Félix Tshisekedi, qui décidera alors de la voie à suivre. Que faut-il penser de cette réunion et de son résultat ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 32e épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d'éclairer un sujet d'actualité en RDC. Je suis <b>Jason Stearns</b>, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 18 août 2023.<br>
</p>
<p>La table-ronde sur l'évaluation de l'état de siège, qui était attendu depuis longtemps, a été convoquée par le président Tshisekedi et animée par son premier ministre Sama Lukonde. L'état de siège est impopulaire, en particulier dans ces deux provinces - dans un sondage GEC/Ebuteli/BERCI de janvier de cette année, 86 % des répondants de l'Ituri et 74 % de ceux du Nord-Kivu ont déclaré que la situation n'avait pas changé ou s'était aggravée depuis la proclamation de l'état de siège en mai 2021. Face à ce mécontentement, il est clair que le gouvernement a pris l’initiative de cette table ronde parce qu'il est prêt à envisager l'abandon de <a href="https://talatala.cd/suivi-de-l'ex%C3%A9cutif/27/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l'une de ses initiatives phares&lt;/span&gt;"><u>l'une de ses initiatives phares</u></a>. Il avait initialement justifié cette situation exceptionnelle  en disant qu'il ne faisait que répondre aux demandes des élus  de ces provinces.  Il est probable que ces assises serviront également de couverture au changement de cette mesure. <br>
</p>
<p>Est-ce que l'état de siège a donc été un échec ? <br>
</p>
<p>Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), un projet du GEC et d’Ebuteli, les niveaux de violence dans ces deux provinces sont aussi élevés qu'ils l'ont été depuis le début du projet en 2017. Au Nord-Kivu, en grande partie à cause de l'émergence du M23, le nombre d'assassinats de civils a été 46 % plus élevé au dernier trimestre 2022 que la moyenne de 2020, qui était déjà une année violente. En Ituri, où le Baromètre a commencé son travail juste avant l’instauration de l'état de siège, la violence a connu une escalade spectaculaire au cours de la première année du régime militaire, suivie d'un déclin puis d'une recrudescence au début de l'année 2023. Quelles que soient les causes complexes et multiples de ces tendances, il est clair que l'état de siège n'a pas pu arrêter cette spirale. Au vu des rapports faisant état de détournements massifs de fonds et du soutien apporté par les FARDC aux groupes armés, il semble que le gouvernement ait même aggravé le problème. <br>
</p>
<p>L'état de siège était une réponse inadaptée au problème de la violence dans l’est. Il a consisté principalement à restreindre les libertés civiles et à remplacer les administrateurs par des militaires. Mais la violence à l'Est n'a jamais été causée par un excès de libertés, ni par des autorités civiles nuisibles. L'un des principaux moteurs de la violence – la corruption rampante et les rackets au sein des forces armées - n'a été qu'exacerbé par le manque de redevabilité et de transparence qui a accompagné le régime militaire dans les deux provinces. <br>
</p>
<p>Au contraire, il est probable que Tshisekedi ait pris ces mesures spectaculaires en partie comme un geste symbolique, pour signaler qu'il est prêt à prendre des mesures radicales pour faire face au conflit. C'était également un moyen de s'attirer les faveurs des hauts gradés de l'armée, un groupe qui devait ses positions et ses rangs en grande partie à son prédécesseur et rival, Joseph Kabila. <br>
</p>
<p>Lire la suite sur <b>www.congoresearchgroup.org </b></p>
<p><br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce mercredi, une table ronde réunissant des représentants de l'Ituri et du Nord-Kivu a annoncé une proposition unanime : la levée de l'état de siège. Ils ont transmis ce message au président Félix Tshisekedi, qui décidera alors de la voie à suivre. Que faut-il penser de cette réunion et de son résultat ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 32e épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d'éclairer un sujet d'actualité en RDC. Je suis <b>Jason Stearns</b>, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 18 août 2023.<br>
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<p>La table-ronde sur l'évaluation de l'état de siège, qui était attendu depuis longtemps, a été convoquée par le président Tshisekedi et animée par son premier ministre Sama Lukonde. L'état de siège est impopulaire, en particulier dans ces deux provinces - dans un sondage GEC/Ebuteli/BERCI de janvier de cette année, 86 % des répondants de l'Ituri et 74 % de ceux du Nord-Kivu ont déclaré que la situation n'avait pas changé ou s'était aggravée depuis la proclamation de l'état de siège en mai 2021. Face à ce mécontentement, il est clair que le gouvernement a pris l’initiative de cette table ronde parce qu'il est prêt à envisager l'abandon de <a href="https://talatala.cd/suivi-de-l'ex%C3%A9cutif/27/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial,sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l'une de ses initiatives phares&lt;/span&gt;"><u>l'une de ses initiatives phares</u></a>. Il avait initialement justifié cette situation exceptionnelle  en disant qu'il ne faisait que répondre aux demandes des élus  de ces provinces.  Il est probable que ces assises serviront également de couverture au changement de cette mesure. <br>
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<p>Est-ce que l'état de siège a donc été un échec ? <br>
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<p>Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), un projet du GEC et d’Ebuteli, les niveaux de violence dans ces deux provinces sont aussi élevés qu'ils l'ont été depuis le début du projet en 2017. Au Nord-Kivu, en grande partie à cause de l'émergence du M23, le nombre d'assassinats de civils a été 46 % plus élevé au dernier trimestre 2022 que la moyenne de 2020, qui était déjà une année violente. En Ituri, où le Baromètre a commencé son travail juste avant l’instauration de l'état de siège, la violence a connu une escalade spectaculaire au cours de la première année du régime militaire, suivie d'un déclin puis d'une recrudescence au début de l'année 2023. Quelles que soient les causes complexes et multiples de ces tendances, il est clair que l'état de siège n'a pas pu arrêter cette spirale. Au vu des rapports faisant état de détournements massifs de fonds et du soutien apporté par les FARDC aux groupes armés, il semble que le gouvernement ait même aggravé le problème. <br>
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<p>L'état de siège était une réponse inadaptée au problème de la violence dans l’est. Il a consisté principalement à restreindre les libertés civiles et à remplacer les administrateurs par des militaires. Mais la violence à l'Est n'a jamais été causée par un excès de libertés, ni par des autorités civiles nuisibles. L'un des principaux moteurs de la violence – la corruption rampante et les rackets au sein des forces armées - n'a été qu'exacerbé par le manque de redevabilité et de transparence qui a accompagné le régime militaire dans les deux provinces. <br>
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<p>Au contraire, il est probable que Tshisekedi ait pris ces mesures spectaculaires en partie comme un geste symbolique, pour signaler qu'il est prêt à prendre des mesures radicales pour faire face au conflit. C'était également un moyen de s'attirer les faveurs des hauts gradés de l'armée, un groupe qui devait ses positions et ses rangs en grande partie à son prédécesseur et rival, Joseph Kabila. <br>
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<p>Lire la suite sur <b>www.congoresearchgroup.org </b></p>
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</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Aug 2023 13:24:32 +0000</pubDate>
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                <title>RDC : la guerre du M23 se poursuit entre groupes armés</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis le déploiement des contingents de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est  (EAC) dans le petit-nord de la province du Nord-Kivu au mois de février 2023, il y a eu très peu d’affrontements directs entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et le Mouvement du 23 mars (M23).<br>
Mais cela ne veut pas dire que le conflit est à l’arrêt. Désormais, l’essentiel des combats a lieu entre les rebelles du M23 et d’autres groupes armés. <br>
</p>
<p>Pourquoi ce choix tactique ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 31e épisode de la saison 3 de <a href="http://soundcloud.com/gec-crg" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;">Po Na GEC</a>, capsule audio du <a href="https://www.congoresearchgroup.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Groupe d’étude sur le Congo (GEC)&lt;/span&gt;">Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</a> et d’Ébuli institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d’éclairer un sujet d’actualité en RDC. Je suis Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 11 août 2023.<br>
</p>
<p>Depuis le mois d’avril, le M23 concentre la majorité de ses troupes dans les chefferies de Bwito et Bashali à plus de 70 kilomètres au nord-ouest de la ville de Goma, près des territoires de Walikale et Lubero. Cette zone apparaît comme un nouvel épicentre de violences alimentées par le M23. Sa principale position est établie à Kibarizo, dans le territoire de Masisi. A 4 heures de marche de là, à Miyanja, les FDLR ont récemment établi un de leurs nouveaux bastions.<br>
</p>
<p>Le plus récent incident est survenu le matin du dimanche 6 août lorsque les combattants M23 ont attaqué le village de Katsuba en encerclant les sous villages de Marangara et Runzenze dans la chefferie de Bwito où ils ont tué onze personnes dont neuf civils et deux combattants FDLR. <br>
</p>
<p>Cette nouvelle dynamique semble démontrer que la principale cible du M23 est désormais les FDLR,  et les groupes armés alliés issus de la communauté hutu. Depuis le déploiement des forces de l’EAC en février, le KST a documenté au moins 42 attaques lancées par le M23  contre des Nyatura CMC  tandis que les groupes armés hostiles au M23 l’ont attaqué à 23 reprises. Au total, au moins 111 civils ont été tués dans la zone.<br>
</p>
<p>Pourquoi ce revirement dans les dynamiques de conflit à l'est de la RDC ?<br>
</p>
<p>Alors que les confrontations directes entre les FARDC et le M23 sont très peu envisageables, au moins pour l’instant, du fait de l’interposition de la force régionale de l’EAC, le conflit semble se poursuivre entre groupes armés. <br>
</p>
<p>Ceci interpelle sur la  pertinence du mandat et l'efficacité des forces de l’EAC dans la résolution de ce conflit.<br>
</p>
<p>Il est possible que le M23 mène cette campagne contre les FDLR et ses alliés à la demande de son parrain rwandais.<br>
</p>
<p>On peut aussi se demander si, en l’absence de perspective de règlement politique du conflit, le M23 n’a pas pris le parti de défendre directement ses intérêts.<br>
</p>
<p>À l’instar de Miyanja, plusieurs autres villages proches des zones de déploiement du M23 revêtent une importance historique pour la communauté tutsie qui y a vécu. Certains des réfugiés tutsis congolais actuellement au Rwanda affirment être originaire de cette zone. Si leur retour était envisagé, ils pourraient vouloir y revenir, dans le cas où les FDLR en seraient chassés.<br>
</p>
<p>La réponse exacte à ces questions demeure dans la tête de Sultani Makenga, le chef militaire de cette rébellion.<br>
</p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po Na GEC sur votre téléphone, chaque vendredi, en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542.  À la semaine prochaine. <br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le déploiement des contingents de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est  (EAC) dans le petit-nord de la province du Nord-Kivu au mois de février 2023, il y a eu très peu d’affrontements directs entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et le Mouvement du 23 mars (M23).<br>
Mais cela ne veut pas dire que le conflit est à l’arrêt. Désormais, l’essentiel des combats a lieu entre les rebelles du M23 et d’autres groupes armés. <br>
</p>
<p>Pourquoi ce choix tactique ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 31e épisode de la saison 3 de <a href="http://soundcloud.com/gec-crg" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;">Po Na GEC</a>, capsule audio du <a href="https://www.congoresearchgroup.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Groupe d’étude sur le Congo (GEC)&lt;/span&gt;">Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</a> et d’Ébuli institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d’éclairer un sujet d’actualité en RDC. Je suis Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 11 août 2023.<br>
</p>
<p>Depuis le mois d’avril, le M23 concentre la majorité de ses troupes dans les chefferies de Bwito et Bashali à plus de 70 kilomètres au nord-ouest de la ville de Goma, près des territoires de Walikale et Lubero. Cette zone apparaît comme un nouvel épicentre de violences alimentées par le M23. Sa principale position est établie à Kibarizo, dans le territoire de Masisi. A 4 heures de marche de là, à Miyanja, les FDLR ont récemment établi un de leurs nouveaux bastions.<br>
</p>
<p>Le plus récent incident est survenu le matin du dimanche 6 août lorsque les combattants M23 ont attaqué le village de Katsuba en encerclant les sous villages de Marangara et Runzenze dans la chefferie de Bwito où ils ont tué onze personnes dont neuf civils et deux combattants FDLR. <br>
</p>
<p>Cette nouvelle dynamique semble démontrer que la principale cible du M23 est désormais les FDLR,  et les groupes armés alliés issus de la communauté hutu. Depuis le déploiement des forces de l’EAC en février, le KST a documenté au moins 42 attaques lancées par le M23  contre des Nyatura CMC  tandis que les groupes armés hostiles au M23 l’ont attaqué à 23 reprises. Au total, au moins 111 civils ont été tués dans la zone.<br>
</p>
<p>Pourquoi ce revirement dans les dynamiques de conflit à l'est de la RDC ?<br>
</p>
<p>Alors que les confrontations directes entre les FARDC et le M23 sont très peu envisageables, au moins pour l’instant, du fait de l’interposition de la force régionale de l’EAC, le conflit semble se poursuivre entre groupes armés. <br>
</p>
<p>Ceci interpelle sur la  pertinence du mandat et l'efficacité des forces de l’EAC dans la résolution de ce conflit.<br>
</p>
<p>Il est possible que le M23 mène cette campagne contre les FDLR et ses alliés à la demande de son parrain rwandais.<br>
</p>
<p>On peut aussi se demander si, en l’absence de perspective de règlement politique du conflit, le M23 n’a pas pris le parti de défendre directement ses intérêts.<br>
</p>
<p>À l’instar de Miyanja, plusieurs autres villages proches des zones de déploiement du M23 revêtent une importance historique pour la communauté tutsie qui y a vécu. Certains des réfugiés tutsis congolais actuellement au Rwanda affirment être originaire de cette zone. Si leur retour était envisagé, ils pourraient vouloir y revenir, dans le cas où les FDLR en seraient chassés.<br>
</p>
<p>La réponse exacte à ces questions demeure dans la tête de Sultani Makenga, le chef militaire de cette rébellion.<br>
</p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po Na GEC sur votre téléphone, chaque vendredi, en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542.  À la semaine prochaine. <br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Aug 2023 18:02:54 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Commémoration officielle du « Genocost » : est-ce le début d’une construction de la mémoire collective en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette année, le président de la République, Félix Tshisekedi a présidé, pour la première fois, à la cité de l’Union africaine, la cérémonie de commémoration officielle du « <a href="https://twitter.com/stanysbujakera/status/1686717561566527488?s=61&amp;t=iy5-OlqR1CuTTkN3EPK5Gw" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Genocost&lt;/span&gt;"><u>Genocost</u></a> », le génocide pour des gains économiques, organisée par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, un organisme étatique. Est-ce le début d’une construction de la mémoire collective autour des crimes graves commis en RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, le président de la République, Félix Tshisekedi a présidé, pour la première fois, à la cité de l’Union africaine, la cérémonie de commémoration officielle du « <a href="https://twitter.com/stanysbujakera/status/1686717561566527488?s=61&amp;t=iy5-OlqR1CuTTkN3EPK5Gw" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Genocost&lt;/span&gt;"><u>Genocost</u></a> », le génocide pour des gains économiques, organisée par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, un organisme étatique. Est-ce le début d’une construction de la mémoire collective autour des crimes graves commis en RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Aug 2023 19:16:29 +0000</pubDate>
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                <title>Persistance de la suppléance familiale à l’Assemblée nationale en RDC - népotisme ou stratégie politique ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Chaque député est élu avec deux suppléants. Comme pour les cycles électoraux précédents, certains candidats désignent leurs membres de famille comme suppléants. Comment comprendre la portée d’une telle pratique de « <em>suppléance familiale </em>» en RDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Chaque député est élu avec deux suppléants. Comme pour les cycles électoraux précédents, certains candidats désignent leurs membres de famille comme suppléants. Comment comprendre la portée d’une telle pratique de « <em>suppléance familiale </em>» en RDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Jul 2023 16:16:27 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Pourquoi la RDC hésite à revendiquer les blocs pétroliers exploités par l'Angola</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 13 juillet, Didier Budimbu, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), <a href="https://actualite.cd/2023/07/16/exploitation-du-petrole-dans-la-zone-maritime-commune-16-ans-apres-kinshasa-et-luanda" title="&lt;span style=&quot;font-size:13pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic)&lt;/span&gt;"><u>a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic)</u></a>. Créée il y a plus de 15 ans, la Zic vise à permettre une exploitation commune du pétrole entre les deux pays. À termes, les deux pays partageront environ 115 000 barils de pétrole par jour. Cependant, la RDC pourrait prétendre à en produire davantage, car d'énormes réserves de pétrole actuellement exploitées par l'Angola se trouvent à l’intérieur des frontières maritimes du pays. Alors, pourquoi la RDC n’a-t-elle pas accès à ces blocs malgré ses revendications ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 13 juillet, Didier Budimbu, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), <a href="https://actualite.cd/2023/07/16/exploitation-du-petrole-dans-la-zone-maritime-commune-16-ans-apres-kinshasa-et-luanda" title="&lt;span style=&quot;font-size:13pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic)&lt;/span&gt;"><u>a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic)</u></a>. Créée il y a plus de 15 ans, la Zic vise à permettre une exploitation commune du pétrole entre les deux pays. À termes, les deux pays partageront environ 115 000 barils de pétrole par jour. Cependant, la RDC pourrait prétendre à en produire davantage, car d'énormes réserves de pétrole actuellement exploitées par l'Angola se trouvent à l’intérieur des frontières maritimes du pays. Alors, pourquoi la RDC n’a-t-elle pas accès à ces blocs malgré ses revendications ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Jul 2023 17:16:01 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 13 juillet, Didier Budimbu, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic) (https://actualite.cd/2023/07...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Assassinat de Chérubin Okende : quel impact sur les élections de décembre en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans la matinée du jeudi 13 juillet, le corps du député national Chérubin Okende est retrouvé sans vie à bord de son véhicule sur la route des Poids-Lourds, dans le nord-est de Kinshasa. Ce meurtre survient au lendemain de son enlèvement signalé par son entourage. Quelle sera l’incidence de cette mort tragique sur le processus électoral en cours en République démocratique du Congo ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et de Ebuteli,  institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d’éclairer un sujet d’actualité en RDC. Je suis Gregoire Kilosho, <em>fellow</em> au pilier politique d'Ebuteli. Nous sommes le vendredi 14 juillet 2023. <br>
</p>
<p>La mort de Chérubin Okende suscite une vague d’émotion, d’indignation et de condamnation au sein de l’opinion publique et de la classe politique. C’est un « <em>assassinat politique</em> », dénonce par exemple l’opposant Moïse Katumbi qui a perdu le porte-parole de son parti Ensemble pour la République. Un « <em>crime odieux</em> » pour le prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Dans un message de condoléance sur Twitter, le chef de l’État Félix Tshisekedi « enjoint la justice à faire toute la lumière sur ce dossier afin de sanctionner les coupables de cet acte ignoble ». La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dit, elle, craindre que ce « <em>crime inadmissible</em> » ne puisse </p>
<p>« <em>exaspérer le climat politique à la veille des élections</em> ». <br>
</p>
<p>Cette mort tragique d’une personnalité politique survient en effet dans un contexte politique très agité : arrestations des acteurs politiques de l’opposition, restrictions de liberté publique, discours d’intimidation. <br>
</p>
<p>Elle soulève la question de la sécurisation des acteurs politiques au cours du processus électoral déjà enclenché. Et risque de renforcer la méfiance entre parties prenantes envers le processus électoral en cours. Hier après l’annonce de l’assassinat de l’honorable Chérubin Okende, le député national Claudel Lubaya, par exemple, a écrit sur son compte Twitter qu’en « <em>pleine période pré-électorale, marquée par de vives tensions sur fond d’intolérance politique, ce meurtre qui sème la panique est un mauvais signal pour le processus électoral </em>». Plusieurs leaders de l’opposition voient en fait en ce meurtre un acte de muselement de l’opposition à cinq mois seulement des élections. Cela aura forcément une incidence sur le caractère apaisé des scrutins à venir.<br>
</p>
<p>Ce crime interroge aussi sur la sécurité collective de la population kinoise et, en particulier, celle des acteurs sociopolitiques en cette période pré-électorale. Depuis plusieurs mois, la ville de Kinshasa connaît une montée de la criminalité urbaine. En plus du phénomène « <em>Kuluna </em>», la capitale congolaise est secouée par des kidnappings qui créent la psychose. Récemment, les auteurs présumés de ces enlèvements ont été arrêtés, jugés en procédure de flagrance et même condamnés à de lourdes peines allant jusqu’à la peine de mort. <br>
</p>
<p>En fait, cette montée de la criminalité urbaine à Kinshasa vient s’ajouter à la situation sécuritaire déjà préoccupante dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Kwango ou du Maï-Ndombe. Elle pose une sérieuse question de la capacité des gouvernants à sécuriser le processus électoral en cours en vue des élections crédibles et apaisées. D’ailleurs, Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ne cesse de pointer <a href="https://www.politico.cd/encontinu/2023/06/26/elections-2023-malgre-les-assurances-de-la-ceni-les-contraintes-techniques-et-financieres-toujours-pas-totalement-elaguees.html/134589/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;les contraintes sécuritaires&lt;/span&gt;"><u>les contraintes sécuritaires</u></a>  qui pèsent sur ce processus électoral. La campagne électorale ne saurait nullement se dérouler sereinement dans un tel climat. <br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org<br>
</p>
<p><br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans la matinée du jeudi 13 juillet, le corps du député national Chérubin Okende est retrouvé sans vie à bord de son véhicule sur la route des Poids-Lourds, dans le nord-est de Kinshasa. Ce meurtre survient au lendemain de son enlèvement signalé par son entourage. Quelle sera l’incidence de cette mort tragique sur le processus électoral en cours en République démocratique du Congo ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et de Ebuteli,  institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d’éclairer un sujet d’actualité en RDC. Je suis Gregoire Kilosho, <em>fellow</em> au pilier politique d'Ebuteli. Nous sommes le vendredi 14 juillet 2023. <br>
</p>
<p>La mort de Chérubin Okende suscite une vague d’émotion, d’indignation et de condamnation au sein de l’opinion publique et de la classe politique. C’est un « <em>assassinat politique</em> », dénonce par exemple l’opposant Moïse Katumbi qui a perdu le porte-parole de son parti Ensemble pour la République. Un « <em>crime odieux</em> » pour le prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Dans un message de condoléance sur Twitter, le chef de l’État Félix Tshisekedi « enjoint la justice à faire toute la lumière sur ce dossier afin de sanctionner les coupables de cet acte ignoble ». La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dit, elle, craindre que ce « <em>crime inadmissible</em> » ne puisse </p>
<p>« <em>exaspérer le climat politique à la veille des élections</em> ». <br>
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<p>Cette mort tragique d’une personnalité politique survient en effet dans un contexte politique très agité : arrestations des acteurs politiques de l’opposition, restrictions de liberté publique, discours d’intimidation. <br>
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<p>Elle soulève la question de la sécurisation des acteurs politiques au cours du processus électoral déjà enclenché. Et risque de renforcer la méfiance entre parties prenantes envers le processus électoral en cours. Hier après l’annonce de l’assassinat de l’honorable Chérubin Okende, le député national Claudel Lubaya, par exemple, a écrit sur son compte Twitter qu’en « <em>pleine période pré-électorale, marquée par de vives tensions sur fond d’intolérance politique, ce meurtre qui sème la panique est un mauvais signal pour le processus électoral </em>». Plusieurs leaders de l’opposition voient en fait en ce meurtre un acte de muselement de l’opposition à cinq mois seulement des élections. Cela aura forcément une incidence sur le caractère apaisé des scrutins à venir.<br>
</p>
<p>Ce crime interroge aussi sur la sécurité collective de la population kinoise et, en particulier, celle des acteurs sociopolitiques en cette période pré-électorale. Depuis plusieurs mois, la ville de Kinshasa connaît une montée de la criminalité urbaine. En plus du phénomène « <em>Kuluna </em>», la capitale congolaise est secouée par des kidnappings qui créent la psychose. Récemment, les auteurs présumés de ces enlèvements ont été arrêtés, jugés en procédure de flagrance et même condamnés à de lourdes peines allant jusqu’à la peine de mort. <br>
</p>
<p>En fait, cette montée de la criminalité urbaine à Kinshasa vient s’ajouter à la situation sécuritaire déjà préoccupante dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Kwango ou du Maï-Ndombe. Elle pose une sérieuse question de la capacité des gouvernants à sécuriser le processus électoral en cours en vue des élections crédibles et apaisées. D’ailleurs, Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ne cesse de pointer <a href="https://www.politico.cd/encontinu/2023/06/26/elections-2023-malgre-les-assurances-de-la-ceni-les-contraintes-techniques-et-financieres-toujours-pas-totalement-elaguees.html/134589/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;les contraintes sécuritaires&lt;/span&gt;"><u>les contraintes sécuritaires</u></a>  qui pèsent sur ce processus électoral. La campagne électorale ne saurait nullement se dérouler sereinement dans un tel climat. <br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org<br>
</p>
<p><br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Jul 2023 18:35:01 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Dans la matinée du jeudi 13 juillet, le corps du député national Chérubin Okende est retrouvé sans vie à bord de son véhicule sur la route des Poids-Lourds, dans le nord-est de Kinshasa. Ce meurtre survient au lendemain de son enlèvement signalé par so...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>Angola : nouveau lieu d’exportation des minerais congolais ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 4 juillet, le président Félix Tshisekedi a participé à la cérémonie de signature d’un accord, avec ses homologues angolais et zambien, pour un nouveau corridor ferroviaire entre Kolwezi et le port de Lobito, en Angola. Celui-ci permettrait d’évacuer les minerais du Lualaba et de la <em>Copperbelt</em> zambienne par train, au lieu de passer par la route vers les ports de Dar-es-Salaam ou Durban comme cela se fait actuellement. Quelles pourraient être les conséquences économiques et politiques de ce projet ?</p>
<p> </p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 26e épisode de la saison 3 de Po Na GEC. Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York et partenaire d’Ebuteli, institut de recherche en RDC. Nous sommes le vendredi 7 juillet.</p>
<p> </p>
<p>Le chemin de fer qui va de Kolwezi vers le poste frontalier de Dilolo et ensuite en Angola jusqu'à l'Atlantique n’est pas nouveau–il date de l'époque coloniale. Mais, depuis des décennies, il ne fonctionne plus. Résultat : le cuivre et le cobalt congolais sont évacués par route vers l’Afrique australe, et toute une économie de transport routier s’est développée autour. Cependant, l’axe ferroviaire vers Lobito serait, en principe, plus court, moins coûteux, et moins pollueur en termes d’émissions de carbone.</p>
<p> </p>
<p>C’est sur ces points que misent la RDC, la Zambie et l’Angola, en partenariat avec un consortium de trois sociétés européennes. Dirigé par le géant suisse Trafigura, ce consortium, appelé « Lobito Atlantic Railway », comprend également une société portugaise et une autre, belge. Il compte investir environ 455 millions de dollars sur le corridor Lobito en Angola, long de plus de 1 300 km, et jusqu’à 100 millions de dollars sur le tronçon d'environ 400 km entre Dilolo et Kolwezi en RDC. Cependant, très peu de détails concrets sont sortis de cet accord.</p>
<p> </p>
<p>Pourquoi ce projet se dessine-t-il maintenant ? Premièrement, les relations entre les trois pays partenaires ont changé avec les changements de leurs chefs d’État. Félix Tshisekedi, João Lourenço et Hakainde Hichilema entretiennent de meilleures relations entre eux que leurs prédécesseurs. Deuxièmement, la donne politique en RDC a changé. Sous le régime Kabila, par exemple, les<a href="https://www.bloomberg.com/news/features/2022-02-03/congo-s-kabila-family-made-millions-off-toll-road-built-by-china" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;taxes de péage&lt;/span&gt;"> <u>taxes de péage</u></a> sur la route Lubumbashi-Kasumbalesa revenaient à des sociétés liées à l’ancien président.</p>
<p> </p>
<p>Au-delà de l’intérêt environnemental et en termes de coût, ce projet pourrait, s'il se réalisait, permettre aux sociétés minières en RDC de diversifier les voies de sortie des minerais congolais, pour éviter à la fois le congestionnement des voies routières vers l’Afrique australe et leurs risques. En 2022, par exemple, le port de Durban a connu une grève qui avait ralenti les exportations.</p>
<p> </p>
<p>À première vue, ce projet a l’air d’être gagnant-gagnant. Mais rien n’est moins sûr. Les ports de Dar-es-Salaam et Durban pourraient connaître une baisse importante du trafic en provenance de la RDC–chose qui ne plairait certainement pas aux gouvernements tanzanien et sud-africain. De surcroît, il pourrait bousculer le commerce des minerais et équipements connexes à leur exploitation, bien établi, entre la RDC, l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Sur le plan domestique, l’exportation des minerais par Dilolo plutôt  que par le poste frontalier de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, augmenterait sensiblement les recettes douanières dans la province de Lualaba et les emplois qui y sont liés.</p>
<p><br></p>
<p><a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/07/07/angola-nouveau-lieu-dexportation-des-minerais-congolais/"> Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org</a> </p>
<p><br></p>
<p><br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 juillet, le président Félix Tshisekedi a participé à la cérémonie de signature d’un accord, avec ses homologues angolais et zambien, pour un nouveau corridor ferroviaire entre Kolwezi et le port de Lobito, en Angola. Celui-ci permettrait d’évacuer les minerais du Lualaba et de la <em>Copperbelt</em> zambienne par train, au lieu de passer par la route vers les ports de Dar-es-Salaam ou Durban comme cela se fait actuellement. Quelles pourraient être les conséquences économiques et politiques de ce projet ?</p>
<p> </p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 26e épisode de la saison 3 de Po Na GEC. Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York et partenaire d’Ebuteli, institut de recherche en RDC. Nous sommes le vendredi 7 juillet.</p>
<p> </p>
<p>Le chemin de fer qui va de Kolwezi vers le poste frontalier de Dilolo et ensuite en Angola jusqu'à l'Atlantique n’est pas nouveau–il date de l'époque coloniale. Mais, depuis des décennies, il ne fonctionne plus. Résultat : le cuivre et le cobalt congolais sont évacués par route vers l’Afrique australe, et toute une économie de transport routier s’est développée autour. Cependant, l’axe ferroviaire vers Lobito serait, en principe, plus court, moins coûteux, et moins pollueur en termes d’émissions de carbone.</p>
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<p>C’est sur ces points que misent la RDC, la Zambie et l’Angola, en partenariat avec un consortium de trois sociétés européennes. Dirigé par le géant suisse Trafigura, ce consortium, appelé « Lobito Atlantic Railway », comprend également une société portugaise et une autre, belge. Il compte investir environ 455 millions de dollars sur le corridor Lobito en Angola, long de plus de 1 300 km, et jusqu’à 100 millions de dollars sur le tronçon d'environ 400 km entre Dilolo et Kolwezi en RDC. Cependant, très peu de détails concrets sont sortis de cet accord.</p>
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<p>Pourquoi ce projet se dessine-t-il maintenant ? Premièrement, les relations entre les trois pays partenaires ont changé avec les changements de leurs chefs d’État. Félix Tshisekedi, João Lourenço et Hakainde Hichilema entretiennent de meilleures relations entre eux que leurs prédécesseurs. Deuxièmement, la donne politique en RDC a changé. Sous le régime Kabila, par exemple, les<a href="https://www.bloomberg.com/news/features/2022-02-03/congo-s-kabila-family-made-millions-off-toll-road-built-by-china" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#000000;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;taxes de péage&lt;/span&gt;"> <u>taxes de péage</u></a> sur la route Lubumbashi-Kasumbalesa revenaient à des sociétés liées à l’ancien président.</p>
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<p>Au-delà de l’intérêt environnemental et en termes de coût, ce projet pourrait, s'il se réalisait, permettre aux sociétés minières en RDC de diversifier les voies de sortie des minerais congolais, pour éviter à la fois le congestionnement des voies routières vers l’Afrique australe et leurs risques. En 2022, par exemple, le port de Durban a connu une grève qui avait ralenti les exportations.</p>
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<p>À première vue, ce projet a l’air d’être gagnant-gagnant. Mais rien n’est moins sûr. Les ports de Dar-es-Salaam et Durban pourraient connaître une baisse importante du trafic en provenance de la RDC–chose qui ne plairait certainement pas aux gouvernements tanzanien et sud-africain. De surcroît, il pourrait bousculer le commerce des minerais et équipements connexes à leur exploitation, bien établi, entre la RDC, l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Sur le plan domestique, l’exportation des minerais par Dilolo plutôt  que par le poste frontalier de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, augmenterait sensiblement les recettes douanières dans la province de Lualaba et les emplois qui y sont liés.</p>
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<p><a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/07/07/angola-nouveau-lieu-dexportation-des-minerais-congolais/"> Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org</a> </p>
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</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Jul 2023 17:29:56 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>RDC : 63 ans après l'indépendance, la dépendance ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Maintenant que se confirme la montée en puissance de nos forces de défense et de sécurité, j’encourage une fois de plus le gouvernement de la République de continuer à maintenir cet effort pour que toute aventure belliqueuse sur la terre de nos ancêtres, soit suicidaire pour quiconque la tenterait »</em>. C’est par ces mots forts que le président Félix Tshisekedi a marqué le chapitre sécuritaire de son discours anniversaire de l'Indépendance de la RDC. </p>
<p><br>
Mais cette évaluation optimiste du président reflète-elle la réalité sur terrain ? Comment expliquer, par exemple, que le gouvernement congolais souhaite le déploiement rapide de troupes de  la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), en plus de celles de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Monusco ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Maintenant que se confirme la montée en puissance de nos forces de défense et de sécurité, j’encourage une fois de plus le gouvernement de la République de continuer à maintenir cet effort pour que toute aventure belliqueuse sur la terre de nos ancêtres, soit suicidaire pour quiconque la tenterait »</em>. C’est par ces mots forts que le président Félix Tshisekedi a marqué le chapitre sécuritaire de son discours anniversaire de l'Indépendance de la RDC. </p>
<p><br>
Mais cette évaluation optimiste du président reflète-elle la réalité sur terrain ? Comment expliquer, par exemple, que le gouvernement congolais souhaite le déploiement rapide de troupes de  la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), en plus de celles de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Monusco ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Jun 2023 16:20:14 +0000</pubDate>
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                <title>Le boycott des élections en RDC peut-il être une stratégie efficace ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>«<em> Nous avons décidé de ne pas déposer les candidatures de nos membres à tous les niveaux des élections, tant que le fichier électoral, c’est-à-dire, la liste des électeurs ne sera pas refaite dans la transparence et auditée par un cabinet extérieur compétent en la manière</em>», a menacé, le lundi 19 juin, Martin Fayulu, président de l’Écidé et candidat déclaré à la présidentielle du 20 décembre prochain en RDC. La politique de la chaise vide est-elle vraiment le meilleur moyen de protester ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 24e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Queen Bugandwa, <em>Fellow</em> au pilier politique d'Ebuteli. Nous sommes le vendredi 23 juin 2023. <br>
</p>
<p>Martin Fayulu menace de se retirer du processus électoral. Cette décision intervient six jours seulement avant le début, ce 26 juin, de la réception des candidatures pour la députation nationale. Après avoir dénoncé depuis plusieurs mois, sans être entendu, avec l’opposition et une partie de la société civile, les différents problèmes de transparence dans le processus électoral en cours, le président de l’Écidé tente ici un dernier coup de pression pour obliger la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à rectifier le tir.<br>
</p>
<p>Si la Ceni ne recule pas, Fayulu peut-il mettre sa menace en exécution ? Rappelons que la stratégie de boycott a déjà été utilisée par Étienne Tshisekedi en 2006, quand il avait demandé à ses partisans, d’abord, de ne pas se faire inscrire sur les listes électorales, ensuite, de ne pas aller voter au référendum constitutionnel et, enfin, de ne pas se présenter dans les bureaux de vote le jour des scrutins. <br>
</p>
<p>À l’époque, d’autres leaders de l’opposition, à l’instar de Jean-Pierre Bemba, n’avaient pas suivi Tshisekedi père dans cette démarche. Le boycott du processus électoral n’avait alors pas permis à l’opposition de se regrouper pour mieux peser et revendiquer ensemble. L’Histoire risque de se répéter aujourd’hui. D’autant que la démarche qu’entreprend Martin Fayulu crée déjà une première scission avec les trois autres leaders de l’opposition : Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga. Même si elle se rapproche de celle de l’ancien président Joseph Kabila dont la formation politique se dit « <em>pas concernée</em> » par le processus électoral en cours.<br>
</p>
<p>En fait, si la menace de boycott n’atteint pas le pari de renforcer la mobilisation politique, elle risque d’accroître les chances du président sortant, Félix Tshisekedi, de décrocher un second mandat. D’ailleurs, le <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/02/16/presidentielle-2023-labstention-pourrait-atteindre-un-taux-record/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;sondage&lt;/span&gt;"><u>sondage</u></a> réalisé mi-janvier par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), avec Ebuteli et le GEC faisait état du risque d’une forte abstention à la prochaine présidentielle qui pourrait profiter à Tshisekedi. <br>
</p>
<p>Comme on le voit, le boycott est certes une stratégie politique légitime pour protester contre un processus électoral jugé « <em>mal engagé</em> », il n’en demeure pas moins un pari risqué. Il exposerait ses défenseurs à une perte d’influence politique. Au sein du camp de Fayulu par exemple, certains députés et cadres demandent déjà à leur champion de « <em>revenir sur</em> [sa] <em>décision</em> », craignant de ne pas conserver leur siège au Parlement ou de ne pas pouvoir en gagner d’autres. Autre conséquence : s’il se retire du processus électoral, Martin Fayulu perdra toute légitimité et toute légalité pour contester plus tard les résultats. <br>
</p>
<p>Enfin, à six mois des élections, la menace de boycott ne laisse-t-elle pas transparaître une autre question importante ? Celle de la préparation des formations politiques aux élections. Des partis de tous bords politiques sont-ils aujourd’hui prêts, techniquement et financièrement, pour les scrutins à venir ? Combien ont déjà formalisé leur regroupement politique pour anticiper le double seuil de recevabilité et de représentativité ? <br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Nous avons décidé de ne pas déposer les candidatures de nos membres à tous les niveaux des élections, tant que le fichier électoral, c’est-à-dire, la liste des électeurs ne sera pas refaite dans la transparence et auditée par un cabinet extérieur compétent en la manière</em>», a menacé, le lundi 19 juin, Martin Fayulu, président de l’Écidé et candidat déclaré à la présidentielle du 20 décembre prochain en RDC. La politique de la chaise vide est-elle vraiment le meilleur moyen de protester ?<br>
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<p>Bonjour et bienvenue dans ce 24e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Queen Bugandwa, <em>Fellow</em> au pilier politique d'Ebuteli. Nous sommes le vendredi 23 juin 2023. <br>
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<p>Martin Fayulu menace de se retirer du processus électoral. Cette décision intervient six jours seulement avant le début, ce 26 juin, de la réception des candidatures pour la députation nationale. Après avoir dénoncé depuis plusieurs mois, sans être entendu, avec l’opposition et une partie de la société civile, les différents problèmes de transparence dans le processus électoral en cours, le président de l’Écidé tente ici un dernier coup de pression pour obliger la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à rectifier le tir.<br>
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<p>Si la Ceni ne recule pas, Fayulu peut-il mettre sa menace en exécution ? Rappelons que la stratégie de boycott a déjà été utilisée par Étienne Tshisekedi en 2006, quand il avait demandé à ses partisans, d’abord, de ne pas se faire inscrire sur les listes électorales, ensuite, de ne pas aller voter au référendum constitutionnel et, enfin, de ne pas se présenter dans les bureaux de vote le jour des scrutins. <br>
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<p>À l’époque, d’autres leaders de l’opposition, à l’instar de Jean-Pierre Bemba, n’avaient pas suivi Tshisekedi père dans cette démarche. Le boycott du processus électoral n’avait alors pas permis à l’opposition de se regrouper pour mieux peser et revendiquer ensemble. L’Histoire risque de se répéter aujourd’hui. D’autant que la démarche qu’entreprend Martin Fayulu crée déjà une première scission avec les trois autres leaders de l’opposition : Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga. Même si elle se rapproche de celle de l’ancien président Joseph Kabila dont la formation politique se dit « <em>pas concernée</em> » par le processus électoral en cours.<br>
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<p>En fait, si la menace de boycott n’atteint pas le pari de renforcer la mobilisation politique, elle risque d’accroître les chances du président sortant, Félix Tshisekedi, de décrocher un second mandat. D’ailleurs, le <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/02/16/presidentielle-2023-labstention-pourrait-atteindre-un-taux-record/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;sondage&lt;/span&gt;"><u>sondage</u></a> réalisé mi-janvier par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), avec Ebuteli et le GEC faisait état du risque d’une forte abstention à la prochaine présidentielle qui pourrait profiter à Tshisekedi. <br>
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<p>Comme on le voit, le boycott est certes une stratégie politique légitime pour protester contre un processus électoral jugé « <em>mal engagé</em> », il n’en demeure pas moins un pari risqué. Il exposerait ses défenseurs à une perte d’influence politique. Au sein du camp de Fayulu par exemple, certains députés et cadres demandent déjà à leur champion de « <em>revenir sur</em> [sa] <em>décision</em> », craignant de ne pas conserver leur siège au Parlement ou de ne pas pouvoir en gagner d’autres. Autre conséquence : s’il se retire du processus électoral, Martin Fayulu perdra toute légitimité et toute légalité pour contester plus tard les résultats. <br>
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<p>Enfin, à six mois des élections, la menace de boycott ne laisse-t-elle pas transparaître une autre question importante ? Celle de la préparation des formations politiques aux élections. Des partis de tous bords politiques sont-ils aujourd’hui prêts, techniquement et financièrement, pour les scrutins à venir ? Combien ont déjà formalisé leur regroupement politique pour anticiper le double seuil de recevabilité et de représentativité ? <br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Jun 2023 16:19:42 +0000</pubDate>
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                <title>RDC : pourquoi il faut auditer à nouveau le fichier électoral</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>C’est la dernière ligne droite, parce qu’avec cela, nous concluons tout ce qui est enrôlement des électeurs, tout ce qui est fichier électoral. Et là, nous sommes complètement prêts à commencer à recevoir les candidatures </em><em>»</em>,   a affirmé Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sur RFI, le 14 juin, au sujet de <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/393/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:#ffffff;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges.&lt;/span&gt;"><u>l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges.</u></a> Pourtant, il nous semble encore indispensable d'auditer une nouvelle fois le fichier électoral.<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 23e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur et analyste des questions politiques et électorales à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 16 juin 2023. <br>
</p>
<p>Après l’adoption du projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales, urbaines et locales par l’Assemblée nationale le 5 juin, le Sénat a, sans surprise, également adopté ce texte le 14 juin. <br>
</p>
<p>L’examen et l’adoption de ce texte par le Parlement ont été boycottés par l’opposition politique qui conteste l’audit externe réalisé par l’équipe des experts choisis par la Ceni après le retrait de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les quatre leaders de l’opposition, Martin Fayulu, Moise Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga, réclament un audit par un « <em>cabinet international dont l’expertise en la matière et l’indépendance sont avérées </em>». Certains élus membres de l’Union sacrée de la nation (USN), eux, n’ont pas manqué de soulever de nombreuses questions concernant le mode d’attribution des sièges aux circonscriptions par la Ceni :  le quotient électoral, la décimale la plus élevée, le sort des élus actuels des territoires où l'enrôlement des électeurs n’a pas eu lieu ou encore l’exclusion de certaines entités territoriales comme circonscriptions électorales. <br>
</p>
<p>Pour ce dernier cas, <a href="https://talatala.cd/deputes/139/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Papy Kalend&lt;/span&gt;"><u>Papy Kalend</u></a>, élu du territoire de Musthastha, dans la province de Lualaba, observe par exemple que « <em>Kasanji, deuxième ville de </em>[sa]<em> province n’a pas été retenue comme circonscription électorale pour les législatives et les provinciales mais bien uniquement pour les élections communales </em>». De nombreuses entités comme Uvira, Kamituga ou Lumumba ville, qui ont pourtant le statut de ville selon les décrets pris par le Premier ministre entre 2013 et 2015, n’ont pas obtenu de sièges de députés. <br>
</p>
<p>Les Congolais de l’étranger sont également exclus de cette répartition de sièges en dépit de leur enrôlement pour la première fois depuis 2006 et l’engagement du<a href="https://talatala.cd/suivi-de-l'ex%C3%A9cutif/68/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; président Félix Tshisekedi de créer pour eux des sièges à l’Assemblée nationale&lt;/span&gt;"><u> président Félix Tshisekedi de créer pour eux des sièges à l’Assemblée nationale</u></a>. Pour cause, la loi électorale en vigueur ne prévoit leur participation qu’à l’élection présidentielle.  <br>
</p>
<p>Malgré ces critiques, la Ceni semble s’engager dans un sprint électoral. Elle a déjà annoncé la convocation de l’électorat dès ce 25 juin pour les élections des députés nationaux, avec la réception des candidatures qui débutera le lendemain. La Ceni a également annoncé <a href="https://actualite.cd/2023/06/12/rdc-la-ceni-annonce-pour-le-26-juin-le-debut-de-lenrolement-des-electeurs-kwamouth#:~:text=L'op%C3%A9ration%20d'identification%20et,juin%20au%2010%20juillet%202023." title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’ouverture pour le 26 juin des centres d’inscriptions des électeurs dans le territoire de Kwamouth&lt;/span&gt;"><u>l’ouverture pour le 26 juin des centres d’inscriptions des électeurs dans le territoire de Kwamouth</u></a> après le retour de l’accalmie. Il devient alors possible d’envisager un audit externe du fichier électoral en vue de rassurer toutes les parties prenantes sur la crédibilité et la fiabilité du fichier électoral et de gagner au minimum la confiance du public dans le processus électoral en cours. </p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>La suite sur www.congoresearchgroup.org</p>
<p><br>
<br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>C’est la dernière ligne droite, parce qu’avec cela, nous concluons tout ce qui est enrôlement des électeurs, tout ce qui est fichier électoral. Et là, nous sommes complètement prêts à commencer à recevoir les candidatures </em><em>»</em>,   a affirmé Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sur RFI, le 14 juin, au sujet de <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/393/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:#ffffff;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges.&lt;/span&gt;"><u>l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges.</u></a> Pourtant, il nous semble encore indispensable d'auditer une nouvelle fois le fichier électoral.<br>
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<p>Bonjour et bienvenue dans ce 23e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur et analyste des questions politiques et électorales à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 16 juin 2023. <br>
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<p>Après l’adoption du projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales, urbaines et locales par l’Assemblée nationale le 5 juin, le Sénat a, sans surprise, également adopté ce texte le 14 juin. <br>
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<p>L’examen et l’adoption de ce texte par le Parlement ont été boycottés par l’opposition politique qui conteste l’audit externe réalisé par l’équipe des experts choisis par la Ceni après le retrait de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les quatre leaders de l’opposition, Martin Fayulu, Moise Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga, réclament un audit par un « <em>cabinet international dont l’expertise en la matière et l’indépendance sont avérées </em>». Certains élus membres de l’Union sacrée de la nation (USN), eux, n’ont pas manqué de soulever de nombreuses questions concernant le mode d’attribution des sièges aux circonscriptions par la Ceni :  le quotient électoral, la décimale la plus élevée, le sort des élus actuels des territoires où l'enrôlement des électeurs n’a pas eu lieu ou encore l’exclusion de certaines entités territoriales comme circonscriptions électorales. <br>
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<p>Pour ce dernier cas, <a href="https://talatala.cd/deputes/139/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Papy Kalend&lt;/span&gt;"><u>Papy Kalend</u></a>, élu du territoire de Musthastha, dans la province de Lualaba, observe par exemple que « <em>Kasanji, deuxième ville de </em>[sa]<em> province n’a pas été retenue comme circonscription électorale pour les législatives et les provinciales mais bien uniquement pour les élections communales </em>». De nombreuses entités comme Uvira, Kamituga ou Lumumba ville, qui ont pourtant le statut de ville selon les décrets pris par le Premier ministre entre 2013 et 2015, n’ont pas obtenu de sièges de députés. <br>
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<p>Les Congolais de l’étranger sont également exclus de cette répartition de sièges en dépit de leur enrôlement pour la première fois depuis 2006 et l’engagement du<a href="https://talatala.cd/suivi-de-l'ex%C3%A9cutif/68/" title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; président Félix Tshisekedi de créer pour eux des sièges à l’Assemblée nationale&lt;/span&gt;"><u> président Félix Tshisekedi de créer pour eux des sièges à l’Assemblée nationale</u></a>. Pour cause, la loi électorale en vigueur ne prévoit leur participation qu’à l’élection présidentielle.  <br>
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<p>Malgré ces critiques, la Ceni semble s’engager dans un sprint électoral. Elle a déjà annoncé la convocation de l’électorat dès ce 25 juin pour les élections des députés nationaux, avec la réception des candidatures qui débutera le lendemain. La Ceni a également annoncé <a href="https://actualite.cd/2023/06/12/rdc-la-ceni-annonce-pour-le-26-juin-le-debut-de-lenrolement-des-electeurs-kwamouth#:~:text=L'op%C3%A9ration%20d'identification%20et,juin%20au%2010%20juillet%202023." title="&lt;span style=&quot;font-size:13.999999999999998pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;l’ouverture pour le 26 juin des centres d’inscriptions des électeurs dans le territoire de Kwamouth&lt;/span&gt;"><u>l’ouverture pour le 26 juin des centres d’inscriptions des électeurs dans le territoire de Kwamouth</u></a> après le retour de l’accalmie. Il devient alors possible d’envisager un audit externe du fichier électoral en vue de rassurer toutes les parties prenantes sur la crédibilité et la fiabilité du fichier électoral et de gagner au minimum la confiance du public dans le processus électoral en cours. </p>
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<p>La suite sur www.congoresearchgroup.org</p>
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                <pubDate>Fri, 16 Jun 2023 15:40:31 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>« C’est la dernière ligne droite, parce qu’avec cela, nous concluons tout ce qui est enrôlement des électeurs, tout ce qui est fichier électoral. Et là, nous sommes complètement prêts à commencer à recevoir les candidatures »,   a affirmé Denis Kadima,...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Crise du M23 : des processus régionaux impuissants à enrayer la remontée des tensions</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 31 mai, lors du sommet de l’EAC, la communauté d’Afrique de l’Est, à Bujumbura, le président kényan William Ruto a délivré un véritable satisfecit à sa force régionale. Selon lui, cette intervention a permis des progrès remarquables. Cependant, il était assez seul à se réjouir. Aucun autre chef d’État n’a fait le déplacement. Le gouvernement congolais, représenté par son ministre de l’Intégration régionale, a consenti avec réticence à une prolongation de trois mois de son mandat, mais n’a pas fait mystère de son souhait de voir cette force partir dès que possible. Sur le terrain, les signes d’une remontée des tensions se multiplient…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 31 mai, lors du sommet de l’EAC, la communauté d’Afrique de l’Est, à Bujumbura, le président kényan William Ruto a délivré un véritable satisfecit à sa force régionale. Selon lui, cette intervention a permis des progrès remarquables. Cependant, il était assez seul à se réjouir. Aucun autre chef d’État n’a fait le déplacement. Le gouvernement congolais, représenté par son ministre de l’Intégration régionale, a consenti avec réticence à une prolongation de trois mois de son mandat, mais n’a pas fait mystère de son souhait de voir cette force partir dès que possible. Sur le terrain, les signes d’une remontée des tensions se multiplient…</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Jun 2023 14:04:12 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Le processus du désarmement est-il mal embarqué en Ituri ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><a href="https://lavoixdelituri.com/ituri-les-operations-de-desarmement-et-de-demobilisation-finalement-lancees-a-diango-par-le-gouverneur-militaire/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Le 17 avril, le gouverneur militaire de l’Ituri a donné le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:italic;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;go&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;  au désarmement des groupes armés à Diango&lt;/span&gt;"><u>Le 17 avril, le gouverneur militaire de l’Ituri a donné le </u><u><em>go</em></u><u>  au désarmement des groupes armés à Diango</u></a>, un site pilote situé à 10 km de Bunia ayant une capacité d’accueil de 1 000 combattants environ. Sur plus de <a href="https://lavoixdelituri.com/ituri-les-operations-de-desarmement-et-de-demobilisation-finalement-lancees-a-diango-par-le-gouverneur-militaire/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;vingt-mille combattants attendus à ce processus&lt;/span&gt;"><u>vingt-mille combattants attendus à ce processus</u></a>,  <a href="https://pddrcs.cd/index/ituri-apres-le-lancement-officiel-du-desarmement-et-de-demobilisation-une-belle-ambiance-regne-au-site-de-diango/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;une centaine se serait rendue avec 14 armes&lt;/span&gt;"><u>une centaine se serait rendue avec 14 armes</u></a> selon le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Un mois plus tard, ce processus piétine car aucun des principaux groupes armés qui alimentent les violences dans cette province ne s’est rendu. Entre-temps, les violences se poursuivent sur le terrain. Qu’est-ce qui explique les faibles progrès réalisés depuis le début du  processus DDR en Ituri ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://lavoixdelituri.com/ituri-les-operations-de-desarmement-et-de-demobilisation-finalement-lancees-a-diango-par-le-gouverneur-militaire/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Le 17 avril, le gouverneur militaire de l’Ituri a donné le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:italic;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;go&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;  au désarmement des groupes armés à Diango&lt;/span&gt;"><u>Le 17 avril, le gouverneur militaire de l’Ituri a donné le </u><u><em>go</em></u><u>  au désarmement des groupes armés à Diango</u></a>, un site pilote situé à 10 km de Bunia ayant une capacité d’accueil de 1 000 combattants environ. Sur plus de <a href="https://lavoixdelituri.com/ituri-les-operations-de-desarmement-et-de-demobilisation-finalement-lancees-a-diango-par-le-gouverneur-militaire/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;vingt-mille combattants attendus à ce processus&lt;/span&gt;"><u>vingt-mille combattants attendus à ce processus</u></a>,  <a href="https://pddrcs.cd/index/ituri-apres-le-lancement-officiel-du-desarmement-et-de-demobilisation-une-belle-ambiance-regne-au-site-de-diango/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#0563c1;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;une centaine se serait rendue avec 14 armes&lt;/span&gt;"><u>une centaine se serait rendue avec 14 armes</u></a> selon le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Un mois plus tard, ce processus piétine car aucun des principaux groupes armés qui alimentent les violences dans cette province ne s’est rendu. Entre-temps, les violences se poursuivent sur le terrain. Qu’est-ce qui explique les faibles progrès réalisés depuis le début du  processus DDR en Ituri ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Jun 2023 17:28:16 +0000</pubDate>
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                <title>Élections en RDC : circulez, tout va bien</title>
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                <description><![CDATA[<p>Publication du rapport d’audit du fichier électoral, adoption de l’avant-projet de loi de répartition des sièges, publication des statistiques générales des électeurs par province… Ce lundi 22 mai-là, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a réalisé trois activités de son chronogramme en une journée. À ceux qui lui reprochent un empressement inquiétant, la Ceni répond qu’elle ne fait que respecter la loi et le calendrier électoral. Surtout, tout va bien. « Ceux qui parlaient du glissement peuvent se rendre compte que nous avançons », soutient même son président, Dénis Kadima. Alors, pourquoi les autres parties prenantes ne sont-elles pas toujours rassurées ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Publication du rapport d’audit du fichier électoral, adoption de l’avant-projet de loi de répartition des sièges, publication des statistiques générales des électeurs par province… Ce lundi 22 mai-là, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a réalisé trois activités de son chronogramme en une journée. À ceux qui lui reprochent un empressement inquiétant, la Ceni répond qu’elle ne fait que respecter la loi et le calendrier électoral. Surtout, tout va bien. « Ceux qui parlaient du glissement peuvent se rendre compte que nous avançons », soutient même son président, Dénis Kadima. Alors, pourquoi les autres parties prenantes ne sont-elles pas toujours rassurées ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 May 2023 15:17:52 +0000</pubDate>
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                <title>La SADC peut-elle résoudre la crise du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 8 mai, lors de la réunion extraordinaire de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) tenue à Windhoek en Namibie, il a été décidé du déploiement d'une force régionale pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC. Cette mesure résulte d'une tournée entamée par le président congolais, Félix Tshisekedi, après l'échec du sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) tenu à Bujumbura le 6 février.  Déçu de la permissivité de la Force régionale de l'EAC, qu’il accuse de cohabiter avec le M23, Félix Tshisekedi voit en la SADC une alternative à l’EAC pour la résolution de la crise. Mais, mesure-t-il le risque que pourrait constituer la superposition de forces ayant des ambitions divergentes ?<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 mai, lors de la réunion extraordinaire de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) tenue à Windhoek en Namibie, il a été décidé du déploiement d'une force régionale pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC. Cette mesure résulte d'une tournée entamée par le président congolais, Félix Tshisekedi, après l'échec du sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) tenu à Bujumbura le 6 février.  Déçu de la permissivité de la Force régionale de l'EAC, qu’il accuse de cohabiter avec le M23, Félix Tshisekedi voit en la SADC une alternative à l’EAC pour la résolution de la crise. Mais, mesure-t-il le risque que pourrait constituer la superposition de forces ayant des ambitions divergentes ?<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 May 2023 18:16:11 +0000</pubDate>
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                <title>SOS Kalehe : le drame et le vide</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’était un jeudi, le jour de marché, un rendez-vous important pour les hommes et femmes de plusieurs villages qui s’assemblent pour le commerce. Et puis la pluie, les rivières qui débordent de leurs lits et le deuil. 438 morts, des centaines de blessés et plusieurs centaines de disparus. Un drame immense à Kalehe ! Que nous apprend-il ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’était un jeudi, le jour de marché, un rendez-vous important pour les hommes et femmes de plusieurs villages qui s’assemblent pour le commerce. Et puis la pluie, les rivières qui débordent de leurs lits et le deuil. 438 morts, des centaines de blessés et plusieurs centaines de disparus. Un drame immense à Kalehe ! Que nous apprend-il ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 May 2023 16:17:15 +0000</pubDate>
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                <title>Audit du fichier électoral en RDC : quelle alternative à l’OIF ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>L’OIF ne sera malheureusement pas en mesure de répondre favorablement à votre demande visant à accompagner la Ceni dans l’audit du fichier électoral. </em>» C’est ce qu’a signifié, le 3 mai, à travers une lettre fuitée, le directeur de cabinet de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Comment comprendre cette décision ? Quelles en sont les conséquences possibles sur la suite du processus électoral ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>L’OIF ne sera malheureusement pas en mesure de répondre favorablement à votre demande visant à accompagner la Ceni dans l’audit du fichier électoral. </em>» C’est ce qu’a signifié, le 3 mai, à travers une lettre fuitée, le directeur de cabinet de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Comment comprendre cette décision ? Quelles en sont les conséquences possibles sur la suite du processus électoral ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 May 2023 18:55:31 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Budget 2023, quel est l'état actuel des finances en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette semaine, une histoire a commencé à être partagée sur les médias sociaux congolais, suggérant que le Fonds monétaire international (FMI) aurait demandé au gouvernement de Kinshasa de revoir son budget de 16 milliards à 3 milliards de dollars pour être réaliste. Dans le même temps, depuis trois mois, les fonctionnaires de  l'État reçoivent leurs salaires en retard. En plus, malgré l’accroissement des réserves de change à <a href="https://www.jeuneafrique.com/1241965/economie/rdc-des-reserves-de-change-record-comment-et-jusqua-quand/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;niveau exceptionnel&lt;/span&gt;"><u>niveau exceptionnel</u></a>, le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC) n’arrivent pas à stabiliser le franc congolais, qui continue à se déprécier face au dollars américains.Tout cela nous amène à nous poser la question suivante : quel est l'état des finances en RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, une histoire a commencé à être partagée sur les médias sociaux congolais, suggérant que le Fonds monétaire international (FMI) aurait demandé au gouvernement de Kinshasa de revoir son budget de 16 milliards à 3 milliards de dollars pour être réaliste. Dans le même temps, depuis trois mois, les fonctionnaires de  l'État reçoivent leurs salaires en retard. En plus, malgré l’accroissement des réserves de change à <a href="https://www.jeuneafrique.com/1241965/economie/rdc-des-reserves-de-change-record-comment-et-jusqua-quand/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;niveau exceptionnel&lt;/span&gt;"><u>niveau exceptionnel</u></a>, le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC) n’arrivent pas à stabiliser le franc congolais, qui continue à se déprécier face au dollars américains.Tout cela nous amène à nous poser la question suivante : quel est l'état des finances en RDC ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Apr 2023 18:29:13 +0000</pubDate>
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                <title>RDC : quel scénario pour la délivrance des cartes d’identité nationale en juin 2023 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 14 avril, le Premier ministre Sama Lukonde a annoncé, lors du conseil des ministres, la délivrance des premières cartes nationales d'identité d'ici mi-2023. Comment compte-t-il s’y prendre en si peu de temps ? Le processus  de recensement ne va-t-il pas suivre l’exemple décrié de l’enrôlement ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 avril, le Premier ministre Sama Lukonde a annoncé, lors du conseil des ministres, la délivrance des premières cartes nationales d'identité d'ici mi-2023. Comment compte-t-il s’y prendre en si peu de temps ? Le processus  de recensement ne va-t-il pas suivre l’exemple décrié de l’enrôlement ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Apr 2023 18:14:28 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 14 avril, le Premier ministre Sama Lukonde a annoncé, lors du conseil des ministres, la délivrance des premières cartes nationales d'identité d'ici mi-2023. Comment compte-t-il s’y prendre en si peu de temps ? Le processus  de recensement ne va-t-il...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Malgré l’opération ougandaise, les massacres des ADF se poursuivent</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 7 avril, 21 civils ont été tués par les Forces démocratiques  alliés (ADF), dans le village de Musandaba en territoire de Beni. Les corps des victimes ont été retrouvés le lendemain. Depuis 16 mois, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Forces ougandaises (UPDF) mènent des opérations contre les ADF. Mais selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, les ADF ont tué plus de 1400 civils pendant la même période. Comment expliquer la poursuite des ces massacres malgré ces opérations ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 avril, 21 civils ont été tués par les Forces démocratiques  alliés (ADF), dans le village de Musandaba en territoire de Beni. Les corps des victimes ont été retrouvés le lendemain. Depuis 16 mois, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Forces ougandaises (UPDF) mènent des opérations contre les ADF. Mais selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, les ADF ont tué plus de 1400 civils pendant la même période. Comment expliquer la poursuite des ces massacres malgré ces opérations ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Apr 2023 17:45:58 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Comment l’Union sacrée pour la nation compte-t-elle s’organiser avant les élections prévues à la fin de cette année ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mercredi 5 avril, l’Union sacrée pour la nation (USN) a formalisé son existence : les chefs des partis et regroupements politiques ayant adhéré à cette plate-forme politique de Félix Tshisekedi ont signé une charte qui structure désormais la coalition présidentielle. Comment l’USN compte-t-elle s’organiser avant les élections prévues à la fin de cette année ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle <b>Joshua Walker.</b> Je suis le directeur de programme du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b>, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Vous écoutez le 13e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du GEC et de son partenaire de recherche en RDC, <b>Ebuteli</b>, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 7 avril.<br>
</p>
<p>À l’hôtel Pullman, ils ont été nombreux à venir adhérer formellement à la coalition qui soutiendra la candidature du président Félix Tshisekedi aux prochaines élections. Discours, applaudissements, et présentation du présidium de l’USN : le Premier ministre Sama Lukonde ; le vice-Premier ministre de la défense et chef du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba ; le vice-Premier ministre de l’économie nationale et chef de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe ; le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso ; le président du Sénat, Modeste Bahati ; et Augustin Kabuya, secrétaire-général de l’Union pour le développement et le progrès social (UDPS), parti du président. <br>
</p>
<p>Dans un premier temps, l’annonce des membres de ce présidium confirme une partie de la stratégie électorale de Tshisekedi : ranger des rivaux potentiels tels que Bemba ou Kamerhe derrière lui en les intégrant non seulement au gouvernement, mais également à la direction de la plate-forme présidentielle.<br>
</p>
<p>Mais la charte de l’USN, tout comme la charte constitutive du Front commun pour le Congo (FCC) de 2018, reflète également une double tendance dans la politique congolaise : d’un côté, une fixation sur des individus comme facteurs rassembleurs plutôt que des projets de société ou idéologies et de l’autre, une masse énorme de partis et de regroupements politiques hétéroclites qui, collectivement, engendrent l’instabilité au sein du parlement et du gouvernement. Car l’USN a vu le jour grâce, en partie, à des grandes défections du FCC : pourquoi ce même risque ne serait-il pas encore présent ?<br>
</p>
<p>Si Joseph Kabila était l’autorité morale du FCC, Félix Tshisekedi, lui, devient la « haute autorité politique » de l’USN. S’en suit pour tout membre de l’USN une série d’obligations et d’interdits autour de cette haute autorité : « Soutenir et défendre son leadership » et « s’abstenir de toute initiative susceptible de compromettre la réalisation » de sa vision (article 7). Parmi les fautes disciplinaires, on compte « tout comportement ou acte de nature à nuire à l’USN ou à sa haute autorité politique » (article 62). Le fait que cette haute autorité politique soit omniprésente dans la hiérarchie de l’USN remet en question son caractère démocratique.<br>
</p>
<p>Si la politique congolaise est caractérisée par des cultes de personnalité, cela ne se traduit pas dans une centralisation des structures politiques. Avec environ 600 partis politiques, la nécessité de créer  de grandes coalitions présidentielles comme le FCC ou l’USN est le symptôme de la faiblesse des partis et de l'instabilité du système politique. La nouvelle charte de l’USN semble essayer de remédier à cette instabilité structurelle : hormis le fait de déclarer qu’elle compte assurer au président Tshisekedi une « majorité parlementaire stable et cohérente » (article 6), elle indique également que les signataires devront « accepter la liste des candidats retenus par les organes compétents de l’USN, et la soutenir » (article 7).</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/04/07/comment-lunion-sacree-pour-la-nation-compte-t-elle-sorganiser-avant-les-elections-prevues-a-la-fin-de-cette-annee/"><b>www.congoresearchgroup.org</b></a><br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mercredi 5 avril, l’Union sacrée pour la nation (USN) a formalisé son existence : les chefs des partis et regroupements politiques ayant adhéré à cette plate-forme politique de Félix Tshisekedi ont signé une charte qui structure désormais la coalition présidentielle. Comment l’USN compte-t-elle s’organiser avant les élections prévues à la fin de cette année ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle <b>Joshua Walker.</b> Je suis le directeur de programme du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b>, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Vous écoutez le 13e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du GEC et de son partenaire de recherche en RDC, <b>Ebuteli</b>, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 7 avril.<br>
</p>
<p>À l’hôtel Pullman, ils ont été nombreux à venir adhérer formellement à la coalition qui soutiendra la candidature du président Félix Tshisekedi aux prochaines élections. Discours, applaudissements, et présentation du présidium de l’USN : le Premier ministre Sama Lukonde ; le vice-Premier ministre de la défense et chef du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba ; le vice-Premier ministre de l’économie nationale et chef de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe ; le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso ; le président du Sénat, Modeste Bahati ; et Augustin Kabuya, secrétaire-général de l’Union pour le développement et le progrès social (UDPS), parti du président. <br>
</p>
<p>Dans un premier temps, l’annonce des membres de ce présidium confirme une partie de la stratégie électorale de Tshisekedi : ranger des rivaux potentiels tels que Bemba ou Kamerhe derrière lui en les intégrant non seulement au gouvernement, mais également à la direction de la plate-forme présidentielle.<br>
</p>
<p>Mais la charte de l’USN, tout comme la charte constitutive du Front commun pour le Congo (FCC) de 2018, reflète également une double tendance dans la politique congolaise : d’un côté, une fixation sur des individus comme facteurs rassembleurs plutôt que des projets de société ou idéologies et de l’autre, une masse énorme de partis et de regroupements politiques hétéroclites qui, collectivement, engendrent l’instabilité au sein du parlement et du gouvernement. Car l’USN a vu le jour grâce, en partie, à des grandes défections du FCC : pourquoi ce même risque ne serait-il pas encore présent ?<br>
</p>
<p>Si Joseph Kabila était l’autorité morale du FCC, Félix Tshisekedi, lui, devient la « haute autorité politique » de l’USN. S’en suit pour tout membre de l’USN une série d’obligations et d’interdits autour de cette haute autorité : « Soutenir et défendre son leadership » et « s’abstenir de toute initiative susceptible de compromettre la réalisation » de sa vision (article 7). Parmi les fautes disciplinaires, on compte « tout comportement ou acte de nature à nuire à l’USN ou à sa haute autorité politique » (article 62). Le fait que cette haute autorité politique soit omniprésente dans la hiérarchie de l’USN remet en question son caractère démocratique.<br>
</p>
<p>Si la politique congolaise est caractérisée par des cultes de personnalité, cela ne se traduit pas dans une centralisation des structures politiques. Avec environ 600 partis politiques, la nécessité de créer  de grandes coalitions présidentielles comme le FCC ou l’USN est le symptôme de la faiblesse des partis et de l'instabilité du système politique. La nouvelle charte de l’USN semble essayer de remédier à cette instabilité structurelle : hormis le fait de déclarer qu’elle compte assurer au président Tshisekedi une « majorité parlementaire stable et cohérente » (article 6), elle indique également que les signataires devront « accepter la liste des candidats retenus par les organes compétents de l’USN, et la soutenir » (article 7).</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2023/04/07/comment-lunion-sacree-pour-la-nation-compte-t-elle-sorganiser-avant-les-elections-prevues-a-la-fin-de-cette-annee/"><b>www.congoresearchgroup.org</b></a><br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Apr 2023 16:38:47 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Pourquoi l'échec du contrat sino-congolais cache plusieurs maux</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 22 mars, Guylain Nyembo, directeur de cabinet du chef de l'État, a <a href="https://actualite.cd/2023/03/23/rdc-le-dircab-de-felix-tshisekedi-dirige-la-premiere-reunion-du-processus-de" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;entamé&lt;/span&gt;"><u>entamé</u></a>  les travaux de réévaluation du contrat sino-congolais signé en 2008. Selon les premières informations communiquées, <a href="https://www.mediacongo.net/article-actualite-119637_contrat_chinois_sur_les_822_millions_decaisses_seuls_300_millions_sont_tracables_522_millions_volatilises_les_chinois_chargent_l_acgt_et_moise_ekanga.html" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;seuls 300 millions&lt;/span&gt;"><u>seuls 300 millions</u></a> sur les 822 millions de dollars américains libérés par la Sicomines ont été retrouvés. Le problème est plus profond et ne se limite pas au seul contrat sino-congolais. Il trouve sa source dans un modèle économique inadéquat, dans la corruption structurelle généralisée et dans un État de droit inefficace. </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce douzième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b>, centre de recherche de l’Université de New-York, et d’<b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Je suis <b>Jacques Mukena</b>, chercheur principal en gouvernance à <b>Ebuteli</b>. Nous sommes le vendredi 31 mars 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Les problèmes soulevés dans le <a href="https://igf.gouv.cd/uploads/rapports/CONCLUSIONS-DE-L-IGF-SUR-LE-CONTRAT-CHINOIS-63ed1783e8c65.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;rapport de l’Inspection générale des finances (IGF&lt;/span&gt;"><u>rapport de l’Inspection générale des finances (IGF</u></a>) vont au-delà de la Sicomines et touchent à l’ensemble du secteur extractif congolais. Plusieurs investigations, notamment celles de <a href="https://congoholdup.com/en/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Congo Hold Up&lt;/span&gt;"><u>Congo Hold Up</u></a>, notent, par exemple, que la corruption et la mauvaise gestion au sein des sociétés minières privent la RDC d’une grande partie de ses recettes budgétaires. </p>
<p><br></p>
<p>À titre d’exemple, <a href="https://www.corruptiontue.org/posts/des-milliard-perdus" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;un rapport de la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV&lt;/span&gt;"><u>un rapport de la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV</u></a>) estime qu’entre 2003 et 2021, la RDC aurait perdu 1,95 milliard de dollars américains à cause de la prédation dans le secteur extractif. Ce montant aurait pu financer la construction de plus de 8 000 kilomètres de routes asphaltées, plus de 10 000 écoles et de financer l’accès de 21 millions de personnes aux soins de santé de base.</p>
<p>Mais ceci n'est qu'une simple illustration des maux qui privent la RDC d’un développement durable et inclusif. </p>
<p><br></p>
<p>Le modèle économique congolais est resté en effet inchangé depuis l’époque coloniale. Son économie extravertie est caractérisée par les voies de communication orientées vers l’extérieur et qui ont pour principal rôle l’acheminement des matières premières brutes à l’extérieur du pays et l’importation des produits finis.</p>
<p><br></p>
<p>Naturellement, cette dépendance excessive sur les exportations rend le Congo vulnérable aux <a href="https://resourcegovernance.org/analysis-tools/publications/drc-updated-assessment-impact-coronavirus" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;fluctuations des prix des matières premières&lt;/span&gt;"><u>fluctuations des prix des matières premières</u></a>. Donc, la santé macro-économique du pays dépend de facteurs que la RDC ne peut pas contrôler. Pire encore, bien que le secteur extractif congolais contribue à <a href="https://eiti.org/countries/democratic-republic-congo" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;46 % au budget national&lt;/span&gt;"><u>46 % au budget national</u></a>, les retombées économiques échappent au trésor public à cause de la prédation, la mégestion et les détournements par certaines élites politiques congolaises, mais aussi par des hommes d’affaires étrangers et des multinationales.</p>
<p><br></p>
<p>En outre, en dépit de la patrouille financière menée par l’IGF qui a non seulement permis aux régies financières de <a href="https://deskeco.com/2022/07/27/rdc-la-patrouille-financiere-instauree-par-ligf-favorise-la-mobilisation-des-recettes-au-pays-jean" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;mobiliser&lt;/span&gt;"><u>mobiliser</u></a> les recettes au-delà de leurs assignations, et de  révéler l’ampleur de la corruption structurelle généralisée en RDC, la justice congolaise semble être dépourvue de ses capacités pour véritablement punir les corrompus et les corrupteurs. Plusieurs politiques inculpés par le passé dans les cas de corruption sont libres aujourd’hui et certains continuent d’occuper des postes à responsabilités dans les institutions du pays.</p>
<p><br></p>
<p>En conclusion, si des efforts significatifs ne sont pas fournis pour mettre le modèle économique du pays à jour et, surtout, dépolitiser la justice pour qu’elle puisse enrayer la machine de détournement, les travaux de réévaluation en cours n’auront qu’un effet mineur sur le développement économique du pays.</p>
<p><br></p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « <b>GEC</b> » ou « <b>Ebuteli</b> » au +243 894 110 542 pour recevoir le “<b>Po Na GEC</b>” chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 22 mars, Guylain Nyembo, directeur de cabinet du chef de l'État, a <a href="https://actualite.cd/2023/03/23/rdc-le-dircab-de-felix-tshisekedi-dirige-la-premiere-reunion-du-processus-de" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;entamé&lt;/span&gt;"><u>entamé</u></a>  les travaux de réévaluation du contrat sino-congolais signé en 2008. Selon les premières informations communiquées, <a href="https://www.mediacongo.net/article-actualite-119637_contrat_chinois_sur_les_822_millions_decaisses_seuls_300_millions_sont_tracables_522_millions_volatilises_les_chinois_chargent_l_acgt_et_moise_ekanga.html" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;seuls 300 millions&lt;/span&gt;"><u>seuls 300 millions</u></a> sur les 822 millions de dollars américains libérés par la Sicomines ont été retrouvés. Le problème est plus profond et ne se limite pas au seul contrat sino-congolais. Il trouve sa source dans un modèle économique inadéquat, dans la corruption structurelle généralisée et dans un État de droit inefficace. </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce douzième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b>, centre de recherche de l’Université de New-York, et d’<b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Je suis <b>Jacques Mukena</b>, chercheur principal en gouvernance à <b>Ebuteli</b>. Nous sommes le vendredi 31 mars 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Les problèmes soulevés dans le <a href="https://igf.gouv.cd/uploads/rapports/CONCLUSIONS-DE-L-IGF-SUR-LE-CONTRAT-CHINOIS-63ed1783e8c65.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;rapport de l’Inspection générale des finances (IGF&lt;/span&gt;"><u>rapport de l’Inspection générale des finances (IGF</u></a>) vont au-delà de la Sicomines et touchent à l’ensemble du secteur extractif congolais. Plusieurs investigations, notamment celles de <a href="https://congoholdup.com/en/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;Congo Hold Up&lt;/span&gt;"><u>Congo Hold Up</u></a>, notent, par exemple, que la corruption et la mauvaise gestion au sein des sociétés minières privent la RDC d’une grande partie de ses recettes budgétaires. </p>
<p><br></p>
<p>À titre d’exemple, <a href="https://www.corruptiontue.org/posts/des-milliard-perdus" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;un rapport de la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV&lt;/span&gt;"><u>un rapport de la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV</u></a>) estime qu’entre 2003 et 2021, la RDC aurait perdu 1,95 milliard de dollars américains à cause de la prédation dans le secteur extractif. Ce montant aurait pu financer la construction de plus de 8 000 kilomètres de routes asphaltées, plus de 10 000 écoles et de financer l’accès de 21 millions de personnes aux soins de santé de base.</p>
<p>Mais ceci n'est qu'une simple illustration des maux qui privent la RDC d’un développement durable et inclusif. </p>
<p><br></p>
<p>Le modèle économique congolais est resté en effet inchangé depuis l’époque coloniale. Son économie extravertie est caractérisée par les voies de communication orientées vers l’extérieur et qui ont pour principal rôle l’acheminement des matières premières brutes à l’extérieur du pays et l’importation des produits finis.</p>
<p><br></p>
<p>Naturellement, cette dépendance excessive sur les exportations rend le Congo vulnérable aux <a href="https://resourcegovernance.org/analysis-tools/publications/drc-updated-assessment-impact-coronavirus" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;fluctuations des prix des matières premières&lt;/span&gt;"><u>fluctuations des prix des matières premières</u></a>. Donc, la santé macro-économique du pays dépend de facteurs que la RDC ne peut pas contrôler. Pire encore, bien que le secteur extractif congolais contribue à <a href="https://eiti.org/countries/democratic-republic-congo" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;46 % au budget national&lt;/span&gt;"><u>46 % au budget national</u></a>, les retombées économiques échappent au trésor public à cause de la prédation, la mégestion et les détournements par certaines élites politiques congolaises, mais aussi par des hommes d’affaires étrangers et des multinationales.</p>
<p><br></p>
<p>En outre, en dépit de la patrouille financière menée par l’IGF qui a non seulement permis aux régies financières de <a href="https://deskeco.com/2022/07/27/rdc-la-patrouille-financiere-instauree-par-ligf-favorise-la-mobilisation-des-recettes-au-pays-jean" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;mobiliser&lt;/span&gt;"><u>mobiliser</u></a> les recettes au-delà de leurs assignations, et de  révéler l’ampleur de la corruption structurelle généralisée en RDC, la justice congolaise semble être dépourvue de ses capacités pour véritablement punir les corrompus et les corrupteurs. Plusieurs politiques inculpés par le passé dans les cas de corruption sont libres aujourd’hui et certains continuent d’occuper des postes à responsabilités dans les institutions du pays.</p>
<p><br></p>
<p>En conclusion, si des efforts significatifs ne sont pas fournis pour mettre le modèle économique du pays à jour et, surtout, dépolitiser la justice pour qu’elle puisse enrayer la machine de détournement, les travaux de réévaluation en cours n’auront qu’un effet mineur sur le développement économique du pays.</p>
<p><br></p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « <b>GEC</b> » ou « <b>Ebuteli</b> » au +243 894 110 542 pour recevoir le “<b>Po Na GEC</b>” chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 Mar 2023 17:25:00 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 22 mars, Guylain Nyembo, directeur de cabinet du chef de l'État, a entamé (https://actualite.cd/2023/03/23/rdc-le-dircab-de-felix-tshisekedi-dirige-la-premiere-reunion-du-processus-de)  les travaux de réévaluation du contrat sino-congolais signé en...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>Le déploiement du contingent angolais relèvera-t-il le défi du désarmement du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 17 mars, le parlement angolais a autorisé le déploiement d’un contingent de 500 militaires au Nord-Kivu, province en proie à de violents conflits opposant les Forces armées de la RDC et le Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda. Cette province accueille déjà les troupes burundaises et kényanes de la Force régionale de la Communauté Est-Africaine (EACRF), en plus des contingents ougandais et sud-soudanais attendus. Cette décision consacre une évolution dans le rôle joué par l’Angola dont le président, Joao Lourenço, assume la mission de médiation dans la crise du M23, mission qui lui a été confiée l’année dernière par l’Union africaine.</p>
<p><br></p>
<p>Cette initiative pourrait-elle changer la donne sécuritaire sur un terrain où s'enlise la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC) ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mars, le parlement angolais a autorisé le déploiement d’un contingent de 500 militaires au Nord-Kivu, province en proie à de violents conflits opposant les Forces armées de la RDC et le Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda. Cette province accueille déjà les troupes burundaises et kényanes de la Force régionale de la Communauté Est-Africaine (EACRF), en plus des contingents ougandais et sud-soudanais attendus. Cette décision consacre une évolution dans le rôle joué par l’Angola dont le président, Joao Lourenço, assume la mission de médiation dans la crise du M23, mission qui lui a été confiée l’année dernière par l’Union africaine.</p>
<p><br></p>
<p>Cette initiative pourrait-elle changer la donne sécuritaire sur un terrain où s'enlise la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC) ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 Mar 2023 14:34:54 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Quels enjeux politiques pour la session de mars 2023 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Cette session s’annonce éminemment politique car, (...), elle s’ouvre à quelques mois du début de dépôt des candidatures en prévision des élections générales prévues au 20 décembre 2023</em> » a déclaré, le 15 mars, Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, lors de l’ouverture de la session de mars. Alors, pourquoi cette session est-elle hautement politique ? </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour, je m’appelle <b>Ange Makadi Ngoy</b>. Je suis chercheuse à <b>Ebuteli</b>. Vous écoutez le dixième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b> de l’Université de New York et de son partenaire de recherche en RDC, <b>Ebuteli</b>, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Cette session s’annonce éminemment politique car, (...), elle s’ouvre à quelques mois du début de dépôt des candidatures en prévision des élections générales prévues au 20 décembre 2023</em> » a déclaré, le 15 mars, Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, lors de l’ouverture de la session de mars. Alors, pourquoi cette session est-elle hautement politique ? </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour, je m’appelle <b>Ange Makadi Ngoy</b>. Je suis chercheuse à <b>Ebuteli</b>. Vous écoutez le dixième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b> de l’Université de New York et de son partenaire de recherche en RDC, <b>Ebuteli</b>, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Mar 2023 16:15:37 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>« Cette session s’annonce éminemment politique car, (...), elle s’ouvre à quelques mois du début de dépôt des candidatures en prévision des élections générales prévues au 20 décembre 2023 » a déclaré, le 15 mars, Christophe Mboso, président de l’Assemb...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>La lutte pour les droits des femmes en RDC, quelles avancées ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Lundi 6 mars, Gisèle Ndaya Luseba a, sur son compte Twitter, appelé les Congolaises et Congolais à bannir cette année toute connotation festive liée à la célébration de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes. « <em>La commémoration de la journée internationale de la femme se fera partout en RDC par un dialogue entre nos décideurs avec les femmes et une levée des fonds pour la solidarité aux femmes de l’Est. Pas d’activité festive partout </em>», a écrit la ministre du Genre, Famille et Enfant. La journée internationale de la lutte pour les droits des femmes est, en effet, parfois mal comprise. Offre de pagnes, organisation de concerts, ou soirée arrosée au Nganda, nombreux sont les exemples reléguant ce jour de réaffirmation de l’importance de la lutte pour les droits des femmes à une simple fête commerciale. Les inégalités sont pourtant toujours bien là et le combat loin d’être terminé.</p>
<p> </p>
<p>Alors, à l'occasion de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, quelles sont les avancées concrètes en RDC ces dernières années ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Lundi 6 mars, Gisèle Ndaya Luseba a, sur son compte Twitter, appelé les Congolaises et Congolais à bannir cette année toute connotation festive liée à la célébration de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes. « <em>La commémoration de la journée internationale de la femme se fera partout en RDC par un dialogue entre nos décideurs avec les femmes et une levée des fonds pour la solidarité aux femmes de l’Est. Pas d’activité festive partout </em>», a écrit la ministre du Genre, Famille et Enfant. La journée internationale de la lutte pour les droits des femmes est, en effet, parfois mal comprise. Offre de pagnes, organisation de concerts, ou soirée arrosée au Nganda, nombreux sont les exemples reléguant ce jour de réaffirmation de l’importance de la lutte pour les droits des femmes à une simple fête commerciale. Les inégalités sont pourtant toujours bien là et le combat loin d’être terminé.</p>
<p> </p>
<p>Alors, à l'occasion de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, quelles sont les avancées concrètes en RDC ces dernières années ?</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Mar 2023 15:46:20 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>RDC : Comprendre le sentiment de rejet de la France par les Congolais</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 1er mars a débuté la dix-huitième visite d'Emmanuel Macron en Afrique et  sa première en RDC ce vendredi. C’est aussi la première visite d’un président français en RDC depuis celle de François Hollande en 2012 en marge du sommet de la francophonie. Mais si la visite de Hollande était marquée par des tensions avec le gouvernement congolais, celle de Macron risque d’être entachée par la vague de sentiment anti-France sur le continent. Comment comprendre ce sentiment en RDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er mars a débuté la dix-huitième visite d'Emmanuel Macron en Afrique et  sa première en RDC ce vendredi. C’est aussi la première visite d’un président français en RDC depuis celle de François Hollande en 2012 en marge du sommet de la francophonie. Mais si la visite de Hollande était marquée par des tensions avec le gouvernement congolais, celle de Macron risque d’être entachée par la vague de sentiment anti-France sur le continent. Comment comprendre ce sentiment en RDC ? </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 Mar 2023 20:19:03 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Nord-Kivu : peu d’électeurs, peu d’élus</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis une semaine, l’opération d’enrôlement se déroule timidement dans le Nord-Kivu, l’une des deux provinces sous état de siège. Dans le territoire de Rutshuru, occupé en grande partie par les rebelles du M23 soutenus par Kigali, très peu de centres d’inscription des électeurs sont opérationnels. Au risque d’impacter négativement sur le poids électoral de la province. Mais pas seulement.<br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle <b>Trésor Kibangula</b>. Je suis analyste et directeur du pilier politique à <b>Ebuteli</b>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le septième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC,</b> capsule audio d’Ebuteli et du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b>, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 24 février 2023.<br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une semaine, l’opération d’enrôlement se déroule timidement dans le Nord-Kivu, l’une des deux provinces sous état de siège. Dans le territoire de Rutshuru, occupé en grande partie par les rebelles du M23 soutenus par Kigali, très peu de centres d’inscription des électeurs sont opérationnels. Au risque d’impacter négativement sur le poids électoral de la province. Mais pas seulement.<br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle <b>Trésor Kibangula</b>. Je suis analyste et directeur du pilier politique à <b>Ebuteli</b>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le septième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC,</b> capsule audio d’Ebuteli et du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b>, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 24 février 2023.<br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 Feb 2023 11:18:48 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Redéploiement de la force régionale: vers un divorce entre la RDC et l'EAC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Tout ce qui n’est pas dans la logique de la cessation des hostilités par le M23, de la cessation de l’agression par le Rwanda, du retrait des zones occupées par le M23 et l’armée rwandaise, du retour des Congolais à leurs domiciles ne sera pas accepté ». Ce sont les mots du ministre des Affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula qui réagissait au communiqué de la réunion des chefs d’état-major de la communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC).<br>
</p>
<p>En effet, lors de celle-ci, le 9 février à Nairobi, les chefs d’état-majors de l’EAC ont proposé un cessez-le-feu immédiat et un nouveau chronogramme de retrait du M23. Ils ont aussi proposé un nouveau partage des zones dans la province du Nord-Kivu où leurs armées devront se redéployer. Cette dernière proposition a particulièrement été reçue avec réserve du côté congolais.  </p>
<p> </p>
<p>Est-ce un pas de plus vers un divorce entre la RDC et l’EAC ?</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Tout ce qui n’est pas dans la logique de la cessation des hostilités par le M23, de la cessation de l’agression par le Rwanda, du retrait des zones occupées par le M23 et l’armée rwandaise, du retour des Congolais à leurs domiciles ne sera pas accepté ». Ce sont les mots du ministre des Affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula qui réagissait au communiqué de la réunion des chefs d’état-major de la communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC).<br>
</p>
<p>En effet, lors de celle-ci, le 9 février à Nairobi, les chefs d’état-majors de l’EAC ont proposé un cessez-le-feu immédiat et un nouveau chronogramme de retrait du M23. Ils ont aussi proposé un nouveau partage des zones dans la province du Nord-Kivu où leurs armées devront se redéployer. Cette dernière proposition a particulièrement été reçue avec réserve du côté congolais.  </p>
<p> </p>
<p>Est-ce un pas de plus vers un divorce entre la RDC et l’EAC ?</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Feb 2023 19:57:32 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>« Tout ce qui n’est pas dans la logique de la cessation des hostilités par le M23, de la cessation de l’agression par le Rwanda, du retrait des zones occupées par le M23 et l’armée rwandaise, du retour des Congolais à leurs domiciles ne sera pas accept...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Crise dans l’Est: RDC, perdue dans la solitude</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Vous n’êtes pas venus ici pour favoriser le M23. Et ce serait dommage que la population s’en prenne à vous. Vous êtes venus pour nous aider, vous n’êtes pas venus pour avoir des problèmes</em>. » Ces mots sont ceux du président Félix Tshisekedi au général Jeff Nyagah, commandant de la force régionale de la Communauté est-africaine (EACRF). Droit, visage ferme, à côté de son homologue kényan, William Ruto, le chef de l’État congolais fustigeait le 4 février 2023 l’inaction de la force régionale. Comment en est-on arrivé là ?</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Vous n’êtes pas venus ici pour favoriser le M23. Et ce serait dommage que la population s’en prenne à vous. Vous êtes venus pour nous aider, vous n’êtes pas venus pour avoir des problèmes</em>. » Ces mots sont ceux du président Félix Tshisekedi au général Jeff Nyagah, commandant de la force régionale de la Communauté est-africaine (EACRF). Droit, visage ferme, à côté de son homologue kényan, William Ruto, le chef de l’État congolais fustigeait le 4 février 2023 l’inaction de la force régionale. Comment en est-on arrivé là ?</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Feb 2023 20:27:06 +0000</pubDate>
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                <title>La visite du pape François en RDC peut-elle apporter des changements profonds ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Quatre jours. C’est le temps qu’a duré le voyage du pape François à Kinshasa, du 31 janvier au 3 février. Officiellement, sept grandes rencontres ont eu lieu entre le palais de la Nation, la nonciature, l’aéroport de Ndolo, le stade des Martyrs, la cathédrale Notre-Dame du Congo et le centre interdiocésain. Cette première visite du pape argentin aura été à la fois politique et apostolique. Réconciliation, cessation de violence, appel à des élections transparentes, amélioration de la situation sociale, dénonciation du colonialisme économique, lutte contre la corruption… Le Saint-père a posé un diagnostic complet de l’état de la RDC. Sera-t-il entendu ? </p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Quatre jours. C’est le temps qu’a duré le voyage du pape François à Kinshasa, du 31 janvier au 3 février. Officiellement, sept grandes rencontres ont eu lieu entre le palais de la Nation, la nonciature, l’aéroport de Ndolo, le stade des Martyrs, la cathédrale Notre-Dame du Congo et le centre interdiocésain. Cette première visite du pape argentin aura été à la fois politique et apostolique. Réconciliation, cessation de violence, appel à des élections transparentes, amélioration de la situation sociale, dénonciation du colonialisme économique, lutte contre la corruption… Le Saint-père a posé un diagnostic complet de l’état de la RDC. Sera-t-il entendu ? </p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 Feb 2023 17:58:49 +0000</pubDate>
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                <title>Djugu, l’autre conflit sanglant de l’est de la RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis la chute de Bunagana, en juin dernier, le conflit du M23 accapare une grande partie de l’attention médiatique et politique en RD Congo. Ceci est compréhensible : le risque d’un conflit ouvert avec le Rwanda et les graves exactions perpétrées mobilisent légitimement l’opinion publique et les décideurs. Néanmoins, cette focalisation fait passer au second plan d’autres conflits, comme celui du territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, qui est pourtant plus meurtrier encore pour les civils. Plus de mille d’entre eux y ont été tués ces deux dernières années. Entre les 13 et 16 janvier, à Nyambamba, au moins 31 civils ont à nouveau été tués par des miliciens Codeco. Pourquoi ne parvient-on pas à y maîtriser la violence ?</p>
<p>Bonjour et bienvenu dans ce troisième épisode de la saison trois de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur des recherches sur la violence de l’Institut Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 janvier, et cette semaine, nous nous intéressons au conflit sur le territoire de Djugu.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite surwww.congoresearchgroup.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la chute de Bunagana, en juin dernier, le conflit du M23 accapare une grande partie de l’attention médiatique et politique en RD Congo. Ceci est compréhensible : le risque d’un conflit ouvert avec le Rwanda et les graves exactions perpétrées mobilisent légitimement l’opinion publique et les décideurs. Néanmoins, cette focalisation fait passer au second plan d’autres conflits, comme celui du territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, qui est pourtant plus meurtrier encore pour les civils. Plus de mille d’entre eux y ont été tués ces deux dernières années. Entre les 13 et 16 janvier, à Nyambamba, au moins 31 civils ont à nouveau été tués par des miliciens Codeco. Pourquoi ne parvient-on pas à y maîtriser la violence ?</p>
<p>Bonjour et bienvenu dans ce troisième épisode de la saison trois de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur des recherches sur la violence de l’Institut Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 janvier, et cette semaine, nous nous intéressons au conflit sur le territoire de Djugu.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite surwww.congoresearchgroup.org</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 Jan 2023 16:08:23 +0000</pubDate>
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                <title>Cabinet présidentiel : restructuration politique ou réduction du train de vie des institutions ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le dimanche 15 janvier, une communication importante de la présidence est annoncée, comme il en est de coutume au Congo, à des heures tardives, sur les ondes de la RTNC. Il s’agira, finalement, non de l’annonce du nouveau gouvernement tant attendu, ni d’un message de condoléances du Président Félix Tshisekedi après l’attentat de Kasindi, mais d’un remaniement du cabinet présidentiel. Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du<b> Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b> et de son partenaire de recherche en RDC, <b>Ebuteli</b>, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Je m’appelle <b>Joshua Walker</b>. Je suis le directeur de programme du GEC, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 janvier 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le dimanche 15 janvier, une communication importante de la présidence est annoncée, comme il en est de coutume au Congo, à des heures tardives, sur les ondes de la RTNC. Il s’agira, finalement, non de l’annonce du nouveau gouvernement tant attendu, ni d’un message de condoléances du Président Félix Tshisekedi après l’attentat de Kasindi, mais d’un remaniement du cabinet présidentiel. Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de la saison 3 de <b>Po Na GEC</b>, capsule audio du<b> Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b> et de son partenaire de recherche en RDC, <b>Ebuteli</b>, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Je m’appelle <b>Joshua Walker</b>. Je suis le directeur de programme du GEC, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 janvier 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 Jan 2023 16:29:38 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>L'armée burundaise au Sud-Kivu : entre pompier et pyromane</title>
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                <description><![CDATA[<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'EB Garamond',serif;color:#191919;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;À&lt;/span&gt;">À</a> Uvira, au Sud-Kivu, des camions militaires traversent la frontière. Il s'agit de la relève des soldats des forces de défense nationale du Burundi - FDNB. <u>En alliance avec les Imbonerakure </u>- une milice burundaise, les FARDC et trois groupes armés de la zone, les soldats burundais ont avancé de manière ciblée. Selon certains rapports d’habitants de Bijombo, la force commence à présenter des résultats importants dans la sécurisation des communautés. Mais selon d’autres, il faut craindre des contre-attaques et représailles qui empireront la situation. Est-ce que l’intervention de l’armée burundaise sera une étape sur le chemin vers une paix durable ? ou est-ce qu’elle attise simplement les tensions existantes ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 1er épisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Eliora Henzler, coordinatrice du Baromètre sécuritaire du Kivu, </p>
<p>le KST. Nous sommes le vendredi 13 janvier 2023.</p>
<p><br>
Lire la suite sur<a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/" title="&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;font-family:Arial;color:#26212b;background-color:#ffffff;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:#ffffff;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;www.congoresaerchgroup.org&lt;/span&gt;"> <u>www.congoresaerchgroup.org</u></a> </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:'EB Garamond',serif;color:#191919;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;À&lt;/span&gt;">À</a> Uvira, au Sud-Kivu, des camions militaires traversent la frontière. Il s'agit de la relève des soldats des forces de défense nationale du Burundi - FDNB. <u>En alliance avec les Imbonerakure </u>- une milice burundaise, les FARDC et trois groupes armés de la zone, les soldats burundais ont avancé de manière ciblée. Selon certains rapports d’habitants de Bijombo, la force commence à présenter des résultats importants dans la sécurisation des communautés. Mais selon d’autres, il faut craindre des contre-attaques et représailles qui empireront la situation. Est-ce que l’intervention de l’armée burundaise sera une étape sur le chemin vers une paix durable ? ou est-ce qu’elle attise simplement les tensions existantes ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 1er épisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Eliora Henzler, coordinatrice du Baromètre sécuritaire du Kivu, </p>
<p>le KST. Nous sommes le vendredi 13 janvier 2023.</p>
<p><br>
Lire la suite sur<a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/" title="&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;font-family:Arial;color:#26212b;background-color:#ffffff;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size:10.5pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:#ffffff;font-weight:700;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;www.congoresaerchgroup.org&lt;/span&gt;"> <u>www.congoresaerchgroup.org</u></a> </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 Jan 2023 16:23:45 +0000</pubDate>
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                <title>M23 - Rwanda : comprendre les dernières victoires diplomatiques de la RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>La fin de l'année 2022 a été grisante pour la diplomatie congolaise. Le 9 décembre 2022, le gouvernement belge appelle le Rwanda à cesser de soutenir le M23 ; dix jours plus tard, le gouvernement français fait de même. Puis, le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU abandonne l'obligation - longtemps dénoncée par le gouvernement de Félix Tshisekedi - pour les pays de notifier aux Nations unies les livraisons d'armes à destination de la RDC. Que se cache-t-il derrière cette série de victoires diplomatiques pour le gouvernement congolais, et que signifie-t-elle ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je suis Jason Stearns, le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York, qui travaille avec Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 43e épisode --le dernier pour 2022-- de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
 </p>
<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La fin de l'année 2022 a été grisante pour la diplomatie congolaise. Le 9 décembre 2022, le gouvernement belge appelle le Rwanda à cesser de soutenir le M23 ; dix jours plus tard, le gouvernement français fait de même. Puis, le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU abandonne l'obligation - longtemps dénoncée par le gouvernement de Félix Tshisekedi - pour les pays de notifier aux Nations unies les livraisons d'armes à destination de la RDC. Que se cache-t-il derrière cette série de victoires diplomatiques pour le gouvernement congolais, et que signifie-t-elle ?<br>
</p>
<p>Bonjour ! Je suis Jason Stearns, le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York, qui travaille avec Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 43e épisode --le dernier pour 2022-- de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
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<p><br></p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Dec 2022 21:30:37 +0000</pubDate>
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                <title>Dans quel état se trouve la nation congolaise ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 10 décembre 2022, le président Félix Tshisekedi a prononcé, pour la quatrième fois, le discours sur l’état de la nation. C’est devant une salle de congrès pleine à craquer que le chef de l’État s’est soumis à ce rendez-vous annuel, obligation constitutionnelle. Son avant-dernier discours sur l’état de la nation avant la fin de son mandat à la tête du pays et les élections prévues le 20 décembre 2023. Alors dans quel état se trouve la nation ? <br>
</p>
<p>Bonjour! Je m’appelle <b>Trésor Kibangula</b>. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 42e épisode de la saison 2 de<b> Po Na GEC</b>, capsule audio d’<b>Ebuteli</b> et du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b>, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC.<br>
</p>
<p> Nous sommes vendredi 16 décembre 2022. <br>
</p>
<p>Dans son discours, Félix Tshisekedi a énuméré des progrès dans différents secteurs de la vie de l’État. L’économie du pays « <em>se porte de mieux en mieux </em><em>»</em> avec une croissance de plus de 6% ; le processus d’électrification est en cours dans les zones autour de Kinshasa et dans d’autres parties du pays ; le recrutement, la réhabilitation et la mise à la retraite sont envisagés dans l’administration publique ; plus de 5 000 nouveaux magistrats recrutés ou réhabilités vont faciliter l’accès à la justice, etc.<br>
</p>
<p>Malgré ces progrès, le pays est en deuil. Double deuil, multiples deuils même. En effet, au lendemain du discours sur l'état de la nation, et alors que le président et plusieurs membres du gouvernement séjournent aux États-Unis d’Amérique, une pluie diluvienne a fait ravage à Kinshasa. Au moins 120 personnes ont perdu la vie, selon le gouvernement. Elles ne sont pas les premières victimes des inondations dans cette mégapole où vit plus d’un congolais sur dix. La capitale congolaise est connue pour ses égouts bouchés et pour ses nombreux problèmes d’urbanisme. Chaque saison de pluie apporte l’anxiété, le stress et souvent la mort. Officiellement, le coupable est le changement climatique. Mais la gouvernance y est pour beaucoup. Y aura-t-il des sanctions ? Pour l’instant, un deuil de trois jours a été décrété et le chef de l’État a promis d'écourter son séjour américain. <br>
</p>
<p>Plus d’une semaine plutôt, le gouvernement avait déjà décrété un autre deuil national. Cette fois-là, le coupable était bien identifié : selon l’ONU, plus de 131 personnes ont été tuées par les rebelles du M23 soutenu par le Rwanda. Depuis les affrontements de mars 2022, le M23 a déjà causé le déplacement de plus de 450 000 personnes, aggravant une situation sécuritaire et humanitaire déjà catastrophique. Et le gouvernement n’a jusque-là pas été en mesure d’endiguer cette nouvelle rébellion, et encore moins de neutraliser d’autres groupes armés dans la région. <br>
</p>
<p>L’état de siège qui, selon Félix Tshisekedi, demeure le « <em>cadre approprié pour mieux affronter les ennemis de la paix </em><em>»</em>, n’a pour l’instant pas montré son efficacité. Cette mesure exceptionnelle vient pourtant d’être prorogée pour la 38e fois par le Parlement. L’intervention ougandaise contre les ADF, autorisée depuis plus d’un an, n’a pas non plus réussi à mettre fin aux tueries. Le <b>Baromètre sécuritaire du Kivu (KST)</b> a documenté 984 personnes tuées par les ADF depuis le lancement des opérations ougandaises au Nord-Kivu et en Ituri.  Et la force de la Communauté des États d’Afrique de l’Est en déploiement dans la région doit encore montrer ses résultats. <br>
</p>
<p>Les victimes de conflits ne sont pas limitées dans les provinces de l’est de la RDC. Le président le reconnaît dans son discours : conflit communautaire à Kwamouth, conflits fonciers au Kongo-Central, conflit coutumier au Kasaï, notamment. Amorçant la dernière année de son mandat, Tshisekedi pourra-t-il enfin stabiliser le pays ? </p>
<p><br></p>
<p>Pour la suite, consulter <b>congoresearchgroup.org</b> </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 décembre 2022, le président Félix Tshisekedi a prononcé, pour la quatrième fois, le discours sur l’état de la nation. C’est devant une salle de congrès pleine à craquer que le chef de l’État s’est soumis à ce rendez-vous annuel, obligation constitutionnelle. Son avant-dernier discours sur l’état de la nation avant la fin de son mandat à la tête du pays et les élections prévues le 20 décembre 2023. Alors dans quel état se trouve la nation ? <br>
</p>
<p>Bonjour! Je m’appelle <b>Trésor Kibangula</b>. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 42e épisode de la saison 2 de<b> Po Na GEC</b>, capsule audio d’<b>Ebuteli</b> et du <b>Groupe d’étude sur le Congo (GEC)</b>, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC.<br>
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<p> Nous sommes vendredi 16 décembre 2022. <br>
</p>
<p>Dans son discours, Félix Tshisekedi a énuméré des progrès dans différents secteurs de la vie de l’État. L’économie du pays « <em>se porte de mieux en mieux </em><em>»</em> avec une croissance de plus de 6% ; le processus d’électrification est en cours dans les zones autour de Kinshasa et dans d’autres parties du pays ; le recrutement, la réhabilitation et la mise à la retraite sont envisagés dans l’administration publique ; plus de 5 000 nouveaux magistrats recrutés ou réhabilités vont faciliter l’accès à la justice, etc.<br>
</p>
<p>Malgré ces progrès, le pays est en deuil. Double deuil, multiples deuils même. En effet, au lendemain du discours sur l'état de la nation, et alors que le président et plusieurs membres du gouvernement séjournent aux États-Unis d’Amérique, une pluie diluvienne a fait ravage à Kinshasa. Au moins 120 personnes ont perdu la vie, selon le gouvernement. Elles ne sont pas les premières victimes des inondations dans cette mégapole où vit plus d’un congolais sur dix. La capitale congolaise est connue pour ses égouts bouchés et pour ses nombreux problèmes d’urbanisme. Chaque saison de pluie apporte l’anxiété, le stress et souvent la mort. Officiellement, le coupable est le changement climatique. Mais la gouvernance y est pour beaucoup. Y aura-t-il des sanctions ? Pour l’instant, un deuil de trois jours a été décrété et le chef de l’État a promis d'écourter son séjour américain. <br>
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<p>Plus d’une semaine plutôt, le gouvernement avait déjà décrété un autre deuil national. Cette fois-là, le coupable était bien identifié : selon l’ONU, plus de 131 personnes ont été tuées par les rebelles du M23 soutenu par le Rwanda. Depuis les affrontements de mars 2022, le M23 a déjà causé le déplacement de plus de 450 000 personnes, aggravant une situation sécuritaire et humanitaire déjà catastrophique. Et le gouvernement n’a jusque-là pas été en mesure d’endiguer cette nouvelle rébellion, et encore moins de neutraliser d’autres groupes armés dans la région. <br>
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<p>L’état de siège qui, selon Félix Tshisekedi, demeure le « <em>cadre approprié pour mieux affronter les ennemis de la paix </em><em>»</em>, n’a pour l’instant pas montré son efficacité. Cette mesure exceptionnelle vient pourtant d’être prorogée pour la 38e fois par le Parlement. L’intervention ougandaise contre les ADF, autorisée depuis plus d’un an, n’a pas non plus réussi à mettre fin aux tueries. Le <b>Baromètre sécuritaire du Kivu (KST)</b> a documenté 984 personnes tuées par les ADF depuis le lancement des opérations ougandaises au Nord-Kivu et en Ituri.  Et la force de la Communauté des États d’Afrique de l’Est en déploiement dans la région doit encore montrer ses résultats. <br>
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<p>Les victimes de conflits ne sont pas limitées dans les provinces de l’est de la RDC. Le président le reconnaît dans son discours : conflit communautaire à Kwamouth, conflits fonciers au Kongo-Central, conflit coutumier au Kasaï, notamment. Amorçant la dernière année de son mandat, Tshisekedi pourra-t-il enfin stabiliser le pays ? </p>
<p><br></p>
<p>Pour la suite, consulter <b>congoresearchgroup.org</b> </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Dec 2022 14:28:12 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 10 décembre 2022, le président Félix Tshisekedi a prononcé, pour la quatrième fois, le discours sur l’état de la nation. C’est devant une salle de congrès pleine à craquer que le chef de l’État s’est soumis à ce rendez-vous annuel, obligation consti...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Un calendrier électoral avec des contraintes en moins ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>En publiant fin novembre le calendrier électoral tant attendu, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) voulait avant tout rassurer en sa capacité à organiser les élections dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin 2023. Au passage, elle a même éclipsé certaines contraintes qui figuraient pourtant dans sa feuille de route publiée début février 2022. Qu’en est-il vraiment ?<br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez l’épisode 41 de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 9 décembre 2022.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En publiant fin novembre le calendrier électoral tant attendu, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) voulait avant tout rassurer en sa capacité à organiser les élections dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin 2023. Au passage, elle a même éclipsé certaines contraintes qui figuraient pourtant dans sa feuille de route publiée début février 2022. Qu’en est-il vraiment ?<br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez l’épisode 41 de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 9 décembre 2022.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Dec 2022 15:01:36 +0000</pubDate>
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                <title>Nairobi III : pour quoi faire ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans une tente dressée sur la pelouse, de l'hôtel Safari Park à Nairobi, se tient depuis cinq  jours la troisième phase des pourparlers <a href="https://www.eac.int/communique/2691-launching-of-the-third-inter-congolese-dialogue-under-the-eac-led-nairobi-process" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&amp;nbsp;de Nairobi&lt;/span&gt;"><u>de Nairobi</u></a>, piloté par la Communauté de l’Afrique de l’Est, l’EAC. <br>
</p>
<p>Des chefs d’État de l’EAC, délégués congolais, des représentants de la société civile et des groupes armés, sont réunis. Les travaux sont censés poser les bases politiques d’un processus de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), expliquer son fonctionnement et dialoguer pour élaborer des pistes de mise en œuvre. On appelle à la paix. Les groupes armés présents sont félicités pour leur patriotisme - les absents menacés d’attaque par la force régionale s'ils refusent de déposer les armes. Pour certains acteurs armés, c’est la cinquième fois en quatre ans que le gouvernement les invite au dialogue. Quel espoir pour ces pourparlers ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 40e épisode de la saison 2 de <b>Po na GEC</b>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Eliora Henzler</b>, coordinatrice du Baromètre sécuritaire du Kivu, le KST. Nous sommes le vendredi 2 décembre 2022.<br>
</p>
<p>LIre la suite sur <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/"><b>www.congoresaerchgroup.org</b></a><b> </b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une tente dressée sur la pelouse, de l'hôtel Safari Park à Nairobi, se tient depuis cinq  jours la troisième phase des pourparlers <a href="https://www.eac.int/communique/2691-launching-of-the-third-inter-congolese-dialogue-under-the-eac-led-nairobi-process" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&amp;nbsp;de Nairobi&lt;/span&gt;"><u>de Nairobi</u></a>, piloté par la Communauté de l’Afrique de l’Est, l’EAC. <br>
</p>
<p>Des chefs d’État de l’EAC, délégués congolais, des représentants de la société civile et des groupes armés, sont réunis. Les travaux sont censés poser les bases politiques d’un processus de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS), expliquer son fonctionnement et dialoguer pour élaborer des pistes de mise en œuvre. On appelle à la paix. Les groupes armés présents sont félicités pour leur patriotisme - les absents menacés d’attaque par la force régionale s'ils refusent de déposer les armes. Pour certains acteurs armés, c’est la cinquième fois en quatre ans que le gouvernement les invite au dialogue. Quel espoir pour ces pourparlers ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 40e épisode de la saison 2 de <b>Po na GEC</b>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Eliora Henzler</b>, coordinatrice du Baromètre sécuritaire du Kivu, le KST. Nous sommes le vendredi 2 décembre 2022.<br>
</p>
<p>LIre la suite sur <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/"><b>www.congoresaerchgroup.org</b></a><b> </b></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Dec 2022 17:10:58 +0000</pubDate>
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                <title>La RDC doit-elle rester membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ?</title>
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                <description><![CDATA[<p><br>
Avant, pendant et après le 18e sommet de cette organisation regroupant les États et gouvernements ayant en commun la langue française, tenue à Djerba les 19 et 20 novembre, la question se pose encore au Congo. D’autant que l’OIF n’a toujours pas condamné le soutien du Rwanda au groupe armé Mouvement du 23 mars (M23), comme l’espérait Kinshasa. Au contraire, certains propos de Louise Mushikiwabo, ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères et actuelle secrétaire générale de l’OIF, ont énervé davantage les Congolais. Tout ceci est-il suffisant pour quitter l’OIF ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 39e épisode de la saison 2 de Po na GEC, le podcast qui décrypte chaque semaine l’actualité de la RDC. Je suis<b> Ithiel Batumike</b>, chercheur principal au pilier politique d’<b>Ebuteli</b>, partenaire du <b>Groupe d’étude sur le Congo </b>de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 25 novembre 2022.<br>
</p>
<p>Ce 18e sommet de l’OIF était, pour la RDC, une nouvelle opportunité diplomatique pour décrocher une condamnation du Rwanda qui soutient la rébellion du M23. Visiblement les attentes de Kinshasa n’ont pas été rencontrées. Car malgré le boycott de la photo de famille de ce sommet par  le Premier ministre Sama Lukonde, en signe de désapprobation de l’attitude du Rwanda, les propos de la secrétaire générale de l’OIF apportant un soutien à son pays d’origine, le Rwanda, n’ont pas aidé non plus à calmer les esprits. « <em>Il y a des éléments en RDC juste à la frontière du Rwanda qui sont une menace pour la sécurité du Rwanda », </em>a en effet déclaré Louise Mushikiwabo. Des propos très graves pour celle qui est censée représenter l’OIF. Ils traduisent une partialité dans son chef au mépris de son obligation de neutralité, en violation de <a href="https://www.francophonie.org/sites/default/files/2019-09/charte_francophonie_antananarivo_2005.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;l’article 1er de la Charte de l’OIF&lt;/span&gt;"><u>l’article 1er de la Charte de l’OIF</u></a>. Cette violation de son obligation de réserve devrait normalement conduire à sa déchéance pour sauvegarder l’unité de l’organisation. La RDC a même pensé en vain qu’elle pouvait bloquer sa reconduction au poste de secrétaire générale de l’organisation. Mais faute de concurrent pour le nouveau mandat, elle a été reconduite à son poste. <a href="https://www.francophonie.org/sites/default/files/2022-11/Sommet_xviii_Declaration_Djerba_2022.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;La déclaration de Djerba&lt;/span&gt;"><u>La déclaration de Djerba</u></a> qui mentionne clairement l’agression de l’Ukraine par la fédération de Russie ne fait nullement allusion à la guerre à l’est de la RDC. Elle se contente globalement de regretter la « récurrence des crises et conflits dans l’espace francophone » et appelle  « au dialogue et au règlement pacifique de ces situations ».  Or, l’Ukraine n’est qu’un membre observateur alors que la RDC est un membre de plein droit de l’OIF. En outre, la RDC est l<a href="https://fr.statista.com/infographie/17421/pays-avec-le-plus-de-francophones/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;e premier pays au monde en dehors de la France qui compte le plus grand nombre de francophones.&lt;/span&gt;"><u>e premier pays au monde en dehors de la France qui compte le plus grand nombre de francophones.</u></a> <br>
</p>
<p>Pour autant la RDC doit-elle quitter la Francophonie ? <br>
<br>
 Pour la suite, consulter <b>congoresearchgroup.org</b></p>
<p><br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><br>
Avant, pendant et après le 18e sommet de cette organisation regroupant les États et gouvernements ayant en commun la langue française, tenue à Djerba les 19 et 20 novembre, la question se pose encore au Congo. D’autant que l’OIF n’a toujours pas condamné le soutien du Rwanda au groupe armé Mouvement du 23 mars (M23), comme l’espérait Kinshasa. Au contraire, certains propos de Louise Mushikiwabo, ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères et actuelle secrétaire générale de l’OIF, ont énervé davantage les Congolais. Tout ceci est-il suffisant pour quitter l’OIF ?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 39e épisode de la saison 2 de Po na GEC, le podcast qui décrypte chaque semaine l’actualité de la RDC. Je suis<b> Ithiel Batumike</b>, chercheur principal au pilier politique d’<b>Ebuteli</b>, partenaire du <b>Groupe d’étude sur le Congo </b>de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 25 novembre 2022.<br>
</p>
<p>Ce 18e sommet de l’OIF était, pour la RDC, une nouvelle opportunité diplomatique pour décrocher une condamnation du Rwanda qui soutient la rébellion du M23. Visiblement les attentes de Kinshasa n’ont pas été rencontrées. Car malgré le boycott de la photo de famille de ce sommet par  le Premier ministre Sama Lukonde, en signe de désapprobation de l’attitude du Rwanda, les propos de la secrétaire générale de l’OIF apportant un soutien à son pays d’origine, le Rwanda, n’ont pas aidé non plus à calmer les esprits. « <em>Il y a des éléments en RDC juste à la frontière du Rwanda qui sont une menace pour la sécurité du Rwanda », </em>a en effet déclaré Louise Mushikiwabo. Des propos très graves pour celle qui est censée représenter l’OIF. Ils traduisent une partialité dans son chef au mépris de son obligation de neutralité, en violation de <a href="https://www.francophonie.org/sites/default/files/2019-09/charte_francophonie_antananarivo_2005.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;l’article 1er de la Charte de l’OIF&lt;/span&gt;"><u>l’article 1er de la Charte de l’OIF</u></a>. Cette violation de son obligation de réserve devrait normalement conduire à sa déchéance pour sauvegarder l’unité de l’organisation. La RDC a même pensé en vain qu’elle pouvait bloquer sa reconduction au poste de secrétaire générale de l’organisation. Mais faute de concurrent pour le nouveau mandat, elle a été reconduite à son poste. <a href="https://www.francophonie.org/sites/default/files/2022-11/Sommet_xviii_Declaration_Djerba_2022.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;La déclaration de Djerba&lt;/span&gt;"><u>La déclaration de Djerba</u></a> qui mentionne clairement l’agression de l’Ukraine par la fédération de Russie ne fait nullement allusion à la guerre à l’est de la RDC. Elle se contente globalement de regretter la « récurrence des crises et conflits dans l’espace francophone » et appelle  « au dialogue et au règlement pacifique de ces situations ».  Or, l’Ukraine n’est qu’un membre observateur alors que la RDC est un membre de plein droit de l’OIF. En outre, la RDC est l<a href="https://fr.statista.com/infographie/17421/pays-avec-le-plus-de-francophones/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;e premier pays au monde en dehors de la France qui compte le plus grand nombre de francophones.&lt;/span&gt;"><u>e premier pays au monde en dehors de la France qui compte le plus grand nombre de francophones.</u></a> <br>
</p>
<p>Pour autant la RDC doit-elle quitter la Francophonie ? <br>
<br>
 Pour la suite, consulter <b>congoresearchgroup.org</b></p>
<p><br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Nov 2022 18:26:21 +0000</pubDate>
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Avant, pendant et après le 18e sommet de cette organisation regroupant les États et gouvernements ayant en commun la langue française, tenue à Djerba les 19 et 20 novembre, la question se pose encore au Congo. D’autant que l’OIF n’a toujours pas conda...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Régime de notification d'armes en destination de la RDC, est-ce un embargo déguisé ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« <em>Il n'y a aucune raison objective , aujourd’hui, qui fasse qu’on maintienne la RDC dans une situation d’un pays sur lequel pèse une hypothèque de la méfiance</em> ». Ce sont les mots du vice-Premier ministre et ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula. Il s’exprimait lors du point de presse organisé le 14 novembre par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Il affirmait que l’approvisionnement en armes par la RDC était restreinte à cause des exigences des Nations unies qu’il juge injustifiées. Il suggérait que les banques, les transporteurs et certains fournisseurs refusent de travailler avec la RDC car étant sur une liste noire. Allant  plus loin, le chef de la diplomatie congolaise avait expliqué que ces mesures restrictives de Nations unies sont un soutien à ceux qui combattent la RDC.<br>
</p>
<p>Comment comprendre cette prise de position alors même que le gouvernement congolais n’est plus soumis à un embargo?<br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 38e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 18 novembre 2022.<br>
</p>
<p><br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Il n'y a aucune raison objective , aujourd’hui, qui fasse qu’on maintienne la RDC dans une situation d’un pays sur lequel pèse une hypothèque de la méfiance</em> ». Ce sont les mots du vice-Premier ministre et ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula. Il s’exprimait lors du point de presse organisé le 14 novembre par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Il affirmait que l’approvisionnement en armes par la RDC était restreinte à cause des exigences des Nations unies qu’il juge injustifiées. Il suggérait que les banques, les transporteurs et certains fournisseurs refusent de travailler avec la RDC car étant sur une liste noire. Allant  plus loin, le chef de la diplomatie congolaise avait expliqué que ces mesures restrictives de Nations unies sont un soutien à ceux qui combattent la RDC.<br>
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<p>Comment comprendre cette prise de position alors même que le gouvernement congolais n’est plus soumis à un embargo?<br>
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<p>Bonjour et bienvenue dans ce 38e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 18 novembre 2022.<br>
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</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Nov 2022 19:01:56 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>L’option militaire suffirait-elle pour mettre fin à la crise du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mardi 8 novembre, l'Assemblée nationale de la RDC a voté une recommandation par laquelle elle a décidé d’exclure l’option de dialogue avec le Mouvement du 23 mars (M23) qu’elle a déclaré groupe terroriste. Quelques jours plutôt, le Conseil supérieur de la défense congolais avait décidé d'expulser Vincent Karegeya, ambassadeur rwandais en poste à Kinshasa.</p>
<p>De plus, le Conseil supérieur de la défense a décidé d'accroître la force de frappe des forces de défense et de sécurité  contre le M23 et de prendre des mesures visant la restriction d’accès au territoire congolais au Rwanda. </p>
<p>Au regard de toutes ces  mesures, le gouvernement congolais est-il en mesure d'assumer l'option militaire et renoncer à la diplomatie  pour dénouer la crise sécuritaire liée à la résurgence du M23 ?</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 37e épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;strong&gt;Po Na GEC&lt;/strong&gt;"><b>Po Na GEC</b></a>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Agenonga Chober</b>, chercheur principal pour les Uélé au sein du pilier violence d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;strong&gt;Ebuteli&lt;/strong&gt;"><b>Ebuteli</b></a>, partenaire de recherche du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b>, un centre de recherche de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 11 novembre 2022. </p>
<p><br></p>
<p>Depuis la résurgence du M23 soutenu par le Rwanda, plusieurs mesures visant directement ce pays avaient déjà été prises. Il s’agit entre autres de la suspension du vol de sa compagnie d’avion, RwandAir.</p>
<p><br></p>
<p>Le soutien du Rwanda aurait été déterminant et la RDC dénonce une agression rwandaise. Déjà au mois de mai dernier, l’ambassadeur rwandais avait déjà été convoqué par le gouvernement de Kinshasa pour lui notifier sa désapprobation du soutien de son pays, le Rwanda, au M23 et ce, après que les FARDC ont capturé, le 28 mai 2022, deux éléments de l’armée rwandaise, RDF, présumés soutenir le M23.</p>
<p><br></p>
<p>C’est dans ce même contexte que, dans son adresse à la nation le 3 novembre, le chef de l’État congolais a appelé la jeunesse à se mobiliser et à se constituer en groupes de vigilance face au M23, discours très ambigu qui a alimenté des interprétations diverses au point que certains y voient une incitation à la création des groupes d’autodéfense. </p>
<p>Cependant, sur le terrain de combat, la RDC semble avoir changé de tactique et ce, depuis le déploiement des avions de chasse Sukhoi S-25, le 7 novembre, dont un appareil, vraisemblablement égaré, a atterri à Rubavu au Rwanda avant de décoller pour regagner la RDC.</p>
<p>Le Rwanda a qualifié cet incident de « violation de son espace aérien » et de « provocation ».</p>
<p>Au lendemain de cet incident, la RDC a intensifié des frappes aériennes visant les positions du M23, notamment à Rutshuru, Kiwanja, Rugari et Bunagana. Mais l’option militaire sur laquelle la RDC semble désormais compter sera-t-elle suffisante pour mettre un terme à la rébellion du M23 ?</p>
<p>Si l’on s’en tient aux dynamiques du terrain, force est de constater que, d’abord, la seule option militaire paraît inefficace pour mettre un terme à la rébellion du M23 au regard non seulement du nombre d’entités qu’il contrôle, mais aussi de sa ramification extérieure et au regard du dysfonctionnement constaté au sein des FARDC. Si le chef de l’État congolais en a appelé à la mobilisation des jeunes dont certains se sont déjà enrôlés au sein des FARDC, ce n’est pas en quelques jours qu’ils achèveront leur formation pour soutenir l’armée congolaise. De plus, le problème de l’armée congolaise est beaucoup plus structurel alors que les solutions envisagées jusqu’à présent sont conjoncturelles et ne sont pas de nature à apporter des solutions immédiates là où il faut approfondir la réforme.</p>
<p><br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 8 novembre, l'Assemblée nationale de la RDC a voté une recommandation par laquelle elle a décidé d’exclure l’option de dialogue avec le Mouvement du 23 mars (M23) qu’elle a déclaré groupe terroriste. Quelques jours plutôt, le Conseil supérieur de la défense congolais avait décidé d'expulser Vincent Karegeya, ambassadeur rwandais en poste à Kinshasa.</p>
<p>De plus, le Conseil supérieur de la défense a décidé d'accroître la force de frappe des forces de défense et de sécurité  contre le M23 et de prendre des mesures visant la restriction d’accès au territoire congolais au Rwanda. </p>
<p>Au regard de toutes ces  mesures, le gouvernement congolais est-il en mesure d'assumer l'option militaire et renoncer à la diplomatie  pour dénouer la crise sécuritaire liée à la résurgence du M23 ?</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 37e épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;strong&gt;Po Na GEC&lt;/strong&gt;"><b>Po Na GEC</b></a>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Agenonga Chober</b>, chercheur principal pour les Uélé au sein du pilier violence d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;strong&gt;Ebuteli&lt;/strong&gt;"><b>Ebuteli</b></a>, partenaire de recherche du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b>, un centre de recherche de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 11 novembre 2022. </p>
<p><br></p>
<p>Depuis la résurgence du M23 soutenu par le Rwanda, plusieurs mesures visant directement ce pays avaient déjà été prises. Il s’agit entre autres de la suspension du vol de sa compagnie d’avion, RwandAir.</p>
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<p>Le soutien du Rwanda aurait été déterminant et la RDC dénonce une agression rwandaise. Déjà au mois de mai dernier, l’ambassadeur rwandais avait déjà été convoqué par le gouvernement de Kinshasa pour lui notifier sa désapprobation du soutien de son pays, le Rwanda, au M23 et ce, après que les FARDC ont capturé, le 28 mai 2022, deux éléments de l’armée rwandaise, RDF, présumés soutenir le M23.</p>
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<p>C’est dans ce même contexte que, dans son adresse à la nation le 3 novembre, le chef de l’État congolais a appelé la jeunesse à se mobiliser et à se constituer en groupes de vigilance face au M23, discours très ambigu qui a alimenté des interprétations diverses au point que certains y voient une incitation à la création des groupes d’autodéfense. </p>
<p>Cependant, sur le terrain de combat, la RDC semble avoir changé de tactique et ce, depuis le déploiement des avions de chasse Sukhoi S-25, le 7 novembre, dont un appareil, vraisemblablement égaré, a atterri à Rubavu au Rwanda avant de décoller pour regagner la RDC.</p>
<p>Le Rwanda a qualifié cet incident de « violation de son espace aérien » et de « provocation ».</p>
<p>Au lendemain de cet incident, la RDC a intensifié des frappes aériennes visant les positions du M23, notamment à Rutshuru, Kiwanja, Rugari et Bunagana. Mais l’option militaire sur laquelle la RDC semble désormais compter sera-t-elle suffisante pour mettre un terme à la rébellion du M23 ?</p>
<p>Si l’on s’en tient aux dynamiques du terrain, force est de constater que, d’abord, la seule option militaire paraît inefficace pour mettre un terme à la rébellion du M23 au regard non seulement du nombre d’entités qu’il contrôle, mais aussi de sa ramification extérieure et au regard du dysfonctionnement constaté au sein des FARDC. Si le chef de l’État congolais en a appelé à la mobilisation des jeunes dont certains se sont déjà enrôlés au sein des FARDC, ce n’est pas en quelques jours qu’ils achèveront leur formation pour soutenir l’armée congolaise. De plus, le problème de l’armée congolaise est beaucoup plus structurel alors que les solutions envisagées jusqu’à présent sont conjoncturelles et ne sont pas de nature à apporter des solutions immédiates là où il faut approfondir la réforme.</p>
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<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Nov 2022 18:29:55 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Une transition sans Tshisekedi, est-ce possible ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>À moins de 14 mois des élections prévues en 2023, des voix s’élèvent pour appeler à une transition sans Tshisekedi, au cas où les scrutins seraient retardés ou reportés de quelques mois. Mais est-ce possible et souhaitable de mettre en place une transition sans le président Félix Tshisekedi ? <br>
</p>
<p>Bonjour,  <br>
</p>
<p>Je m’appelle <a href="https://twitter.com/ange_makadi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ange Makadi Ngoy.&lt;/span&gt;">Ange Makadi Ngoy.</a>  Je suis chercheuse à <a href="https://twitter.com/home" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;">Ebuteli</a>, partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Vous écoutez le 36e épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC,&lt;/span&gt;">Po Na GEC,</a> capsule audio qui donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 4 novembre 2022.<br>
</p>
<p>Alors que le calendrier pour les prochaines élections est toujours attendu,  le processus électoral semble mal embarqué et la situation sécuritaire se dégrade davantage. Face à cette incertitude  sur l’avenir du processus électoral, l'idée d’une transition sans Tshisekedi, à l’expiration du mandat constitutionnel de ce dernier, commence à alimenter le débat. Certains militants de la société civile, notamment Bienvenu Matumo, se positionnent déjà pour un départ du président Tshisekedi en cas d’un retard dans la tenue des élections prévues fin 2023. Martin Fayulu, président de l’ÉCiDé, parti de l'opposition, a aussi pris position dans ce sens. « Le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois », a-t-il rappelé, en faisant référence à l’article 70 de la Constitution, lors de son passage sur les antennes de RFI et France 24. Il a précisé d’ailleurs  que « cinq ans, ce n'est pas cinq ans et une seconde ». <br>
</p>
<p>Alors, en cas d’une transition sans Tshisekedi, qui va diriger le pays ?<br>
</p>
<p>Fayulu évoque deux hypothèses. Premièrement, la vacance doit être assurée par le président du Sénat pour organiser les élections. Il fonde son argumentaire dans sa lecture de l’article 75 de la Constitution qui stipule qu’« en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de président de la République (...) sont provisoirement exercées par le président du Sénat ». La deuxième hypothèse renvoie à la désignation d’une personnalité « neutre » pour conduire la transition. <br>
</p>
<p>Mais cette idée de transition sans Tshisekedi est sujette à plusieurs divergences et interprétations. Ce n’est pas nouveau en RDC d’exiger une transition sans le chef de l’État, à la fin de son mandat. On se souviendra qu'en 2017, alors que les signaux étaient au rouge pour la tenue des élections, déjà retardé d’un an, l’idée d’une transition sans Kabila avait vite émergé. Elle était soutenue par les organisations politiques et de la société civile, notamment  le Rassemblement des forces acquises au changement et son président Félix Tshisekedi, aujourd’hui à la tête du pays. <br>
</p>
<p>Mais bien avant, la Cour constitutionnelle, saisie par une  requête en interprétation de l’article 70 alinéa 2 au sujet de la fin du mandat présidentiel, avait rendu son arrêt en stipulant que « suivant le principe de la continuité de l’État et pour éviter le vide à la tête de l’État, le président actuel reste en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président élu ». <br>
</p>
<p>Aujourd’hui encore, nous risquons d'assister à un éternel recommencement de ce schéma politique, à la seule différence que le parti qui est aujourd’hui au pouvoir a été à la lutte pour la transition sans Kabila. Parmi ceux qui sont aujourd’hui à l’opposition, certains étaient dans l’ancienne majorité présidentielle pour défendre une impossible transition sans Kabila avant la tenue des élections.<br>
<br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À moins de 14 mois des élections prévues en 2023, des voix s’élèvent pour appeler à une transition sans Tshisekedi, au cas où les scrutins seraient retardés ou reportés de quelques mois. Mais est-ce possible et souhaitable de mettre en place une transition sans le président Félix Tshisekedi ? <br>
</p>
<p>Bonjour,  <br>
</p>
<p>Je m’appelle <a href="https://twitter.com/ange_makadi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ange Makadi Ngoy.&lt;/span&gt;">Ange Makadi Ngoy.</a>  Je suis chercheuse à <a href="https://twitter.com/home" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;">Ebuteli</a>, partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Vous écoutez le 36e épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC,&lt;/span&gt;">Po Na GEC,</a> capsule audio qui donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 4 novembre 2022.<br>
</p>
<p>Alors que le calendrier pour les prochaines élections est toujours attendu,  le processus électoral semble mal embarqué et la situation sécuritaire se dégrade davantage. Face à cette incertitude  sur l’avenir du processus électoral, l'idée d’une transition sans Tshisekedi, à l’expiration du mandat constitutionnel de ce dernier, commence à alimenter le débat. Certains militants de la société civile, notamment Bienvenu Matumo, se positionnent déjà pour un départ du président Tshisekedi en cas d’un retard dans la tenue des élections prévues fin 2023. Martin Fayulu, président de l’ÉCiDé, parti de l'opposition, a aussi pris position dans ce sens. « Le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois », a-t-il rappelé, en faisant référence à l’article 70 de la Constitution, lors de son passage sur les antennes de RFI et France 24. Il a précisé d’ailleurs  que « cinq ans, ce n'est pas cinq ans et une seconde ». <br>
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<p>Alors, en cas d’une transition sans Tshisekedi, qui va diriger le pays ?<br>
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<p>Fayulu évoque deux hypothèses. Premièrement, la vacance doit être assurée par le président du Sénat pour organiser les élections. Il fonde son argumentaire dans sa lecture de l’article 75 de la Constitution qui stipule qu’« en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif, les fonctions de président de la République (...) sont provisoirement exercées par le président du Sénat ». La deuxième hypothèse renvoie à la désignation d’une personnalité « neutre » pour conduire la transition. <br>
</p>
<p>Mais cette idée de transition sans Tshisekedi est sujette à plusieurs divergences et interprétations. Ce n’est pas nouveau en RDC d’exiger une transition sans le chef de l’État, à la fin de son mandat. On se souviendra qu'en 2017, alors que les signaux étaient au rouge pour la tenue des élections, déjà retardé d’un an, l’idée d’une transition sans Kabila avait vite émergé. Elle était soutenue par les organisations politiques et de la société civile, notamment  le Rassemblement des forces acquises au changement et son président Félix Tshisekedi, aujourd’hui à la tête du pays. <br>
</p>
<p>Mais bien avant, la Cour constitutionnelle, saisie par une  requête en interprétation de l’article 70 alinéa 2 au sujet de la fin du mandat présidentiel, avait rendu son arrêt en stipulant que « suivant le principe de la continuité de l’État et pour éviter le vide à la tête de l’État, le président actuel reste en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président élu ». <br>
</p>
<p>Aujourd’hui encore, nous risquons d'assister à un éternel recommencement de ce schéma politique, à la seule différence que le parti qui est aujourd’hui au pouvoir a été à la lutte pour la transition sans Kabila. Parmi ceux qui sont aujourd’hui à l’opposition, certains étaient dans l’ancienne majorité présidentielle pour défendre une impossible transition sans Kabila avant la tenue des élections.<br>
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</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Nov 2022 15:32:39 +0000</pubDate>
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                <title>Reprise des affrontements avec le M23 : la dangereuse impasse du conflit</title>
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                <description><![CDATA[<p>Après des mois d’accalmie et malgré plusieurs rencontres entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, les affrontements ont repris le jeudi 20 octobre entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 Mars, ou M23. Ils ont fait au moins 6 morts et 33 blessés parmi les civils et déplacé à nouveau des milliers de personnes.</p>
<p><br></p>
<p>Difficile de déterminer avec certitude qui est à l’origine de cette reprise. Mais c’est le M23 qui semble, en tout cas, progresser militairement : il est même parvenu à couper la route nationale 2 qui relie Goma aux autres grandes villes du Nord-Kivu. Comment sortir de cette situation ?</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 35e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence de l’Institut Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 28 octobre, et cette semaine, nous nous intéressons à la reprise du conflit avec le M23.</p>
<p><br></p>
<p>La fragile trêve, qui avait été obtenue suite aux rencontres entre les chefs d'État congolais et rwandais à Nairobi, Luanda puis New-York ces derniers mois, a volé en éclat. Selon deux sources diplomatiques, certains points avaient été négociés : la fin de <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2022/10/18/rd-congo-des-unites-de-larmee-ont-collabore-avec-des-groupes-armes-responsables" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;la collusion entre les FARDC et les rebelles hutu rwandais FDLR&lt;/span&gt;"><u>la collusion entre les FARDC et les rebelles hutu rwandais FDLR</u></a>, le retrait du M23 des positions conquises depuis avril, lesquelles devaient être reprises par les troupes kényanes de la Force régionale, et enfin la reprise d’un dialogue avec le M23.</p>
<p><br></p>
<p>Cet accord, obtenu sous une forte pression diplomatique, ne satisfaisait en réalité personne. Plusieurs éléments l’ont rendu encore moins praticable. D’abord, depuis l’élection de William Ruto, le Kenya ne semble plus si déterminé à s’engager dans l’est de la RDC, du moins tant que la Force régionale n’est pas financée par des bailleurs. Or, malgré plusieurs tentatives pour obtenir ces financements, aucun n’a été convaincu pour le moment.</p>
<p>Ensuite, le M23, qui avait été écarté du premier round de négociation du processus de Nairobi en avril dernier, a choisi d’accroître la pression militaire pour tenter de forcer le gouvernement congolais à la table des négociations.</p>
<p>Or pour le gouvernement congolais, ceci demeure inacceptable. Pour Kinshasa, il s’agit d’une agression extérieure, appuyée par le Rwanda, appui qui a été confirmé par le groupe d’experts de l’ONU dans un rapport daté de juin dernier. De plus, le gouvernement congolais fait face à une immense pression populaire, particulièrement dans l’est du pays, pour refuser tout dialogue avec le M23.</p>
<p>Cette position de principe est compréhensible. Mais le gouvernement en a-t-il les moyens ? Son armée ne parvient en tout cas pas à contenir la menace. L’appui kényan n’est pas une option à court terme, comme nous l’avons vu. La Monusco s’est avouée impuissante dans ce conflit et sa capacité à prendre part aux affrontements a été encore réduite par ses relations tendues avec les FARDC. Enfin, les gouvernements occidentaux n’ont pas exercé les pressions décisives sur le Rwanda espérées par Kinshasa.</p>
<p><br></p>
<p>Sans doute frustré par ce manque de soutien, le gouvernement congolais a semblé menacer la communauté internationale de ne pas organiser les élections prévues l’année prochaine évoquant la situation sécuritaire comme un obstacle majeur, dans un communiqué publié le 25 octobre. Au même moment, l’armée mettait en garde la presse qu’elle ne tolérerait pas que soient relayés des messages «du Rwanda», dans une formulation assez vague pour intimider.</p>
<p>Cette rhétorique pourrait être populaire à court terme. Mais elle est aussi dangereuse. Elle ramène les élections au simple rang de monnaie d’échange, ce qui tend à démentir la sincérité démocratique du gouvernement.</p>
<p><br></p>
<p>La suite à lire sur congoresaerchgroup.org</p>
<p><br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Après des mois d’accalmie et malgré plusieurs rencontres entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, les affrontements ont repris le jeudi 20 octobre entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 Mars, ou M23. Ils ont fait au moins 6 morts et 33 blessés parmi les civils et déplacé à nouveau des milliers de personnes.</p>
<p><br></p>
<p>Difficile de déterminer avec certitude qui est à l’origine de cette reprise. Mais c’est le M23 qui semble, en tout cas, progresser militairement : il est même parvenu à couper la route nationale 2 qui relie Goma aux autres grandes villes du Nord-Kivu. Comment sortir de cette situation ?</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 35e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence de l’Institut Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 28 octobre, et cette semaine, nous nous intéressons à la reprise du conflit avec le M23.</p>
<p><br></p>
<p>La fragile trêve, qui avait été obtenue suite aux rencontres entre les chefs d'État congolais et rwandais à Nairobi, Luanda puis New-York ces derniers mois, a volé en éclat. Selon deux sources diplomatiques, certains points avaient été négociés : la fin de <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2022/10/18/rd-congo-des-unites-de-larmee-ont-collabore-avec-des-groupes-armes-responsables" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;la collusion entre les FARDC et les rebelles hutu rwandais FDLR&lt;/span&gt;"><u>la collusion entre les FARDC et les rebelles hutu rwandais FDLR</u></a>, le retrait du M23 des positions conquises depuis avril, lesquelles devaient être reprises par les troupes kényanes de la Force régionale, et enfin la reprise d’un dialogue avec le M23.</p>
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<p>Cet accord, obtenu sous une forte pression diplomatique, ne satisfaisait en réalité personne. Plusieurs éléments l’ont rendu encore moins praticable. D’abord, depuis l’élection de William Ruto, le Kenya ne semble plus si déterminé à s’engager dans l’est de la RDC, du moins tant que la Force régionale n’est pas financée par des bailleurs. Or, malgré plusieurs tentatives pour obtenir ces financements, aucun n’a été convaincu pour le moment.</p>
<p>Ensuite, le M23, qui avait été écarté du premier round de négociation du processus de Nairobi en avril dernier, a choisi d’accroître la pression militaire pour tenter de forcer le gouvernement congolais à la table des négociations.</p>
<p>Or pour le gouvernement congolais, ceci demeure inacceptable. Pour Kinshasa, il s’agit d’une agression extérieure, appuyée par le Rwanda, appui qui a été confirmé par le groupe d’experts de l’ONU dans un rapport daté de juin dernier. De plus, le gouvernement congolais fait face à une immense pression populaire, particulièrement dans l’est du pays, pour refuser tout dialogue avec le M23.</p>
<p>Cette position de principe est compréhensible. Mais le gouvernement en a-t-il les moyens ? Son armée ne parvient en tout cas pas à contenir la menace. L’appui kényan n’est pas une option à court terme, comme nous l’avons vu. La Monusco s’est avouée impuissante dans ce conflit et sa capacité à prendre part aux affrontements a été encore réduite par ses relations tendues avec les FARDC. Enfin, les gouvernements occidentaux n’ont pas exercé les pressions décisives sur le Rwanda espérées par Kinshasa.</p>
<p><br></p>
<p>Sans doute frustré par ce manque de soutien, le gouvernement congolais a semblé menacer la communauté internationale de ne pas organiser les élections prévues l’année prochaine évoquant la situation sécuritaire comme un obstacle majeur, dans un communiqué publié le 25 octobre. Au même moment, l’armée mettait en garde la presse qu’elle ne tolérerait pas que soient relayés des messages «du Rwanda», dans une formulation assez vague pour intimider.</p>
<p>Cette rhétorique pourrait être populaire à court terme. Mais elle est aussi dangereuse. Elle ramène les élections au simple rang de monnaie d’échange, ce qui tend à démentir la sincérité démocratique du gouvernement.</p>
<p><br></p>
<p>La suite à lire sur congoresaerchgroup.org</p>
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</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Oct 2022 13:00:12 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Après des mois d’accalmie et malgré plusieurs rencontres entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, les affrontements ont repris le jeudi 20 octobre entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 Mars, ou M23. Ils ont fait au moins 6 morts e...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Comment vont les relations entre la Chine et la RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dimanche, le président chinois Xi Jinping a prononcé un discours de près de deux heures lors du congrès du Parti communiste, l'événement le plus important du calendrier politique chinois, qui a lieu tous les cinq ans. Plus de 2 300 délégués venus de tout le pays ont convergé vers Pékin pour cet événement. <br>
</p>
<p>C'est le bon moment pour faire le point sur les relations de la Chine avec la RDC et, en particulier, sur sa rivalité avec les États-Unis.<br>
</p>
<p>Bonjour !<br>
</p>
<p>Je suis Jason Stearns, le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York, qui travaille avec Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 34e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
</p>
<p><br>
<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche, le président chinois Xi Jinping a prononcé un discours de près de deux heures lors du congrès du Parti communiste, l'événement le plus important du calendrier politique chinois, qui a lieu tous les cinq ans. Plus de 2 300 délégués venus de tout le pays ont convergé vers Pékin pour cet événement. <br>
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<p>C'est le bon moment pour faire le point sur les relations de la Chine avec la RDC et, en particulier, sur sa rivalité avec les États-Unis.<br>
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<p>Bonjour !<br>
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<p>Je suis Jason Stearns, le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York, qui travaille avec Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 34e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
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</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Oct 2022 17:31:40 +0000</pubDate>
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                <title>Pourquoi le jeu politique est devenu si illisible en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ils sont trente-cinq sur la liste. Trente-cinq députés qui se revendiquent du courant « <em>révolutionnaire progressiste</em> » d’Ensemble pour le changement, plateforme politique de Moïse Katumbi, mais qui ont renouvelé, ce mardi 11 octobre, leur « <em>loyauté et</em> [leur] <em>fidélité</em> » au président Félix Tshisekedi, autorité morale de la coalition au pouvoir, Union sacrée de la nation. Une nouvelle illustration de l’illisibilité actuelle du jeu politique congolais. D’autant que Katumbi et Tshisekedi restent, sur le papier, dans le même camp alors que, dans les faits, ils ne sont plus ensemble depuis longtemps. <br>
</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle <b>Trésor Kibangula</b>. Je suis analyste et directeur du pilier politique à <b>Ebuteli</b>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 33e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br>
</p>
<p>Nous sommes le vendredi 14 octobre 2022. <br>
</p>
<p>Au centre de notre réflexion, une question : pourquoi est-il devenu alors si difficile de savoir qui est vraiment avec qui sur la scène politique congolaise ? Tout remonte à l’explosion, fin 2020, de la coalition entre le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila et le Cap pour le changement (Cach), plateforme politique de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi. Alors qu’il était majoritaire à l’Assemblée nationale, le FCC voit nombreux de ses députés rejoindre la nouvelle coalition Union sacrée de la nation, initiée par Tshisekedi.<br>
</p>
<p>Problème : le règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’a pas prévu le changement de la majorité parlementaire au cours d’une législature. Il impose d’ailleurs aux partis et regroupements politiques de déposer une « <em>déclaration d’appartenance à la majorité ou à l’opposition</em> » au bureau provisoire de la chambre basse « <em>au début de chaque législature</em> ». En conséquence, le député doit rester membre du groupe parlementaire auquel appartient son parti ou regroupement politique, sous peine de devenir non inscrit. Conséquence : le mandat du député appartient, en réalité, à son parti ou regroupement politique sous l’étiquette duquel il a été élu.<br>
</p>
<p>Mais en même temps, la Constitution du pays interdit le mandat impératif. Autrement dit, le député congolais n’est pas le délégué ni de son parti ni de son regroupement politique à l’Assemblée nationale. Il représente plutôt la nation.<br>
</p>
<p>Alors, comment concilier ces deux considérations au moment où l’échiquier politique connaît un chamboulement inattendu ? Saisie, la Cour constitutionnelle a tranché, le 15 janvier 2021, en faveur de la liberté du député à changer de camp au cours d’une législature, sans entraîner forcément la perte de son mandat. En un claquement de doigts, cet arrêt anéantit le pouvoir du parti ou du regroupement politique sur le député. Ce dernier devient comme un électron libre. Libre de demeurer membre d’un parti d’opposition, tout en adhérant dans une coalition au pouvoir. Et inversement. <br>
</p>
<p>Le jeu politique à l’Assemblée nationale s’effectue désormais avec un règlement intérieur inadapté. L’absence de révision de ce dernier constitue un environnement  propice à la montée en puissance de la transhumance politique des députés. Selon l’évolution de rapports de force politiques en présence, ils peuvent passer d’un camp à l’autre. Sans sourciller mais non sans jamais monnayer parfois leur positionnement. Pour exister ou espérer préserver son statut, l’on suit en effet l’acteur politique le plus offrant, le plus puissant. « <em>La transhumance politique est devenue à la fois un mode de survie des élites politiques et de la démocratie</em> », note d’ailleurs le chercheur Matthieu Mamiki de l’Université de Kisangani. <br>
</p>
<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org<br>
</p>
<p><br>
</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ils sont trente-cinq sur la liste. Trente-cinq députés qui se revendiquent du courant « <em>révolutionnaire progressiste</em> » d’Ensemble pour le changement, plateforme politique de Moïse Katumbi, mais qui ont renouvelé, ce mardi 11 octobre, leur « <em>loyauté et</em> [leur] <em>fidélité</em> » au président Félix Tshisekedi, autorité morale de la coalition au pouvoir, Union sacrée de la nation. Une nouvelle illustration de l’illisibilité actuelle du jeu politique congolais. D’autant que Katumbi et Tshisekedi restent, sur le papier, dans le même camp alors que, dans les faits, ils ne sont plus ensemble depuis longtemps. <br>
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<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle <b>Trésor Kibangula</b>. Je suis analyste et directeur du pilier politique à <b>Ebuteli</b>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 33e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br>
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<p>Nous sommes le vendredi 14 octobre 2022. <br>
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<p>Au centre de notre réflexion, une question : pourquoi est-il devenu alors si difficile de savoir qui est vraiment avec qui sur la scène politique congolaise ? Tout remonte à l’explosion, fin 2020, de la coalition entre le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila et le Cap pour le changement (Cach), plateforme politique de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi. Alors qu’il était majoritaire à l’Assemblée nationale, le FCC voit nombreux de ses députés rejoindre la nouvelle coalition Union sacrée de la nation, initiée par Tshisekedi.<br>
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<p>Problème : le règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’a pas prévu le changement de la majorité parlementaire au cours d’une législature. Il impose d’ailleurs aux partis et regroupements politiques de déposer une « <em>déclaration d’appartenance à la majorité ou à l’opposition</em> » au bureau provisoire de la chambre basse « <em>au début de chaque législature</em> ». En conséquence, le député doit rester membre du groupe parlementaire auquel appartient son parti ou regroupement politique, sous peine de devenir non inscrit. Conséquence : le mandat du député appartient, en réalité, à son parti ou regroupement politique sous l’étiquette duquel il a été élu.<br>
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<p>Mais en même temps, la Constitution du pays interdit le mandat impératif. Autrement dit, le député congolais n’est pas le délégué ni de son parti ni de son regroupement politique à l’Assemblée nationale. Il représente plutôt la nation.<br>
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<p>Alors, comment concilier ces deux considérations au moment où l’échiquier politique connaît un chamboulement inattendu ? Saisie, la Cour constitutionnelle a tranché, le 15 janvier 2021, en faveur de la liberté du député à changer de camp au cours d’une législature, sans entraîner forcément la perte de son mandat. En un claquement de doigts, cet arrêt anéantit le pouvoir du parti ou du regroupement politique sur le député. Ce dernier devient comme un électron libre. Libre de demeurer membre d’un parti d’opposition, tout en adhérant dans une coalition au pouvoir. Et inversement. <br>
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<p>Le jeu politique à l’Assemblée nationale s’effectue désormais avec un règlement intérieur inadapté. L’absence de révision de ce dernier constitue un environnement  propice à la montée en puissance de la transhumance politique des députés. Selon l’évolution de rapports de force politiques en présence, ils peuvent passer d’un camp à l’autre. Sans sourciller mais non sans jamais monnayer parfois leur positionnement. Pour exister ou espérer préserver son statut, l’on suit en effet l’acteur politique le plus offrant, le plus puissant. « <em>La transhumance politique est devenue à la fois un mode de survie des élites politiques et de la démocratie</em> », note d’ailleurs le chercheur Matthieu Mamiki de l’Université de Kisangani. <br>
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<p>Lire la suite sur www.congoresearchgroup.org<br>
</p>
<p><br>
</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Oct 2022 18:38:00 +0000</pubDate>
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                <title>Les nouvelles nominations au sein des FARDC peuvent-elles réussir ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 3 octobre, Félix-Antoine Tshisekedi nomme des nouveaux généraux et chefs d'état major des FARDC. Le général Christian Tshiwewe, ancien chef de la garde républicaine, est nommé chef d’état-major général des FARDC. Cette annonce intervient deux semaines après une série d’arrestations de hauts gradés militaires, dont le général Philémon Yav. Est-ce qu’on assiste à une promotion par paranoïa présidentielle, de généraux loyaux au pouvoir ? Ou est-ce que cette nouvelle équipe peut réussir à apporter un changement positif  au sein des FARDC ?  </p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 3 octobre, Félix-Antoine Tshisekedi nomme des nouveaux généraux et chefs d'état major des FARDC. Le général Christian Tshiwewe, ancien chef de la garde républicaine, est nommé chef d’état-major général des FARDC. Cette annonce intervient deux semaines après une série d’arrestations de hauts gradés militaires, dont le général Philémon Yav. Est-ce qu’on assiste à une promotion par paranoïa présidentielle, de généraux loyaux au pouvoir ? Ou est-ce que cette nouvelle équipe peut réussir à apporter un changement positif  au sein des FARDC ?  </p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Oct 2022 14:51:18 +0000</pubDate>
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                    <item>
                <title>Pourquoi la Ceni doit-elle publier le calendrier électoral dans les meilleurs délais ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La RDC s’approche de plus en plus des élections prévues en décembre 2023. Mais, l’absence d’un calendrier électoral fait planer le doute sur leur tenue dans les délais constitutionnels. Le 24 septembre 2022, lors du cadre de concertation entre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les partis politiques, Denis Kadima, président de la Ceni, n’a pas été en mesure de donner une date précise pour sa publication. La semaine passée, le président Félix Tshisekedi a, lors d’une <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220923-%C3%A9lections-en-rdc-en-d%C3%A9cembre-2023-j-y-crois-affirme-le-pr%C3%A9sident-f%C3%A9lix-tshisekedi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;interview&lt;/span&gt;"><u>interview</u></a> avec France 24 et RFI, semblé minimiser l’importance du calendrier électoral en annonçant : « Le Calendrier [électoral], on peut le faire en dernier lieu, à la dernière minute.» Le calendrier électoral était-il vraiment si moins important ?</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La RDC s’approche de plus en plus des élections prévues en décembre 2023. Mais, l’absence d’un calendrier électoral fait planer le doute sur leur tenue dans les délais constitutionnels. Le 24 septembre 2022, lors du cadre de concertation entre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les partis politiques, Denis Kadima, président de la Ceni, n’a pas été en mesure de donner une date précise pour sa publication. La semaine passée, le président Félix Tshisekedi a, lors d’une <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20220923-%C3%A9lections-en-rdc-en-d%C3%A9cembre-2023-j-y-crois-affirme-le-pr%C3%A9sident-f%C3%A9lix-tshisekedi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: &amp;quot;EB Garamond&amp;quot;, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;interview&lt;/span&gt;"><u>interview</u></a> avec France 24 et RFI, semblé minimiser l’importance du calendrier électoral en annonçant : « Le Calendrier [électoral], on peut le faire en dernier lieu, à la dernière minute.» Le calendrier électoral était-il vraiment si moins important ?</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Sep 2022 19:02:58 +0000</pubDate>
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                <title>Le discours de Tshisekedi à l’ONU</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ce mardi 20 septembre, c’est près de la moitié des 39 minutes de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies que le président Félix Tshisekedi a passé  à parler de la sécurité dans l'est de la RDC, et en particulier du rôle du Rwanda et de son soutien au M23. Bien sûr, il a abordé de nombreux autres sujets : le changement climatique, la parité hommes-femmes et la guerre en Ukraine, mais il était clair que l'implication du Rwanda dans son pays était au centre de ses préoccupations. Que faut-il penser de ce discours ?<br>
</p>
<p>Bonjour !<br>
</p>
<p>Je suis J<b>ason Stearns</b>, le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York qui travaille avec <b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 30e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Il s'agissait peut-être de sa dénonciation la plus vigoureuse de l'implication du Rwanda à ce jour. « Je dénonce, en ce lieu emblématique de la vie internationale, avec la dernière énergie, cette énième agression dont mon pays est victime de la part de son voisin, le Rwanda, sous couvert d'un groupe terroriste dénommé M23 ». Tshisekedi a souligné que cela constituait une violation du droit international et que le Rwanda était complice de crimes de guerre lorsque le M23 a abattu un hélicoptère de l'ONU, tuant 8 soldats de la paix. Il s'agissait peut-être aussi d'une réponse au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui avait déclaré la veille que la Monusco n'était pas capable de battre le M23, mais sans mentionner l'implication rwandaise. <br>
</p>
<p>Devant cette plus grande réunion annuelle de diplomates et de fonctionnaires de l'ONU, il a présenté une liste de demandes : le retrait du M23, des pressions sur le Rwanda et le déploiement d'une force régionale. Sans surprise, le gouvernement rwandais a nié ces allégations ; dans son propre discours le lendemain, le président Kagame a simplement déclaré : « Pointer du doigt ne résout pas les problèmes ».<br>
</p>
<p>La campagne de Tshisekedi fonctionnera-t-elle ? Il y a peu de signes de pression sur le Rwanda pour le moment. Depuis la visite du secrétaire d'État américain Antony Blinken à Kigali début août, il n'y a pas eu d’effort diplomatique supplémentaire visible de la part du gouvernement américain, bien qu'il y ait également eu relativement peu de combats sur le terrain. Et les autres principaux bailleurs de fonds du Rwanda - le Royaume-Uni, dont la nouvelle première ministre affirme qu'il maintiendra le plan controversé d'envoi de demandeurs d'asile au Rwanda, la France et l'Union européenne - n'ont pas ou peu parlé du soutien rwandais au M23 depuis le début de cette escalade en novembre dernier.<br>
</p>
<p>Pendant ce temps, les diplomates rwandais et Kagame lui-même ont occupé une place de choix dans diverses réunions, tables rondes et réceptions de l'ONU à New York cette semaine. Dans leurs discours au podium à l’ONU, les présidents Macron, Biden et Sall  ont tous parlé des grandes crises mondiales, mais aucun n’a mentionné le Congo.</p>
<p><br></p>
<p>La suite  à lire sur <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2022/09/23/le-discours-de-tshisekedi-a-lonu/"><b>www.congoresearchgroup.org</b></a><b> </b></p>
<p><br>
</p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce mardi 20 septembre, c’est près de la moitié des 39 minutes de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies que le président Félix Tshisekedi a passé  à parler de la sécurité dans l'est de la RDC, et en particulier du rôle du Rwanda et de son soutien au M23. Bien sûr, il a abordé de nombreux autres sujets : le changement climatique, la parité hommes-femmes et la guerre en Ukraine, mais il était clair que l'implication du Rwanda dans son pays était au centre de ses préoccupations. Que faut-il penser de ce discours ?<br>
</p>
<p>Bonjour !<br>
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<p>Je suis J<b>ason Stearns</b>, le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York qui travaille avec <b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 30e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Il s'agissait peut-être de sa dénonciation la plus vigoureuse de l'implication du Rwanda à ce jour. « Je dénonce, en ce lieu emblématique de la vie internationale, avec la dernière énergie, cette énième agression dont mon pays est victime de la part de son voisin, le Rwanda, sous couvert d'un groupe terroriste dénommé M23 ». Tshisekedi a souligné que cela constituait une violation du droit international et que le Rwanda était complice de crimes de guerre lorsque le M23 a abattu un hélicoptère de l'ONU, tuant 8 soldats de la paix. Il s'agissait peut-être aussi d'une réponse au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui avait déclaré la veille que la Monusco n'était pas capable de battre le M23, mais sans mentionner l'implication rwandaise. <br>
</p>
<p>Devant cette plus grande réunion annuelle de diplomates et de fonctionnaires de l'ONU, il a présenté une liste de demandes : le retrait du M23, des pressions sur le Rwanda et le déploiement d'une force régionale. Sans surprise, le gouvernement rwandais a nié ces allégations ; dans son propre discours le lendemain, le président Kagame a simplement déclaré : « Pointer du doigt ne résout pas les problèmes ».<br>
</p>
<p>La campagne de Tshisekedi fonctionnera-t-elle ? Il y a peu de signes de pression sur le Rwanda pour le moment. Depuis la visite du secrétaire d'État américain Antony Blinken à Kigali début août, il n'y a pas eu d’effort diplomatique supplémentaire visible de la part du gouvernement américain, bien qu'il y ait également eu relativement peu de combats sur le terrain. Et les autres principaux bailleurs de fonds du Rwanda - le Royaume-Uni, dont la nouvelle première ministre affirme qu'il maintiendra le plan controversé d'envoi de demandeurs d'asile au Rwanda, la France et l'Union européenne - n'ont pas ou peu parlé du soutien rwandais au M23 depuis le début de cette escalade en novembre dernier.<br>
</p>
<p>Pendant ce temps, les diplomates rwandais et Kagame lui-même ont occupé une place de choix dans diverses réunions, tables rondes et réceptions de l'ONU à New York cette semaine. Dans leurs discours au podium à l’ONU, les présidents Macron, Biden et Sall  ont tous parlé des grandes crises mondiales, mais aucun n’a mentionné le Congo.</p>
<p><br></p>
<p>La suite  à lire sur <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2022/09/23/le-discours-de-tshisekedi-a-lonu/"><b>www.congoresearchgroup.org</b></a><b> </b></p>
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<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Sep 2022 14:14:42 +0000</pubDate>
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                <title>Kamerhe, la carte de Tshisekedi pour résoudre la question sécuritaire à l’Est ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Si réellement vous êtes des Congolais comme nous autres, déposez les armes. Vos problèmes, on les verra après que vous ayez déposé les armes». C’est par ces <a href="https://infos.cd/actualite/securite/9524/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;mots&lt;/span&gt;"><u>mots</u></a> que Vital Kamerhe a appelé, le 12 septembre à Goma, le Mouvement du 23 mars (M23) à déposer les armes et à se retirer de la cité-frontière de Bunagana qu’il occupe depuis trois mois. </p>
<p>Kamerhe poursuit sa tournée dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Maniema. Il affirme être dans une mission pour la paix. Parviendra-il à donner un nouveau souffle aux efforts de pacification dans l’est de la RDC? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 29e épisode de la saison 2 de <b>Po Na GEC</b>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence à Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 16 septembre.<br>
</p>
<p>Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi qui avait été condamné pour <a href="https://www.jeuneafrique.com/1004046/societe/rdc-vital-kamerhe-condamne-a-20-ans-de-prison/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;détournement&lt;/span&gt;"><u>détournement</u></a> de fonds publics avant d’être <a href="https://www.jeuneafrique.com/1354460/politique/rdc-vital-kamerhe-acquitte-en-appel/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;acquitté&lt;/span&gt;"><u>acquitté</u></a>, revient <a href="https://www.jeuneafrique.com/1373302/politique/rdc-vital-kamerhe-va-t-il-de-nouveau-jouer-les-premiers-roles/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;sur le devant de la &lt;/span&gt;"><u>sur le devant de la </u></a>scène avec la question sécuritaire à l’Est. Dans l’entourage du président Tshisekedi, personne ne peut se targuer d’avoir une meilleure connaissance de l’Est que Kamerhe. Il a été impliqué dans presque tous les processus de paix depuis le début des années 2000. On se souviendra aussi de ses positions assumées contre les opérations rwandaises en RDC, une des raisons de sa rupture avec l’ancien président Joseph Kabila en mars 2009.<br>
</p>
<p>Aujourd’hui, sa maîtrise du contexte et des acteurs pertinents dans les dynamiques des conflits dans l’est du pays pourrait être un atout pour le gouvernement. Cependant, pour l’instant, Kamerhe  n’a aucun rôle officiel et il est difficile de savoir à quel titre il effectue sa tournée. Au-delà de son parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC), certains partis de l’Union sacrée de la nation (USN) ont mobilisé leurs militants pour son accueil et ses meetings. Ce qui ajoute de la confusion autour de son statut pendant cette tournée.<br>
</p>
<p>Depuis quelques semaines, Kamerhe lorgne le poste de Premier ministre. Mais avant, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1375103/politique/rdc-le-futur-role-de-vital-kamerhe-au-coeur-de-son-discret-tete-a-tete-avec-felix-tshisekedi/%20RDC%20:%20le%20futur%20r%C3%B4le%20de%20Vital%20Kamerhe%20au%20c%C5%93ur%20de%20son%20discret%20t%C3%AAte-%C3%A0-t%C3%AAte%20avec%20F%C3%A9lix%20Tshisekedi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;il faudra convaincre les réticents&lt;/span&gt;"><u>il faudra convaincre les réticents</u></a> : une partie de la classe politique pense que la primature devrait toujours revenir à un Katangais et certains <a href="https://www.jeuneafrique.com/997744/politique/affaire-kamerhe-le-proces-de-100-jours-met-en-lumiere-une-veritable-guerre-des-clans/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;proches&lt;/span&gt;"><u>proches</u></a> du président de la République n’ont pas beaucoup confiance en Kamerhe. <br>
</p>
<p>Selon <em>Jeune Afrique</em>, ce dernier aurait exprimé ses ambitions au président Tshisekedi, qui lui aurait <a href="https://www.jeuneafrique.com/1375103/politique/rdc-le-futur-role-de-vital-kamerhe-au-coeur-de-son-discret-tete-a-tete-avec-felix-tshisekedi/%20RDC%20:%20le%20futur%20r%C3%B4le%20de%20Vital%20Kamerhe%20au%20c%C5%93ur%20de%20son%20discret%20t%C3%AAte-%C3%A0-t%C3%AAte%20avec%20F%C3%A9lix%20Tshisekedi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;promis un poste de premier plan&lt;/span&gt;"><u>promis un poste de premier plan</u></a> sans plus de précisions. La tournée en cours serait donc un <a href="https://www.jeuneafrique.com/1376335/politique/rdc-vital-kamerhe-fait-son-grand-retour-dans-lest/%20RDC%20:%20Vital%20Kamerhe%20fait%20son%20grand%20retour%20dans%20l%E2%80%99Est" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;test&lt;/span&gt;"><u>test</u></a> politique pour savoir ce qu’il représente encore comme poids politique. <br>
</p>
<p>Au cours de ses meetings à Goma, Masisi et Rutshuru, il a<a href="https://www.opinion-info.cd/politique/2022/09/13/goma-vital-kamerhe-exhorte-les-populations-du-nord-kivu-et-de-lituri-ne-pas" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; préconisé que le gouvernement mette des moyens conséquents à la disposition des FARDC pour qu’elles reprennent Bunagana. &lt;/span&gt;"><u> préconisé que le gouvernement mette des moyens conséquents à la disposition des FARDC pour qu’elles reprennent Bunagana. </u></a> Il a aussi fustigé <a href="https://www.opinion-info.cd/politique/2022/09/13/goma-vital-kamerhe-exhorte-les-populations-du-nord-kivu-et-de-lituri-ne-pas" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;l’inefficacité de la Monusco face au M23.&lt;/span&gt;"><u>l’inefficacité de la Monusco face au M23.</u></a> <br>
</p>
<p>Entre-temps, Kamerhe ne semble pas proposer une nouvelle stratégie pour résoudre les conflits dans l’Est. À Bukavu, il a présenté dans des termes généraux un <a href="https://twitter.com/michelmoto1/status/1570461298646814729?s=21&amp;t=a0PEzFLhod7tKkIDKZoRMw" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;plan&lt;/span&gt;"><u>plan</u></a> avec volets  militaire, politique et diplomatique pour le retour de la paix. Sans beaucoup plus de détails, il est difficile de juger de sa pertinence et d’en entrevoir les actions concrètes.</p>
<p>Pour celui qui doit prouver son utilité envers le président et faire oublier ses déboires judiciaires, l’urgence politique serait de trouver des solutions rapides à la question sécuritaire pour espérer gagner l’électorat de l’Est pour qui ce sujet là<a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2022/08/04/etat-de-siege-des-congolais-toujours-plus-preoccupes-par-la-situation-securitaire/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est prioritaire&lt;/span&gt;"><u> est prioritaire</u></a>. <br>
</p>
<p>L'apport de Kamerhe dans la sécurisation de l’Est risque d’être limité étant donné que la motivation semble être d’abord politique, à une année des élections. En lieu et place des solutions pérennes, la stratégie risque d’être à court terme, limitée aux négociations et à un processus DDR qui offriraient aux combattants quelques avantages en échange de déposer les armes. Pourtant, l’histoire récente a montré que ces démarches cosmétiques ne marchent que pendant un temps. Après, la violence reprend. <br>
</p>
<p>En attendant de voir les retombées de cette tournée, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br>
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</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Si réellement vous êtes des Congolais comme nous autres, déposez les armes. Vos problèmes, on les verra après que vous ayez déposé les armes». C’est par ces <a href="https://infos.cd/actualite/securite/9524/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;mots&lt;/span&gt;"><u>mots</u></a> que Vital Kamerhe a appelé, le 12 septembre à Goma, le Mouvement du 23 mars (M23) à déposer les armes et à se retirer de la cité-frontière de Bunagana qu’il occupe depuis trois mois. </p>
<p>Kamerhe poursuit sa tournée dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Maniema. Il affirme être dans une mission pour la paix. Parviendra-il à donner un nouveau souffle aux efforts de pacification dans l’est de la RDC? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 29e épisode de la saison 2 de <b>Po Na GEC</b>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence à Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 16 septembre.<br>
</p>
<p>Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi qui avait été condamné pour <a href="https://www.jeuneafrique.com/1004046/societe/rdc-vital-kamerhe-condamne-a-20-ans-de-prison/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;détournement&lt;/span&gt;"><u>détournement</u></a> de fonds publics avant d’être <a href="https://www.jeuneafrique.com/1354460/politique/rdc-vital-kamerhe-acquitte-en-appel/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;acquitté&lt;/span&gt;"><u>acquitté</u></a>, revient <a href="https://www.jeuneafrique.com/1373302/politique/rdc-vital-kamerhe-va-t-il-de-nouveau-jouer-les-premiers-roles/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;sur le devant de la &lt;/span&gt;"><u>sur le devant de la </u></a>scène avec la question sécuritaire à l’Est. Dans l’entourage du président Tshisekedi, personne ne peut se targuer d’avoir une meilleure connaissance de l’Est que Kamerhe. Il a été impliqué dans presque tous les processus de paix depuis le début des années 2000. On se souviendra aussi de ses positions assumées contre les opérations rwandaises en RDC, une des raisons de sa rupture avec l’ancien président Joseph Kabila en mars 2009.<br>
</p>
<p>Aujourd’hui, sa maîtrise du contexte et des acteurs pertinents dans les dynamiques des conflits dans l’est du pays pourrait être un atout pour le gouvernement. Cependant, pour l’instant, Kamerhe  n’a aucun rôle officiel et il est difficile de savoir à quel titre il effectue sa tournée. Au-delà de son parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC), certains partis de l’Union sacrée de la nation (USN) ont mobilisé leurs militants pour son accueil et ses meetings. Ce qui ajoute de la confusion autour de son statut pendant cette tournée.<br>
</p>
<p>Depuis quelques semaines, Kamerhe lorgne le poste de Premier ministre. Mais avant, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1375103/politique/rdc-le-futur-role-de-vital-kamerhe-au-coeur-de-son-discret-tete-a-tete-avec-felix-tshisekedi/%20RDC%20:%20le%20futur%20r%C3%B4le%20de%20Vital%20Kamerhe%20au%20c%C5%93ur%20de%20son%20discret%20t%C3%AAte-%C3%A0-t%C3%AAte%20avec%20F%C3%A9lix%20Tshisekedi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;il faudra convaincre les réticents&lt;/span&gt;"><u>il faudra convaincre les réticents</u></a> : une partie de la classe politique pense que la primature devrait toujours revenir à un Katangais et certains <a href="https://www.jeuneafrique.com/997744/politique/affaire-kamerhe-le-proces-de-100-jours-met-en-lumiere-une-veritable-guerre-des-clans/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;proches&lt;/span&gt;"><u>proches</u></a> du président de la République n’ont pas beaucoup confiance en Kamerhe. <br>
</p>
<p>Selon <em>Jeune Afrique</em>, ce dernier aurait exprimé ses ambitions au président Tshisekedi, qui lui aurait <a href="https://www.jeuneafrique.com/1375103/politique/rdc-le-futur-role-de-vital-kamerhe-au-coeur-de-son-discret-tete-a-tete-avec-felix-tshisekedi/%20RDC%20:%20le%20futur%20r%C3%B4le%20de%20Vital%20Kamerhe%20au%20c%C5%93ur%20de%20son%20discret%20t%C3%AAte-%C3%A0-t%C3%AAte%20avec%20F%C3%A9lix%20Tshisekedi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;promis un poste de premier plan&lt;/span&gt;"><u>promis un poste de premier plan</u></a> sans plus de précisions. La tournée en cours serait donc un <a href="https://www.jeuneafrique.com/1376335/politique/rdc-vital-kamerhe-fait-son-grand-retour-dans-lest/%20RDC%20:%20Vital%20Kamerhe%20fait%20son%20grand%20retour%20dans%20l%E2%80%99Est" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;test&lt;/span&gt;"><u>test</u></a> politique pour savoir ce qu’il représente encore comme poids politique. <br>
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<p>Au cours de ses meetings à Goma, Masisi et Rutshuru, il a<a href="https://www.opinion-info.cd/politique/2022/09/13/goma-vital-kamerhe-exhorte-les-populations-du-nord-kivu-et-de-lituri-ne-pas" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; préconisé que le gouvernement mette des moyens conséquents à la disposition des FARDC pour qu’elles reprennent Bunagana. &lt;/span&gt;"><u> préconisé que le gouvernement mette des moyens conséquents à la disposition des FARDC pour qu’elles reprennent Bunagana. </u></a> Il a aussi fustigé <a href="https://www.opinion-info.cd/politique/2022/09/13/goma-vital-kamerhe-exhorte-les-populations-du-nord-kivu-et-de-lituri-ne-pas" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;l’inefficacité de la Monusco face au M23.&lt;/span&gt;"><u>l’inefficacité de la Monusco face au M23.</u></a> <br>
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<p>Entre-temps, Kamerhe ne semble pas proposer une nouvelle stratégie pour résoudre les conflits dans l’Est. À Bukavu, il a présenté dans des termes généraux un <a href="https://twitter.com/michelmoto1/status/1570461298646814729?s=21&amp;t=a0PEzFLhod7tKkIDKZoRMw" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;plan&lt;/span&gt;"><u>plan</u></a> avec volets  militaire, politique et diplomatique pour le retour de la paix. Sans beaucoup plus de détails, il est difficile de juger de sa pertinence et d’en entrevoir les actions concrètes.</p>
<p>Pour celui qui doit prouver son utilité envers le président et faire oublier ses déboires judiciaires, l’urgence politique serait de trouver des solutions rapides à la question sécuritaire pour espérer gagner l’électorat de l’Est pour qui ce sujet là<a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2022/08/04/etat-de-siege-des-congolais-toujours-plus-preoccupes-par-la-situation-securitaire/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est prioritaire&lt;/span&gt;"><u> est prioritaire</u></a>. <br>
</p>
<p>L'apport de Kamerhe dans la sécurisation de l’Est risque d’être limité étant donné que la motivation semble être d’abord politique, à une année des élections. En lieu et place des solutions pérennes, la stratégie risque d’être à court terme, limitée aux négociations et à un processus DDR qui offriraient aux combattants quelques avantages en échange de déposer les armes. Pourtant, l’histoire récente a montré que ces démarches cosmétiques ne marchent que pendant un temps. Après, la violence reprend. <br>
</p>
<p>En attendant de voir les retombées de cette tournée, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br>
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</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Sep 2022 19:01:38 +0000</pubDate>
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                <title>Que retenir de la nomination des nouveaux mandataires publics en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le président Félix Tshisekedi a signé, ce samedi 3 septembre, une série d’ordonnances portant nomination des présidents des conseils d’administrations, des directeurs généraux et leurs adjoints dans certaines entreprises du portefeuille de l’État et établissements publics.  Au total, 14 entités  sont concernées par cette deuxième vague de nomination après la dissolution de la coalition FCC-Cach. Que pouvons-nous donc retenir de ces nominations? Sur quelle base les nouveaux mandataires ont-ils été nommés ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 28e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jimmy Kande, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 9 septembre et cette semaine, nous nous intéressons aux récentes nominations des mandataires publics par le président Tshisekedi. </p>
<p> </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le président Félix Tshisekedi a signé, ce samedi 3 septembre, une série d’ordonnances portant nomination des présidents des conseils d’administrations, des directeurs généraux et leurs adjoints dans certaines entreprises du portefeuille de l’État et établissements publics.  Au total, 14 entités  sont concernées par cette deuxième vague de nomination après la dissolution de la coalition FCC-Cach. Que pouvons-nous donc retenir de ces nominations? Sur quelle base les nouveaux mandataires ont-ils été nommés ? <br>
</p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 28e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jimmy Kande, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 9 septembre et cette semaine, nous nous intéressons aux récentes nominations des mandataires publics par le président Tshisekedi. </p>
<p> </p>
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</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Sep 2022 13:30:31 +0000</pubDate>
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                <title>Salaire des députés congolais : et si le scandale était ailleurs ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est un secret de polichinelle. Tout le monde sait depuis des années que les parlementaires congolais sont grassement payés, pourtant tout le monde semble surpris d'apprendre que la rémunération des députés nationaux dépasse la barre des 20 000 dollars mensuels. Il a suffi en effet d’un communiqué fin août de l’opposant Martin Fayulu dénonçant les 21 000 dollars mensuels que l’Assemblée nationale verserait aux élus depuis janvier. D’autres sources ont confirmé à Ebuteli et au Groupe d’étude sur le Congo (GEC) que cette enveloppe pouvait, parfois, atteindre 25 000 dollars. Et multiplier la somme près de dix fois lorsque l’on est membre du bureau. Alors, dans cette affaire, où se situe vraiment le scandale ?</p>
<p> </p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, coordonnateur des recherches sur la politique à Ebuteli, partenaire de recherche du GEC en RDC. Vous écoutez le 27e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Nous allons essayer de comprendre la polémique sur la rémunération des députés en trois questions.</p>
<p> </p>
<p>1.  Pourquoi maintenant ?</p>
<p> </p>
<p>2.  Est-ce qu’un député congolais touche vraiment 21 000 dollars par mois ?</p>
<p> </p>
<p>3.   Que retenir de ce scandale par rapport au système politique congolais ?</p>
<p> </p>
<p>Comme on le voit, le système est fait de telle sorte que les politiques s’emparent littéralement des fonds publics. Le budget de l’État paraît être l’instrument qui consacre ce système de prédation des richesses sociales à leur profit. Et, souvent, lorsqu’il s’agit de leurs intérêts, les élus parlent le même langage. Il n’y a plus d’opposition, plus de majorité, à quelques rares exceptions près.</p>
<p> </p>
<p>En fait, plusieurs députés consultés expliquent que la fixation de leurs rémunérations tient compte des dysfonctionnements du système politique. Un système défaillant pour répondre aux besoins sociaux primaires de la population, incapable donc de mettre en place des politiques sociales en faveur de la population Celle-ci se tourne alors vers ses élus pour qu’ils suppléent à l’absence de l’État. Ce qui entretient et institutionnalise le clientélisme.</p>
<p> </p>
<p>Avec cette polémique, n’est-ce pas enfin le temps de repenser tout le système de gestion et de redistribution des finances publiques ? Encore faut-il qu’il ait une bonne dose de volonté politique de changement et une pression populaire réclamant plus de transparence, d’équité et de justice sociale. À court terme, le strict minimum, à l’instar d’autres pays en Afrique et ailleurs, serait de publier les salaires et émoluments de toutes les autorités politiques, députés y compris. </p>
<p> </p>
<p>En attendant le prochain examen du budget à l’Assemblée nationale, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC ou Ebuteli au +243 894 110 542. À bientôt !<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un secret de polichinelle. Tout le monde sait depuis des années que les parlementaires congolais sont grassement payés, pourtant tout le monde semble surpris d'apprendre que la rémunération des députés nationaux dépasse la barre des 20 000 dollars mensuels. Il a suffi en effet d’un communiqué fin août de l’opposant Martin Fayulu dénonçant les 21 000 dollars mensuels que l’Assemblée nationale verserait aux élus depuis janvier. D’autres sources ont confirmé à Ebuteli et au Groupe d’étude sur le Congo (GEC) que cette enveloppe pouvait, parfois, atteindre 25 000 dollars. Et multiplier la somme près de dix fois lorsque l’on est membre du bureau. Alors, dans cette affaire, où se situe vraiment le scandale ?</p>
<p> </p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, coordonnateur des recherches sur la politique à Ebuteli, partenaire de recherche du GEC en RDC. Vous écoutez le 27e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Nous allons essayer de comprendre la polémique sur la rémunération des députés en trois questions.</p>
<p> </p>
<p>1.  Pourquoi maintenant ?</p>
<p> </p>
<p>2.  Est-ce qu’un député congolais touche vraiment 21 000 dollars par mois ?</p>
<p> </p>
<p>3.   Que retenir de ce scandale par rapport au système politique congolais ?</p>
<p> </p>
<p>Comme on le voit, le système est fait de telle sorte que les politiques s’emparent littéralement des fonds publics. Le budget de l’État paraît être l’instrument qui consacre ce système de prédation des richesses sociales à leur profit. Et, souvent, lorsqu’il s’agit de leurs intérêts, les élus parlent le même langage. Il n’y a plus d’opposition, plus de majorité, à quelques rares exceptions près.</p>
<p> </p>
<p>En fait, plusieurs députés consultés expliquent que la fixation de leurs rémunérations tient compte des dysfonctionnements du système politique. Un système défaillant pour répondre aux besoins sociaux primaires de la population, incapable donc de mettre en place des politiques sociales en faveur de la population Celle-ci se tourne alors vers ses élus pour qu’ils suppléent à l’absence de l’État. Ce qui entretient et institutionnalise le clientélisme.</p>
<p> </p>
<p>Avec cette polémique, n’est-ce pas enfin le temps de repenser tout le système de gestion et de redistribution des finances publiques ? Encore faut-il qu’il ait une bonne dose de volonté politique de changement et une pression populaire réclamant plus de transparence, d’équité et de justice sociale. À court terme, le strict minimum, à l’instar d’autres pays en Afrique et ailleurs, serait de publier les salaires et émoluments de toutes les autorités politiques, députés y compris. </p>
<p> </p>
<p>En attendant le prochain examen du budget à l’Assemblée nationale, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC ou Ebuteli au +243 894 110 542. À bientôt !<br>
</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Sep 2022 13:38:30 +0000</pubDate>
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                <title>La Russie peut-elle devenir une alliée pour la RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 16 août, le ministre congolais de la Défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, était à Moscou pour assister à la conférence sur la sécurité internationale aux côtés de 35 de ses homologues. Alors que son gouvernement avait voté la condamnation de l’invasion russe de l’Ukraine il y a moins de six mois à l’assemblée générale de l’ONU, le ton était cette fois beaucoup plus chaleureux. Le ministre est allé jusqu’à souhaiter « vivement » un « appui multiforme » de Moscou contre les groupes armés présents dans l’Est de la RDC, dont notamment le M23 et les ADF. Ce virage de la position congolaise peut-il annoncer un rapprochement d’ampleur avec la Russie ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 26e épisode de la saison 2 de <b>Po Na GEC</b>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Pierre Boisselet</b>, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 26 août, et cette semaine, nous nous intéressons au potentiel de coopération entre la Russie et la RDC.</p>
<p><br></p>
<p>Par certains aspects, la présence russe au Congo rappelle ce qu’elle était en Centrafrique à ses débuts. Le chargé d’affaires de l’ambassade russe à Kinshasa depuis 2021, Viktor Tokmakov, était précédemment basé à Bangui, où il a facilité l’implantation de la société militaire privée russe Wagner. Comme elle l’avait fait en Centrafrique, la Russie a pris position, au moins publiquement, contre le régime de sanctions concernant la RDC, au Conseil de sécurité de l’ONU en juin dernier. Ce régime n’empêche pas le gouvernement congolais d’acheter les armes de son choix, mais une procédure de notification des ventes de matériels et services militaires par les pays fournisseurs a été partiellement reconduit.</p>
<p>La Russie n’y a pas opposé son véto, comme elle en a pourtant le pouvoir. Néanmoins, Moscou a réussi à faire passer le message, dans l’opinion et une bonne partie des autorités, que les Nations-Unies et les Occidentaux empêcheraient Kinshasa de s’armer face aux rebelles. </p>
<p><br></p>
<p>Si le régime de sanction n’en est pas responsable, il est en revanche exact que plusieurs pays occidentaux sont réticents à fournir armes et munitions à l’armée congolaise. Compte tenu des fréquentes violations des droits de l’Homme de soldats, des régulières ventes ou fournitures d’armes à des groupes armés par certains officiers, les Américains et les Européens font l’analyse que des livraisons d’armes plus massives ne sont pas la solution au problème, et que la réforme de l’armée est prioritaire. Cette situation crée toutefois des opportunités de collaboration entre la RDC et la Russie, qui est disponible pour vendre ces matériels. <a href="https://acpcongo.com/index.php/2022/08/18/a-moscou-le-ministre-gilbert-kabanda-visite-le-salon-dexposition-des-armements-militaires-russes/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;C’est ce que le ministre Kabanda a semblé venir chercher à Moscou&lt;/span&gt;"><u>C’est ce que le ministre Kabanda a semblé venir chercher à Moscou</u></a>.</p>
<p>Une autre opportunité vient des difficultés de la Monusco à aider efficacement à lutter contre les groupes armés dans l’Est de la RDC, et plus particulièrement le M23. La fuite d’un rapport du groupe d’experts de l’ONU, pointant le soutien du Rwanda au M23, et la visite du secrétaire d’État américain Antony Blinken à Kinshasa et Kigali, début août, avaient suscité l’espoir, à la fois du gouvernement et de l’opinion publique congolaise, de sanctions contre Kigali, ou d’un appui militaire plus conséquent. Ceci n’est pas arrivé pour le moment, et la Monusco est la cible d’un mouvement de contestation d’une ampleur inédite depuis juillet.</p>
<p><br></p>
<p>Cette insatisfaction pourrait permettre à la Russie de se poser en alternative à l’intervention de la communauté internationale, au moment où Kinshasa cherche tous azimuts des alliés dans ce dossier, du Kenya à l’Afrique du Sud. Les pressions occidentales pour la tenue d’élections dans les délais constitutionnels pourraient aussi inciter Kinshasa à se tourner vers d’autres partenaires.</p>
<p><br></p>
<p>Malgré son invasion de l’Ukraine, la Russie n’est pas majoritairement rejetée par l’opinion congolaise. Selon un sondage réalisé par le GEC, Ebuteli et Berci, en avril et mai dernier, 55% des Congolaises et Congolais interrogés estimaient que ce pays jouait un rôle globalement positif en RDC. </p>
<p><br></p>
<p>Maintenant, la Russie a-t-elle réellement la capacité d’aider le Congo ? On peut en douter, compte tenu des efforts considérables auxquels elle doit déjà consentir pour soutenir son effort de guerre en Ukraine. Vu la faiblesse actuelle de sa présence au Congo, comparée à celle des Européens et des Américains, un basculement représenterait un effort d’ampleur, qui reste difficile à imaginer.</p>
<p><br></p>
<p>Les Occidentaux ne semblent en tout cas pas y croire pour le moment. Ils rappellent que la présence russe n’a pas permis à la Centrafrique ou au Mali de sortir de l’insécurité. Les signaux de Kinshasa en direction de Moscou sont interprétés comme un bluff, un argument pour forcer les Occidentaux à appuyer plus fermement le gouvernement congolais.</p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. A bientôt !<br>
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</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 août, le ministre congolais de la Défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, était à Moscou pour assister à la conférence sur la sécurité internationale aux côtés de 35 de ses homologues. Alors que son gouvernement avait voté la condamnation de l’invasion russe de l’Ukraine il y a moins de six mois à l’assemblée générale de l’ONU, le ton était cette fois beaucoup plus chaleureux. Le ministre est allé jusqu’à souhaiter « vivement » un « appui multiforme » de Moscou contre les groupes armés présents dans l’Est de la RDC, dont notamment le M23 et les ADF. Ce virage de la position congolaise peut-il annoncer un rapprochement d’ampleur avec la Russie ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 26e épisode de la saison 2 de <b>Po Na GEC</b>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Pierre Boisselet</b>, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 26 août, et cette semaine, nous nous intéressons au potentiel de coopération entre la Russie et la RDC.</p>
<p><br></p>
<p>Par certains aspects, la présence russe au Congo rappelle ce qu’elle était en Centrafrique à ses débuts. Le chargé d’affaires de l’ambassade russe à Kinshasa depuis 2021, Viktor Tokmakov, était précédemment basé à Bangui, où il a facilité l’implantation de la société militaire privée russe Wagner. Comme elle l’avait fait en Centrafrique, la Russie a pris position, au moins publiquement, contre le régime de sanctions concernant la RDC, au Conseil de sécurité de l’ONU en juin dernier. Ce régime n’empêche pas le gouvernement congolais d’acheter les armes de son choix, mais une procédure de notification des ventes de matériels et services militaires par les pays fournisseurs a été partiellement reconduit.</p>
<p>La Russie n’y a pas opposé son véto, comme elle en a pourtant le pouvoir. Néanmoins, Moscou a réussi à faire passer le message, dans l’opinion et une bonne partie des autorités, que les Nations-Unies et les Occidentaux empêcheraient Kinshasa de s’armer face aux rebelles. </p>
<p><br></p>
<p>Si le régime de sanction n’en est pas responsable, il est en revanche exact que plusieurs pays occidentaux sont réticents à fournir armes et munitions à l’armée congolaise. Compte tenu des fréquentes violations des droits de l’Homme de soldats, des régulières ventes ou fournitures d’armes à des groupes armés par certains officiers, les Américains et les Européens font l’analyse que des livraisons d’armes plus massives ne sont pas la solution au problème, et que la réforme de l’armée est prioritaire. Cette situation crée toutefois des opportunités de collaboration entre la RDC et la Russie, qui est disponible pour vendre ces matériels. <a href="https://acpcongo.com/index.php/2022/08/18/a-moscou-le-ministre-gilbert-kabanda-visite-le-salon-dexposition-des-armements-militaires-russes/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;C’est ce que le ministre Kabanda a semblé venir chercher à Moscou&lt;/span&gt;"><u>C’est ce que le ministre Kabanda a semblé venir chercher à Moscou</u></a>.</p>
<p>Une autre opportunité vient des difficultés de la Monusco à aider efficacement à lutter contre les groupes armés dans l’Est de la RDC, et plus particulièrement le M23. La fuite d’un rapport du groupe d’experts de l’ONU, pointant le soutien du Rwanda au M23, et la visite du secrétaire d’État américain Antony Blinken à Kinshasa et Kigali, début août, avaient suscité l’espoir, à la fois du gouvernement et de l’opinion publique congolaise, de sanctions contre Kigali, ou d’un appui militaire plus conséquent. Ceci n’est pas arrivé pour le moment, et la Monusco est la cible d’un mouvement de contestation d’une ampleur inédite depuis juillet.</p>
<p><br></p>
<p>Cette insatisfaction pourrait permettre à la Russie de se poser en alternative à l’intervention de la communauté internationale, au moment où Kinshasa cherche tous azimuts des alliés dans ce dossier, du Kenya à l’Afrique du Sud. Les pressions occidentales pour la tenue d’élections dans les délais constitutionnels pourraient aussi inciter Kinshasa à se tourner vers d’autres partenaires.</p>
<p><br></p>
<p>Malgré son invasion de l’Ukraine, la Russie n’est pas majoritairement rejetée par l’opinion congolaise. Selon un sondage réalisé par le GEC, Ebuteli et Berci, en avril et mai dernier, 55% des Congolaises et Congolais interrogés estimaient que ce pays jouait un rôle globalement positif en RDC. </p>
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<p>Maintenant, la Russie a-t-elle réellement la capacité d’aider le Congo ? On peut en douter, compte tenu des efforts considérables auxquels elle doit déjà consentir pour soutenir son effort de guerre en Ukraine. Vu la faiblesse actuelle de sa présence au Congo, comparée à celle des Européens et des Américains, un basculement représenterait un effort d’ampleur, qui reste difficile à imaginer.</p>
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<p>Les Occidentaux ne semblent en tout cas pas y croire pour le moment. Ils rappellent que la présence russe n’a pas permis à la Centrafrique ou au Mali de sortir de l’insécurité. Les signaux de Kinshasa en direction de Moscou sont interprétés comme un bluff, un argument pour forcer les Occidentaux à appuyer plus fermement le gouvernement congolais.</p>
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<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. A bientôt !<br>
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                <pubDate>Fri, 26 Aug 2022 16:12:12 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 16 août, le ministre congolais de la Défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, était à Moscou pour assister à la conférence sur la sécurité internationale aux côtés de 35 de ses homologues. Alors que son gouvernement avait voté la condamnation de l’invasio...</itunes:subtitle>

                
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                    <item>
                <title>Quel avenir pour la liberté d’expression en RDC face à la répression des offenses envers les autorités ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 14 août, Félix Tshisekedi fait une <a href="https://twitter.com/stanysbujakera/status/1558935984334675969?s=21&amp;t=E5HgYge732zuhX8lPpxHZg" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;déclaration &lt;/span&gt;"><u>déclaration </u></a>assez inhabituelle lors de son séjour au Tchad devant la communauté congolaise. Le président de la République s’est dit n’avoir « aucun problème avec la critique du régime », mais n'accepterait pas le mensonge. Et ceux qui auront à le traiter de « voleur » doivent se « justifier devant les juges ». Toujours devant les Congolais vivant au Tchad, il a affirmé de se montrer « intolérant envers ceux qui mettront en péril l’unité nationale » et que « les prisons seront remplies avec ces différentes personnes ». Avec ces propos, doit-on s'inquiéter de nouveau sur l’avenir de la liberté d’expression en RDC ? <br>
</p>
<p>Bonjour,  </p>
<p>Je m’appelle <a href="https://twitter.com/ange_makadi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ange Makadi Ngoy.&lt;/span&gt;">Ange Makadi Ngoy.</a> Je suis chercheuse à Ebuteli, partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Vous écoutez le 25e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio qui donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 19 août 2022.<br>
</p>
<p>Revenons en arrière. Le 8 août, Marie Masemi, militante de l’Ecidé, parti de l'opposition, est relâchée après trois jours d’arrestation pour des soupçons de diffamation à l’égard de l’épouse du chef de l’État. Quelques jours plus tard, c’est le tour de Jean-Marc Kabund, ancien président <em>ad interim</em> de l'UDPS, qui a basculé dans l’opposition contre le pouvoir en place, d’être arrêté pour avoir tenu des propos « injurieux, diffamatoires et outrageants à l’endroit du chef de l’État ». Fin juillet, Jimmy Kitenge, secrétaire national du PPRD, était, lui, « enlevé » et « détenu », selon sa famille politique, à l’Agence nationale de renseignement (ANR) pour avoir également « critiqué Félix Tshisekedi et outragé le Parlement ». <br>
</p>
<p>À seize mois des élections de 2023, ces arrestations sont-elles des signes inquiétants montrant non seulement la fragilité de la démocratie, mais aussi le rétrécissement progressif de l’espace des libertés publiques au Congo ? Ou est-ce que ce sont des mesures nécessaires pour discipliner des acteurs politiques devenus trop tapageurs ?<br>
<br>
<br>
</p>
<p>Les différentes arrestations soulèvent la question particulière de l’offense faite au chef de l’État, une infraction reprise dans l’ordonnance-loi n°300 de 1963 relative à la répression des offenses envers le président de la République. Mais, ladite ordonnance-loi ne définit pas les actes constitutifs d’offense envers le chef de l'État. Ainsi, il y a des risques énormes d’instrumentalisation de cette infraction  à des fins politiques, voire personnelles. Car, la définition de plusieurs de ses éléments constitutifs relève de la souveraine appréciation du juge. <br>
</p>
<p>L’administration de Tshisekedi n’est pas la seule à en tirer profit. Sous Joseph Kabila, en dépit de sa tolérance apparente à des nombreux écarts de langage, quelques députés et leaders d’opinion furent néanmoins condamnés pour cette infraction.  <br>
</p>
<p>En fait, « l’infraction d’offense au chef de l’État est une survivance du crime de lèse-majesté, selon lequel, à l’antiquité, la personne du roi était intouchable et inviolable », comme le <a href="https://www.village-justice.com/articles/offense-chef-etat-crime-anachronique,24526.html" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;rappelle si bien Me Olivier Diansonsa&lt;/span&gt;"><u>rappelle si bien Me Olivier Diansonsa</u></a>. Le maintien de cette infraction anachronique est aujourd’hui injustifiée en RDC. D’autant qu’elle met en péril la liberté d’expression déjà si fragile dans le pays. Il est en effet très difficile de délimiter son contour juridique.<br>
</p>
<p>En tout cas, cette infraction voudrait protéger la personne du chef de l’État, sans faire la distinction entre sa vie privée et sa vie publique. Pourtant,  « […] toutes les personnalités publiques, y compris celles qui exercent des fonctions au plus haut niveau du pouvoir politique, comme les chefs d’État ou de gouvernement, sont légitimement exposées à la critique et à l’opposition politique », selon une <u>observation générale du Comité des droits de l’Homme de l’ONU</u>. <br>
</p>
<p>Concernant des atteintes à leur vie privée, les autorités, comme tous les autres citoyens qui s’estiment lésés, n’ont qu’à saisir la justice sur base des infractions de diffamation, d’imputations dommageables ou d’injures publiques. Pas besoin donc d’une incrimination spécifique. <br>
<br>
</p>
<p>D’ici là, n'hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br>
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</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 août, Félix Tshisekedi fait une <a href="https://twitter.com/stanysbujakera/status/1558935984334675969?s=21&amp;t=E5HgYge732zuhX8lPpxHZg" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;déclaration &lt;/span&gt;"><u>déclaration </u></a>assez inhabituelle lors de son séjour au Tchad devant la communauté congolaise. Le président de la République s’est dit n’avoir « aucun problème avec la critique du régime », mais n'accepterait pas le mensonge. Et ceux qui auront à le traiter de « voleur » doivent se « justifier devant les juges ». Toujours devant les Congolais vivant au Tchad, il a affirmé de se montrer « intolérant envers ceux qui mettront en péril l’unité nationale » et que « les prisons seront remplies avec ces différentes personnes ». Avec ces propos, doit-on s'inquiéter de nouveau sur l’avenir de la liberté d’expression en RDC ? <br>
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<p>Bonjour,  </p>
<p>Je m’appelle <a href="https://twitter.com/ange_makadi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ange Makadi Ngoy.&lt;/span&gt;">Ange Makadi Ngoy.</a> Je suis chercheuse à Ebuteli, partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Vous écoutez le 25e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio qui donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 19 août 2022.<br>
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<p>Revenons en arrière. Le 8 août, Marie Masemi, militante de l’Ecidé, parti de l'opposition, est relâchée après trois jours d’arrestation pour des soupçons de diffamation à l’égard de l’épouse du chef de l’État. Quelques jours plus tard, c’est le tour de Jean-Marc Kabund, ancien président <em>ad interim</em> de l'UDPS, qui a basculé dans l’opposition contre le pouvoir en place, d’être arrêté pour avoir tenu des propos « injurieux, diffamatoires et outrageants à l’endroit du chef de l’État ». Fin juillet, Jimmy Kitenge, secrétaire national du PPRD, était, lui, « enlevé » et « détenu », selon sa famille politique, à l’Agence nationale de renseignement (ANR) pour avoir également « critiqué Félix Tshisekedi et outragé le Parlement ». <br>
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<p>À seize mois des élections de 2023, ces arrestations sont-elles des signes inquiétants montrant non seulement la fragilité de la démocratie, mais aussi le rétrécissement progressif de l’espace des libertés publiques au Congo ? Ou est-ce que ce sont des mesures nécessaires pour discipliner des acteurs politiques devenus trop tapageurs ?<br>
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<p>Les différentes arrestations soulèvent la question particulière de l’offense faite au chef de l’État, une infraction reprise dans l’ordonnance-loi n°300 de 1963 relative à la répression des offenses envers le président de la République. Mais, ladite ordonnance-loi ne définit pas les actes constitutifs d’offense envers le chef de l'État. Ainsi, il y a des risques énormes d’instrumentalisation de cette infraction  à des fins politiques, voire personnelles. Car, la définition de plusieurs de ses éléments constitutifs relève de la souveraine appréciation du juge. <br>
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<p>L’administration de Tshisekedi n’est pas la seule à en tirer profit. Sous Joseph Kabila, en dépit de sa tolérance apparente à des nombreux écarts de langage, quelques députés et leaders d’opinion furent néanmoins condamnés pour cette infraction.  <br>
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<p>En fait, « l’infraction d’offense au chef de l’État est une survivance du crime de lèse-majesté, selon lequel, à l’antiquité, la personne du roi était intouchable et inviolable », comme le <a href="https://www.village-justice.com/articles/offense-chef-etat-crime-anachronique,24526.html" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;rappelle si bien Me Olivier Diansonsa&lt;/span&gt;"><u>rappelle si bien Me Olivier Diansonsa</u></a>. Le maintien de cette infraction anachronique est aujourd’hui injustifiée en RDC. D’autant qu’elle met en péril la liberté d’expression déjà si fragile dans le pays. Il est en effet très difficile de délimiter son contour juridique.<br>
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<p>En tout cas, cette infraction voudrait protéger la personne du chef de l’État, sans faire la distinction entre sa vie privée et sa vie publique. Pourtant,  « […] toutes les personnalités publiques, y compris celles qui exercent des fonctions au plus haut niveau du pouvoir politique, comme les chefs d’État ou de gouvernement, sont légitimement exposées à la critique et à l’opposition politique », selon une <u>observation générale du Comité des droits de l’Homme de l’ONU</u>. <br>
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<p>Concernant des atteintes à leur vie privée, les autorités, comme tous les autres citoyens qui s’estiment lésés, n’ont qu’à saisir la justice sur base des infractions de diffamation, d’imputations dommageables ou d’injures publiques. Pas besoin donc d’une incrimination spécifique. <br>
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<p>D’ici là, n'hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br>
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                <pubDate>Fri, 19 Aug 2022 18:35:06 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                <title>Comment évaluer la visite de Blinken en RDC ? - Écoutez Po Na GEC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mardi 9 août, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a entamé sa visite dans la région des Grands Lacs, rencontrant le président congolais Félix Tshisekedi et ses conseillers à Kinshasa avant de se rendre au Rwanda le 11 août. Bien qu'il se concentre sur une série de questions - les prochaines élections congolaises, le sort du leader de l'opposition rwandaise Paul Rusesabagina et les questions de développement - la rébellion du M23 a aussi été un focus majeur. </p>
<p>Bonjour !<br>
</p>
<p>Je suis<b> Jason Stearns</b>, le directeur du <b>Groupe d'étude sur le Congo</b>, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York qui travaille avec <b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 24e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Comment interpréter  la visite de Blinken ? L'Afrique est une destination rare pour les dirigeants américains. John Kerry, le dernier secrétaire d'État américain à s'être rendu au Congo en 2014, était célèbre pour son calendrier de voyage mouvementé. Il a visité la France 34 fois, l'Arabie saoudite 17 fois, la Chine 9 fois - mais n'a visité aucun pays d'Afrique subsaharienne plus d'une fois. L'Afrique, qui ne représente qu'environ 3 % de l'économie mondiale, n'a pas été une priorité géopolitique pour les États-Unis ; les administrations précédentes ont été critiquées pour avoir laissé leur approche du continent être définie par la stratégie antiterroriste et la promotion des intérêts économiques américains, éclipsant la promotion de la démocratie et la croissance économique.<br>
</p>
<p>L'administration actuelle tente de changer cette approche. À la veille de la visite de M. Blinken, le département d'État a publié sa nouvelle stratégie pour l'Afrique, qui met l'accent sur les libertés civiles, la croissance économique et la stabilité. <br>
</p>
<p>Qu'est-ce que cela signifie pour le Congo ? Il est clair que l'importance du pays a augmenté - il est le plus grand producteur de cuivre en Afrique et de cobalt dans le monde. C'est important dans le cadre de la concurrence de plus en plus féroce que se livrent les États-Unis avec la Chine, qui –– et je cite la nouvelle stratégie américaine––  «considère la région comme une arène importante pour défier l'ordre international fondé sur des règles et promouvoir ses propres intérêts commerciaux et géopolitiques étroits, et avec la Russie », qui –– je cite le même document ––  « considère la région comme un environnement permissif pour les entreprises paraétatiques et les sociétés militaires privées, qui fomentent souvent l'instabilité pour des avantages stratégiques et financiers ».  <br>
</p>
<p>Mais ce ne sont pas seulement les intérêts économiques qui ont rapproché les États-Unis du Congo. En ce qui concerne la sécurité dans l'est de la RDC, la sympathie de longue date de Washington pour le gouvernement de Paul Kagame s'est émoussée. Même avant la récente fuite de la lettre du groupe d'experts de l'ONU détaillant le soutien rwandais au M23, les États-Unis de Biden étaient le seul pays à dénoncer, bien que timidement, l'implication rwandaise. Cela contrastait avec ses alliés traditionnels, qui sont restés largement silencieux - le Royaume-Uni a célébré le gouvernement de Kagame lors du sommet du Commonwealth en juin, et la France s'est rapprochée de plus en plus du Rwanda ces dernières années. <br>
</p>
<p>Blinken a clairement abordé la question du M23 avec ses homologues de Kinshasa et de Kigali. </p>
<p>Toutefois, cela pourrait être une tâche relativement facile par rapport aux défis à long terme auxquels le Congo est confronté. Washington fermera-t-il les yeux face au trucage des élections, comme il l'a fait en 2018 et en 2011 ? Va-t-il, avec ses partenaires, sévir contre la fuite massive des capitaux et des ressources de la région, facilitée par les multinationales ?  Pourront-ils aider à reconstruire l'État congolais, dont le délabrement a permis l'éclosion de dizaines de groupes armés ?  <br>
</p>
<p>En attendant les réponses à ces questions dans les années à venir, vous pouvez recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone en envoyant le mot « GEC » ou « Ebuteli » au + 243 894 110 542. À bientôt !<br>
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</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 9 août, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a entamé sa visite dans la région des Grands Lacs, rencontrant le président congolais Félix Tshisekedi et ses conseillers à Kinshasa avant de se rendre au Rwanda le 11 août. Bien qu'il se concentre sur une série de questions - les prochaines élections congolaises, le sort du leader de l'opposition rwandaise Paul Rusesabagina et les questions de développement - la rébellion du M23 a aussi été un focus majeur. </p>
<p>Bonjour !<br>
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<p>Je suis<b> Jason Stearns</b>, le directeur du <b>Groupe d'étude sur le Congo</b>, un centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York qui travaille avec <b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 24e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise.<br>
</p>
<p>Comment interpréter  la visite de Blinken ? L'Afrique est une destination rare pour les dirigeants américains. John Kerry, le dernier secrétaire d'État américain à s'être rendu au Congo en 2014, était célèbre pour son calendrier de voyage mouvementé. Il a visité la France 34 fois, l'Arabie saoudite 17 fois, la Chine 9 fois - mais n'a visité aucun pays d'Afrique subsaharienne plus d'une fois. L'Afrique, qui ne représente qu'environ 3 % de l'économie mondiale, n'a pas été une priorité géopolitique pour les États-Unis ; les administrations précédentes ont été critiquées pour avoir laissé leur approche du continent être définie par la stratégie antiterroriste et la promotion des intérêts économiques américains, éclipsant la promotion de la démocratie et la croissance économique.<br>
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<p>L'administration actuelle tente de changer cette approche. À la veille de la visite de M. Blinken, le département d'État a publié sa nouvelle stratégie pour l'Afrique, qui met l'accent sur les libertés civiles, la croissance économique et la stabilité. <br>
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<p>Qu'est-ce que cela signifie pour le Congo ? Il est clair que l'importance du pays a augmenté - il est le plus grand producteur de cuivre en Afrique et de cobalt dans le monde. C'est important dans le cadre de la concurrence de plus en plus féroce que se livrent les États-Unis avec la Chine, qui –– et je cite la nouvelle stratégie américaine––  «considère la région comme une arène importante pour défier l'ordre international fondé sur des règles et promouvoir ses propres intérêts commerciaux et géopolitiques étroits, et avec la Russie », qui –– je cite le même document ––  « considère la région comme un environnement permissif pour les entreprises paraétatiques et les sociétés militaires privées, qui fomentent souvent l'instabilité pour des avantages stratégiques et financiers ».  <br>
</p>
<p>Mais ce ne sont pas seulement les intérêts économiques qui ont rapproché les États-Unis du Congo. En ce qui concerne la sécurité dans l'est de la RDC, la sympathie de longue date de Washington pour le gouvernement de Paul Kagame s'est émoussée. Même avant la récente fuite de la lettre du groupe d'experts de l'ONU détaillant le soutien rwandais au M23, les États-Unis de Biden étaient le seul pays à dénoncer, bien que timidement, l'implication rwandaise. Cela contrastait avec ses alliés traditionnels, qui sont restés largement silencieux - le Royaume-Uni a célébré le gouvernement de Kagame lors du sommet du Commonwealth en juin, et la France s'est rapprochée de plus en plus du Rwanda ces dernières années. <br>
</p>
<p>Blinken a clairement abordé la question du M23 avec ses homologues de Kinshasa et de Kigali. </p>
<p>Toutefois, cela pourrait être une tâche relativement facile par rapport aux défis à long terme auxquels le Congo est confronté. Washington fermera-t-il les yeux face au trucage des élections, comme il l'a fait en 2018 et en 2011 ? Va-t-il, avec ses partenaires, sévir contre la fuite massive des capitaux et des ressources de la région, facilitée par les multinationales ?  Pourront-ils aider à reconstruire l'État congolais, dont le délabrement a permis l'éclosion de dizaines de groupes armés ?  <br>
</p>
<p>En attendant les réponses à ces questions dans les années à venir, vous pouvez recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone en envoyant le mot « GEC » ou « Ebuteli » au + 243 894 110 542. À bientôt !<br>
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</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Aug 2022 12:26:21 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le mardi 9 août, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a entamé sa visite dans la région des Grands Lacs, rencontrant le président congolais Félix Tshisekedi et ses conseillers à Kinshasa avant de se rendre au Rwanda le 11 août. Bien qu'il se c...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Mise aux enchères des blocs pétroliers : les dessous de la controverse</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 28 juillet 2022, le gouvernement congolais a <a href="https://www.drcbidround2022.com/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;annoncé&lt;/span&gt;"><u>annoncé</u></a> des avis à manifestation d’intérêt pour des appels d’offres sur l’attribution des droits d’hydrocarbures en RDC. Au total, 27 blocs pétroliers et trois blocs gaziers sont mis aux enchères pour le droit d’exploration. Cet appel d’offres, qui doit se clôturer le 30 avril 2023, a créé une controverse : à l’intérieur de certains blocs on retrouve des aires protégées ainsi que des tourbières – des réserves de carbone qui, si elles sont perturbées, pourraient faire échapper plus d’un milliard de tonnes de carbone dans l’atmosphère. Mais le gouvernement de la RDC dit vouloir et avoir le droit de développer cette ressource pour le bien de la population congolaise. Qu’en est-il du débat entre pro-pétrole et pro-environnement ?<br></p>
<p>Bonjour !<br></p>
<p>Je suis <b>Joshua Walker</b>, le directeur de programme du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b>, un centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York qui travaille avec <b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 23e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise.<br></p>
<p>L’appel d’offres publié par le gouvernement congolais fin juillet sollicite des propositions des sociétés pétrolières et gazières pour <u>l</u>’exploration de 30 blocs afin de déterminer s’il y a du pétrole et si ce serait rentable de l’exploiter. Par la suite, les candidats retenus auront le droit de convertir les permis d’exploration en permis d’exploitation.<br></p>
<p>Pour certains membres de la société civile congolaise et internationale, il s’agit d’un <a href="https://congopeat.net/wp-content/uploads/sites/49/2022/07/CongoPeat_Briefing_on_Oil-Exploration_Updated_27_blocks.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;désastre environnemental planétaire&lt;/span&gt;"><u>désastre environnemental planétaire</u></a> à venir. Pour eux, même si les blocs ne finissent pas par être exploités, l’exploration aura tout de même des conséquences : déforestation, destruction des habitats des espèces protégées, perturbations des communautés riveraines… De son côté, le gouvernement assure que les aires protégées ainsi que les tourbières ne seront pas touchées, qu’il existe des technologies de pointe qui permettent des opérations « chirurgicales » pour explorer sans impact environnemental important.<br></p>
<p>De plus, le gouvernement s’oppose par principe à toute tentative d’empêcher la RDC à développer ses propres ressources naturelles, pour son propre développement. D'autant qu'en vertu de la <a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/general-assembly-resolution-1803-xvii-14-december-1962-permanent" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;résolution 1803&lt;/span&gt;"><u>résolution 1803</u></a> de l'Assemblée générale de l'ONU consacrant la souveraineté permanente sur les ressources naturelles, la RDC a le droit d'explorer cette piste. Surtout que l’engagement de la communauté internationale et des pays pollueurs en particulier, notamment lors du sommet COP 26, à compenser des pays comme la RDC pour la protection de son environnement, tarde à se concrétiser. Ainsi la RDC se trouve dans une situation où l’exploitation pétrolière est potentiellement plus rentable à long terme que le financement climatique pour protéger ces terres, tant que les engagements de la communauté internationale ne seront pas respectés.<br></p>
<p>Trois questions importantes se posent, cependant, à l’égard de cette mise aux enchères. Premièrement, les critiques de cet appel d’offres s’interrogent sur la gouvernance. Jimmy Munguriek Ufoy, du Cadre de concertation de la société civile sur les ressources naturelles, fait la comparaison avec le secteur minier : « Si l’exploitation minière n’a pas développé le pays, penser que ce sont ces blocs pétroliers qui vont le faire, c’est rêver. » Comment la RDC éviterait-elle de pareils problèmes de gouvernance dans le secteur pétrolier ? S’agit t-il simplement d’une opportunité pour les politiques de se faire des fonds pouvant notamment financer leurs campagnes électorales ?<br></p>
<p>Deuxièmement, la production du pétrole nécessite également de gros investissements en infrastructures pouvant le transporter à des ports pour exportation. La création de ces infrastructures en RDC prendrait des années et coûterait des milliards de dollars. Quel est le plan pour ses infrastructures et sont-elles réalisables ?<br></p>
<p>Troisièmement, la mise aux enchères de ces blocs serait-elle aussi un moyen pour la RDC de mettre la pression sur les bailleurs de fonds afin qu’ils respectent leurs engagements de financement contre le changement climatique ?<br></p>
<p>En attendant les réponses à ces questions dans les mois à venir, vous pouvez recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone en envoyant le mot « GEC » ou « Ebuteli » au + 243 894 110 542. À bientôt !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 juillet 2022, le gouvernement congolais a <a href="https://www.drcbidround2022.com/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;annoncé&lt;/span&gt;"><u>annoncé</u></a> des avis à manifestation d’intérêt pour des appels d’offres sur l’attribution des droits d’hydrocarbures en RDC. Au total, 27 blocs pétroliers et trois blocs gaziers sont mis aux enchères pour le droit d’exploration. Cet appel d’offres, qui doit se clôturer le 30 avril 2023, a créé une controverse : à l’intérieur de certains blocs on retrouve des aires protégées ainsi que des tourbières – des réserves de carbone qui, si elles sont perturbées, pourraient faire échapper plus d’un milliard de tonnes de carbone dans l’atmosphère. Mais le gouvernement de la RDC dit vouloir et avoir le droit de développer cette ressource pour le bien de la population congolaise. Qu’en est-il du débat entre pro-pétrole et pro-environnement ?<br></p>
<p>Bonjour !<br></p>
<p>Je suis <b>Joshua Walker</b>, le directeur de programme du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b>, un centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York qui travaille avec <b>Ebuteli</b>, son partenaire de recherche en RDC. Bienvenue dans ce 23e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, notre capsule audio qui décrit et analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise.<br></p>
<p>L’appel d’offres publié par le gouvernement congolais fin juillet sollicite des propositions des sociétés pétrolières et gazières pour <u>l</u>’exploration de 30 blocs afin de déterminer s’il y a du pétrole et si ce serait rentable de l’exploiter. Par la suite, les candidats retenus auront le droit de convertir les permis d’exploration en permis d’exploitation.<br></p>
<p>Pour certains membres de la société civile congolaise et internationale, il s’agit d’un <a href="https://congopeat.net/wp-content/uploads/sites/49/2022/07/CongoPeat_Briefing_on_Oil-Exploration_Updated_27_blocks.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;désastre environnemental planétaire&lt;/span&gt;"><u>désastre environnemental planétaire</u></a> à venir. Pour eux, même si les blocs ne finissent pas par être exploités, l’exploration aura tout de même des conséquences : déforestation, destruction des habitats des espèces protégées, perturbations des communautés riveraines… De son côté, le gouvernement assure que les aires protégées ainsi que les tourbières ne seront pas touchées, qu’il existe des technologies de pointe qui permettent des opérations « chirurgicales » pour explorer sans impact environnemental important.<br></p>
<p>De plus, le gouvernement s’oppose par principe à toute tentative d’empêcher la RDC à développer ses propres ressources naturelles, pour son propre développement. D'autant qu'en vertu de la <a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/general-assembly-resolution-1803-xvii-14-december-1962-permanent" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;résolution 1803&lt;/span&gt;"><u>résolution 1803</u></a> de l'Assemblée générale de l'ONU consacrant la souveraineté permanente sur les ressources naturelles, la RDC a le droit d'explorer cette piste. Surtout que l’engagement de la communauté internationale et des pays pollueurs en particulier, notamment lors du sommet COP 26, à compenser des pays comme la RDC pour la protection de son environnement, tarde à se concrétiser. Ainsi la RDC se trouve dans une situation où l’exploitation pétrolière est potentiellement plus rentable à long terme que le financement climatique pour protéger ces terres, tant que les engagements de la communauté internationale ne seront pas respectés.<br></p>
<p>Trois questions importantes se posent, cependant, à l’égard de cette mise aux enchères. Premièrement, les critiques de cet appel d’offres s’interrogent sur la gouvernance. Jimmy Munguriek Ufoy, du Cadre de concertation de la société civile sur les ressources naturelles, fait la comparaison avec le secteur minier : « Si l’exploitation minière n’a pas développé le pays, penser que ce sont ces blocs pétroliers qui vont le faire, c’est rêver. » Comment la RDC éviterait-elle de pareils problèmes de gouvernance dans le secteur pétrolier ? S’agit t-il simplement d’une opportunité pour les politiques de se faire des fonds pouvant notamment financer leurs campagnes électorales ?<br></p>
<p>Deuxièmement, la production du pétrole nécessite également de gros investissements en infrastructures pouvant le transporter à des ports pour exportation. La création de ces infrastructures en RDC prendrait des années et coûterait des milliards de dollars. Quel est le plan pour ses infrastructures et sont-elles réalisables ?<br></p>
<p>Troisièmement, la mise aux enchères de ces blocs serait-elle aussi un moyen pour la RDC de mettre la pression sur les bailleurs de fonds afin qu’ils respectent leurs engagements de financement contre le changement climatique ?<br></p>
<p>En attendant les réponses à ces questions dans les mois à venir, vous pouvez recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone en envoyant le mot « GEC » ou « Ebuteli » au + 243 894 110 542. À bientôt !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Aug 2022 17:32:24 +0000</pubDate>
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                <title>Que reproche-t-on à la Monusco ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 25 juillet, une série de manifestations a débuté contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dans les villes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au moins 23 personnes sont décédées  dont 20 civils manifestants et trois membres du personnel militaire de la Monusco. Plusieurs biens appartenant à la mission onusienne ont été volés. </p>
<p>Comment expliquer cette hostilité d’une partie des  Congolais contre la Monusco ? <br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 22e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Reagan Miviri,</b> chercheur sur la violence <b>d’Ebuteli, </b>partenaire du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b> de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 29 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons aux manifestations anti-Monusco.<br></p>
<p>Nous assistons à une énième mobilisation contre la mission des Nations unies. Des manifestants reprochent à la Monusco avec au moins  13000 casques bleus d’avoir échoué dans son mandat qui est principalement celui de la protection des civils. Ce bilan mitigé a été documenté dans plusieurs rapports. Pour certains, la présence de la Monusco empêcherait, dans une certaine mesure, à l’État congolais d’assumer seul ses obligations. <br></p>
<p>La perception de la Monusco a évolué avec le temps, c’est ce que montre le dernier sondage face-à-face réalisé par BERCI, le GEC et Ebuteli. Alors qu’en 2016, 63 % pensaient que la mission faisait du bon travail pour protéger les civils ; aujourd’hui 23,6% seulement  le pensent. Alors qu’en 2016, 55,1% ont déclaré qu'il n'était pas temps pour la Monusco de partir, aujourd'hui, 44,7 % disent que la mission onusienne devrait partir maintenant (ce chiffre était de 29,4 % en 2016). <br></p>
<p>Les revendications ont également progressé ces dix dernières années. Une première manifestation organisée par la Lucha avait lieu à l’occasion de la visite à Goma en septembre 2013 du secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix. À l’époque la revendication était que la Monusco <a href="https://www.echosdafrique.com/20130405-rdc-pour-que-la-brigade-dintervention-ne-soit-pas-une-tentative-vaine" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;soit plus offensive contre les groupes armés&lt;/span&gt;"><u>soit plus offensive contre les groupes armés</u></a>. Cette mobilisation avait contribué à la création de la brigade d’intervention (FIB) qui sera déterminante dans la défaite du Mouvement du  23 mars (M23). Avec la résurgence des  massacres à Beni, des nouvelles manifestations vont s’organiser demandant à la Monusco d’agir sinon de partir ! <br></p>
<p>Le discours contre la Monusco va se radicaliser vers 2021 avec l’exaspération liée à la poursuite des massacres. Le message était clair : la Monusco doit partir. Avec comme conséquences les manifestations réprimées  à Beni, Goma et Nyiragongo.  Il va s’en suivre une sorte de résignation à l'égard de la Monusco. <br></p>
<p>En 2022, la résurgence du M23 est venue remobiliser la population contre un conflit perçu en RDC comme une agression rwandaise. Les questions sécuritaires étant revenues en avant-plan, la Monusco est de nouveau dans le viseur d’une frange de la population qui est favorable à son départ. La déclaration de la cheffe de la  Monusco devant le conseil de sécurité n’a pas été bien accueillie. Elle n’a pas indexé le Rwanda et a semblé avouer l’échec de la mission en disant que le M23 dispose de beaucoup des moyens et se comporte comme une armée. Une partie de la population est revenue à la charge en disant que si la Monusco ne peut pas combattre le M23 alors sa présence ne se justifie plus. <br></p>
<p>À ces reproches et revendications, la Monusco répond souvent par des arguments rejetant la responsabilité au seul État congolais. Pourtant, c’est exactement parce que l'État  n'était pas en mesure de s'occuper de la protection de civils qu’elle est venue en RDC. La Monusco pointe du doigt une supposée manipulation des populations. Il est vrai qu’il y a eu des discours des politiciens qui ont appelé à son départ. Tel est le cas par exemple du président du sénat. Cependant, il apparaît que ces politiciens  sont venus profiter  des revendications anciennes et insistantes d’une population sans cesse victime de l’insécurité. En même temps, ils profitent aussi pour rediriger les frustrations qui pouvaient les viser vers la Monusco. <br></p>
<p>Il n’est pas certain que la Monusco va quitter la région à la suite des événements en cours. Le conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat d'une année supplémentaire malgré les manifestations de 2021 qui ont également été violentes. Néanmoins, il existe un plan de sortie discuté avec le gouvernement congolais qui est censé se dérouler sur plusieurs années. <br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir <b>Po Na GEC</b> chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 juillet, une série de manifestations a débuté contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dans les villes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au moins 23 personnes sont décédées  dont 20 civils manifestants et trois membres du personnel militaire de la Monusco. Plusieurs biens appartenant à la mission onusienne ont été volés. </p>
<p>Comment expliquer cette hostilité d’une partie des  Congolais contre la Monusco ? <br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 22e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Reagan Miviri,</b> chercheur sur la violence <b>d’Ebuteli, </b>partenaire du <b>Groupe d’étude sur le Congo</b> de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 29 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons aux manifestations anti-Monusco.<br></p>
<p>Nous assistons à une énième mobilisation contre la mission des Nations unies. Des manifestants reprochent à la Monusco avec au moins  13000 casques bleus d’avoir échoué dans son mandat qui est principalement celui de la protection des civils. Ce bilan mitigé a été documenté dans plusieurs rapports. Pour certains, la présence de la Monusco empêcherait, dans une certaine mesure, à l’État congolais d’assumer seul ses obligations. <br></p>
<p>La perception de la Monusco a évolué avec le temps, c’est ce que montre le dernier sondage face-à-face réalisé par BERCI, le GEC et Ebuteli. Alors qu’en 2016, 63 % pensaient que la mission faisait du bon travail pour protéger les civils ; aujourd’hui 23,6% seulement  le pensent. Alors qu’en 2016, 55,1% ont déclaré qu'il n'était pas temps pour la Monusco de partir, aujourd'hui, 44,7 % disent que la mission onusienne devrait partir maintenant (ce chiffre était de 29,4 % en 2016). <br></p>
<p>Les revendications ont également progressé ces dix dernières années. Une première manifestation organisée par la Lucha avait lieu à l’occasion de la visite à Goma en septembre 2013 du secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix. À l’époque la revendication était que la Monusco <a href="https://www.echosdafrique.com/20130405-rdc-pour-que-la-brigade-dintervention-ne-soit-pas-une-tentative-vaine" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Lora, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;soit plus offensive contre les groupes armés&lt;/span&gt;"><u>soit plus offensive contre les groupes armés</u></a>. Cette mobilisation avait contribué à la création de la brigade d’intervention (FIB) qui sera déterminante dans la défaite du Mouvement du  23 mars (M23). Avec la résurgence des  massacres à Beni, des nouvelles manifestations vont s’organiser demandant à la Monusco d’agir sinon de partir ! <br></p>
<p>Le discours contre la Monusco va se radicaliser vers 2021 avec l’exaspération liée à la poursuite des massacres. Le message était clair : la Monusco doit partir. Avec comme conséquences les manifestations réprimées  à Beni, Goma et Nyiragongo.  Il va s’en suivre une sorte de résignation à l'égard de la Monusco. <br></p>
<p>En 2022, la résurgence du M23 est venue remobiliser la population contre un conflit perçu en RDC comme une agression rwandaise. Les questions sécuritaires étant revenues en avant-plan, la Monusco est de nouveau dans le viseur d’une frange de la population qui est favorable à son départ. La déclaration de la cheffe de la  Monusco devant le conseil de sécurité n’a pas été bien accueillie. Elle n’a pas indexé le Rwanda et a semblé avouer l’échec de la mission en disant que le M23 dispose de beaucoup des moyens et se comporte comme une armée. Une partie de la population est revenue à la charge en disant que si la Monusco ne peut pas combattre le M23 alors sa présence ne se justifie plus. <br></p>
<p>À ces reproches et revendications, la Monusco répond souvent par des arguments rejetant la responsabilité au seul État congolais. Pourtant, c’est exactement parce que l'État  n'était pas en mesure de s'occuper de la protection de civils qu’elle est venue en RDC. La Monusco pointe du doigt une supposée manipulation des populations. Il est vrai qu’il y a eu des discours des politiciens qui ont appelé à son départ. Tel est le cas par exemple du président du sénat. Cependant, il apparaît que ces politiciens  sont venus profiter  des revendications anciennes et insistantes d’une population sans cesse victime de l’insécurité. En même temps, ils profitent aussi pour rediriger les frustrations qui pouvaient les viser vers la Monusco. <br></p>
<p>Il n’est pas certain que la Monusco va quitter la région à la suite des événements en cours. Le conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat d'une année supplémentaire malgré les manifestations de 2021 qui ont également été violentes. Néanmoins, il existe un plan de sortie discuté avec le gouvernement congolais qui est censé se dérouler sur plusieurs années. <br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir <b>Po Na GEC</b> chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Jul 2022 17:14:11 +0000</pubDate>
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                <title>Jean-Marc Kabund, pourquoi un nouveau parti ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au cours d’un point de presse animé, le lundi 18 juillet dans sa luxueuse villa à Kingabwa, l’ancien président intérimaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund, a annoncé la création de sa formation politique : Alliance pour le changement. Ancien premier vice-président de l'Assemblée nationale à deux reprises, ce dernier a été pendant plus de trois ans l’homme clef du régime Tshisekedi. Du désistement à Genève à la création de l’Union sacrée de la nation. Jean- Marc Kabund aura été sur tous les fronts. Peut-il se soustraire du bilan de la gestion de Félix Tshisekedi lors de ses trois dernières années ? Quelles sont les motivations qui le poussent à créer ce parti qui dit vouloir s’aligner dans la social-démocratie comme l’UDPS ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 21e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Jimmy Kande</b>, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 22 juillet et cette semaine, nous nous intéressons à la dernière sortie médiatique de Jean-Marc Kabund, dénonçant les vices du régime Tshisekedi et annonçant la création de son parti.</p>
<p><br></p>
<p>Lors de ce point de presse, le président déchu de l'UDPS a présenté un tableau sombre du pouvoir en place. Un pouvoir qui, selon lui, est un club d’amis et de copains. Un pouvoir des « jouisseurs » au détriment du bien-être de la population congolaise. À ce sujet, Jean-Marc Kabund estime que le président Félix Tshisekedi  « est un danger au sommet de l’État ». Il  déplore aussi le manque de transparence pour les futures élections générales prévues en 2023. Et d’alerter sur le fait que le président Tshisekedi prépare déjà, selon lui, un glissement de ces échéances électorales.</p>
<p><br></p>
<p>Comme il fallait s’y attendre, les allégations de Jean-Marc Kabund à l’encontre du président de la République ont suscité beaucoup de réactions au sein de la classe politique congolaise et de la population. Si beaucoup de Congolais se montrent aussi critiques envers Tshisekedi , ils s'interrogent également sur les motivations réelles de Kabund. Pourquoi n’a-t-il pas dénoncé ces travers quand il était au pouvoir? D’autant que l’UDPS pointe aussi l’enrichissement rapide de Kabund dont les images de sa grande villa avait choqué plus d’un et qui en tant que vice-président de l’Assemblée nationale n’avait pas toujours pesé de son poids pour inscrire ses préoccupations à l’ordre du jour des séances plénières.</p>
<p>Cette séparation entre Tshisekedi et Kabund rappelle le divorce observé en mars 2009 entre Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale, et Joseph Kabila, alors président de la République. Si cette rupture  était due, officiellement, à des divergences de  vues sur l’entrée des troupes rwandaises en RDC, celle de Kabund et de l’actuel chef de l’État semble, à première vue, être motivée par des intérêts partisans et égoïstes. De  toute façon, ayant été exclu  de l’UDPS, Kabund n’avait plus de choix. </p>
<p><br></p>
<p>D’ailleurs, on s'aperçoit aussi que ce divorce n’est pas idéologique et politique. Le nouveau parti politique de Kabund va s’aligner sur la même pensée idéologique  que son ancienne formation politique, c'est-à-dire des sociaux-démocrates. Ce divorce est plutôt lié à des guerres des égos au sein du palais. Se considérant comme le faiseur de rois du régime, Kabund se considérait, par moments, plus puissant que le chef de l’État. Principal acteur du basculement de la majorité parlementaire en décembre 2020 au profit de l’UDPS, Kabund continuait de gagner en influence au point sans doute de commencer à faire de l’ombre à Tshisekedi. Le schéma de deux chefs sur un même siège ne pouvait pas faire long feu.</p>
<p>Cette guerre des égos explique même les conditions de démission à l’Assemblée nationale de Kabund et son exclusion de l’UDPS sur des affaires purement privées, mais aussi son laxisme face à ce qu’il décrit aujourd’hui quand il était au pouvoir. À l’instar de Kabund, plusieurs autres hommes politiques, notamment le ministre Butondo Muhindo Nzangi, les députés Claude Nyamugabo et Jean-Claude Kibala viennent également de lancer leurs partis. Ceux-ci  s'ajoutent au nombre déjà pléthorique des organisations politiques existantes. Elles prétendent toutes vouloir défendre les droits des Congolais,  mais oublient trop souvent le peuple une fois qu’elles ont accédé au pouvoir.</p>
<p><br></p>
<p>En attendant que cette dynamique change en RDC, pour recevoir <b>Po na GEC </b>chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br></p>
<p> <br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au cours d’un point de presse animé, le lundi 18 juillet dans sa luxueuse villa à Kingabwa, l’ancien président intérimaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund, a annoncé la création de sa formation politique : Alliance pour le changement. Ancien premier vice-président de l'Assemblée nationale à deux reprises, ce dernier a été pendant plus de trois ans l’homme clef du régime Tshisekedi. Du désistement à Genève à la création de l’Union sacrée de la nation. Jean- Marc Kabund aura été sur tous les fronts. Peut-il se soustraire du bilan de la gestion de Félix Tshisekedi lors de ses trois dernières années ? Quelles sont les motivations qui le poussent à créer ce parti qui dit vouloir s’aligner dans la social-démocratie comme l’UDPS ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 21e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Jimmy Kande</b>, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 22 juillet et cette semaine, nous nous intéressons à la dernière sortie médiatique de Jean-Marc Kabund, dénonçant les vices du régime Tshisekedi et annonçant la création de son parti.</p>
<p><br></p>
<p>Lors de ce point de presse, le président déchu de l'UDPS a présenté un tableau sombre du pouvoir en place. Un pouvoir qui, selon lui, est un club d’amis et de copains. Un pouvoir des « jouisseurs » au détriment du bien-être de la population congolaise. À ce sujet, Jean-Marc Kabund estime que le président Félix Tshisekedi  « est un danger au sommet de l’État ». Il  déplore aussi le manque de transparence pour les futures élections générales prévues en 2023. Et d’alerter sur le fait que le président Tshisekedi prépare déjà, selon lui, un glissement de ces échéances électorales.</p>
<p><br></p>
<p>Comme il fallait s’y attendre, les allégations de Jean-Marc Kabund à l’encontre du président de la République ont suscité beaucoup de réactions au sein de la classe politique congolaise et de la population. Si beaucoup de Congolais se montrent aussi critiques envers Tshisekedi , ils s'interrogent également sur les motivations réelles de Kabund. Pourquoi n’a-t-il pas dénoncé ces travers quand il était au pouvoir? D’autant que l’UDPS pointe aussi l’enrichissement rapide de Kabund dont les images de sa grande villa avait choqué plus d’un et qui en tant que vice-président de l’Assemblée nationale n’avait pas toujours pesé de son poids pour inscrire ses préoccupations à l’ordre du jour des séances plénières.</p>
<p>Cette séparation entre Tshisekedi et Kabund rappelle le divorce observé en mars 2009 entre Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale, et Joseph Kabila, alors président de la République. Si cette rupture  était due, officiellement, à des divergences de  vues sur l’entrée des troupes rwandaises en RDC, celle de Kabund et de l’actuel chef de l’État semble, à première vue, être motivée par des intérêts partisans et égoïstes. De  toute façon, ayant été exclu  de l’UDPS, Kabund n’avait plus de choix. </p>
<p><br></p>
<p>D’ailleurs, on s'aperçoit aussi que ce divorce n’est pas idéologique et politique. Le nouveau parti politique de Kabund va s’aligner sur la même pensée idéologique  que son ancienne formation politique, c'est-à-dire des sociaux-démocrates. Ce divorce est plutôt lié à des guerres des égos au sein du palais. Se considérant comme le faiseur de rois du régime, Kabund se considérait, par moments, plus puissant que le chef de l’État. Principal acteur du basculement de la majorité parlementaire en décembre 2020 au profit de l’UDPS, Kabund continuait de gagner en influence au point sans doute de commencer à faire de l’ombre à Tshisekedi. Le schéma de deux chefs sur un même siège ne pouvait pas faire long feu.</p>
<p>Cette guerre des égos explique même les conditions de démission à l’Assemblée nationale de Kabund et son exclusion de l’UDPS sur des affaires purement privées, mais aussi son laxisme face à ce qu’il décrit aujourd’hui quand il était au pouvoir. À l’instar de Kabund, plusieurs autres hommes politiques, notamment le ministre Butondo Muhindo Nzangi, les députés Claude Nyamugabo et Jean-Claude Kibala viennent également de lancer leurs partis. Ceux-ci  s'ajoutent au nombre déjà pléthorique des organisations politiques existantes. Elles prétendent toutes vouloir défendre les droits des Congolais,  mais oublient trop souvent le peuple une fois qu’elles ont accédé au pouvoir.</p>
<p><br></p>
<p>En attendant que cette dynamique change en RDC, pour recevoir <b>Po na GEC </b>chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br></p>
<p> <br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Jul 2022 15:29:13 +0000</pubDate>
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                <title>Faut-il inviter les armées d’Afrique de l’Est en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Selon plusieurs sources diplomatiques, ce ne serait qu’une question de semaines : à la fin de ce mois de juillet, une force régionale de l’EAC, la Communauté d’Afrique de l’Est, pourrait commencer à se déployer dans la partie orientale de la RDC. Elle devrait comporter des contingents du Kenya, de l’Ouganda, du Burundi et même du Soudan du Sud. Mais est-ce la bonne méthode ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 20e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 15 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons à la force régionale de l’EAC.<br></p>
<p>La création de cette force avait été annoncée pour la première fois le 22 avril 2022, à Nairobi, à l’issue du conclave des chefs d’État de l’EAC, peu après la signature du traité d’adhésion de la RDC. Son objectif : lutter contre les groupes armés qui refuseraient de déposer les armes. Le projet paraissait alors nébuleux et incertain. Il l’est encore en partie. Mais le processus a avancé depuis et un « concept d’opération » a même été signé par les chefs d’État-major des pays de la zone, dont la RDC, le 19 juin dernier.</p>
<p>Ce document, que nous avons pu consulter, pose toutefois de nombreuses questions. D’abord, celui de sa stratégie. Les chefs militaires d’Afrique orientale semblent considérer qu’une opération militaire extérieure décisive, sous commandement kényan, pourrait ramener la paix en l’espace de six mois – même si ce mandat initial pourrait être renouvelé. L’insécurité qui touche l’est de la RDC est pourtant profonde (elle dure depuis près de 30 ans) et complexe. Il est difficile d’imaginer un retour durable de la paix sans une réforme structurelle de l’État congolais, ce que ne peuvent pas faire des armées étrangères. Ces opérations comportent même le risque d’aggraver la situation dans certains endroits. Le déploiement de l’armée sud-soudanaise est par exemple prévu dans les provinces des Uélé, où le niveau d’insécurité est pourtant modéré. Il paraît même moindre qu’au Soudan du Sud lui-même, où l’instabilité justifie la présence d’une mission de l’ONU, la Minuss, depuis 2011. Comme d’autres, ce pays mène aussi parfois des incursions non sollicitées sur le sol congolais. </p>
<p>La question de la collaboration de la nouvelle force avec la Monusco se pose également. Ses concepteurs prévoient une collaboration étroite avec la mission onusienne, qui doit être intégré à l’état-major. Il faudrait pour cela sans doute un mandat différent, l’actuel ne lui permettant de mener des opérations conjointes qu’avec les FARDC. En son absence, cette collaboration pourrait davantage ressembler à l’entente très imparfaite qui prévaut avec l’armée ougandaise dans la lutte contre les ADF.</p>
<p>À la différence des autres missions de l’ONU et de l’UA, il est également prévu que les États membres financent eux-mêmes le déploiement et l’entretien de leurs troupes. Pour rentrer dans leurs frais, les contingents pourraient être incités à promouvoir leur intérêt, notamment économiques, en lieu et place de celui de la RDC. Une telle dynamique pourrait aussi amener à des rivalités entre contingents. En principe, chacun aura une zone particulière de déploiement (le Tanganyika et le Sud-Kivu pour le Burundi, qui officialiserait ainsi sa présence, le Petit-Nord pour le Kenya, le Grand-Nord et l’Ituri pour l’Ouganda qui devrait renforcer son contingent, et les Uélé pour le Soudan du Sud, comme nous l’avons vu). Mais des frictions restent possibles, notamment à leurs frontières.</p>
<p>La réaction du Rwanda paraît enfin imprévisible. S’il doit faire partie de l’état-major de la force (en charge notamment du renseignement), ce pays est le seul de la l’EAC dont les soldats ne sont pas autorisés à opérer sur le sol congolais. Lors de l’un de ses derniers rapports, le Groupe d’étude sur le Congo et Ebuteli avaient identifié l’entrée de l’armée ougandaise au Congo, en novembre 2021, et sa rivalité avec le Rwanda comme l’un des facteurs derrière la réapparition de la rébellion du M23. </p>
<p>Dans le cadre de cette nouvelle force, le contingent kényan devrait être en première ligne pour affronter ces rebelles. Mais il n’est pas certain qu’on en mesure toutes les conséquences.</p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. A bientôt !</p>
<p> <br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Selon plusieurs sources diplomatiques, ce ne serait qu’une question de semaines : à la fin de ce mois de juillet, une force régionale de l’EAC, la Communauté d’Afrique de l’Est, pourrait commencer à se déployer dans la partie orientale de la RDC. Elle devrait comporter des contingents du Kenya, de l’Ouganda, du Burundi et même du Soudan du Sud. Mais est-ce la bonne méthode ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 20e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 15 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons à la force régionale de l’EAC.<br></p>
<p>La création de cette force avait été annoncée pour la première fois le 22 avril 2022, à Nairobi, à l’issue du conclave des chefs d’État de l’EAC, peu après la signature du traité d’adhésion de la RDC. Son objectif : lutter contre les groupes armés qui refuseraient de déposer les armes. Le projet paraissait alors nébuleux et incertain. Il l’est encore en partie. Mais le processus a avancé depuis et un « concept d’opération » a même été signé par les chefs d’État-major des pays de la zone, dont la RDC, le 19 juin dernier.</p>
<p>Ce document, que nous avons pu consulter, pose toutefois de nombreuses questions. D’abord, celui de sa stratégie. Les chefs militaires d’Afrique orientale semblent considérer qu’une opération militaire extérieure décisive, sous commandement kényan, pourrait ramener la paix en l’espace de six mois – même si ce mandat initial pourrait être renouvelé. L’insécurité qui touche l’est de la RDC est pourtant profonde (elle dure depuis près de 30 ans) et complexe. Il est difficile d’imaginer un retour durable de la paix sans une réforme structurelle de l’État congolais, ce que ne peuvent pas faire des armées étrangères. Ces opérations comportent même le risque d’aggraver la situation dans certains endroits. Le déploiement de l’armée sud-soudanaise est par exemple prévu dans les provinces des Uélé, où le niveau d’insécurité est pourtant modéré. Il paraît même moindre qu’au Soudan du Sud lui-même, où l’instabilité justifie la présence d’une mission de l’ONU, la Minuss, depuis 2011. Comme d’autres, ce pays mène aussi parfois des incursions non sollicitées sur le sol congolais. </p>
<p>La question de la collaboration de la nouvelle force avec la Monusco se pose également. Ses concepteurs prévoient une collaboration étroite avec la mission onusienne, qui doit être intégré à l’état-major. Il faudrait pour cela sans doute un mandat différent, l’actuel ne lui permettant de mener des opérations conjointes qu’avec les FARDC. En son absence, cette collaboration pourrait davantage ressembler à l’entente très imparfaite qui prévaut avec l’armée ougandaise dans la lutte contre les ADF.</p>
<p>À la différence des autres missions de l’ONU et de l’UA, il est également prévu que les États membres financent eux-mêmes le déploiement et l’entretien de leurs troupes. Pour rentrer dans leurs frais, les contingents pourraient être incités à promouvoir leur intérêt, notamment économiques, en lieu et place de celui de la RDC. Une telle dynamique pourrait aussi amener à des rivalités entre contingents. En principe, chacun aura une zone particulière de déploiement (le Tanganyika et le Sud-Kivu pour le Burundi, qui officialiserait ainsi sa présence, le Petit-Nord pour le Kenya, le Grand-Nord et l’Ituri pour l’Ouganda qui devrait renforcer son contingent, et les Uélé pour le Soudan du Sud, comme nous l’avons vu). Mais des frictions restent possibles, notamment à leurs frontières.</p>
<p>La réaction du Rwanda paraît enfin imprévisible. S’il doit faire partie de l’état-major de la force (en charge notamment du renseignement), ce pays est le seul de la l’EAC dont les soldats ne sont pas autorisés à opérer sur le sol congolais. Lors de l’un de ses derniers rapports, le Groupe d’étude sur le Congo et Ebuteli avaient identifié l’entrée de l’armée ougandaise au Congo, en novembre 2021, et sa rivalité avec le Rwanda comme l’un des facteurs derrière la réapparition de la rébellion du M23. </p>
<p>Dans le cadre de cette nouvelle force, le contingent kényan devrait être en première ligne pour affronter ces rebelles. Mais il n’est pas certain qu’on en mesure toutes les conséquences.</p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. A bientôt !</p>
<p> <br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Jul 2022 14:12:39 +0000</pubDate>
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                <title>Quand l’Assemblée nationale fait le bilan mais ne dit pas tout</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le lundi 4 juillet, Joseph Lembi, rapporteur du bureau de l’Assemblée nationale, s’est présenté devant la presse pour revenir sur le travail parlementaire lors de la session ordinaire de mars, clôturée le 15 juin. Un seul objectif : démontrer que le bilan est positif, avec notamment 22 lois adoptées. Mais qu’en est-il vraiment ?<br></p>
<p>Bonjour,  </p>
<p>Je m’appelle <b>Trésor Kibangula.</b> Je suis analyste et coordonnateur des recherches sur la politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 19e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 8 juillet 2022.<br></p>
<p>Lorsque tout observateur avisé entend le bilan officiel enjolivé de la session ordinaire de mars 2022, il peut facilement percevoir beaucoup de non-dits. S’il y a eu 22 lois adoptées, ces textes concernent essentiellement des accords de prêts, des ratifications des traités et des prorogations systématiques, tous les 15 jours, de l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri.<br></p>
<p>En fait, une seule proposition de loi a été adoptée au cours de cette session. Il s’agit de celle modifiant et complétant la loi électorale. Rappelons que ce texte a été déposé depuis le 17 septembre 2020 par 10 députés essentiellement issus du G13. <br></p>
<p>Ce que l’Assemblée nationale ne dit pas non plus, c’est qu’une quarantaine de projets de loi et propositions de loi attendent depuis plusieurs mois leur adoption, voire leur examen en plénière ou en commission. Dans le jargon parlementaire congolais, on les qualifie d’« arriérés législatifs ». Une vingtaine d’autres nouvelles matières n’ont pas connu meilleure issue.<br></p>
<p>Prévoyant sans doute les critiques sur cette improductivité législative, le bureau de l’Assemblée nationale explique qu’il a préféré « laisser beaucoup plus de temps » aux députés lors de l’examen de la proposition de loi modifiant et complétant la loi électorale « dans le seul but de rechercher le large consensus ». Ce serait la raison principale pour laquelle d’autres initiatives législatives n’ont pas évolué, alors qu’elles nécessitent aussi la même diligence. C’est le cas par exemple du projet de loi portant modalités d’application de l’état d’urgence et de l’état de siège, de la proposition de loi modifiant la loi de 2018 relative au statut des anciens présidents de la République élus et fixant les avantages accordés aux anciens chefs de corps constitués et de la proposition de loi portant dissolution du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA). Ces deux derniers textes auraient pu pourtant contribuer à apporter des réponses au débat concernant la réduction du train de vie des institutions.<br></p>
<p>L’Assemblée nationale se félicite par ailleurs d’avoir aussi traité « plusieurs initiatives » relatives au contrôle parlementaire. Pour la première fois depuis l'avènement de la troisième République, un ministre, celui de l’Économie, a même été destitué à l’issue d’un vote de défiance. Mais rien n’est dit sur d’autres initiatives de contrôle parlementaire restées lettres mortes : l’interpellation de Jules Alingete, inspecteur général - chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), la motion de défiance contre Daniel Aselo, vice-Premier ministre de l’Intérieur, et plus de 15 questions orales ou écrites ont été déposées mais jamais programmées pour débat. <br></p>
<p>Si cette session ordinaire a été marquée par un nombre élevé de projets de loi émanant du gouvernement, elle a également été pauvre en termes de textes de réforme structurelle. Même l’important projet de loi de programmation militaire, très longtemps attendu, n'a été déposé qu’à la veille de la clôture de la session. Ainsi, à défaut d’une prolongation de cette session comme celle de mars 2021, l’Assemblée nationale a habilité le gouvernement à légiférer sur cette matière par ordonnance-loi. <br></p>
<p>Décidément, le « temps des réformes », chaque fois annoncé au début des travaux, à l’Assemblée nationale, ne pointe toujours pas son nez.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 4 juillet, Joseph Lembi, rapporteur du bureau de l’Assemblée nationale, s’est présenté devant la presse pour revenir sur le travail parlementaire lors de la session ordinaire de mars, clôturée le 15 juin. Un seul objectif : démontrer que le bilan est positif, avec notamment 22 lois adoptées. Mais qu’en est-il vraiment ?<br></p>
<p>Bonjour,  </p>
<p>Je m’appelle <b>Trésor Kibangula.</b> Je suis analyste et coordonnateur des recherches sur la politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le 19e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. <br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 8 juillet 2022.<br></p>
<p>Lorsque tout observateur avisé entend le bilan officiel enjolivé de la session ordinaire de mars 2022, il peut facilement percevoir beaucoup de non-dits. S’il y a eu 22 lois adoptées, ces textes concernent essentiellement des accords de prêts, des ratifications des traités et des prorogations systématiques, tous les 15 jours, de l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri.<br></p>
<p>En fait, une seule proposition de loi a été adoptée au cours de cette session. Il s’agit de celle modifiant et complétant la loi électorale. Rappelons que ce texte a été déposé depuis le 17 septembre 2020 par 10 députés essentiellement issus du G13. <br></p>
<p>Ce que l’Assemblée nationale ne dit pas non plus, c’est qu’une quarantaine de projets de loi et propositions de loi attendent depuis plusieurs mois leur adoption, voire leur examen en plénière ou en commission. Dans le jargon parlementaire congolais, on les qualifie d’« arriérés législatifs ». Une vingtaine d’autres nouvelles matières n’ont pas connu meilleure issue.<br></p>
<p>Prévoyant sans doute les critiques sur cette improductivité législative, le bureau de l’Assemblée nationale explique qu’il a préféré « laisser beaucoup plus de temps » aux députés lors de l’examen de la proposition de loi modifiant et complétant la loi électorale « dans le seul but de rechercher le large consensus ». Ce serait la raison principale pour laquelle d’autres initiatives législatives n’ont pas évolué, alors qu’elles nécessitent aussi la même diligence. C’est le cas par exemple du projet de loi portant modalités d’application de l’état d’urgence et de l’état de siège, de la proposition de loi modifiant la loi de 2018 relative au statut des anciens présidents de la République élus et fixant les avantages accordés aux anciens chefs de corps constitués et de la proposition de loi portant dissolution du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA). Ces deux derniers textes auraient pu pourtant contribuer à apporter des réponses au débat concernant la réduction du train de vie des institutions.<br></p>
<p>L’Assemblée nationale se félicite par ailleurs d’avoir aussi traité « plusieurs initiatives » relatives au contrôle parlementaire. Pour la première fois depuis l'avènement de la troisième République, un ministre, celui de l’Économie, a même été destitué à l’issue d’un vote de défiance. Mais rien n’est dit sur d’autres initiatives de contrôle parlementaire restées lettres mortes : l’interpellation de Jules Alingete, inspecteur général - chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), la motion de défiance contre Daniel Aselo, vice-Premier ministre de l’Intérieur, et plus de 15 questions orales ou écrites ont été déposées mais jamais programmées pour débat. <br></p>
<p>Si cette session ordinaire a été marquée par un nombre élevé de projets de loi émanant du gouvernement, elle a également été pauvre en termes de textes de réforme structurelle. Même l’important projet de loi de programmation militaire, très longtemps attendu, n'a été déposé qu’à la veille de la clôture de la session. Ainsi, à défaut d’une prolongation de cette session comme celle de mars 2021, l’Assemblée nationale a habilité le gouvernement à légiférer sur cette matière par ordonnance-loi. <br></p>
<p>Décidément, le « temps des réformes », chaque fois annoncé au début des travaux, à l’Assemblée nationale, ne pointe toujours pas son nez.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Jul 2022 12:28:50 +0000</pubDate>
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                <title>Diplomatie congolaise et crise sécuritaire à l'Est : quel impact ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>On l’a senti depuis quelques semaines. La diplomatie congolaise, jusque-là plutôt tacite, a récemment haussé le ton envers le Rwanda, qu’elle accuse de soutenir le groupe rebelle M23 dans l'est du pays. Est-ce que cette nouvelle approche a porté ses fruits ?<br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New-York. Vous écoutez le 18e numéro de la saison 2 de Po na GEC, capsule audio du GEC et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, cet audio donne notre résumé et analyse d’une question d’actualité en RDC. <br></p>
<p>Tout commence, le 1er juin de cette année, devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Le ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula, accuse directement le Rwanda de soutenir le M23 : « Qui arme le M23 et mobilise des hommes aguerris pour attaquer les troupes onusiennes ?  Qui soutient cette force négative avec des armes lourdes au moment où le processus de Nairobi prend son envol et que le peuple congolais attend la visite du pape ?  Pourquoi, à chaque fois, le Rwanda apparaît-il quand il est question des M23 ? »<br></p>
<p>Depuis, d’autres autorités congolaises ont répété ces accusations, notamment le président Tshisekedi lui-même dont la plus récente accusation date des célébrations de l’indépendance le 30 juin, où il a dénoncé une « énième agression de la part du Rwanda ».<br></p>
<p>En effet, si beaucoup de Congolais auraient espéré voir des déclarations et actions fermes contre le Rwanda pour son soutien au M23 par différents acteurs de la communauté internationale, ils ont été, jusqu'ici, déçus. Aucune dénonciation par le Conseil de sécurité de l’ONU. Aucune condamnation directe par l’Union européenne ou par un de ses pays membres, ni par le Royaume-Uni ou le Canada. Au contraire, ces derniers ont, au moment où se déroulent ces faits, assisté au sommet du Commonwealth organisé à Kigali – une sorte de victoire diplomatique pour le Rwanda. Ce sont plutôt les États-Unis qui ont employé un ton relativement plus fort, à travers un <a href="https://twitter.com/USEmbKinshasa/status/1536782530032066565" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;tweet&lt;/span&gt;"><u>tweet</u></a> le 14 juin du compte de leur ambassade à Kinshasa, pointant « la présence signalée de forces rwandaises sur le territoire de la RDC ». <br></p>
<p>Qu’est-ce qui explique cette relative timidité dans les réactions des partenaires ? Certains observateurs décrient une diplomatie congolaise mal adaptée : manque de cohérence de message, désorganisation, absence d’anticipation. Mais il y a également des questions stratégiques : qui de la RDC ou du Rwanda contribue-t-il au mieux aux intérêts de ces pays partenaires ? Le Rwanda, relate un diplomate onusien, s’est rendu « indispensable » : grand contributeur de troupes aux opérations de maintien de la paix, mission au Mozambique pour combattre les terroristes islamistes opérant dans une zone où se trouvent de grands projets de la société française pétrolière Total, accord avec le Royaume-Uni pour recevoir ses demandeurs d’asile, mais aussi soi-disant pays modèle pour l’efficacité des dépenses de l’aide au développement. Tout ça, en plus de posséder une diplomatie bien organisée qui délivre un message uniforme à tous les niveaux. Une rhétorique bien huilée qui ramène la crise actuelle aux problèmes internes en RDC.<br></p>
<p>Si la RDC veut avoir une diplomatie à la taille de sa grandeur, des réformes s’imposent. Pour cela, il y a nécessité de restructurer et de former le personnel diplomatique congolais. Mais une autre question mérite d’être posée si la RDC veut peser dans les relations entre États : comment peut-elle se rendre stratégiquement « indispensable » ? Quels sont ses leviers de pression diplomatique et politique non encore exploités ?<br></p>
<p>En attendant de voir la suite dans l’évolution de ce conflit politique, militaire et diplomatique, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque semaine sur votre téléphone en envoyant « GEC » au + 243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On l’a senti depuis quelques semaines. La diplomatie congolaise, jusque-là plutôt tacite, a récemment haussé le ton envers le Rwanda, qu’elle accuse de soutenir le groupe rebelle M23 dans l'est du pays. Est-ce que cette nouvelle approche a porté ses fruits ?<br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New-York. Vous écoutez le 18e numéro de la saison 2 de Po na GEC, capsule audio du GEC et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, cet audio donne notre résumé et analyse d’une question d’actualité en RDC. <br></p>
<p>Tout commence, le 1er juin de cette année, devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Le ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula, accuse directement le Rwanda de soutenir le M23 : « Qui arme le M23 et mobilise des hommes aguerris pour attaquer les troupes onusiennes ?  Qui soutient cette force négative avec des armes lourdes au moment où le processus de Nairobi prend son envol et que le peuple congolais attend la visite du pape ?  Pourquoi, à chaque fois, le Rwanda apparaît-il quand il est question des M23 ? »<br></p>
<p>Depuis, d’autres autorités congolaises ont répété ces accusations, notamment le président Tshisekedi lui-même dont la plus récente accusation date des célébrations de l’indépendance le 30 juin, où il a dénoncé une « énième agression de la part du Rwanda ».<br></p>
<p>En effet, si beaucoup de Congolais auraient espéré voir des déclarations et actions fermes contre le Rwanda pour son soutien au M23 par différents acteurs de la communauté internationale, ils ont été, jusqu'ici, déçus. Aucune dénonciation par le Conseil de sécurité de l’ONU. Aucune condamnation directe par l’Union européenne ou par un de ses pays membres, ni par le Royaume-Uni ou le Canada. Au contraire, ces derniers ont, au moment où se déroulent ces faits, assisté au sommet du Commonwealth organisé à Kigali – une sorte de victoire diplomatique pour le Rwanda. Ce sont plutôt les États-Unis qui ont employé un ton relativement plus fort, à travers un <a href="https://twitter.com/USEmbKinshasa/status/1536782530032066565" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;tweet&lt;/span&gt;"><u>tweet</u></a> le 14 juin du compte de leur ambassade à Kinshasa, pointant « la présence signalée de forces rwandaises sur le territoire de la RDC ». <br></p>
<p>Qu’est-ce qui explique cette relative timidité dans les réactions des partenaires ? Certains observateurs décrient une diplomatie congolaise mal adaptée : manque de cohérence de message, désorganisation, absence d’anticipation. Mais il y a également des questions stratégiques : qui de la RDC ou du Rwanda contribue-t-il au mieux aux intérêts de ces pays partenaires ? Le Rwanda, relate un diplomate onusien, s’est rendu « indispensable » : grand contributeur de troupes aux opérations de maintien de la paix, mission au Mozambique pour combattre les terroristes islamistes opérant dans une zone où se trouvent de grands projets de la société française pétrolière Total, accord avec le Royaume-Uni pour recevoir ses demandeurs d’asile, mais aussi soi-disant pays modèle pour l’efficacité des dépenses de l’aide au développement. Tout ça, en plus de posséder une diplomatie bien organisée qui délivre un message uniforme à tous les niveaux. Une rhétorique bien huilée qui ramène la crise actuelle aux problèmes internes en RDC.<br></p>
<p>Si la RDC veut avoir une diplomatie à la taille de sa grandeur, des réformes s’imposent. Pour cela, il y a nécessité de restructurer et de former le personnel diplomatique congolais. Mais une autre question mérite d’être posée si la RDC veut peser dans les relations entre États : comment peut-elle se rendre stratégiquement « indispensable » ? Quels sont ses leviers de pression diplomatique et politique non encore exploités ?<br></p>
<p>En attendant de voir la suite dans l’évolution de ce conflit politique, militaire et diplomatique, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque semaine sur votre téléphone en envoyant « GEC » au + 243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Jul 2022 16:12:11 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Qu’est-ce qu’il reste vraiment de Lumumba ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba est assassiné près d'Élisabethville, actuellement Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.</p>
<p>Soixante-et-un ans après cet assasinat, le pays a remonté cette semaine le cours de l’histoire. Le 22 juin, le cercueil de Lumumba est amené, pour la première fois, à son village natal, Onalua, rebaptisé Lumumba-ville, dans la province du Sankuru, pour des hommages. Deux jours plutôt, la Belgique a procédé à la restitution d’une dent, l’unique reste de sa dépouille. Mais que reste-t-il de la pensée politique de Lumumba ?<br></p>
<p>Bonjour,  </p>
<p>Je m’appelle <a href="https://twitter.com/ange_makadi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ange Makadi Ngoy.&lt;/span&gt;">Ange Makadi Ngoy.</a> Je suis chercheuse à <a href="https://talatala.cd/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Talatala&lt;/span&gt;">Talatala</a>, baromètre de l’activité parlementaire et de l’action du gouvernement en RDC. Vous écoutez le 17e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 24 juin 2022.<br></p>
<p>Il n'a que 35 ans lorsqu’il est assassiné avec deux de ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito. Patrice Emery Lumumba est l’éphémère premier Premier ministre congolais, tué moins de sept mois après l’indépendance. Soixante-et-un ans, c’est un événement historique que vivent les Congolais : une dent, seule relique de ce héros national, a été rendue à sa famille. Après l’étape de Sankuru, puis celle de Kisangani, ancienne Stanleyville, puis du Haut-Katanga, ce qui constitue la dépouille de Lumumba sera inhumée le 30 juin, date anniversaire de l'indépendance du pays, à la place de l’Échangeur, dans la commune de Limete, à Kinshasa. <br></p>
<p>Alors, 61 ans après l’assassinat de Lumumba, comment se perpétue sa pensée politique ? Comment ses idées ont-elles fait leur chemin à travers le pays ?<br></p>
<p>Au Congo, des partis et des personnalités politiques se disputent l'héritage de l’idéologie lumumbiste. Le lumumbisme pourrait se résumer au travers des idéaux pour lesquels Lumumba était prêt à mourir. Une « synthèse de l’humanisme et du patriotisme », écrit, en 2012, le professeur Tshiyembe Mwayila lorsqu’il essaie de ranger la pensée politique de Lumumba dans une famille idéologique. D’autant que dans ses discours, avant et après l'indépendance, Lumumba place l’homme au centre de son action et prône la justice sociale. « Dans notre action pour la conquête de l’indépendance du Congo, nous n’avons cessé de proclamer que nous n’étions contre personne, mais uniquement contre la domination, les injustices et les abus », clame-t-il d’ailleurs, le 11 décembre 1958, lors de son discours d’Accra. Lumumba, c’est aussi le chantre de l’indépendance politique et économique de l’Afrique et du Congo, des droit des Africains à disposer de leurs richesses, à choisir leur propre modèle de développement et à le réaliser.  <br></p>
<p>Après son assassinat, des personnes se sont réclamées lumumbistes et ont prétendu  perpetuer sa pensée politique. Illustration avec Antoine Gizenga, son compagnon de lutte. Il s’est présenté comme son héritier politique. À tort ou à raison ? En tout cas,  lors de son passage à la primature, à l’issue des élections de 2006 et de son alliance avec Joseph Kabila, l’on s’est rendu compte que le lumumbisme n’a été qu’un moyen de se légitimer, car aucune politique publique d’envergure n’est allée dans la direction des idéaux de Lumumba. Lors de la dernière présidentielle, en 2018, Gizenga a même appelé ses partisans à soutenir la candidature d'Emmanuel Ramazani Shadary, candidat d’un pouvoir qui n’a pas réussi à améliorer le bien-être  des Congolais ni à instaurer une justice sociale après 18 ans de règne. <br></p>
<p>Puisque dans l’imaginaire collectif congolais est Lumumba celui ou celle qui est prêt ou prête à faire passer les intérêts du Congo avant tout, comme l’avait écrit Lumumba lui-même dans sa dernière lettre à sa femme : « Ce n’est pas ma personne qui compte, mais le Congo et notre pauvre peuple (…) ».<br></p>
<p> Aujourd'hui encore, Patrice Lumumba reste une figure héroïque des indépendances africaines.Cependant, ses idéaux ont du mal à percer et à guider les politiques publiques. Plusieurs se réclament de son école mais peu mettent en application ses idées. Le retour de sa relique et l'hommage à venir, au-delà d’un éventuel gain politique pour le pouvoir actuel, peuvent-ils enfin constituer une opportunité pour la bonne compréhension de sa pensée politique à transmettre régulièrement à la jeune génération ? Espérons-le.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba est assassiné près d'Élisabethville, actuellement Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.</p>
<p>Soixante-et-un ans après cet assasinat, le pays a remonté cette semaine le cours de l’histoire. Le 22 juin, le cercueil de Lumumba est amené, pour la première fois, à son village natal, Onalua, rebaptisé Lumumba-ville, dans la province du Sankuru, pour des hommages. Deux jours plutôt, la Belgique a procédé à la restitution d’une dent, l’unique reste de sa dépouille. Mais que reste-t-il de la pensée politique de Lumumba ?<br></p>
<p>Bonjour,  </p>
<p>Je m’appelle <a href="https://twitter.com/ange_makadi" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ange Makadi Ngoy.&lt;/span&gt;">Ange Makadi Ngoy.</a> Je suis chercheuse à <a href="https://talatala.cd/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Talatala&lt;/span&gt;">Talatala</a>, baromètre de l’activité parlementaire et de l’action du gouvernement en RDC. Vous écoutez le 17e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 24 juin 2022.<br></p>
<p>Il n'a que 35 ans lorsqu’il est assassiné avec deux de ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito. Patrice Emery Lumumba est l’éphémère premier Premier ministre congolais, tué moins de sept mois après l’indépendance. Soixante-et-un ans, c’est un événement historique que vivent les Congolais : une dent, seule relique de ce héros national, a été rendue à sa famille. Après l’étape de Sankuru, puis celle de Kisangani, ancienne Stanleyville, puis du Haut-Katanga, ce qui constitue la dépouille de Lumumba sera inhumée le 30 juin, date anniversaire de l'indépendance du pays, à la place de l’Échangeur, dans la commune de Limete, à Kinshasa. <br></p>
<p>Alors, 61 ans après l’assassinat de Lumumba, comment se perpétue sa pensée politique ? Comment ses idées ont-elles fait leur chemin à travers le pays ?<br></p>
<p>Au Congo, des partis et des personnalités politiques se disputent l'héritage de l’idéologie lumumbiste. Le lumumbisme pourrait se résumer au travers des idéaux pour lesquels Lumumba était prêt à mourir. Une « synthèse de l’humanisme et du patriotisme », écrit, en 2012, le professeur Tshiyembe Mwayila lorsqu’il essaie de ranger la pensée politique de Lumumba dans une famille idéologique. D’autant que dans ses discours, avant et après l'indépendance, Lumumba place l’homme au centre de son action et prône la justice sociale. « Dans notre action pour la conquête de l’indépendance du Congo, nous n’avons cessé de proclamer que nous n’étions contre personne, mais uniquement contre la domination, les injustices et les abus », clame-t-il d’ailleurs, le 11 décembre 1958, lors de son discours d’Accra. Lumumba, c’est aussi le chantre de l’indépendance politique et économique de l’Afrique et du Congo, des droit des Africains à disposer de leurs richesses, à choisir leur propre modèle de développement et à le réaliser.  <br></p>
<p>Après son assassinat, des personnes se sont réclamées lumumbistes et ont prétendu  perpetuer sa pensée politique. Illustration avec Antoine Gizenga, son compagnon de lutte. Il s’est présenté comme son héritier politique. À tort ou à raison ? En tout cas,  lors de son passage à la primature, à l’issue des élections de 2006 et de son alliance avec Joseph Kabila, l’on s’est rendu compte que le lumumbisme n’a été qu’un moyen de se légitimer, car aucune politique publique d’envergure n’est allée dans la direction des idéaux de Lumumba. Lors de la dernière présidentielle, en 2018, Gizenga a même appelé ses partisans à soutenir la candidature d'Emmanuel Ramazani Shadary, candidat d’un pouvoir qui n’a pas réussi à améliorer le bien-être  des Congolais ni à instaurer une justice sociale après 18 ans de règne. <br></p>
<p>Puisque dans l’imaginaire collectif congolais est Lumumba celui ou celle qui est prêt ou prête à faire passer les intérêts du Congo avant tout, comme l’avait écrit Lumumba lui-même dans sa dernière lettre à sa femme : « Ce n’est pas ma personne qui compte, mais le Congo et notre pauvre peuple (…) ».<br></p>
<p> Aujourd'hui encore, Patrice Lumumba reste une figure héroïque des indépendances africaines.Cependant, ses idéaux ont du mal à percer et à guider les politiques publiques. Plusieurs se réclament de son école mais peu mettent en application ses idées. Le retour de sa relique et l'hommage à venir, au-delà d’un éventuel gain politique pour le pouvoir actuel, peuvent-ils enfin constituer une opportunité pour la bonne compréhension de sa pensée politique à transmettre régulièrement à la jeune génération ? Espérons-le.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 24 Jun 2022 19:54:36 +0000</pubDate>
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                <title>Résurgence du M23 : vers une reconfiguration des alliances régionales ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis le lundi 13 juin, le Mouvement du 23 mars (M23) a encore occupé Bunagana à la frontière avec l’Ouganda. Les Forces armées de la République démocratique du Congo tentent depuis de reprendre le contrôle de la cité. Les FARDC affirment que l’armée rwandaise a participé aux combats et à la prise de Bunagana. D’autres sources indiquent aussi que l’armée ougandaise a facilité cette prise alors même qu’elle participe aux côtés des FARDC dans la province de l'Ituri et à Beni, au Nord-Kivu, à la lutte contre des ADF, un autre groupe armé actif en RDC. Sommes-nous en train d’assister à une reconfiguration des alliances régionales ?<br></p>
<p>Bonjour ! Vous écoutez le 16e numéro de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer les questions d’actualité congolaise. Je suis Reagan Miviri, chercheur au Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 17 juin  2022, 17h10 heure de Goma.<br></p>
<p>Plusieurs sources soutiennent qu’en appui au M23,  l’armée rwandaise aurait attaqué les FARDC à partir du territoire ougandais, sur lequel les soldats rwandais ont été autorisés à transiter. Il y a quelques semaines, le M23 a tenté de prendre Bunagana mais l'armée ougandaise est plutôt intervenue contre le groupe rebelle sur le sol congolais, aidant ainsi  les FARDC à le repousser hors de la cité.  <br></p>
<p>Les informations faisant état du soutien de l'armée ougandaise au M23 n’ont pas manqué de susciter l'indignation au sein de l’opinion publique congolaise. Le président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso, <a href="https://twitter.com/pascal_mulegwa/status/1536796094058967040?s=20&amp;t=k82MQwPSdh1Vy_T6NrXfWQ" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;a dénoncé l’attitude de l'Ouganda&lt;/span&gt;"><u>a dénoncé l’attitude de l'Ouganda</u></a> qui est, selon lui, en contradiction avec l’accord militaire que ce pays a signé avec la RDC. Christophe Mboso a aussi annoncé que <a href="https://twitter.com/pascal_mulegwa/status/1536796094058967040?s=20&amp;t=k82MQwPSdh1Vy_T6NrXfWQ" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;la ratification de l’accord militaire entre la RDC et&amp;nbsp; l’Ouganda est «gelée »&lt;/span&gt;"><u>la ratification de l’accord militaire entre la RDC et  l’Ouganda est «gelée »</u></a> notamment à cause de l'ambiguïté de Kampala et  son rapprochement avec le Rwanda. <br></p>
<p>Pour rappel,  le Rwanda et l’Ouganda étaient en rivalité jusqu’à fermer les frontières respectives pendant près de trois ans. Ils s'accusaient mutuellement de déstabilisation. C’est dans ce contexte régional qu’il y a eu la résurgence du M23. Ceci permettrait au Rwanda d’avoir aussi un œil en RDC au moment où l’Ouganda y a été invité pour participer à la traque des ADF. Kampala a même gagné un juteux marché de construction de deux routes transfrontalières et <a href="https://www.africaintelligence.fr/industrie-miniere_exploration-production/2021/06/30/arrive-par-la-route-l-ougandais-dott-services-repart-avec-les-minerais,109675424-art" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;une société ougandaise a reçu plusieurs concessions minières en RDC&lt;/span&gt;"><u>une société ougandaise a reçu plusieurs concessions minières en RDC</u></a>. <br></p>
<p>Aujourd’hui, les relations entre l’Ouganda et le Rwanda se sont réchauffées. Le général Muhoozi Kainerugaba, commandant de l'armée de terre et fils du président ougandais, est présenté comme l’un des architectes de ce rapprochement. Dans ses nombreuses sorties médiatiques via Twitter, il ne cache pas son soutien aux prises de positions rwandaises concernant la RDC. <br></p>
<p>Par ailleurs, les autorités ougandaises sont aussi assez favorables, depuis des mois, à des discussions entre le gouvernement congolais et le M23. Le refus de dialoguer avec celui-ci par la RDC n'aurait pas été apprécié aussi bien en Ouganda qu’au Rwanda. Au-delà de leur rivalité, les deux pays semblent avoir trouver un terrain d’attente sur le cas de la RDC et de ses ressources. <br></p>
<p>Dans le cadre de la communauté des États d’Afrique de l’Est, le président kenyan vient d’annoncer la mise en place de la force régionale qui va intervenir en RDC. Pourtant, presque toutes les armées de la région sont déjà, officiellement ou officieusement, présentes en RDC avec des intérêts divergents.  À cette allure, si jamais elle passe l’étape délicate de sa constitution, cette force régionale risque de ne pas fonctionner à cause des alliances ambiguës entre États, voire entre les États et des groupes armés congolais ou étrangers. <br></p>
<p>Même si les discours se radicalisent de toutes parts et que la logique militaire semble l’emporter, il faut espérer que les efforts diplomatiques en cours et  hors caméra porteront leurs fruits. Nous ne manquerons pas de suivre les évolutions de ce conflit. </p>
<p> </p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. Á bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le lundi 13 juin, le Mouvement du 23 mars (M23) a encore occupé Bunagana à la frontière avec l’Ouganda. Les Forces armées de la République démocratique du Congo tentent depuis de reprendre le contrôle de la cité. Les FARDC affirment que l’armée rwandaise a participé aux combats et à la prise de Bunagana. D’autres sources indiquent aussi que l’armée ougandaise a facilité cette prise alors même qu’elle participe aux côtés des FARDC dans la province de l'Ituri et à Beni, au Nord-Kivu, à la lutte contre des ADF, un autre groupe armé actif en RDC. Sommes-nous en train d’assister à une reconfiguration des alliances régionales ?<br></p>
<p>Bonjour ! Vous écoutez le 16e numéro de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer les questions d’actualité congolaise. Je suis Reagan Miviri, chercheur au Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 17 juin  2022, 17h10 heure de Goma.<br></p>
<p>Plusieurs sources soutiennent qu’en appui au M23,  l’armée rwandaise aurait attaqué les FARDC à partir du territoire ougandais, sur lequel les soldats rwandais ont été autorisés à transiter. Il y a quelques semaines, le M23 a tenté de prendre Bunagana mais l'armée ougandaise est plutôt intervenue contre le groupe rebelle sur le sol congolais, aidant ainsi  les FARDC à le repousser hors de la cité.  <br></p>
<p>Les informations faisant état du soutien de l'armée ougandaise au M23 n’ont pas manqué de susciter l'indignation au sein de l’opinion publique congolaise. Le président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso, <a href="https://twitter.com/pascal_mulegwa/status/1536796094058967040?s=20&amp;t=k82MQwPSdh1Vy_T6NrXfWQ" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;a dénoncé l’attitude de l'Ouganda&lt;/span&gt;"><u>a dénoncé l’attitude de l'Ouganda</u></a> qui est, selon lui, en contradiction avec l’accord militaire que ce pays a signé avec la RDC. Christophe Mboso a aussi annoncé que <a href="https://twitter.com/pascal_mulegwa/status/1536796094058967040?s=20&amp;t=k82MQwPSdh1Vy_T6NrXfWQ" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;la ratification de l’accord militaire entre la RDC et&amp;nbsp; l’Ouganda est «gelée »&lt;/span&gt;"><u>la ratification de l’accord militaire entre la RDC et  l’Ouganda est «gelée »</u></a> notamment à cause de l'ambiguïté de Kampala et  son rapprochement avec le Rwanda. <br></p>
<p>Pour rappel,  le Rwanda et l’Ouganda étaient en rivalité jusqu’à fermer les frontières respectives pendant près de trois ans. Ils s'accusaient mutuellement de déstabilisation. C’est dans ce contexte régional qu’il y a eu la résurgence du M23. Ceci permettrait au Rwanda d’avoir aussi un œil en RDC au moment où l’Ouganda y a été invité pour participer à la traque des ADF. Kampala a même gagné un juteux marché de construction de deux routes transfrontalières et <a href="https://www.africaintelligence.fr/industrie-miniere_exploration-production/2021/06/30/arrive-par-la-route-l-ougandais-dott-services-repart-avec-les-minerais,109675424-art" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;une société ougandaise a reçu plusieurs concessions minières en RDC&lt;/span&gt;"><u>une société ougandaise a reçu plusieurs concessions minières en RDC</u></a>. <br></p>
<p>Aujourd’hui, les relations entre l’Ouganda et le Rwanda se sont réchauffées. Le général Muhoozi Kainerugaba, commandant de l'armée de terre et fils du président ougandais, est présenté comme l’un des architectes de ce rapprochement. Dans ses nombreuses sorties médiatiques via Twitter, il ne cache pas son soutien aux prises de positions rwandaises concernant la RDC. <br></p>
<p>Par ailleurs, les autorités ougandaises sont aussi assez favorables, depuis des mois, à des discussions entre le gouvernement congolais et le M23. Le refus de dialoguer avec celui-ci par la RDC n'aurait pas été apprécié aussi bien en Ouganda qu’au Rwanda. Au-delà de leur rivalité, les deux pays semblent avoir trouver un terrain d’attente sur le cas de la RDC et de ses ressources. <br></p>
<p>Dans le cadre de la communauté des États d’Afrique de l’Est, le président kenyan vient d’annoncer la mise en place de la force régionale qui va intervenir en RDC. Pourtant, presque toutes les armées de la région sont déjà, officiellement ou officieusement, présentes en RDC avec des intérêts divergents.  À cette allure, si jamais elle passe l’étape délicate de sa constitution, cette force régionale risque de ne pas fonctionner à cause des alliances ambiguës entre États, voire entre les États et des groupes armés congolais ou étrangers. <br></p>
<p>Même si les discours se radicalisent de toutes parts et que la logique militaire semble l’emporter, il faut espérer que les efforts diplomatiques en cours et  hors caméra porteront leurs fruits. Nous ne manquerons pas de suivre les évolutions de ce conflit. </p>
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<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. Á bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Jun 2022 17:05:23 +0000</pubDate>
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                <title>Rapport de l’IGF sur la Gécamines, et après ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans une synthèse de 11 pages, l’Inspection générale des finances a publié, le samedi 4 juin, les conclusions de son rapport sur la gestion de la Gécamines. L’IGF dénote plusieurs irrégularités dans la gestion des actifs miniers de la Gécamines et dans la gestion de la société proprement dite durant la période allant de 2010 à 2020, ce après plusieurs mois d’enquêtes dans la première société minière du pays. Que va faire la justice ? </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 15e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Jimmy Kande</b>, chercheur principal en gouvernance à <b>Ebuteli</b>, le partenaire de recherche du <b>Groupe d’étude sur le Congo </b>de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 10 juin et aujourd’hui nous nous intéressons au dernier rapport de l’IGF qui dépeint une situation alarmante à la Gécamines avec une perte estimée à des centaines des millions de dollars.</p>
<p><br></p>
<p>En visite dans le Katanga en mai 2021, le président Tshisekedi a annoncé son intention de renégocier les contrats miniers. Une révision motivée par le paradoxe entre la misère des Congolais et l’enrichissement des entreprises privées opérant dans le secteur minier qui génère des milliards de dollars. </p>
<p>Quelques mois plus tard, en septembre 2021, l’IGF lance l’audit de la Gécamines. Cette entreprise publique a toujours contribué de manière considérable au budget national et aux exportations du pays durant la colonisation et même après l’indépendance, avant sa faillite en 1990 qui a été également synonyme de l’effondrement de l’économie du pays.</p>
<p>Le boom minier au début des années 2000 avait permis aux investisseurs étrangers d’arriver massivement au Katanga et a coïncidé avec la privatisation des actifs de la Gécamines sans jamais avoir le moindre impact sur le quotidien des Congolais.</p>
<p>Les organisations de la société civile locale et internationale ont décrié la gestion de la Gécamines lors de deux dernières décennies, en accusant cette entreprise publique d’être au cœur du bradage des actifs miniers. Dans leurs rapports publiés en juillet et novembre 2017, les ONG Global Witness et Centre Carter, par exemple, estimaient déjà à plusieurs centaines de millions de dollars les pertes à la Gécamines, tout en récusant également le management de l’époque.</p>
<p>Le rapport de l’IGF vient non seulement confirmer les allégations portées par les organisations de la société civile mais produit aussi une analyse approfondie de la gestion au sein de la Gécamines. Il remet en cause :</p>
<p>-        le processus de privatisation des actifs miniers, en affirmant que les réserves de l'entreprise n'ont jamais fait l’objet d’évaluation indépendante avant les transactions et ont été sous-estimées à plusieurs reprises ;</p>
<p>-        l’absence d’apport des capitaux propres par les partenaires qui a privé le Trésor public d’importantes recettes fiscales ;</p>
<p>-        les royalties qui n’ont permis de générer à l’État congolais que 564 millions de dollars sur 35 milliards de dollars de chiffres d’affaires réalisés par les partenaires privés, soit 1,6% alors que le taux pouvait atteindre 2,5 % ;</p>
<p>-        le partenariat minerais contre infrastructures estimé à près de 6,2 milliards de dollars qui n’a pas donné des résultats escomptés, projet entaché également par la disparition de près de 175 millions de dollars, soit une partie de la prime à la signature devant revenir à la Gécamines ;</p>
<p>-        près de 413 millions de dollars d’avances fiscales de la Gécamines qui n’ont pas été retracés dans le Trésor public laissant planer les soupçons sur un probable détournement des deniers publics.</p>
<p>Le rapport de l’IGF remet également en question d'autres décisions de gestion, notamment la mauvaise utilisation des revenus des partenariats et louage des droits miniers, la vente du patrimoine immobilier sans évaluation formelle d’une expertise immobilière indépendante, la création d'au moins sept filiales pour diverses activités commerciales dont une seule est actuellement productive. Malgré cela, le conseil d'administration de la Gecamines et d'autres hauts responsables ont reçu plus de 5 millions de dollars de « paiements indus » entre 2016 et mai 2020, dénonce l’IGF</p>
<p>Alors, après ce constat accablant de la gestion de la Gécamines, quel sera le sort  réservé à ceux qui ont contribué à l’effondrement de ce qui était autrefois le poumon de l’économie congolaise ? Dans ce désastre, quelle aura été la responsabilité des différents ministres des Mines, des comités de gestion et des conseils d’administration qui se sont succédé ?</p>
<p><br></p>
<p>Si le rapport de l’IGF se termine par une série des recommandations à l’endroit du gouvernement, de l’assemblée générale de l’actionnaire unique et du conseil d’administration de la Gécamines et de l’IGF elle-même, il reste à savoir ce que sera la réaction de la justice. Les conclusions de ce rapport vont-elles finir dans les tiroirs, comme la majorité de précédents rapports de l’IGF ou la justice fera-t-elle son travail, même s’il s’agit de « fouiner dans le passé ».</p>
<p>Il serait en tout cas impérieux que la justice se penche sur ce qu’a été la gestion de cette entreprise afin de lancer un signal fort tant aux mandataires publics qu’aux investisseurs privés.</p>
<p>En attendant d’en savoir plus sur la suite à donner à ce rapport, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une synthèse de 11 pages, l’Inspection générale des finances a publié, le samedi 4 juin, les conclusions de son rapport sur la gestion de la Gécamines. L’IGF dénote plusieurs irrégularités dans la gestion des actifs miniers de la Gécamines et dans la gestion de la société proprement dite durant la période allant de 2010 à 2020, ce après plusieurs mois d’enquêtes dans la première société minière du pays. Que va faire la justice ? </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 15e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Jimmy Kande</b>, chercheur principal en gouvernance à <b>Ebuteli</b>, le partenaire de recherche du <b>Groupe d’étude sur le Congo </b>de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 10 juin et aujourd’hui nous nous intéressons au dernier rapport de l’IGF qui dépeint une situation alarmante à la Gécamines avec une perte estimée à des centaines des millions de dollars.</p>
<p><br></p>
<p>En visite dans le Katanga en mai 2021, le président Tshisekedi a annoncé son intention de renégocier les contrats miniers. Une révision motivée par le paradoxe entre la misère des Congolais et l’enrichissement des entreprises privées opérant dans le secteur minier qui génère des milliards de dollars. </p>
<p>Quelques mois plus tard, en septembre 2021, l’IGF lance l’audit de la Gécamines. Cette entreprise publique a toujours contribué de manière considérable au budget national et aux exportations du pays durant la colonisation et même après l’indépendance, avant sa faillite en 1990 qui a été également synonyme de l’effondrement de l’économie du pays.</p>
<p>Le boom minier au début des années 2000 avait permis aux investisseurs étrangers d’arriver massivement au Katanga et a coïncidé avec la privatisation des actifs de la Gécamines sans jamais avoir le moindre impact sur le quotidien des Congolais.</p>
<p>Les organisations de la société civile locale et internationale ont décrié la gestion de la Gécamines lors de deux dernières décennies, en accusant cette entreprise publique d’être au cœur du bradage des actifs miniers. Dans leurs rapports publiés en juillet et novembre 2017, les ONG Global Witness et Centre Carter, par exemple, estimaient déjà à plusieurs centaines de millions de dollars les pertes à la Gécamines, tout en récusant également le management de l’époque.</p>
<p>Le rapport de l’IGF vient non seulement confirmer les allégations portées par les organisations de la société civile mais produit aussi une analyse approfondie de la gestion au sein de la Gécamines. Il remet en cause :</p>
<p>-        le processus de privatisation des actifs miniers, en affirmant que les réserves de l'entreprise n'ont jamais fait l’objet d’évaluation indépendante avant les transactions et ont été sous-estimées à plusieurs reprises ;</p>
<p>-        l’absence d’apport des capitaux propres par les partenaires qui a privé le Trésor public d’importantes recettes fiscales ;</p>
<p>-        les royalties qui n’ont permis de générer à l’État congolais que 564 millions de dollars sur 35 milliards de dollars de chiffres d’affaires réalisés par les partenaires privés, soit 1,6% alors que le taux pouvait atteindre 2,5 % ;</p>
<p>-        le partenariat minerais contre infrastructures estimé à près de 6,2 milliards de dollars qui n’a pas donné des résultats escomptés, projet entaché également par la disparition de près de 175 millions de dollars, soit une partie de la prime à la signature devant revenir à la Gécamines ;</p>
<p>-        près de 413 millions de dollars d’avances fiscales de la Gécamines qui n’ont pas été retracés dans le Trésor public laissant planer les soupçons sur un probable détournement des deniers publics.</p>
<p>Le rapport de l’IGF remet également en question d'autres décisions de gestion, notamment la mauvaise utilisation des revenus des partenariats et louage des droits miniers, la vente du patrimoine immobilier sans évaluation formelle d’une expertise immobilière indépendante, la création d'au moins sept filiales pour diverses activités commerciales dont une seule est actuellement productive. Malgré cela, le conseil d'administration de la Gecamines et d'autres hauts responsables ont reçu plus de 5 millions de dollars de « paiements indus » entre 2016 et mai 2020, dénonce l’IGF</p>
<p>Alors, après ce constat accablant de la gestion de la Gécamines, quel sera le sort  réservé à ceux qui ont contribué à l’effondrement de ce qui était autrefois le poumon de l’économie congolaise ? Dans ce désastre, quelle aura été la responsabilité des différents ministres des Mines, des comités de gestion et des conseils d’administration qui se sont succédé ?</p>
<p><br></p>
<p>Si le rapport de l’IGF se termine par une série des recommandations à l’endroit du gouvernement, de l’assemblée générale de l’actionnaire unique et du conseil d’administration de la Gécamines et de l’IGF elle-même, il reste à savoir ce que sera la réaction de la justice. Les conclusions de ce rapport vont-elles finir dans les tiroirs, comme la majorité de précédents rapports de l’IGF ou la justice fera-t-elle son travail, même s’il s’agit de « fouiner dans le passé ».</p>
<p>Il serait en tout cas impérieux que la justice se penche sur ce qu’a été la gestion de cette entreprise afin de lancer un signal fort tant aux mandataires publics qu’aux investisseurs privés.</p>
<p>En attendant d’en savoir plus sur la suite à donner à ce rapport, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Jun 2022 14:31:20 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>Dans une synthèse de 11 pages, l’Inspection générale des finances a publié, le samedi 4 juin, les conclusions de son rapport sur la gestion de la Gécamines. L’IGF dénote plusieurs irrégularités dans la gestion des actifs miniers de la Gécamines et dans...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Rwanda - RDC : au delà des condamnations, il est temps de réformer l’armée</title>
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                <description><![CDATA[<p>Rassemblement à la gare centrale à Kinshasa un jour, devant l’ambassade du Rwanda un autre, marche de l’opposition et de la société civile le jour suivant, la mobilisation est totale. Le pays est agressé. Et une fois de plus, c’est le Rwanda qui est pointé du doigt, non sans raison. Au-delà de la mobilisation et des protestations, n’est-il pas temps de se doter d’une armée dissuasive ? <br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 14e épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;"><u><b>Po Na GEC</b></u></a>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Fred Bauma</b>, secrétaire exécutif d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u><b>Ebuteli</b></u></a><b>,</b> institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence et partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 3 juin 2022. <br></p>
<p>De Kinshasa à Bukavu en passant par Lubumbashi, Bunia et Kisangani, et même à l’étranger,  les appels à mobilisation se multiplient. Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, le message est clair: le Rwanda a une fois de plus attaqué la RDC à travers le M23. Deux militaires rwandais ont même été arrêtés en RDC. Sur le terrain, les récents combats entre ces M23 et les FARDC, soutenues par la Monusco, ont accentué la crise humanitaire avec 70 000 nouveaux déplacés, selon l’ONU, dans une région qui en comptait déjà plus de 5 millions. Depuis la première invasion rwandaise en 1996, le pays des mille collines a régulièrement soutenu des groupes armés qui sont responsables de crimes graves en RDC. <br></p>
<p>Mais au-delà des protestations légitimes de la population, une autre question, bien plus importante, mérite d’être posée: pourquoi le Rwanda et d’autres pays de la région arrivent facilement à « agresser » la RDC ? Car outre le Rwanda, d’autres pays limitrophes de la RDC soutiennent, ou ont soutenu par le passé, des groupes armés locaux ou étrangers sur le sol congolais. C’est le cas des Imbonerakure, milice du parti au pouvoir au Burundi, qui opèrent encore aujourd’hui au Sud-Kivu. Des armées des pays voisins ont également occupé impunément certaines parties de la RDC, parfois pendant des mois. C’est le cas de l’armée angolaise dans le territoire Kahemba en 2007 et de Tshela en 2009 et, en 2021, de l’armée zambienne dans le territoire de Moba et Pweto en 2020 ou même des incursions de l’armée sud-soudanaise dans le territoire d’Aru, toujours en 2020. On pourrait aussi se demander pourquoi la RDC a besoin d’armées étrangères pour faire face à des groupes armés sur son territoire, comme c’est le cas avec l’UPDF depuis six mois au Nord-Kivu et en Ituri ou encore de certaines unités de l’armée rwandaise entre 2019 et 2020 dans les opérations contre les FDLR et d’autres groupes rwandais au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Cette question est importante surtout lorsque, comme l’affirme un rapport du ministère congolais de la Défense et Anciens Combattants, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri comptent officiellement environ 50 000 militaires, soit plus de la moitié de l’ensemble des effectifs des FARDC. Et ce, sans compter la police nationale congolaise et les Casques bleus de la Monusco. <br></p>
<p>En réalité, malgré les appels incessants de la société civile et des bailleurs de fonds, la RDC n’a pas pu se doter de forces de défense dissuasives. Malgré les progrès initiaux entre 2005 et 2011 avec la formation de certaines unités de l’armée et l'adoption d'un plan d'action de réformes des FARDC, les tentatives de réforme qui visent la professionnalisation de l'armée en se focalisant sur le recrutement, “la formation, l'équipement et le casernement” sont restées incomplètes. Elles n'ont pas résolu les problèmes structurels au sein des FARDC. Aussi, les différents accords de paix qui ont déversé des combattants issus des groupes armés dans l'armée ont beaucoup affaibli ces efforts de réforme. <br></p>
<p>Le rapport d’évaluation de l’état de siège fait par le ministère de la Défense et Anciens combattants de la RDC en décembre 2021 dresse de manière lucide les conséquences de l’échec de la réforme l’armée : « Déficit criant des effectifs opérationnels, inadéquation entre les effectifs existants et déclarés, déficit de renseignements, insuffisance du personnel logistique qualifié (…)». Et la recommandation du ministre de la Défense est éloquente: il est urgent de « définir et appliquer une politique de défense de la RDC » dont l’absence « explique logiquement les faiblesses de notre système de défense et les fréquentes agressions que nous subissons. » La loi de programmation militaire dont le projet a été récemment adopté en conseil des ministres constitue-t-elle le début d’une véritable réforme des FARDC ?<br>
Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir <a href="https://podcast.ausha.co/po-na-gec" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;">Po Na GEC</a> chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Rassemblement à la gare centrale à Kinshasa un jour, devant l’ambassade du Rwanda un autre, marche de l’opposition et de la société civile le jour suivant, la mobilisation est totale. Le pays est agressé. Et une fois de plus, c’est le Rwanda qui est pointé du doigt, non sans raison. Au-delà de la mobilisation et des protestations, n’est-il pas temps de se doter d’une armée dissuasive ? <br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 14e épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;"><u><b>Po Na GEC</b></u></a>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Fred Bauma</b>, secrétaire exécutif d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u><b>Ebuteli</b></u></a><b>,</b> institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence et partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 3 juin 2022. <br></p>
<p>De Kinshasa à Bukavu en passant par Lubumbashi, Bunia et Kisangani, et même à l’étranger,  les appels à mobilisation se multiplient. Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, le message est clair: le Rwanda a une fois de plus attaqué la RDC à travers le M23. Deux militaires rwandais ont même été arrêtés en RDC. Sur le terrain, les récents combats entre ces M23 et les FARDC, soutenues par la Monusco, ont accentué la crise humanitaire avec 70 000 nouveaux déplacés, selon l’ONU, dans une région qui en comptait déjà plus de 5 millions. Depuis la première invasion rwandaise en 1996, le pays des mille collines a régulièrement soutenu des groupes armés qui sont responsables de crimes graves en RDC. <br></p>
<p>Mais au-delà des protestations légitimes de la population, une autre question, bien plus importante, mérite d’être posée: pourquoi le Rwanda et d’autres pays de la région arrivent facilement à « agresser » la RDC ? Car outre le Rwanda, d’autres pays limitrophes de la RDC soutiennent, ou ont soutenu par le passé, des groupes armés locaux ou étrangers sur le sol congolais. C’est le cas des Imbonerakure, milice du parti au pouvoir au Burundi, qui opèrent encore aujourd’hui au Sud-Kivu. Des armées des pays voisins ont également occupé impunément certaines parties de la RDC, parfois pendant des mois. C’est le cas de l’armée angolaise dans le territoire Kahemba en 2007 et de Tshela en 2009 et, en 2021, de l’armée zambienne dans le territoire de Moba et Pweto en 2020 ou même des incursions de l’armée sud-soudanaise dans le territoire d’Aru, toujours en 2020. On pourrait aussi se demander pourquoi la RDC a besoin d’armées étrangères pour faire face à des groupes armés sur son territoire, comme c’est le cas avec l’UPDF depuis six mois au Nord-Kivu et en Ituri ou encore de certaines unités de l’armée rwandaise entre 2019 et 2020 dans les opérations contre les FDLR et d’autres groupes rwandais au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Cette question est importante surtout lorsque, comme l’affirme un rapport du ministère congolais de la Défense et Anciens Combattants, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri comptent officiellement environ 50 000 militaires, soit plus de la moitié de l’ensemble des effectifs des FARDC. Et ce, sans compter la police nationale congolaise et les Casques bleus de la Monusco. <br></p>
<p>En réalité, malgré les appels incessants de la société civile et des bailleurs de fonds, la RDC n’a pas pu se doter de forces de défense dissuasives. Malgré les progrès initiaux entre 2005 et 2011 avec la formation de certaines unités de l’armée et l'adoption d'un plan d'action de réformes des FARDC, les tentatives de réforme qui visent la professionnalisation de l'armée en se focalisant sur le recrutement, “la formation, l'équipement et le casernement” sont restées incomplètes. Elles n'ont pas résolu les problèmes structurels au sein des FARDC. Aussi, les différents accords de paix qui ont déversé des combattants issus des groupes armés dans l'armée ont beaucoup affaibli ces efforts de réforme. <br></p>
<p>Le rapport d’évaluation de l’état de siège fait par le ministère de la Défense et Anciens combattants de la RDC en décembre 2021 dresse de manière lucide les conséquences de l’échec de la réforme l’armée : « Déficit criant des effectifs opérationnels, inadéquation entre les effectifs existants et déclarés, déficit de renseignements, insuffisance du personnel logistique qualifié (…)». Et la recommandation du ministre de la Défense est éloquente: il est urgent de « définir et appliquer une politique de défense de la RDC » dont l’absence « explique logiquement les faiblesses de notre système de défense et les fréquentes agressions que nous subissons. » La loi de programmation militaire dont le projet a été récemment adopté en conseil des ministres constitue-t-elle le début d’une véritable réforme des FARDC ?<br>
Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir <a href="https://podcast.ausha.co/po-na-gec" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;">Po Na GEC</a> chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 03 Jun 2022 15:23:54 +0000</pubDate>
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                <title>Réconciliation Katumbi - Kabila, et après ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Ils ne se sont plus parlés depuis l’épisode du « troisième faux penalty » fin 2014. Près de huit ans plus tard, le dimanche 22 mai, ils se sont serré la main. Joseph Kabila et Moïse Katumbi se réconcilient. En tout cas, c’est ce que voudrait démontrer le « rite de réconciliation » organisé ce jour-là à leur intention, à l’issue du forum sur l’unité et la réconciliation des Katangais, tenu du 17 au 19 mai à Lubumbashi. Et après ?<br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ils ne se sont plus parlés depuis l’épisode du « troisième faux penalty » fin 2014. Près de huit ans plus tard, le dimanche 22 mai, ils se sont serré la main. Joseph Kabila et Moïse Katumbi se réconcilient. En tout cas, c’est ce que voudrait démontrer le « rite de réconciliation » organisé ce jour-là à leur intention, à l’issue du forum sur l’unité et la réconciliation des Katangais, tenu du 17 au 19 mai à Lubumbashi. Et après ?<br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 27 May 2022 14:04:34 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Tshisekedi et les FARDC : des accusations, mais peu de réformes</title>
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                <description><![CDATA[<p>« On ne peut pas continuer à compter les morts comme si nous étions incapables de défendre nos compatriotes qui sont lâchement assassinés (…) Soit notre armée est incapable. Soit ces Codeco, conglomérat de malfaiteurs, bénéficient de complicités de nos officiers. C’est inacceptable ».</p>
<p><br></p>
<p>L’homme qui s’exprime ainsi n’est pas un militant antimilitariste. C’est le chef des armés lui-même, le président Félix Tshisekedi, qui a prononcé ces mots devant le groupement des écoles militaires, à Kinshasa, le 12 mai. Depuis plusieurs mois, et encore plus ces derniers jours, le chef de l’État congolais multiplie les saillies visant ses propres soldats. Pourquoi ?<br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 12e  épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Pierre Boisselet</b>, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 mai et cette semaine, à l’occasion de la journée de la révolution des FARDC, nous nous intéressons aux relations entre le président Tshisekedi et son armée.<br></p>
<p>Lorsqu’il a accédé à la présidence, en janvier 2019, il n’était pas forcément à l’aise en tant que chef des armées. Contrairement à son prédécesseur, Joseph Kabila, il n’a pas d’expérience militaire. Et tous les officiers étaient redevable à l’ancien chef de l’Etat pour leur nomination, ce qui exerçait une certaine pression sur lui.</p>
<p>Tshisekedi a d’abord tenté d’amadouer la troupe avec des mesures sociales. Et puis, il s’est fortement appuyé sur les FARDC dans sa politique contre l’insécurité à l’Est. Opération de grande envergure contre les ADFs, Zaruba ya Ituri contre les Codeco, état de siège… À chacune de ces annonces, de l’argent a été décaissé ; des postes, distribués. </p>
<p><br></p>
<p>Mais le ton a changé en juin 2021. En visite en Ituri, le président dénonce alors la « mafia » au sein de l’armée. Cette rhétorique, s’est accélérée ces derniers jours, d’abord devant la communauté congolaise d’Abidjan – Tshisekedi a dénoncé la « complicité » de la police et de l’armée, et puis, le 12 mai dernier, comme nous l’avons vu en préambule. </p>
<p>Le constat est plutôt vrai. De nombreux rapports ont, par le passé, pointé les alliances de FARDC avec des groupes armés, voire même, parfois, leur participation à des massacres.</p>
<p>Mais on peut s’interroger sur le changement de discours du président à cet égard. Pourquoi les accuser maintenant et surtout pourquoi le faire publiquement ? </p>
<p>Il y a sans doute, la volonté de rejeter sur autrui la responsabilité des échecs. Ce procédé, Tshisekedi l’a déjà été employé à plusieurs reprises, y compris contre son propre gouvernement, comme lors du discours sur l’état de la nation, en décembre 2021. Or, sur le terrain sécuritaire, l’échec est particulièrement patent : la violence n’a cessé d’augmenter depuis son arrivée au pouvoir, dépassant même les niveaux enregistrés à la fin de l’ère Kabila.</p>
<p>Mais ces discours peinent à occulter les responsabilités du président dans la situation actuelle. Il a certes procédé à des nominations, en juillet 2020, mais celles-ci n’ont pas changé fondamentalement le fonctionnement de l’armée. Cela fait plus d’un an qu’il dispose de son propre gouvernement, ce qui lui donne, au moins sur le plan légal, le pouvoir de remplacer des personnes au plus haut niveau de l’appareil militaire pour impulser le changement. Or plusieurs figures du “kabilisme” demeurent à ce jour en poste. C’est aussi le président Tshisekedi qui a décidé de l’état de siège, et il dispose du pouvoir de le lever à tout moment, ce qu’il n’a pas fait à ce jour, malgré les faiblesses identifiées de longue date.</p>
<p>Peut-être le président compte-t-il renouveler les effectifs au moyen de formations militaires dispensées notamment par des pays étrangers, comme la Belgique et la France avec qui de nouveaux accords ont été signés, pour renouveler les effectifs. Mais ce type de formation a déjà eu lieu par le passé, sans résoudre les problèmes structurels des FARDC. L’implémentation d’une stratégie de réforme profonde de l’armée congolaise reste plus que jamais nécessaire pour améliorer durablement la situation sécuritaire du pays. <br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. A bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« On ne peut pas continuer à compter les morts comme si nous étions incapables de défendre nos compatriotes qui sont lâchement assassinés (…) Soit notre armée est incapable. Soit ces Codeco, conglomérat de malfaiteurs, bénéficient de complicités de nos officiers. C’est inacceptable ».</p>
<p><br></p>
<p>L’homme qui s’exprime ainsi n’est pas un militant antimilitariste. C’est le chef des armés lui-même, le président Félix Tshisekedi, qui a prononcé ces mots devant le groupement des écoles militaires, à Kinshasa, le 12 mai. Depuis plusieurs mois, et encore plus ces derniers jours, le chef de l’État congolais multiplie les saillies visant ses propres soldats. Pourquoi ?<br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce 12e  épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Pierre Boisselet</b>, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 mai et cette semaine, à l’occasion de la journée de la révolution des FARDC, nous nous intéressons aux relations entre le président Tshisekedi et son armée.<br></p>
<p>Lorsqu’il a accédé à la présidence, en janvier 2019, il n’était pas forcément à l’aise en tant que chef des armées. Contrairement à son prédécesseur, Joseph Kabila, il n’a pas d’expérience militaire. Et tous les officiers étaient redevable à l’ancien chef de l’Etat pour leur nomination, ce qui exerçait une certaine pression sur lui.</p>
<p>Tshisekedi a d’abord tenté d’amadouer la troupe avec des mesures sociales. Et puis, il s’est fortement appuyé sur les FARDC dans sa politique contre l’insécurité à l’Est. Opération de grande envergure contre les ADFs, Zaruba ya Ituri contre les Codeco, état de siège… À chacune de ces annonces, de l’argent a été décaissé ; des postes, distribués. </p>
<p><br></p>
<p>Mais le ton a changé en juin 2021. En visite en Ituri, le président dénonce alors la « mafia » au sein de l’armée. Cette rhétorique, s’est accélérée ces derniers jours, d’abord devant la communauté congolaise d’Abidjan – Tshisekedi a dénoncé la « complicité » de la police et de l’armée, et puis, le 12 mai dernier, comme nous l’avons vu en préambule. </p>
<p>Le constat est plutôt vrai. De nombreux rapports ont, par le passé, pointé les alliances de FARDC avec des groupes armés, voire même, parfois, leur participation à des massacres.</p>
<p>Mais on peut s’interroger sur le changement de discours du président à cet égard. Pourquoi les accuser maintenant et surtout pourquoi le faire publiquement ? </p>
<p>Il y a sans doute, la volonté de rejeter sur autrui la responsabilité des échecs. Ce procédé, Tshisekedi l’a déjà été employé à plusieurs reprises, y compris contre son propre gouvernement, comme lors du discours sur l’état de la nation, en décembre 2021. Or, sur le terrain sécuritaire, l’échec est particulièrement patent : la violence n’a cessé d’augmenter depuis son arrivée au pouvoir, dépassant même les niveaux enregistrés à la fin de l’ère Kabila.</p>
<p>Mais ces discours peinent à occulter les responsabilités du président dans la situation actuelle. Il a certes procédé à des nominations, en juillet 2020, mais celles-ci n’ont pas changé fondamentalement le fonctionnement de l’armée. Cela fait plus d’un an qu’il dispose de son propre gouvernement, ce qui lui donne, au moins sur le plan légal, le pouvoir de remplacer des personnes au plus haut niveau de l’appareil militaire pour impulser le changement. Or plusieurs figures du “kabilisme” demeurent à ce jour en poste. C’est aussi le président Tshisekedi qui a décidé de l’état de siège, et il dispose du pouvoir de le lever à tout moment, ce qu’il n’a pas fait à ce jour, malgré les faiblesses identifiées de longue date.</p>
<p>Peut-être le président compte-t-il renouveler les effectifs au moyen de formations militaires dispensées notamment par des pays étrangers, comme la Belgique et la France avec qui de nouveaux accords ont été signés, pour renouveler les effectifs. Mais ce type de formation a déjà eu lieu par le passé, sans résoudre les problèmes structurels des FARDC. L’implémentation d’une stratégie de réforme profonde de l’armée congolaise reste plus que jamais nécessaire pour améliorer durablement la situation sécuritaire du pays. <br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. A bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 20 May 2022 09:42:45 +0000</pubDate>
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                <title>Renouvellement de la Cour constitutionnelle en RDC : retour sur une procédure contestée</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le lundi 9 mai 2022, le greffier en chef de la Cour constitutionnelle écrit un « communiqué de service », indiquant que, sur instruction du président de la République, un tirage au sort d’un membre par groupe de juges qui composent la Cour sera effectué le mardi 10 mai. À la suite de cette annonce, le tirage est effectué, avec seulement quatre des huit juges en fonction présents. Le président de la Cour, Dieudonné Kaluba, ainsi que le juge Évariste-Prince Funga sont tous les deux obligés de quitter leurs fonctions. Alors, que nous inspire cette procédure contestée ?<br></p>
<p>Bonjour ! Vous écoutez le 11e numéro de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer les questions d’actualité congolaise. Je suis Joshua Walker, le directeur de programme du GEC. Nous sommes le vendredi 13 mai 2022.<br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 9 mai 2022, le greffier en chef de la Cour constitutionnelle écrit un « communiqué de service », indiquant que, sur instruction du président de la République, un tirage au sort d’un membre par groupe de juges qui composent la Cour sera effectué le mardi 10 mai. À la suite de cette annonce, le tirage est effectué, avec seulement quatre des huit juges en fonction présents. Le président de la Cour, Dieudonné Kaluba, ainsi que le juge Évariste-Prince Funga sont tous les deux obligés de quitter leurs fonctions. Alors, que nous inspire cette procédure contestée ?<br></p>
<p>Bonjour ! Vous écoutez le 11e numéro de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer les questions d’actualité congolaise. Je suis Joshua Walker, le directeur de programme du GEC. Nous sommes le vendredi 13 mai 2022.<br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 13 May 2022 10:37:45 +0000</pubDate>
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                <title>Ce qu'il faut retenir de la table ronde de Lubumbashi</title>
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                <description><![CDATA[<p>Samedi dernier, une table ronde sur la réconciliation intercommunautaire a été clôturée à Lubumbashi après huit jours de discussions. Il s'agissait d'une initiative du président Félix Tshisekedi, avec une participation impressionnante : le Premier ministre, des gouverneurs, plusieurs ministres nationaux et provinciaux ont pris part à ces assises. Quelle était la raison de cette réunion ? A-t-elle réussi ?<br></p>
<p>C'est le sujet du dixième épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer l'actualité du pays. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 6 mai 2022. <br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Samedi dernier, une table ronde sur la réconciliation intercommunautaire a été clôturée à Lubumbashi après huit jours de discussions. Il s'agissait d'une initiative du président Félix Tshisekedi, avec une participation impressionnante : le Premier ministre, des gouverneurs, plusieurs ministres nationaux et provinciaux ont pris part à ces assises. Quelle était la raison de cette réunion ? A-t-elle réussi ?<br></p>
<p>C'est le sujet du dixième épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) et d'Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer l'actualité du pays. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 6 mai 2022. <br></p>
<p><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 May 2022 10:09:08 +0000</pubDate>
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                <title>Réforme de la loi électorale : les raisons d’un difficile consensus</title>
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                <description><![CDATA[<p>Après 2011, 2015 et 2017, la loi électorale va connaître  une nouvelle modification. L’examen du texte est en cours à l’Assemblée nationale : plus de 100 députés ont pris la parole pendant les trois jours de débat général. Mais l’opposition réclame des concertations politiques avant l’adoption de cette proposition de loi. Ce que le pouvoir refuse. Pourquoi est-il si difficile de trouver un consensus sur la question électorale en RDC ?<br></p>
<p>Bonjour et bienvenue à ce 9e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer les questions d’actualité congolaise. Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse à Talatala, baromètre de l’activité parlementaire et de l'action du gouvernement en RDC. Nous sommes le vendredi 29 avril 2022. <br></p>
<p>Le 14 avril, l’Assemblée nationale a débuté l’examen de la proposition de loi modifiant la loi électorale. C’est un texte co-initié par 10 députés - deux devenus depuis ministres, Christophe Lutundula et Patrick Muyaya, et un autre décédé, Henri-Thomas Lokondo. <br></p>
<p>Cette proposition de loi du G13 propose 18 grandes innovations, entre autres la suppression du seuil de représentativité, l’interdiction aux candidats d’avoir des suppléants membres de leur famille, le non cumul des mandats, l’obligation de publier les résultats des scrutins bureau de vote par bureau de vote, la sanction à l’encontre des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en cas de fraude.<br></p>
<p>Comme pour la loi organique sur la Ceni, certaines parties prenantes au processus électoral appellent à un consensus sur cette réforme de la loi électorale. Les députés du Front commun pour le Congo (FCC) - bien que minoritaires - ont d’ailleurs refusé de prendre part au débat général sur ce texte à l’Assemblée nationale  et exigent un dialogue en dehors des institutions afin de dégager, disent-ils, un consensus autour du processus électoral en cours. Le 22 avril, des militants de l’Ecidé, parti politique de Martin Fayulu, ont même manifesté contre l'examen en cours de la proposition de loi électorale.  <br></p>
<p>Dans son programme d’actions présenté à l’Assemblée nationale fin avril 2021, le gouvernement s’était engagé de convenir consensuellement, à l'issue des « concertations politiques ad hoc », des dispositions à modifier notamment dans la loi électorale. Promesse désormais abandonnée ?<br></p>
<p>En tout cas aujourd’hui, au sein de l’Union sacrée de la nation, l’on campe sur le « large consensus » obtenu autour de la proposition de loi du G13. Plus question donc pour la majorité au pouvoir d’ouvrir des concertations politiques sur la réforme électorale en dehors du cadre institutionnel.<br></p>
<p>Pour le pouvoir, cette position lui éviterait de tomber dans le possible piège d’ouvrir la brèche à des négociations qui pourraient se retrouver sur le terrain de Martin Fayulu et confirmer de fait qu’il y a une crise politique en RDC. Les résultats des élections de 2018 étaient, en effet, très controversés. Et Martin Fayulu porte, depuis trois ans, une  « proposition de sortie de crise » qui appelle à la création d’un « Haut-conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) » en vue d’opérer des « réformes urgentes et nécessaires, notamment celles liées à la restructuration de la Ceni, au juge électoral et à la loi électorale elle-même ».  <br></p>
<p>Mais, s’asseoir pour réfléchir et convenir de manière consensuelle des réformes électorales ne plaisent pas toujours aux tenants du pouvoir. Souvenez-vous de l’initiative du professeur Bob Kabamba d’organiser un forum sur la question avec les parties prenantes au processus électoral. À l’époque, fort de sa majorité parlementaire, le FCC s’était montré réticent à discuter sur des réformes électorales en dehors du cadre institutionnel. <br></p>
<p>Le consensus paraît enfin difficile sur cette question à cause des agendas cachés des uns et des autres. Au Congo, la table du dialogue est souvent l’occasion de se repositionner politiquement que de réformer réellement. <br><br>
Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. Á bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Après 2011, 2015 et 2017, la loi électorale va connaître  une nouvelle modification. L’examen du texte est en cours à l’Assemblée nationale : plus de 100 députés ont pris la parole pendant les trois jours de débat général. Mais l’opposition réclame des concertations politiques avant l’adoption de cette proposition de loi. Ce que le pouvoir refuse. Pourquoi est-il si difficile de trouver un consensus sur la question électorale en RDC ?<br></p>
<p>Bonjour et bienvenue à ce 9e épisode de la saison 2 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d'éclairer les questions d’actualité congolaise. Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse à Talatala, baromètre de l’activité parlementaire et de l'action du gouvernement en RDC. Nous sommes le vendredi 29 avril 2022. <br></p>
<p>Le 14 avril, l’Assemblée nationale a débuté l’examen de la proposition de loi modifiant la loi électorale. C’est un texte co-initié par 10 députés - deux devenus depuis ministres, Christophe Lutundula et Patrick Muyaya, et un autre décédé, Henri-Thomas Lokondo. <br></p>
<p>Cette proposition de loi du G13 propose 18 grandes innovations, entre autres la suppression du seuil de représentativité, l’interdiction aux candidats d’avoir des suppléants membres de leur famille, le non cumul des mandats, l’obligation de publier les résultats des scrutins bureau de vote par bureau de vote, la sanction à l’encontre des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en cas de fraude.<br></p>
<p>Comme pour la loi organique sur la Ceni, certaines parties prenantes au processus électoral appellent à un consensus sur cette réforme de la loi électorale. Les députés du Front commun pour le Congo (FCC) - bien que minoritaires - ont d’ailleurs refusé de prendre part au débat général sur ce texte à l’Assemblée nationale  et exigent un dialogue en dehors des institutions afin de dégager, disent-ils, un consensus autour du processus électoral en cours. Le 22 avril, des militants de l’Ecidé, parti politique de Martin Fayulu, ont même manifesté contre l'examen en cours de la proposition de loi électorale.  <br></p>
<p>Dans son programme d’actions présenté à l’Assemblée nationale fin avril 2021, le gouvernement s’était engagé de convenir consensuellement, à l'issue des « concertations politiques ad hoc », des dispositions à modifier notamment dans la loi électorale. Promesse désormais abandonnée ?<br></p>
<p>En tout cas aujourd’hui, au sein de l’Union sacrée de la nation, l’on campe sur le « large consensus » obtenu autour de la proposition de loi du G13. Plus question donc pour la majorité au pouvoir d’ouvrir des concertations politiques sur la réforme électorale en dehors du cadre institutionnel.<br></p>
<p>Pour le pouvoir, cette position lui éviterait de tomber dans le possible piège d’ouvrir la brèche à des négociations qui pourraient se retrouver sur le terrain de Martin Fayulu et confirmer de fait qu’il y a une crise politique en RDC. Les résultats des élections de 2018 étaient, en effet, très controversés. Et Martin Fayulu porte, depuis trois ans, une  « proposition de sortie de crise » qui appelle à la création d’un « Haut-conseil national des réformes institutionnelles (HCNRI) » en vue d’opérer des « réformes urgentes et nécessaires, notamment celles liées à la restructuration de la Ceni, au juge électoral et à la loi électorale elle-même ».  <br></p>
<p>Mais, s’asseoir pour réfléchir et convenir de manière consensuelle des réformes électorales ne plaisent pas toujours aux tenants du pouvoir. Souvenez-vous de l’initiative du professeur Bob Kabamba d’organiser un forum sur la question avec les parties prenantes au processus électoral. À l’époque, fort de sa majorité parlementaire, le FCC s’était montré réticent à discuter sur des réformes électorales en dehors du cadre institutionnel. <br></p>
<p>Le consensus paraît enfin difficile sur cette question à cause des agendas cachés des uns et des autres. Au Congo, la table du dialogue est souvent l’occasion de se repositionner politiquement que de réformer réellement. <br><br>
Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. Á bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Apr 2022 12:41:17 +0000</pubDate>
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                <title>Les raisons de l’adhésion de la RDC à la Communauté des États d'Afrique de l'Est</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le chef de l'État kényan, Uhuru Kenyatta, président en exercice de la Communauté des États d'Afrique de l'Est (EAC), a officialisé l'adhésion de la RDC comme 7e membre, lors d'un sommet extraordinaire en ligne des dirigeants des États membres organisé fin mars.</p>
<p>Alors, pourquoi la RDC a-t-elle souhaité rejoindre cette communauté composée principalement des pays anglophones et plus industrialisés qu’elle ? Quelle est la vision stratégique de la RDC dans cette démarche ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Jimmy Kande</b>, chercheur en gouvernance à Ebuteli, le partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 22 avril et aujourd’hui nous nous intéressons à l’adhésion de la RDC à l’EAC.</p>
<p>Dès son arrivée au pouvoir en 2019, le président Félix Tshisekedi avait indiqué que l’un des objectifs de son mandat à la tête de la RDC serait l’intégration à ce bloc économique et commercial est-africain. L’objectif était de permettre à la RDC de bénéficier des avantages qu’offre une telle intégration sous-régionale, non seulement dans le cadre de la circulation des personnes et des échanges de biens, mais également dans les domaines sécuritaire et politique.</p>
<p>La RDC, deuxième pays d’Afrique en termes de superficie, au cœur du continent, est un territoire stratégiquement positionné avec neuf pays voisins et doté d'importantes ressources minérales. Elle partage des frontières avec tous les États membres de l’EAC, à l'exception du Kenya. Et elle représente une entrée de choix pour cette organisation, qui devrait désormais bénéficier d’une façade maritime sur la côte ouest de l’Afrique, via la ville portuaire de Banana.</p>
<p>La RDC est déjà membre de trois autres organisations commerciales régionales : la Comesa (Marché commun de l'Afrique orientale et australe), la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) et la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL). Pourquoi a-t-elle choisi d’adhérer à une autre organisation ? </p>
<p>Premièrement, du point de vue économique et commercial, les provinces de l’est de la RDC sont plus souvent tournées vers les pays de l’Afrique de l’Est que sur le reste du pays. La plupart des biens de première nécessité sont donc importés du Rwanda, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Kenya. Il est dès lors important de faciliter ces échanges par la libre circulation des biens et des services qu’apporte cette adhésion.</p>
<p>Deuxièmement, l’enjeu sécuritaire dans l’est du Congo a certainement guidé le président Tshisekedi à solliciter cette adhésion. Cette partie de la RDC est en proie à des violences depuis plus de trois décennies sans qu’une solution viable n’ait été trouvée. Le gouvernement congolais veut alors jouer le pari des affaires : attirer plus d’investisseurs des pays de l’Afrique de l’Est en RDC en espérant que leurs États s’investissent également à promouvoir la paix et la sécurité dans cette partie de la RDC. </p>
<p>L'accord signé cette semaine avec les pays de l'EAC pourrait être un pas dans cette direction. Il a été décidé qu’une force régionale de lutte contre les forces négatives va être mise en place et sera immédiatement opérationnelle sous la direction de la RDC. Par contre, il n'est pas clair sur la différence entre les nouvelles opérations annoncées et celles déjà en cours avec l'armée ougandaise en Ituri et au Nord-Kivu, avec l'armée kenyanne au sein de la Monusco et l'armée burundaise qui est sur place au Sud-Kivu.<br></p>
<p>Troisièmement, cette adhésion peut également être justifiée par la léthargie de la CEPGL. Cette autre organisation sous-régionale a perdu de sa superbe auprès de l’opinion régionale.  Et son efficacité pour assurer la mission d’intégration économique a été impactée négativement par la crise politique et sécuritaire que traverse la région des Grands Lacs. Face à cette léthargie, plusieurs observateurs avaient proposé soit son élargissement à d’autres États, soit sa fusion avec l’EAC.</p>
<p>Ces raisons ne sont cependant pas suffisantes au regard de la fragilité de l’économie congolaise et du manque de vision stratégique du côté congolais. Kinshasa semble n’avoir en effet joué que le pari de la sécurité. La RDC est un pays peu industrialisé, peu bancarisé, son économie est très extravertie et souffre d'un déficit d'infrastructures. Sans production interne répondant aux besoins commerciaux en termes d’exportations, le pays, à travers cette adhésion, s’offre comme un marché où les autres États ayant des surplus de productions importants viendront écouler leurs produits. Et cela risque d’être au grand  désavantage du fisc congolais. Car la libre circulation des biens et services appelle à une réduction des frais, taxes et impôts douaniers, pourtant une source importante des ressources financières du pays.</p>
<p>De même, les rares entreprises congolaises qui ont résisté risquent d’être asphyxiées par cette libre concurrence avec les produits étrangers. La Brasserie de limonades à Bukavu connaît d’ailleurs quelques difficultés ces dernières années à la suite de l’affluence des produits concurrents venant des pays voisins, comme le Burundi avec ses bières Amstel beer et Bock.</p>
<p>Si la RDC s’active fortement sur le volet sécuritaire impliquant son adhésion à l’EAC, l’on se pose des questions sur le volet économique et commercial. Nous ne notons aucune préparation de la part des autorités congolaises, aucune étude pour évaluer l’impact de la suppression ou de la réduction des tarifs douaniers dans les postes frontaliers en ce qui concerne la mobilisation des recettes,  aucune anticipation sur la mise en place d’un fonds censé soutenir les entrepreneurs locaux pour les aider à faire face à la future concurrence. </p>
<p>Dans la perspective de l’adhésion de la RDC à l’EAC, le Kenya par exemple a organisé une mission commerciale afin d’étudier les opportunités pour les investisseurs kenyans. L’Ouganda, quant à elle, a lancé la construction de 223 km de routes en RDC pour faciliter les échanges. La RDC devra vite réfléchir sur les moyens à mettre en place pour profiter économiquement et commercialement de cette adhésion.</p>
<p>En attendant, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le chef de l'État kényan, Uhuru Kenyatta, président en exercice de la Communauté des États d'Afrique de l'Est (EAC), a officialisé l'adhésion de la RDC comme 7e membre, lors d'un sommet extraordinaire en ligne des dirigeants des États membres organisé fin mars.</p>
<p>Alors, pourquoi la RDC a-t-elle souhaité rejoindre cette communauté composée principalement des pays anglophones et plus industrialisés qu’elle ? Quelle est la vision stratégique de la RDC dans cette démarche ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis <b>Jimmy Kande</b>, chercheur en gouvernance à Ebuteli, le partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 22 avril et aujourd’hui nous nous intéressons à l’adhésion de la RDC à l’EAC.</p>
<p>Dès son arrivée au pouvoir en 2019, le président Félix Tshisekedi avait indiqué que l’un des objectifs de son mandat à la tête de la RDC serait l’intégration à ce bloc économique et commercial est-africain. L’objectif était de permettre à la RDC de bénéficier des avantages qu’offre une telle intégration sous-régionale, non seulement dans le cadre de la circulation des personnes et des échanges de biens, mais également dans les domaines sécuritaire et politique.</p>
<p>La RDC, deuxième pays d’Afrique en termes de superficie, au cœur du continent, est un territoire stratégiquement positionné avec neuf pays voisins et doté d'importantes ressources minérales. Elle partage des frontières avec tous les États membres de l’EAC, à l'exception du Kenya. Et elle représente une entrée de choix pour cette organisation, qui devrait désormais bénéficier d’une façade maritime sur la côte ouest de l’Afrique, via la ville portuaire de Banana.</p>
<p>La RDC est déjà membre de trois autres organisations commerciales régionales : la Comesa (Marché commun de l'Afrique orientale et australe), la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) et la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL). Pourquoi a-t-elle choisi d’adhérer à une autre organisation ? </p>
<p>Premièrement, du point de vue économique et commercial, les provinces de l’est de la RDC sont plus souvent tournées vers les pays de l’Afrique de l’Est que sur le reste du pays. La plupart des biens de première nécessité sont donc importés du Rwanda, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Kenya. Il est dès lors important de faciliter ces échanges par la libre circulation des biens et des services qu’apporte cette adhésion.</p>
<p>Deuxièmement, l’enjeu sécuritaire dans l’est du Congo a certainement guidé le président Tshisekedi à solliciter cette adhésion. Cette partie de la RDC est en proie à des violences depuis plus de trois décennies sans qu’une solution viable n’ait été trouvée. Le gouvernement congolais veut alors jouer le pari des affaires : attirer plus d’investisseurs des pays de l’Afrique de l’Est en RDC en espérant que leurs États s’investissent également à promouvoir la paix et la sécurité dans cette partie de la RDC. </p>
<p>L'accord signé cette semaine avec les pays de l'EAC pourrait être un pas dans cette direction. Il a été décidé qu’une force régionale de lutte contre les forces négatives va être mise en place et sera immédiatement opérationnelle sous la direction de la RDC. Par contre, il n'est pas clair sur la différence entre les nouvelles opérations annoncées et celles déjà en cours avec l'armée ougandaise en Ituri et au Nord-Kivu, avec l'armée kenyanne au sein de la Monusco et l'armée burundaise qui est sur place au Sud-Kivu.<br></p>
<p>Troisièmement, cette adhésion peut également être justifiée par la léthargie de la CEPGL. Cette autre organisation sous-régionale a perdu de sa superbe auprès de l’opinion régionale.  Et son efficacité pour assurer la mission d’intégration économique a été impactée négativement par la crise politique et sécuritaire que traverse la région des Grands Lacs. Face à cette léthargie, plusieurs observateurs avaient proposé soit son élargissement à d’autres États, soit sa fusion avec l’EAC.</p>
<p>Ces raisons ne sont cependant pas suffisantes au regard de la fragilité de l’économie congolaise et du manque de vision stratégique du côté congolais. Kinshasa semble n’avoir en effet joué que le pari de la sécurité. La RDC est un pays peu industrialisé, peu bancarisé, son économie est très extravertie et souffre d'un déficit d'infrastructures. Sans production interne répondant aux besoins commerciaux en termes d’exportations, le pays, à travers cette adhésion, s’offre comme un marché où les autres États ayant des surplus de productions importants viendront écouler leurs produits. Et cela risque d’être au grand  désavantage du fisc congolais. Car la libre circulation des biens et services appelle à une réduction des frais, taxes et impôts douaniers, pourtant une source importante des ressources financières du pays.</p>
<p>De même, les rares entreprises congolaises qui ont résisté risquent d’être asphyxiées par cette libre concurrence avec les produits étrangers. La Brasserie de limonades à Bukavu connaît d’ailleurs quelques difficultés ces dernières années à la suite de l’affluence des produits concurrents venant des pays voisins, comme le Burundi avec ses bières Amstel beer et Bock.</p>
<p>Si la RDC s’active fortement sur le volet sécuritaire impliquant son adhésion à l’EAC, l’on se pose des questions sur le volet économique et commercial. Nous ne notons aucune préparation de la part des autorités congolaises, aucune étude pour évaluer l’impact de la suppression ou de la réduction des tarifs douaniers dans les postes frontaliers en ce qui concerne la mobilisation des recettes,  aucune anticipation sur la mise en place d’un fonds censé soutenir les entrepreneurs locaux pour les aider à faire face à la future concurrence. </p>
<p>Dans la perspective de l’adhésion de la RDC à l’EAC, le Kenya par exemple a organisé une mission commerciale afin d’étudier les opportunités pour les investisseurs kenyans. L’Ouganda, quant à elle, a lancé la construction de 223 km de routes en RDC pour faciliter les échanges. La RDC devra vite réfléchir sur les moyens à mettre en place pour profiter économiquement et commercialement de cette adhésion.</p>
<p>En attendant, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Apr 2022 21:21:39 +0000</pubDate>
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                <title>Vers l’acquittement de Kamerhe ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La Cour de cassation a cassé le lundi 11 avril la décision de la cour d’appel de Kinshasa/Gombe condamnant Vital Kamerhe à 13 ans de travaux forcés. L'arrestation de Kamerhe, il y a exactement deux ans, avait provoqué une onde de choc sur la scène politique congolaise. Alors, comment interpréter cette décision ?<br></p>
<p>C’est le sujet du septième épisode de la saison 2  de Po na GEC, la capsule audio du <b>Groupe d’étude sur le Congo(GEC)</b> et d’<b>Ebuteli,</b> son partenaire de recherche en RDC qui tente d’éclairer l’actualité du pays. Je suis <b>Jason Stearns</b>, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 avril 2022. <br></p>
<p>Contre toute attente, l'affaire Vital Kamerhe refait surface. Pour rappel : Kamerhe avait été condamné avec Jammal Samih, un homme d’affaires, suite à un détournement présumé de près de 50 millions de dollars américains dans le cadre du programme de 100 jours, le premier programme phare du président Tshisekedi. Les deux accusés ont écopé d’une peine de 20 ans de prison, prononcée par le tribunal de grande instance de la Gombe.Cette peine a été ensuite ramenée à 13 ans par la cour d'appel de Gombe. C'est cette dernière décision qui est aujourd'hui annulée.<br></p>
<p>Vital Kamerhe n'est donc pas totalement libre, bien qu'il ait été autorisé à quitter le pays pour se faire soigner en Europe depuis décembre 2021. La décision de la Cour de cassation laisse subsister la peine initiale, encore plus sévère, de 20 ans de prison. En effet, la Cour a déclaré que la cour d'appel avait commis une erreur de procédure; elle ne s'était pas prononcée sur le fond des accusations  portées contre Kamerhe. L'affaire retourne maintenant devant la cour d'appel, avec des juges différents, dans les semaines à venir. <br></p>
<p>Les experts politiques ont rapidement établi un lien entre cette décision et les élections imminentes de l'année prochaine, ainsi que les problèmes au sein de la coalition au pouvoir. Le parti politique de Kamerhe, l'Union pour la nation congolaise (UNC), est un allié clé de la coalition au pouvoir de Tshisekedi. Alors que l'UNC est restée dans la coalition malgré l'arrestation de son leader, certains experts suggèrent que Kamerhe doit être physiquement présent pour faire campagne pour la réélection de Tshisekedi l'année prochaine. D'autres sources confirment qu'il pourrait effectivement y avoir un remaniement ministériel prochainement, ce qui pourrait permettre à Kamerhe  d'accroître le nombre des membres de son parti au gouvernement et même d’entrer lui-même au gouvernement.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi, cependant, aurait du mal à concilier la libération de Kamerhe - peut-être même sa réintégration au gouvernement - avec sa lutte contre la corruption, une priorité de son administration. Le procès de 100 jours a été présenté comme l'une des principales réalisations de son administration dans ce domaine, un signe que personne n'était au-dessus de la loi. Deux ans plus tard, de nombreuses personnes arrêtées par le gouvernement de Tshisekedi pour corruption ont été libérées : Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, un homme d'affaires congolais et l’ancien directeur de l'Office des voiries et drainage, ont bénéficié d'une grâce présidentielle en janvier 2021 ; l'ancien ministre de l'Éducation Willy Bakonga, condamné pour blanchiment d'argent, a bénéficié de la même mesure en novembre 2021 et a retrouvé son mandat de député à l’Assemblée nationale ; l'ancien ministre de la Santé Eteni Longondo a été arrêté en août 2021 pour mauvaise gestion présumée de la riposte Covid-19 mais a bénéficié d’une liberté provisoire quelques semaines plus tard ; Abdallah Bilenge, l’ancien directeur de la Régie des voies aériennes (RVA) a été condamné pour avoir détourné 15 millions de dollars américains l'année dernière mais a pu être libéré le mois dernier lorsque sa peine a été annulée. <br></p>
<p>Dans ce contexte, il ne sera pas surprenant de voir Kamerhe acquitté. Mais cela pourrait être à la fois un handicap politique et un atout pour Tshisekedi. Quelle décision prendra-t-il ? Ou bien la politisation du système judiciaire a-t-elle été exagérée et cette décision est-elle vraiment et seulement entre les mains de la cour d'appel ?<br></p>
<p> En attendant, l’ouverture du procès, pour recevoir <b>Po na GEC</b> chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La Cour de cassation a cassé le lundi 11 avril la décision de la cour d’appel de Kinshasa/Gombe condamnant Vital Kamerhe à 13 ans de travaux forcés. L'arrestation de Kamerhe, il y a exactement deux ans, avait provoqué une onde de choc sur la scène politique congolaise. Alors, comment interpréter cette décision ?<br></p>
<p>C’est le sujet du septième épisode de la saison 2  de Po na GEC, la capsule audio du <b>Groupe d’étude sur le Congo(GEC)</b> et d’<b>Ebuteli,</b> son partenaire de recherche en RDC qui tente d’éclairer l’actualité du pays. Je suis <b>Jason Stearns</b>, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 avril 2022. <br></p>
<p>Contre toute attente, l'affaire Vital Kamerhe refait surface. Pour rappel : Kamerhe avait été condamné avec Jammal Samih, un homme d’affaires, suite à un détournement présumé de près de 50 millions de dollars américains dans le cadre du programme de 100 jours, le premier programme phare du président Tshisekedi. Les deux accusés ont écopé d’une peine de 20 ans de prison, prononcée par le tribunal de grande instance de la Gombe.Cette peine a été ensuite ramenée à 13 ans par la cour d'appel de Gombe. C'est cette dernière décision qui est aujourd'hui annulée.<br></p>
<p>Vital Kamerhe n'est donc pas totalement libre, bien qu'il ait été autorisé à quitter le pays pour se faire soigner en Europe depuis décembre 2021. La décision de la Cour de cassation laisse subsister la peine initiale, encore plus sévère, de 20 ans de prison. En effet, la Cour a déclaré que la cour d'appel avait commis une erreur de procédure; elle ne s'était pas prononcée sur le fond des accusations  portées contre Kamerhe. L'affaire retourne maintenant devant la cour d'appel, avec des juges différents, dans les semaines à venir. <br></p>
<p>Les experts politiques ont rapidement établi un lien entre cette décision et les élections imminentes de l'année prochaine, ainsi que les problèmes au sein de la coalition au pouvoir. Le parti politique de Kamerhe, l'Union pour la nation congolaise (UNC), est un allié clé de la coalition au pouvoir de Tshisekedi. Alors que l'UNC est restée dans la coalition malgré l'arrestation de son leader, certains experts suggèrent que Kamerhe doit être physiquement présent pour faire campagne pour la réélection de Tshisekedi l'année prochaine. D'autres sources confirment qu'il pourrait effectivement y avoir un remaniement ministériel prochainement, ce qui pourrait permettre à Kamerhe  d'accroître le nombre des membres de son parti au gouvernement et même d’entrer lui-même au gouvernement.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi, cependant, aurait du mal à concilier la libération de Kamerhe - peut-être même sa réintégration au gouvernement - avec sa lutte contre la corruption, une priorité de son administration. Le procès de 100 jours a été présenté comme l'une des principales réalisations de son administration dans ce domaine, un signe que personne n'était au-dessus de la loi. Deux ans plus tard, de nombreuses personnes arrêtées par le gouvernement de Tshisekedi pour corruption ont été libérées : Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, un homme d'affaires congolais et l’ancien directeur de l'Office des voiries et drainage, ont bénéficié d'une grâce présidentielle en janvier 2021 ; l'ancien ministre de l'Éducation Willy Bakonga, condamné pour blanchiment d'argent, a bénéficié de la même mesure en novembre 2021 et a retrouvé son mandat de député à l’Assemblée nationale ; l'ancien ministre de la Santé Eteni Longondo a été arrêté en août 2021 pour mauvaise gestion présumée de la riposte Covid-19 mais a bénéficié d’une liberté provisoire quelques semaines plus tard ; Abdallah Bilenge, l’ancien directeur de la Régie des voies aériennes (RVA) a été condamné pour avoir détourné 15 millions de dollars américains l'année dernière mais a pu être libéré le mois dernier lorsque sa peine a été annulée. <br></p>
<p>Dans ce contexte, il ne sera pas surprenant de voir Kamerhe acquitté. Mais cela pourrait être à la fois un handicap politique et un atout pour Tshisekedi. Quelle décision prendra-t-il ? Ou bien la politisation du système judiciaire a-t-elle été exagérée et cette décision est-elle vraiment et seulement entre les mains de la cour d'appel ?<br></p>
<p> En attendant, l’ouverture du procès, pour recevoir <b>Po na GEC</b> chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Apr 2022 13:00:04 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Quelles réponses doit-on réserver aux revendications du M23 ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 6 avril, les Forces armées de la République démocratique  du Congo (FARDC) ont lancé une offensive pour reconquérir les positions occupées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis quelques mois, le groupe armé s’est réorganisé. Il a commencé par des attaques visant les gardes parcs de Virunga et les positions isolées des FARDC avant d’engager des affrontements plus conséquents qui l'ont emmené de sa base du mont Sabyinyo jusqu’à conquérir plusieurs villages sur la route Bunagana-Rutshuru. Après avoir essuyé un revers au poste frontalier de Bunagana par l’armée ougandaise, le M23 a décrété un cessez-le-feu unilatéral le 1er avril 2022 et a demandé des négociations. Que va faire Kinshasa ?<br></p>
<p>Bonjour. Vous écoutez le sixième épisode de la saison 2  de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Reagan Miviri, chercheur au Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 8 avril 2022<br></p>
<p>Fraîchement nommé, le général Peter Chirimwami a repris le commandement des opérations des FARDC avec comme mission immédiate : faire face à la menace que fait peser le M23 sur la partie sud-est de la province du Nord-Kivu depuis quelques semaines. <br></p>
<p>Au même moment, un sommet est annoncé à Nairobi avec au programme la question du M23, entre autres. Il est prévu que les présidents ougandais, kényan et congolais y prennent part. Il n’est pas encore clair s’il y aura des pourparlers directs avec le M23. Toutefois, nos sources indiquent que ses représentants seront à Nairobi avec un cahier des charges. <br></p>
<p>Historiquement, le M23 peut être considéré comme héritier des rébellions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont il a récupéré la plupart des revendications, notamment le retour des réfugiés se trouvant en Ouganda et au Rwanda, l'intégration des combattants dans l'armée et la reconnaissance de leurs grades. <br></p>
<p>En RDC, l'intégration des combattants des groupes armés au sein des FARDC et la reconnaissance des grades est un schéma classique de tous les processus de paix depuis l’accord global et inclusif de Sun City auquel a participé le RCD. <br></p>
<p>En 2008, à l’issue du dialogue de paix de Goma, le CNDP, auquel le M23 a succédé, avait aussi obtenu de l’ancien président Joseph Kabila l'intégration dans l’armée avec reconnaissance de grades.</p>
<p><br></p>
<p>À ceux qui étaient critiques au sujet de l'intégration des rebelles dans l'armée, Kabila avait répondu que pour lui  « <a href="https://www.france24.com/fr/20090201-kabila-annonce-larmee-rwandaise-quittera-rdc-fin-fevrier-" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Roboto, sans-serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: rgb(255, 255, 255); font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;le choix est clair :&amp;nbsp; la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; »&lt;/span&gt;"><u>le choix est clair :  la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose</u> »</a>.<br></p>
<p>Manifestement, c’est la justice qui avait été sacrifiée au nom de la paix. Pourtant, ce choix politique n’avait pas empêché que soit créé le M23 par les mêmes militaires qui ont décidé de quitter l’armée quatre ans après leur réintégration. <br></p>
<p>En 2013 et en 2019, la RDC avait encore promis de réintégrer ces combattants. D’ailleurs, le M23 reproche au gouvernement de n’avoir pas, notamment, tenu cet engagement. Le groupe armé  affirme que sa délégation a passé plusieurs mois à Kinshasa en attente de cette mise en œuvre sans aucun résultat. <br></p>
<p>Aujourd'hui, le nouveau <a href="https://blog.kivusecurity.org/fr/le-nouveau-programme-de-desarmement-et-demobilisation-peut-il-reussir/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;programme&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;de démobilisation, désarmement, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS)&lt;/span&gt;"><u>programme</u> <u>de démobilisation, désarmement, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS)</u></a>, a décidé de mettre fin à l'intégration collective des combattants issus des groupes armés dans les FARDC. Les accords précédents  prévoyant cette intégration sont devenus ainsi caduques car contraires aux principes du nouveau programme. <br></p>
<p>Politiquement, l'intégration des rebelles dans l’armée reste impopulaire dans l’opinion congolaise. La société civile du Nord-Kivu s’y est d’ailleurs déjà opposée dans <a href="https://rtr-beni.net/nord-kivu-la-coordination-provinciale-de-la-societe-soppose-a-tout-traitement-de-faveur-et-a-toute-negociation-avec-les-m23/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;un communiqué rendu public le 4 avril 2022.&lt;/span&gt;"><u>un communiqué rendu public le 4 avril 2022.</u></a> Dans le contexte politique actuel, le gouvernement congolais peut accepter le retour des membres du M23 mais il lui sera difficile d’intégrer les combattants dans l’armée. Considérant le poids politique des électeurs de l’est du pays, le président Félix Tshisekedi y perdrait beaucoup à près d’un an de l'élection présidentielle s’il accédait à cette revendication du M23<br></p>
<p>Une question demeure : à défaut de leur offrir l'intégration, le gouvernement sera-il capable de les contraindre à déposer les armes ? <br></p>
<p>En attendant, pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 avril, les Forces armées de la République démocratique  du Congo (FARDC) ont lancé une offensive pour reconquérir les positions occupées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis quelques mois, le groupe armé s’est réorganisé. Il a commencé par des attaques visant les gardes parcs de Virunga et les positions isolées des FARDC avant d’engager des affrontements plus conséquents qui l'ont emmené de sa base du mont Sabyinyo jusqu’à conquérir plusieurs villages sur la route Bunagana-Rutshuru. Après avoir essuyé un revers au poste frontalier de Bunagana par l’armée ougandaise, le M23 a décrété un cessez-le-feu unilatéral le 1er avril 2022 et a demandé des négociations. Que va faire Kinshasa ?<br></p>
<p>Bonjour. Vous écoutez le sixième épisode de la saison 2  de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Reagan Miviri, chercheur au Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 8 avril 2022<br></p>
<p>Fraîchement nommé, le général Peter Chirimwami a repris le commandement des opérations des FARDC avec comme mission immédiate : faire face à la menace que fait peser le M23 sur la partie sud-est de la province du Nord-Kivu depuis quelques semaines. <br></p>
<p>Au même moment, un sommet est annoncé à Nairobi avec au programme la question du M23, entre autres. Il est prévu que les présidents ougandais, kényan et congolais y prennent part. Il n’est pas encore clair s’il y aura des pourparlers directs avec le M23. Toutefois, nos sources indiquent que ses représentants seront à Nairobi avec un cahier des charges. <br></p>
<p>Historiquement, le M23 peut être considéré comme héritier des rébellions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont il a récupéré la plupart des revendications, notamment le retour des réfugiés se trouvant en Ouganda et au Rwanda, l'intégration des combattants dans l'armée et la reconnaissance de leurs grades. <br></p>
<p>En RDC, l'intégration des combattants des groupes armés au sein des FARDC et la reconnaissance des grades est un schéma classique de tous les processus de paix depuis l’accord global et inclusif de Sun City auquel a participé le RCD. <br></p>
<p>En 2008, à l’issue du dialogue de paix de Goma, le CNDP, auquel le M23 a succédé, avait aussi obtenu de l’ancien président Joseph Kabila l'intégration dans l’armée avec reconnaissance de grades.</p>
<p><br></p>
<p>À ceux qui étaient critiques au sujet de l'intégration des rebelles dans l'armée, Kabila avait répondu que pour lui  « <a href="https://www.france24.com/fr/20090201-kabila-annonce-larmee-rwandaise-quittera-rdc-fin-fevrier-" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Roboto, sans-serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: rgb(255, 255, 255); font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;le choix est clair :&amp;nbsp; la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; »&lt;/span&gt;"><u>le choix est clair :  la paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose</u> »</a>.<br></p>
<p>Manifestement, c’est la justice qui avait été sacrifiée au nom de la paix. Pourtant, ce choix politique n’avait pas empêché que soit créé le M23 par les mêmes militaires qui ont décidé de quitter l’armée quatre ans après leur réintégration. <br></p>
<p>En 2013 et en 2019, la RDC avait encore promis de réintégrer ces combattants. D’ailleurs, le M23 reproche au gouvernement de n’avoir pas, notamment, tenu cet engagement. Le groupe armé  affirme que sa délégation a passé plusieurs mois à Kinshasa en attente de cette mise en œuvre sans aucun résultat. <br></p>
<p>Aujourd'hui, le nouveau <a href="https://blog.kivusecurity.org/fr/le-nouveau-programme-de-desarmement-et-demobilisation-peut-il-reussir/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;programme&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 15pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;de démobilisation, désarmement, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS)&lt;/span&gt;"><u>programme</u> <u>de démobilisation, désarmement, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS)</u></a>, a décidé de mettre fin à l'intégration collective des combattants issus des groupes armés dans les FARDC. Les accords précédents  prévoyant cette intégration sont devenus ainsi caduques car contraires aux principes du nouveau programme. <br></p>
<p>Politiquement, l'intégration des rebelles dans l’armée reste impopulaire dans l’opinion congolaise. La société civile du Nord-Kivu s’y est d’ailleurs déjà opposée dans <a href="https://rtr-beni.net/nord-kivu-la-coordination-provinciale-de-la-societe-soppose-a-tout-traitement-de-faveur-et-a-toute-negociation-avec-les-m23/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;un communiqué rendu public le 4 avril 2022.&lt;/span&gt;"><u>un communiqué rendu public le 4 avril 2022.</u></a> Dans le contexte politique actuel, le gouvernement congolais peut accepter le retour des membres du M23 mais il lui sera difficile d’intégrer les combattants dans l’armée. Considérant le poids politique des électeurs de l’est du pays, le président Félix Tshisekedi y perdrait beaucoup à près d’un an de l'élection présidentielle s’il accédait à cette revendication du M23<br></p>
<p>Une question demeure : à défaut de leur offrir l'intégration, le gouvernement sera-il capable de les contraindre à déposer les armes ? <br></p>
<p>En attendant, pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Apr 2022 20:04:07 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 6 avril, les Forces armées de la République démocratique  du Congo (FARDC) ont lancé une offensive pour reconquérir les positions occupées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis quelques mois, le groupe armé s’est réorganisé. Il a co...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Comprendre la mobilisation politique autour des Léopards</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les Congolais y croyaient. Près d’un demi-siècle après la première participation de la RDC, alors Zaïre, à une coupe du monde, les Léopards espéraient reproduire l’exploit. Et l’adversaire était « <a href="https://www.radiookapi.net/2022/03/25/actualite/sport/felix-tshisekedi-aux-leopards-je-vais-etre-avec-vous-au-maroc-et-je-sais" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;prenable&lt;/span&gt;"><u>prenable</u></a> », comme l’affirmait Félix Tshisekedi aux joueurs devant la presse. Et pourtant, si à l'aller, dans le vibrant stade des Martyrs, l’équipe congolaise avait sorti son plus beau jeu sans toutefois arriver à gagner le match, au retour, péniblement, les supporteurs congolais voyaient s’éloigner leur rêve. Au final, 4-1, les Léopards sont disqualifiés. Nous n’irons pas au Qatar. Que retenir de la mobilisation autour de l’équipe nationale de la RDC ?</p>
<p> </p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce cinquième épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;"><u>Po Na GEC</u></a>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Fred Bauma, secrétaire exécutif d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u>Ebuteli</u></a>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence et partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 1er avril 2022, et aujourd’hui, je vous parle du football. Mais pas que.</p>
<p> </p>
<p>À Casablanca, le 29 mars, le pays a subi une défaite qui fait mal. Et ce n’est pas seulement pour des raisons purement sportives. Plus qu’un sport, le football et, surtout, les Léopards sont un enjeu national qui unit autant qu’il divise. On se rappelle encore la finale du championnat d’Afrique de nations en 2016 au Rwanda lorsque le terrain de foot s’était transformé en champ politique. Sur la pelouse synthétique du stade Amahoro se jouait alors un combat pour l’honneur : les Léopards devaient venger le pays des humiliations subies sur le terrain militaire. Mission accomplie. Ils étaient d’ailleurs accueillis triomphalement à Goma avant d’être <a href="https://www.radiookapi.net/2016/02/09/actualite/societe/rdc-joseph-kabila-decore-les-leopards-sacres-champions-au-chan-2016#:~:text=RDC%3A%20Joseph%20Kabila%20d%C3%A9core%20les%20L%C3%A9opards%20sacr%C3%A9s%20champions%20au%20Chan%202016,-Publi%C3%A9%20le%20mar&amp;text=Le%20Chef%20de%20l'Etat%20congolais%20Joseph%20Kabila%20a%20d%C3%A9cor%C3%A9,du%20Chan%202016%20au%20Rwanda." title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;décorés&lt;/span&gt;"><u>décorés</u></a> par le chef de l’État.<br></p>
<p>Cette fois-ci, le match était tout aussi politique. Alors que plusieurs initiatives de la coalition au pouvoir tournent au ralenti, une victoire des Léopards aurait pu offrir un  gain politique au régime en place. Le décor était planté pour parvenir à cette fin. Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, ministres, parlementaires, et autres politiciens ont publié des bannières de soutien aux Léopards. Un groupe de députés a même fait le déplacement de Casablanca aux frais du contribuable pour assister au match. Non sans susciter de la controverse. Félix Tshisekedi, le chef de l’État, lui, avait promis d’être présent au Maroc pour le match, avant de changer d’avis. Serge Nkonde, ministre des Sports, a produit une chanson regroupant plusieurs artistes congolais. Un morceau musical qui égraine, entre autres, les noms des membres influents de l’entourage du chef sous forme des <em>mabanga,</em> ces dédicaces trop présentes dans la chanson congolaise. Serge Nkonde a aussi  affrété un avion privé pour aller suivre le match. <br></p>
<p>Cet engouement autour de l’équipe nationale de football masculin contraste avec la faible mobilisation à l’égard d’autres sélections nationales pourtant plus performantes. Fin 2021, les Léopards dames qui devaient jouer contre la Guinée aux éliminatoires de la CAN féminine ont été éliminés faute d’avoir fait le déplacement. Toujours l’année dernière, l’équipe congolaise de dames de moins de 20 ans a dû passer la nuit dans la rue après avoir été chassé de leur hôtel faute de pouvoir régler la facture. L’équipe nationale de basketball qui devait participer aux éliminatoires de la coupe du monde a quant à elle dû prendre des billets à <a href="https://acturdc.com/basket-eliminatoires-mondial-2023-faute-des-moyens-les-leopards-soffrent-des-billets-a-credit-pour-se-rendre-a-dakar/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;crédit&lt;/span&gt;"><u>crédit</u></a>. Cette sélection avait pourtant <a href="https://www.radiookapi.net/2019/07/29/actualite/sport/afrocan-les-leopards-de-la-rdc-sacres-champions-dafrique" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;remporté&lt;/span&gt;"><u>remporté</u></a> l'Afrocan en 2019. <br></p>
<p>En fait, en RDC, plutôt que la performance,  la mobilisation populaire et la propension à la politisation semblent déterminer le soutien politique envers une  sélection nationale. <br></p>
<p>Hélas, en football comme en politique, la défaite est orpheline. Mais contrairement à la politique, le manque de résultat au football se paye cash, et parfois avec brutalité. Ainsi, à l’aller, l’arbitre avait à peine sifflé la fin du match que des bouteilles d’eau, sous forme de projectiles, étaient lancées contre l’équipe nationale de la RDC. Au retour, <a href="https://www.radiookapi.net/2022/03/30/actualite/sport/barrages-mondial-2022-les-leopards-senvolent-pour-kinshasa-apres-une-nuit" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;selon radio Okapi&lt;/span&gt;">selon radio Okapi</a>, les Léopards ont passé la nuit à l’aéroport de Casablanca sans aucune information sur leur vol. <br></p>
<p>Pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant GEC ou Ebuteli au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les Congolais y croyaient. Près d’un demi-siècle après la première participation de la RDC, alors Zaïre, à une coupe du monde, les Léopards espéraient reproduire l’exploit. Et l’adversaire était « <a href="https://www.radiookapi.net/2022/03/25/actualite/sport/felix-tshisekedi-aux-leopards-je-vais-etre-avec-vous-au-maroc-et-je-sais" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;prenable&lt;/span&gt;"><u>prenable</u></a> », comme l’affirmait Félix Tshisekedi aux joueurs devant la presse. Et pourtant, si à l'aller, dans le vibrant stade des Martyrs, l’équipe congolaise avait sorti son plus beau jeu sans toutefois arriver à gagner le match, au retour, péniblement, les supporteurs congolais voyaient s’éloigner leur rêve. Au final, 4-1, les Léopards sont disqualifiés. Nous n’irons pas au Qatar. Que retenir de la mobilisation autour de l’équipe nationale de la RDC ?</p>
<p> </p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce cinquième épisode de la saison 2 de <a href="https://app.ausha.co/app/show/41300/episodes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Po Na GEC&lt;/span&gt;"><u>Po Na GEC</u></a>, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Fred Bauma, secrétaire exécutif d’<a href="https://twitter.com/ebuteli" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(5, 99, 193); background-color: transparent; font-weight: 700; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ebuteli&lt;/span&gt;"><u>Ebuteli</u></a>, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence et partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 1er avril 2022, et aujourd’hui, je vous parle du football. Mais pas que.</p>
<p> </p>
<p>À Casablanca, le 29 mars, le pays a subi une défaite qui fait mal. Et ce n’est pas seulement pour des raisons purement sportives. Plus qu’un sport, le football et, surtout, les Léopards sont un enjeu national qui unit autant qu’il divise. On se rappelle encore la finale du championnat d’Afrique de nations en 2016 au Rwanda lorsque le terrain de foot s’était transformé en champ politique. Sur la pelouse synthétique du stade Amahoro se jouait alors un combat pour l’honneur : les Léopards devaient venger le pays des humiliations subies sur le terrain militaire. Mission accomplie. Ils étaient d’ailleurs accueillis triomphalement à Goma avant d’être <a href="https://www.radiookapi.net/2016/02/09/actualite/societe/rdc-joseph-kabila-decore-les-leopards-sacres-champions-au-chan-2016#:~:text=RDC%3A%20Joseph%20Kabila%20d%C3%A9core%20les%20L%C3%A9opards%20sacr%C3%A9s%20champions%20au%20Chan%202016,-Publi%C3%A9%20le%20mar&amp;text=Le%20Chef%20de%20l'Etat%20congolais%20Joseph%20Kabila%20a%20d%C3%A9cor%C3%A9,du%20Chan%202016%20au%20Rwanda." title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;décorés&lt;/span&gt;"><u>décorés</u></a> par le chef de l’État.<br></p>
<p>Cette fois-ci, le match était tout aussi politique. Alors que plusieurs initiatives de la coalition au pouvoir tournent au ralenti, une victoire des Léopards aurait pu offrir un  gain politique au régime en place. Le décor était planté pour parvenir à cette fin. Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, ministres, parlementaires, et autres politiciens ont publié des bannières de soutien aux Léopards. Un groupe de députés a même fait le déplacement de Casablanca aux frais du contribuable pour assister au match. Non sans susciter de la controverse. Félix Tshisekedi, le chef de l’État, lui, avait promis d’être présent au Maroc pour le match, avant de changer d’avis. Serge Nkonde, ministre des Sports, a produit une chanson regroupant plusieurs artistes congolais. Un morceau musical qui égraine, entre autres, les noms des membres influents de l’entourage du chef sous forme des <em>mabanga,</em> ces dédicaces trop présentes dans la chanson congolaise. Serge Nkonde a aussi  affrété un avion privé pour aller suivre le match. <br></p>
<p>Cet engouement autour de l’équipe nationale de football masculin contraste avec la faible mobilisation à l’égard d’autres sélections nationales pourtant plus performantes. Fin 2021, les Léopards dames qui devaient jouer contre la Guinée aux éliminatoires de la CAN féminine ont été éliminés faute d’avoir fait le déplacement. Toujours l’année dernière, l’équipe congolaise de dames de moins de 20 ans a dû passer la nuit dans la rue après avoir été chassé de leur hôtel faute de pouvoir régler la facture. L’équipe nationale de basketball qui devait participer aux éliminatoires de la coupe du monde a quant à elle dû prendre des billets à <a href="https://acturdc.com/basket-eliminatoires-mondial-2023-faute-des-moyens-les-leopards-soffrent-des-billets-a-credit-pour-se-rendre-a-dakar/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;crédit&lt;/span&gt;"><u>crédit</u></a>. Cette sélection avait pourtant <a href="https://www.radiookapi.net/2019/07/29/actualite/sport/afrocan-les-leopards-de-la-rdc-sacres-champions-dafrique" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;remporté&lt;/span&gt;"><u>remporté</u></a> l'Afrocan en 2019. <br></p>
<p>En fait, en RDC, plutôt que la performance,  la mobilisation populaire et la propension à la politisation semblent déterminer le soutien politique envers une  sélection nationale. <br></p>
<p>Hélas, en football comme en politique, la défaite est orpheline. Mais contrairement à la politique, le manque de résultat au football se paye cash, et parfois avec brutalité. Ainsi, à l’aller, l’arbitre avait à peine sifflé la fin du match que des bouteilles d’eau, sous forme de projectiles, étaient lancées contre l’équipe nationale de la RDC. Au retour, <a href="https://www.radiookapi.net/2022/03/30/actualite/sport/barrages-mondial-2022-les-leopards-senvolent-pour-kinshasa-apres-une-nuit" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;selon radio Okapi&lt;/span&gt;">selon radio Okapi</a>, les Léopards ont passé la nuit à l’aéroport de Casablanca sans aucune information sur leur vol. <br></p>
<p>Pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant GEC ou Ebuteli au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 01 Apr 2022 15:29:07 +0000</pubDate>
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                <title>Pourquoi le M23 réapparaît</title>
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                <description><![CDATA[<p>À plus de 3600 mètres d’altitude, le sommet du Mont Sabyinyo marque le point précis où les frontières de trois pays se rencontrent : le Congo, le Rwanda et l’Ouganda. Cette semaine, de violents affrontements s’y sont déroulés entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars ou M23. Cette rébellion avait pourtant été défaite militairement en 2013. Comment expliquer sa réapparition soudaine ces derniers mois ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 25 mars et aujourd’hui nous nous intéressons à la résurgence du M23.</p>
<p><br></p>
<p>Dans la mémoire de beaucoup de Congolais, ce nom rappelle un traumatisme : celui de la prise de la ville de Goma par ce groupe, en novembre 2012. Comme d’autres avant lui, cette rébellion avait, pour cela, reçu le soutien des gouvernements rwandais et ougandais.</p>
<p>Mais contrairement à ses prédécesseurs, le M23 avait été battu militairement en 2013. La victoire pouvait alors laisser espérer la fin d’un cycle de rébellions soutenues par les pays voisins. Mais à partir de 2017 certains de ses anciens membres dont son chef, Sultani Makenga, ont repris position dans la zone des Virunga.</p>
<p><br></p>
<p>Leur présence est d’abord restée discrète. Mais tout a changé le 7 novembre dernier. Ce jour-là, le M23 a attaqué trois positions des FARDC. Depuis, neuf autres affrontements impliquant ce groupe ont été recensés par le Baromètre sécuritaire du Kivu, faisant plusieurs dizaines de morts chez les FARDC et le M23 et de nombreux déplacés.</p>
<p>Alors, pourquoi assiste-t-on à cette résurgence ? Il y a d’abord la situation des combattants du M23 eux-mêmes. Après leur défaite de 2013, ils se sont réfugiés plusieurs années au Rwanda et en Ouganda. Mais une grande partie d’entre eux n’a pas pu rentrer en RDC dans des conditions négociées, comme cela leur avait été promis, notamment en 2013 et en 2019. Il est possible qu’ils aient repris les affrontements pour faire pression afin de l’obtenir.</p>
<p><br></p>
<p>Mais le contexte régional semble avoir aussi contribué à envenimer la situation. La RDC est au centre d’une guerre d’influence que se livrent le Rwanda et l’Ouganda depuis des années. Après avoir fait une série de gestes de bonne volonté envers le Rwanda, en début de mandat, le président congolais Félix Tshisekedi s’est sensiblement rapproché de l’Ouganda en 2021. La réhabilitation de certaines routes congolaises a été confiée à ce pays, dont l’axe Goma-Bunagana. Ce dernier pourrait détourner vers l’Ouganda une partie des routes commerciales qui contribuent aujourd’hui à l’économie rwandaise.</p>
<p>Surtout, en novembre dernier, le président Tshisekedi a accepté le déploiement de l’armée ougandaise dans l’Est du Congo pour qu’elle participe à la traque du très meurtrier groupe ADF. La première attaque du M23, le 7 novembre, a eu lieu alors que cette opération était en discussion. </p>
<p><br></p>
<p>En réalité, à mesure que Félix Tshisekedi se rapprochait de l’Ougandais Yoweri Museveni, ses relations ont semblé se tendre avec le Rwandais Paul Kagamé.</p>
<p>Le 8 février, le président rwandais a affirmé que différents groupes rebelles hostiles à Kigali s’étaient associés sur le territoire congolais, et qu’il serait prêt à agir sans concertation si nécessaire. Il n’est pas venu à Kinshasa le 24 février pour le sommet de l’accord cadre d’Addis-Abeba, censé favoriser la coopération régionale, contrairement à six de ses homologues de la région.</p>
<p><br></p>
<p>Le 28 février, Félix Tshisekedi a, de son côté, semblé accuser le Rwanda de vouloir déstabiliser son pays, lors d’une conférence diplomatique à Kinshasa. [diffuser enregistrement : « Il est irréaliste et improductif, voire suicidaire pour un pays de notre sous région de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins »]</p>
<p><br></p>
<p>De nombreux responsables sécuritaires congolais affirment aujourd’hui que le Rwanda est derrière la réapparition du M23 observée depuis novembre. C’est possible, même si cela n’est pas attesté par des preuves à ce jour. Que cette accusation s’avère ou non, cette nouvelle crise a d’ores et déjà pris une dimension régionale. Le président Tshisekedi a d’ailleurs demandé et obtenu que le contingent kényan de la Brigade d’intervention de la Monusco soit affecté à la lutte contre le M23. Selon nos informations, ces troupes se préparent actuellement à intervenir.</p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>À plus de 3600 mètres d’altitude, le sommet du Mont Sabyinyo marque le point précis où les frontières de trois pays se rencontrent : le Congo, le Rwanda et l’Ouganda. Cette semaine, de violents affrontements s’y sont déroulés entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars ou M23. Cette rébellion avait pourtant été défaite militairement en 2013. Comment expliquer sa réapparition soudaine ces derniers mois ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 25 mars et aujourd’hui nous nous intéressons à la résurgence du M23.</p>
<p><br></p>
<p>Dans la mémoire de beaucoup de Congolais, ce nom rappelle un traumatisme : celui de la prise de la ville de Goma par ce groupe, en novembre 2012. Comme d’autres avant lui, cette rébellion avait, pour cela, reçu le soutien des gouvernements rwandais et ougandais.</p>
<p>Mais contrairement à ses prédécesseurs, le M23 avait été battu militairement en 2013. La victoire pouvait alors laisser espérer la fin d’un cycle de rébellions soutenues par les pays voisins. Mais à partir de 2017 certains de ses anciens membres dont son chef, Sultani Makenga, ont repris position dans la zone des Virunga.</p>
<p><br></p>
<p>Leur présence est d’abord restée discrète. Mais tout a changé le 7 novembre dernier. Ce jour-là, le M23 a attaqué trois positions des FARDC. Depuis, neuf autres affrontements impliquant ce groupe ont été recensés par le Baromètre sécuritaire du Kivu, faisant plusieurs dizaines de morts chez les FARDC et le M23 et de nombreux déplacés.</p>
<p>Alors, pourquoi assiste-t-on à cette résurgence ? Il y a d’abord la situation des combattants du M23 eux-mêmes. Après leur défaite de 2013, ils se sont réfugiés plusieurs années au Rwanda et en Ouganda. Mais une grande partie d’entre eux n’a pas pu rentrer en RDC dans des conditions négociées, comme cela leur avait été promis, notamment en 2013 et en 2019. Il est possible qu’ils aient repris les affrontements pour faire pression afin de l’obtenir.</p>
<p><br></p>
<p>Mais le contexte régional semble avoir aussi contribué à envenimer la situation. La RDC est au centre d’une guerre d’influence que se livrent le Rwanda et l’Ouganda depuis des années. Après avoir fait une série de gestes de bonne volonté envers le Rwanda, en début de mandat, le président congolais Félix Tshisekedi s’est sensiblement rapproché de l’Ouganda en 2021. La réhabilitation de certaines routes congolaises a été confiée à ce pays, dont l’axe Goma-Bunagana. Ce dernier pourrait détourner vers l’Ouganda une partie des routes commerciales qui contribuent aujourd’hui à l’économie rwandaise.</p>
<p>Surtout, en novembre dernier, le président Tshisekedi a accepté le déploiement de l’armée ougandaise dans l’Est du Congo pour qu’elle participe à la traque du très meurtrier groupe ADF. La première attaque du M23, le 7 novembre, a eu lieu alors que cette opération était en discussion. </p>
<p><br></p>
<p>En réalité, à mesure que Félix Tshisekedi se rapprochait de l’Ougandais Yoweri Museveni, ses relations ont semblé se tendre avec le Rwandais Paul Kagamé.</p>
<p>Le 8 février, le président rwandais a affirmé que différents groupes rebelles hostiles à Kigali s’étaient associés sur le territoire congolais, et qu’il serait prêt à agir sans concertation si nécessaire. Il n’est pas venu à Kinshasa le 24 février pour le sommet de l’accord cadre d’Addis-Abeba, censé favoriser la coopération régionale, contrairement à six de ses homologues de la région.</p>
<p><br></p>
<p>Le 28 février, Félix Tshisekedi a, de son côté, semblé accuser le Rwanda de vouloir déstabiliser son pays, lors d’une conférence diplomatique à Kinshasa. [diffuser enregistrement : « Il est irréaliste et improductif, voire suicidaire pour un pays de notre sous région de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins »]</p>
<p><br></p>
<p>De nombreux responsables sécuritaires congolais affirment aujourd’hui que le Rwanda est derrière la réapparition du M23 observée depuis novembre. C’est possible, même si cela n’est pas attesté par des preuves à ce jour. Que cette accusation s’avère ou non, cette nouvelle crise a d’ores et déjà pris une dimension régionale. Le président Tshisekedi a d’ailleurs demandé et obtenu que le contingent kényan de la Brigade d’intervention de la Monusco soit affecté à la lutte contre le M23. Selon nos informations, ces troupes se préparent actuellement à intervenir.</p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Mar 2022 12:02:53 +0000</pubDate>
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                <title>Pourquoi la santé de Tshisekedi est un enjeu très politique</title>
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                <description><![CDATA[<p>Alors, comment va Félix Tshisekedi ? « Ça va.» Avant de regagner Kinshasa, le jeudi 17 mars, le chef de l’État l’a dit lui-même au journal<em>Le Soir</em>, répondant ainsi à la question que tout le monde se pose depuis que les rumeurs les plus folles sur son état de santé circulent dans le pays. Officiellement, il vient de se faire soigner, à Bruxelles, d’une hernie discale. Mais au-delà de son aspect purement médical, la question de la santé du président de la République convoque d’autres considérations éminemment politiques. </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour, </p>
<p><br></p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le troisième épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. </p>
<p>Nous sommes le vendredi 18 mars 2022. </p>
<p><br></p>
<p>Après des spéculations, voire des <em>fake news </em>sur son état de santé, le président Tshisekedi a regagné jeudi Kinshasa. Et il voulait que ça se sache. La veille, des appels de mobilisation pour aller l’accueillir ont été lancés et, dès son atterrissage à N’Djili, le chef de l’État a tenu à se rendre, sous la pluie, sur le terrain, à Matete, où un dépôt de carburant a pris feu mercredi. </p>
<p><br></p>
<p>Derrière cet apparent réconfort du président aux victimes, il s’agissait surtout de montrer la résilience du chef. Malgré tout, il est bien là, debout et présent. Implicitement, cette démarche vient répondre à deux questions plutôt légitimes en démocratie. D’abord, celle relative au contrôle permanent du pouvoir : est-ce que le chef est toujours celui qui dirige ? Ensuite vient la question de la pertinence du pouvoir : ce chef est-il toujours en état d’exercer ses fonctions ? À cette double interrogation, « Fatshi béton », comme le surnomment affectueusement ses partisans, a donné sa réponse à Matete. </p>
<p><br></p>
<p>Au Congo, comme ailleurs, voire plus qu’ailleurs, le pouvoir a horreur du vide. Le président le sait. C’est pourquoi, le 11 mars, lors du 44e conseil des ministres présidé en vidéoconférence par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, le chef de l’État convalescent a voulu rassurer les membres du gouvernement. Depuis Bruxelles, Tshisekedi est intervenu en vidéo « pour faire le point sur son séjour privé en Belgique », soulignant qu’on lui a diagnostiqué une « hernie discale dans la région cervicale » et que cela n’a pas entraîné une intervention chirurgicale mais juste une « prise en charge médicamenteuse », pouvait-on lire dans le compte-rendu du conseil des ministres. </p>
<p>Cet épisode sur l’état de santé de Tshisekedi laisse aussi entrevoir comment la population et la classe politique congolaise perçoivent le statut du chef de l’État. Sans ce dernier, plus rien ne tient. Ce qui en dit long sur la nature de la vie institutionnelle dans le pays et rappelle, avec force, le caractère très présidentialiste que revêt, dans la pratique et dans l'imaginaire du pouvoir politique au Congo, le numéro un de l'exécutif en RDC. </p>
<p><br></p>
<p>L’Assemblée nationale, le Sénat, le gouvernement et les cours et tribunaux semblent alors fragiles face à l’éventualité d’une vacance du pouvoir au sommet de l’État. Peu importe si la Constitution a tout prévu. Pour rappel, en effet, selon la Loi fondamentale congolaise, c’est le président du Sénat qui exerce « provisoirement » les fonctions de président de la République « en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif ». Aujourd’hui, ce ne serait pas surprenant que le perchoir de la chambre haute, déjà stratégique, le devienne encore davantage. </p>
<p><br></p>
<p>Mais un chef d’État qui va se soigner à l’étranger, dans un hôpital de l’ancienne puissance coloniale de surcroît, pose enfin une question géopolitique : ne serait-ce pas une faiblesse pour le pays que la teneur du bulletin de santé de son président soit connue par des médecins étrangers ? Une certitude : tant que les politiques publiques ne prendront pas véritablement en compte les besoins du système de santé congolais, la donne ne changera point. </p>
<p><br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Alors, comment va Félix Tshisekedi ? « Ça va.» Avant de regagner Kinshasa, le jeudi 17 mars, le chef de l’État l’a dit lui-même au journal<em>Le Soir</em>, répondant ainsi à la question que tout le monde se pose depuis que les rumeurs les plus folles sur son état de santé circulent dans le pays. Officiellement, il vient de se faire soigner, à Bruxelles, d’une hernie discale. Mais au-delà de son aspect purement médical, la question de la santé du président de la République convoque d’autres considérations éminemment politiques. </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour, </p>
<p><br></p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le troisième épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. </p>
<p>Nous sommes le vendredi 18 mars 2022. </p>
<p><br></p>
<p>Après des spéculations, voire des <em>fake news </em>sur son état de santé, le président Tshisekedi a regagné jeudi Kinshasa. Et il voulait que ça se sache. La veille, des appels de mobilisation pour aller l’accueillir ont été lancés et, dès son atterrissage à N’Djili, le chef de l’État a tenu à se rendre, sous la pluie, sur le terrain, à Matete, où un dépôt de carburant a pris feu mercredi. </p>
<p><br></p>
<p>Derrière cet apparent réconfort du président aux victimes, il s’agissait surtout de montrer la résilience du chef. Malgré tout, il est bien là, debout et présent. Implicitement, cette démarche vient répondre à deux questions plutôt légitimes en démocratie. D’abord, celle relative au contrôle permanent du pouvoir : est-ce que le chef est toujours celui qui dirige ? Ensuite vient la question de la pertinence du pouvoir : ce chef est-il toujours en état d’exercer ses fonctions ? À cette double interrogation, « Fatshi béton », comme le surnomment affectueusement ses partisans, a donné sa réponse à Matete. </p>
<p><br></p>
<p>Au Congo, comme ailleurs, voire plus qu’ailleurs, le pouvoir a horreur du vide. Le président le sait. C’est pourquoi, le 11 mars, lors du 44e conseil des ministres présidé en vidéoconférence par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, le chef de l’État convalescent a voulu rassurer les membres du gouvernement. Depuis Bruxelles, Tshisekedi est intervenu en vidéo « pour faire le point sur son séjour privé en Belgique », soulignant qu’on lui a diagnostiqué une « hernie discale dans la région cervicale » et que cela n’a pas entraîné une intervention chirurgicale mais juste une « prise en charge médicamenteuse », pouvait-on lire dans le compte-rendu du conseil des ministres. </p>
<p>Cet épisode sur l’état de santé de Tshisekedi laisse aussi entrevoir comment la population et la classe politique congolaise perçoivent le statut du chef de l’État. Sans ce dernier, plus rien ne tient. Ce qui en dit long sur la nature de la vie institutionnelle dans le pays et rappelle, avec force, le caractère très présidentialiste que revêt, dans la pratique et dans l'imaginaire du pouvoir politique au Congo, le numéro un de l'exécutif en RDC. </p>
<p><br></p>
<p>L’Assemblée nationale, le Sénat, le gouvernement et les cours et tribunaux semblent alors fragiles face à l’éventualité d’une vacance du pouvoir au sommet de l’État. Peu importe si la Constitution a tout prévu. Pour rappel, en effet, selon la Loi fondamentale congolaise, c’est le président du Sénat qui exerce « provisoirement » les fonctions de président de la République « en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif ». Aujourd’hui, ce ne serait pas surprenant que le perchoir de la chambre haute, déjà stratégique, le devienne encore davantage. </p>
<p><br></p>
<p>Mais un chef d’État qui va se soigner à l’étranger, dans un hôpital de l’ancienne puissance coloniale de surcroît, pose enfin une question géopolitique : ne serait-ce pas une faiblesse pour le pays que la teneur du bulletin de santé de son président soit connue par des médecins étrangers ? Une certitude : tant que les politiques publiques ne prendront pas véritablement en compte les besoins du système de santé congolais, la donne ne changera point. </p>
<p><br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Mar 2022 16:15:06 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Alors, comment va Félix Tshisekedi ? « Ça va.» Avant de regagner Kinshasa, le jeudi 17 mars, le chef de l’État l’a dit lui-même au journalLe Soir, répondant ainsi à la question que tout le monde se pose depuis que les rumeurs les plus folles sur son ét...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Droits politiques des femmes : où en est la RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 3 mars, Marie-Ange Lukiana, ancienne ministre du Genre, propose l’instauration d’un poste de <a href="https://www.radiookapi.net/2022/03/03/actualite/politique/marie-ange-lukiana-propose-une-vice-presidence-la-tete-de-la-rdc" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;vice-présidence&lt;/span&gt;"><u>vice-présidence</u></a> en RDC. En clair, <a href="https://talatala.cd/deputes/230/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;la députée nationale&lt;/span&gt;"><u>la députée nationale</u></a> voudrait que ce poste soit exclusivement réservé aux femmes pour permettre leur ascension au sein des institutions de la République et, ainsi, « respecter », selon elle, l’esprit de la Constitution qui prône la parité. Cette proposition fait réfléchir sur  l'accès des femmes aux postes de décisions et leur représentativité institutionnelle en RDC.   <br></p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m'appelle Ange Makadi Ngoy. Je suis chercheuse au sein d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le deuxième épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d’analyser les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 11 mars 2022.<br></p>
<p>La représentation des femmes aux postes de décision n’a que peu progressé ces dernières années en RDC. En avril 2019, Jeanine Mabunda Lioko avait été <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/en-rdc-jeanine-mabunda-premiere-femme-presidente-de-l-assemblee-nationale-297044" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;élue &lt;/span&gt;">élue </a>présidente de l’Assemblée nationale, première femme élue à ce poste en RDC. En juillet 2021, Malangu Kabedi Mbuyi a été nommée à la tête de la Banque centrale du Congo (BCC), devenant ainsi la première femme à diriger cette institution stratégique créée en 1951. Avec l’équipe Sama Lukonde, le gouvernement a atteint pour la première fois <a href="https://www.radiookapi.net/2021/04/12/actualite/politique/rdc-27-des-membres-du-gouvernement-sama-sont-des-femmes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;27 %&lt;/span&gt;"><u>27 %</u></a>  de femmes (15 sur 56 membres). Certaines d'entre elles occupent des postes importants : Ève Bazaiba, vice-Premier ministre chargé de l’environnement, Rose Mutombo, ministre de la Justice ou Antoinette N’Samba,  ministre des Mines.<br></p>
<p>Malgré tout, nous constatons tout de même la prépondérance masculine dans l’exercice du pouvoir politique. L’Assemblée nationale ne compte qu'environ 12 % d’élues femmes et les assemblées provinciales entre 10 et 12 %.  Pourtant, l’article 14 de la Constitution reconnait que la femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. En plus, la journée du 8 mars vient rappeler qu’il existe des droits fondamentaux des femmes qui ne sont pas respectés. Au contraire, elles sont souvent confrontées à la violence sexiste et sexuelle, aux difficultés d’accès à l’éducation, aux inégalités salariales, à la précarité menstruelle entre autres. </p>
<p> </p>
<p>Revenons à la proposition Lukiana. Une vice-présidence réservée exclusivement aux femmes pourrait-elle améliorer la représentativité féminine au sommet de l’État  ? Il faudra d’abord définir son rôle. Aux États-Unis, par exemple, on reconnaît à la vice-présidence, le pouvoir de trancher en cas d’égalité des voix au Sénat, de remplacer le président lorsqu’il n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités. Ce qui est un tremplin pour la présidence. Mais c'est également considéré comme un poste plus ou moins sans grand pouvoir.<br></p>
<p>Mais, là-bas, ce poste n’est pas réservé uniquement aux femmes. Réserver ce poste à une femme en RDC risque de sous-entendre qu’une femme ne peut jamais gagner la présidentielle. Aussi, instituer une vice-présidence de la République ne ferait que renforcer le caractère déjà budgétivore des institutions. <br></p>
<p>Alors, comment améliorer la représentativité politique des femmes ? Les partis politiques détiennent  peut-être la clé, car ce sont eux qui recrutent et choisissent les candidats aux élections et décident de l’agenda politique du pays. Aujourd’hui, le compte n’y est pas : moins de 20 % des mandats de député sont exercés par des femmes. Ce qui prouve que les partis doivent faire davantage d’effort dans ce domaine et ne pas cantonner les femmes à la gestion des ligues des femmes. Il est ainsi essentiel d’arriver à une participation égale des femmes dans les instances des partis pour promouvoir l’égalité.<br></p>
<p>Une autre piste pourrait venir des réformes. La prochaine modification de la loi électorale pourrait par exemple envisager de garantir l’accès égal des hommes et des femmes à certains mandats électoraux et fonctions électives. Ceci passerait entre autres par une obligation de déposer des listes paritaires de candidatures pour certains scrutins. <br></p>
<p>Les pouvoirs publics devraient en outre activer le financement des partis politiques afin d’appliquer l’article 33 de la loi sur la parité qui écarte du financement, les partis politiques dont les listes ne comportent pas la dimension genre. </p>
<p> </p>
<p>Le gouvernement est enfin attendu dans des réformes institutionnelles favorables à l’égalité des sexes. <br></p>
<p>En attendant ces changements profonds et espérés dans la distribution du pouvoir politique, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br><br><br><br><br><br><br><br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 3 mars, Marie-Ange Lukiana, ancienne ministre du Genre, propose l’instauration d’un poste de <a href="https://www.radiookapi.net/2022/03/03/actualite/politique/marie-ange-lukiana-propose-une-vice-presidence-la-tete-de-la-rdc" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;vice-présidence&lt;/span&gt;"><u>vice-présidence</u></a> en RDC. En clair, <a href="https://talatala.cd/deputes/230/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;la députée nationale&lt;/span&gt;"><u>la députée nationale</u></a> voudrait que ce poste soit exclusivement réservé aux femmes pour permettre leur ascension au sein des institutions de la République et, ainsi, « respecter », selon elle, l’esprit de la Constitution qui prône la parité. Cette proposition fait réfléchir sur  l'accès des femmes aux postes de décisions et leur représentativité institutionnelle en RDC.   <br></p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m'appelle Ange Makadi Ngoy. Je suis chercheuse au sein d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le deuxième épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente d’analyser les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 11 mars 2022.<br></p>
<p>La représentation des femmes aux postes de décision n’a que peu progressé ces dernières années en RDC. En avril 2019, Jeanine Mabunda Lioko avait été <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/en-rdc-jeanine-mabunda-premiere-femme-presidente-de-l-assemblee-nationale-297044" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;élue &lt;/span&gt;">élue </a>présidente de l’Assemblée nationale, première femme élue à ce poste en RDC. En juillet 2021, Malangu Kabedi Mbuyi a été nommée à la tête de la Banque centrale du Congo (BCC), devenant ainsi la première femme à diriger cette institution stratégique créée en 1951. Avec l’équipe Sama Lukonde, le gouvernement a atteint pour la première fois <a href="https://www.radiookapi.net/2021/04/12/actualite/politique/rdc-27-des-membres-du-gouvernement-sama-sont-des-femmes" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;27 %&lt;/span&gt;"><u>27 %</u></a>  de femmes (15 sur 56 membres). Certaines d'entre elles occupent des postes importants : Ève Bazaiba, vice-Premier ministre chargé de l’environnement, Rose Mutombo, ministre de la Justice ou Antoinette N’Samba,  ministre des Mines.<br></p>
<p>Malgré tout, nous constatons tout de même la prépondérance masculine dans l’exercice du pouvoir politique. L’Assemblée nationale ne compte qu'environ 12 % d’élues femmes et les assemblées provinciales entre 10 et 12 %.  Pourtant, l’article 14 de la Constitution reconnait que la femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. En plus, la journée du 8 mars vient rappeler qu’il existe des droits fondamentaux des femmes qui ne sont pas respectés. Au contraire, elles sont souvent confrontées à la violence sexiste et sexuelle, aux difficultés d’accès à l’éducation, aux inégalités salariales, à la précarité menstruelle entre autres. </p>
<p> </p>
<p>Revenons à la proposition Lukiana. Une vice-présidence réservée exclusivement aux femmes pourrait-elle améliorer la représentativité féminine au sommet de l’État  ? Il faudra d’abord définir son rôle. Aux États-Unis, par exemple, on reconnaît à la vice-présidence, le pouvoir de trancher en cas d’égalité des voix au Sénat, de remplacer le président lorsqu’il n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités. Ce qui est un tremplin pour la présidence. Mais c'est également considéré comme un poste plus ou moins sans grand pouvoir.<br></p>
<p>Mais, là-bas, ce poste n’est pas réservé uniquement aux femmes. Réserver ce poste à une femme en RDC risque de sous-entendre qu’une femme ne peut jamais gagner la présidentielle. Aussi, instituer une vice-présidence de la République ne ferait que renforcer le caractère déjà budgétivore des institutions. <br></p>
<p>Alors, comment améliorer la représentativité politique des femmes ? Les partis politiques détiennent  peut-être la clé, car ce sont eux qui recrutent et choisissent les candidats aux élections et décident de l’agenda politique du pays. Aujourd’hui, le compte n’y est pas : moins de 20 % des mandats de député sont exercés par des femmes. Ce qui prouve que les partis doivent faire davantage d’effort dans ce domaine et ne pas cantonner les femmes à la gestion des ligues des femmes. Il est ainsi essentiel d’arriver à une participation égale des femmes dans les instances des partis pour promouvoir l’égalité.<br></p>
<p>Une autre piste pourrait venir des réformes. La prochaine modification de la loi électorale pourrait par exemple envisager de garantir l’accès égal des hommes et des femmes à certains mandats électoraux et fonctions électives. Ceci passerait entre autres par une obligation de déposer des listes paritaires de candidatures pour certains scrutins. <br></p>
<p>Les pouvoirs publics devraient en outre activer le financement des partis politiques afin d’appliquer l’article 33 de la loi sur la parité qui écarte du financement, les partis politiques dont les listes ne comportent pas la dimension genre. </p>
<p> </p>
<p>Le gouvernement est enfin attendu dans des réformes institutionnelles favorables à l’égalité des sexes. <br></p>
<p>En attendant ces changements profonds et espérés dans la distribution du pouvoir politique, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br><br><br><br><br><br><br><br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Mar 2022 19:10:38 +0000</pubDate>
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                <title>La guerre en Ukraine et la RDC : si lointaine, si proche</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 24 février, la Russie lance une « opération militaire spéciale » en Ukraine. Cette invasion se fait après la reconnaissance par Moscou, quelques jours plus tôt, de deux « républiques » autonomes en Ukraine, habitées par des russophones. La guerre, qui dure maintenant depuis neuf jours, est rapidement devenue une affaire mondiale. Quelles en sont les incidences pour la RDC ?<br></p>
<p>Bonjour !<br></p>
<p>Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New York. Vous écoutez le premier épisode de la saison 2 de Po na GEC, capsule audio du GEC et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente de résumer et d’analyser les questions d’actualité en RDC.<br></p>
<p>L’impact de la guerre en Ukraine se fait sentir bien au-delà de ses frontières. Elle crée, entre autres, plus de 1,2 millions de <a href="https://data2.unhcr.org/fr/situations/ukraine" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;réfugiés&lt;/span&gt;"><u><b>réfugiés</b></u></a> (3 mars 2022) qui ont fui le pays. Première préoccupation liée à cette guerre pour la RDC : le sort des citoyens congolais qui habitent l’Ukraine. Alors que les Ukrainiens fuyant la guerre sont vite accueillis par les pays voisins, de nombreux reportages font état de <a href="https://www.worldpoliticsreview.com/articles/30368/for-europe-refugees-from-ukraine-are-welcome" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;racisme&lt;/span&gt;"><u><b>racisme</b></u></a> dans le traitement des Africains, Asiatiques et Caribéens, souvent bloqués aux frontières. <br></p>
<p>Selon une source diplomatique européenne, qui citait le ministère congolais des Affaires étrangères, il y avait 409 citoyens congolais en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre, dont environ 200 ont déjà trouvé refuge en Pologne. Jusque-là, le gouvernement a sollicité l’aide de l’Organisation internationale des migrations pour ces réfugiés et a contacté le gouvernement russe pour la création d’un « corridor humanitaire ». Cependant, aucune communication officielle du gouvernement congolais n’a encore été faite à ce sujet, encore moins sur la guerre en Ukraine en général.<br></p>
<p>Autre conséquence de la guerre : la hausse des prix des produits énergétiques. Un <a href="https://twitter.com/JTAtv5monde/status/1499142806803292167" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;reportage&lt;/span&gt;"><u><b>reportage</b></u></a> diffusé sur TV5 le 2 mars, par exemple, faisait état d’une pénurie d’essence dans la ville de Bukavu, dont le carburant est importé du Kenya, de la Tanzanie et, surtout, du Rwanda. Pourquoi ? Ces derniers préfèrent garder leurs stocks de pétrole, à cause de l’instabilité sur le marché mondial causée par la guerre en Ukraine. Ce qui entraîne un ralentissement sensible du taux d’affaires pour les importateurs de carburant de cette ville frontalière, habitués à s’approvisionner à partir du Rwanda. À cet effet, à l’issue d’une réunion du comité de conjoncture économique, le gouvernement congolais a <a href="https://actualite.cd/2022/03/02/rdc-le-gouvernement-annonce-la-mise-en-place-dun-monitoring-de-suivi-des-impacts-de-la" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;annoncé&lt;/span&gt;"><u><b>annoncé</b></u></a> le 2 mars, par le biais du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, que la hausse des prix du carburant pourrait avoir des impacts « difficiles » pour l’économie congolaise. Il a précisé, cependant, que le comité avait discuté des « mesures à prendre en urgence » pour limiter cet impact. Pour le moment, ces mesures n’ont pas été rendues publiques.<br></p>
<p>Mais ce qui fait le plus débat au Congo, c’est la géopolitique. Pour les uns, la Russie n’est qu’un simple agresseur illégitime. Pour les autres, la mobilisation occidentale contre cette dernière, notamment à travers des sanctions, relève de l’hypocrisie. Combien de fois les pays occidentaux ont-ils envahi d’autres pays comme l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye ? Serait-ce une question de deux poids, deux mesures ?<br></p>
<p>Le 2 mars toujours, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une <a href="https://news.un.org/fr/story/2022/03/1115472" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;résolution&lt;/span&gt;"><u><b>résolution</b></u></a>condamnant « l’agression » russe en Ukraine, tout en réaffirmant « son engagement envers la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ». Le résultat du vote : 141 voix pour, 5 contre, 35 abstentions et 12 absents. Parmi les pays ayant voté pour : la RDC. Choix logique pour un pays qui a déjà subi des agressions et l’occupation des parties de son territoire par des pays voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda. Et qui diffère de celui des pays comme le Mali ou la République centrafricaine, qui ont des contractants militaires russes sur leurs sols. <br></p>
<p>Cependant, la position prise par la RDC pourrait aussi être la conséquence de son repositionnement sur l’échiquier politique mondial depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir,qui s’est rapproché notamment des États-Unis et de l’Occident en général. Ces pays ont-ils exigé que la RDC adopte leur position ? Quelles pourraient en être les conséquences pour la relation entre la RDC et la Russie ? Dans tous les cas, ce vote ne fait que renforcer le parti pris de la RDC pour ses alliés occidentaux dans la configuration géopolitique mondiale actuelle.<br></p>
<p>En attendant de voir l’évolution de cette nouvelle guerre si lointaine, mais si proche de la RDC, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque semaine sur votre téléphone. Pour vous abonner à notre fil WhatsApp, envoyez  « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À très bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 24 février, la Russie lance une « opération militaire spéciale » en Ukraine. Cette invasion se fait après la reconnaissance par Moscou, quelques jours plus tôt, de deux « républiques » autonomes en Ukraine, habitées par des russophones. La guerre, qui dure maintenant depuis neuf jours, est rapidement devenue une affaire mondiale. Quelles en sont les incidences pour la RDC ?<br></p>
<p>Bonjour !<br></p>
<p>Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New York. Vous écoutez le premier épisode de la saison 2 de Po na GEC, capsule audio du GEC et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC, qui tente de résumer et d’analyser les questions d’actualité en RDC.<br></p>
<p>L’impact de la guerre en Ukraine se fait sentir bien au-delà de ses frontières. Elle crée, entre autres, plus de 1,2 millions de <a href="https://data2.unhcr.org/fr/situations/ukraine" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;réfugiés&lt;/span&gt;"><u><b>réfugiés</b></u></a> (3 mars 2022) qui ont fui le pays. Première préoccupation liée à cette guerre pour la RDC : le sort des citoyens congolais qui habitent l’Ukraine. Alors que les Ukrainiens fuyant la guerre sont vite accueillis par les pays voisins, de nombreux reportages font état de <a href="https://www.worldpoliticsreview.com/articles/30368/for-europe-refugees-from-ukraine-are-welcome" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;racisme&lt;/span&gt;"><u><b>racisme</b></u></a> dans le traitement des Africains, Asiatiques et Caribéens, souvent bloqués aux frontières. <br></p>
<p>Selon une source diplomatique européenne, qui citait le ministère congolais des Affaires étrangères, il y avait 409 citoyens congolais en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre, dont environ 200 ont déjà trouvé refuge en Pologne. Jusque-là, le gouvernement a sollicité l’aide de l’Organisation internationale des migrations pour ces réfugiés et a contacté le gouvernement russe pour la création d’un « corridor humanitaire ». Cependant, aucune communication officielle du gouvernement congolais n’a encore été faite à ce sujet, encore moins sur la guerre en Ukraine en général.<br></p>
<p>Autre conséquence de la guerre : la hausse des prix des produits énergétiques. Un <a href="https://twitter.com/JTAtv5monde/status/1499142806803292167" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;reportage&lt;/span&gt;"><u><b>reportage</b></u></a> diffusé sur TV5 le 2 mars, par exemple, faisait état d’une pénurie d’essence dans la ville de Bukavu, dont le carburant est importé du Kenya, de la Tanzanie et, surtout, du Rwanda. Pourquoi ? Ces derniers préfèrent garder leurs stocks de pétrole, à cause de l’instabilité sur le marché mondial causée par la guerre en Ukraine. Ce qui entraîne un ralentissement sensible du taux d’affaires pour les importateurs de carburant de cette ville frontalière, habitués à s’approvisionner à partir du Rwanda. À cet effet, à l’issue d’une réunion du comité de conjoncture économique, le gouvernement congolais a <a href="https://actualite.cd/2022/03/02/rdc-le-gouvernement-annonce-la-mise-en-place-dun-monitoring-de-suivi-des-impacts-de-la" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;annoncé&lt;/span&gt;"><u><b>annoncé</b></u></a> le 2 mars, par le biais du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, que la hausse des prix du carburant pourrait avoir des impacts « difficiles » pour l’économie congolaise. Il a précisé, cependant, que le comité avait discuté des « mesures à prendre en urgence » pour limiter cet impact. Pour le moment, ces mesures n’ont pas été rendues publiques.<br></p>
<p>Mais ce qui fait le plus débat au Congo, c’est la géopolitique. Pour les uns, la Russie n’est qu’un simple agresseur illégitime. Pour les autres, la mobilisation occidentale contre cette dernière, notamment à travers des sanctions, relève de l’hypocrisie. Combien de fois les pays occidentaux ont-ils envahi d’autres pays comme l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye ? Serait-ce une question de deux poids, deux mesures ?<br></p>
<p>Le 2 mars toujours, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une <a href="https://news.un.org/fr/story/2022/03/1115472" title="&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;résolution&lt;/span&gt;"><u><b>résolution</b></u></a>condamnant « l’agression » russe en Ukraine, tout en réaffirmant « son engagement envers la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ». Le résultat du vote : 141 voix pour, 5 contre, 35 abstentions et 12 absents. Parmi les pays ayant voté pour : la RDC. Choix logique pour un pays qui a déjà subi des agressions et l’occupation des parties de son territoire par des pays voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda. Et qui diffère de celui des pays comme le Mali ou la République centrafricaine, qui ont des contractants militaires russes sur leurs sols. <br></p>
<p>Cependant, la position prise par la RDC pourrait aussi être la conséquence de son repositionnement sur l’échiquier politique mondial depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir,qui s’est rapproché notamment des États-Unis et de l’Occident en général. Ces pays ont-ils exigé que la RDC adopte leur position ? Quelles pourraient en être les conséquences pour la relation entre la RDC et la Russie ? Dans tous les cas, ce vote ne fait que renforcer le parti pris de la RDC pour ses alliés occidentaux dans la configuration géopolitique mondiale actuelle.<br></p>
<p>En attendant de voir l’évolution de cette nouvelle guerre si lointaine, mais si proche de la RDC, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque semaine sur votre téléphone. Pour vous abonner à notre fil WhatsApp, envoyez  « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À très bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Mar 2022 16:49:50 +0000</pubDate>
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                <title>Évaluation de l’Accord-cadre à Kinshasa : peut-on espérer des avancées dans la pacification de l’Est ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>La RDC a abrité ce jeudi, 24 février 2022, les travaux du dixième sommet régional d’évaluation de la mise en œuvre des engagements souscrits aux termes de  l<a href="https://blog.kivusecurity.org/wp-content/uploads/2021/05/Feuille-de-Route-MNS-VF.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région&lt;/span&gt;"><u>'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région</u></a> signé en 2013 à Addis-Abeba. Attendu depuis trois ans, ce sommet intervient dans un contexte régional marqué par l’intervention des armées ougandaise et burundaise en RDC et les menaces de celle rwandaise.</p>
<p><br></p>
<p>Cet événement qui a permis au président Tshisekedi de succéder à son homologue ougandais à la tête du mécanisme régional de suivi dudit accord, peut-il réellement contribuer à améliorer la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 52e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 25 février 2022. </p>
<p><br></p>
<p>Au lendemain de l’occupation de la ville de Goma par le M23, mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, en 2012, les pays membres de la Conférence internationale pour la région des grands lacs (CIRGL) s’étaient réunis sous l’égide de l’ONU à Addis-Abeba afin de mettre un terme aux cycles de violence récurrents en RDC. L’accord-cadre signé entre ces États avait suscité de l’espoir pour la stabilité dans l’est du pays et la région des Grands Lacs. Mais qu’en est-il à présent près d’une décennie après la signature de cet accord ? </p>
<p>En 2020, le Mécanisme national de suivi de cet accord estimait dans <a href="https://blog.kivusecurity.org/wp-content/uploads/2021/05/Feuille-de-Route-MNS-VF.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;son programme de pacification et de stabilisation de l’est de la RDC et de la région&lt;/span&gt;"><u>son programme de pacification et de stabilisation de l’est de la RDC et de la région</u></a> que « sept ans après la signature dudit Accord-cadre, le résultat est toujours mitigé. L’insécurité persiste dans l’est de la RDC ».  Deux ans après, la situation n’a pas suffisamment évolué.   </p>
<p><br></p>
<p>Pour autant, le président Félix Tshisekedi n’a jamais cessé de croire aux relations de bon voisinage. Le 25 septembre 2019 lors de la réunion de Haut-niveau sur cet accord à New York, il avait rappelé que le Conseil de sécurité de l’ONU considérait ledit accord comme un instrument approprié pour la stabilité régionale. Fort de cette conviction, il a réactivé le mécanisme national de suivi. Au niveau régional, dès 2019 le président Tshisekedi a visité 8 des 9 pays voisins de la RDC. Le gouvernement Sama Lukonde s’est, d’ailleurs dans la suite du chef de l’Etat, engagé dans son programme d’actions à  « <a href="https://talatala.cd/suivi-de-l'ex%C3%A9cutif/71/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;évaluer constamment le niveau d’exécution de cet accord-cadre ».&lt;/span&gt;"><u>évaluer constamment le niveau d’exécution de cet accord-cadre ».</u></a> Mais cette ouverture n’a pas réussi à redynamiser le mécanisme régional de suivi à cause de l’indisponibilité des autres États et au regard de la divergence de leurs agendas et intérêts.  </p>
<p><br></p>
<p>Si avec ce sommet, le président Tshisekedi vient de gagner le pari de la tenue de cette évaluation régionale de cet accord, son attitude volontariste demeure, cependant, confrontée aux rivalités persistantes entre le Rwanda et l’Ouganda, deux acteurs clés pour la pacification de l’est de la RDC en particulier et la région des Grands Lacs en général. </p>
<p>Autant ces rivalités ont mis en veilleuse la Communauté économique des pays des grands lacs (CEPGL), autant elles rappellent que le manque d’harmonie entre les Etats de cette région est un frein à la pacification souhaitée. L’on peut bien évaluer l’accord-cadre mais l’implication réelle des acteurs majeurs est capitale. </p>
<p><br></p>
<p>Peu importe que le sommet ait finalement eu lieu, l’on notera l’absence très remarquable du président rwandais Paul Kagame. Probablement mécontent du feu vert accordé à l’armée ougandaise par Kinshasa pour intervenir sur le sol congolais dans la traque des ADF dans l’Est, il ne s’est pas empêché récemment d’évoquer <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2022/02/18/propos-de-paul-kagame-la-rdc-doit-elle-craindre-une-nouvelle-destabilisation/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;des menaces à peine voilées d’intervenir à son tour en RDC sans autorisation des instances officielles&lt;/span&gt;"><u>des menaces à peine voilées d’intervenir à son tour en RDC sans autorisation des instances officielles</u></a>.</p>
<p>Avec ces frustrations et boycott “poli”, l’on se demande bien comment les résolutions contraignantes ou pas de ces assises peuvent être appliquées par les autres parties qui affichent clairement leur désintéressement.</p>
<p><br></p>
<p>Il est donc important que l’État congolais s’avise que la stabilisation de l’est relève principalement de sa responsabilité. </p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La RDC a abrité ce jeudi, 24 février 2022, les travaux du dixième sommet régional d’évaluation de la mise en œuvre des engagements souscrits aux termes de  l<a href="https://blog.kivusecurity.org/wp-content/uploads/2021/05/Feuille-de-Route-MNS-VF.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région&lt;/span&gt;"><u>'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région</u></a> signé en 2013 à Addis-Abeba. Attendu depuis trois ans, ce sommet intervient dans un contexte régional marqué par l’intervention des armées ougandaise et burundaise en RDC et les menaces de celle rwandaise.</p>
<p><br></p>
<p>Cet événement qui a permis au président Tshisekedi de succéder à son homologue ougandais à la tête du mécanisme régional de suivi dudit accord, peut-il réellement contribuer à améliorer la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 52e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 25 février 2022. </p>
<p><br></p>
<p>Au lendemain de l’occupation de la ville de Goma par le M23, mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, en 2012, les pays membres de la Conférence internationale pour la région des grands lacs (CIRGL) s’étaient réunis sous l’égide de l’ONU à Addis-Abeba afin de mettre un terme aux cycles de violence récurrents en RDC. L’accord-cadre signé entre ces États avait suscité de l’espoir pour la stabilité dans l’est du pays et la région des Grands Lacs. Mais qu’en est-il à présent près d’une décennie après la signature de cet accord ? </p>
<p>En 2020, le Mécanisme national de suivi de cet accord estimait dans <a href="https://blog.kivusecurity.org/wp-content/uploads/2021/05/Feuille-de-Route-MNS-VF.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;son programme de pacification et de stabilisation de l’est de la RDC et de la région&lt;/span&gt;"><u>son programme de pacification et de stabilisation de l’est de la RDC et de la région</u></a> que « sept ans après la signature dudit Accord-cadre, le résultat est toujours mitigé. L’insécurité persiste dans l’est de la RDC ».  Deux ans après, la situation n’a pas suffisamment évolué.   </p>
<p><br></p>
<p>Pour autant, le président Félix Tshisekedi n’a jamais cessé de croire aux relations de bon voisinage. Le 25 septembre 2019 lors de la réunion de Haut-niveau sur cet accord à New York, il avait rappelé que le Conseil de sécurité de l’ONU considérait ledit accord comme un instrument approprié pour la stabilité régionale. Fort de cette conviction, il a réactivé le mécanisme national de suivi. Au niveau régional, dès 2019 le président Tshisekedi a visité 8 des 9 pays voisins de la RDC. Le gouvernement Sama Lukonde s’est, d’ailleurs dans la suite du chef de l’Etat, engagé dans son programme d’actions à  « <a href="https://talatala.cd/suivi-de-l'ex%C3%A9cutif/71/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;évaluer constamment le niveau d’exécution de cet accord-cadre ».&lt;/span&gt;"><u>évaluer constamment le niveau d’exécution de cet accord-cadre ».</u></a> Mais cette ouverture n’a pas réussi à redynamiser le mécanisme régional de suivi à cause de l’indisponibilité des autres États et au regard de la divergence de leurs agendas et intérêts.  </p>
<p><br></p>
<p>Si avec ce sommet, le président Tshisekedi vient de gagner le pari de la tenue de cette évaluation régionale de cet accord, son attitude volontariste demeure, cependant, confrontée aux rivalités persistantes entre le Rwanda et l’Ouganda, deux acteurs clés pour la pacification de l’est de la RDC en particulier et la région des Grands Lacs en général. </p>
<p>Autant ces rivalités ont mis en veilleuse la Communauté économique des pays des grands lacs (CEPGL), autant elles rappellent que le manque d’harmonie entre les Etats de cette région est un frein à la pacification souhaitée. L’on peut bien évaluer l’accord-cadre mais l’implication réelle des acteurs majeurs est capitale. </p>
<p><br></p>
<p>Peu importe que le sommet ait finalement eu lieu, l’on notera l’absence très remarquable du président rwandais Paul Kagame. Probablement mécontent du feu vert accordé à l’armée ougandaise par Kinshasa pour intervenir sur le sol congolais dans la traque des ADF dans l’Est, il ne s’est pas empêché récemment d’évoquer <a href="https://www.congoresearchgroup.org/fr/2022/02/18/propos-de-paul-kagame-la-rdc-doit-elle-craindre-une-nouvelle-destabilisation/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;des menaces à peine voilées d’intervenir à son tour en RDC sans autorisation des instances officielles&lt;/span&gt;"><u>des menaces à peine voilées d’intervenir à son tour en RDC sans autorisation des instances officielles</u></a>.</p>
<p>Avec ces frustrations et boycott “poli”, l’on se demande bien comment les résolutions contraignantes ou pas de ces assises peuvent être appliquées par les autres parties qui affichent clairement leur désintéressement.</p>
<p><br></p>
<p>Il est donc important que l’État congolais s’avise que la stabilisation de l’est relève principalement de sa responsabilité. </p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Feb 2022 20:12:17 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>La RDC a abrité ce jeudi, 24 février 2022, les travaux du dixième sommet régional d’évaluation de la mise en œuvre des engagements souscrits aux termes de  l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région (https://blo...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                    <item>
                <title>Propos de Paul Kagame : la RDC doit-elle craindre une nouvelle déstabilisation ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Le problème que nous avons avec la RDC, ce sont les FDLR et ceux qui cherchent à coaliser avec les ADF contre le Rwanda. Nous avons un temps pour observer, négocier mais pour notre sécurité, nous n'avons pas besoin d'une autorisation pour intervenir »<br></p>
<p>Ces propos du président rwandais Paul Kagame tenus à Kigali, le 8 février 2022, ont suscité beaucoup de réactions dans l’opinion publique en République démocratique du Congo. Mais au-delà de l’indignation, jusqu’où peut aller le Rwanda de Paul Kagame ? </p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Reagan Miviri, analyste au <a href="https://kivusecurity.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Baromètre sécuritaire du Kivu&lt;/span&gt;"><u>Baromètre sécuritaire du Kivu</u></a>. Vous écoutez le 51e numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 18 février 2022. <br></p>
<p>À l’occasion de l’investiture du nouveau gouvernement rwandais, le président Paul Kagame a tenu un discours dont une partie semble s’adresser au voisin congolais. Le président Rwandais souligne que le problème du Rwanda avec la RDC est la présence des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) en RDC. Il avertit aussi que le Rwanda est prêt à intervenir, avec ou sans l’autorisation, sur un territoire étranger contre quiconque menace sa sécurité. <br></p>
<p>Pour plusieurs, il s’agit de propos belliqueux qui nécessitent une réaction congolaise alors même que officiellement les relations congolo-rwandaises semblaient s'améliorer depuis l'arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir. Le député<a href="https://talatala.cd/deputes/120/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; Gratien Iracan&lt;/span&gt;"><u> Gratien Iracan</u></a>, élu de Bunia, a par ailleurs adressé une question orale avec débat au premier ministre à ce sujet. </p>
<p> </p>
<p>En effet, le président rwandais a exposé la doctrine militaire de son pays qui est celle d'éliminer les potentielles menaces sur sa sécurité à partir d’autres territoires pour protéger le Rwanda qui est « un petit territoire », je le cite. <br></p>
<p>Au nom de cette doctrine, le Rwanda est intervenu en RDC aux côtés des rebelles de l’AFDL puis du RCD avec comme objectif affiché la traque de l’Armée de libération du Rwanda, ancêtre des FDLR qui à l’époque menait des activités de déstabilisation dirigées vers le Rwanda. Les FDLR ont aussi commis plusieurs <a href="https://www.ohchr.org/documents/countries/cd/drc_mapping_report_final_fr.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;crimes&lt;/span&gt;"><u>crimes</u></a> sur des populations congolaises en RDC. <br></p>
<p>Dans quelle mesure les FDLR demeurent-elles une menace pour le Rwanda ?<br></p>
<p>Ces dernières années, le groupe armé FDLR s’est fractionné en différents groupuscules et a perdu de sa vigueur notamment à cause de la neutralisation des nombreux de ses chefs mais il  reste tout de même actif dans le Nord et Sud-Kivu. Les FDLR ont tué 119 civils congolais depuis 2017 selon les chiffres du Baromètre sécuritaire du Kivu. Pendant la même période, les ADF ont fait  2238 victimes. Les FDLR deviennent de plus en plus un groupe marginal. </p>
<p>Toutefois, il est dans l'intérêt de la RDC et du Rwanda que ce groupe soit défait autant que tous <a href="https://kivusecurity.nyc3.digitaloceanspaces.com/reports/39/2021%20KST%20rapport%20FR.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;les 122 groupes armés&lt;/span&gt;"><u>les 122 groupes armés</u></a> actifs à l’Est de la RDC. <br></p>
<p>Il est vrai que les propos du président Kagame peuvent être analysés comme une menace contre la RDC quand on sait que le Rwanda est plusieurs fois intervenu sur le sol congolais parfois même sans l’autorisation des autorités congolaises. Cependant, peut-être qu’il ne s’agit que d’un discours destiné à entretenir l’image d’un pouvoir fort qui a la sécurité des rwandais comme priorité. <br></p>
<p>Il s’agirait aussi d’une façon pour le président rwandais de monter les enchères pour que ses intérêts soient pris en compte dans la compétition autour de la RDC qui sera accueillie au sein de la Communauté des États d’Afrique de l’Est. Avec son intervention militaire en RDC et le deal de la construction des infrastructures routières au Nord-Kivu, l’Ouganda s'assure une place de choix. Ainsi, le rwandais serait aussi en train de réclamer la part qu’il croit lui revenir.</p>
<p>La question qui demeure est : que gagne la RDC dans tout ça ? <br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Le problème que nous avons avec la RDC, ce sont les FDLR et ceux qui cherchent à coaliser avec les ADF contre le Rwanda. Nous avons un temps pour observer, négocier mais pour notre sécurité, nous n'avons pas besoin d'une autorisation pour intervenir »<br></p>
<p>Ces propos du président rwandais Paul Kagame tenus à Kigali, le 8 février 2022, ont suscité beaucoup de réactions dans l’opinion publique en République démocratique du Congo. Mais au-delà de l’indignation, jusqu’où peut aller le Rwanda de Paul Kagame ? </p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Reagan Miviri, analyste au <a href="https://kivusecurity.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Baromètre sécuritaire du Kivu&lt;/span&gt;"><u>Baromètre sécuritaire du Kivu</u></a>. Vous écoutez le 51e numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 18 février 2022. <br></p>
<p>À l’occasion de l’investiture du nouveau gouvernement rwandais, le président Paul Kagame a tenu un discours dont une partie semble s’adresser au voisin congolais. Le président Rwandais souligne que le problème du Rwanda avec la RDC est la présence des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) en RDC. Il avertit aussi que le Rwanda est prêt à intervenir, avec ou sans l’autorisation, sur un territoire étranger contre quiconque menace sa sécurité. <br></p>
<p>Pour plusieurs, il s’agit de propos belliqueux qui nécessitent une réaction congolaise alors même que officiellement les relations congolo-rwandaises semblaient s'améliorer depuis l'arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir. Le député<a href="https://talatala.cd/deputes/120/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; Gratien Iracan&lt;/span&gt;"><u> Gratien Iracan</u></a>, élu de Bunia, a par ailleurs adressé une question orale avec débat au premier ministre à ce sujet. </p>
<p> </p>
<p>En effet, le président rwandais a exposé la doctrine militaire de son pays qui est celle d'éliminer les potentielles menaces sur sa sécurité à partir d’autres territoires pour protéger le Rwanda qui est « un petit territoire », je le cite. <br></p>
<p>Au nom de cette doctrine, le Rwanda est intervenu en RDC aux côtés des rebelles de l’AFDL puis du RCD avec comme objectif affiché la traque de l’Armée de libération du Rwanda, ancêtre des FDLR qui à l’époque menait des activités de déstabilisation dirigées vers le Rwanda. Les FDLR ont aussi commis plusieurs <a href="https://www.ohchr.org/documents/countries/cd/drc_mapping_report_final_fr.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;crimes&lt;/span&gt;"><u>crimes</u></a> sur des populations congolaises en RDC. <br></p>
<p>Dans quelle mesure les FDLR demeurent-elles une menace pour le Rwanda ?<br></p>
<p>Ces dernières années, le groupe armé FDLR s’est fractionné en différents groupuscules et a perdu de sa vigueur notamment à cause de la neutralisation des nombreux de ses chefs mais il  reste tout de même actif dans le Nord et Sud-Kivu. Les FDLR ont tué 119 civils congolais depuis 2017 selon les chiffres du Baromètre sécuritaire du Kivu. Pendant la même période, les ADF ont fait  2238 victimes. Les FDLR deviennent de plus en plus un groupe marginal. </p>
<p>Toutefois, il est dans l'intérêt de la RDC et du Rwanda que ce groupe soit défait autant que tous <a href="https://kivusecurity.nyc3.digitaloceanspaces.com/reports/39/2021%20KST%20rapport%20FR.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size: 13.999999999999998pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;les 122 groupes armés&lt;/span&gt;"><u>les 122 groupes armés</u></a> actifs à l’Est de la RDC. <br></p>
<p>Il est vrai que les propos du président Kagame peuvent être analysés comme une menace contre la RDC quand on sait que le Rwanda est plusieurs fois intervenu sur le sol congolais parfois même sans l’autorisation des autorités congolaises. Cependant, peut-être qu’il ne s’agit que d’un discours destiné à entretenir l’image d’un pouvoir fort qui a la sécurité des rwandais comme priorité. <br></p>
<p>Il s’agirait aussi d’une façon pour le président rwandais de monter les enchères pour que ses intérêts soient pris en compte dans la compétition autour de la RDC qui sera accueillie au sein de la Communauté des États d’Afrique de l’Est. Avec son intervention militaire en RDC et le deal de la construction des infrastructures routières au Nord-Kivu, l’Ouganda s'assure une place de choix. Ainsi, le rwandais serait aussi en train de réclamer la part qu’il croit lui revenir.</p>
<p>La question qui demeure est : que gagne la RDC dans tout ça ? <br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Feb 2022 11:05:32 +0000</pubDate>
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                <title>L’affaire François Beya</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le samedi 5 février, François Beya, l'influent conseiller de Félix Tshisekedi en matière de sécurité, est arrêté à Kinshasa. Cette interpellation a suscité plusieurs rumeurs, notamment celle d’une tentative de coup d'État. Le chef de l’État a dû écourter son séjour à Addis-Abeba, où il participait au sommet de l’Union africaine. Pour la présidence de la République, qui n’a communiqué que trois jours après l’événement, il s’agit d’une affaire de sûreté d'État. Alors, que savons-nous de cette affaire ? <br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 11 février  2022 et vous écoutez le 50e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui analyse l’actualité en RDC. <br></p>
<p>À ce jour, les faits reprochés au conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité ne sont pas tout à fait connus. Lors de son arrestation, aucune communication officielle n’est rendue publique. Ce qui, très vite, alimente la spéculation autour d’une tentative de coup d'État. Le 8 février, la présidence de la République brise enfin le silence. Kasongo Mwema Yamba Y’amba, porte-parole de Félix Tshisekedi indique que les enquêteurs disposent d’«  indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale ».  <br></p>
<p>Dans la foulée, Jean-Claude Bukasa, jusqu’ici assistant principal du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, est désigné pour assurer l'intérim à la tête du Conseil national de sécurité (CNS). Ce dernier est un militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel. Contrairement à François Beya, il n’est pas issu de l’ancien régime de Joseph Kabila, mais fait partie des hommes de confiance du président.<br></p>
<p>Cette nomination d’un proche de Tshisekedi vient confirmer la mise à l’écart de François Beya qui ne disposerait plus de la confiance du président de la République. Mais d’où vient sa disgrâce ? Le contour demeure encore flou. Mais plusieurs hypothèses peuvent être émises.<br></p>
<p>D’abord un soupçon de déloyauté. Longtemps patron de la Direction générale de migration sous Kabila, François Beya est suspecté d’être resté loyal à ce dernier. Pourtant,  lors de la fin de la coalition FCC-Cach, il a su conserver son poste qu’il occupe depuis février 2019. L’homme s’était fait une place au cœur de la présidence congolaise.  De la nomination des juges de la Cour constitutionnelle à la restructuration de l’armée, des rapports suggèrent que François Beya a été  au centre du dispositif de Tshisekedi. Il a été presque partout, dans toutes les rencontres… <br></p>
<p>Ensuite, une guerre de palais. Récemment, il a été demandé à François Beya de régler une affaire d’un carré minier impliquant des personnalités proches du président. Il a invité Fortunat Biselele, puissant conseiller privé de Tshisekedi, à se présenter pour audition au CNS. Est-ce l’heure du règlement des comptes ?<br></p>
<p>Dans cette affaire, beaucoup y voient aussi une fine stratégie de Félix Tshisekedi de se débarrasser des personnes qui semblent l’avoir aidé à asseoir son pouvoir. À Kinshasa, François Beya est perçu comme l’un des principaux artisans du rapprochement entre le nouveau régime et le précédent. Le cas de Jean-Marc Kabund-A- Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale désormais sommé de démissionner, en est une autre illustration. <br><br></p>
<p>En attendant la suite de l’affaire François Beya, rejoignez notre fil whatsapp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt.<br><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 5 février, François Beya, l'influent conseiller de Félix Tshisekedi en matière de sécurité, est arrêté à Kinshasa. Cette interpellation a suscité plusieurs rumeurs, notamment celle d’une tentative de coup d'État. Le chef de l’État a dû écourter son séjour à Addis-Abeba, où il participait au sommet de l’Union africaine. Pour la présidence de la République, qui n’a communiqué que trois jours après l’événement, il s’agit d’une affaire de sûreté d'État. Alors, que savons-nous de cette affaire ? <br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 11 février  2022 et vous écoutez le 50e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui analyse l’actualité en RDC. <br></p>
<p>À ce jour, les faits reprochés au conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité ne sont pas tout à fait connus. Lors de son arrestation, aucune communication officielle n’est rendue publique. Ce qui, très vite, alimente la spéculation autour d’une tentative de coup d'État. Le 8 février, la présidence de la République brise enfin le silence. Kasongo Mwema Yamba Y’amba, porte-parole de Félix Tshisekedi indique que les enquêteurs disposent d’«  indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale ».  <br></p>
<p>Dans la foulée, Jean-Claude Bukasa, jusqu’ici assistant principal du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, est désigné pour assurer l'intérim à la tête du Conseil national de sécurité (CNS). Ce dernier est un militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel. Contrairement à François Beya, il n’est pas issu de l’ancien régime de Joseph Kabila, mais fait partie des hommes de confiance du président.<br></p>
<p>Cette nomination d’un proche de Tshisekedi vient confirmer la mise à l’écart de François Beya qui ne disposerait plus de la confiance du président de la République. Mais d’où vient sa disgrâce ? Le contour demeure encore flou. Mais plusieurs hypothèses peuvent être émises.<br></p>
<p>D’abord un soupçon de déloyauté. Longtemps patron de la Direction générale de migration sous Kabila, François Beya est suspecté d’être resté loyal à ce dernier. Pourtant,  lors de la fin de la coalition FCC-Cach, il a su conserver son poste qu’il occupe depuis février 2019. L’homme s’était fait une place au cœur de la présidence congolaise.  De la nomination des juges de la Cour constitutionnelle à la restructuration de l’armée, des rapports suggèrent que François Beya a été  au centre du dispositif de Tshisekedi. Il a été presque partout, dans toutes les rencontres… <br></p>
<p>Ensuite, une guerre de palais. Récemment, il a été demandé à François Beya de régler une affaire d’un carré minier impliquant des personnalités proches du président. Il a invité Fortunat Biselele, puissant conseiller privé de Tshisekedi, à se présenter pour audition au CNS. Est-ce l’heure du règlement des comptes ?<br></p>
<p>Dans cette affaire, beaucoup y voient aussi une fine stratégie de Félix Tshisekedi de se débarrasser des personnes qui semblent l’avoir aidé à asseoir son pouvoir. À Kinshasa, François Beya est perçu comme l’un des principaux artisans du rapprochement entre le nouveau régime et le précédent. Le cas de Jean-Marc Kabund-A- Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale désormais sommé de démissionner, en est une autre illustration. <br><br></p>
<p>En attendant la suite de l’affaire François Beya, rejoignez notre fil whatsapp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt.<br><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Feb 2022 13:32:01 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Le Burundi au Sud-Kivu : l’autre opération étrangère en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 30 novembre dernier, l’armée ougandaise a officiellement commencé une opération militaire dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RD Congo. Elle participe à la traque des Forces démocratiques alliées, les ADF, et à la construction d’infrastructures routières.</p>
<p><br></p>
<p>Mais, peu de temps après, une autre opération, beaucoup plus discrète, a commencé : celle des Forces nationales de défense du Burundi, dans la province du Sud-Kivu, contre les rebelles RED-Tabara. Celle-ci est toujours en cours.</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour. Je suis Pierre Boisselet, le Coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu. Et Vous écoutez le 49ème numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York sur l’actualité de la RDC. Et cette semaine nous nous intéressons à l’incursion récente de l’armée burundaise dans l’est du pays.</p>
<p>La présence de combattants burundais au Congo n’est pas radicalement nouvelle. L’est de la RDC a servi de base arrière à des rébellions burundaises pendant des décennies, ce qui en fait une zone stratégique. Le CNDD-FDD, actuellement au pouvoir à Gitega, y était lui-même présent dans les années 1990 et 2000. Aujourd’hui, on trouve surtout deux groupes armés burundais : les Forces nationales de libération (FNL) et le Mouvement de la résistance pour un État de droit (RED-Tabara).</p>
<p><br></p>
<p>Selon <a href="https://www.undocs.org/fr/S/2016/466" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;un rapport du groupe d’experts des Nations-Unies pour la RDC&lt;/span&gt;"><u>un rapport du groupe d’experts des Nations-Unies pour la RDC</u></a>, ce dernier groupe a bénéficié du soutien du Rwanda, en 2015 et en 2016. Il s’est installé sur les hauts-plateaux du Sud-Kivu et dans la plaine de la Ruzizi, qui sert de frontière entre la RDC et le Burundi. À partir de ces bases, il a mené plusieurs actions au Burundi comme encore récemment, en <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210919-burundi-attaque-du-groupe-red-tabara-%C3%A0-l-a%C3%A9roport-de-bujumbura" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;septembre 2021, avec le bombardement de l’aéroport de Bujumbura&lt;/span&gt;"><u>septembre 2021, avec le bombardement de l’aéroport de Bujumbura</u></a>. </p>
<p><br></p>
<p>Compte tenu de la présence de ces rebelles, l’armée burundaise et ses alliés, les miliciens imbonerakure, ont périodiquement mené des incursions au Sud-Kivu pour les affaiblir. Mais à la fin du mois de décembre dernier, une expédition d’une ampleur inhabituelle a commencé. Selon plusieurs sources, plusieurs centaines d’hommes, et peut-être même plus d’un millier, ont traversé la frontière. Ils se sont associés avec plusieurs groupes armés locaux, comme les Mai-Mai Kidjangala, Buhirwa et les Gumino, qui leur ont ouvert la voie à travers la plaine de la Ruzizi et vers les hauts-plateaux du Sud-Kivu. Et ils sont très vite entrés en action. Le Baromètre sécuritaire du Kivu a déjà enregistré quatre affrontements impliquant les Forces armées burundaises en 2022, soit plus qu’aucune autre année depuis sa création. Ces combats leur ont permis de déloger les RED-Tabara de certaines de leurs bases. Mais ils ont aussi provoqué de <a href="https://www.radiookapi.net/2022/01/29/actualite/securite/sud-kivu-situation-securitaire-confuse-masango-apres-des-combats-entre" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;très importants déplacements de population&lt;/span&gt;"><u>très importants déplacements de population</u></a>.</p>
<p><br></p>
<p>Alors, pourquoi le gouvernement burundais a-t-il décidé de déclencher des opérations d’une telle envergure maintenant ?</p>
<p>D’abord, le Burundi et le Rwanda ont fait des pas importants vers une réconciliation l’année dernière : en juillet, <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/le-rwanda-remet-au-burundi-19-rebelles-burundais-captur%C3%A9s-sur-son-sol/2319485" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Kigali a livré 19 rebelles burundais à Gitega&lt;/span&gt;"><u>Kigali a livré 19 rebelles burundais à Gitega</u></a>, et en octobre,<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211020-le-burundi-remet-onze-rebelles-du-fln-au-rwanda" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; c&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;’est &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Gitega qui a livré 11 rebelles rwandais à Kigali&lt;/span&gt;"><u> c</u><u>’est </u><u>Gitega qui a livré 11 rebelles rwandais à Kigali</u></a>. Les RED-Tabara semblent aujourd’hui avoir perdu tous leurs soutiens à Kigali, faisant de ce groupe une proie beaucoup plus facile pour l’armée burundaise.</p>
<p><br></p>
<p>Ensuite, ces derniers temps, Kinshasa s’est montrée particulièrement ouverte à laisser des armées étrangères opérer sur son sol, voire à leur sous-traiter la traque des groupes armés étrangers. Comme nous l’avons dit en introduction, l’armée ougandaise est officiellement présente en RDC depuis la fin novembre. Et selon une source diplomatique, Kinshasa aurait informé les gouvernements rwandais et burundais que ce type de solution pouvait également être négociée avec eux.</p>
<p><br></p>
<p>Il est possible que Gitega se soit sentie autorisée à intervenir à son tour sur le sol congolais. En privé, certains officiels congolais reconnaissent la présence de ces hommes, tout en affirmant qu’elle n’est pas autorisée. A ce jour, Kinshasa n’a en tout cas pas protesté publiquement, ni n’est intervenu pour tenter de forcer l’armée burundaise à quitter le Sud-Kivu. </p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite!<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 novembre dernier, l’armée ougandaise a officiellement commencé une opération militaire dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RD Congo. Elle participe à la traque des Forces démocratiques alliées, les ADF, et à la construction d’infrastructures routières.</p>
<p><br></p>
<p>Mais, peu de temps après, une autre opération, beaucoup plus discrète, a commencé : celle des Forces nationales de défense du Burundi, dans la province du Sud-Kivu, contre les rebelles RED-Tabara. Celle-ci est toujours en cours.</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour. Je suis Pierre Boisselet, le Coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu. Et Vous écoutez le 49ème numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York sur l’actualité de la RDC. Et cette semaine nous nous intéressons à l’incursion récente de l’armée burundaise dans l’est du pays.</p>
<p>La présence de combattants burundais au Congo n’est pas radicalement nouvelle. L’est de la RDC a servi de base arrière à des rébellions burundaises pendant des décennies, ce qui en fait une zone stratégique. Le CNDD-FDD, actuellement au pouvoir à Gitega, y était lui-même présent dans les années 1990 et 2000. Aujourd’hui, on trouve surtout deux groupes armés burundais : les Forces nationales de libération (FNL) et le Mouvement de la résistance pour un État de droit (RED-Tabara).</p>
<p><br></p>
<p>Selon <a href="https://www.undocs.org/fr/S/2016/466" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;un rapport du groupe d’experts des Nations-Unies pour la RDC&lt;/span&gt;"><u>un rapport du groupe d’experts des Nations-Unies pour la RDC</u></a>, ce dernier groupe a bénéficié du soutien du Rwanda, en 2015 et en 2016. Il s’est installé sur les hauts-plateaux du Sud-Kivu et dans la plaine de la Ruzizi, qui sert de frontière entre la RDC et le Burundi. À partir de ces bases, il a mené plusieurs actions au Burundi comme encore récemment, en <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210919-burundi-attaque-du-groupe-red-tabara-%C3%A0-l-a%C3%A9roport-de-bujumbura" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;septembre 2021, avec le bombardement de l’aéroport de Bujumbura&lt;/span&gt;"><u>septembre 2021, avec le bombardement de l’aéroport de Bujumbura</u></a>. </p>
<p><br></p>
<p>Compte tenu de la présence de ces rebelles, l’armée burundaise et ses alliés, les miliciens imbonerakure, ont périodiquement mené des incursions au Sud-Kivu pour les affaiblir. Mais à la fin du mois de décembre dernier, une expédition d’une ampleur inhabituelle a commencé. Selon plusieurs sources, plusieurs centaines d’hommes, et peut-être même plus d’un millier, ont traversé la frontière. Ils se sont associés avec plusieurs groupes armés locaux, comme les Mai-Mai Kidjangala, Buhirwa et les Gumino, qui leur ont ouvert la voie à travers la plaine de la Ruzizi et vers les hauts-plateaux du Sud-Kivu. Et ils sont très vite entrés en action. Le Baromètre sécuritaire du Kivu a déjà enregistré quatre affrontements impliquant les Forces armées burundaises en 2022, soit plus qu’aucune autre année depuis sa création. Ces combats leur ont permis de déloger les RED-Tabara de certaines de leurs bases. Mais ils ont aussi provoqué de <a href="https://www.radiookapi.net/2022/01/29/actualite/securite/sud-kivu-situation-securitaire-confuse-masango-apres-des-combats-entre" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;très importants déplacements de population&lt;/span&gt;"><u>très importants déplacements de population</u></a>.</p>
<p><br></p>
<p>Alors, pourquoi le gouvernement burundais a-t-il décidé de déclencher des opérations d’une telle envergure maintenant ?</p>
<p>D’abord, le Burundi et le Rwanda ont fait des pas importants vers une réconciliation l’année dernière : en juillet, <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/le-rwanda-remet-au-burundi-19-rebelles-burundais-captur%C3%A9s-sur-son-sol/2319485" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Kigali a livré 19 rebelles burundais à Gitega&lt;/span&gt;"><u>Kigali a livré 19 rebelles burundais à Gitega</u></a>, et en octobre,<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211020-le-burundi-remet-onze-rebelles-du-fln-au-rwanda" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; c&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;’est &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Gitega qui a livré 11 rebelles rwandais à Kigali&lt;/span&gt;"><u> c</u><u>’est </u><u>Gitega qui a livré 11 rebelles rwandais à Kigali</u></a>. Les RED-Tabara semblent aujourd’hui avoir perdu tous leurs soutiens à Kigali, faisant de ce groupe une proie beaucoup plus facile pour l’armée burundaise.</p>
<p><br></p>
<p>Ensuite, ces derniers temps, Kinshasa s’est montrée particulièrement ouverte à laisser des armées étrangères opérer sur son sol, voire à leur sous-traiter la traque des groupes armés étrangers. Comme nous l’avons dit en introduction, l’armée ougandaise est officiellement présente en RDC depuis la fin novembre. Et selon une source diplomatique, Kinshasa aurait informé les gouvernements rwandais et burundais que ce type de solution pouvait également être négociée avec eux.</p>
<p><br></p>
<p>Il est possible que Gitega se soit sentie autorisée à intervenir à son tour sur le sol congolais. En privé, certains officiels congolais reconnaissent la présence de ces hommes, tout en affirmant qu’elle n’est pas autorisée. A ce jour, Kinshasa n’a en tout cas pas protesté publiquement, ni n’est intervenu pour tenter de forcer l’armée burundaise à quitter le Sud-Kivu. </p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite!<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Feb 2022 08:54:33 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 30 novembre dernier, l’armée ougandaise a officiellement commencé une opération militaire dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RD Congo. Elle participe à la traque des Forces démocratiques alliées, les ADF, et à la construction d’infrastr...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>La RDC est désormais le 11e pays le plus corrompu au monde</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mardi 25 janvier, l’ONG Transparency international a publié son rapport sur l’indice de perception de la corruption en 2021. C’est la première fois, depuis l’avènement du président Félix Tshisekedi, que la RDC gagne une place. Elle quitte de ce fait la 170e place pour la 169e, devenant ainsi  le 11e pays le plus corrompu au monde. À  l’arrivée au pouvoir de Tshisekedi, la RDC occupait la 161è place.</p>
<p>De quoi se poser des questions sur l’efficacité des mesures mises en place et des réelles intentions du président et de son gouvernement dans la lutte contre la corruption. <br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Jimmy Kande, je suis chercheur en économie politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 28 janvier 2022 et vous écoutez le 48e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui analyse l’actualité en RDC. Bienvenue à ce dernier podcast du mois de janvier.<br></p>
<p>L’indice de perception de la corruption (IPC) classe 180 pays et territoires en fonction de leur niveau perçu de corruption dans le secteur public, selon l’appréciation de personnes expertes et du monde des affaires.<br></p>
<p>Alors que la RDC est classée à la 161e place fin 2018, année marquant l’organisation des élections en RDC et la fin du régime Kabila. Dès l’aube de son arrivée au pouvoir, le président Tshisekedi s’engage à faire de la lutte contre la corruption un des programmes clés pour son quinquennat, voulant améliorer le climat des affaires et attirer des investisseurs, car le Congo a besoin des capitaux frais.<br></p>
<p>Pour matérialiser cet engagement, Tshisekedi redynamise l’Inspection générale des finances (IGF) qui dépend de lui directement, en lui dotant de moyens conséquents. Il crée aussi, en mars 2020, l’agence en charge de la prévention et de la lutte contre la corruption, la fraude, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en RDC (APLC). Mais, à la grande surprise des experts de la bonne gouvernance, la Cour des comptes est laissée en marge.<br></p>
<p>Si le travail de l’IGF est de plus en plus apprécié au sein de l’opinion congolaise, il souffre cependant de sa dépendance au président de la République et peut être utilisé comme un levier pour attaquer les adversaires politiques de ce dernier. L’APLC,qui dépend également de la présidence de République, s’est illustrée elle-même par un scandale de corruption en décembre 2020 et ses empreintes sur le terrain  sont invisibles. L’abandon de la Cour des comptes à son propre sort interroge sur les intentions de l’exécutif à lutter réellement contre la corruption, car cette cour a des compétences beaucoup plus vastes et dépend du Parlement .<br></p>
<p>Le procès dit « des 100 jours » devant marquer un tournant décisif dans la lutte contre la corruption se révèle être finalement un fiasco avec les libérations des personnes condamnées soit par grâce présidentielle  soit par liberté provisoire. La libération conditionnelle de M. Eteni, accusé de détournements des fonds de la Riposte au Covid-19, la libération de Willy Bakonga, l’échec du projet Tshilejelu, les dépassements budgétaires au sein des institutions et en particulier à la présidence, les jeeps Palissade accordées aux députés comme une sorte de récompenses à leur adhésion à l’Union sacrée de la nation… Tant d'événements qui viennent contredire la posture officielle de lutte réelle contre la corruption.<br></p>
<p>La RDC qui a perdu 8 places dans le classement Transparency international depuis l’avènement de Tshisekedi stagne et ne fait mieux que quatre pays africains (la Guinée équatoriale, la Libye, la Somalie et le Soudan du Sud). La perception de la corruption en RDC est toujours beaucoup plus grande, l’absence de réelles réformes institutionnelles et d’engagement pour lutter contre ce fléau demeure une problématique à résoudre si  l’on veut espérer un meilleur classement pour la RDC dans les années avenir. <br></p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil whatsapp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. A bientôt.<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 25 janvier, l’ONG Transparency international a publié son rapport sur l’indice de perception de la corruption en 2021. C’est la première fois, depuis l’avènement du président Félix Tshisekedi, que la RDC gagne une place. Elle quitte de ce fait la 170e place pour la 169e, devenant ainsi  le 11e pays le plus corrompu au monde. À  l’arrivée au pouvoir de Tshisekedi, la RDC occupait la 161è place.</p>
<p>De quoi se poser des questions sur l’efficacité des mesures mises en place et des réelles intentions du président et de son gouvernement dans la lutte contre la corruption. <br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Jimmy Kande, je suis chercheur en économie politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 28 janvier 2022 et vous écoutez le 48e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui analyse l’actualité en RDC. Bienvenue à ce dernier podcast du mois de janvier.<br></p>
<p>L’indice de perception de la corruption (IPC) classe 180 pays et territoires en fonction de leur niveau perçu de corruption dans le secteur public, selon l’appréciation de personnes expertes et du monde des affaires.<br></p>
<p>Alors que la RDC est classée à la 161e place fin 2018, année marquant l’organisation des élections en RDC et la fin du régime Kabila. Dès l’aube de son arrivée au pouvoir, le président Tshisekedi s’engage à faire de la lutte contre la corruption un des programmes clés pour son quinquennat, voulant améliorer le climat des affaires et attirer des investisseurs, car le Congo a besoin des capitaux frais.<br></p>
<p>Pour matérialiser cet engagement, Tshisekedi redynamise l’Inspection générale des finances (IGF) qui dépend de lui directement, en lui dotant de moyens conséquents. Il crée aussi, en mars 2020, l’agence en charge de la prévention et de la lutte contre la corruption, la fraude, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en RDC (APLC). Mais, à la grande surprise des experts de la bonne gouvernance, la Cour des comptes est laissée en marge.<br></p>
<p>Si le travail de l’IGF est de plus en plus apprécié au sein de l’opinion congolaise, il souffre cependant de sa dépendance au président de la République et peut être utilisé comme un levier pour attaquer les adversaires politiques de ce dernier. L’APLC,qui dépend également de la présidence de République, s’est illustrée elle-même par un scandale de corruption en décembre 2020 et ses empreintes sur le terrain  sont invisibles. L’abandon de la Cour des comptes à son propre sort interroge sur les intentions de l’exécutif à lutter réellement contre la corruption, car cette cour a des compétences beaucoup plus vastes et dépend du Parlement .<br></p>
<p>Le procès dit « des 100 jours » devant marquer un tournant décisif dans la lutte contre la corruption se révèle être finalement un fiasco avec les libérations des personnes condamnées soit par grâce présidentielle  soit par liberté provisoire. La libération conditionnelle de M. Eteni, accusé de détournements des fonds de la Riposte au Covid-19, la libération de Willy Bakonga, l’échec du projet Tshilejelu, les dépassements budgétaires au sein des institutions et en particulier à la présidence, les jeeps Palissade accordées aux députés comme une sorte de récompenses à leur adhésion à l’Union sacrée de la nation… Tant d'événements qui viennent contredire la posture officielle de lutte réelle contre la corruption.<br></p>
<p>La RDC qui a perdu 8 places dans le classement Transparency international depuis l’avènement de Tshisekedi stagne et ne fait mieux que quatre pays africains (la Guinée équatoriale, la Libye, la Somalie et le Soudan du Sud). La perception de la corruption en RDC est toujours beaucoup plus grande, l’absence de réelles réformes institutionnelles et d’engagement pour lutter contre ce fléau demeure une problématique à résoudre si  l’on veut espérer un meilleur classement pour la RDC dans les années avenir. <br></p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil whatsapp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. A bientôt.<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 Jan 2022 11:31:01 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le mardi 25 janvier, l’ONG Transparency international a publié son rapport sur l’indice de perception de la corruption en 2021. C’est la première fois, depuis l’avènement du président Félix Tshisekedi, que la RDC gagne une place. Elle quitte de ce fait...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Ce que révèle l’affaire Kabund</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il y a une semaine, Jean-Marc Kabund a annoncé, sur Twitter, sa démission   au poste de premier vice-président de l'Assemblée nationale. Une décision surprenante : Kabund  est l'un des acteurs les plus puissants et les plus controversés de la scène politique congolaise ces dernières années. Qu'est-ce qui a conduit à cette annonce et quelles en seront les conséquences ?<br></p>
<p>Bonjour, je suis Jason Stearns, directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche de l'Université de New York. Vous écoutez le 47e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d'actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 21 janvier 2022. Essayons de décortiquer l'affaire Kabund.<br></p>
<p>Tout a commencé le mardi 11 janvier. Une vidéo prise par le conducteur d'une voiture a circulé. Elle montre comment des policiers du service de sécurité de Kabund ont attaqué un membre de la garde républicaine, une unité de l’armée affectée à la protection du président de la République, qui était assis à côté du chauffeur, le soustrayant violemment de la voiture. Selon les témoins, le véhicule, qui appartiendrait à une proche du président Félix Tshisekedi, roulait du mauvais côté de la route, apparemment pour contourner un embouteillage. En représailles, un jour plus tard, un grand groupe de gardes républicains a saccagé la maison de Kabund. Des images sont apparues sur Twitter et Whatsapp montrant des canapés renversés, des livres et des documents éparpillés.<br><br></p>
<p>Ce n'est pas la première fois que Kabund est impliqué dans une prise de bec avec un membre de la famille Tshisekedi. En septembre de l'année dernière, la même garde de Kabund avait crevé les pneus d'une voiture d'une autre membre influente de la famille présidentielle. <br></p>
<p>Cette fois, Kabund semble être allé trop loin. Deux jours plus tard, Kabund a annoncé sa démission à son poste de premier vice-président de l'Assemblée nationale, toujours sur Twitter.  Un poste qu’il occupait à nouveau depuis environ un an, après sa destitution. Jusqu’ à présent, la lettre de cette démission annoncée n’est toujours pas déposée au bureau de l’Assemblée nationale. Un groupe de parlementaires  UDPS pousse cependant Kabund à quitter également son poste de président ad interim du parti. <br></p>
<p>Kabund avait été un architecte clé de la rupture avec le FCC de Kabila et de la création d'une nouvelle majorité à l'Assemblée nationale. Ses tactiques musclées ont fait polémique, mais son départ, s'il est définitif, laissera une fois de plus le parti présidentiel dans la tourmente. Depuis des années, le parti souffre des défections de personnalités de premier plan – Tshibala, Moleka, Badibanga, Kapika, Mavungu pour ne n’en mentionner que quelques-uns. Si Kabund reste président de l'UDPS, cette querelle très publique ne contribuera pas à forger l'unité dont il a besoin pour diriger le pays. <br></p>
<p>Ces événements devraient susciter enfin des questions sur le privilège de l'élite. Pourquoi un membre de la famille de Tshisekedi roulait-il à contresens ? Pourquoi les policiers ont-ils utilisé une telle force brutale ? Et, peut-être le plus important, pourquoi la Garde républicaine s'est-elle engagée dans une vendetta contre Kabund au lieu de passer par les canaux institutionnels appropriés ? <br></p>
<p>En attendant le dénouement de cette affaire, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a une semaine, Jean-Marc Kabund a annoncé, sur Twitter, sa démission   au poste de premier vice-président de l'Assemblée nationale. Une décision surprenante : Kabund  est l'un des acteurs les plus puissants et les plus controversés de la scène politique congolaise ces dernières années. Qu'est-ce qui a conduit à cette annonce et quelles en seront les conséquences ?<br></p>
<p>Bonjour, je suis Jason Stearns, directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche de l'Université de New York. Vous écoutez le 47e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d'actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 21 janvier 2022. Essayons de décortiquer l'affaire Kabund.<br></p>
<p>Tout a commencé le mardi 11 janvier. Une vidéo prise par le conducteur d'une voiture a circulé. Elle montre comment des policiers du service de sécurité de Kabund ont attaqué un membre de la garde républicaine, une unité de l’armée affectée à la protection du président de la République, qui était assis à côté du chauffeur, le soustrayant violemment de la voiture. Selon les témoins, le véhicule, qui appartiendrait à une proche du président Félix Tshisekedi, roulait du mauvais côté de la route, apparemment pour contourner un embouteillage. En représailles, un jour plus tard, un grand groupe de gardes républicains a saccagé la maison de Kabund. Des images sont apparues sur Twitter et Whatsapp montrant des canapés renversés, des livres et des documents éparpillés.<br><br></p>
<p>Ce n'est pas la première fois que Kabund est impliqué dans une prise de bec avec un membre de la famille Tshisekedi. En septembre de l'année dernière, la même garde de Kabund avait crevé les pneus d'une voiture d'une autre membre influente de la famille présidentielle. <br></p>
<p>Cette fois, Kabund semble être allé trop loin. Deux jours plus tard, Kabund a annoncé sa démission à son poste de premier vice-président de l'Assemblée nationale, toujours sur Twitter.  Un poste qu’il occupait à nouveau depuis environ un an, après sa destitution. Jusqu’ à présent, la lettre de cette démission annoncée n’est toujours pas déposée au bureau de l’Assemblée nationale. Un groupe de parlementaires  UDPS pousse cependant Kabund à quitter également son poste de président ad interim du parti. <br></p>
<p>Kabund avait été un architecte clé de la rupture avec le FCC de Kabila et de la création d'une nouvelle majorité à l'Assemblée nationale. Ses tactiques musclées ont fait polémique, mais son départ, s'il est définitif, laissera une fois de plus le parti présidentiel dans la tourmente. Depuis des années, le parti souffre des défections de personnalités de premier plan – Tshibala, Moleka, Badibanga, Kapika, Mavungu pour ne n’en mentionner que quelques-uns. Si Kabund reste président de l'UDPS, cette querelle très publique ne contribuera pas à forger l'unité dont il a besoin pour diriger le pays. <br></p>
<p>Ces événements devraient susciter enfin des questions sur le privilège de l'élite. Pourquoi un membre de la famille de Tshisekedi roulait-il à contresens ? Pourquoi les policiers ont-ils utilisé une telle force brutale ? Et, peut-être le plus important, pourquoi la Garde républicaine s'est-elle engagée dans une vendetta contre Kabund au lieu de passer par les canaux institutionnels appropriés ? <br></p>
<p>En attendant le dénouement de cette affaire, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Jan 2022 12:30:01 +0000</pubDate>
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                <title>Les quatre leçons de la tournée de Tshisekedi dans le Kasaï</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Toye mpo na koyiba mboka oyo te, koboma yango te. D’ailleurs, eloko ya koboma eza lisusu te mpo esi ekufa  ». Traduisez : « Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir pour voler ce pays ni pour le détruire. D’ailleurs, il n’y a plus rien à détruire, car tout est déjà par terre. » Ces propos du président Félix Tshisekedi à Lodja, le 5 janvier 2022, ont suscité diverses interprétations au Congo. Mais au-delà des petites phrases polémiques, quelles sont les leçons à retenir de la tournée présidentielle dans l’espace kasaïen ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 46e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 14 janvier 2022. Essayons de tirer les enseignements du dernier voyage d’itinérance du président Félix Tshisekedi.<br></p>
<p>Trois ans. Il aura donc fallu trois ans à Tshisekedi pour se rendre dans le Kasaï, en tant que président de la République. Du 24 décembre 2021 au 6 janvier 2022, le chef de l’État congolais a visité quelques villes, territoires et localités des cinq provinces du Grand Kasaï, sa région d’origine. Entre autres Mbuji-Mayi, Kabeya Kamuanga, Mupompa, Kabinda, Kananga, Tshikapa, Lodja… De ces voyages, il ressort un constat d'abandon de l’arrière-pays dans l’exécution des politiques publiques. C’est sans nul doute le premier enseignement. Une population qui croupit dans la misère, des salaires des fonctionnaires insuffisants pour faire face au coût de la vie et des infrastructures de base quasi-inexistantes. Tshisekedi aurait-il dû venir plus tôt « chez lui » pour s’en rendre compte ? Dans l’entourage du président, on évoque l’urgence sécuritaire qui l’aurait décidé à se rendre d’abord dans la partie est du pays. Aussi, se défend un proche du chef de l’État, « lorsqu’on devient président, sa province, sa tribu, c’est le Congo ».<br></p>
<p>Mais toujours est-il que, une fois au pouvoir, Tshisekedi s’est d’abord tourné vers l’extérieur. Personne n’a oublié les allers et retours du chef de l’État à l’étranger. Si certains de ces voyages ont aidé à obtenir des financements importants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la plupart d’entre eux n’ont pas entrainé d’investissements massifs dans le pays comme espéré. Et le temps presse. D’ici fin 2023, les Congolais vont demander des comptes. Quel sera alors le bilan du président sortant ? Dans la perspective des échéances électorales à venir, Tshisekedi compte visiter davantage l’intérieur du pays, endosser le costume d’un chef à l’écoute de son peuple, d’un chef qui veut palper du doigt les réalités locales, qui veut voir si les choses avancent dans le bon sens, ou pas. Se présenter finalement comme la solution à cet abandon de l’arrière-pays, tentant ainsi de se hisser au-dessus de la mêlée. Voilà le deuxième enseignement. <br></p>
<p>Le troisième enseignement, c’est ce que contient le sac de voyage du président. Un nouveau « projet phare » : le programme de développement local par territoire, autrement dénommé « programme de 145 territoires ». Sur fonds propres, le budget 2022 prévoit un peu plus de 181 millions de dollars, en attendant d’éventuels apports des partenaires extérieurs pour atteindre son coût total estimé à quelque 700 millions de dollars. L’idée consisterait à essayer de propulser le développement à la base, à partir de territoires. <br></p>
<p>Concrètement, il s’agira de lancer des petits projets dans chacun des 145 territoires du pays : des centres d’adduction d’eau motorisées ici, des constructions ou réhabilitations des édifices administratifs et des tronçons de routes de desserte agricole là-bas et partout des hôpitaux et des écoles de référence, … <br></p>
<p>Dernier enseignement, oui, vous l’avez compris, ces chantiers et projets annoncés rallongent la liste des promesses du chef de l’État. Le président Tshisekedi promet, entre autres, de relancer la Miba, d’électrifier plusieurs contrées, d’apporter de l’eau, de construire des routes, des écoles, des hôpitaux… À moins de deux ans du terme de son mandat. <br></p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Toye mpo na koyiba mboka oyo te, koboma yango te. D’ailleurs, eloko ya koboma eza lisusu te mpo esi ekufa  ». Traduisez : « Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir pour voler ce pays ni pour le détruire. D’ailleurs, il n’y a plus rien à détruire, car tout est déjà par terre. » Ces propos du président Félix Tshisekedi à Lodja, le 5 janvier 2022, ont suscité diverses interprétations au Congo. Mais au-delà des petites phrases polémiques, quelles sont les leçons à retenir de la tournée présidentielle dans l’espace kasaïen ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 46e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 14 janvier 2022. Essayons de tirer les enseignements du dernier voyage d’itinérance du président Félix Tshisekedi.<br></p>
<p>Trois ans. Il aura donc fallu trois ans à Tshisekedi pour se rendre dans le Kasaï, en tant que président de la République. Du 24 décembre 2021 au 6 janvier 2022, le chef de l’État congolais a visité quelques villes, territoires et localités des cinq provinces du Grand Kasaï, sa région d’origine. Entre autres Mbuji-Mayi, Kabeya Kamuanga, Mupompa, Kabinda, Kananga, Tshikapa, Lodja… De ces voyages, il ressort un constat d'abandon de l’arrière-pays dans l’exécution des politiques publiques. C’est sans nul doute le premier enseignement. Une population qui croupit dans la misère, des salaires des fonctionnaires insuffisants pour faire face au coût de la vie et des infrastructures de base quasi-inexistantes. Tshisekedi aurait-il dû venir plus tôt « chez lui » pour s’en rendre compte ? Dans l’entourage du président, on évoque l’urgence sécuritaire qui l’aurait décidé à se rendre d’abord dans la partie est du pays. Aussi, se défend un proche du chef de l’État, « lorsqu’on devient président, sa province, sa tribu, c’est le Congo ».<br></p>
<p>Mais toujours est-il que, une fois au pouvoir, Tshisekedi s’est d’abord tourné vers l’extérieur. Personne n’a oublié les allers et retours du chef de l’État à l’étranger. Si certains de ces voyages ont aidé à obtenir des financements importants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la plupart d’entre eux n’ont pas entrainé d’investissements massifs dans le pays comme espéré. Et le temps presse. D’ici fin 2023, les Congolais vont demander des comptes. Quel sera alors le bilan du président sortant ? Dans la perspective des échéances électorales à venir, Tshisekedi compte visiter davantage l’intérieur du pays, endosser le costume d’un chef à l’écoute de son peuple, d’un chef qui veut palper du doigt les réalités locales, qui veut voir si les choses avancent dans le bon sens, ou pas. Se présenter finalement comme la solution à cet abandon de l’arrière-pays, tentant ainsi de se hisser au-dessus de la mêlée. Voilà le deuxième enseignement. <br></p>
<p>Le troisième enseignement, c’est ce que contient le sac de voyage du président. Un nouveau « projet phare » : le programme de développement local par territoire, autrement dénommé « programme de 145 territoires ». Sur fonds propres, le budget 2022 prévoit un peu plus de 181 millions de dollars, en attendant d’éventuels apports des partenaires extérieurs pour atteindre son coût total estimé à quelque 700 millions de dollars. L’idée consisterait à essayer de propulser le développement à la base, à partir de territoires. <br></p>
<p>Concrètement, il s’agira de lancer des petits projets dans chacun des 145 territoires du pays : des centres d’adduction d’eau motorisées ici, des constructions ou réhabilitations des édifices administratifs et des tronçons de routes de desserte agricole là-bas et partout des hôpitaux et des écoles de référence, … <br></p>
<p>Dernier enseignement, oui, vous l’avez compris, ces chantiers et projets annoncés rallongent la liste des promesses du chef de l’État. Le président Tshisekedi promet, entre autres, de relancer la Miba, d’électrifier plusieurs contrées, d’apporter de l’eau, de construire des routes, des écoles, des hôpitaux… À moins de deux ans du terme de son mandat. <br></p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 14 Jan 2022 10:26:37 +0000</pubDate>
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                <title>Quand l’opacité plane sur l’organisation des Jeux de la Francophonie en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les  IXᵉ Jeux de la Francophonie se tiendront du 19 au 28 août 2022 en République démocratique du Congo. C’est un grand événement au pays en cette nouvelle année. Sur le site internet des Jeux, le <a href="https://www.jeux.francophonie.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;compte à rebours est enclenché &lt;/span&gt;">compte à rebours est enclenché </a>et un programme préliminaire publié. À Kinshasa où s'organiseront les compétitions sportives et concours culturels, tout n’est pas prêt. À huit mois de la tenue de ces Jeux, les langues se délient et beaucoup craignent une organisation mal ficelée : des travaux de construction ou de rénovation sont presque à l'arrêt et des soupçons de détournements des fonds dédiés à ces travaux émergent. </p>
<p> </p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Ange Makadi Ngoy.  Je suis chercheuse au sein du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York. Nous sommes le vendredi 7 janvier 2022 et vous écoutez le 45e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui analyse l'actualité en RDC. Bienvenue à ce premier podcast de l'année 2022.<br></p>
<p>L'inquiétude monte à Kinshasa, l’une des grandes villes francophones. Cette année, la 9e édition des  Jeux de la Francophonie s’organise dans la capitale congolaise, mais le niveau des préparations fait craindre le pire. La RDC cumule des difficultés d’ordre organisationnel, infrastructurel et financier. Pour la réussite de l’événement, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) s’appuie sur deux ­structures : le Comité international des Jeux de la francophonie (CIJF) et le Comité national des Jeux de la francophonie (CNJF). Le premier supervise les actions du second. <br></p>
<p>Si Isidore Kwandja Ngembo, le directeur du Comité national des Jeux de la francophonie, rassure de la tenue de ces jeux à Kinshasa en dépit des retards constatés, selon d’autres observateurs, Kinshasa n’a ni le temps ni les moyens pour accueillir de la belle manière ce grand rendez-vous culturel et sportif du monde francophone. <br></p>
<p>De fait, l’organisation de ces Jeux vient une fois de plus mettre à nu la question de l’impunité au sommet de l’État. Pour mieux suivre sa tenue, le président Félix Tshisekedi avait nommé, le 14 février 2021, un Haut-représentant, Didier Tshiyoyo. Près de dix mois plus tard, ce dernier a été <a href="https://www.radiookapi.net/2022/01/05/actualite/sport/rdc-revocation-du-haut-representant-du-chef-de-letat-aux-ixe-jeux-de-la" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;révoqué&lt;/span&gt;"><u>révoqué</u></a>. Une mise à l’écart qui serait justifiée par des malversations financières, selon certaines sources. Jusque là, aucune information judiciaire n'a été ouverte.<br></p>
<p>Cette organisation laisse aussi entrevoir le manque de transparence dans la gestion des fonds publics. L'année dernière, le rapport du Comité international des Jeux de la Francophonie alertait déjà sur des contrats conclus de gré à gré, qui ne satisfaisaient pas à l’exigence de transparence inhérente aux grands événements internationaux. Certaines factures avaient été gonflées. Selon le même <a href="https://zoom-eco.net/developpement/rdc-jeux-de-la-francophonie-2022-loif-denonce-les-depenses-non-justifiees-et-le-manque-de-transparence-dans-lexecution-des-depenses/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;rapport&lt;/span&gt;"><u>rapport</u></a>, le coût de la construction du village est passé de 41 à 113 millions de dollars américains. À ce stade, il est crucial que, pour des raisons de transparence, la gestion des fonds soit clarifiée et que le montant déboursé soit connu.  <br></p>
<p>Enfin,  de l’organisation des Jeux à Kinshasa transparaît le manque d’infrastructures sportif et culturel dont souffre le pays. Au départ, c’est la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), qui devrait abriter les Jeux de la Francophonie. Au cœur du dispositif se trouve, en effet, le village des Jeux où 12 immeubles de 7 étages devraient être érigés pour loger les délégations. Le coût doit être entièrement financé par le budget de la RDC. Ensuite, il y a les aires de jeu où les activités doivent se dérouler. Au total, plus de 3 500 athlètes des pays francophones sont attendus. Faute de temps, les organisateurs ont opté pour le stade Tata Raphaël de la Kethule et des logements préfabriqués. Du côté du Comité, l’on pense à accueillir les athlètes dans les logements des étudiants à l'Université de Kinshasa, comme plan B. <br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. Rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. Nous vous souhaitons une heureuse année 2022 ! À bientôt !<br><br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les  IXᵉ Jeux de la Francophonie se tiendront du 19 au 28 août 2022 en République démocratique du Congo. C’est un grand événement au pays en cette nouvelle année. Sur le site internet des Jeux, le <a href="https://www.jeux.francophonie.org/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(0, 0, 0); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;compte à rebours est enclenché &lt;/span&gt;">compte à rebours est enclenché </a>et un programme préliminaire publié. À Kinshasa où s'organiseront les compétitions sportives et concours culturels, tout n’est pas prêt. À huit mois de la tenue de ces Jeux, les langues se délient et beaucoup craignent une organisation mal ficelée : des travaux de construction ou de rénovation sont presque à l'arrêt et des soupçons de détournements des fonds dédiés à ces travaux émergent. </p>
<p> </p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Ange Makadi Ngoy.  Je suis chercheuse au sein du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York. Nous sommes le vendredi 7 janvier 2022 et vous écoutez le 45e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui analyse l'actualité en RDC. Bienvenue à ce premier podcast de l'année 2022.<br></p>
<p>L'inquiétude monte à Kinshasa, l’une des grandes villes francophones. Cette année, la 9e édition des  Jeux de la Francophonie s’organise dans la capitale congolaise, mais le niveau des préparations fait craindre le pire. La RDC cumule des difficultés d’ordre organisationnel, infrastructurel et financier. Pour la réussite de l’événement, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) s’appuie sur deux ­structures : le Comité international des Jeux de la francophonie (CIJF) et le Comité national des Jeux de la francophonie (CNJF). Le premier supervise les actions du second. <br></p>
<p>Si Isidore Kwandja Ngembo, le directeur du Comité national des Jeux de la francophonie, rassure de la tenue de ces jeux à Kinshasa en dépit des retards constatés, selon d’autres observateurs, Kinshasa n’a ni le temps ni les moyens pour accueillir de la belle manière ce grand rendez-vous culturel et sportif du monde francophone. <br></p>
<p>De fait, l’organisation de ces Jeux vient une fois de plus mettre à nu la question de l’impunité au sommet de l’État. Pour mieux suivre sa tenue, le président Félix Tshisekedi avait nommé, le 14 février 2021, un Haut-représentant, Didier Tshiyoyo. Près de dix mois plus tard, ce dernier a été <a href="https://www.radiookapi.net/2022/01/05/actualite/sport/rdc-revocation-du-haut-representant-du-chef-de-letat-aux-ixe-jeux-de-la" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;révoqué&lt;/span&gt;"><u>révoqué</u></a>. Une mise à l’écart qui serait justifiée par des malversations financières, selon certaines sources. Jusque là, aucune information judiciaire n'a été ouverte.<br></p>
<p>Cette organisation laisse aussi entrevoir le manque de transparence dans la gestion des fonds publics. L'année dernière, le rapport du Comité international des Jeux de la Francophonie alertait déjà sur des contrats conclus de gré à gré, qui ne satisfaisaient pas à l’exigence de transparence inhérente aux grands événements internationaux. Certaines factures avaient été gonflées. Selon le même <a href="https://zoom-eco.net/developpement/rdc-jeux-de-la-francophonie-2022-loif-denonce-les-depenses-non-justifiees-et-le-manque-de-transparence-dans-lexecution-des-depenses/" title="&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Garamond, serif; color: rgb(17, 85, 204); background-color: transparent; font-weight: 400; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; text-decoration: underline; text-decoration-skip: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;rapport&lt;/span&gt;"><u>rapport</u></a>, le coût de la construction du village est passé de 41 à 113 millions de dollars américains. À ce stade, il est crucial que, pour des raisons de transparence, la gestion des fonds soit clarifiée et que le montant déboursé soit connu.  <br></p>
<p>Enfin,  de l’organisation des Jeux à Kinshasa transparaît le manque d’infrastructures sportif et culturel dont souffre le pays. Au départ, c’est la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), qui devrait abriter les Jeux de la Francophonie. Au cœur du dispositif se trouve, en effet, le village des Jeux où 12 immeubles de 7 étages devraient être érigés pour loger les délégations. Le coût doit être entièrement financé par le budget de la RDC. Ensuite, il y a les aires de jeu où les activités doivent se dérouler. Au total, plus de 3 500 athlètes des pays francophones sont attendus. Faute de temps, les organisateurs ont opté pour le stade Tata Raphaël de la Kethule et des logements préfabriqués. Du côté du Comité, l’on pense à accueillir les athlètes dans les logements des étudiants à l'Université de Kinshasa, comme plan B. <br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. Rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. Nous vous souhaitons une heureuse année 2022 ! À bientôt !<br><br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 Jan 2022 12:19:38 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Les  IXᵉ Jeux de la Francophonie se tiendront du 19 au 28 août 2022 en République démocratique du Congo. C’est un grand événement au pays en cette nouvelle année. Sur le site internet des Jeux, le compte à rebours est enclenché  (https://www.jeux.franc...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>État de la nation et l’avenir du gouvernement</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le lundi 13 décembre, le président Félix Tshisekedi a prononcé son discours annuel sur l'état de la nation. C'est la première fois que ce discours a lieu depuis que sa nouvelle famille politique, l’Union sacrée pour la nation (USN) a obtenu une majorité au parlement. Et l’un des aspects les plus frappants a été le ton quelque peu critique employé par le président pour parler de son gouvernement–le premier gouvernement entièrement acquis à cette nouvelle famille politique.<br></p>
<p>Bonjour !<br></p>
<p>Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York. Bienvenue à ce 44e numéro de Po na GEC, le dernier de l'an 2021.<br></p>
<p>Dans les 23 pages du discours prononcé par le chef de l’État, quelques lignes méritent une attention particulière. Il y qualifie les mesures prises par le gouvernement en faveur de la population (eau, électricité, soins de santé et transport) comme étant « insuffisantes ». Ce sont des initiatives qui, pour reprendre encore ses mots, « souffrent d’un manque de coordination et d’une faiblesse de pilotage. [...] Ces dysfonctionnements sont inacceptables ». Et il continue : « J’interpelle ainsi tous les intervenants pour régler sans délai les problèmes et de livrer ces ouvrages pour améliorer les conditions de vie de la population ». <br></p>
<p>Le chef de l’État semble avoir marqué publiquement, à travers un discours si important, sa déception envers la performance de l'exécutif. Pour quelles raisons ? Et quelles pourraient en être les conséquences ?<br></p>
<p>Une explication serait la tentative du président Félix Tshisekedi de solliciter la faveur de la population–il se positionne comme un président qui s’exprime au nom de la population, comme pour exhorter ses troupes du gouvernement à mieux faire avant les prochaines échéances électorales en 2023. Mais ce faisant, il semble tenter de se dissocier personnellement du bilan de son propre gouvernement. Serait-ce donc une manière de se dédouaner d’un échec partiel dont il pourrait être accusé d’être en partie responsable ? Avec les élections en vue, cette hypothèse n’est pas à exclure. Le président pourrait avoir, tout de même, des difficultés à convaincre l’opinion : il est, par exemple, resté silencieux sur la question de la perception de la très impopulaire taxe RAM, malgré les dénonciations des deux chambres du parlement sur cette question lors de l’examen de la loi des finances 2022.<br></p>
<p>Certes, sur le plan juridique le président n’est pas politiquement responsable devant le congrès : c’est plutôt le gouvernement–le premier ministre, les vice-premiers ministres, ministres d'État et ministres sectoriels–qui est directement responsable devant les parlementaires, plus particulièrement les députés nationaux. Mais aux yeux de la population, est-ce le gouvernement qui porte à lui seul la responsabilité politique de l'amélioration des conditions sociales des Congolais ?  Tel ne semble pas être le cas dans la mesure où le Conseil des ministres, organe de décision du gouvernement, est convoqué et présidé par le président et seulement par le Premier ministre en cas de sa délégation. <br></p>
<p>D’aucuns soufflent que <a href="https://www.mediacongo.net/article-actualite-97688_etat_de_la_nation_tshisekedi_met_la_pression_sur_l_executif.html" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;les mots du président présagent notamment un remaniement proche du gouvernement&lt;/span&gt;"><u>les mots du président présagent notamment un remaniement proche du gouvernement</u></a>. Ceci permettrait, en théorie, au président de faire deux choses. Il pourrait faire partir certains membres du gouvernement pas assez performants pour les remplacer et ainsi tenter d’améliorer le bilan social avant 2023, tout en permettant à d'autres de sa coalition d'accéder au pouvoir ministériel. Mais la question brûlante serait de savoir qui il pourrait nommer comme prochain premier ministre. Serait-ce une occasion pour le président de permettre à son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe, d'accéder à la primature comme le prévoyait leur accord pré-électoral de Nairobi et à travers cette nomination, tenter d'amadouer l'électorat de l’est du pays ? Ce dernier ne serait pas la première personne à devenir Premier ministre tout en étant en liberté provisoire, à l’instar de Bruno Tshibala en 2017. <br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. Rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. Nous souhaitons nos meilleurs vœux et bonne année à tous nos auditeurs. Le prochain rendez-vous sera le 7 janvier 2022 ! À bientôt !<br><br></p>
<p> <br><br><br><br><br><br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 13 décembre, le président Félix Tshisekedi a prononcé son discours annuel sur l'état de la nation. C'est la première fois que ce discours a lieu depuis que sa nouvelle famille politique, l’Union sacrée pour la nation (USN) a obtenu une majorité au parlement. Et l’un des aspects les plus frappants a été le ton quelque peu critique employé par le président pour parler de son gouvernement–le premier gouvernement entièrement acquis à cette nouvelle famille politique.<br></p>
<p>Bonjour !<br></p>
<p>Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l'Université de New-York. Bienvenue à ce 44e numéro de Po na GEC, le dernier de l'an 2021.<br></p>
<p>Dans les 23 pages du discours prononcé par le chef de l’État, quelques lignes méritent une attention particulière. Il y qualifie les mesures prises par le gouvernement en faveur de la population (eau, électricité, soins de santé et transport) comme étant « insuffisantes ». Ce sont des initiatives qui, pour reprendre encore ses mots, « souffrent d’un manque de coordination et d’une faiblesse de pilotage. [...] Ces dysfonctionnements sont inacceptables ». Et il continue : « J’interpelle ainsi tous les intervenants pour régler sans délai les problèmes et de livrer ces ouvrages pour améliorer les conditions de vie de la population ». <br></p>
<p>Le chef de l’État semble avoir marqué publiquement, à travers un discours si important, sa déception envers la performance de l'exécutif. Pour quelles raisons ? Et quelles pourraient en être les conséquences ?<br></p>
<p>Une explication serait la tentative du président Félix Tshisekedi de solliciter la faveur de la population–il se positionne comme un président qui s’exprime au nom de la population, comme pour exhorter ses troupes du gouvernement à mieux faire avant les prochaines échéances électorales en 2023. Mais ce faisant, il semble tenter de se dissocier personnellement du bilan de son propre gouvernement. Serait-ce donc une manière de se dédouaner d’un échec partiel dont il pourrait être accusé d’être en partie responsable ? Avec les élections en vue, cette hypothèse n’est pas à exclure. Le président pourrait avoir, tout de même, des difficultés à convaincre l’opinion : il est, par exemple, resté silencieux sur la question de la perception de la très impopulaire taxe RAM, malgré les dénonciations des deux chambres du parlement sur cette question lors de l’examen de la loi des finances 2022.<br></p>
<p>Certes, sur le plan juridique le président n’est pas politiquement responsable devant le congrès : c’est plutôt le gouvernement–le premier ministre, les vice-premiers ministres, ministres d'État et ministres sectoriels–qui est directement responsable devant les parlementaires, plus particulièrement les députés nationaux. Mais aux yeux de la population, est-ce le gouvernement qui porte à lui seul la responsabilité politique de l'amélioration des conditions sociales des Congolais ?  Tel ne semble pas être le cas dans la mesure où le Conseil des ministres, organe de décision du gouvernement, est convoqué et présidé par le président et seulement par le Premier ministre en cas de sa délégation. <br></p>
<p>D’aucuns soufflent que <a href="https://www.mediacongo.net/article-actualite-97688_etat_de_la_nation_tshisekedi_met_la_pression_sur_l_executif.html" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;les mots du président présagent notamment un remaniement proche du gouvernement&lt;/span&gt;"><u>les mots du président présagent notamment un remaniement proche du gouvernement</u></a>. Ceci permettrait, en théorie, au président de faire deux choses. Il pourrait faire partir certains membres du gouvernement pas assez performants pour les remplacer et ainsi tenter d’améliorer le bilan social avant 2023, tout en permettant à d'autres de sa coalition d'accéder au pouvoir ministériel. Mais la question brûlante serait de savoir qui il pourrait nommer comme prochain premier ministre. Serait-ce une occasion pour le président de permettre à son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe, d'accéder à la primature comme le prévoyait leur accord pré-électoral de Nairobi et à travers cette nomination, tenter d'amadouer l'électorat de l’est du pays ? Ce dernier ne serait pas la première personne à devenir Premier ministre tout en étant en liberté provisoire, à l’instar de Bruno Tshibala en 2017. <br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. Rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. Nous souhaitons nos meilleurs vœux et bonne année à tous nos auditeurs. Le prochain rendez-vous sera le 7 janvier 2022 ! À bientôt !<br><br></p>
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                <pubDate>Fri, 17 Dec 2021 07:18:54 +0000</pubDate>
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                <title>Les débuts compliqués de l’intervention ougandaise en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’était le lundi 29 novembre. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya avait convoqué une conférence de presse pour marteler un message : « il n’y a pas de troupes ougandaises en RDC, il y a plutôt mutualisation des renseignements militaires entre les FARDC et l’armée ougandaise » a-t-il dit.</p>
<p>Mais quelques heures plus tard, les propos du ministre étaient déjà contredits par les faits : l’Ouganda commençait à bombarder des positions sur le territoire congolais et ses troupes franchissaient la frontière. Comment expliquer une communication aussi contradictoire ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu. Vous écoutez le 43e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo sur l’actualité de la RDC. Et cette semaine nous nous intéressons à l’intervention ougandaise dans l’est du Congo.</p>
<p><br></p>
<p>À l’heure où nous enregistrons cet épisode, cette intervention ressemble encore à une « drôle de guerre ». Le bilan des bombardements du 30 novembre n’a toujours pas été confirmé de source indépendante. Et aucun combat ne semble avoir pour l’instant opposé les ADF, Forces démocratiques alliées, et les forces ougandaises censées les pourchasser. Alors, que se passe-t-il ?</p>
<p><br></p>
<p>Selon plusieurs sources diplomatiques et de terrain, les débuts de l’opération ont été paralysés par un manque de coordination entre l’armée ougandaise et l’armée congolaise. Le président Félix Tshisekedi a autorisé Kampala à intervenir, <a href="https://twitter.com/PierreBoisselet/status/1464283305323417604" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:'Helvetica Neue',sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;comme nous l’avions rapporté le 26 novembre&lt;/span&gt;"><u>comme nous l’avions rapporté le 26 novembre</u></a>. Mais l’Ouganda semble avoir interprété ce feu vert comme une autorisation à agir sans concertation. </p>
<p><br></p>
<p>Conséquence : plusieurs membres du gouvernement congolais ont été eux-mêmes surpris d’apprendre le début des bombardements sur leur sol. Cela explique pourquoi le gouvernement congolais se bornait à évoquer « des actions concertées » entre les deux armées, alors que l’Ouganda assumait une réelle intervention au Congo. Selon nos informations, ceci a eu d’autres conséquences sur le terrain : les deux forces ne sont toujours pas parvenues à s’entendre sur une stratégie conjointe face aux ADF. Faute d’anticipation, les véhicules lourds envoyés par l’Ouganda semblent aussi rencontrer des difficultés à progresser. Les routes sont en terre rendues et elles ont été rendues impraticables par une intense saison des pluies. </p>
<p>À cela s’ajoutent des problèmes de coordination avec la Monusco, la Mission de l’ONU en RDC. Son mandat ne l’autorise pas à collaborer avec une armée étrangère. Selon une source au sein de la Mission, cela signifie que les opérations qu’elle avait prévues contre les ADF, avec notamment son nouveau contingent kényan, sont pour le moment mises sur pause.</p>
<p>De son côté, l’Ouganda a exprimé une grande défiance à l’égard des casques bleus par la voix de son ministre des affaires étrangères, Henry Oryem Okello, dans une interview à la chaîne NTV. « Nous n’avons pas besoin de l’aide militaire de la Monusco. Même s’ils nous offraient une tasse de thé, nous la refuserions. L’armée ougandaise a la capacité de faire ce qu’elle a à faire dans l’est de la RDC sans son assistance ». </p>
<p>Le résultat de tout cela, c’est que, sur le territoire de Beni, trois forces militaires chargées de traquer les ADF sont présentes sans réelle coordination entre elles pour le moment. </p>
<p>Mais ce manque d’organisation semble aussi toucher Washington. Alors que le Département d’Etat semble considérer cette intervention comme une composante utile dans la lutte contre le terrorisme, le département du Trésor a prononcé des sanctions contre un homme clé de cette opération : le chef des renseignements militaires ougandais, Abel Kandiho, accusé de violations de droits de l’homme commises en Ouganda.</p>
<p>Ce début poussif et mal coordonné de l’intervention n’est pas une bonne nouvelle pour la lutte contre les ADF. En plus de deux décennies de présence dans l’est de la RDC, ce groupe a montré une inquiétante capacité à résister aux interventions militaires. Ces débuts hésitants risquent de lui laisser le temps de se réorganiser.</p>
<p>Les différents acteurs qui prétendent lutter contre les ADF devraient se ressaisir rapidement, et mettre sur pied une stratégie complète et cohérente, s’ils veulent arriver, enfin, à les défaire.</p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite!<br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’était le lundi 29 novembre. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya avait convoqué une conférence de presse pour marteler un message : « il n’y a pas de troupes ougandaises en RDC, il y a plutôt mutualisation des renseignements militaires entre les FARDC et l’armée ougandaise » a-t-il dit.</p>
<p>Mais quelques heures plus tard, les propos du ministre étaient déjà contredits par les faits : l’Ouganda commençait à bombarder des positions sur le territoire congolais et ses troupes franchissaient la frontière. Comment expliquer une communication aussi contradictoire ?</p>
<p><br></p>
<p>Bonjour. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu. Vous écoutez le 43e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo sur l’actualité de la RDC. Et cette semaine nous nous intéressons à l’intervention ougandaise dans l’est du Congo.</p>
<p><br></p>
<p>À l’heure où nous enregistrons cet épisode, cette intervention ressemble encore à une « drôle de guerre ». Le bilan des bombardements du 30 novembre n’a toujours pas été confirmé de source indépendante. Et aucun combat ne semble avoir pour l’instant opposé les ADF, Forces démocratiques alliées, et les forces ougandaises censées les pourchasser. Alors, que se passe-t-il ?</p>
<p><br></p>
<p>Selon plusieurs sources diplomatiques et de terrain, les débuts de l’opération ont été paralysés par un manque de coordination entre l’armée ougandaise et l’armée congolaise. Le président Félix Tshisekedi a autorisé Kampala à intervenir, <a href="https://twitter.com/PierreBoisselet/status/1464283305323417604" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:'Helvetica Neue',sans-serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;comme nous l’avions rapporté le 26 novembre&lt;/span&gt;"><u>comme nous l’avions rapporté le 26 novembre</u></a>. Mais l’Ouganda semble avoir interprété ce feu vert comme une autorisation à agir sans concertation. </p>
<p><br></p>
<p>Conséquence : plusieurs membres du gouvernement congolais ont été eux-mêmes surpris d’apprendre le début des bombardements sur leur sol. Cela explique pourquoi le gouvernement congolais se bornait à évoquer « des actions concertées » entre les deux armées, alors que l’Ouganda assumait une réelle intervention au Congo. Selon nos informations, ceci a eu d’autres conséquences sur le terrain : les deux forces ne sont toujours pas parvenues à s’entendre sur une stratégie conjointe face aux ADF. Faute d’anticipation, les véhicules lourds envoyés par l’Ouganda semblent aussi rencontrer des difficultés à progresser. Les routes sont en terre rendues et elles ont été rendues impraticables par une intense saison des pluies. </p>
<p>À cela s’ajoutent des problèmes de coordination avec la Monusco, la Mission de l’ONU en RDC. Son mandat ne l’autorise pas à collaborer avec une armée étrangère. Selon une source au sein de la Mission, cela signifie que les opérations qu’elle avait prévues contre les ADF, avec notamment son nouveau contingent kényan, sont pour le moment mises sur pause.</p>
<p>De son côté, l’Ouganda a exprimé une grande défiance à l’égard des casques bleus par la voix de son ministre des affaires étrangères, Henry Oryem Okello, dans une interview à la chaîne NTV. « Nous n’avons pas besoin de l’aide militaire de la Monusco. Même s’ils nous offraient une tasse de thé, nous la refuserions. L’armée ougandaise a la capacité de faire ce qu’elle a à faire dans l’est de la RDC sans son assistance ». </p>
<p>Le résultat de tout cela, c’est que, sur le territoire de Beni, trois forces militaires chargées de traquer les ADF sont présentes sans réelle coordination entre elles pour le moment. </p>
<p>Mais ce manque d’organisation semble aussi toucher Washington. Alors que le Département d’Etat semble considérer cette intervention comme une composante utile dans la lutte contre le terrorisme, le département du Trésor a prononcé des sanctions contre un homme clé de cette opération : le chef des renseignements militaires ougandais, Abel Kandiho, accusé de violations de droits de l’homme commises en Ouganda.</p>
<p>Ce début poussif et mal coordonné de l’intervention n’est pas une bonne nouvelle pour la lutte contre les ADF. En plus de deux décennies de présence dans l’est de la RDC, ce groupe a montré une inquiétante capacité à résister aux interventions militaires. Ces débuts hésitants risquent de lui laisser le temps de se réorganiser.</p>
<p>Les différents acteurs qui prétendent lutter contre les ADF devraient se ressaisir rapidement, et mettre sur pied une stratégie complète et cohérente, s’ils veulent arriver, enfin, à les défaire.</p>
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 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Dec 2021 07:57:04 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>C’était le lundi 29 novembre. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya avait convoqué une conférence de presse pour marteler un message : « il n’y a pas de troupes ougandaises en RDC, il y a plutôt mutualisation des renseignements mili...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Vers où vont les relations entre la RDC et la Chine ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Les relations entre la République démocratique du Congo et la Chine font l'objet d'une attention croissante au cours des derniers mois. Le 20 novembre, le <em>New York Times</em> a publié un long article sur la façon dont le contrôle du cobalt congolais pourrait devenir l'enjeu d'une lutte de pouvoir entre la Chine et les États-Unis. Le 31 août, le célèbre journaliste Alain Foka a publié une enquête sur l'exploitation minière au Congo, qualifiant le traitement des travailleurs congolais par les entreprises chinoises de  « nouvelle traite négrière ». <br></p>
<p>Bonjour ! </p>
<p>Je m’appelle Jason Stearns, je suis le directeur du Groupe d’étude sur le Congo, GEC. Cette semaine, le 8e Forum sur la coopération sino-africaine s'est ouvert à Dakar avec une participation par video conférence du président Felix Tshisekedi. Une opportunité pour interroger les relations entre la Chine et le Congo, ce que nous faisons dans ce 42e épisode de Po Na GEC, notre capsule audio sur l’actualité congolaise. <br></p>
<p>Pour la RDC, les relations avec la Chine sont cruciales. La plupart des grandes mines industrielles du Congo sont maintenant détenues ou contrôlées par des entreprises chinoises ; elles représentent désormais la moitié de la production de cobalt du Congo et environ 70% de sa production de cuivre. La Chine est de loin la principale destination des exportations et la plus importante source des importations du Congo.<br></p>
<p>Le prédécesseur du président Félix Tshisekedi, Joseph Kabila, avait misé sur cette relation pour obtenir un soutien diplomatique et économique. En 2008, les deux pays avaient convenu que les entreprises chinoises financeraient des infrastructures à hauteur de 3 milliards de dollars et construiraient un projet de cuivre et de cobalt de 3,2 milliards de dollars. Cette semaine, nous avons découvert que cet accord a également servi à enrichir certains alliés et membres de la famille de Kabila : selon l’ONG américaine The Sentry, une société créée pour aider à gérer cet accord a envoyé 31 millions de dollars à des sociétés et des personnes directement liées à Kabila. L’agence de presse <em>Bloomberg </em>a rapporté qu'un péage routier mis en place par une société chinoise avait généré 302 millions de dollars ; une grande partie de cette somme est allée à une société appelée SPI, appartenant à des membres de la famille Kabila.<br></p>
<p>Deux rapports commandés par le président Tshisekedi et soumis en septembre de cette année sont peut-être tout aussi accablants. Le premier, rédigé par son ministre des Affaires étrangères, estime que depuis 2015, les 882 millions de dollars de bénéfices tirés de l'extraction de cuivre et de cobalt par les partenaires chinois ont seulement servi au remboursement des créanciers chinois. Le second, rédigé par le ministre des Infrastructures, rapporte que les Chinois n'ont investi que 969 millions de dollars sur les 3 milliards prévus pour la construction d'infrastructures. De plus, le ministre a déploré que le financement des infrastructures soit plafonné à 1 milliard de dollars par leurs partenaires chinois. Aucun des 31 hôpitaux et deux universités n'a été construit, et sur les 3 500 km de routes prévues, seuls 1 210 km ont été terminés.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi essaie clairement de réévaluer ses relations avec le gouvernement chinois.Son gouvernement a entrepris une révision des contrats miniers et forestiers, dont beaucoup impliquent des entreprises chinoises. Jusqu'à présent dans sa géopolitique, il a accordé la priorité à son partenariat avec les États-Unis - il s'est déjà rendu quatre fois à Washington au cours de son mandat, mais jamais à Pékin. Ayant réussi à obtenir d'importants dons et prêts du FMI et de la Banque mondiale, sera-t-il capable de restructurer également les relations de son pays avec la Chine ? <br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, en rejoignant notre fil WhatsApp. Envoyez " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !<br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les relations entre la République démocratique du Congo et la Chine font l'objet d'une attention croissante au cours des derniers mois. Le 20 novembre, le <em>New York Times</em> a publié un long article sur la façon dont le contrôle du cobalt congolais pourrait devenir l'enjeu d'une lutte de pouvoir entre la Chine et les États-Unis. Le 31 août, le célèbre journaliste Alain Foka a publié une enquête sur l'exploitation minière au Congo, qualifiant le traitement des travailleurs congolais par les entreprises chinoises de  « nouvelle traite négrière ». <br></p>
<p>Bonjour ! </p>
<p>Je m’appelle Jason Stearns, je suis le directeur du Groupe d’étude sur le Congo, GEC. Cette semaine, le 8e Forum sur la coopération sino-africaine s'est ouvert à Dakar avec une participation par video conférence du président Felix Tshisekedi. Une opportunité pour interroger les relations entre la Chine et le Congo, ce que nous faisons dans ce 42e épisode de Po Na GEC, notre capsule audio sur l’actualité congolaise. <br></p>
<p>Pour la RDC, les relations avec la Chine sont cruciales. La plupart des grandes mines industrielles du Congo sont maintenant détenues ou contrôlées par des entreprises chinoises ; elles représentent désormais la moitié de la production de cobalt du Congo et environ 70% de sa production de cuivre. La Chine est de loin la principale destination des exportations et la plus importante source des importations du Congo.<br></p>
<p>Le prédécesseur du président Félix Tshisekedi, Joseph Kabila, avait misé sur cette relation pour obtenir un soutien diplomatique et économique. En 2008, les deux pays avaient convenu que les entreprises chinoises financeraient des infrastructures à hauteur de 3 milliards de dollars et construiraient un projet de cuivre et de cobalt de 3,2 milliards de dollars. Cette semaine, nous avons découvert que cet accord a également servi à enrichir certains alliés et membres de la famille de Kabila : selon l’ONG américaine The Sentry, une société créée pour aider à gérer cet accord a envoyé 31 millions de dollars à des sociétés et des personnes directement liées à Kabila. L’agence de presse <em>Bloomberg </em>a rapporté qu'un péage routier mis en place par une société chinoise avait généré 302 millions de dollars ; une grande partie de cette somme est allée à une société appelée SPI, appartenant à des membres de la famille Kabila.<br></p>
<p>Deux rapports commandés par le président Tshisekedi et soumis en septembre de cette année sont peut-être tout aussi accablants. Le premier, rédigé par son ministre des Affaires étrangères, estime que depuis 2015, les 882 millions de dollars de bénéfices tirés de l'extraction de cuivre et de cobalt par les partenaires chinois ont seulement servi au remboursement des créanciers chinois. Le second, rédigé par le ministre des Infrastructures, rapporte que les Chinois n'ont investi que 969 millions de dollars sur les 3 milliards prévus pour la construction d'infrastructures. De plus, le ministre a déploré que le financement des infrastructures soit plafonné à 1 milliard de dollars par leurs partenaires chinois. Aucun des 31 hôpitaux et deux universités n'a été construit, et sur les 3 500 km de routes prévues, seuls 1 210 km ont été terminés.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi essaie clairement de réévaluer ses relations avec le gouvernement chinois.Son gouvernement a entrepris une révision des contrats miniers et forestiers, dont beaucoup impliquent des entreprises chinoises. Jusqu'à présent dans sa géopolitique, il a accordé la priorité à son partenariat avec les États-Unis - il s'est déjà rendu quatre fois à Washington au cours de son mandat, mais jamais à Pékin. Ayant réussi à obtenir d'importants dons et prêts du FMI et de la Banque mondiale, sera-t-il capable de restructurer également les relations de son pays avec la Chine ? <br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, en rejoignant notre fil WhatsApp. Envoyez " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !<br>
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                <pubDate>Fri, 03 Dec 2021 12:12:47 +0000</pubDate>
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                <title>Congo Hold-up au delà de l’indignation</title>
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                <description><![CDATA[<p>Depuis une semaine, un groupe de médias internationaux et d’organisations non gouvernementales, dont le Groupe d’étude sur le Congo, publie des révélations accablantes sur les malversations financières au sein de la BGFIBank RDC, lesquelles impliquent l’entourage de  Joseph Kabila.  Au total, plus de 138 millions de dollars ont été transférés par des entreprises et des organismes publics vers des sociétés proches de l’ancien président. Ces révélations ont suscité de l’indignation des Congolais. Mais au-delà de l’indignation, que peut-il vraiment se passer ?  <br></p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis directeur de recherche au sein du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. </p>
<p>Dans ce 41e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d'actualité en RDC, je reviens sur ce nouveau scandale et l’opportunité qu’il offre dans la lutte contre la corruption et l’impunité. <br></p>
<p>C’est une histoire de gros chiffres : 3,5 millions de documents sensibles d’une banque, la BGFIBank, analysés par 19 médias et 5 organisations non-gouvernementales pendant plusieurs mois. La plus grosse fuite de données sensibles en Afrique, selon la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF). </p>
<p>C’est aussi l’histoire des millions de dollars disparus des caisses de l'État et transférés à des particuliers et entreprises proches de l’ancien président  de la République, Joseph Kabila. Plus de 138 millions de dollars provenant de la Ceni, de l’Onu, de la Gecamines, et surtout de la Banque centrale du Congo ont atterri dans des sociétés telles que Sud Oil, Egal, Kwanza Capital, toutes liées à la famille et à des proches de Joseph Kabila. </p>
<p>Si les chiffres sont énormes, on n’est cependant pas au premier scandale qui implique l’ancien président et ses proches ou même la BGFIBank RDC, longtemps dirigée par Francis Selemani et détenue à 40 % par Gloria Mteyu, respectivement frère et sœur de Joseph Kabila.</p>
<p><br></p>
<p>Et les chiffres sont toujours aussi importants, si pas bien plus. En 2016, la BGFIBank RDC avait déjà été au centre des controverses lorsqu'un de ses cadres Jean-Jacques Lumumba, avait alerté sur les pratiques douteuses au sein de cette banque. A l’époque déjà, des transferts d’ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars s’effectuent entre la Banque centrale et Égal, une compagnie qui appartient à des hommes d'affaires proches de Kabila. </p>
<p><br></p>
<p>En 2017, une enquête du GEC donne pour la première fois un aperçu de la richesse de Joseph Kabila: un réseau de 80 entreprises détenues par sa famille et ses proches. </p>
<p>D’autres recherches avaient également fait état de transactions mafieuses au bénéfice du réseau de Joseph Kabila et au détriment de l'État congolais. Ainsi, en 2013, l’Africa progress report, dirigé par Kofi Annan, notait que l'État congolais aurait perdu jusqu’à 1,4 milliards de dollars dans des opérations orchestrées par des proches de Joseph Kabila, entre 2010 et 2012. L’organisation anglaise Global Witness affirme, quant à elle, que entre 2013 et 2015, 750 millions de dollars destinés aux taxes n’ont jamais atteint les caisses de l'État. Centre Carter, The Sentry et d’autres organisations ont également démontré des scandales du même ordre. <br></p>
<p>Et l’alternance au pouvoir en 2018 n’a pas mis fin à ces malversations impliquant les dirigeants congolais. Ainsi, quelques mois après l'arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, d’autres scandales financiers explosent autour du programme d’urgence des 100 premiers jours du chef de l’État.  La population congolaise, quant à elle, n’a pas vu sa situation s’améliorer. Plus de 70 % des congolais vivent encore sous le seuil de la pauvreté et 43 % d’enfants en RDC souffrent de malnutrition, selon la Banque mondiale. <br></p>
<p>Si pour certains, Congo Hold-up est un scandale de plus, il a cependant plusieurs particularités qui offrent des opportunités pouvant permettre la fin de l’impunité. Pour la première fois, ces documents offrent un regard interne et détaillé sur les faiblesses du système bancaire congolais. Ils donnent aussi des preuves accablantes sur des pratiques financières douteuses, des preuves qui peuvent servir la justice. Enfin, il permet aussi de retracer précisément les fonds et donc de pouvoir les remettre dans la caisse de l’Etat. <br></p>
<p>Officiellement, La ministre de la justice a instruit le parquet à ouvrir une information judiciaire sur ces « révélations de détournements de fonds publics impliquant plusieurs sociétés congolaises et internationales ». Enfin une lueur d’espoir pour la fin de l’impunité pour des crimes économiques ?   </p>
<p><br>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une semaine, un groupe de médias internationaux et d’organisations non gouvernementales, dont le Groupe d’étude sur le Congo, publie des révélations accablantes sur les malversations financières au sein de la BGFIBank RDC, lesquelles impliquent l’entourage de  Joseph Kabila.  Au total, plus de 138 millions de dollars ont été transférés par des entreprises et des organismes publics vers des sociétés proches de l’ancien président. Ces révélations ont suscité de l’indignation des Congolais. Mais au-delà de l’indignation, que peut-il vraiment se passer ?  <br></p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis directeur de recherche au sein du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. </p>
<p>Dans ce 41e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d'actualité en RDC, je reviens sur ce nouveau scandale et l’opportunité qu’il offre dans la lutte contre la corruption et l’impunité. <br></p>
<p>C’est une histoire de gros chiffres : 3,5 millions de documents sensibles d’une banque, la BGFIBank, analysés par 19 médias et 5 organisations non-gouvernementales pendant plusieurs mois. La plus grosse fuite de données sensibles en Afrique, selon la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF). </p>
<p>C’est aussi l’histoire des millions de dollars disparus des caisses de l'État et transférés à des particuliers et entreprises proches de l’ancien président  de la République, Joseph Kabila. Plus de 138 millions de dollars provenant de la Ceni, de l’Onu, de la Gecamines, et surtout de la Banque centrale du Congo ont atterri dans des sociétés telles que Sud Oil, Egal, Kwanza Capital, toutes liées à la famille et à des proches de Joseph Kabila. </p>
<p>Si les chiffres sont énormes, on n’est cependant pas au premier scandale qui implique l’ancien président et ses proches ou même la BGFIBank RDC, longtemps dirigée par Francis Selemani et détenue à 40 % par Gloria Mteyu, respectivement frère et sœur de Joseph Kabila.</p>
<p><br></p>
<p>Et les chiffres sont toujours aussi importants, si pas bien plus. En 2016, la BGFIBank RDC avait déjà été au centre des controverses lorsqu'un de ses cadres Jean-Jacques Lumumba, avait alerté sur les pratiques douteuses au sein de cette banque. A l’époque déjà, des transferts d’ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars s’effectuent entre la Banque centrale et Égal, une compagnie qui appartient à des hommes d'affaires proches de Kabila. </p>
<p><br></p>
<p>En 2017, une enquête du GEC donne pour la première fois un aperçu de la richesse de Joseph Kabila: un réseau de 80 entreprises détenues par sa famille et ses proches. </p>
<p>D’autres recherches avaient également fait état de transactions mafieuses au bénéfice du réseau de Joseph Kabila et au détriment de l'État congolais. Ainsi, en 2013, l’Africa progress report, dirigé par Kofi Annan, notait que l'État congolais aurait perdu jusqu’à 1,4 milliards de dollars dans des opérations orchestrées par des proches de Joseph Kabila, entre 2010 et 2012. L’organisation anglaise Global Witness affirme, quant à elle, que entre 2013 et 2015, 750 millions de dollars destinés aux taxes n’ont jamais atteint les caisses de l'État. Centre Carter, The Sentry et d’autres organisations ont également démontré des scandales du même ordre. <br></p>
<p>Et l’alternance au pouvoir en 2018 n’a pas mis fin à ces malversations impliquant les dirigeants congolais. Ainsi, quelques mois après l'arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, d’autres scandales financiers explosent autour du programme d’urgence des 100 premiers jours du chef de l’État.  La population congolaise, quant à elle, n’a pas vu sa situation s’améliorer. Plus de 70 % des congolais vivent encore sous le seuil de la pauvreté et 43 % d’enfants en RDC souffrent de malnutrition, selon la Banque mondiale. <br></p>
<p>Si pour certains, Congo Hold-up est un scandale de plus, il a cependant plusieurs particularités qui offrent des opportunités pouvant permettre la fin de l’impunité. Pour la première fois, ces documents offrent un regard interne et détaillé sur les faiblesses du système bancaire congolais. Ils donnent aussi des preuves accablantes sur des pratiques financières douteuses, des preuves qui peuvent servir la justice. Enfin, il permet aussi de retracer précisément les fonds et donc de pouvoir les remettre dans la caisse de l’Etat. <br></p>
<p>Officiellement, La ministre de la justice a instruit le parquet à ouvrir une information judiciaire sur ces « révélations de détournements de fonds publics impliquant plusieurs sociétés congolaises et internationales ». Enfin une lueur d’espoir pour la fin de l’impunité pour des crimes économiques ?   </p>
<p><br>
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 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Nov 2021 18:56:52 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Depuis une semaine, un groupe de médias internationaux et d’organisations non gouvernementales, dont le Groupe d’étude sur le Congo, publie des révélations accablantes sur les malversations financières au sein de la BGFIBank RDC, lesquelles impliquent...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Budget 2022 : vers la réduction du train de vie des institutions en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 15 novembre, l’Assemblée nationale a débuté l’examen du projet de loi des finances 2022, avec plus de vingt jours de retard. Elle disposait de 40 jours pour adopter ce projet de budget, <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/113/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;déposé le 15 septembre&lt;/span&gt;"><u>déposé le 15 septembre</u></a>, à l’ouverture de la session, selon la loi relative aux finances publiques.</p>
<p> </p>
<p>Malgré ce retard, les députés nationaux ont tenu à tout prix à examiner en détails, ce projet de loi. La réduction du train de vie des institutions est l’un des thèmes abordés lors du débat général consacré à l’examen de ce projet. Divisés sur la question, les députés finiront-ils par adopter un budget qui prend en compte cette exigence de plus en plus croissante au sein de la société ? <br></p>
<p>Bonjour, </p>
<p>Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 19 novembre 2021. Vous écoutez le 40e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. <br></p>
<p>Dans quelques jours, l’Assemblée nationale doit adopter en première lecture le projet de loi de finances pour 2022. Le jeudi, le texte a été transmis à la commission économique, financière et contrôle budgétaire (écofin) pour examen approfondi. Le rapport de la commission doit être déposé au bureau de l’Assemblée nationale dans 15 jours. <br></p>
<p>Ce projet de budget est évalué à près de 10 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 41,8% par rapport au budget de l’exercice 2021. <br></p>
<p>Pour ce projet du budget, près de 30 % soit trois milliards de dollars américains des recettes projetées pour 2022, seront affectées aux rémunérations. 16,77 % pour l’enseignement et 10,35 % pour la santé. La protection de l’environnement se voit allouée 0,68 %. Et la défense n’a que 3, 95 %, soit près de 400 millions de dollars. Une allocation qui ne passe pas dans le camp de ceux qui sollicitent plus des moyens en faveur de ce secteur dans le but de rétablir la paix dans l’est du pays.  Les parts consacrées à l’emploi (0,27%), à l’accès à l'électricité (1,59%), au tourisme (0,25%) demeurent aussi faibles. <br></p>
<p>Cette redistribution des ressources prévue dans ce projet de loi a suscité des critiques au sein de l'hémicycle et sur la toile. <br></p>
<p>Pour certains élus nationaux, la solution pourrait venir de la réduction du train de vie des institutions. En clair, il faut requalifier le budget pour que la part des institutions soit réorientée vers l’armée et le social. Dans la ligne de mire : la présidence de la République, le Parlement et le gouvernement.Plus de 73 % des personnes interrogées <a href="http://congoresearchgroup.org/wp-content/uploads/2021/10/rapport-sondage-gec-berci-la-rdc-face-a-la-demobilisation-politique-perte-de-confiance-et-risque-d-une-abstention-elevee-fr.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;dans un récent sondage publié par le GEC et Berci&lt;/span&gt;"><u>dans un récent sondage publié par le GEC et Berci</u></a> estiment aussi qu’il était très urgent et/ou urgent de réduire le train de vie des institutions du pays, en commençant par celui du Parlement et du président de la République. Et des fonds éventuellement déduits des dépenses de ces institutions devraient être affectés à la création d’emplois, à l’éducation, à la protection sociale, à la sécurité et à la santé.<br></p>
<p>Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et vice-président de l’Assemblée nationale propose, lui, que « les salaires [des] ministre[s] et [des] député[s] soient divisés en deux ».<br></p>
<p><a href="https://zoom-eco.net/economie/rdc-les-ministeres-ont-coute-3014-milliards-de-cdf-en-six-mois-ce-qui-contraint-letat-a-reduire-son-train-de-vie/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;En août&lt;/span&gt;"><u>En août</u></a>, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde avait affiché la volonté de son gouvernement de revoir à la baisse les frais de fonctionnement des ministères et des autres institutions considérés comme budgétivores. <br></p>
<p>Mais où en est-on concrètement ? Visiblement, nulle part. Les institutions continuent à être les mieux servies : 2,79% du budget pour la présidence, 3,11% pour le Parlement, près de 30 % pour le gouvernement. Peut-être la solution se trouverait-elle non seulement dans la réduction du train de vie des institutions, mais dans la collecte de plus de richesses et, ensuite, leur redistribution équitable, comme le suggère Al Kitenge, analyste économique ? Cela passerait surtout, à notre avis, par des réformes structurelles dans le secteur des finances publiques afin, notamment, de lutter contre les coulages des recettes et les détournements des deniers publics.<br><br></p>
<p>En tout cas, bien que certaines réformes aient été enclenchées, notamment celle de la réduction de la TVA sur les denrées de première nécessité, pour beaucoup d’observateurs, ce projet de loi des finances est loin d’avoir un caractère social. <br></p>
<p>À ce stade, théoriquement, le gouvernement n’y peut plus rien. La balle est dans le camp de l’autorité budgétaire, surtout  la commission écofin, pour revoir les prévisions budgétaires en ce qui concerne surtout la répartition des recettes aux différents secteurs sécuritaire, économique et social.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br><br><br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 novembre, l’Assemblée nationale a débuté l’examen du projet de loi des finances 2022, avec plus de vingt jours de retard. Elle disposait de 40 jours pour adopter ce projet de budget, <a href="https://talatala.cd/panorama-des-lois/113/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;déposé le 15 septembre&lt;/span&gt;"><u>déposé le 15 septembre</u></a>, à l’ouverture de la session, selon la loi relative aux finances publiques.</p>
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<p>Malgré ce retard, les députés nationaux ont tenu à tout prix à examiner en détails, ce projet de loi. La réduction du train de vie des institutions est l’un des thèmes abordés lors du débat général consacré à l’examen de ce projet. Divisés sur la question, les députés finiront-ils par adopter un budget qui prend en compte cette exigence de plus en plus croissante au sein de la société ? <br></p>
<p>Bonjour, </p>
<p>Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 19 novembre 2021. Vous écoutez le 40e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. <br></p>
<p>Dans quelques jours, l’Assemblée nationale doit adopter en première lecture le projet de loi de finances pour 2022. Le jeudi, le texte a été transmis à la commission économique, financière et contrôle budgétaire (écofin) pour examen approfondi. Le rapport de la commission doit être déposé au bureau de l’Assemblée nationale dans 15 jours. <br></p>
<p>Ce projet de budget est évalué à près de 10 milliards de dollars américains, soit une augmentation de 41,8% par rapport au budget de l’exercice 2021. <br></p>
<p>Pour ce projet du budget, près de 30 % soit trois milliards de dollars américains des recettes projetées pour 2022, seront affectées aux rémunérations. 16,77 % pour l’enseignement et 10,35 % pour la santé. La protection de l’environnement se voit allouée 0,68 %. Et la défense n’a que 3, 95 %, soit près de 400 millions de dollars. Une allocation qui ne passe pas dans le camp de ceux qui sollicitent plus des moyens en faveur de ce secteur dans le but de rétablir la paix dans l’est du pays.  Les parts consacrées à l’emploi (0,27%), à l’accès à l'électricité (1,59%), au tourisme (0,25%) demeurent aussi faibles. <br></p>
<p>Cette redistribution des ressources prévue dans ce projet de loi a suscité des critiques au sein de l'hémicycle et sur la toile. <br></p>
<p>Pour certains élus nationaux, la solution pourrait venir de la réduction du train de vie des institutions. En clair, il faut requalifier le budget pour que la part des institutions soit réorientée vers l’armée et le social. Dans la ligne de mire : la présidence de la République, le Parlement et le gouvernement.Plus de 73 % des personnes interrogées <a href="http://congoresearchgroup.org/wp-content/uploads/2021/10/rapport-sondage-gec-berci-la-rdc-face-a-la-demobilisation-politique-perte-de-confiance-et-risque-d-une-abstention-elevee-fr.pdf" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;dans un récent sondage publié par le GEC et Berci&lt;/span&gt;"><u>dans un récent sondage publié par le GEC et Berci</u></a> estiment aussi qu’il était très urgent et/ou urgent de réduire le train de vie des institutions du pays, en commençant par celui du Parlement et du président de la République. Et des fonds éventuellement déduits des dépenses de ces institutions devraient être affectés à la création d’emplois, à l’éducation, à la protection sociale, à la sécurité et à la santé.<br></p>
<p>Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et vice-président de l’Assemblée nationale propose, lui, que « les salaires [des] ministre[s] et [des] député[s] soient divisés en deux ».<br></p>
<p><a href="https://zoom-eco.net/economie/rdc-les-ministeres-ont-coute-3014-milliards-de-cdf-en-six-mois-ce-qui-contraint-letat-a-reduire-son-train-de-vie/" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;En août&lt;/span&gt;"><u>En août</u></a>, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde avait affiché la volonté de son gouvernement de revoir à la baisse les frais de fonctionnement des ministères et des autres institutions considérés comme budgétivores. <br></p>
<p>Mais où en est-on concrètement ? Visiblement, nulle part. Les institutions continuent à être les mieux servies : 2,79% du budget pour la présidence, 3,11% pour le Parlement, près de 30 % pour le gouvernement. Peut-être la solution se trouverait-elle non seulement dans la réduction du train de vie des institutions, mais dans la collecte de plus de richesses et, ensuite, leur redistribution équitable, comme le suggère Al Kitenge, analyste économique ? Cela passerait surtout, à notre avis, par des réformes structurelles dans le secteur des finances publiques afin, notamment, de lutter contre les coulages des recettes et les détournements des deniers publics.<br><br></p>
<p>En tout cas, bien que certaines réformes aient été enclenchées, notamment celle de la réduction de la TVA sur les denrées de première nécessité, pour beaucoup d’observateurs, ce projet de loi des finances est loin d’avoir un caractère social. <br></p>
<p>À ce stade, théoriquement, le gouvernement n’y peut plus rien. La balle est dans le camp de l’autorité budgétaire, surtout  la commission écofin, pour revoir les prévisions budgétaires en ce qui concerne surtout la répartition des recettes aux différents secteurs sécuritaire, économique et social.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br><br><br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Nov 2021 14:08:50 +0000</pubDate>
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                <title>En RDC, c'est permis de censurer mais jusqu'à quand ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Avez-vous écouté <em>Lettre à ya Tshitshi </em>du rappeur Bob Elvis, et, surtout, <em>Nini tosali te </em>du groupe MPR ? Les clips de ces deux titres sont visionnés en boucle sur YouTube et WhatsApp depuis leur sortie le 5 novembre. Leur point commun : des paroles très engagées. Le premier s'attaque frontalement au pouvoir en place, le second décrit le désarroi de la jeunesse congolaise qui peine à s’en sortir, peu importe les régimes politiques qui, finalement, se suivent et se ressemblent, selon les interprètes. Des textes qui ne sont pas du goût de la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles. Cette structure a décidé, le 9 novembre, d’interdire leur diffusion, provoquant un tollé général. L’occasion d’interroger la raison d’être de la commission de censure aujourd’hui.<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 39e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 12 novembre 2021. <br></p>
<p>On le sait : à part la commission nationale de censure ainsi qu’une poignée de partisans du régime sur les réseaux sociaux, personne n’a assumé, publiquement, cette décision de censure. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a rapidement indiqué que la mesure « n’éman[ait] pas du gouvernement ». Sans risque de fâcher les autorités sur le sujet, la Délégation de l’Union européenne en RDC a déclaré « [s’associer] à l’indignation suscitée ». D’autres ambassades ainsi que le Bureau conjoint des droits humains des Nations unies ont suivi cette initiative. La censure de ces deux titres, était-elle la décision d’un haut-fonctionnaire zélé, n’ayant pas obtenu en amont l’aval du ministère de la Justice, dont dépend sa structure ? Pas si sûr. De fait, les clameurs des Congolais ont poussé à la levée de la mesure vingt-quatre heures plus tard. <br></p>
<p>Cette interdiction de diffuser - même à titre conservatoire - a été contre-productive pour l’image du pouvoir en place, perçu à travers cet acte comme celui qui tient à faire taire toute voix discordante, à bâillonner toute critique à son égard. Peu importe si la commission de censure s’abrite derrière les textes légaux et réglementaires l’autorisant à agir de la sorte lorsqu’une chanson est mise à la disposition du public, avant son accord préalable. </p>
<p>Aussi, en 2021, avec l’émergence des réseaux sociaux et le nombre de plus en plus croissant d’utilisateurs de smartphones dans le pays, la censure devient tout simplement inefficace.<br></p>
<p>Alors, la RDC a-t-elle encore besoin aujourd’hui de ce type de gardien de la morale publique, juge du bien et du mal, de ce qu’on a le droit de dire ou pas dans les chansons, de faire ou pas sur scène ? <br></p>
<p>Certains pensent que oui. Face à des paroles trop érotiques et des images obscènes de certains clips, les censeurs doivent préserver les oreilles et les yeux chastes des Congolais, et ne pas laisser libre cours à la dépravation des mœurs. Ils disent qu’il y a aussi la culture congolaise à préserver. Cet ensemble de constructions sociales et valeurs façonnées notamment par les traditions locales mais aussi par l’éducation chrétienne. Ce n’est pas pour rien que des représentants des confessions religieuses siègent à la commission nationale de censure telle qu’instituée en 1996. <br></p>
<p>D’autres, en revanche, considèrent que le temps des censeurs est révolu. On ne peut plus empêcher <em>a priori</em> une œuvre artistique d’être publiée avant un quelconque tampon préalable. Quitte au système judiciaire de contrôler <em>a posteriori </em>des contenus des chansons qui auraient violé la loi. Ce serait sans doute une manière beaucoup plus saine d’encadrer la liberté d’expression dans ce domaine. D’autant qu’il existe déjà, en RDC, des structures publiques dont les attributions semblent avoir repris et ajusté celles de la commission de censure. C’est le cas par exemple du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), « organe spécialisé destiné à réguler les médias », mis en place en 2011, qui est censé contrôler - pas censurer - <em>a priori </em>et <em>a posteriori</em> notamment l’objet et le contenu des spots, des clips, des films et documentaires.<br></p>
<p>En tout cas, en public et en privé, certains membres du gouvernement admettent que la censure n’était pas justifiée. Le décret de 1996 mettant en place la commission de censure est, disent-ils, une « réglementation ancienne ». Que faut-il alors pour le modifier afin de trouver l’équilibre nécessaire entre liberté d’expression artistique et respect des valeurs culturelles, à défaut de le supprimer ?<br></p>
<p>En attendant la réponse des gouvernants, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Avez-vous écouté <em>Lettre à ya Tshitshi </em>du rappeur Bob Elvis, et, surtout, <em>Nini tosali te </em>du groupe MPR ? Les clips de ces deux titres sont visionnés en boucle sur YouTube et WhatsApp depuis leur sortie le 5 novembre. Leur point commun : des paroles très engagées. Le premier s'attaque frontalement au pouvoir en place, le second décrit le désarroi de la jeunesse congolaise qui peine à s’en sortir, peu importe les régimes politiques qui, finalement, se suivent et se ressemblent, selon les interprètes. Des textes qui ne sont pas du goût de la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles. Cette structure a décidé, le 9 novembre, d’interdire leur diffusion, provoquant un tollé général. L’occasion d’interroger la raison d’être de la commission de censure aujourd’hui.<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 39e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui analyse les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 12 novembre 2021. <br></p>
<p>On le sait : à part la commission nationale de censure ainsi qu’une poignée de partisans du régime sur les réseaux sociaux, personne n’a assumé, publiquement, cette décision de censure. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a rapidement indiqué que la mesure « n’éman[ait] pas du gouvernement ». Sans risque de fâcher les autorités sur le sujet, la Délégation de l’Union européenne en RDC a déclaré « [s’associer] à l’indignation suscitée ». D’autres ambassades ainsi que le Bureau conjoint des droits humains des Nations unies ont suivi cette initiative. La censure de ces deux titres, était-elle la décision d’un haut-fonctionnaire zélé, n’ayant pas obtenu en amont l’aval du ministère de la Justice, dont dépend sa structure ? Pas si sûr. De fait, les clameurs des Congolais ont poussé à la levée de la mesure vingt-quatre heures plus tard. <br></p>
<p>Cette interdiction de diffuser - même à titre conservatoire - a été contre-productive pour l’image du pouvoir en place, perçu à travers cet acte comme celui qui tient à faire taire toute voix discordante, à bâillonner toute critique à son égard. Peu importe si la commission de censure s’abrite derrière les textes légaux et réglementaires l’autorisant à agir de la sorte lorsqu’une chanson est mise à la disposition du public, avant son accord préalable. </p>
<p>Aussi, en 2021, avec l’émergence des réseaux sociaux et le nombre de plus en plus croissant d’utilisateurs de smartphones dans le pays, la censure devient tout simplement inefficace.<br></p>
<p>Alors, la RDC a-t-elle encore besoin aujourd’hui de ce type de gardien de la morale publique, juge du bien et du mal, de ce qu’on a le droit de dire ou pas dans les chansons, de faire ou pas sur scène ? <br></p>
<p>Certains pensent que oui. Face à des paroles trop érotiques et des images obscènes de certains clips, les censeurs doivent préserver les oreilles et les yeux chastes des Congolais, et ne pas laisser libre cours à la dépravation des mœurs. Ils disent qu’il y a aussi la culture congolaise à préserver. Cet ensemble de constructions sociales et valeurs façonnées notamment par les traditions locales mais aussi par l’éducation chrétienne. Ce n’est pas pour rien que des représentants des confessions religieuses siègent à la commission nationale de censure telle qu’instituée en 1996. <br></p>
<p>D’autres, en revanche, considèrent que le temps des censeurs est révolu. On ne peut plus empêcher <em>a priori</em> une œuvre artistique d’être publiée avant un quelconque tampon préalable. Quitte au système judiciaire de contrôler <em>a posteriori </em>des contenus des chansons qui auraient violé la loi. Ce serait sans doute une manière beaucoup plus saine d’encadrer la liberté d’expression dans ce domaine. D’autant qu’il existe déjà, en RDC, des structures publiques dont les attributions semblent avoir repris et ajusté celles de la commission de censure. C’est le cas par exemple du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), « organe spécialisé destiné à réguler les médias », mis en place en 2011, qui est censé contrôler - pas censurer - <em>a priori </em>et <em>a posteriori</em> notamment l’objet et le contenu des spots, des clips, des films et documentaires.<br></p>
<p>En tout cas, en public et en privé, certains membres du gouvernement admettent que la censure n’était pas justifiée. Le décret de 1996 mettant en place la commission de censure est, disent-ils, une « réglementation ancienne ». Que faut-il alors pour le modifier afin de trouver l’équilibre nécessaire entre liberté d’expression artistique et respect des valeurs culturelles, à défaut de le supprimer ?<br></p>
<p>En attendant la réponse des gouvernants, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Nov 2021 11:49:47 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>La RDC et la nouvelle donne climatique</title>
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                <description><![CDATA[<p>Si le terme « scandale géologique » est, depuis longtemps, un cliché pour désigner le Congo, un second terme qui fait référence à un autre type de richesse est désormais en vogue : « deuxième poumon de la Terre », en raison de sa possession de la majeure partie de la forêt tropicale du bassin du Congo. Thème évoqué par le président Félix Tshisekedi lors de sa participation à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 26) cette semaine à Glasgow, en Écosse. <br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker--je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Dans ce 38e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’analyser l’actualité en RDC, j’examine les enjeux autour de la politique environnementale en RDC sous Félix Tshisekedi.<br></p>
<p>C’est depuis le 31 octobre que la COP 26 a commencé à Glasgow, au Royaume-Uni. Au programme, entre autres, des engagements pour lutter contre la déforestation et ainsi freiner le changement climatique mondial. La RDC a un rôle clé à jouer dans cette lutte : la forêt du bassin du Congo, dont plus de 60 % se trouve en RDC, abrite le deuxième « puits de carbone » mondial. La protection de cette forêt est donc un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique, notamment en développant d’autres sources d’énergie que celle du bois de chauffe et en limitant l’exploitation du bois. Le président Tshisekedi a déclaré à Glasgow que la RDC se veut un « pays-solution à la crise climatique »--déclaration qui traduit également la campagne de la Vice premier ministre et ministre de l’Environnement, Eve Bazaiba. <br></p>
<p>Depuis le mois de juillet, en effet, le gouvernement congolais a annoncé une série de décisions concernant l’environnement, dont certaines semblent fournir une protection de l’environnement et d’autres, comme la levée du moratoire, instauré depuis 2002, en matière d’octroi des titres d’exploitation forestière, sont plus ambiguës. Décidément, la RDC passe à une nouvelle rhétorique forte en matière de gestion de l’environnement. Quelques jours avant le début de la COP 26, le président Tshisekedi a annoncé un audit de tous les contrats d’exploitation forestière en vigueur. <br></p>
<p>Pourquoi toute cette activité ? Une possibilité est que la RDC chercherait, à raison, à bénéficier davantage des fonds destinés à la lutte contre le changement climatique. Le président Tshisekedi, comme d’autres chefs d’État africains, n’a cessé de répéter à Glasgow que l’Afrique a besoin que les pays riches honorent leur promesse (établie en 2009) de donner 100 milliards de dollars par an au continent pour la lutte contre le changement climatique. Pour le moment, la RDC n’a reçu que <a href="https://mptf.undp.org/factsheet/fund/3CD00?fund_status_month_to=&amp;fund_status_year_to=2021" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;175 millions de dollars depuis 2012&lt;/span&gt;"><u>175 millions de dollars depuis 2012</u></a> pour son « Fonds national pour la réduction des émissions de déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) », mais dont les détails des dépenses sont peu connus. Plus récemment, un ensemble de pays bailleurs de fonds ont <a href="https://ukcop26.org/cop26-congo-basin-joint-donor-statement/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;promis&lt;/span&gt;"><u>promis</u></a> 1,5 milliards de dollars entre 2021 et 2025 pour la protection des forêts du bassin du Congo.<br></p>
<p>La RDC se positionne plus explicitement donc comme un « pays-solution » dans deux sens : à la fois comme la source principale de minerais (principalement le cobalt) qui serviront à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à travers la production, par exemple, des véhicules électriques et comme l’un des garants des grandes forêts mondiales. Et avec cette solution, vient l’argent.<br></p>
<p>C’est une position enviable pour le Congo, mais elle soulève des questions. Premièrement, comment garantir que de futurs fonds pour lutter contre le changement climatique en RDC seront gérés de façon transparente ? Comment cette démarche assez extravertie va-t-elle profiter à la population congolaise ? Deuxièmement, comment l’accent mis par le gouvernement sur le rôle de la RDC dans la lutte mondiale contre le changement climatique protégera-t-elle concrètement les Congolais contre les effets du changement climatique ? Comme l’indique un <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0254060" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;article&lt;/span&gt;"><u>article</u></a> récent publié par Richard Marcantonio de l’Université Notre Dame et ses collaborateurs, la RDC est l’un des pays les plus vulnérables au monde aux effets connexes du changement climatique et de la pollution toxique. <br></p>
<p>Dans sa quête de s’attirer plus de compensation carbone, la RDC ne risque-t-elle pas de privilégier les intérêts des élites et des étrangers au détriment de sa population ?<br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, en rejoignant notre fil WhatsApp. Envoyez « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !<br><br><br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Si le terme « scandale géologique » est, depuis longtemps, un cliché pour désigner le Congo, un second terme qui fait référence à un autre type de richesse est désormais en vogue : « deuxième poumon de la Terre », en raison de sa possession de la majeure partie de la forêt tropicale du bassin du Congo. Thème évoqué par le président Félix Tshisekedi lors de sa participation à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 26) cette semaine à Glasgow, en Écosse. <br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker--je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Dans ce 38e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’analyser l’actualité en RDC, j’examine les enjeux autour de la politique environnementale en RDC sous Félix Tshisekedi.<br></p>
<p>C’est depuis le 31 octobre que la COP 26 a commencé à Glasgow, au Royaume-Uni. Au programme, entre autres, des engagements pour lutter contre la déforestation et ainsi freiner le changement climatique mondial. La RDC a un rôle clé à jouer dans cette lutte : la forêt du bassin du Congo, dont plus de 60 % se trouve en RDC, abrite le deuxième « puits de carbone » mondial. La protection de cette forêt est donc un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique, notamment en développant d’autres sources d’énergie que celle du bois de chauffe et en limitant l’exploitation du bois. Le président Tshisekedi a déclaré à Glasgow que la RDC se veut un « pays-solution à la crise climatique »--déclaration qui traduit également la campagne de la Vice premier ministre et ministre de l’Environnement, Eve Bazaiba. <br></p>
<p>Depuis le mois de juillet, en effet, le gouvernement congolais a annoncé une série de décisions concernant l’environnement, dont certaines semblent fournir une protection de l’environnement et d’autres, comme la levée du moratoire, instauré depuis 2002, en matière d’octroi des titres d’exploitation forestière, sont plus ambiguës. Décidément, la RDC passe à une nouvelle rhétorique forte en matière de gestion de l’environnement. Quelques jours avant le début de la COP 26, le président Tshisekedi a annoncé un audit de tous les contrats d’exploitation forestière en vigueur. <br></p>
<p>Pourquoi toute cette activité ? Une possibilité est que la RDC chercherait, à raison, à bénéficier davantage des fonds destinés à la lutte contre le changement climatique. Le président Tshisekedi, comme d’autres chefs d’État africains, n’a cessé de répéter à Glasgow que l’Afrique a besoin que les pays riches honorent leur promesse (établie en 2009) de donner 100 milliards de dollars par an au continent pour la lutte contre le changement climatique. Pour le moment, la RDC n’a reçu que <a href="https://mptf.undp.org/factsheet/fund/3CD00?fund_status_month_to=&amp;fund_status_year_to=2021" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;175 millions de dollars depuis 2012&lt;/span&gt;"><u>175 millions de dollars depuis 2012</u></a> pour son « Fonds national pour la réduction des émissions de déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) », mais dont les détails des dépenses sont peu connus. Plus récemment, un ensemble de pays bailleurs de fonds ont <a href="https://ukcop26.org/cop26-congo-basin-joint-donor-statement/" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;promis&lt;/span&gt;"><u>promis</u></a> 1,5 milliards de dollars entre 2021 et 2025 pour la protection des forêts du bassin du Congo.<br></p>
<p>La RDC se positionne plus explicitement donc comme un « pays-solution » dans deux sens : à la fois comme la source principale de minerais (principalement le cobalt) qui serviront à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à travers la production, par exemple, des véhicules électriques et comme l’un des garants des grandes forêts mondiales. Et avec cette solution, vient l’argent.<br></p>
<p>C’est une position enviable pour le Congo, mais elle soulève des questions. Premièrement, comment garantir que de futurs fonds pour lutter contre le changement climatique en RDC seront gérés de façon transparente ? Comment cette démarche assez extravertie va-t-elle profiter à la population congolaise ? Deuxièmement, comment l’accent mis par le gouvernement sur le rôle de la RDC dans la lutte mondiale contre le changement climatique protégera-t-elle concrètement les Congolais contre les effets du changement climatique ? Comme l’indique un <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0254060" title="&lt;span style=&quot;font-size:11pt;font-family:Arial;color:#1155cc;background-color:transparent;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;article&lt;/span&gt;"><u>article</u></a> récent publié par Richard Marcantonio de l’Université Notre Dame et ses collaborateurs, la RDC est l’un des pays les plus vulnérables au monde aux effets connexes du changement climatique et de la pollution toxique. <br></p>
<p>Dans sa quête de s’attirer plus de compensation carbone, la RDC ne risque-t-elle pas de privilégier les intérêts des élites et des étrangers au détriment de sa population ?<br></p>
<p>En attendant la suite, vous pouvez recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, en rejoignant notre fil WhatsApp. Envoyez « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !<br><br><br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Nov 2021 08:51:02 +0000</pubDate>
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                <title>La RDC peut-elle sortir de l’état de siège ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette semaine, les relevés du Baromètre sécuritaire du Kivu ont franchi une barre tragique et symbolique : la mort de plus de 1000 civils a été enregistrée au Nord-Kivu<br>
et en Ituri depuis l’instauration de l’état de siège dans ces deux provinces,<br>
le 6 mai dernier.  Pourtant, tout laisse croire que le président Félix Tshisekedi<br>
va continuer à prolonger cette mesure. Pourquoi ?  </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour. Nous sommes le vendredi 29 octobre et vous écoutez le 37e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine, nous nous intéressons à l’état de siège.  </p>
<p>Cela fait bientôt six mois que cette mesure a été mise en place par le président de la République. Et jusque-là, les chiffres ne montrent aucun bilan positif. Non seulement les<br>
tueries de civils se sont poursuivies. Mais elles se sont poursuivies au même<br>
rythme qu’avant l’état de siège. </p>
<p><br></p>
<p>En réalité, les effets de cette mesure n’ont pas été ceux qui étaient attendus. Des militaires et policiers ont pris possession des administrations civiles dans les provinces,<br>
territoires, et villes  du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ils ont été largement accaparés  par cette charges. Et très peu de moyens supplémentaires leur ont été fournis.  Conséquence paradoxale : à l’exception notable du territoire de Djugu, en Ituri, l’activité de l’armée<br>
congolaise sur le terrain a en réalité diminué depuis l’instauration de l’état<br>
de siège. Le rapport de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, qui a auditionné les ministres concernés au mois d’août, dresse un état des lieux accablant : « la proclamation de l’état de siège n’a pas été sous-tendue par une<br>
planification d’actions stratégiques de l’état de siège. Elle l’a été sans un montage financier conséquent et cohérent, sans définition d’objectifs militaires et sans un chronogramme d’actions stratégiques, opérationnelles et tactiques ». </p>
<p><br></p>
<p>Sur le terrain, l’opinion semble de plus en plus sceptique. Lors du dernier sondage du Groupe d’étude sur le Congo et de la Fondation  Berci, réalisée en septembre, 66% des<br>
personnes interrogées dans les provinces du Kivu et de l’Ituri estimaient que<br>
la situation sécuritaire s’était dégradée depuis  l'investiture  du gouvernement actuel, au mois d’avril. Malgré cela, le président Tshisekedi ne montre aucun signe de remettre en cause sa décision. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, à New-York, le 21 septembre, il a même dit qu’il la lèverait lorsque « les circonstances qui l'ont motivé disparaîtront ». </p>
<p><br></p>
<p>Ce discours est très différent de celui de l’instauration de l’état de siège, qui prévoyait une période courte, d’un mois à l’origine. Ce changement  pourrait inscrire le pays dans un piège : celui d’une mesure  inefficace,  mais malgré tout maintenue indéfiniment . </p>
<p><br></p>
<p>Alors, pourquoi le président tient-il tant à cette mesure ? Il y a d’abord une question de crédi tpolitique : revenir en arrière, alors que les tueries se poursuivent<br>
manifestement, serait un aveu d’échec difficile à assumer devant l’opinion.  </p>
<p><br></p>
<p>Ensuite, en dépit d’une défiance croissante dans l’Est, la mesure demeure très populaire au plan national : 63% des Congolais interrogé s lors du sondage de septembre jugeaient que c’était une bonne chose. D’un point de vue<br>
strictement politicien, cette mesure présente des avantages : elle donne l’impression<br>
d’une action sur le problème, quand bien même aucun effort réel ne serait<br>
consenti. </p>
<p>De manière plus pernicieuse, les militaires qui ont obtenu, grâce à cette mesure, des postes et l’accès à des ressources, n’ont pas  d’intérêt personnel à ce qu’elle prenne fin. On peut  imaginer qu’ils ne fassent remonter que les informations qui les arrangent, dissimulent leurs pertes, pourtant nombreuses, et communiquent constamment sur des progrès, sans jamais atteindre  une paix véritable. Une manière de sortir de ce cycle<br>
inquiétant serait que le parlement joue pleinement son rôle de contrôle de l’exécutif, évalue objectivement cette mesure, et, s’il l’estime nécessaire, s’oppose à sa reconduction  ou la conditionne à des réformes. </p>
<p><br></p>
<p>Le rapport de la Commission défense et sécurité, dont des extraits sont parus dans Jeune Afrique, pourrait être une étape importante s’il permettait l’ouverture d’un<br>
débat démocratique sur l’état de siège.      </p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC »,G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !   </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, les relevés du Baromètre sécuritaire du Kivu ont franchi une barre tragique et symbolique : la mort de plus de 1000 civils a été enregistrée au Nord-Kivu<br>
et en Ituri depuis l’instauration de l’état de siège dans ces deux provinces,<br>
le 6 mai dernier.  Pourtant, tout laisse croire que le président Félix Tshisekedi<br>
va continuer à prolonger cette mesure. Pourquoi ?  </p>
<p><br></p>
<p>Bonjour. Nous sommes le vendredi 29 octobre et vous écoutez le 37e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine, nous nous intéressons à l’état de siège.  </p>
<p>Cela fait bientôt six mois que cette mesure a été mise en place par le président de la République. Et jusque-là, les chiffres ne montrent aucun bilan positif. Non seulement les<br>
tueries de civils se sont poursuivies. Mais elles se sont poursuivies au même<br>
rythme qu’avant l’état de siège. </p>
<p><br></p>
<p>En réalité, les effets de cette mesure n’ont pas été ceux qui étaient attendus. Des militaires et policiers ont pris possession des administrations civiles dans les provinces,<br>
territoires, et villes  du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ils ont été largement accaparés  par cette charges. Et très peu de moyens supplémentaires leur ont été fournis.  Conséquence paradoxale : à l’exception notable du territoire de Djugu, en Ituri, l’activité de l’armée<br>
congolaise sur le terrain a en réalité diminué depuis l’instauration de l’état<br>
de siège. Le rapport de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, qui a auditionné les ministres concernés au mois d’août, dresse un état des lieux accablant : « la proclamation de l’état de siège n’a pas été sous-tendue par une<br>
planification d’actions stratégiques de l’état de siège. Elle l’a été sans un montage financier conséquent et cohérent, sans définition d’objectifs militaires et sans un chronogramme d’actions stratégiques, opérationnelles et tactiques ». </p>
<p><br></p>
<p>Sur le terrain, l’opinion semble de plus en plus sceptique. Lors du dernier sondage du Groupe d’étude sur le Congo et de la Fondation  Berci, réalisée en septembre, 66% des<br>
personnes interrogées dans les provinces du Kivu et de l’Ituri estimaient que<br>
la situation sécuritaire s’était dégradée depuis  l'investiture  du gouvernement actuel, au mois d’avril. Malgré cela, le président Tshisekedi ne montre aucun signe de remettre en cause sa décision. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, à New-York, le 21 septembre, il a même dit qu’il la lèverait lorsque « les circonstances qui l'ont motivé disparaîtront ». </p>
<p><br></p>
<p>Ce discours est très différent de celui de l’instauration de l’état de siège, qui prévoyait une période courte, d’un mois à l’origine. Ce changement  pourrait inscrire le pays dans un piège : celui d’une mesure  inefficace,  mais malgré tout maintenue indéfiniment . </p>
<p><br></p>
<p>Alors, pourquoi le président tient-il tant à cette mesure ? Il y a d’abord une question de crédi tpolitique : revenir en arrière, alors que les tueries se poursuivent<br>
manifestement, serait un aveu d’échec difficile à assumer devant l’opinion.  </p>
<p><br></p>
<p>Ensuite, en dépit d’une défiance croissante dans l’Est, la mesure demeure très populaire au plan national : 63% des Congolais interrogé s lors du sondage de septembre jugeaient que c’était une bonne chose. D’un point de vue<br>
strictement politicien, cette mesure présente des avantages : elle donne l’impression<br>
d’une action sur le problème, quand bien même aucun effort réel ne serait<br>
consenti. </p>
<p>De manière plus pernicieuse, les militaires qui ont obtenu, grâce à cette mesure, des postes et l’accès à des ressources, n’ont pas  d’intérêt personnel à ce qu’elle prenne fin. On peut  imaginer qu’ils ne fassent remonter que les informations qui les arrangent, dissimulent leurs pertes, pourtant nombreuses, et communiquent constamment sur des progrès, sans jamais atteindre  une paix véritable. Une manière de sortir de ce cycle<br>
inquiétant serait que le parlement joue pleinement son rôle de contrôle de l’exécutif, évalue objectivement cette mesure, et, s’il l’estime nécessaire, s’oppose à sa reconduction  ou la conditionne à des réformes. </p>
<p><br></p>
<p>Le rapport de la Commission défense et sécurité, dont des extraits sont parus dans Jeune Afrique, pourrait être une étape importante s’il permettait l’ouverture d’un<br>
débat démocratique sur l’état de siège.      </p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC »,G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !   </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 29 Oct 2021 08:00:51 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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et en Ituri depuis l’instauration de l’état de siège dans ces deux provinces,
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                <title>Peut-on encore sauver le processus électoral en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le samedi 16 octobre, à l’issue d’une plénière tendue, l’Assemblée nationale entérine le choix de 12 des 15 membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La balle est désormais dans le camp du Président de la République. Que fera Félix Tshisekedi ?<br></p>
<p>Bonjour, </p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma, je suis directeur de recherche au sein du Groupe d’étude sur le Congo, un projet de recherche basé à l'Université de New York. Dans ce 36e numéro de Po Na GEC, je réfléchis aux différentes options que pourrait prendre Felix Tshisekedi et leurs conséquences sur la suite du processus électoral. <br></p>
<p>Revenons au contexte. Samedi dernier, l’Assemblée nationale a donc entériné la désignation de 12 des 15 membres de la Ceni. Trois des quatre places destinées à l’opposition restent à pourvoir. Selon la loi, la Ceni est composée de 15 membres dont six proviennent de la majorité, quatre de l’opposition et cinq de la société civile. Le bureau de la Ceni est quant à lui composé de sept membres dont quatre de la majorité, deux de l’opposition et un de la société civile. <br></p>
<p>Aujourd'hui, la confirmation des 12 membres de la Ceni par l'Assemblée nationale est contestée par presque toutes les parties prenantes. D’abord, les confessions religieuses. Elles n’ont pas pu désigner consensuellement leurs délégués en raison des désaccords sur le nom de Denis Kadima. Les églises catholique et protestante accusent ce dernier d’être le candidat du président de la République. La controverse s’étend ensuite au sein de l’Union sacrée de la nation où les familles politiques de Moise Katumbi et Vital Kamerhe contestent le manque de consensus. L’opposition, quant à elle, a carrément refusé de désigner ses délégués, demandant aussi « un plus large consensus ».<br></p>
<p>Ce processus a un air de déjà-vu. En 2020, Félix Tshisekedi avait refusé d’investir Ronsard Malonda à la tête de la Ceni dans des conditions similaires. Dans sa lettre adressée à Jeanine Mabunda, alors présidente de l'Assemblée nationale, le chef de l’État affirmait « qu’en tout état de cause, je constate que l’information selon laquelle Monsieur Malonda [...] a été désigné à l’issue d’un processus interne aux confessions religieuses est fortement contestée en fait comme en droit par certains membres de cette composante, à savoir l’Église catholique, l’Église du Christ au Congo et l’Église kimbanguiste ». Plus d’un an plus tard, l’histoire se répète. Quelle attitude prendra le président Tshisekedi ?<br></p>
<p>M. Tshisekedi pourrait, comme pour Malonda, refuser de valider la désignation de la liste entérinée par l’Assemblée nationale. C’est en tout cas ce que lui recommandent les organisations laïques de l'Église catholique et protestante dans une déclaration lue devant la presse ce mercredi 20 octobre. C’est aussi la suggestion de Ensemble pour le changement ainsi que d’autres partis de l’opposition. Si cette position pourrait apaiser plusieurs acteurs politiques et de la société civile, elle risque cependant de retarder le processus électoral et de confirmer les craintes d’un glissement en 2023. <br></p>
<p>Le président pourrait aussi soutenir le forcing de l’Assemblée nationale et confirmer la désignation des membres de la Ceni. D’ailleurs, dans une interview accordée à la Voix de l'Amérique en septembre dernier, le président avait affirmé « avoir donné des instructions claires » au président de l’Assemblée nationale pour trancher en cas de désaccord persistant entre les confessions religieuses. Si la pression du temps est l’argument pour soutenir cette position, elle peut par contre conduire à des contestations et même au départ de certains groupes de l’Union sacrée comme le plateforme de Moise Katumbi. En outre, le bureau de la Ceni ainsi validé pourrait souffrir d’un manque de confiance de la population et des principaux acteurs.<br></p>
<p>Enfin, le président pourrait prendre une décision intermédiaire. Il pourrait demander au Secrétariat exécutif national de la Ceni d’entamer certaines opérations de préparation des élections pendant que les politiques et la société civile cherchent un large consensus. Cela aura l’avantage de dissocier le processus électoral des controverses politiques et d’échapper à une crise future due au glissement. Mais cette décision demande un degré élevé de confiance entre les acteurs qui, pour l’instant, est inexistant.<br></p>
<p>Peu importe la décision du président de la République, le processus électoral est lancé sur une fausse note. <br></p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.<br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 16 octobre, à l’issue d’une plénière tendue, l’Assemblée nationale entérine le choix de 12 des 15 membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La balle est désormais dans le camp du Président de la République. Que fera Félix Tshisekedi ?<br></p>
<p>Bonjour, </p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma, je suis directeur de recherche au sein du Groupe d’étude sur le Congo, un projet de recherche basé à l'Université de New York. Dans ce 36e numéro de Po Na GEC, je réfléchis aux différentes options que pourrait prendre Felix Tshisekedi et leurs conséquences sur la suite du processus électoral. <br></p>
<p>Revenons au contexte. Samedi dernier, l’Assemblée nationale a donc entériné la désignation de 12 des 15 membres de la Ceni. Trois des quatre places destinées à l’opposition restent à pourvoir. Selon la loi, la Ceni est composée de 15 membres dont six proviennent de la majorité, quatre de l’opposition et cinq de la société civile. Le bureau de la Ceni est quant à lui composé de sept membres dont quatre de la majorité, deux de l’opposition et un de la société civile. <br></p>
<p>Aujourd'hui, la confirmation des 12 membres de la Ceni par l'Assemblée nationale est contestée par presque toutes les parties prenantes. D’abord, les confessions religieuses. Elles n’ont pas pu désigner consensuellement leurs délégués en raison des désaccords sur le nom de Denis Kadima. Les églises catholique et protestante accusent ce dernier d’être le candidat du président de la République. La controverse s’étend ensuite au sein de l’Union sacrée de la nation où les familles politiques de Moise Katumbi et Vital Kamerhe contestent le manque de consensus. L’opposition, quant à elle, a carrément refusé de désigner ses délégués, demandant aussi « un plus large consensus ».<br></p>
<p>Ce processus a un air de déjà-vu. En 2020, Félix Tshisekedi avait refusé d’investir Ronsard Malonda à la tête de la Ceni dans des conditions similaires. Dans sa lettre adressée à Jeanine Mabunda, alors présidente de l'Assemblée nationale, le chef de l’État affirmait « qu’en tout état de cause, je constate que l’information selon laquelle Monsieur Malonda [...] a été désigné à l’issue d’un processus interne aux confessions religieuses est fortement contestée en fait comme en droit par certains membres de cette composante, à savoir l’Église catholique, l’Église du Christ au Congo et l’Église kimbanguiste ». Plus d’un an plus tard, l’histoire se répète. Quelle attitude prendra le président Tshisekedi ?<br></p>
<p>M. Tshisekedi pourrait, comme pour Malonda, refuser de valider la désignation de la liste entérinée par l’Assemblée nationale. C’est en tout cas ce que lui recommandent les organisations laïques de l'Église catholique et protestante dans une déclaration lue devant la presse ce mercredi 20 octobre. C’est aussi la suggestion de Ensemble pour le changement ainsi que d’autres partis de l’opposition. Si cette position pourrait apaiser plusieurs acteurs politiques et de la société civile, elle risque cependant de retarder le processus électoral et de confirmer les craintes d’un glissement en 2023. <br></p>
<p>Le président pourrait aussi soutenir le forcing de l’Assemblée nationale et confirmer la désignation des membres de la Ceni. D’ailleurs, dans une interview accordée à la Voix de l'Amérique en septembre dernier, le président avait affirmé « avoir donné des instructions claires » au président de l’Assemblée nationale pour trancher en cas de désaccord persistant entre les confessions religieuses. Si la pression du temps est l’argument pour soutenir cette position, elle peut par contre conduire à des contestations et même au départ de certains groupes de l’Union sacrée comme le plateforme de Moise Katumbi. En outre, le bureau de la Ceni ainsi validé pourrait souffrir d’un manque de confiance de la population et des principaux acteurs.<br></p>
<p>Enfin, le président pourrait prendre une décision intermédiaire. Il pourrait demander au Secrétariat exécutif national de la Ceni d’entamer certaines opérations de préparation des élections pendant que les politiques et la société civile cherchent un large consensus. Cela aura l’avantage de dissocier le processus électoral des controverses politiques et d’échapper à une crise future due au glissement. Mais cette décision demande un degré élevé de confiance entre les acteurs qui, pour l’instant, est inexistant.<br></p>
<p>Peu importe la décision du président de la République, le processus électoral est lancé sur une fausse note. <br></p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.<br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 Oct 2021 09:40:09 +0000</pubDate>
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                <title>Vers la suppression de la taxe RAM en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Au marché, dans les bus 207 et dans les couloirs du palais du Peuple. Tout le monde parle du RAM, le Registre des appareils mobiles. Mis en place depuis un an, ce registre est une base de données qui collecte les numéros d'identification internationale des appareils portables. C'est un système mis en place, d'après les initiateurs, pour combattre le vol et le piratage des téléphones.<br></p>
<p>C'est la taxe créée pour financer ce RAM qui est à la base de la polémique. Mercredi, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l'information et de la communication, Augustin KIbassa Maliba, était à l’Assemblée nationale pour défendre la taxe RAM ; aujourd'hui nous abordons le sujet sur Po Na GEC, la capsule audio hebdomadaire du Groupe d'étude sur le Congo (GEC), basé à l'Université de New York, qui tente d'éclairer l'actualité congolaise. Je suis Jason Stearns, le directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 octobre 2021.<br></p>
<p>La taxe est de 7 dollars par an. Payable en six échéances, elle est automatiquement prélevée sur des crédits de communication à la recharge. Il s'agit d'un effort, selon Kibassa Maliba, pour maximiser les revenus dans un pays qui a l'un des pires niveaux de génération de revenus en Afrique - il n'est capable de rassembler que 8% de son PIB en revenus, deux fois plus bas que des pays comme la Mauritanie, le Rwanda ou le Mali.  Et Kibassa Maliba avait de grands projets pour cette taxe : selon lui, cette taxe n'était pas seulement censée financer le registre, mais aussi l'accès gratuit à internet dans les universités de l'État et autres espaces publics, ainsi que la construction des centres de formation de jeunes et plusieurs projets qui figurent dans le plan national du numérique. Huit différents sites Wifi gratuits sont déjà opérationnels, dit le ministre, et le registre permet déjà d'éviter les vols et les fraudes.<br></p>
<p>Mais les problèmes sont nombreux. Aucun de ces projets ne figure dans la loi des finances de cette année, comme le souligne l'ONG l'Observatoire de la dépense publique (Odep). L'Odep est également sceptique quant au montant que le gouvernement dit vouloir réunir : 48 millions de dollars en 2021. Pour un pays qui compte au moins 38 millions d'abonnements téléphoniques, les recettes devraient être plusieurs fois supérieures. Claude Misare, un parlementaire d'Uvira, affirme que 80 millions de dollars ont déjà été récoltés, bien que le ministre affirme qu'il ne s'agit que de 25 millions. En outre, la taxe est régressive - elle est la même, quel que soit le revenu, et les consommateurs se sont plaints d'être prélevés deux, voire trois fois. <br></p>
<p>La taxe est devenue une épine dans le pied de la coalition au pouvoir. Plusieurs des principaux critiques au Parlement sont membres de l'Union sacrée et 100 députés ont signé une motion de défiance, essentiellement des membres de la coalition FCC de Joseph Kabila, demandant la démission de Kibassa-Maliba.<br></p>
<p>Sous pression, la coalition au pouvoir a convoqué une réunion mardi soir pour discuter de la question., Des participants, députés pour la plupart, sont apparemment parvenus à un accord pour défendre leur ministre : mercredi, dans l’incertitude d’un vote secret, la coalition au pouvoir a provoqué une motion incidentielle votée à main levée pour rejeter la motion de défiance. Kibassa-Maliba a essayé de rassurer que le gouvernement allait trancher sur l'avenir du RAM. Avec des clients confrontés à des paiements réguliers, ce dossier est loin d'être terminé.<br></p>
<p>Merci de nous avoir suivis.   Vous pouvez vous inscrire à notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone.<br></p>
<p> Merci !<br><br><br><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au marché, dans les bus 207 et dans les couloirs du palais du Peuple. Tout le monde parle du RAM, le Registre des appareils mobiles. Mis en place depuis un an, ce registre est une base de données qui collecte les numéros d'identification internationale des appareils portables. C'est un système mis en place, d'après les initiateurs, pour combattre le vol et le piratage des téléphones.<br></p>
<p>C'est la taxe créée pour financer ce RAM qui est à la base de la polémique. Mercredi, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l'information et de la communication, Augustin KIbassa Maliba, était à l’Assemblée nationale pour défendre la taxe RAM ; aujourd'hui nous abordons le sujet sur Po Na GEC, la capsule audio hebdomadaire du Groupe d'étude sur le Congo (GEC), basé à l'Université de New York, qui tente d'éclairer l'actualité congolaise. Je suis Jason Stearns, le directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 octobre 2021.<br></p>
<p>La taxe est de 7 dollars par an. Payable en six échéances, elle est automatiquement prélevée sur des crédits de communication à la recharge. Il s'agit d'un effort, selon Kibassa Maliba, pour maximiser les revenus dans un pays qui a l'un des pires niveaux de génération de revenus en Afrique - il n'est capable de rassembler que 8% de son PIB en revenus, deux fois plus bas que des pays comme la Mauritanie, le Rwanda ou le Mali.  Et Kibassa Maliba avait de grands projets pour cette taxe : selon lui, cette taxe n'était pas seulement censée financer le registre, mais aussi l'accès gratuit à internet dans les universités de l'État et autres espaces publics, ainsi que la construction des centres de formation de jeunes et plusieurs projets qui figurent dans le plan national du numérique. Huit différents sites Wifi gratuits sont déjà opérationnels, dit le ministre, et le registre permet déjà d'éviter les vols et les fraudes.<br></p>
<p>Mais les problèmes sont nombreux. Aucun de ces projets ne figure dans la loi des finances de cette année, comme le souligne l'ONG l'Observatoire de la dépense publique (Odep). L'Odep est également sceptique quant au montant que le gouvernement dit vouloir réunir : 48 millions de dollars en 2021. Pour un pays qui compte au moins 38 millions d'abonnements téléphoniques, les recettes devraient être plusieurs fois supérieures. Claude Misare, un parlementaire d'Uvira, affirme que 80 millions de dollars ont déjà été récoltés, bien que le ministre affirme qu'il ne s'agit que de 25 millions. En outre, la taxe est régressive - elle est la même, quel que soit le revenu, et les consommateurs se sont plaints d'être prélevés deux, voire trois fois. <br></p>
<p>La taxe est devenue une épine dans le pied de la coalition au pouvoir. Plusieurs des principaux critiques au Parlement sont membres de l'Union sacrée et 100 députés ont signé une motion de défiance, essentiellement des membres de la coalition FCC de Joseph Kabila, demandant la démission de Kibassa-Maliba.<br></p>
<p>Sous pression, la coalition au pouvoir a convoqué une réunion mardi soir pour discuter de la question., Des participants, députés pour la plupart, sont apparemment parvenus à un accord pour défendre leur ministre : mercredi, dans l’incertitude d’un vote secret, la coalition au pouvoir a provoqué une motion incidentielle votée à main levée pour rejeter la motion de défiance. Kibassa-Maliba a essayé de rassurer que le gouvernement allait trancher sur l'avenir du RAM. Avec des clients confrontés à des paiements réguliers, ce dossier est loin d'être terminé.<br></p>
<p>Merci de nous avoir suivis.   Vous pouvez vous inscrire à notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone.<br></p>
<p> Merci !<br><br><br><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 15 Oct 2021 07:51:07 +0000</pubDate>
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                <title>Comprendre la crise institutionnelle dans l’Équateur</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est un scénario qui s’est joué dans plusieurs provinces du pays depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi : des députés évincent le gouverneur ; le ministre de l’Intérieur intervient dans un sens ou dans l’autre ; la Cour constitutionnelle saisie, tranche : soit elle confirme la décision de l’assemblée provinciale soit elle réhabilite le gouverneur déchu. Après l’Ituri, le Kongo-Central, le Sankuru, le Haut-Lomami, le Kasaï, le Kasaï Oriental entre autres, le nouvel épisode se déroule dans la province de l’Équateur. Là-bas, la tension entre le gouverneur réhabilité Dieudonné Boloko Bolumbu dit « Bobo » et l’assemblée provinciale a atteint son point culminant. Comment comprendre cette crise institutionnelle dans l’Équateur ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 34ème numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 8 octobre 2021. <br></p>
<p>Récapitulons. Le 6 juillet, à Mbandaka, 13 députés provinciaux sur 20 présents votent une motion de défiance contre le gouverneur « Bobo » pour détournement de fonds publics et incompétence. À Kinshasa, cette mise à l’écart est vécue comme un affront. D’autant que le chef de l’exécutif provincial déchu, pro-Joseph Kabila au départ, a rejoint, comme la grande majorité de ses pairs, l’Union sacrée de la nation, coalition politique autour du président Félix Tshisekedi. Le 8 juillet, Daniel Aselo Okito, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, rappelle alors à Kinshasa « Bobo » et Claude Buka, le président de l’assemblée provinciale pour consultations. Le lendemain, à Mbandaka, Peter Lopose, rapporteur de l’assemblée provinciale, annonce que la déchéance du gouverneur a été annulée par le vice-Premier ministre. Puis, le 18 août, après plus d’un mois de confusion et de tension, la Cour constitutionnelle saisie par le gouverneur tranche en faveur de ce dernier : « Bobo » est réhabilité. <br></p>
<p>Mais, la crise institutionnelle est loin de se terminer. Et pour ne rien arranger, le 24 août, un message officiel du vice-Premier ministre interdit au président de l’assemblée provinciale d’engager son institution. Claude Buka n’en a cure. Peu importe d’ailleurs si un bureau d’âge a été mis en place pour remplacer le sien. Le 30 septembre, il se présente à l’assemblée provinciale pour ouvrir la nouvelle session ordinaire, mais il est empêché par la police d’accéder à l’hémicycle. Des échauffourées éclatent entre ses partisans et les forces de l’ordre. Bilan : des blessés et un mort, selon la société civile locale. Le vice-Premier ministre est désormais ciblé par une question orale avec débat sur ce dossier à l’Assemblée nationale.<br></p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? « Nous avons un gros souci avec les assemblées provinciales qui dénotent du manque de culture politique des élus en provinces », nous répond un proche collaborateur du chef de l’État. En clair, des députés provinciaux sont pointés. On leur reproche de mener du chantage et du racket. Grands électeurs pour l’élection de gouverneurs de province et détenteurs de la motion de censure, certains, si ce n’est pas la plupart, n’hésitent pas à monnayer leur vote. Ainsi, suivant les rapports de force politique ou économique, la majorité bascule d’un camp à l’autre en un clin d'œil. Ce qui entraîne une instabilité déconcertante remarquée au sommet de plusieurs exécutifs provinciaux. Face à cette situation, au lendemain de la rupture entre Kabila et Tshisekedi fin décembre, Gilbert Kankonde, alors ministre de l’Intérieur, avait d’ailleurs demandé aux assemblées provinciales le « report immédiat de toute initiative parlementaire susceptible de conduire à une motion de censure ou de défiance contre des gouverneurs des provinces ». <br></p>
<p>Constat : les pouvoirs provinciaux sont en panne. Ils étaient censés réduire la concentration des pouvoirs à Kinshasa, mais le jeu politique actuel démontre que le pouvoir central et les pouvoirs provinciaux demeurent entremêlés. Aussi le transfert des compétences exclusives aux provinces n’est-il pas toujours effectif ; la retenue à la source des 40 % des recettes provinciales inopérante… Autant de problèmes qui nécessitent sans doute de repenser la décentralisation, ou du moins les modalités de sa mise en œuvre.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br><br><br><br>
 Comprendre la crise institutionnelle dans l’Équateur </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est un scénario qui s’est joué dans plusieurs provinces du pays depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi : des députés évincent le gouverneur ; le ministre de l’Intérieur intervient dans un sens ou dans l’autre ; la Cour constitutionnelle saisie, tranche : soit elle confirme la décision de l’assemblée provinciale soit elle réhabilite le gouverneur déchu. Après l’Ituri, le Kongo-Central, le Sankuru, le Haut-Lomami, le Kasaï, le Kasaï Oriental entre autres, le nouvel épisode se déroule dans la province de l’Équateur. Là-bas, la tension entre le gouverneur réhabilité Dieudonné Boloko Bolumbu dit « Bobo » et l’assemblée provinciale a atteint son point culminant. Comment comprendre cette crise institutionnelle dans l’Équateur ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 34ème numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 8 octobre 2021. <br></p>
<p>Récapitulons. Le 6 juillet, à Mbandaka, 13 députés provinciaux sur 20 présents votent une motion de défiance contre le gouverneur « Bobo » pour détournement de fonds publics et incompétence. À Kinshasa, cette mise à l’écart est vécue comme un affront. D’autant que le chef de l’exécutif provincial déchu, pro-Joseph Kabila au départ, a rejoint, comme la grande majorité de ses pairs, l’Union sacrée de la nation, coalition politique autour du président Félix Tshisekedi. Le 8 juillet, Daniel Aselo Okito, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, rappelle alors à Kinshasa « Bobo » et Claude Buka, le président de l’assemblée provinciale pour consultations. Le lendemain, à Mbandaka, Peter Lopose, rapporteur de l’assemblée provinciale, annonce que la déchéance du gouverneur a été annulée par le vice-Premier ministre. Puis, le 18 août, après plus d’un mois de confusion et de tension, la Cour constitutionnelle saisie par le gouverneur tranche en faveur de ce dernier : « Bobo » est réhabilité. <br></p>
<p>Mais, la crise institutionnelle est loin de se terminer. Et pour ne rien arranger, le 24 août, un message officiel du vice-Premier ministre interdit au président de l’assemblée provinciale d’engager son institution. Claude Buka n’en a cure. Peu importe d’ailleurs si un bureau d’âge a été mis en place pour remplacer le sien. Le 30 septembre, il se présente à l’assemblée provinciale pour ouvrir la nouvelle session ordinaire, mais il est empêché par la police d’accéder à l’hémicycle. Des échauffourées éclatent entre ses partisans et les forces de l’ordre. Bilan : des blessés et un mort, selon la société civile locale. Le vice-Premier ministre est désormais ciblé par une question orale avec débat sur ce dossier à l’Assemblée nationale.<br></p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? « Nous avons un gros souci avec les assemblées provinciales qui dénotent du manque de culture politique des élus en provinces », nous répond un proche collaborateur du chef de l’État. En clair, des députés provinciaux sont pointés. On leur reproche de mener du chantage et du racket. Grands électeurs pour l’élection de gouverneurs de province et détenteurs de la motion de censure, certains, si ce n’est pas la plupart, n’hésitent pas à monnayer leur vote. Ainsi, suivant les rapports de force politique ou économique, la majorité bascule d’un camp à l’autre en un clin d'œil. Ce qui entraîne une instabilité déconcertante remarquée au sommet de plusieurs exécutifs provinciaux. Face à cette situation, au lendemain de la rupture entre Kabila et Tshisekedi fin décembre, Gilbert Kankonde, alors ministre de l’Intérieur, avait d’ailleurs demandé aux assemblées provinciales le « report immédiat de toute initiative parlementaire susceptible de conduire à une motion de censure ou de défiance contre des gouverneurs des provinces ». <br></p>
<p>Constat : les pouvoirs provinciaux sont en panne. Ils étaient censés réduire la concentration des pouvoirs à Kinshasa, mais le jeu politique actuel démontre que le pouvoir central et les pouvoirs provinciaux demeurent entremêlés. Aussi le transfert des compétences exclusives aux provinces n’est-il pas toujours effectif ; la retenue à la source des 40 % des recettes provinciales inopérante… Autant de problèmes qui nécessitent sans doute de repenser la décentralisation, ou du moins les modalités de sa mise en œuvre.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br><br><br><br><br>
 Comprendre la crise institutionnelle dans l’Équateur </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 08 Oct 2021 06:43:13 +0000</pubDate>
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                <title>Quelle justice pour les victimes du Kasaï ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 20 septembre, 23h40. Le journaliste Sosthène Kambidi, correspondant d’actualité.cd et d’AFP au Kasaï, est arrêté par des militaires en civil, à son hôtel à Kinshasa, la veille de son retour à Kananga. Le lendemain, on découvre qu’il est détenu par l’auditorat militaire à Kinshasa, sans avocat, dans le cadre de l’enquête sur la mort des experts des Nations unies tués au Kasaï en mars 2017, lors de l’insurrection dite « Kamuina Nsapu ». Pourquoi avoir arrêté ce journaliste qui a tant contribué à l’établissement de la vérité dans le double assassinat des experts et à la compréhension des violences survenues au Kasaï en 2016 et 2017 ?<br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker--je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 1er octobre. Vous écoutez le 33e épisode de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les sujets d’actualité en RDC. <br></p>
<p>En effet, Sosthène Kambidi, depuis son arrestation la semaine passée, a été auditionné deux fois, dont la deuxième séance a fini à 1h30 du matin, par les magistrats de l’auditorat militaire et les représentants du mécanisme de suivi mis en place par les Nations Unies pour assister la justice militaire dans le cadre de ce procès. Privé de ses téléphones et de son ordinateur portable, coupé de tout contact avec sa famille, Sosthène Kambidi est détenu pendant 36h avant d’être autorisé à être assisté par un avocat. Il est inculpé et mis sous mandat d’arrêt le vendredi 24 septembre. Le mardi 28 septembre, il est transféré à Kananga. À son arrivée, il y a une certaine confusion sur son statut puisqu’il est aussi renseignant aux yeux de la cour militaire. Son avocat sollicite par écrit la copie de son dossier et la clarification sur son statut le même jour. Son client est finalement entendu ce jeudi 30 septembre comme simple témoin.<br></p>
<p>Quatre ans après la mort des experts de l’ONU, le procès sur leur meurtre à la cour militaire de l'ex-Kasaï Occidental tarde à se clôturer. L’instruction se poursuit avec l’assistance du mécanisme de l’ONU. Le contenu de cette enquête, qui se déroule en parallèle avec le procès, est inconnu. Mais avec l’arrestation du journaliste Sosthène Kambidi, l’une des pistes suivies a été révélée. Cette instruction s’intéresse à la vidéo du meurtre et ceux qui ont pu y avoir accès. Quatre ans après les faits, ce sont des journalistes qui ont été les premiers visés, accusés d’avoir tenté de marchander la vidéo par une des autorités locales. En plus de Sosthène Kambidi, un autre journaliste, Israël Ntumba, arrêté depuis juillet, à Kinshasa, est lui aussi transféré à Kananga depuis le début de semaine. Mais il n’a jamais pu être confronté à son accusateur. <br></p>
<p>Sous la menace d’une accusation de terrorisme, ces journalistes ont été contraints de révéler leurs sources. Parmi elles, l’avocat Prospère Kamalu arrêté ce lundi 27 septembre alors qu’il s’était présenté spontanément. La détention de tous ces individus et les conditions dans lesquelles ils ont été auditionnés soulèvent des questions sérieuses sur le respect des procédures par la justice militaire et sur l’implication du mécanisme de suivi des Nations Unies dans ses auditions. En réponse aux critiques, un porte-parole du secrétaire général de l’ONU a assuré que toutes les procédures avaient été respectées. <br></p>
<p>L’autre question posée par l’arrestation du journaliste Sosthène Kambidi et les récents développements autour du procès sur le meurtre de Michael Sharp et Zaïda Catalan, c’est l’absence de justice pour les milliers de Kasaïens qui ont souffert en 2016 et 2017 pendant la rébellion dite « Kamuina Nsapu ». Si le procès des assassins présumés de deux experts étrangers piétine, des milliers de victimes congolaises attendent, elles, l’ouverture des procès. Dans un communiqué de presse publié le 16 septembre, l’Association des victimes du Grand Kasaï a marqué sa défiance envers la justice militaire congolaise : elle annonce avoir déposé une plainte auprès du bureau du procureur de la Cour pénale internationale. De surcroît, elle cite des autorités politico-militaires de l’époque, jusqu’au point de tenir comme responsable l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila.<br></p>
<p>Jusqu’à quand les victimes au Kasaï devront-elles attendre pour obtenir justice ?<br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !<br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 septembre, 23h40. Le journaliste Sosthène Kambidi, correspondant d’actualité.cd et d’AFP au Kasaï, est arrêté par des militaires en civil, à son hôtel à Kinshasa, la veille de son retour à Kananga. Le lendemain, on découvre qu’il est détenu par l’auditorat militaire à Kinshasa, sans avocat, dans le cadre de l’enquête sur la mort des experts des Nations unies tués au Kasaï en mars 2017, lors de l’insurrection dite « Kamuina Nsapu ». Pourquoi avoir arrêté ce journaliste qui a tant contribué à l’établissement de la vérité dans le double assassinat des experts et à la compréhension des violences survenues au Kasaï en 2016 et 2017 ?<br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker--je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Nous sommes le vendredi 1er octobre. Vous écoutez le 33e épisode de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les sujets d’actualité en RDC. <br></p>
<p>En effet, Sosthène Kambidi, depuis son arrestation la semaine passée, a été auditionné deux fois, dont la deuxième séance a fini à 1h30 du matin, par les magistrats de l’auditorat militaire et les représentants du mécanisme de suivi mis en place par les Nations Unies pour assister la justice militaire dans le cadre de ce procès. Privé de ses téléphones et de son ordinateur portable, coupé de tout contact avec sa famille, Sosthène Kambidi est détenu pendant 36h avant d’être autorisé à être assisté par un avocat. Il est inculpé et mis sous mandat d’arrêt le vendredi 24 septembre. Le mardi 28 septembre, il est transféré à Kananga. À son arrivée, il y a une certaine confusion sur son statut puisqu’il est aussi renseignant aux yeux de la cour militaire. Son avocat sollicite par écrit la copie de son dossier et la clarification sur son statut le même jour. Son client est finalement entendu ce jeudi 30 septembre comme simple témoin.<br></p>
<p>Quatre ans après la mort des experts de l’ONU, le procès sur leur meurtre à la cour militaire de l'ex-Kasaï Occidental tarde à se clôturer. L’instruction se poursuit avec l’assistance du mécanisme de l’ONU. Le contenu de cette enquête, qui se déroule en parallèle avec le procès, est inconnu. Mais avec l’arrestation du journaliste Sosthène Kambidi, l’une des pistes suivies a été révélée. Cette instruction s’intéresse à la vidéo du meurtre et ceux qui ont pu y avoir accès. Quatre ans après les faits, ce sont des journalistes qui ont été les premiers visés, accusés d’avoir tenté de marchander la vidéo par une des autorités locales. En plus de Sosthène Kambidi, un autre journaliste, Israël Ntumba, arrêté depuis juillet, à Kinshasa, est lui aussi transféré à Kananga depuis le début de semaine. Mais il n’a jamais pu être confronté à son accusateur. <br></p>
<p>Sous la menace d’une accusation de terrorisme, ces journalistes ont été contraints de révéler leurs sources. Parmi elles, l’avocat Prospère Kamalu arrêté ce lundi 27 septembre alors qu’il s’était présenté spontanément. La détention de tous ces individus et les conditions dans lesquelles ils ont été auditionnés soulèvent des questions sérieuses sur le respect des procédures par la justice militaire et sur l’implication du mécanisme de suivi des Nations Unies dans ses auditions. En réponse aux critiques, un porte-parole du secrétaire général de l’ONU a assuré que toutes les procédures avaient été respectées. <br></p>
<p>L’autre question posée par l’arrestation du journaliste Sosthène Kambidi et les récents développements autour du procès sur le meurtre de Michael Sharp et Zaïda Catalan, c’est l’absence de justice pour les milliers de Kasaïens qui ont souffert en 2016 et 2017 pendant la rébellion dite « Kamuina Nsapu ». Si le procès des assassins présumés de deux experts étrangers piétine, des milliers de victimes congolaises attendent, elles, l’ouverture des procès. Dans un communiqué de presse publié le 16 septembre, l’Association des victimes du Grand Kasaï a marqué sa défiance envers la justice militaire congolaise : elle annonce avoir déposé une plainte auprès du bureau du procureur de la Cour pénale internationale. De surcroît, elle cite des autorités politico-militaires de l’époque, jusqu’au point de tenir comme responsable l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila.<br></p>
<p>Jusqu’à quand les victimes au Kasaï devront-elles attendre pour obtenir justice ?<br></p>
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                <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 10:45:58 +0000</pubDate>
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                <title>Fatshi l’Africain</title>
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                <description><![CDATA[<p>« L’Afrique n’a pas besoin d’aumône ! Elle se bat pour conquérir des espaces de liberté et d’action dans un monde toujours en compétition, afin de se forger un destin meilleur et d’apporter davantage sa contribution au progrès général de l'humanité ». Ces mots sont ceux du président congolais Félix Tshisekedi à la tribune des Nations Unies lors de la 76e session de l’Assemblée générale. Que peut-on retenir du discours du président de la République ?<br></p>
<p>Je suis Fred Bauma, directeur de recherche du Groupe d’Étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Dans ce 32ème numéro de Po na Gec, je commente la dernière sortie du président de la République démocratique du Congo. Nous sommes le vendredi 24 septembre 2021.<br></p>
<p>Tshisekedi aura tenu à être présent à cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU, un rendez-vous annuel des décideurs, perturbé par la pandémie du Covid-19. D’ailleurs, pour la précédente session, les chefs d'États et de gouvernements s’étaient contentés de lire leurs discours devant de petits écrans, craignant d’accentuer davantage la propagation du virus.<br></p>
<p>Pour son discours, le président congolais, qui est à la tête de l’Union Africaine cette année, s’est appesanti sur les défis auxquels fait face le continent. « Nous avons voulu porter la voix du continent  », m’expliquait Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais. Des 15 pages du discours du Président, au moins 10 sont consacrées à la situation générale de l’Afrique, le Congo n’étant cité qu’en filigrane.<br></p>
<p>Et le Covid, aura été un des grands thèmes du discours de Fatshi qui s’est fait vacciné seulement à la veille de son voyage pour New York. Le président congolais a plaidé, avec raison, pour plus d’équité dans la réponse contre le Covid, pour un plus grand accès aux vaccins et pour des réformes structurelles dans le secteur de santé. L’objectif étant d’arriver à « distribuer plus de 25 millions de vaccins par mois ». M. Tshisekedi a raison : à ce stade, seuls deux Africains sur cent sont vaccinés, contre une moyenne mondiale de 46 %. Aussi, les vaccins destinés aux Africains sont considérés douteux par certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne. Mais Félix Tshisekedi a aussi raison d’alerter contre les « inégalités que peut engendrer la reprise économique post-Covid ». D’où son plaidoyer pour « plus de financement » et « un allègement de la dette africaine ». D’autres sujets abordés par le Président de la République concernent l’intégration régionale, le multilatéralisme, ou encore la protection de l’environnement. Sur ce dernier point, le Président congolais a plaidé, non sans raison, pour une « compensation des sacrifices consentis par les Africains pour préserver l’humanité contre le réchauffement climatique ». Sera-t-il écouté ?<br></p>
<p>Toutefois, deux autres sujets abordés par le chef de l'État congolais peuvent faire débat.</p>
<p>D’abord, tout en reconnaissant la nécessité « des institutions démocratiques fortes et stables », le président voit le terrorisme et la violence armée en général comme la principale menace au progrès démocratique sur le continent. Alors que sous sa présidence à la tête de l’Union Africaine, des changements anticonstitutionnels se multiplient avec au moins deux coups d’état au Mali et en Guinée, un changement discutable au Tchad ainsi deux coups d'état ratés au Niger et Soudan, le président n’a pas daigné aborder la brulante question de manipulations des constitutions et d’élections truquées qui font le lit de la contestation et éventuellement servent de justification pour certains de ces coups d’états. Il n’a pas non plus dit mot sur l’incapacité de l’Union Africaine à aborder ouvertement ces problématiques.<br></p>
<p>Aussi, parlant de la RDC, le président a déploré ce qu’il appelle « l’intégrisme islamiste » qui, selon lui, endeuille l’Est de la RDC, de l’Ituri au Maniema en passant par le Nord et Sud Kivu. Cette lecture est pour le moins contestable. S’il est vrai que les défis sécuritaires semblent se multiplier sur le continent et constituent une menace à la stabilité de différents pays, il est difficile de lire tous les conflits sur le continent sous l’angle du terrorisme. Aussi, il est erroné et dangereux de recadrer la problématique des groupes armés en RDC sous cet unique angle.Pour ce qui est du Congo, seul les ADF ont un lien avec l’Islamisme et même pour ce groupe, le label de djihadisme ou terrorisme cache la complexité des motivation et des acteurs. Comme indiqué dans des précédents Po Na Gec, une telle lecture pourrait conduire à des solutions exclusivement militaires sans tenir compte des réalités locales et de la complexité de la dynamique des conflits.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi, pourrait-il, dans les cinq mois qui lui restent à la tête de l’Union Africaine, réussir à remettre le continent sur la voie de la démocratie, de la stabilité et de l’émancipation économique?<br></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>« L’Afrique n’a pas besoin d’aumône ! Elle se bat pour conquérir des espaces de liberté et d’action dans un monde toujours en compétition, afin de se forger un destin meilleur et d’apporter davantage sa contribution au progrès général de l'humanité ». Ces mots sont ceux du président congolais Félix Tshisekedi à la tribune des Nations Unies lors de la 76e session de l’Assemblée générale. Que peut-on retenir du discours du président de la République ?<br></p>
<p>Je suis Fred Bauma, directeur de recherche du Groupe d’Étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Dans ce 32ème numéro de Po na Gec, je commente la dernière sortie du président de la République démocratique du Congo. Nous sommes le vendredi 24 septembre 2021.<br></p>
<p>Tshisekedi aura tenu à être présent à cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU, un rendez-vous annuel des décideurs, perturbé par la pandémie du Covid-19. D’ailleurs, pour la précédente session, les chefs d'États et de gouvernements s’étaient contentés de lire leurs discours devant de petits écrans, craignant d’accentuer davantage la propagation du virus.<br></p>
<p>Pour son discours, le président congolais, qui est à la tête de l’Union Africaine cette année, s’est appesanti sur les défis auxquels fait face le continent. « Nous avons voulu porter la voix du continent  », m’expliquait Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais. Des 15 pages du discours du Président, au moins 10 sont consacrées à la situation générale de l’Afrique, le Congo n’étant cité qu’en filigrane.<br></p>
<p>Et le Covid, aura été un des grands thèmes du discours de Fatshi qui s’est fait vacciné seulement à la veille de son voyage pour New York. Le président congolais a plaidé, avec raison, pour plus d’équité dans la réponse contre le Covid, pour un plus grand accès aux vaccins et pour des réformes structurelles dans le secteur de santé. L’objectif étant d’arriver à « distribuer plus de 25 millions de vaccins par mois ». M. Tshisekedi a raison : à ce stade, seuls deux Africains sur cent sont vaccinés, contre une moyenne mondiale de 46 %. Aussi, les vaccins destinés aux Africains sont considérés douteux par certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne. Mais Félix Tshisekedi a aussi raison d’alerter contre les « inégalités que peut engendrer la reprise économique post-Covid ». D’où son plaidoyer pour « plus de financement » et « un allègement de la dette africaine ». D’autres sujets abordés par le Président de la République concernent l’intégration régionale, le multilatéralisme, ou encore la protection de l’environnement. Sur ce dernier point, le Président congolais a plaidé, non sans raison, pour une « compensation des sacrifices consentis par les Africains pour préserver l’humanité contre le réchauffement climatique ». Sera-t-il écouté ?<br></p>
<p>Toutefois, deux autres sujets abordés par le chef de l'État congolais peuvent faire débat.</p>
<p>D’abord, tout en reconnaissant la nécessité « des institutions démocratiques fortes et stables », le président voit le terrorisme et la violence armée en général comme la principale menace au progrès démocratique sur le continent. Alors que sous sa présidence à la tête de l’Union Africaine, des changements anticonstitutionnels se multiplient avec au moins deux coups d’état au Mali et en Guinée, un changement discutable au Tchad ainsi deux coups d'état ratés au Niger et Soudan, le président n’a pas daigné aborder la brulante question de manipulations des constitutions et d’élections truquées qui font le lit de la contestation et éventuellement servent de justification pour certains de ces coups d’états. Il n’a pas non plus dit mot sur l’incapacité de l’Union Africaine à aborder ouvertement ces problématiques.<br></p>
<p>Aussi, parlant de la RDC, le président a déploré ce qu’il appelle « l’intégrisme islamiste » qui, selon lui, endeuille l’Est de la RDC, de l’Ituri au Maniema en passant par le Nord et Sud Kivu. Cette lecture est pour le moins contestable. S’il est vrai que les défis sécuritaires semblent se multiplier sur le continent et constituent une menace à la stabilité de différents pays, il est difficile de lire tous les conflits sur le continent sous l’angle du terrorisme. Aussi, il est erroné et dangereux de recadrer la problématique des groupes armés en RDC sous cet unique angle.Pour ce qui est du Congo, seul les ADF ont un lien avec l’Islamisme et même pour ce groupe, le label de djihadisme ou terrorisme cache la complexité des motivation et des acteurs. Comme indiqué dans des précédents Po Na Gec, une telle lecture pourrait conduire à des solutions exclusivement militaires sans tenir compte des réalités locales et de la complexité de la dynamique des conflits.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi, pourrait-il, dans les cinq mois qui lui restent à la tête de l’Union Africaine, réussir à remettre le continent sur la voie de la démocratie, de la stabilité et de l’émancipation économique?<br></p>
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                <pubDate>Fri, 24 Sep 2021 00:00:23 +0000</pubDate>
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                <title>Pourquoi Bintou Keïta « change le narratif » sur les FARDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le territoire de Beni est le plus meurtrier du Kivu. Plus de 480 civils y ont été tués cette année, principalement lors de massacres perpétrés par les ADF, un groupe armé originaire d’Ouganda. À ce jour, l’état de siège n’y a rien changé : plus de 200 civils ont été tués à Beni depuis son instauration.<br></p>
<p>Pourtant, pendant sa visite sur ce territoire début septembre la cheffe de la Monusco s’est montrée très bienveillante à l’égard des autorités. Le 9, Bintou Keïta a affirmé que l’état de siège était un « outil très important de la lutte contre l’insécurité ». Et le lendemain, la Monusco et l’armée congolaise se sont félicitées de leur collaboration dans un communiqué conjoint, un format jamais vu dans l’histoire récente.<br></p>
<p>Alors, qu’est-ce qui explique cette communication positive à l’égard des FARDC ?</p>
<p>Nous sommes le vendredi 17 septembre et vous écoutez le 31e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous nous intéressons à la communication de la Monusco à l’égard des FARDC.<br></p>
<p>En effet, cela faisait très longtemps qu’un tel rapprochement public entre la Monusco et l’armée congolaise n’avait pas eu lieu. Sans doute depuis leur alliance pour combattre le Mouvement du 23-Mars (M23), en 2012. Après la victoire, la défiance s’était de nouveau installée entre les deux parties. L’ancien président, Joseph Kabila, avait même réclamé le départ des casques bleus à plusieurs reprises lors de son deuxième mandat.</p>
<p>La donne a changé avec l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, et avec celle de Bintou Keïta à Kinshasa. Tout au long des six premiers mois de son mandat, la cheffe de la Monusco a affiché une attitude très positive. <br></p>
<p>L’optimisme est certainement louable, et sans doute nécessaire pour contribuer à un changement. Mais il est peut-être plus discutable s’il aboutit à balayer des inquiétudes légitimes. L’état de siège fait ainsi l’objet de réserves croissantes de la société civile et des élus du Nord-Kivu et de l’Ituri, qui pointent l’incapacité de cette mesure à améliorer la situation. <br></p>
<p>Pour autant, ces derniers jours, Bintou Keïta a axé sa communication, sur « ce qui est en train d’être fait », évoquant même « des territoires qui sont en train d’être récupérés ». Elle a même appelé la « société civile » et les « leaders d’opinion » à la solidarité avec « l’armée et la police », un discours qui rappelle celui du gouvernement lui-même, avec sa volonté de « changer le narratif » sur la RDC. <br></p>
<p>Lorsque c’est la cheffe de la Monusco qui le tient, cependant, il prend le risque de masquer le rôle de certains membres des FARDC dans l’insécurité à l’Est, ainsi que de faire apparaître la mission comme partisane, alors que le pays approche d’une nouvelle période électorale. </p>
<p><br>
Alors, pourquoi cette stratégie de communication ? Il faut rappeler que le Conseil de sécurité a demandé avec insistance à la Monusco de mener « des offensives ciblées et énergiques » pour neutraliser les groupes armés. Les importantes manifestations auxquelles Bintou Keïta a dû faire face, à Beni, au mois d’avril, allaient dans le même sens : les casques bleus étaient accusés de passivité.</p>
<p>Il est donc logique que Bintou Keïta veuille faire plus sur le plan militaire d’ici. Mais le commandement de la force estime qu’il est quasiment impossible de mener davantage d’offensives sans une étroite coopération avec les FARDC. Sans planification conjointe des opérations, le risque de se retrouver associé à des violations des droits humains ou de tirs fratricides dans la dense forêt de Beni est perçu comme trop important.</p>
<p>Or une partie des FARDC est très réticente à coopérer avec la Monusco. Son état-major n’avait, par exemple, pas associé la mission à son offensive de grande envergure contre les ADF fin 2019.<br></p>
<p>Cette communication semble donc s’adresser en partie au gouvernement et aux FARDC eux-mêmes, en espérant qu’elle permette la reprise d’une étroite coopération.</p>
<p>Sur le terrain, la Monusco a fourni un appui aérien aux FARDC mi-août à Beni. C’était la deuxième fois cette année. Et depuis le 7 août, les deux forces escortent conjointement des convois sur la Route nationale 4, entre Beni et Komanda. Elles ont connu un grave raté le 1er septembre, avec une attaque du convoi qui a coûté la vie à 4 civils. Et la Monusco assure que d’autres opérations conjointes sont en cours de planification, sans donner de précisions. Souhaitons qu’elle conserve tout le recul nécessaire pour prendre en compte les causes profondes du conflit.<br></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le territoire de Beni est le plus meurtrier du Kivu. Plus de 480 civils y ont été tués cette année, principalement lors de massacres perpétrés par les ADF, un groupe armé originaire d’Ouganda. À ce jour, l’état de siège n’y a rien changé : plus de 200 civils ont été tués à Beni depuis son instauration.<br></p>
<p>Pourtant, pendant sa visite sur ce territoire début septembre la cheffe de la Monusco s’est montrée très bienveillante à l’égard des autorités. Le 9, Bintou Keïta a affirmé que l’état de siège était un « outil très important de la lutte contre l’insécurité ». Et le lendemain, la Monusco et l’armée congolaise se sont félicitées de leur collaboration dans un communiqué conjoint, un format jamais vu dans l’histoire récente.<br></p>
<p>Alors, qu’est-ce qui explique cette communication positive à l’égard des FARDC ?</p>
<p>Nous sommes le vendredi 17 septembre et vous écoutez le 31e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous nous intéressons à la communication de la Monusco à l’égard des FARDC.<br></p>
<p>En effet, cela faisait très longtemps qu’un tel rapprochement public entre la Monusco et l’armée congolaise n’avait pas eu lieu. Sans doute depuis leur alliance pour combattre le Mouvement du 23-Mars (M23), en 2012. Après la victoire, la défiance s’était de nouveau installée entre les deux parties. L’ancien président, Joseph Kabila, avait même réclamé le départ des casques bleus à plusieurs reprises lors de son deuxième mandat.</p>
<p>La donne a changé avec l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, et avec celle de Bintou Keïta à Kinshasa. Tout au long des six premiers mois de son mandat, la cheffe de la Monusco a affiché une attitude très positive. <br></p>
<p>L’optimisme est certainement louable, et sans doute nécessaire pour contribuer à un changement. Mais il est peut-être plus discutable s’il aboutit à balayer des inquiétudes légitimes. L’état de siège fait ainsi l’objet de réserves croissantes de la société civile et des élus du Nord-Kivu et de l’Ituri, qui pointent l’incapacité de cette mesure à améliorer la situation. <br></p>
<p>Pour autant, ces derniers jours, Bintou Keïta a axé sa communication, sur « ce qui est en train d’être fait », évoquant même « des territoires qui sont en train d’être récupérés ». Elle a même appelé la « société civile » et les « leaders d’opinion » à la solidarité avec « l’armée et la police », un discours qui rappelle celui du gouvernement lui-même, avec sa volonté de « changer le narratif » sur la RDC. <br></p>
<p>Lorsque c’est la cheffe de la Monusco qui le tient, cependant, il prend le risque de masquer le rôle de certains membres des FARDC dans l’insécurité à l’Est, ainsi que de faire apparaître la mission comme partisane, alors que le pays approche d’une nouvelle période électorale. </p>
<p><br>
Alors, pourquoi cette stratégie de communication ? Il faut rappeler que le Conseil de sécurité a demandé avec insistance à la Monusco de mener « des offensives ciblées et énergiques » pour neutraliser les groupes armés. Les importantes manifestations auxquelles Bintou Keïta a dû faire face, à Beni, au mois d’avril, allaient dans le même sens : les casques bleus étaient accusés de passivité.</p>
<p>Il est donc logique que Bintou Keïta veuille faire plus sur le plan militaire d’ici. Mais le commandement de la force estime qu’il est quasiment impossible de mener davantage d’offensives sans une étroite coopération avec les FARDC. Sans planification conjointe des opérations, le risque de se retrouver associé à des violations des droits humains ou de tirs fratricides dans la dense forêt de Beni est perçu comme trop important.</p>
<p>Or une partie des FARDC est très réticente à coopérer avec la Monusco. Son état-major n’avait, par exemple, pas associé la mission à son offensive de grande envergure contre les ADF fin 2019.<br></p>
<p>Cette communication semble donc s’adresser en partie au gouvernement et aux FARDC eux-mêmes, en espérant qu’elle permette la reprise d’une étroite coopération.</p>
<p>Sur le terrain, la Monusco a fourni un appui aérien aux FARDC mi-août à Beni. C’était la deuxième fois cette année. Et depuis le 7 août, les deux forces escortent conjointement des convois sur la Route nationale 4, entre Beni et Komanda. Elles ont connu un grave raté le 1er septembre, avec une attaque du convoi qui a coûté la vie à 4 civils. Et la Monusco assure que d’autres opérations conjointes sont en cours de planification, sans donner de précisions. Souhaitons qu’elle conserve tout le recul nécessaire pour prendre en compte les causes profondes du conflit.<br></p>
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 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Sep 2021 07:57:42 +0000</pubDate>
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                <title>RDC-Chine : comment ça va ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Cette semaine, un documentaire intitulé “En finir avec la traite négrière en Afrique'' a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux en RDC. Alain Foka, journaliste africain chevronné, a affirmé que l'esclavage était bien présent, aujourd’hui encore sur le continent africain : En effet, Des entreprises chinoises font travailler des Congolais dans des conditions inhumaines pour exploiter des mines d'or et d'étain dans l'est du Congo. Un tollé s'en est suivi, et les activités de 6 entreprises chinoises ont été suspendues.</p>
<p>Que dit cet incident sur l'état général des relations entre le Congo et la Chine ?</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p>Bonjour, je suis Jason Stearns, directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche de l'Université de New York. Vous écoutez le 30ème numéro de Po Na GEC. Nous sommes le vendredi 10 septembre 2021.</p>
<p><br></p>
<p>Aujourd’hui, je me penche sur cette affaire dans le contexte géopolitique plus large de la région. Ces dernières années, le Congo a accueilli des dizaines de sociétés minières chinoises, petites et grandes. Si le documentaire d’Alain Foka se concentre sur l'exploitation minière semi-artisanale, les entreprises chinoises dominent désormais aussi l'exploitation minière industrielle dans le pays. Sept des dix plus grandes entreprises en termes d'exportations de cuivre et de cobalt sont détenues en majorité par des sociétés chinoises. Ce phénomène est particulièrement important à l'heure où le monde passe des combustibles fossiles aux énergies renouvelables. Le cobalt est un ingrédient clé des batteries utilisées dans la plupart des voitures électriques. Il en est de même du lithium, également présent en RDC. Manono Lithium, une multinationale basée en Australie, dont la production devrait démarrer dans le courant de l'année, pourrait devenir l'un des plus grands producteurs de ce minerai au monde. Et l'on craint de plus en plus qu'une nouvelle guerre froide entre la Chine et les États-Unis ne débouche sur une guerre pour les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques, les entreprises chinoises contrôlant déjà la majorité de la production de lithium et de cobalt dans le monde.</p>
<p><br></p>
<p>En d'autres termes, des scandales comme les mauvais traitements infligés aux travailleurs congolais par leurs dirigeants chinois au Sud Kivu, peuvent rapidement devenir des incidents géopolitiques. L'ambassadeur de Chine en RDC a rapidement réagi, condamnant toute exploitation illégale des ressources naturelles dans le pays, mais mettant également en garde contre la diffamation et la xénophobie.</p>
<p>Cet incident survient alors que les relations entre les deux pays ne sont pas aussi étroites que sous Kabila. Félix Tshisekedi voudrait, lui, reconstruire les relations du Congo avec les États-Unis et les pays occidentaux. Son premier voyage hors d'Afrique a été effectué à Washington, et il entretient une relation étroite avec l'ambassadeur des États-Unis. Son gouvernement a reçu des milliards de dollars de soutien de la part de la Banque mondiale et du FMI, des décaissements qui ont été soutenus par les États-Unis. Cela s'est-il fait au détriment des relations congolaises avec la Chine ? En tout cas, Tshisekedi n’a pas encore fait de visite officielle dans ce pays, pourtant premier partenaire commercial du Congo et l'un de ses plus gros investisseurs. Et cette année, le Premier ministre Sama Lukonde s'est affairé à revoir des contrats clés avec des entreprises étrangères : des blocs pétroliers appartenant à Dan Gertler, l'homme d'affaires israélien historiquement proche de Kabila, en Ituri, ainsi que des contrats miniers dans la ceinture de cuivre. Les plus importants d'entre eux appartiennent à des sociétés chinoises : Tenke Fungurume et Sicomines.</p>
<p>On peut espérer que le but de cette politique n'est pas de marquer des points géopolitiques mais de s'assurer que les travailleurs congolais sont traités dignement et que le pays reçoit sa juste part des profits miniers.</p>
<p><br></p>
<p>D’ici là, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone.</p>
<p>Passez un excellent week-end. Au revoir.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, un documentaire intitulé “En finir avec la traite négrière en Afrique'' a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux en RDC. Alain Foka, journaliste africain chevronné, a affirmé que l'esclavage était bien présent, aujourd’hui encore sur le continent africain : En effet, Des entreprises chinoises font travailler des Congolais dans des conditions inhumaines pour exploiter des mines d'or et d'étain dans l'est du Congo. Un tollé s'en est suivi, et les activités de 6 entreprises chinoises ont été suspendues.</p>
<p>Que dit cet incident sur l'état général des relations entre le Congo et la Chine ?</p>
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<p>Bonjour, je suis Jason Stearns, directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche de l'Université de New York. Vous écoutez le 30ème numéro de Po Na GEC. Nous sommes le vendredi 10 septembre 2021.</p>
<p><br></p>
<p>Aujourd’hui, je me penche sur cette affaire dans le contexte géopolitique plus large de la région. Ces dernières années, le Congo a accueilli des dizaines de sociétés minières chinoises, petites et grandes. Si le documentaire d’Alain Foka se concentre sur l'exploitation minière semi-artisanale, les entreprises chinoises dominent désormais aussi l'exploitation minière industrielle dans le pays. Sept des dix plus grandes entreprises en termes d'exportations de cuivre et de cobalt sont détenues en majorité par des sociétés chinoises. Ce phénomène est particulièrement important à l'heure où le monde passe des combustibles fossiles aux énergies renouvelables. Le cobalt est un ingrédient clé des batteries utilisées dans la plupart des voitures électriques. Il en est de même du lithium, également présent en RDC. Manono Lithium, une multinationale basée en Australie, dont la production devrait démarrer dans le courant de l'année, pourrait devenir l'un des plus grands producteurs de ce minerai au monde. Et l'on craint de plus en plus qu'une nouvelle guerre froide entre la Chine et les États-Unis ne débouche sur une guerre pour les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques, les entreprises chinoises contrôlant déjà la majorité de la production de lithium et de cobalt dans le monde.</p>
<p><br></p>
<p>En d'autres termes, des scandales comme les mauvais traitements infligés aux travailleurs congolais par leurs dirigeants chinois au Sud Kivu, peuvent rapidement devenir des incidents géopolitiques. L'ambassadeur de Chine en RDC a rapidement réagi, condamnant toute exploitation illégale des ressources naturelles dans le pays, mais mettant également en garde contre la diffamation et la xénophobie.</p>
<p>Cet incident survient alors que les relations entre les deux pays ne sont pas aussi étroites que sous Kabila. Félix Tshisekedi voudrait, lui, reconstruire les relations du Congo avec les États-Unis et les pays occidentaux. Son premier voyage hors d'Afrique a été effectué à Washington, et il entretient une relation étroite avec l'ambassadeur des États-Unis. Son gouvernement a reçu des milliards de dollars de soutien de la part de la Banque mondiale et du FMI, des décaissements qui ont été soutenus par les États-Unis. Cela s'est-il fait au détriment des relations congolaises avec la Chine ? En tout cas, Tshisekedi n’a pas encore fait de visite officielle dans ce pays, pourtant premier partenaire commercial du Congo et l'un de ses plus gros investisseurs. Et cette année, le Premier ministre Sama Lukonde s'est affairé à revoir des contrats clés avec des entreprises étrangères : des blocs pétroliers appartenant à Dan Gertler, l'homme d'affaires israélien historiquement proche de Kabila, en Ituri, ainsi que des contrats miniers dans la ceinture de cuivre. Les plus importants d'entre eux appartiennent à des sociétés chinoises : Tenke Fungurume et Sicomines.</p>
<p>On peut espérer que le but de cette politique n'est pas de marquer des points géopolitiques mais de s'assurer que les travailleurs congolais sont traités dignement et que le pays reçoit sa juste part des profits miniers.</p>
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<p>Passez un excellent week-end. Au revoir.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 10 Sep 2021 10:32:20 +0000</pubDate>
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                <title>L’état de siège, des auditions et des enseignements</title>
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                <description><![CDATA[<p>Que se dit-il derrière les portes closes de la Salle des banquets du palais du Peuple ? Entre le 5 et le 26 août dernier, cinq ministres y ont défilé devant la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Mais aussi le chef d’état-major général de l’armée ainsi que les gouverneurs militaires du Nord-Kivu et de l’Ituri, provinces placées sous l’état de siège. Et ce n’est pas tout : sont désormais attendus pour être également auditionnés, dans les prochains jours : l’inspecteur général des finances, l’inspecteur général de l’armée et celui de la police. Officiellement, c’est une évaluation à mi-parcours de l’état de siège. Dans les faits, une seule question est sur toutes les lèvres : où sont vraiment passés les fonds débloqués par l’État pour la mise en œuvre de cette mesure exceptionnelle dans l’est de la RDC ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 29ème numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 2 septembre 2021.<br></p>
<p>Alors, que nous inspire cette série d’auditions à huis-clos devant la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale ?<br></p>
<p>Le premier enseignement est en fait une confirmation. Comme pour le projet de loi d’habilitation - voulu par le chef de l’État mais boudé par des députés et, finalement, jamais examiné -, certains élus refusent de se cantonner au rôle de caisse de résonance de l’exécutif. Du moins, en ce qui concerne l’état de siège qui, par ailleurs, vient d’être renouvelé pour la septième fois consécutive pour la période du 3 au 17 septembre.<br></p>
<p>Fin juillet, une mission de contrôle initiée par le ministère de la Défense a révélé que quelques haut-gradés de l’armée ont conservé 13 millions de dollars à Kinshasa alors que ces fonds étaient destinés aux opérations militaires sur le terrain, dans les provinces concernées par l’état de siège. “Cet argent devait servir notamment à acheter des drones et autres équipements militaires”, confie un ministre proche du dossier. Ce que confirme un autre collaborateur du chef de l’État, précisant de son côté que la première tranche décaissée par le gouvernement se situerait autour de 30 millions de dollars américains sur un total d'environ 50 millions déjà débloqués depuis l’instauration de l’état de siège.<br></p>
<p>C’est d’ailleurs là le deuxième enseignement de ce contrôle parlementaire qui s’intéresse à la traçabilité des fonds engagés et les modalités de leur décaissement en procédure d’urgence. En “se pliant à l’exercice”, pour emprunter l’élément de langage repris dans l’entourage du président Félix Tshisekedi, le pouvoir actuel veut donc démontrer qu’il n’a “rien à cacher” et, surtout, qu’il est prêt à jouer, lui aussi, la carte de la redevabilité.<br></p>
<p>De fait, cette approche est destinée à renforcer l’idée que le pouvoir de Tshisekedi voudrait faire passer, celle d’un régime qui s’engage véritablement dans la lutte contre la corruption. Ce qui ne serait que bénéfique pour l’image du chef de l’État auprès des partenaires financiers internationaux de la RDC mais aussi au sein de l’opinion publique. N’entend-on pas déjà certains milieux politiques proches du pouvoir applaudir le fait que, pour la première fois depuis bien longtemps, le circuit des dépenses allouées à l’armée soit enfin audité ? D’autant que des détournements des soldes des militaires, voire celles des troupes engagées sur de différents fronts, ne surprennent plus personne au Congo et ne déclenchent souvent pas de poursuites. Voilà donc que les choses changent, se félicite-t-on à l’Inspection générale de l’armée : dans ce dossier, elle indique d’ailleurs que sept officiers des FARDC soupçonnés d’être impliqués dans le détournement des fonds ont été arrêtés à Bunia. À Beni, ils sont trois officiers et un sous-officier aux arrêts, également accusés de détournement.<br></p>
<p>Et la filière remonterait, très probablement, jusqu’à l’état-major des FARDC à Kinshasa. On se souviendra qu’il y a peu, vers la fin du mois de juin, le président Tshisekedi dénonçait publiquement la “mafia” dans l’armée, des “magouilles qui minent nos forces de sécurité”. Moins de trois mois après, ces auditions qui devraient être sanctionnées par un rapport mais aussi des enquêtes en cours de l’Inspection générale de l’armée offriront sans doute au chef de l’État la possibilité de se débarrasser de nouveau de quelques haut-gradés, au nom de la lutte contre la corruption. Une fois` de plus, Tshisekedi s’appuiera alors sur le levier justice de son pouvoir pour écarter de nouveau certains puissants et intouchables d’hier. Il renforcera ainsi son influence sur le système institutionnel et, en même temps, s’assurera d’avoir l’opinion publique avec lui. Encore faut-il que ces éventuels remaniements au sein de l’armée s'accompagnent des résultats sur le terrain. Ce qui paraît être le dernier enseignement de ces auditions, lesquelles se poursuivront sûrement après l’interminable session ordinaire de mars… toujours en cours.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Que se dit-il derrière les portes closes de la Salle des banquets du palais du Peuple ? Entre le 5 et le 26 août dernier, cinq ministres y ont défilé devant la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Mais aussi le chef d’état-major général de l’armée ainsi que les gouverneurs militaires du Nord-Kivu et de l’Ituri, provinces placées sous l’état de siège. Et ce n’est pas tout : sont désormais attendus pour être également auditionnés, dans les prochains jours : l’inspecteur général des finances, l’inspecteur général de l’armée et celui de la police. Officiellement, c’est une évaluation à mi-parcours de l’état de siège. Dans les faits, une seule question est sur toutes les lèvres : où sont vraiment passés les fonds débloqués par l’État pour la mise en œuvre de cette mesure exceptionnelle dans l’est de la RDC ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 29ème numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 2 septembre 2021.<br></p>
<p>Alors, que nous inspire cette série d’auditions à huis-clos devant la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale ?<br></p>
<p>Le premier enseignement est en fait une confirmation. Comme pour le projet de loi d’habilitation - voulu par le chef de l’État mais boudé par des députés et, finalement, jamais examiné -, certains élus refusent de se cantonner au rôle de caisse de résonance de l’exécutif. Du moins, en ce qui concerne l’état de siège qui, par ailleurs, vient d’être renouvelé pour la septième fois consécutive pour la période du 3 au 17 septembre.<br></p>
<p>Fin juillet, une mission de contrôle initiée par le ministère de la Défense a révélé que quelques haut-gradés de l’armée ont conservé 13 millions de dollars à Kinshasa alors que ces fonds étaient destinés aux opérations militaires sur le terrain, dans les provinces concernées par l’état de siège. “Cet argent devait servir notamment à acheter des drones et autres équipements militaires”, confie un ministre proche du dossier. Ce que confirme un autre collaborateur du chef de l’État, précisant de son côté que la première tranche décaissée par le gouvernement se situerait autour de 30 millions de dollars américains sur un total d'environ 50 millions déjà débloqués depuis l’instauration de l’état de siège.<br></p>
<p>C’est d’ailleurs là le deuxième enseignement de ce contrôle parlementaire qui s’intéresse à la traçabilité des fonds engagés et les modalités de leur décaissement en procédure d’urgence. En “se pliant à l’exercice”, pour emprunter l’élément de langage repris dans l’entourage du président Félix Tshisekedi, le pouvoir actuel veut donc démontrer qu’il n’a “rien à cacher” et, surtout, qu’il est prêt à jouer, lui aussi, la carte de la redevabilité.<br></p>
<p>De fait, cette approche est destinée à renforcer l’idée que le pouvoir de Tshisekedi voudrait faire passer, celle d’un régime qui s’engage véritablement dans la lutte contre la corruption. Ce qui ne serait que bénéfique pour l’image du chef de l’État auprès des partenaires financiers internationaux de la RDC mais aussi au sein de l’opinion publique. N’entend-on pas déjà certains milieux politiques proches du pouvoir applaudir le fait que, pour la première fois depuis bien longtemps, le circuit des dépenses allouées à l’armée soit enfin audité ? D’autant que des détournements des soldes des militaires, voire celles des troupes engagées sur de différents fronts, ne surprennent plus personne au Congo et ne déclenchent souvent pas de poursuites. Voilà donc que les choses changent, se félicite-t-on à l’Inspection générale de l’armée : dans ce dossier, elle indique d’ailleurs que sept officiers des FARDC soupçonnés d’être impliqués dans le détournement des fonds ont été arrêtés à Bunia. À Beni, ils sont trois officiers et un sous-officier aux arrêts, également accusés de détournement.<br></p>
<p>Et la filière remonterait, très probablement, jusqu’à l’état-major des FARDC à Kinshasa. On se souviendra qu’il y a peu, vers la fin du mois de juin, le président Tshisekedi dénonçait publiquement la “mafia” dans l’armée, des “magouilles qui minent nos forces de sécurité”. Moins de trois mois après, ces auditions qui devraient être sanctionnées par un rapport mais aussi des enquêtes en cours de l’Inspection générale de l’armée offriront sans doute au chef de l’État la possibilité de se débarrasser de nouveau de quelques haut-gradés, au nom de la lutte contre la corruption. Une fois` de plus, Tshisekedi s’appuiera alors sur le levier justice de son pouvoir pour écarter de nouveau certains puissants et intouchables d’hier. Il renforcera ainsi son influence sur le système institutionnel et, en même temps, s’assurera d’avoir l’opinion publique avec lui. Encore faut-il que ces éventuels remaniements au sein de l’armée s'accompagnent des résultats sur le terrain. Ce qui paraît être le dernier enseignement de ces auditions, lesquelles se poursuivront sûrement après l’interminable session ordinaire de mars… toujours en cours.<br></p>
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                <pubDate>Fri, 03 Sep 2021 11:21:14 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Pourquoi‌ ‌la‌ ‌diplomatie‌ ‌congolaise‌ ‌a-t-elle‌ ‌(encore)‌ ‌perdu ?‌ ‌</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 17 août, à Lilongwe, au Malawi, une douche froide s’est abattue sur la délégation congolaise. Avec le président Félix Tshisekedi à sa tête, celle-ci espérait l’élection de son candidat, l’économiste Faustin Luanga, au poste de secrétaire exécutif de la SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe. Mais c’est son rival, le botswanais Elias Mpedi Magosi, qui a été choisi. Alors, qu’est-ce qui n’a pas marché ?</p>
<p><br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 27 août et vous écoutez le 28e numéro de « Po na GEC », la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous nous intéressons au dernier revers enregistré par la diplomatie congolaise. </p>
<p><br></p>
<p>Car l’échec de Lilongwe n’est pas le premier depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Il y a eu le raté des discussions entre l’Egypte et de l’Ethiopie hébergées à Kinshasa, en avril, dans le cadre de la présidence de l’Union africaine. Et plus récemment, en juin, celui de la candidature de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU. </p>
<p>Pour la SADC, la campagne congolaise a sans doute commencé trop tard. Elle n’a véritablement été lancée qu’en juillet, alors que ce type de poste se négocie souvent des mois, voire des années à l’avance. Elle a, en plus, été perturbée par l’accession d’Israël au statut de membre observateur de l’Union africaine, dont ma collègue, Ange Makadi Ngoy, a parlé dans un précédent épisode de Po na GEC. L’Afrique du Sud, très engagée pour la cause palestinienne, y était opposée et l’a reproché à la RDC, qui préside l’Union africaine.</p>
<p><br></p>
<p>Avec l’autre poids lourd de la SADC, l’Angola, les relations ne sont pas au beau fixe non plus. Le 16 août, un courrier du chef d’état-major des FARDC, Célestin Mbala, rapportait la violation des eaux territoriales par la marine angolaise. Suite à cela, l’ambassade d’Angola à Kinshasa s’est fendu d’un communiqué indigné sur ce qu’elle qualifie de fausses informations. La volonté du président Tshisekedi de rouvrir le dossier du différend pétrolier a sans doute joué dans cette dégradation. </p>
<p>Cela amène à se poser cette question : la RDC a-t-elle bien mesuré les susceptibilités de l’Afrique australe ?</p>
<p><br></p>
<p>Ces pays, encore dirigés pour la plupart par des mouvements de libération, sont notamment très soucieux d’éviter toute ingérence dans leur zone. Cette préoccupation était visible, récemment, sur le dossier du Mozambique, autre pays d’Afrique australe. Sa région du Cabo Delgado est touchée par une insurrection islamiste. Or le premier pays à y envoyer des troupes n’a pas été un pays de la SADC, mais un pays d’Afrique de l’Est, le Rwanda, en juillet. Kigali l’a fait à la demande du gouvernement mozambicain, mais sans consulter l’organisme régional. Cela a fortement déplu aux capitales d’Afrique australe.</p>
<p>Or, la RDC de Félix Tshisekedi s’est beaucoup rapprochée de ses voisins de l’Est : elle s’est portée candidate au statut de membre de la Communauté d’Afrique de l’Est. Elle a signé des accords de construction d’infrastructure avec l’Ouganda ou encore d’exploitation minière avec le Rwanda – deux pays contre lesquels l’Angola s’était battu pendant la deuxième guerre du Congo.  </p>
<p><br></p>
<p>Enfin, sous la présidence de Tshisekedi, la SADC a perdu le monopole qu’elle exerçait sur la brigade d’intervention de la Monusco – celle qui avait aidé Kinshasa à vaincre les rebelles du M23 en 2013. De nouveaux soldats sont en effet arrivés ces dernières semaines pour participer à cette brigade en provenance du  Kenya, qui n’est pas membre de la SADC.</p>
<p><br></p>
<p>Pour autant, la délégation de RDC n’est pas rentrée bredouille de Lilongwe. Kinshasa a obtenu d’organiser le prochain sommet de la SADC, en août 2022, et occupera sa présidence tournante jusqu’en août 2023. Autre succès à signaler : le Congo devrait également présider la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, à partir de novembre 2022. Il faut enfin rappeler que sous l’ère Tshisekedi, la diplomatie congolaise a réussi à rétablir ses programmes avec le Fonds monétaire international, qui avaient été interrompus en 2012.</p>
<p><br></p>
<p>Cela montre que la diplomatie congolaise peut aussi remporter des victoires. Peut-être doit-elle simplement adopter une stratégie plus ciblée, se fixer des objectifs à sa portée et donner plus de cohérence à ses relations extérieures pour les atteindre. </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 août, à Lilongwe, au Malawi, une douche froide s’est abattue sur la délégation congolaise. Avec le président Félix Tshisekedi à sa tête, celle-ci espérait l’élection de son candidat, l’économiste Faustin Luanga, au poste de secrétaire exécutif de la SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe. Mais c’est son rival, le botswanais Elias Mpedi Magosi, qui a été choisi. Alors, qu’est-ce qui n’a pas marché ?</p>
<p><br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 27 août et vous écoutez le 28e numéro de « Po na GEC », la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous nous intéressons au dernier revers enregistré par la diplomatie congolaise. </p>
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<p>Car l’échec de Lilongwe n’est pas le premier depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Il y a eu le raté des discussions entre l’Egypte et de l’Ethiopie hébergées à Kinshasa, en avril, dans le cadre de la présidence de l’Union africaine. Et plus récemment, en juin, celui de la candidature de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU. </p>
<p>Pour la SADC, la campagne congolaise a sans doute commencé trop tard. Elle n’a véritablement été lancée qu’en juillet, alors que ce type de poste se négocie souvent des mois, voire des années à l’avance. Elle a, en plus, été perturbée par l’accession d’Israël au statut de membre observateur de l’Union africaine, dont ma collègue, Ange Makadi Ngoy, a parlé dans un précédent épisode de Po na GEC. L’Afrique du Sud, très engagée pour la cause palestinienne, y était opposée et l’a reproché à la RDC, qui préside l’Union africaine.</p>
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<p>Avec l’autre poids lourd de la SADC, l’Angola, les relations ne sont pas au beau fixe non plus. Le 16 août, un courrier du chef d’état-major des FARDC, Célestin Mbala, rapportait la violation des eaux territoriales par la marine angolaise. Suite à cela, l’ambassade d’Angola à Kinshasa s’est fendu d’un communiqué indigné sur ce qu’elle qualifie de fausses informations. La volonté du président Tshisekedi de rouvrir le dossier du différend pétrolier a sans doute joué dans cette dégradation. </p>
<p>Cela amène à se poser cette question : la RDC a-t-elle bien mesuré les susceptibilités de l’Afrique australe ?</p>
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<p>Ces pays, encore dirigés pour la plupart par des mouvements de libération, sont notamment très soucieux d’éviter toute ingérence dans leur zone. Cette préoccupation était visible, récemment, sur le dossier du Mozambique, autre pays d’Afrique australe. Sa région du Cabo Delgado est touchée par une insurrection islamiste. Or le premier pays à y envoyer des troupes n’a pas été un pays de la SADC, mais un pays d’Afrique de l’Est, le Rwanda, en juillet. Kigali l’a fait à la demande du gouvernement mozambicain, mais sans consulter l’organisme régional. Cela a fortement déplu aux capitales d’Afrique australe.</p>
<p>Or, la RDC de Félix Tshisekedi s’est beaucoup rapprochée de ses voisins de l’Est : elle s’est portée candidate au statut de membre de la Communauté d’Afrique de l’Est. Elle a signé des accords de construction d’infrastructure avec l’Ouganda ou encore d’exploitation minière avec le Rwanda – deux pays contre lesquels l’Angola s’était battu pendant la deuxième guerre du Congo.  </p>
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<p>Enfin, sous la présidence de Tshisekedi, la SADC a perdu le monopole qu’elle exerçait sur la brigade d’intervention de la Monusco – celle qui avait aidé Kinshasa à vaincre les rebelles du M23 en 2013. De nouveaux soldats sont en effet arrivés ces dernières semaines pour participer à cette brigade en provenance du  Kenya, qui n’est pas membre de la SADC.</p>
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<p>Pour autant, la délégation de RDC n’est pas rentrée bredouille de Lilongwe. Kinshasa a obtenu d’organiser le prochain sommet de la SADC, en août 2022, et occupera sa présidence tournante jusqu’en août 2023. Autre succès à signaler : le Congo devrait également présider la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, à partir de novembre 2022. Il faut enfin rappeler que sous l’ère Tshisekedi, la diplomatie congolaise a réussi à rétablir ses programmes avec le Fonds monétaire international, qui avaient été interrompus en 2012.</p>
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<p>Cela montre que la diplomatie congolaise peut aussi remporter des victoires. Peut-être doit-elle simplement adopter une stratégie plus ciblée, se fixer des objectifs à sa portée et donner plus de cohérence à ses relations extérieures pour les atteindre. </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br>
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                <pubDate>Fri, 27 Aug 2021 10:18:17 +0000</pubDate>
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                <title>Comprendre la visite des forces spéciales américaines en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le week-end dernier, une équipe des forces spéciales américaines a atterri à Kinshasa. Elle vient « appuyer la détermination expresse du président Tshisekedi à restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC et à lutter contre DAECH-RDC », pouvait-on lire dans le communiqué de presse de l’ambassade américaine. Pour la présidence, il s’agit d' une concrétisation de la détermination sans faille du Président Tshisekedi pour restaurer la Paix et la Sécurité à l'Est du pays »[sic]..<br></p>
<p>Je m’appelle <b>Fred Bauma</b>, je suis le directeur de recherche du Groupe d’étude sur le Congo, un centre de recherche basé à l’Université de New York. Dans ce 27e numéro de Po Na GEC, je me questionne sur l’objet de cette visite, la communication autour d’elle et les discussions qu’elle a engendrées.<br></p>
<p>Officiellement, la mission de cette unité est de « réaliser une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme » et de faire des recommandations aux responsables congolais. Ces militaires devront également évaluer les capacités des gardes des parcs nationaux de Garamba et de Virunga, dans le Nord-est et l’Est de la RDC. Dans ces régions sévissent des groupes armés dont deux préocupent particulièrement les Etats-Unis d’Amérique : la LRA et surtout les ADF, dont le dernier rapport du groupe d'experts des Nations-Unies conteste qu’il soit sous le commandement direct de l'Etat islamique. Il s’agit donc d’une mission d'évaluation qui, selon plusieurs experts des questions sécuritaires, a pour l’instant peu de chances d’aboutir à des opérations américaines dans la région ni à un soutien militaire américain plus important.</p>
<p>En effet, la reprise de la coopération militaire entre les Etats-Unis et la RDC annoncée solennellement en octobre 2020 peine encore à se matérialiser en un soutien logistique de taille comme le voudrait le gouvernement congolais. La présence d’officiers sanctionnés, la corruption au sein des FARDC ainsi que les abus des droits humains empêchent officiellement tout soutien substantiel. Selon des sources diplomatiques, la coopération militaire entre les USA et la RDC est pour l’instant limitée à la formation en droits humains , en anglais ou à quelques bourses pour des programmes académiques aux Etats-Unis.</p>
<p>Pourtant, dans leur communication, la présidence de la République aussi bien que l’ambassade américaine, semblent vouloir amplifier la substance de cette mission. Ainsi, le 15 août 2021, deux jours après leur arrivée à Kinshasa, les forces spéciales américaines ont été reçues par le chef de l’État congolais. Sur une photo publiée sur le compte Twitter de l’ambassadeur américain, on voit cette dizaine de soldats en treillis, entouré par l’ambassadeur, le président et huit généraux de l’armée congolaise. Comment expliquer ce besoin d’amplification ? Dans un récent billet de blog, mon collègue Joshua Walker rappelait qu’ « En RDC comme ailleurs, le pouvoir politique des dirigeants réside, en partie, dans la gestion des perceptions du public ». Au moment où les critiques se lèvent pour dénoncer les faibles résultats de l’État de siège instauré depuis plus de trois mois à l’Est de la RDC, projeter l’image d’un renfort américain à des opérations imminentes pourrait avoir un effet psychologique réel sur la population en attente d’un sauveur. On se rappellera par exemple du déploiement des militaires américains au Gabon au lendemain des élections de décembre 2018 en RDC, ou même de la menace des sanctions, qui est souvent aussi efficace – si pas plus – que les sanctions elles-mêmes.</p>
<p>Aussi, si la nature de l’Équipe congolaise de lutte contre le terrorisme reste encore une grande inconnue, l’ordre des événements invite à des interrogations. L’unité dont il est question n’aurait-elle pas pu être créée avant la proclamation de l’état de siège dont le but est principalement de mettre fin à l'activisme du groupe que cette unité est censée combattre ?</p>
<p>Enfin, cette démarche semble s'inscrire dans la nouvelle narration née de la désignation, par le gouvernement américain le 10 mars 2021, de l'ADF comme État islamique en RDC. Cette description risque de ne favoriser que les réponses militaires, de minimiser la complexité des groupes armés dans l’est de la RDC.  Et surtout, il y a un risque de se distancier de la nécessité de résoudre les problèmes structurels internes à l’armée et de tenir redevable l'État congolais et ses services de sécurité.<br></p>
<p>Dans tous les cas, la population attend une solution qui lui permettra de vivre enfin en paix.<br></p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.<br><br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end dernier, une équipe des forces spéciales américaines a atterri à Kinshasa. Elle vient « appuyer la détermination expresse du président Tshisekedi à restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC et à lutter contre DAECH-RDC », pouvait-on lire dans le communiqué de presse de l’ambassade américaine. Pour la présidence, il s’agit d' une concrétisation de la détermination sans faille du Président Tshisekedi pour restaurer la Paix et la Sécurité à l'Est du pays »[sic]..<br></p>
<p>Je m’appelle <b>Fred Bauma</b>, je suis le directeur de recherche du Groupe d’étude sur le Congo, un centre de recherche basé à l’Université de New York. Dans ce 27e numéro de Po Na GEC, je me questionne sur l’objet de cette visite, la communication autour d’elle et les discussions qu’elle a engendrées.<br></p>
<p>Officiellement, la mission de cette unité est de « réaliser une évaluation de la future équipe congolaise de lutte contre le terrorisme » et de faire des recommandations aux responsables congolais. Ces militaires devront également évaluer les capacités des gardes des parcs nationaux de Garamba et de Virunga, dans le Nord-est et l’Est de la RDC. Dans ces régions sévissent des groupes armés dont deux préocupent particulièrement les Etats-Unis d’Amérique : la LRA et surtout les ADF, dont le dernier rapport du groupe d'experts des Nations-Unies conteste qu’il soit sous le commandement direct de l'Etat islamique. Il s’agit donc d’une mission d'évaluation qui, selon plusieurs experts des questions sécuritaires, a pour l’instant peu de chances d’aboutir à des opérations américaines dans la région ni à un soutien militaire américain plus important.</p>
<p>En effet, la reprise de la coopération militaire entre les Etats-Unis et la RDC annoncée solennellement en octobre 2020 peine encore à se matérialiser en un soutien logistique de taille comme le voudrait le gouvernement congolais. La présence d’officiers sanctionnés, la corruption au sein des FARDC ainsi que les abus des droits humains empêchent officiellement tout soutien substantiel. Selon des sources diplomatiques, la coopération militaire entre les USA et la RDC est pour l’instant limitée à la formation en droits humains , en anglais ou à quelques bourses pour des programmes académiques aux Etats-Unis.</p>
<p>Pourtant, dans leur communication, la présidence de la République aussi bien que l’ambassade américaine, semblent vouloir amplifier la substance de cette mission. Ainsi, le 15 août 2021, deux jours après leur arrivée à Kinshasa, les forces spéciales américaines ont été reçues par le chef de l’État congolais. Sur une photo publiée sur le compte Twitter de l’ambassadeur américain, on voit cette dizaine de soldats en treillis, entouré par l’ambassadeur, le président et huit généraux de l’armée congolaise. Comment expliquer ce besoin d’amplification ? Dans un récent billet de blog, mon collègue Joshua Walker rappelait qu’ « En RDC comme ailleurs, le pouvoir politique des dirigeants réside, en partie, dans la gestion des perceptions du public ». Au moment où les critiques se lèvent pour dénoncer les faibles résultats de l’État de siège instauré depuis plus de trois mois à l’Est de la RDC, projeter l’image d’un renfort américain à des opérations imminentes pourrait avoir un effet psychologique réel sur la population en attente d’un sauveur. On se rappellera par exemple du déploiement des militaires américains au Gabon au lendemain des élections de décembre 2018 en RDC, ou même de la menace des sanctions, qui est souvent aussi efficace – si pas plus – que les sanctions elles-mêmes.</p>
<p>Aussi, si la nature de l’Équipe congolaise de lutte contre le terrorisme reste encore une grande inconnue, l’ordre des événements invite à des interrogations. L’unité dont il est question n’aurait-elle pas pu être créée avant la proclamation de l’état de siège dont le but est principalement de mettre fin à l'activisme du groupe que cette unité est censée combattre ?</p>
<p>Enfin, cette démarche semble s'inscrire dans la nouvelle narration née de la désignation, par le gouvernement américain le 10 mars 2021, de l'ADF comme État islamique en RDC. Cette description risque de ne favoriser que les réponses militaires, de minimiser la complexité des groupes armés dans l’est de la RDC.  Et surtout, il y a un risque de se distancier de la nécessité de résoudre les problèmes structurels internes à l’armée et de tenir redevable l'État congolais et ses services de sécurité.<br></p>
<p>Dans tous les cas, la population attend une solution qui lui permettra de vivre enfin en paix.<br></p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.<br><br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 19 Aug 2021 21:27:46 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le week-end dernier, une équipe des forces spéciales américaines a atterri à Kinshasa. Elle vient « appuyer la détermination expresse du président Tshisekedi à restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC et à lutter contre DAECH-RDC », pouvai...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Nomination de Tommy Tambwe : pourquoi la décision est-elle si controversée ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>C'est peut-être la nomination la plus commentée du Président Tshisekedi : Le 9 août 2021, il a annoncé que Tommy Tambwe, un ancien rebelle de la province du Sud-Kivu, deviendrait le coordinateur du tout nouveau Programme de désarmement, démobilisation, relèvement, communautaire et stabilisation. En réponse, la société civile et les leaders de l'opposition ont immédiatement protesté, appelant le président à revenir sur sa décision. Pourquoi cette décision a-t-elle été si controversée ?<br></p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 août. Vous écoutez le 26e numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l'Université de New York, qui tente d'éclairer l'actualité congolaise. Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du GEC.  <br></p>
<p>Cette décision a mis du temps à arriver : le dernier programme de démobilisation, l'UEPNDDR, qui a été lancé en 2015, n'a jamais vraiment décollé. Ses concepteurs avaient insisté pour que les combattants soient relogés dans des camps de démobilisation éloignés de leurs communautés. Mais les conditions dans ces camps étaient souvent désastreuses et des cas de famine et de maladie ont été signalés. En conséquence, et en raison d’un faible financement du gouvernement, les donateurs n'ont jamais fourni beaucoup de fonds et le programme a peu progressé.<br></p>
<p>Cela n'a pas immédiatement changé avec l'investiture de Tshisekedi en janvier 2019. Même si des milliers de combattants se sont présentés à la démobilisation, le programme national n'était pas vraiment opérationnel ; des centaines de combattants traînaient dans des camps de l'armée à travers le pays, beaucoup finissant par retourner en brousse. <br></p>
<p>Enfin, après des années de discussions avec les donateurs, le 5 juillet, le président Tshisekedi a signé une ordonnance portant création du nouveau programme de démobilisation, le fusionnant avec le programme national de stabilisation. Ce programme est censé adopter une nouvelle approche, axée sur les communautés dans lesquelles les ex-combattants sont réintégrés. C'est ce qui a posé problème dans le passé : sur les 130 000 combattants, par exemple, qui ont été démobilisés lors de la première vague de démobilisation après l'accord de paix de Sun City, beaucoup n'ont jamais trouvé d'autres moyens de subsistance et ne se sont pas réconciliés avec leur communautés d'origine. <br></p>
<p>À la tête de cette commission se trouve Tommy Tambwe Rudima, un choix surprenant, qui plonge cette commission déjà dans des polémiques. Tambwe était membre du RCD et aurait été proche du Rwanda. En 2002, il devient vice-gouverneur du Sud-Kivu aux côtés du gouverneur controversé Xavier Chiribanya, au moment où une nouvelle rébellion se met en place, en coordination avec le gouvernement rwandais. Il aurait été affilié à cette rébellion du CNDP, ainsi qu'à son successeur, le M23. Puis, depuis l'année dernière, Tambwe est apparu comme un acteur des processus de paix locaux en tant que conseiller du président de la République, notamment lors des récents pourparlers au Sud-Kivu, <br></p>
<p>Sa nomination a été sévèrement critiquée. Le Dr Denis Mukwege, Georges Kapiamba, Emmanuel Kabengele, Jean-Bosco Bahala... tous des membres éminents de la société civile, ont critiqué la décision, tout comme les membres de l'opposition politique. Pour Mukwege, "Il faudrait rompre avec les politiques visant à accorder des promotions à ceux qui devraient répondre de leurs actes devant la justice." <br></p>
<p>Nous devrons attendre de voir l'impact de cette nomination en termes de financement des donateurs et de la volonté des combattants à se démobiliser. Compte tenu de l'importance de la confiance des combattants envers le gouvernement dans la réussite de sa mission, les défis qui l'attendent sont considérables. </p>
<p><br></p>
<p>En attendant la suite, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", au +243 894 110 542. A très vite ! <br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C'est peut-être la nomination la plus commentée du Président Tshisekedi : Le 9 août 2021, il a annoncé que Tommy Tambwe, un ancien rebelle de la province du Sud-Kivu, deviendrait le coordinateur du tout nouveau Programme de désarmement, démobilisation, relèvement, communautaire et stabilisation. En réponse, la société civile et les leaders de l'opposition ont immédiatement protesté, appelant le président à revenir sur sa décision. Pourquoi cette décision a-t-elle été si controversée ?<br></p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 13 août. Vous écoutez le 26e numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l'Université de New York, qui tente d'éclairer l'actualité congolaise. Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du GEC.  <br></p>
<p>Cette décision a mis du temps à arriver : le dernier programme de démobilisation, l'UEPNDDR, qui a été lancé en 2015, n'a jamais vraiment décollé. Ses concepteurs avaient insisté pour que les combattants soient relogés dans des camps de démobilisation éloignés de leurs communautés. Mais les conditions dans ces camps étaient souvent désastreuses et des cas de famine et de maladie ont été signalés. En conséquence, et en raison d’un faible financement du gouvernement, les donateurs n'ont jamais fourni beaucoup de fonds et le programme a peu progressé.<br></p>
<p>Cela n'a pas immédiatement changé avec l'investiture de Tshisekedi en janvier 2019. Même si des milliers de combattants se sont présentés à la démobilisation, le programme national n'était pas vraiment opérationnel ; des centaines de combattants traînaient dans des camps de l'armée à travers le pays, beaucoup finissant par retourner en brousse. <br></p>
<p>Enfin, après des années de discussions avec les donateurs, le 5 juillet, le président Tshisekedi a signé une ordonnance portant création du nouveau programme de démobilisation, le fusionnant avec le programme national de stabilisation. Ce programme est censé adopter une nouvelle approche, axée sur les communautés dans lesquelles les ex-combattants sont réintégrés. C'est ce qui a posé problème dans le passé : sur les 130 000 combattants, par exemple, qui ont été démobilisés lors de la première vague de démobilisation après l'accord de paix de Sun City, beaucoup n'ont jamais trouvé d'autres moyens de subsistance et ne se sont pas réconciliés avec leur communautés d'origine. <br></p>
<p>À la tête de cette commission se trouve Tommy Tambwe Rudima, un choix surprenant, qui plonge cette commission déjà dans des polémiques. Tambwe était membre du RCD et aurait été proche du Rwanda. En 2002, il devient vice-gouverneur du Sud-Kivu aux côtés du gouverneur controversé Xavier Chiribanya, au moment où une nouvelle rébellion se met en place, en coordination avec le gouvernement rwandais. Il aurait été affilié à cette rébellion du CNDP, ainsi qu'à son successeur, le M23. Puis, depuis l'année dernière, Tambwe est apparu comme un acteur des processus de paix locaux en tant que conseiller du président de la République, notamment lors des récents pourparlers au Sud-Kivu, <br></p>
<p>Sa nomination a été sévèrement critiquée. Le Dr Denis Mukwege, Georges Kapiamba, Emmanuel Kabengele, Jean-Bosco Bahala... tous des membres éminents de la société civile, ont critiqué la décision, tout comme les membres de l'opposition politique. Pour Mukwege, "Il faudrait rompre avec les politiques visant à accorder des promotions à ceux qui devraient répondre de leurs actes devant la justice." <br></p>
<p>Nous devrons attendre de voir l'impact de cette nomination en termes de financement des donateurs et de la volonté des combattants à se démobiliser. Compte tenu de l'importance de la confiance des combattants envers le gouvernement dans la réussite de sa mission, les défis qui l'attendent sont considérables. </p>
<p><br></p>
<p>En attendant la suite, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", au +243 894 110 542. A très vite ! <br>
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                <pubDate>Fri, 13 Aug 2021 09:28:07 +0000</pubDate>
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                <title>SADC : vers un succès diplomatique majeur pour Tshisekedi, ou pas ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 6 août. Vous écoutez le 25 numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l’Université de New York, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je m’appelle Ange Makadi Ngoy et je suis chercheuse au sein du GEC.  <br></p>
<p>Cela fait plusieurs semaines que la RDC intensifie sa campagne de mobilisation des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en faveur de son candidat, Faustin Luanga Mukela, au poste de secrétaire exécutif. Face à lui, le Botswana, qui abrite le siège de cette communauté sous-régionale, aligne aussi un candidat.<br></p>
<p>Alors que les élections sont prévues d’ici le 9 août 2021, en marge de la session ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement de la sous-région, fin juillet, l’UA donne à Israël, aux côtés de la Palestine, le statut d’observateur au sein de l’institution panafricaine. Certains pays membres de la SADC, notamment  la Namibie, l’Afrique du Sud et le Botswana, font bloc pour dénoncer une « décision unilatérale » de la commission de l’Union africaine. Et soupçonnent Félix Tshisekedi, comme président de l’UA, d’avoir laissé faire.<br></p>
<p>Ce statut d'observateur au sein de l’UA accordé à Israël va-t-il fragiliser les ambitions de la RDC au sein de la SADC ? <br><br><br></p>
<p>Sur le papier, Faustin Luanga dispose des potentiels pour diriger le secrétariat exécutif de la SADC. Haut fonctionnaire de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), le candidat de la RDC est professeur d’économie, des finances à l’Université de Nagoya du Japon et à l'Université internationale de Genève. Selon la diplomatie congolaise, Faustin Launga dispose de plus de vingt-cinq ans d’expérience nationale et internationale sur des questions relatives à la gouvernance commerciale, au développement économique des pays et à leur intégration au système commercial multilatéral.<br></p>
<p> Le 4 juin, il a été nommé ambassadeur itinérant du chef de l'Etat chargé du suivi des organisations internationales. Un statut qui lui confère plus de visibilité et d’accès aux chefs d'Etat et de gouvernement. </p>
<p> </p>
<p>Mais sur le terrain diplomatique, la bataille est loin d’être gagnée. La RDC cherche des alliés. Elle n’a pas pu obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies -ce qui a été perçu comme un véritable embarras diplomatique pour la RDC--et le président Félix Tshisekedi ne voudrait pas perdre ce poste sous-régional clé. Malgré une campagne tardive, la délégation congolaise, conduite par le ministre des finances, Nicolas Kazadi, a déjà pu se rendre aux Comores, à Madagascar, aux Seychelles, en Tanzanie et au Mozambique, pays à la tête de cette organisation, pour tenter de convaincre les chefs d'Etats à porter la candidature de la RDC.  Félix Tshisekedi compte aussi sur le soutien de l’Angola, du Zimbabwe et l’Eswatini.  <br></p>
<p>Mais la décision de l’UA qu’il préside d’accorder le statut d’observateur à Israël risque de compromettre ses efforts diplomatiques sur le plan sous-régional. Car elle passe mal auprès des pays qui soutiennent la cause palestinienne, notamment l’Afrique du Sud, première puissance au sein de la Sadc capable d’influencer les autres pays. L’an dernier, <a href="https://afrique.latribune.fr/decideurs/2020-02-10/zlecaf-le-sud-africain-wamkele-mene-elu-secretaire-general-839373.html" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:#ffffff;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;la RDC avait déjà perdu le poste de secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) face à la même Afrique du Sud&lt;/span&gt;"><u>la RDC avait déjà perdu le poste de secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) face à la même Afrique du Sud</u></a>. Et Faustin Launga était le candidat congolais à ce poste. <br></p>
<p>La Sadc compte 16 États membres. Jamais un ressortissant d’un pays membre francophone n’a accédé au poste de secrétaire exécutif. La RDC et le Botswana sont deux États membres de la SADC en droit de présenter un candidat à l’élection à ce poste. Normalement, il devrait y avoir consensus entre les deux pays. Mais aucun président n’a réussi à convaincre l’autre de retirer son son candidat.<br></p>
<p>La victoire du candidat congolais représenterait un succès diplomatique majeur pour la RDC. D’autant que son président Félix Tshisekedi a fait du retour du pays sur la scène diplomatique l’une de ses priorités. Sera-t-il bloqué, une fois de plus, par les enjeux diplomatiques continentaux qui semblent l’avoir dépassé la dernière fois ?<br></p>
<p>En attendant le vote à la Sadc, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", au +243 894 110 542. A très vite !<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 6 août. Vous écoutez le 25 numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l’Université de New York, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je m’appelle Ange Makadi Ngoy et je suis chercheuse au sein du GEC.  <br></p>
<p>Cela fait plusieurs semaines que la RDC intensifie sa campagne de mobilisation des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en faveur de son candidat, Faustin Luanga Mukela, au poste de secrétaire exécutif. Face à lui, le Botswana, qui abrite le siège de cette communauté sous-régionale, aligne aussi un candidat.<br></p>
<p>Alors que les élections sont prévues d’ici le 9 août 2021, en marge de la session ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement de la sous-région, fin juillet, l’UA donne à Israël, aux côtés de la Palestine, le statut d’observateur au sein de l’institution panafricaine. Certains pays membres de la SADC, notamment  la Namibie, l’Afrique du Sud et le Botswana, font bloc pour dénoncer une « décision unilatérale » de la commission de l’Union africaine. Et soupçonnent Félix Tshisekedi, comme président de l’UA, d’avoir laissé faire.<br></p>
<p>Ce statut d'observateur au sein de l’UA accordé à Israël va-t-il fragiliser les ambitions de la RDC au sein de la SADC ? <br><br><br></p>
<p>Sur le papier, Faustin Luanga dispose des potentiels pour diriger le secrétariat exécutif de la SADC. Haut fonctionnaire de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), le candidat de la RDC est professeur d’économie, des finances à l’Université de Nagoya du Japon et à l'Université internationale de Genève. Selon la diplomatie congolaise, Faustin Launga dispose de plus de vingt-cinq ans d’expérience nationale et internationale sur des questions relatives à la gouvernance commerciale, au développement économique des pays et à leur intégration au système commercial multilatéral.<br></p>
<p> Le 4 juin, il a été nommé ambassadeur itinérant du chef de l'Etat chargé du suivi des organisations internationales. Un statut qui lui confère plus de visibilité et d’accès aux chefs d'Etat et de gouvernement. </p>
<p> </p>
<p>Mais sur le terrain diplomatique, la bataille est loin d’être gagnée. La RDC cherche des alliés. Elle n’a pas pu obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies -ce qui a été perçu comme un véritable embarras diplomatique pour la RDC--et le président Félix Tshisekedi ne voudrait pas perdre ce poste sous-régional clé. Malgré une campagne tardive, la délégation congolaise, conduite par le ministre des finances, Nicolas Kazadi, a déjà pu se rendre aux Comores, à Madagascar, aux Seychelles, en Tanzanie et au Mozambique, pays à la tête de cette organisation, pour tenter de convaincre les chefs d'Etats à porter la candidature de la RDC.  Félix Tshisekedi compte aussi sur le soutien de l’Angola, du Zimbabwe et l’Eswatini.  <br></p>
<p>Mais la décision de l’UA qu’il préside d’accorder le statut d’observateur à Israël risque de compromettre ses efforts diplomatiques sur le plan sous-régional. Car elle passe mal auprès des pays qui soutiennent la cause palestinienne, notamment l’Afrique du Sud, première puissance au sein de la Sadc capable d’influencer les autres pays. L’an dernier, <a href="https://afrique.latribune.fr/decideurs/2020-02-10/zlecaf-le-sud-africain-wamkele-mene-elu-secretaire-general-839373.html" title="&lt;span style=&quot;font-size:12pt;font-family:Garamond,serif;color:#1155cc;background-color:#ffffff;font-weight:400;font-style:normal;font-variant:normal;text-decoration:underline;-webkit-text-decoration-skip:none;text-decoration-skip-ink:none;vertical-align:baseline;white-space:pre;white-space:pre-wrap;&quot;&gt;la RDC avait déjà perdu le poste de secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) face à la même Afrique du Sud&lt;/span&gt;"><u>la RDC avait déjà perdu le poste de secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) face à la même Afrique du Sud</u></a>. Et Faustin Launga était le candidat congolais à ce poste. <br></p>
<p>La Sadc compte 16 États membres. Jamais un ressortissant d’un pays membre francophone n’a accédé au poste de secrétaire exécutif. La RDC et le Botswana sont deux États membres de la SADC en droit de présenter un candidat à l’élection à ce poste. Normalement, il devrait y avoir consensus entre les deux pays. Mais aucun président n’a réussi à convaincre l’autre de retirer son son candidat.<br></p>
<p>La victoire du candidat congolais représenterait un succès diplomatique majeur pour la RDC. D’autant que son président Félix Tshisekedi a fait du retour du pays sur la scène diplomatique l’une de ses priorités. Sera-t-il bloqué, une fois de plus, par les enjeux diplomatiques continentaux qui semblent l’avoir dépassé la dernière fois ?<br></p>
<p>En attendant le vote à la Sadc, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", au +243 894 110 542. A très vite !<br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 06 Aug 2021 18:21:59 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 6 août. Vous écoutez le 25 numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l’Université de New York, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je m’appelle Ange...</itunes:subtitle>

                
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                <title>Présidence de la Ceni : blocage encore au sein des confessions religieuses</title>
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                <description><![CDATA[<p>Mardi 27 juillet, toute la classe politique congolaise a les yeux braqués sur le siège de l’épiscopat où la plateforme des confessions religieuses négocie pour désigner le président de la Commission électorale nationale indépendante. Ce jour-là, à la veille de la date limite de dépôt des candidatures, les confessions religieuses auditionnent quatre candidats présidents. Le résultat à la fin de la journée ? Manque de consensus, comme en juin 2020. Ensuite, ce 30 juillet, une nouvelle plénière aboutit à un rapport commun qui sera déposé à l’Assemblée nationale, mais personne ne s’avance sur le consensus.<br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker et je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 30 juillet..<br></p>
<p>Dans ce 24e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité au Congo, enregistré à 17 heures, nous discutons des controverses autour de la désignation du président de la Ceni par les confessions religieuses. <br></p>
<p>Le 23 juillet, la plateforme des confessions religieuses publie un communiqué qui dénonce des “pressions, des intimidations et des menaces de toute sorte” envers ses membres. Allusion à l’ingérence de la politique dans leur choix du candidat.<br></p>
<p>Puis, le soir du 27 juillet, après de longues discussions, les messages publics des chefs des confessions religieuses sont partagés. Il y a désaccord entre, d’un côté, les chefs de la Conférence épiscopale nationale du Congo (l'Église catholique) et de l’Eglise du Christ au Congo (l'Église protestante), qui avaient lancé une motion de suspension de la séance, et de l’autre, les chefs des 6 autres confessions religieuses. Alors que les 2 premiers quittent la séance, les 6 autres sont allés reprendre  les discussions ailleurs, à l’issue desquelles ils indiquent avoir terminé leur travail, sans pour autant mentionner qui ils ont choisi. Mais c’est un secret de polichinelle : il s’agit de Denis Kadima, le directeur exécutif de l’Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique, basé à Johannesburg. Si Kadima ne fait pas l’unanimité, c’est parce que les églises catholique et protestante l’estiment proche du président Félix Tshisekedi et de son parti, l’UDPS--ce que l’intéressé dément.<br></p>
<p>Finalement, le 28 juillet, après des discussions séparées avec les 2 blocs, le bureau du président de l’Assemblée nationale accorde un délai supplémentaire de 48 heures aux confessions religieuses pour transmettre les dossiers de leurs candidats, soit au plus tard ce 30 juillet à minuit.<br></p>
<p>La controverse autour du choix du président de la Ceni en dit long sur la politisation du processus électoral en RDC. Est-ce possible de l’éviter, surtout que le caractère politique de la Ceni est inscrit dans les textes qui la régissent depuis les Accords de Sun City ? Ou bien, comme le GEC l’avait suggéré dans un récent rapport, faudrait-il plutôt mettre l'accent sur des garde-fous, la dépolitisation totale étant visiblement impossible au stade actuel ?<br></p>
<p>Cela amène à une autre question :  les confessions religieuses sont-elles les mieux placées pour faire un choix indépendant, compte tenu des tentatives récurrentes de les influencer par les politiques ? Auraient-elles pris "goût" de la politique à travers le rôle important qui leur est accordé dans le processus électoral ? Si oui, comment mieux les mettre à l’abri des influences politiques ? Dans la version initiale de la proposition Lutundula, il était suggéré que les membres de la Ceni soient désignés de manière paritaire par la société civile, la majorité et l’opposition. Et que le président soit ensuite proposé par la société civile, mais désigné par consensus des trois composantes de cette représentation paritaire.<br></p>
<p>Que feront les 2 églises pour qui, jusque-là, la désignation de Kadima était une ligne rouge ? Si la Cenco et l’ECC ne trouvent toujours pas de consensus avec les autres confessions, seront-elles perçues comme des obstacles au processus ou plutôt comme des fermes garantes de l’indépendance de la Ceni ? Lors de la dernière élection, ces deux confessions avaient déployé le plus grand nombre d’observateurs sur le terrain. <br></p>
<p>En attendant le dénouement de cette crise, vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone.<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Mardi 27 juillet, toute la classe politique congolaise a les yeux braqués sur le siège de l’épiscopat où la plateforme des confessions religieuses négocie pour désigner le président de la Commission électorale nationale indépendante. Ce jour-là, à la veille de la date limite de dépôt des candidatures, les confessions religieuses auditionnent quatre candidats présidents. Le résultat à la fin de la journée ? Manque de consensus, comme en juin 2020. Ensuite, ce 30 juillet, une nouvelle plénière aboutit à un rapport commun qui sera déposé à l’Assemblée nationale, mais personne ne s’avance sur le consensus.<br></p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker et je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 30 juillet..<br></p>
<p>Dans ce 24e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité au Congo, enregistré à 17 heures, nous discutons des controverses autour de la désignation du président de la Ceni par les confessions religieuses. <br></p>
<p>Le 23 juillet, la plateforme des confessions religieuses publie un communiqué qui dénonce des “pressions, des intimidations et des menaces de toute sorte” envers ses membres. Allusion à l’ingérence de la politique dans leur choix du candidat.<br></p>
<p>Puis, le soir du 27 juillet, après de longues discussions, les messages publics des chefs des confessions religieuses sont partagés. Il y a désaccord entre, d’un côté, les chefs de la Conférence épiscopale nationale du Congo (l'Église catholique) et de l’Eglise du Christ au Congo (l'Église protestante), qui avaient lancé une motion de suspension de la séance, et de l’autre, les chefs des 6 autres confessions religieuses. Alors que les 2 premiers quittent la séance, les 6 autres sont allés reprendre  les discussions ailleurs, à l’issue desquelles ils indiquent avoir terminé leur travail, sans pour autant mentionner qui ils ont choisi. Mais c’est un secret de polichinelle : il s’agit de Denis Kadima, le directeur exécutif de l’Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique, basé à Johannesburg. Si Kadima ne fait pas l’unanimité, c’est parce que les églises catholique et protestante l’estiment proche du président Félix Tshisekedi et de son parti, l’UDPS--ce que l’intéressé dément.<br></p>
<p>Finalement, le 28 juillet, après des discussions séparées avec les 2 blocs, le bureau du président de l’Assemblée nationale accorde un délai supplémentaire de 48 heures aux confessions religieuses pour transmettre les dossiers de leurs candidats, soit au plus tard ce 30 juillet à minuit.<br></p>
<p>La controverse autour du choix du président de la Ceni en dit long sur la politisation du processus électoral en RDC. Est-ce possible de l’éviter, surtout que le caractère politique de la Ceni est inscrit dans les textes qui la régissent depuis les Accords de Sun City ? Ou bien, comme le GEC l’avait suggéré dans un récent rapport, faudrait-il plutôt mettre l'accent sur des garde-fous, la dépolitisation totale étant visiblement impossible au stade actuel ?<br></p>
<p>Cela amène à une autre question :  les confessions religieuses sont-elles les mieux placées pour faire un choix indépendant, compte tenu des tentatives récurrentes de les influencer par les politiques ? Auraient-elles pris "goût" de la politique à travers le rôle important qui leur est accordé dans le processus électoral ? Si oui, comment mieux les mettre à l’abri des influences politiques ? Dans la version initiale de la proposition Lutundula, il était suggéré que les membres de la Ceni soient désignés de manière paritaire par la société civile, la majorité et l’opposition. Et que le président soit ensuite proposé par la société civile, mais désigné par consensus des trois composantes de cette représentation paritaire.<br></p>
<p>Que feront les 2 églises pour qui, jusque-là, la désignation de Kadima était une ligne rouge ? Si la Cenco et l’ECC ne trouvent toujours pas de consensus avec les autres confessions, seront-elles perçues comme des obstacles au processus ou plutôt comme des fermes garantes de l’indépendance de la Ceni ? Lors de la dernière élection, ces deux confessions avaient déployé le plus grand nombre d’observateurs sur le terrain. <br></p>
<p>En attendant le dénouement de cette crise, vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone.<br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Jul 2021 17:07:59 +0000</pubDate>
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                <title>Le cardinal est mort, vive le cardinal</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est désormais à la cathédrale Notre Dame du Congo, en plein centre-ville de Kinshasa que repose le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Dans son message de condoléance, le pape François le décrit comme un « exégète, homme de science, un grand homme spirituel et un pasteur intensément dévoué au service de l’Église, partout où il a été appelé ». Quel héritage le cardinal Monsengwo lègue-t-il à l’église et à la république ?<br></p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis directeur de recherche au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. <br></p>
<p>Dans ce 23e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d'actualité en RDC, je médite sur l’héritage de l’archevêque émérite de Kinshasa, décédé ce 11 juillet 2021 en France.<br></p>
<p>Le cardinal Monsengwo aura vécu 81 ans, dont plus de la moitié comme évêque, ensuite archevêque respectivement de Inongo, Kisangani et Kinshasa. À l’annonce de sa mort, nombreux ont salué ses prouesses intellectuelles et son action en faveur des pauvres. D’autres ont rappelé ses qualités de polyglotte – il parlait 14 langues - ou encore son amour pour la musique. Car Tata cardinal, comme il se faisait affectueusement appeler, a eu plusieurs vies. Mais sa contribution dans la lutte pour la justice sociale et la démocratie restera pour beaucoup, et au-delà de sa chère église catholique, son grand héritage.<br></p>
<p>Si pour le commun des Congolais, l’érudit exégète catholique leur était peu connu, le politique et le pasteur, lui, leur était si proche. D'autant que durant les trente dernières années de sa vie, le cardinal a dominé la vie politique de son pays par ses sorties médiatiques, ses homélies tranchantes et son leadership au sein de l’Eglise catholique. Le cardinal Monsengwo aura même servi pendant quatre ans comme président du Haut-conseil de la République/Parlement de transition.<br></p>
<p>Et dans sa longue carrière de prince de l’église, il n’a raté aucune occasion pour fournir de l’énergie aux différents courants contestataires. « Mon rôle était de tendre la corde sans qu’elle ne cède », se confiait-il au magazine <em>Jeune Afrique</em> en 2015. Ainsi, en 1992, lorsque la conférence Nationale Souveraine dont il dirigeait les travaux est bloquée par le président Mobutu, il laissera faire les prêtres contestataires et les laïcs catholiques dans ce qui sera connu sous le nom de la marche des chrétiens. En 2011, il n'hésite pas à critiquer durement les résultats des élections qui, selon lui, n’étaient « conformes ni à la vérité, ni à la justice ». En 2015, alors que les émeutes éclataient à Kinshasa et dans d’autres villes du pays contre la modification de la loi électorale, il prêta de nouveau sa voix pour amplifier l’opposition à Joseph Kabila. Il récidivera en 2017 en relançant le Comité laïc catholique. Et lorsque la première marche des laïcs catholiques fut violemment réprimée à Kinshasa, il n’hésitera pas à assener sa plus grande critique au régime de Joseph Kabila avec cette  phrase devenue culte : « Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RDC ». Il n’hésitera pas non plus à se montrer critique après les élections controversées  de décembre 2018.<br></p>
<p>La corde, il l’aura souvent tendue jusqu’au bout, elle aura parfois cédé. Mais la tension que cela a à chaque fois créé à contribuer à faire avancer la démocratie et les libertés en République démocratique du Congo.<br></p>
<p>À deux ans des nouvelles élections et alors que le climat politique devient de plus en plus tendu, l'Église catholique et ses millions de laïc auront besoin d’un berger fort et d’une voix forte. Le cardinal Fridolin Ambongo saura-t-il assumer ce rôle? Il est clair qu’il en a les atouts quoique son style, sa personnalité et sa trajectoire politique le distinguent de son auguste prédécesseur. Au discret et souvent diplomate Monsengwo succède le fougueux et fonceur Ambongo. On l’a découvert d’ailleurs lors du dialogue de la Cenco.  Lorsque le président de la Cenco, Mgr Marcel Utembi, jouait aux diplomates, Ambongo a choisi d’être le porte voix de la ligne dure, ce qui lui attira alors  la sympathie de la société civile congolaise. Désormais seul maître de l'archevêché de Kinshasa, le cardinal Ambongo a le champ libre pour imprimer son style et rattraper le charisme du cardinal Monsengwo, qui est de 21 ans son aîné. <br></p>
<p>Le cardinal est mort, vive le cardinal. <br></p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est désormais à la cathédrale Notre Dame du Congo, en plein centre-ville de Kinshasa que repose le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Dans son message de condoléance, le pape François le décrit comme un « exégète, homme de science, un grand homme spirituel et un pasteur intensément dévoué au service de l’Église, partout où il a été appelé ». Quel héritage le cardinal Monsengwo lègue-t-il à l’église et à la république ?<br></p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis directeur de recherche au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. <br></p>
<p>Dans ce 23e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d'actualité en RDC, je médite sur l’héritage de l’archevêque émérite de Kinshasa, décédé ce 11 juillet 2021 en France.<br></p>
<p>Le cardinal Monsengwo aura vécu 81 ans, dont plus de la moitié comme évêque, ensuite archevêque respectivement de Inongo, Kisangani et Kinshasa. À l’annonce de sa mort, nombreux ont salué ses prouesses intellectuelles et son action en faveur des pauvres. D’autres ont rappelé ses qualités de polyglotte – il parlait 14 langues - ou encore son amour pour la musique. Car Tata cardinal, comme il se faisait affectueusement appeler, a eu plusieurs vies. Mais sa contribution dans la lutte pour la justice sociale et la démocratie restera pour beaucoup, et au-delà de sa chère église catholique, son grand héritage.<br></p>
<p>Si pour le commun des Congolais, l’érudit exégète catholique leur était peu connu, le politique et le pasteur, lui, leur était si proche. D'autant que durant les trente dernières années de sa vie, le cardinal a dominé la vie politique de son pays par ses sorties médiatiques, ses homélies tranchantes et son leadership au sein de l’Eglise catholique. Le cardinal Monsengwo aura même servi pendant quatre ans comme président du Haut-conseil de la République/Parlement de transition.<br></p>
<p>Et dans sa longue carrière de prince de l’église, il n’a raté aucune occasion pour fournir de l’énergie aux différents courants contestataires. « Mon rôle était de tendre la corde sans qu’elle ne cède », se confiait-il au magazine <em>Jeune Afrique</em> en 2015. Ainsi, en 1992, lorsque la conférence Nationale Souveraine dont il dirigeait les travaux est bloquée par le président Mobutu, il laissera faire les prêtres contestataires et les laïcs catholiques dans ce qui sera connu sous le nom de la marche des chrétiens. En 2011, il n'hésite pas à critiquer durement les résultats des élections qui, selon lui, n’étaient « conformes ni à la vérité, ni à la justice ». En 2015, alors que les émeutes éclataient à Kinshasa et dans d’autres villes du pays contre la modification de la loi électorale, il prêta de nouveau sa voix pour amplifier l’opposition à Joseph Kabila. Il récidivera en 2017 en relançant le Comité laïc catholique. Et lorsque la première marche des laïcs catholiques fut violemment réprimée à Kinshasa, il n’hésitera pas à assener sa plus grande critique au régime de Joseph Kabila avec cette  phrase devenue culte : « Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RDC ». Il n’hésitera pas non plus à se montrer critique après les élections controversées  de décembre 2018.<br></p>
<p>La corde, il l’aura souvent tendue jusqu’au bout, elle aura parfois cédé. Mais la tension que cela a à chaque fois créé à contribuer à faire avancer la démocratie et les libertés en République démocratique du Congo.<br></p>
<p>À deux ans des nouvelles élections et alors que le climat politique devient de plus en plus tendu, l'Église catholique et ses millions de laïc auront besoin d’un berger fort et d’une voix forte. Le cardinal Fridolin Ambongo saura-t-il assumer ce rôle? Il est clair qu’il en a les atouts quoique son style, sa personnalité et sa trajectoire politique le distinguent de son auguste prédécesseur. Au discret et souvent diplomate Monsengwo succède le fougueux et fonceur Ambongo. On l’a découvert d’ailleurs lors du dialogue de la Cenco.  Lorsque le président de la Cenco, Mgr Marcel Utembi, jouait aux diplomates, Ambongo a choisi d’être le porte voix de la ligne dure, ce qui lui attira alors  la sympathie de la société civile congolaise. Désormais seul maître de l'archevêché de Kinshasa, le cardinal Ambongo a le champ libre pour imprimer son style et rattraper le charisme du cardinal Monsengwo, qui est de 21 ans son aîné. <br></p>
<p>Le cardinal est mort, vive le cardinal. <br></p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.<br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Jul 2021 20:01:59 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>C’est désormais à la cathédrale Notre Dame du Congo, en plein centre-ville de Kinshasa que repose le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Dans son message de condoléance, le pape François le décrit comme un « exégète, homme de science, un grand homme sp...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Quand les députés jouent les prolongations</title>
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                <description><![CDATA[<p>On le sait, contre l’avis du président Félix Tshisekedi, l’Assemblée nationale, contrairement au Sénat, poursuit sa session ordinaire de mars dont la clôture était initialement prévue le 15 juin. Officiellement, c’est parce qu’une partie du territoire national se trouve en état de siège et que les députés se doivent de renouveler cette situation exceptionnelle tous les 15 jours ou d’y mettre fin à tout moment. Mais la prolongation de la session ordinaire de mars ne cache-t-elle pas d’autres intentions ? <br></p>
<p>Bonjour ! Vous écoutez le 22e numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l’Université de New York, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise.<br></p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du GEC. <br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 16 juillet. Cela fait presqu’un mois jour pour jour que l’Assemblée nationale joue les prolongations, après avoir refusé de voter la loi d’habilitation. Privant ainsi le chef de l’État de la possibilité de renouveler seul, comme il le souhaitait, l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. <br></p>
<p>Mais, en réalité, cette fin retardée de la session ne va pas desservir le chef de l’État. Au contraire. Elle lui permettra de pousser son avantage. Ce sera le temps par exemple de confirmer la mainmise de l’Union sacrée de la nation, coalition au pouvoir, sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Et le ton est donné. Il faut le faire vite, très vite. La nouvelle loi sur la Ceni, décriée notamment à cause de la politisation accentuée de l’organe électoral et du déséquilibre dans sa composition, a été promulguée le 3 juillet. Le bureau de l’Assemblée nationale dit attendre les noms des animateurs proposés pour la Ceni par chaque composante - majorité, opposition et société civile -, au plus tard le 28 juillet. Le 17 août, le président de la République doit recevoir les listes des personnes désignées et entérinées par l’Assemblée nationale.<br></p>
<p>Cette mise en branle rapide du nouveau dispositif légal prend de vitesse les détracteurs de la nouvelle loi sur la Ceni. D’autant que ces derniers peinent à mobiliser. Et la disparition du cardinal Laurent Monsengwo, figure incontournable de la scène publique congolaise, n’aide pas non plus. L’Église catholique, une des principales composantes devant désigner le prochain président de la Ceni, ne pourra pas s’Impliquer pleinement avant les obsèques du feu cardinal.  <br></p>
<p>En tout cas, pour l’instant, contrairement à 2015, aucune manifestation de protestation d’envergure n'a eu lieu. Des appels se multiplient par ailleurs dans ce sens mais des acteurs politiques ou de la société civile ne semblent pas encore accorder leur violon sur la stratégie à mettre en place. Félix Tshisekedi, lui, n’attend pas. Le chef de l’État avance ses pions et s’impose encore plus dans les institutions du pays. Sans doute pour s’assurer une victoire en 2023. D'ailleurs, il ne s’en cache pas.<br></p>
<p>La prolongation sert aussi de moyen de pression pour les députés afin de faire avancer certains dossiers en leur faveur. « Comment partir en vacances et laisser les commandes du pays à l’exécutif alors que la promesse du chef de l’État d’une dotation financière pour chaque député qui rentre dans sa circonscription n’est pas encore satisfaite ? » s’interrogent certains élus. D’autres disent attendre d’en savoir plus sur des jeeps promises. <br></p>
<p>Entre-temps, les réformes annoncées comme prioritaires à l’ouverture de la session, il y a quatre mois, n'ont pas été toutes examinées. À la place, derrière les portes closes des bureaux du palais du Peuple, députés pro-Tshisekedi et députés pro-Kabila se disputaient encore le contrôle des commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Pour ceux qui attendaient les débats sur la révision de certaines dispositions de la Constitution, sur la modification de la loi électorale en vigueur, ou sur des projets de réformes structurelles, économiques ou sociales venant du gouvernement, il faudra repasser. Au Congo, à l’instar de « l'année de l’action » annoncée pour 2020 par le président Tshisekedi,  « le temps des réformes » proclamé en mars 2021 par Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, se fait toujours attendre. Prolongation de la session ordinaire, ou pas.<br></p>
<p>D’ici là, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", au +243 894 110 542. À très vite !<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, contre l’avis du président Félix Tshisekedi, l’Assemblée nationale, contrairement au Sénat, poursuit sa session ordinaire de mars dont la clôture était initialement prévue le 15 juin. Officiellement, c’est parce qu’une partie du territoire national se trouve en état de siège et que les députés se doivent de renouveler cette situation exceptionnelle tous les 15 jours ou d’y mettre fin à tout moment. Mais la prolongation de la session ordinaire de mars ne cache-t-elle pas d’autres intentions ? <br></p>
<p>Bonjour ! Vous écoutez le 22e numéro de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche basé à l’Université de New York, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise.<br></p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du GEC. <br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 16 juillet. Cela fait presqu’un mois jour pour jour que l’Assemblée nationale joue les prolongations, après avoir refusé de voter la loi d’habilitation. Privant ainsi le chef de l’État de la possibilité de renouveler seul, comme il le souhaitait, l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. <br></p>
<p>Mais, en réalité, cette fin retardée de la session ne va pas desservir le chef de l’État. Au contraire. Elle lui permettra de pousser son avantage. Ce sera le temps par exemple de confirmer la mainmise de l’Union sacrée de la nation, coalition au pouvoir, sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Et le ton est donné. Il faut le faire vite, très vite. La nouvelle loi sur la Ceni, décriée notamment à cause de la politisation accentuée de l’organe électoral et du déséquilibre dans sa composition, a été promulguée le 3 juillet. Le bureau de l’Assemblée nationale dit attendre les noms des animateurs proposés pour la Ceni par chaque composante - majorité, opposition et société civile -, au plus tard le 28 juillet. Le 17 août, le président de la République doit recevoir les listes des personnes désignées et entérinées par l’Assemblée nationale.<br></p>
<p>Cette mise en branle rapide du nouveau dispositif légal prend de vitesse les détracteurs de la nouvelle loi sur la Ceni. D’autant que ces derniers peinent à mobiliser. Et la disparition du cardinal Laurent Monsengwo, figure incontournable de la scène publique congolaise, n’aide pas non plus. L’Église catholique, une des principales composantes devant désigner le prochain président de la Ceni, ne pourra pas s’Impliquer pleinement avant les obsèques du feu cardinal.  <br></p>
<p>En tout cas, pour l’instant, contrairement à 2015, aucune manifestation de protestation d’envergure n'a eu lieu. Des appels se multiplient par ailleurs dans ce sens mais des acteurs politiques ou de la société civile ne semblent pas encore accorder leur violon sur la stratégie à mettre en place. Félix Tshisekedi, lui, n’attend pas. Le chef de l’État avance ses pions et s’impose encore plus dans les institutions du pays. Sans doute pour s’assurer une victoire en 2023. D'ailleurs, il ne s’en cache pas.<br></p>
<p>La prolongation sert aussi de moyen de pression pour les députés afin de faire avancer certains dossiers en leur faveur. « Comment partir en vacances et laisser les commandes du pays à l’exécutif alors que la promesse du chef de l’État d’une dotation financière pour chaque député qui rentre dans sa circonscription n’est pas encore satisfaite ? » s’interrogent certains élus. D’autres disent attendre d’en savoir plus sur des jeeps promises. <br></p>
<p>Entre-temps, les réformes annoncées comme prioritaires à l’ouverture de la session, il y a quatre mois, n'ont pas été toutes examinées. À la place, derrière les portes closes des bureaux du palais du Peuple, députés pro-Tshisekedi et députés pro-Kabila se disputaient encore le contrôle des commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Pour ceux qui attendaient les débats sur la révision de certaines dispositions de la Constitution, sur la modification de la loi électorale en vigueur, ou sur des projets de réformes structurelles, économiques ou sociales venant du gouvernement, il faudra repasser. Au Congo, à l’instar de « l'année de l’action » annoncée pour 2020 par le président Tshisekedi,  « le temps des réformes » proclamé en mars 2021 par Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, se fait toujours attendre. Prolongation de la session ordinaire, ou pas.<br></p>
<p>D’ici là, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", au +243 894 110 542. À très vite !<br></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Jul 2021 17:12:47 +0000</pubDate>
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                <title>Vaccin AstraZeneca - Tshisekedi a-t-il raison d'émettre des réserves ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>"J'ai bien fait de ne pas me faire vacciner". Ce sont les mots du président Félix Tshisekedi dans une interview accordée aux médias congolais le 1er juillet, affirmant que l'opinion scientifique était divisée sur le vaccin Astrazeneca et qu'il attendrait un autre vaccin. Pourtant, le pays a lancé une campagne nationale de vaccination il y a deux mois et demi, encourageant tous les Congolais à se faire vacciner par Astrazeneca. Son propre ministre de la santé vient de se faire vacciner. Tshisekedi le chef de l'État avait-il raison d'émettre cette réserve ?<br></p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 9 juillet. Je m'appelle Jason Stearns, et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, projet de recherche indépendant basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 21e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer l'actualité de la RDC. <br></p>
<p>De nombreux Congolais semblent partager le scepticisme du Président Tshisekedi. Seules quelque 60 000 personnes ont été vaccinées dans le pays, bien que celui-ci ait reçu 1,7 million de doses d'Astrazeneca de la part de Covax, la coalition internationale des vaccins. Cette réticence a été accentuée par des rapports faisant état de caillots sanguins liés à ce vaccin particulier - dans de nombreux pays européens, il n'est administré qu'à certains groupes d'âge, et aux États-Unis et en Suisse, il n'a pas encore été autorisé. <br></p>
<p>Le fait que l'Union européenne ait annoncé la semaine dernière que les personnes vaccinées avec le vaccin Astrazeneca produit en Inde - contrairement au vaccin biologiquement identique produit au Royaume-Uni - n'échapperaient pas automatiquement à la quarantaine lorsqu'elles voyagent en Europe n'a rien arrangé. <br></p>
<p>Néanmoins, le vaccin d'Astrazeneca est le principal vaccin disponible pour la plupart des pays africains dans le cadre de l'initiative Covax. Cela s'explique en grande partie par le fait qu'il est moins cher et que, contrairement aux vaccins produits par Pfizer et Moderna, qui doivent être stockés dans des conditions ultra-froides, le vaccin AstraZeneca peut être conservé dans des réfrigérateurs classiques.<br></p>
<p>Plus de 400 millions de doses d'Astrazeneca ont été administrées dans le monde, dont plus de 30 millions au Royaume-Uni et 6 millions en France. Il est utilisé dans 178 pays du monde et son utilisation a été approuvée par l'Organisation mondiale de la santé. Selon diverses études, le vaccin est efficace à plus de 60 % pour prévenir tout symptôme de Covid et offre une protection de plus de 90 % contre le décès et l'hospitalisation. L'OMS a déclaré que ces avantages continuent de l'emporter sur les risques. C'est aussi vrai dans un pays comme le Congo, qui est sécoué actuellement par une troisième vague de la pandémie et où les hôpitaux de Kinshasa sont presque pleins.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi n'est pas le seul parmi les dirigeants congolais à exprimer ses doutes. Parmi les principaux leaders des partis politiques, seul Martin Fayulu s'est fait vacciner publiquement. Jean-Pierre Bemba, Moise Katumbi et Joseph Kabila ne se sont pas exprimés sur la question. Pas plus que d'autres leaders d'opinion, comme le prix Nobel Denis Mukwege, ou les chefs religieux. Néanmoins, en tant que garant de la nation, et compte tenu du danger posé par le virus et le fait qu’il avait déjà autorisé le vaccin dans son pays, Tshisekedi aurait pu s'exprimer autrement,.<br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br><br><br><br><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>"J'ai bien fait de ne pas me faire vacciner". Ce sont les mots du président Félix Tshisekedi dans une interview accordée aux médias congolais le 1er juillet, affirmant que l'opinion scientifique était divisée sur le vaccin Astrazeneca et qu'il attendrait un autre vaccin. Pourtant, le pays a lancé une campagne nationale de vaccination il y a deux mois et demi, encourageant tous les Congolais à se faire vacciner par Astrazeneca. Son propre ministre de la santé vient de se faire vacciner. Tshisekedi le chef de l'État avait-il raison d'émettre cette réserve ?<br></p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 9 juillet. Je m'appelle Jason Stearns, et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, projet de recherche indépendant basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 21e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer l'actualité de la RDC. <br></p>
<p>De nombreux Congolais semblent partager le scepticisme du Président Tshisekedi. Seules quelque 60 000 personnes ont été vaccinées dans le pays, bien que celui-ci ait reçu 1,7 million de doses d'Astrazeneca de la part de Covax, la coalition internationale des vaccins. Cette réticence a été accentuée par des rapports faisant état de caillots sanguins liés à ce vaccin particulier - dans de nombreux pays européens, il n'est administré qu'à certains groupes d'âge, et aux États-Unis et en Suisse, il n'a pas encore été autorisé. <br></p>
<p>Le fait que l'Union européenne ait annoncé la semaine dernière que les personnes vaccinées avec le vaccin Astrazeneca produit en Inde - contrairement au vaccin biologiquement identique produit au Royaume-Uni - n'échapperaient pas automatiquement à la quarantaine lorsqu'elles voyagent en Europe n'a rien arrangé. <br></p>
<p>Néanmoins, le vaccin d'Astrazeneca est le principal vaccin disponible pour la plupart des pays africains dans le cadre de l'initiative Covax. Cela s'explique en grande partie par le fait qu'il est moins cher et que, contrairement aux vaccins produits par Pfizer et Moderna, qui doivent être stockés dans des conditions ultra-froides, le vaccin AstraZeneca peut être conservé dans des réfrigérateurs classiques.<br></p>
<p>Plus de 400 millions de doses d'Astrazeneca ont été administrées dans le monde, dont plus de 30 millions au Royaume-Uni et 6 millions en France. Il est utilisé dans 178 pays du monde et son utilisation a été approuvée par l'Organisation mondiale de la santé. Selon diverses études, le vaccin est efficace à plus de 60 % pour prévenir tout symptôme de Covid et offre une protection de plus de 90 % contre le décès et l'hospitalisation. L'OMS a déclaré que ces avantages continuent de l'emporter sur les risques. C'est aussi vrai dans un pays comme le Congo, qui est sécoué actuellement par une troisième vague de la pandémie et où les hôpitaux de Kinshasa sont presque pleins.<br></p>
<p>Le président Tshisekedi n'est pas le seul parmi les dirigeants congolais à exprimer ses doutes. Parmi les principaux leaders des partis politiques, seul Martin Fayulu s'est fait vacciner publiquement. Jean-Pierre Bemba, Moise Katumbi et Joseph Kabila ne se sont pas exprimés sur la question. Pas plus que d'autres leaders d'opinion, comme le prix Nobel Denis Mukwege, ou les chefs religieux. Néanmoins, en tant que garant de la nation, et compte tenu du danger posé par le virus et le fait qu’il avait déjà autorisé le vaccin dans son pays, Tshisekedi aurait pu s'exprimer autrement,.<br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant " GEC ", G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br><br><br><br><br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Jul 2021 15:43:47 +0000</pubDate>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>Lipanda 2021 :  quelle indépendance et pour qui ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>“...[L]e jour glorieux où devant l’histoire, le monde a été témoin du couronnement de la lutte acharnée menée corps et âme par les Pères fondateurs de notre nation, dans le but de permettre l’accession du pays de nos ancêtres à sa souveraineté”. Voici les premières lignes du discours du président Félix Tshisekedi à l’occasion du soixante et unième anniversaire de l’indépendance de la République democratique du Congo, le 30 juin 2021. Mais que signifie l’indépendance du Congo aujourd’hui ?<br></p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 2 juillet. Je m’appelle Fred Bauma, et je suis le directeur de recherche du Groupe d'étude sur le Congo, un projet de recherche indépendant basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 20e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC.<br></p>
<p>Chaque année, les Congolais célèbrent la fête du 30 juin, et chaque année, les mêmes discours reviennent dans les discussions : “Nous ne sommes pas réellement indépendants.” “Qu’est-ce que nous avons à fêter ?” “Après 61 ans d’indépendance, avons-nous vraiment su ‘assurer’ la ‘grandeur’ du Congo, comme le dit l’hymne national ?”<br></p>
<p>Y a-t-il moyen d’améliorer le débat public autour de l’indépendance ?<br></p>
<p>Ce 30 juin 2021, le Collectif Ekolo--un groupe de jeunes ayant pour but de stimuler la conscience de l’histoire congolaise--a mené une “visite guidée décoloniale” sur le boulevard du même nom, à Kinshasa. Au menu : visite des bâtiments de l’époque coloniale, et récit de l’histoire extractive de la RDC, en commençant par l’Etat indépendant du Congo, en passant par le Congo belge avant d’arriver au Congo postcolonial. Le message : depuis sa naissance, le Congo a toujours été un pays d’où les ressources partent ailleurs ; un pays extraverti, dont les richesses servent les autres pays, en laissant les Congolais pauvres. En effet, à la différence d’autres colonies, le Congo est né comme une colonie “internationale”, du moins en théorie. L’Etat indépendant du Congo--quel nom ironique--était censé être un espace libre pour le commerce international, au lieu d’un site d’extraction lié formellement à un seul pays comme dans d’autres colonies.<br></p>
<p>C’est ainsi que l’historien Guillaume Nkongolo Funkwa, lors d’une interview récente à l’occasion du 30 juin, a exhorté les dirigeants et les populations congolais à comprendre “pourquoi leur pays est le seul à être soumis sous le statut de colonie internationale, propriété commune des capitalistes mondiaux”. A cette problématique on pourrait ajouter celle évoquée par le critique martiniquais Frantz Fanon, qui, dans son ouvrage <em>Les damnés de la terre</em>, décrivait la façon dont les élites africaines--les bourgeoisies nationales--faisaient souvent cause commune avec les bourgeoisies des métropoles coloniales, au détriment des paysans de leurs propres pays. Double exploitation des Congolais, donc : d’abord par le capital et les puissances internationales, et ensuite par l’élite nationale, en collusion avec ces derniers.<br></p>
<p>Trois jours avant la fête de l’indépendance cette année, la RDC et le Rwanda ont signé plusieurs accords, dont un qui porte sur la coopération entre les deux pays dans l’exploitation de l’or congolais. Certains observateurs congolais se sont dits révoltés par cet accord, estimant qu’on ne doit pas laisser le raffinage à une société rwandaise : le Congo n’est-il pas capable de raffiner son propre or ? Et sinon, pourquoi ?<br></p>
<p>Plutôt que d’être simplement des signes de frustration, ce type de questions devrait être au cœur du débat national. A qui les richesses du Congo doivent profiter, et de quelle manière ? Comment les faire profiter davantage à tous les Congolais, plutôt qu’à l’élite ? Pour qui la souveraineté du Congo tant recherchée par les héros de l'indépendance existe-t-elle ? Les paysans ? L'élite ? Voilà d’autres questions qui pourraient animer un débat riche et nuancé sur la signification de l’indépendance du Congo aujourd’hui.<br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br>
 </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>“...[L]e jour glorieux où devant l’histoire, le monde a été témoin du couronnement de la lutte acharnée menée corps et âme par les Pères fondateurs de notre nation, dans le but de permettre l’accession du pays de nos ancêtres à sa souveraineté”. Voici les premières lignes du discours du président Félix Tshisekedi à l’occasion du soixante et unième anniversaire de l’indépendance de la République democratique du Congo, le 30 juin 2021. Mais que signifie l’indépendance du Congo aujourd’hui ?<br></p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 2 juillet. Je m’appelle Fred Bauma, et je suis le directeur de recherche du Groupe d'étude sur le Congo, un projet de recherche indépendant basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 20e numéro de Po na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC.<br></p>
<p>Chaque année, les Congolais célèbrent la fête du 30 juin, et chaque année, les mêmes discours reviennent dans les discussions : “Nous ne sommes pas réellement indépendants.” “Qu’est-ce que nous avons à fêter ?” “Après 61 ans d’indépendance, avons-nous vraiment su ‘assurer’ la ‘grandeur’ du Congo, comme le dit l’hymne national ?”<br></p>
<p>Y a-t-il moyen d’améliorer le débat public autour de l’indépendance ?<br></p>
<p>Ce 30 juin 2021, le Collectif Ekolo--un groupe de jeunes ayant pour but de stimuler la conscience de l’histoire congolaise--a mené une “visite guidée décoloniale” sur le boulevard du même nom, à Kinshasa. Au menu : visite des bâtiments de l’époque coloniale, et récit de l’histoire extractive de la RDC, en commençant par l’Etat indépendant du Congo, en passant par le Congo belge avant d’arriver au Congo postcolonial. Le message : depuis sa naissance, le Congo a toujours été un pays d’où les ressources partent ailleurs ; un pays extraverti, dont les richesses servent les autres pays, en laissant les Congolais pauvres. En effet, à la différence d’autres colonies, le Congo est né comme une colonie “internationale”, du moins en théorie. L’Etat indépendant du Congo--quel nom ironique--était censé être un espace libre pour le commerce international, au lieu d’un site d’extraction lié formellement à un seul pays comme dans d’autres colonies.<br></p>
<p>C’est ainsi que l’historien Guillaume Nkongolo Funkwa, lors d’une interview récente à l’occasion du 30 juin, a exhorté les dirigeants et les populations congolais à comprendre “pourquoi leur pays est le seul à être soumis sous le statut de colonie internationale, propriété commune des capitalistes mondiaux”. A cette problématique on pourrait ajouter celle évoquée par le critique martiniquais Frantz Fanon, qui, dans son ouvrage <em>Les damnés de la terre</em>, décrivait la façon dont les élites africaines--les bourgeoisies nationales--faisaient souvent cause commune avec les bourgeoisies des métropoles coloniales, au détriment des paysans de leurs propres pays. Double exploitation des Congolais, donc : d’abord par le capital et les puissances internationales, et ensuite par l’élite nationale, en collusion avec ces derniers.<br></p>
<p>Trois jours avant la fête de l’indépendance cette année, la RDC et le Rwanda ont signé plusieurs accords, dont un qui porte sur la coopération entre les deux pays dans l’exploitation de l’or congolais. Certains observateurs congolais se sont dits révoltés par cet accord, estimant qu’on ne doit pas laisser le raffinage à une société rwandaise : le Congo n’est-il pas capable de raffiner son propre or ? Et sinon, pourquoi ?<br></p>
<p>Plutôt que d’être simplement des signes de frustration, ce type de questions devrait être au cœur du débat national. A qui les richesses du Congo doivent profiter, et de quelle manière ? Comment les faire profiter davantage à tous les Congolais, plutôt qu’à l’élite ? Pour qui la souveraineté du Congo tant recherchée par les héros de l'indépendance existe-t-elle ? Les paysans ? L'élite ? Voilà d’autres questions qui pourraient animer un débat riche et nuancé sur la signification de l’indépendance du Congo aujourd’hui.<br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br>
 </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Jul 2021 20:18:03 +0000</pubDate>
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                <title>Les FARDC sont-elles gangrénées par la mafia ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>« Il y a beaucoup de magouilles qui minent nos forces de sécurité. Il s’est développé une mafia dans l’armée ». Ce constat n’est pas extrait du rapport d’une ONG. Il a été prononcé par le président Félix Tshisekedi, chef suprême des forces armées et de la police nationale, le samedi 19 juin, à Bunia. </p>
<p><br></p>
<p>Le commentaire est spectaculaire. Il a d’ailleurs fait le tour des médias congolais. Mais le président fait-il le nécessaire pour lutter contre le fléau qu’il dénonce ?</p>
<p>Nous sommes le vendredi 25 juin et vous écoutez le 19e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous nous intéressons aux réseaux illégaux qui entravent l’armée congolaise.</p>
<p>Car Félix Tshisekedi a raison de soulever ce problème. Il y a de nombreux exemples d’activités illégales menées par des membres des FARDC pour s’enrichir. Le dernier rapport du groupe d’expert des Nations-Unies sur la RDC en regorge : </p>
<ul><li>trafic d’armes qui atterrissent souvent entre les mains des groupes armés, notamment les hauts-plateaux du Sud-Kivu et en Ituri</li>
  <li>présence illégale de soldats dans les mines d’or, comme à Matungu, dans le territoire Walikale</li>
  <li>Ou encore récolte et exportation de cacao sur l’axe Beni-Kasindi… </li>
</ul><p>Une partie des soldats des FARDC est par ailleurs fictifs. Souvent ils ne sont pas remplacés après leur mort au combat, et leur solde qui continue d’être versée, est détournée. Tout ceci contribue à aggraver et maintenir l’insécurité. </p>
<p>Alors, comment en est-on arrivé là ? L’impunité en est évidemment un des facteurs. Et Félix Tshisekedi a eu raison de pointer la faiblesse de la justice lors de son intervention. L’arrestation de trois officiers soupçonnés de détournement de soldes de militaires fictifs, en Ituri trois jours plus tard, va dans le bon sens, même s’il faudra des efforts plus solides et plus constants.</p>
<p>Mais, cette « mafia », comme l’appelle Félix Tshisekedi, a également des causes plus profondes. Faute de suffisamment de moyens et de contrôle, une grande partie des FARDC s’organise, sur le terrain, </p>
<p>de manière informelle pour subvenir à ses besoins. Cela se fait souvent au dépend des civils qu’ils sont censés protéger, avec des taxes diverses, qui peuvent mener à des exactions. </p>
<p><br></p>
<p>Face à cela, les civils, non armés, sont dans une position de faiblesse : ils ont difficilement la capacité de dénoncer ces pratiques et d’obtenir des sanctions sans craindre des représailles. Or, l’état de siège, décrété par Félix Tshisekedi dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a justement renforcé les pouvoirs des FARDC, avec notamment la mise en place d’une justice militaire pour juger les civils. L’armée a désormais encore plus de latitude pour taxer les citoyens, et s’en prendre aux médias et à la société civile, qui pourraient les dénoncer. Les mesures prises par Félix Tshisekedi risquent donc de renforcer le phénomène dénoncé par Tshisekedi Félix.</p>
<p>Demander la moralisation des soldats, leur faire subir la rigueur de la justice… Tout ceci est louable et nécessaire. Mais pour mettre véritablement fin aux circuits économiques illégaux, il est aussi nécessaire de construire le cadre qui permette aux FARDC d’opérer avec les moyens dont ils ont besoin. </p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>« Il y a beaucoup de magouilles qui minent nos forces de sécurité. Il s’est développé une mafia dans l’armée ». Ce constat n’est pas extrait du rapport d’une ONG. Il a été prononcé par le président Félix Tshisekedi, chef suprême des forces armées et de la police nationale, le samedi 19 juin, à Bunia. </p>
<p><br></p>
<p>Le commentaire est spectaculaire. Il a d’ailleurs fait le tour des médias congolais. Mais le président fait-il le nécessaire pour lutter contre le fléau qu’il dénonce ?</p>
<p>Nous sommes le vendredi 25 juin et vous écoutez le 19e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous nous intéressons aux réseaux illégaux qui entravent l’armée congolaise.</p>
<p>Car Félix Tshisekedi a raison de soulever ce problème. Il y a de nombreux exemples d’activités illégales menées par des membres des FARDC pour s’enrichir. Le dernier rapport du groupe d’expert des Nations-Unies sur la RDC en regorge : </p>
<ul><li>trafic d’armes qui atterrissent souvent entre les mains des groupes armés, notamment les hauts-plateaux du Sud-Kivu et en Ituri</li>
  <li>présence illégale de soldats dans les mines d’or, comme à Matungu, dans le territoire Walikale</li>
  <li>Ou encore récolte et exportation de cacao sur l’axe Beni-Kasindi… </li>
</ul><p>Une partie des soldats des FARDC est par ailleurs fictifs. Souvent ils ne sont pas remplacés après leur mort au combat, et leur solde qui continue d’être versée, est détournée. Tout ceci contribue à aggraver et maintenir l’insécurité. </p>
<p>Alors, comment en est-on arrivé là ? L’impunité en est évidemment un des facteurs. Et Félix Tshisekedi a eu raison de pointer la faiblesse de la justice lors de son intervention. L’arrestation de trois officiers soupçonnés de détournement de soldes de militaires fictifs, en Ituri trois jours plus tard, va dans le bon sens, même s’il faudra des efforts plus solides et plus constants.</p>
<p>Mais, cette « mafia », comme l’appelle Félix Tshisekedi, a également des causes plus profondes. Faute de suffisamment de moyens et de contrôle, une grande partie des FARDC s’organise, sur le terrain, </p>
<p>de manière informelle pour subvenir à ses besoins. Cela se fait souvent au dépend des civils qu’ils sont censés protéger, avec des taxes diverses, qui peuvent mener à des exactions. </p>
<p><br></p>
<p>Face à cela, les civils, non armés, sont dans une position de faiblesse : ils ont difficilement la capacité de dénoncer ces pratiques et d’obtenir des sanctions sans craindre des représailles. Or, l’état de siège, décrété par Félix Tshisekedi dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a justement renforcé les pouvoirs des FARDC, avec notamment la mise en place d’une justice militaire pour juger les civils. L’armée a désormais encore plus de latitude pour taxer les citoyens, et s’en prendre aux médias et à la société civile, qui pourraient les dénoncer. Les mesures prises par Félix Tshisekedi risquent donc de renforcer le phénomène dénoncé par Tshisekedi Félix.</p>
<p>Demander la moralisation des soldats, leur faire subir la rigueur de la justice… Tout ceci est louable et nécessaire. Mais pour mettre véritablement fin aux circuits économiques illégaux, il est aussi nécessaire de construire le cadre qui permette aux FARDC d’opérer avec les moyens dont ils ont besoin. </p>
<p><br></p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !<br>
 </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Jun 2021 19:33:09 +0000</pubDate>
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                <title>Union sacrée, union fragile ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’est une semaine politique intense qui s’achève à Kinshasa. Comme le souhaitait le président Félix Tshisekedi, dès le lundi 14 juin, 24 heures avant la clôture initiale de la session ordinaire de mars, les sénateurs ont adopté le projet de loi portant habilitation du gouvernement sur certaines matières notamment la prolongation de l’état de siège. Mais le lendemain, le mardi 15 juin, l’examen de ce texte censé permettre à l’exécutif d’intervenir dans le domaine législatif pendant les vacances parlementaires est bloqué à l’Assemblée nationale, pourtant majoritairement dominée par l’Union sacrée de la nation. Le même jour, des sénateurs votent majoritairement contre la levée des immunités parlementaires de Matata Ponyo Mapon, ancien Premier ministre, que le procureur voulait entendre dans le cadre de la gestion décriée des fonds destinés au parc-agroalimentaire de Bukanga Lonzo. Et ce, malgré le message subliminal de Félix Tshisekedi leur demandant de ne pas faire entrave à la justice. Peut-on en déduire que cette coalition au pouvoir initiée par le chef de l’État bat de l’aile ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 18ème numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC.<br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 18 juin.<br></p>
<p>On le savait dès le départ : la vie d’une coalition si hétéroclite ne serait pas un long fleuve tranquille. Il vous souviendra par exemple qu’après les candidatures uniques de l’Union sacrée de la nation au bureau de l’Assemblée nationale, la coalition n’avait pas réussi à imposer le même schéma au Sénat : Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et le MLC de Jean-Pierre Bemba, pourtant membres de l’Union sacrée de la nation, s’étaient alors affrontés pour le poste de deuxième vice-président de la chambre haute. Un premier fait révélateur du difficile consensus auquel la coalition au pouvoir allait devoir faire face.<br></p>
<p>D’autant que les intérêts politiques des uns et des autres ne sont pas toujours concordants. Loin de là. Surtout que, plus de six mois après sa constitution, l’Union sacrée de la nation ne dispose toujours pas de charte devant préciser ses objectifs et les rôles de chaque composante. Modeste Bahati, président du Sénat, pousserait en vue de son adoption le plus rapidement possible, notamment pour définir la clé et les critères de répartition des responsabilités maintenant et après les élections à venir. Mais l’UDPS, parti présidentiel, ne se montrerait pas pressée de s'inscrire dans cette démarche. Ajoutez à cela les ressentis de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba. Ces deux leaders qui ont rallié Félix Tshisekedi ont eu l’impression d’avoir été subtilement floués lors de la composition du gouvernement, certains de leurs lieutenants désignés ne s’étant pas retrouvés aux postes promis ou espérés lors de la nomination de l’équipe gouvernementale dirigé par Sama Lukonde. Ce qui n’a fait que renforcer le déficit de confiance entre eux.<br></p>
<p>La machine Union sacrée de la nation vient donc de nouveau de s’enrayer au Parlement. Au même moment, Vital Kamerhe, le premier allié du président de la République, est reconnu coupable de détournement de fonds publics et condamné en appel à 13 ans de travaux forcés. Son parti menace de claquer la porte de la coalition et de suspendre sa participation aux institutions. <br></p>
<p>Si tout ceci laisse entrevoir la fragilité de l’édifice construit de bric et de broc par le président de la République, il est encore trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion. L’Union sacrée a d’ailleurs réussi à faire passer plusieurs lois. Ce qui démontre une certaine cohésion. En tout cas, l’avenir de cette coalition au pouvoir dépendra,de la capacité de ses membres et de son autorité morale, Félix Tshisekedi, à s’accorder clairement sur un objectif commun à court, moyen et long terme. Ils doivent se mettre d’accord maintenant sur des priorités à la fois en termes de gouvernance que des contenus des réformes à enclencher. L’exemple de celle de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’ayant pas rassuré toutes les parties. Sinon les dissensions internes d’aujourd’hui apparaîtront de plus en plus au grand jour demain.<br></p>
<p>En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !<br></p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une semaine politique intense qui s’achève à Kinshasa. Comme le souhaitait le président Félix Tshisekedi, dès le lundi 14 juin, 24 heures avant la clôture initiale de la session ordinaire de mars, les sénateurs ont adopté le projet de loi portant habilitation du gouvernement sur certaines matières notamment la prolongation de l’état de siège. Mais le lendemain, le mardi 15 juin, l’examen de ce texte censé permettre à l’exécutif d’intervenir dans le domaine législatif pendant les vacances parlementaires est bloqué à l’Assemblée nationale, pourtant majoritairement dominée par l’Union sacrée de la nation. Le même jour, des sénateurs votent majoritairement contre la levée des immunités parlementaires de Matata Ponyo Mapon, ancien Premier ministre, que le procureur voulait entendre dans le cadre de la gestion décriée des fonds destinés au parc-agroalimentaire de Bukanga Lonzo. Et ce, malgré le message subliminal de Félix Tshisekedi leur demandant de ne pas faire entrave à la justice. Peut-on en déduire que cette coalition au pouvoir initiée par le chef de l’État bat de l’aile ?<br></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis Trésor Kibangula, analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Vous écoutez le 18ème numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC.<br></p>
<p>Nous sommes le vendredi 18 juin.<br></p>
<p>On le savait dès le départ : la vie d’une coalition si hétéroclite ne serait pas un long fleuve tranquille. Il vous souviendra par exemple qu’après les candidatures uniques de l’Union sacrée de la nation au bureau de l’Assemblée nationale, la coalition n’avait pas réussi à imposer le même schéma au Sénat : Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et le MLC de Jean-Pierre Bemba, pourtant membres de l’Union sacrée de la nation, s’étaient alors affrontés pour le poste de deuxième vice-président de la chambre haute. Un premier fait révélateur du difficile consensus auquel la coalition au pouvoir allait devoir faire face.<br></p>
<p>D’autant que les intérêts politiques des uns et des autres ne sont pas toujours concordants. Loin de là. Surtout que, plus de six mois après sa constitution, l’Union sacrée de la nation ne dispose toujours pas de charte devant préciser ses objectifs et les rôles de chaque composante. Modeste Bahati, président du Sénat, pousserait en vue de son adoption le plus rapidement possible, notamment pour définir la clé et les critères de répartition des responsabilités maintenant et après les élections à venir. Mais l’UDPS, parti présidentiel, ne se montrerait pas pressée de s'inscrire dans cette démarche. Ajoutez à cela les ressentis de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba. Ces deux leaders qui ont rallié Félix Tshisekedi ont eu l’impression d’avoir été subtilement floués lors de la composition du gouvernement, certains de leurs lieutenants désignés ne s’étant pas retrouvés aux postes promis ou espérés lors de la nomination de l’équipe gouvernementale dirigé par Sama Lukonde. Ce qui n’a fait que renforcer le déficit de confiance entre eux.<br></p>
<p>La machine Union sacrée de la nation vient donc de nouveau de s’enrayer au Parlement. Au même moment, Vital Kamerhe, le premier allié du président de la République, est reconnu coupable de détournement de fonds publics et condamné en appel à 13 ans de travaux forcés. Son parti menace de claquer la porte de la coalition et de suspendre sa participation aux institutions. <br></p>
<p>Si tout ceci laisse entrevoir la fragilité de l’édifice construit de bric et de broc par le président de la République, il est encore trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion. L’Union sacrée a d’ailleurs réussi à faire passer plusieurs lois. Ce qui démontre une certaine cohésion. En tout cas, l’avenir de cette coalition au pouvoir dépendra,de la capacité de ses membres et de son autorité morale, Félix Tshisekedi, à s’accorder clairement sur un objectif commun à court, moyen et long terme. Ils doivent se mettre d’accord maintenant sur des priorités à la fois en termes de gouvernance que des contenus des réformes à enclencher. L’exemple de celle de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’ayant pas rassuré toutes les parties. Sinon les dissensions internes d’aujourd’hui apparaîtront de plus en plus au grand jour demain.<br></p>
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                <pubDate>Fri, 18 Jun 2021 18:26:33 +0000</pubDate>
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                <title>Proposition de loi Ceni : est-ce le début des réformes nécessaires pour des scrutins crédibles en RDC ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>L'Assemblée nationale a adopté ce vendredi 4 juin, la proposition de loi organique modifiant la loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI). </p>
<p>A un peu plus de deux ans des prochaines élections, est-ce le début des réformes nécessaires pour rendre enfin les scrutins plus crédibles ? </p>
<p>Bonjour. Nous sommes le vendredi 11 juin et vous écoutez le 17e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jason Stearns, le directeur du GEC.</p>
<p>Les enjeux de cette réforme sont considérables. Tant les élections de 2011 que celles de 2018 ont été profondément entachées d'irrégularités dénoncées notamment  par des observateurs indépendants. Dans un sondage national réalisé par Berci et le GEC en 2019, près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu'elles estimaient  que les élections avaient été truquées ; un nombre similaire ne faisait pas confiance à la commission électorale. </p>
<p>La CENI reste l'une des institutions les plus importantes du pays - elle décide de l'emplacement des bureaux de vote, recrute le personnel, organise et compte les votes eux-mêmes. Elle a également des poches profondes. Rien qu'en 2018, la CENI disposait d'un budget de 434 millions de dollars, soit plus que celui du ministère de la Santé ou de l'armée. </p>
<p>Cette proposition de loi, pourrait-elle rendre cette institution plus crédible et légitime ? </p>
<p>La loi votée par l'assemblée nationale ne change pas grand-chose à la composition de la CENI. Elle reste politisée : les membres du bureau - l'organe exécutif qui garde le pouvoir sur toutes les décisions importantes - et ceux de la plénière  sont répartis entre la majorité et l'opposition parlementaires ainsi que  la société civile. Le bureau compte désormais sept membres - un de plus qu'auparavant - dont quatre sont proposés  par la majorité, deux par l'opposition tandis que la présidence est réservée à la société civile. Cela donne encore plus de pouvoir à la majorité, qui contrôlait 3 des 6 membres dans la version précédente. Au sein de l'assemblée, qui a en théorie le pouvoir de superviser le bureau, la répartition des sièges est plus équilibrée - l'opposition nomme maintenant 4, la majorité 6 et la société civile 5 membres - mais cet organe a relativement peu de pouvoir.</p>
<p>Les recommandations faites pour rendre les membres de ces organes moins sensibles à l'influence politique ont été diluées. Une proposition de Christophe Lutundula - aujourd'hui ministre des affaires étrangères - visant à interdire à toute personne ayant été impliquée dans des activités politiques au cours des cinq années précédentes d'être nommée à la CENI a été supprimée. De même qu'une disposition visant à obliger toutes les parties à trouver un consensus sur la nomination du président de la CENI et celle de créer un organe de contrôle permanent, la commission permanente d'évaluation et de contrôle. Toutefois, il y a des sanctions prévues si les membres de la CENI s’engage dans la politique.</p>
<p>Des critiques ont été émises : la coalition de députés G13 a publié un communiqué dénonçant la "vacuité des dispositions de la loi". Le porte-parole de l'Eglise du Christ au Congo, Eric Nsenga, a déclaré que cette loi n'apportait pratiquement aucun changement à la loi actuelle. Toutefois, en comparaison avec les protestations sur des questions similaires avant les élections de 2018, ces objections sont moins audibles. Il n'y a pas eu de manifestations - malgré l'appel de Martin Fayulu à appliquer l'article 64 de la constitution - et les discussions à Kinshasa semblent davantage axées sur le débat de Noel Tshiani sur la "congolité" et sur une controverse impliquant des cartes de crédit prépayées remises à certains ministres. La proposition de loi vient d’être adoptée en des termes identiques par le énat et attend la promulgation. </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A bientôt !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L'Assemblée nationale a adopté ce vendredi 4 juin, la proposition de loi organique modifiant la loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI). </p>
<p>A un peu plus de deux ans des prochaines élections, est-ce le début des réformes nécessaires pour rendre enfin les scrutins plus crédibles ? </p>
<p>Bonjour. Nous sommes le vendredi 11 juin et vous écoutez le 17e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Jason Stearns, le directeur du GEC.</p>
<p>Les enjeux de cette réforme sont considérables. Tant les élections de 2011 que celles de 2018 ont été profondément entachées d'irrégularités dénoncées notamment  par des observateurs indépendants. Dans un sondage national réalisé par Berci et le GEC en 2019, près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu'elles estimaient  que les élections avaient été truquées ; un nombre similaire ne faisait pas confiance à la commission électorale. </p>
<p>La CENI reste l'une des institutions les plus importantes du pays - elle décide de l'emplacement des bureaux de vote, recrute le personnel, organise et compte les votes eux-mêmes. Elle a également des poches profondes. Rien qu'en 2018, la CENI disposait d'un budget de 434 millions de dollars, soit plus que celui du ministère de la Santé ou de l'armée. </p>
<p>Cette proposition de loi, pourrait-elle rendre cette institution plus crédible et légitime ? </p>
<p>La loi votée par l'assemblée nationale ne change pas grand-chose à la composition de la CENI. Elle reste politisée : les membres du bureau - l'organe exécutif qui garde le pouvoir sur toutes les décisions importantes - et ceux de la plénière  sont répartis entre la majorité et l'opposition parlementaires ainsi que  la société civile. Le bureau compte désormais sept membres - un de plus qu'auparavant - dont quatre sont proposés  par la majorité, deux par l'opposition tandis que la présidence est réservée à la société civile. Cela donne encore plus de pouvoir à la majorité, qui contrôlait 3 des 6 membres dans la version précédente. Au sein de l'assemblée, qui a en théorie le pouvoir de superviser le bureau, la répartition des sièges est plus équilibrée - l'opposition nomme maintenant 4, la majorité 6 et la société civile 5 membres - mais cet organe a relativement peu de pouvoir.</p>
<p>Les recommandations faites pour rendre les membres de ces organes moins sensibles à l'influence politique ont été diluées. Une proposition de Christophe Lutundula - aujourd'hui ministre des affaires étrangères - visant à interdire à toute personne ayant été impliquée dans des activités politiques au cours des cinq années précédentes d'être nommée à la CENI a été supprimée. De même qu'une disposition visant à obliger toutes les parties à trouver un consensus sur la nomination du président de la CENI et celle de créer un organe de contrôle permanent, la commission permanente d'évaluation et de contrôle. Toutefois, il y a des sanctions prévues si les membres de la CENI s’engage dans la politique.</p>
<p>Des critiques ont été émises : la coalition de députés G13 a publié un communiqué dénonçant la "vacuité des dispositions de la loi". Le porte-parole de l'Eglise du Christ au Congo, Eric Nsenga, a déclaré que cette loi n'apportait pratiquement aucun changement à la loi actuelle. Toutefois, en comparaison avec les protestations sur des questions similaires avant les élections de 2018, ces objections sont moins audibles. Il n'y a pas eu de manifestations - malgré l'appel de Martin Fayulu à appliquer l'article 64 de la constitution - et les discussions à Kinshasa semblent davantage axées sur le débat de Noel Tshiani sur la "congolité" et sur une controverse impliquant des cartes de crédit prépayées remises à certains ministres. La proposition de loi vient d’être adoptée en des termes identiques par le énat et attend la promulgation. </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A bientôt !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 11 Jun 2021 18:53:43 +0000</pubDate>
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                <title>Proposition Tshiani – À quoi va servir le verrouillage du sommet de l’État</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 20 mars, un <a href="https://twitter.com/NoelKTshiani/status/1373370437992910853"><u>Tweet</u></a> apparaît sur le compte Twitter de Noel Tshiani : économiste et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2018. Son contenu ? Une proposition de modifier la constitution en réservant l'accès à la présidence congolaise aux individus nés de père et de mère congolais. Proposition qui suscite un tollé croissant sur les réseaux sociaux et dans le débat public en RDC. À quoi servirait un tel "verrouillage" du sommet de l’État ?</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker, et je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York. Vous écoutez le 16e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 4 juin 2021.</p>
<p>Le débat autour de cette proposition touche à la fois à des causes immédiates et lointaines. D’aucuns y voient une tentative politique liée à la “congolité” : celle de bloquer la candidature de certains concurrents potentiels au président Félix Tshisekedi en 2023, notamment celle de Moïse Katumbi, dont le père, Nissim Soriano, fut un immigré au Congo belge de l’île de Rhodes en 1938. Pour d’autres, il s’agit d’une tentative par son auteur de s’attirer de l’attention et ainsi se rendre “pertinent” sur la scène politique congolaise.</p>
<p>Dans les faits, rien n’a encore été formellement proposé à l’Assemblée nationale. Certains députés de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, ont indiqué au GEC avoir été approchés par l’auteur, sans s’être engagés, pour l’instant, à faire quoi que ce soit. Une autre possibilité : adresser à l’Assemblée nationale ou au Sénat une pétition de révision signée par 100 000 Congolais. D’autres justifient cette initiative en évoquant les Etats unis d'Amérique, dont la constitution nécessite que tout candidat à la présidence soit un “citoyen de souche” ou “natural-born citizen”. Sans pour autant rappeler que cette clause fait débat au sein de la société américaine.</p>
<p>À titre de comparaison, parmi les neuf pays voisins du Congo, seule la Zambie a une clause constitutionnelle semblable à la proposition actuelle en RDC, qui limite l'éligibilité à la présidence aux individus dont les “deux parents sont Zambiens de naissance ou de descendance”. Cette modification de la constitution zambienne, effectuée en 1996, était largement perçue comme une tentative de Frederick Chiluba, alors président de la République, d’exclure la candidature de Kenneth Kaunda, premier chef de l’État zambien, dont les parents étaient nés au Malawi à l'époque coloniale. </p>
<p>Hormis les questions politiques immédiates, l'idée de verrouiller l'accès à la présidence sur base de deux parents biologiques congolais réveille d’autres questions sociopolitiques plus épineuses. Comme le concept d'autochtonie ou de l’idéologie “nativiste”, souvent connue en RDC sous le nom de “congolité”. On se souviendra, par exemple, du slogan de campagne de Jean-Pierre Bemba en 2006--mwana mboka, fils du pays en lingala--qui évoquait la théorie selon laquelle son adversaire, l’ancien président Joseph Kabila, n’était pas Congolais.</p>
<p>Le président Félix Tshisekedi a exprimé, à plusieurs reprises, sa volonté de réformer la constitution afin de légaliser la double nationalité. Du moins pour les Congolais d'origine. Il appartiendra alors à ceux qui voudraient verrouiller l'accès au poste de président de la République de démontrer en quoi les nombreux congolais d’origine qui seraient exclus de la course présidentielle de cette manière, seraient moins légitimes que ceux qui sont “de père et de mère congolais”. Et aussi, dans quelle mesure la protection des intérêts du Congo au sommet de l’État passe nécessairement par les citoyens dont seuls les deux parents seraient congolais.</p>
<p>Les législateurs congolais pourront se prononcer dessus. Leur décision aura des conséquences à court et à long terme.</p>
<p>En attendant cela, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>
<p>À bientôt !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 mars, un <a href="https://twitter.com/NoelKTshiani/status/1373370437992910853"><u>Tweet</u></a> apparaît sur le compte Twitter de Noel Tshiani : économiste et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2018. Son contenu ? Une proposition de modifier la constitution en réservant l'accès à la présidence congolaise aux individus nés de père et de mère congolais. Proposition qui suscite un tollé croissant sur les réseaux sociaux et dans le débat public en RDC. À quoi servirait un tel "verrouillage" du sommet de l’État ?</p>
<p>Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker, et je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York. Vous écoutez le 16e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 4 juin 2021.</p>
<p>Le débat autour de cette proposition touche à la fois à des causes immédiates et lointaines. D’aucuns y voient une tentative politique liée à la “congolité” : celle de bloquer la candidature de certains concurrents potentiels au président Félix Tshisekedi en 2023, notamment celle de Moïse Katumbi, dont le père, Nissim Soriano, fut un immigré au Congo belge de l’île de Rhodes en 1938. Pour d’autres, il s’agit d’une tentative par son auteur de s’attirer de l’attention et ainsi se rendre “pertinent” sur la scène politique congolaise.</p>
<p>Dans les faits, rien n’a encore été formellement proposé à l’Assemblée nationale. Certains députés de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, ont indiqué au GEC avoir été approchés par l’auteur, sans s’être engagés, pour l’instant, à faire quoi que ce soit. Une autre possibilité : adresser à l’Assemblée nationale ou au Sénat une pétition de révision signée par 100 000 Congolais. D’autres justifient cette initiative en évoquant les Etats unis d'Amérique, dont la constitution nécessite que tout candidat à la présidence soit un “citoyen de souche” ou “natural-born citizen”. Sans pour autant rappeler que cette clause fait débat au sein de la société américaine.</p>
<p>À titre de comparaison, parmi les neuf pays voisins du Congo, seule la Zambie a une clause constitutionnelle semblable à la proposition actuelle en RDC, qui limite l'éligibilité à la présidence aux individus dont les “deux parents sont Zambiens de naissance ou de descendance”. Cette modification de la constitution zambienne, effectuée en 1996, était largement perçue comme une tentative de Frederick Chiluba, alors président de la République, d’exclure la candidature de Kenneth Kaunda, premier chef de l’État zambien, dont les parents étaient nés au Malawi à l'époque coloniale. </p>
<p>Hormis les questions politiques immédiates, l'idée de verrouiller l'accès à la présidence sur base de deux parents biologiques congolais réveille d’autres questions sociopolitiques plus épineuses. Comme le concept d'autochtonie ou de l’idéologie “nativiste”, souvent connue en RDC sous le nom de “congolité”. On se souviendra, par exemple, du slogan de campagne de Jean-Pierre Bemba en 2006--mwana mboka, fils du pays en lingala--qui évoquait la théorie selon laquelle son adversaire, l’ancien président Joseph Kabila, n’était pas Congolais.</p>
<p>Le président Félix Tshisekedi a exprimé, à plusieurs reprises, sa volonté de réformer la constitution afin de légaliser la double nationalité. Du moins pour les Congolais d'origine. Il appartiendra alors à ceux qui voudraient verrouiller l'accès au poste de président de la République de démontrer en quoi les nombreux congolais d’origine qui seraient exclus de la course présidentielle de cette manière, seraient moins légitimes que ceux qui sont “de père et de mère congolais”. Et aussi, dans quelle mesure la protection des intérêts du Congo au sommet de l’État passe nécessairement par les citoyens dont seuls les deux parents seraient congolais.</p>
<p>Les législateurs congolais pourront se prononcer dessus. Leur décision aura des conséquences à court et à long terme.</p>
<p>En attendant cela, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>
<p>À bientôt !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Jun 2021 16:04:39 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                <title>Face à l’éruption du Nyiragongo, l’État a-t-il été à la hauteur ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Des colonnes de civils jetées dans la rue, baluchon sur la tête. Parfois de nuit et sous la pluie. Parfois arrêté par les postes-frontières. Des maisons dévorées par les flammes. Des bateaux pris d’assaut par des habitants qui tentent, désespérément, de se conformer à l’ordre de quitter la ville… Une fois encore, une fois de trop, les images de la détresse des habitants de Goma étaient révoltantes.</p>
<p>Cette fois, le désastre n’a pas été causé par un groupe armé, comme en 2012, lorsque les rebelles du Mouvement du 23-Mars, avaient pris la ville. Il s' agit d’un désastre naturel. Mais est-ce que cela signifie que les acteurs politiques ne portent aucune responsabilité dans la manière dont s’est déroulée cette tragédie ?</p>
<p>Bonjour. Nous sommes le vendredi 28 mai et vous écoutez le 15e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous allons parler de la gestion de l’éruption du Volcan Nyiragongo.</p>
<p>Au cours de cet événement, survenu samedi 22 mai, dans la soirée, et dans les jours qui ont suivi, la population a été largement livrée à elle-même, avec peu d’informations fiables et claires.</p>
<p>À la décharge des autorités, le scénario qui s’est joué, avec ses multiples tremblements de terre postérieurs à l'éruption, a désarçonné jusqu’aux volcanologues les plus expérimentés. À l’heure où nous enregistrons cette capsule, près d’une semaine après le début de l’éruption, les prévisions ne font d’ailleurs toujours pas consensus : y aura-t-il de nouvelles coulées de lave ou non ? Toucheront-elles la ville ? Le lac Kivu ? Le gaz contenu dans ses eaux pourrait-il être libéré ? Aucune de ces hypothèses ne semble totalement écartée.</p>
<p>Par ailleurs, les autorités congolaises ne sont pas les seules à avoir tâtonné dans cette crise. Que dire, par exemple, de ce tweet posté par la Monusco, le soir de l’éruption, et affirmant que la lave ne semblait pas se diriger vers la ville, alors que des maisons brûlaient déjà à sa périphérie.</p>
<p>Pour autant, les autorités ne pourront pas échapper à certaines questions. Au Nord-Kivu, le risque volcanologique est connu depuis presque toujours. En 2002, la lave avait déjà ravagé une grande partie de la ville, ce qui avait amené à la création de l’Observatoire volcanologique de Goma, ou OVG. </p>
<p>Compte tenu de ces risques, le minimum n’aurait-il pas été d’avoir un plan d’évacuation fonctionnel ? Pourquoi les dispositifs d’alertes, comme les sirènes, n’ont-elles pas fonctionné ? Des exercices permettant d’enseigner la conduite à tenir en cas d’éruption n’auraient-ils pas dû être mis en œuvre comme cela se fait dans d’autres pays exposés à ce type de risques ? Pourquoi les forces de l'ordre étaient-elles invisibles dans les rues le 22 mai alors que le gouvernement déclarait l’activation de ce plan ? Pourquoi les financements de l’OVG étaient-ils coupés depuis plusieurs mois ? L’Etat de siège, en vigueur depuis le 6 mai, a-t-il véritablement facilité la prise de décision ?</p>
<p>Et comment comprendre que les autorités aient pris le temps de nommer les nouveaux chefs des villes et territoires du Nord-Kivu et de l’Ituri le 26 mai alors qu’elles avaient, sous les yeux, depuis la veille, un rapport très inquiétant de l’OVG, pour les gens.</p>
<p>Le gouverneur militaire de la ville Constant Ndima Kongba a finalement décidé, d’évacuer 10 des 18 quartiers de la ville. On peut lui reconnaître d’avoir pris une décision logique au vu des scénarios exposés par l’OVG. </p>
<p>Mais cette initiative a été mise en œuvre dans une grande confusion. L’annonce a été faite au milieu de la nuit. Des ordres et contre-ordres sur les évacuations lacustres, et les destinations recommandées ont été prononcés. Et un manque criant d’infrastructures attendait les déplacés à leur points d’arrivée, comme à Sake. Ceci pourrait générer d’autres difficultés. </p>
<p>Ces défaillances devraient amener l’État à un sérieux examen de conscience sur sa désorganisation et ses priorités. Afin que, lors de la prochaine éruption, la ville de Goma soit enfin prête.</p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Des colonnes de civils jetées dans la rue, baluchon sur la tête. Parfois de nuit et sous la pluie. Parfois arrêté par les postes-frontières. Des maisons dévorées par les flammes. Des bateaux pris d’assaut par des habitants qui tentent, désespérément, de se conformer à l’ordre de quitter la ville… Une fois encore, une fois de trop, les images de la détresse des habitants de Goma étaient révoltantes.</p>
<p>Cette fois, le désastre n’a pas été causé par un groupe armé, comme en 2012, lorsque les rebelles du Mouvement du 23-Mars, avaient pris la ville. Il s' agit d’un désastre naturel. Mais est-ce que cela signifie que les acteurs politiques ne portent aucune responsabilité dans la manière dont s’est déroulée cette tragédie ?</p>
<p>Bonjour. Nous sommes le vendredi 28 mai et vous écoutez le 15e numéro de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous allons parler de la gestion de l’éruption du Volcan Nyiragongo.</p>
<p>Au cours de cet événement, survenu samedi 22 mai, dans la soirée, et dans les jours qui ont suivi, la population a été largement livrée à elle-même, avec peu d’informations fiables et claires.</p>
<p>À la décharge des autorités, le scénario qui s’est joué, avec ses multiples tremblements de terre postérieurs à l'éruption, a désarçonné jusqu’aux volcanologues les plus expérimentés. À l’heure où nous enregistrons cette capsule, près d’une semaine après le début de l’éruption, les prévisions ne font d’ailleurs toujours pas consensus : y aura-t-il de nouvelles coulées de lave ou non ? Toucheront-elles la ville ? Le lac Kivu ? Le gaz contenu dans ses eaux pourrait-il être libéré ? Aucune de ces hypothèses ne semble totalement écartée.</p>
<p>Par ailleurs, les autorités congolaises ne sont pas les seules à avoir tâtonné dans cette crise. Que dire, par exemple, de ce tweet posté par la Monusco, le soir de l’éruption, et affirmant que la lave ne semblait pas se diriger vers la ville, alors que des maisons brûlaient déjà à sa périphérie.</p>
<p>Pour autant, les autorités ne pourront pas échapper à certaines questions. Au Nord-Kivu, le risque volcanologique est connu depuis presque toujours. En 2002, la lave avait déjà ravagé une grande partie de la ville, ce qui avait amené à la création de l’Observatoire volcanologique de Goma, ou OVG. </p>
<p>Compte tenu de ces risques, le minimum n’aurait-il pas été d’avoir un plan d’évacuation fonctionnel ? Pourquoi les dispositifs d’alertes, comme les sirènes, n’ont-elles pas fonctionné ? Des exercices permettant d’enseigner la conduite à tenir en cas d’éruption n’auraient-ils pas dû être mis en œuvre comme cela se fait dans d’autres pays exposés à ce type de risques ? Pourquoi les forces de l'ordre étaient-elles invisibles dans les rues le 22 mai alors que le gouvernement déclarait l’activation de ce plan ? Pourquoi les financements de l’OVG étaient-ils coupés depuis plusieurs mois ? L’Etat de siège, en vigueur depuis le 6 mai, a-t-il véritablement facilité la prise de décision ?</p>
<p>Et comment comprendre que les autorités aient pris le temps de nommer les nouveaux chefs des villes et territoires du Nord-Kivu et de l’Ituri le 26 mai alors qu’elles avaient, sous les yeux, depuis la veille, un rapport très inquiétant de l’OVG, pour les gens.</p>
<p>Le gouverneur militaire de la ville Constant Ndima Kongba a finalement décidé, d’évacuer 10 des 18 quartiers de la ville. On peut lui reconnaître d’avoir pris une décision logique au vu des scénarios exposés par l’OVG. </p>
<p>Mais cette initiative a été mise en œuvre dans une grande confusion. L’annonce a été faite au milieu de la nuit. Des ordres et contre-ordres sur les évacuations lacustres, et les destinations recommandées ont été prononcés. Et un manque criant d’infrastructures attendait les déplacés à leur points d’arrivée, comme à Sake. Ceci pourrait générer d’autres difficultés. </p>
<p>Ces défaillances devraient amener l’État à un sérieux examen de conscience sur sa désorganisation et ses priorités. Afin que, lors de la prochaine éruption, la ville de Goma soit enfin prête.</p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. A très vite !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 28 May 2021 19:14:56 +0000</pubDate>
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                <title>🎙Propos de Kagame : comprendre la vague d’indignation en RDC</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 17 mai, au cours d’une interview accordée à RFI et France 24, le président du Rwanda, Paul Kagame, est interrogé notamment sur la possibilité de voir un jour des militaires rwandais répondre des crimes commis en RDC et documentés dans le rapport Mapping et autres rapports de l’Onu. Sa réponse soulève une vague d'indignation en RDC, poussant le président congolais, Félix Tshisekedi, à réagir pour rassurer la population. Comment comprendre cette chaîne de réactions dans le pays ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le 14e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 21 mai.</p>
<p>Des bouts de phrases auront suffi pour enflammer la toile congolaise et susciter l’émoi en RDC. Dans sa réponse à RFI et France 24, le président rwandais estime que le rapport mapping est « hautement politisé », que Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais et prix Nobel de la paix 2018,  est devenu « un outil de ces forces qu’on ne voit pas ». Plus polémique, dans la même interview, Paul Kagame remet en question l’existence même des crimes commis par les troupes rwandaises en RDC. « il n’y a pas eu de crimes, que ce soit par des personnes évoquées ou des pays cités », conclut-il.</p>
<p>La réaction ne s’est pas fait attendre : activistes, politiciens, défenseurs des droits de l’homme, et plusieurs autres personnalités montent au créneau et condamnent ce qu’ils qualifient de « négationnisme ». Certains, y compris des diplomates européens, se contentent de réaffirmer leur soutien public au Dr Mukwege. D’autres exigent une forte réaction du gouvernement congolais et menacent de manifester si rien n’est fait. Et les explications de Vincent Biruta, ministre rwandais des affaires étrangères, n'auront pas su mettre fin à la controverse. La situation est d’autant plus embarrassante que, dans la même journée, Félix Tshisekedi, qui préside cette année l’Union africaine, s'est affiché, détendu, aux côtés de son “frère”, comme il l’appelle, Paul Kagame à Paris.</p>
<p>Plusieurs raisons expliquent l’indignation en RDC. D’abord, l’histoire récente des conflits violents dans l’Est et le rôle trouble que le Rwanda y a souvent joué. Ce pays a aidé à porter au pouvoir, le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila à l’issue d’une campagne militaire victorieuse. Le Rwanda s’est ensuite retourné contre Laurent-Désiré Kabila et a depuis soutenu plusieurs rébellions et groupes armés responsables de nombreuses tueries: le RCD, le CNDP, le M23. Alors, le Rwanda, et Paul Kagame, son président, sont donc perçus comme à l’origine des violences qui ont déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes en RDC.</p>
<p>Il y a ensuite la fierté nationale d’un passé idéalisé d’un grand Congo, Zaïre à l’époque. Le temps où le Congo dominait la politique et l’économie régionale. Ainsi, des images du maréchal Mobutu recevant Paul Kagame, alors chef rebelle, ou encore celles de Joseph Kabila fustigeant le rôle du Rwanda ont été ressorties et partagées sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Enfin, et c’est peut-être la plus importante raison de cette indignation des Congolais, le désir de justice pour les crimes commis depuis les années 90 par les différents belligérants, le Rwanda compris. Mais cette question de justice, qui est devenue centrale au combat de Dr Mukwege, peine encore à être adressée. Dans sa réaction à la controverse, Félix Tshisekedi a déclaré que pour lui, la priorité, c’est de « ramener la paix dans l’est du pays, de mettre fin au cycle de la mort de nos compatriotes et après aussi d’ouvrir une page de justice qui ira dans tous les sens, transitionnelle ou pénale ». </p>
<p>Comme l’aura appris son prédécesseur, Joseph Kabila, l’impunité ne saurait être un gage pour la paix. Bien au contraire. D’autant qu’une paix durable ne découlerait que d’un processus de justice pour les crimes commis. L'idée de création des chambres spécialisées mixtes avait éclos en 2010 mais sans jamais aboutir à une loi. Depuis, plus rien.</p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mai, au cours d’une interview accordée à RFI et France 24, le président du Rwanda, Paul Kagame, est interrogé notamment sur la possibilité de voir un jour des militaires rwandais répondre des crimes commis en RDC et documentés dans le rapport Mapping et autres rapports de l’Onu. Sa réponse soulève une vague d'indignation en RDC, poussant le président congolais, Félix Tshisekedi, à réagir pour rassurer la population. Comment comprendre cette chaîne de réactions dans le pays ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le 14e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 21 mai.</p>
<p>Des bouts de phrases auront suffi pour enflammer la toile congolaise et susciter l’émoi en RDC. Dans sa réponse à RFI et France 24, le président rwandais estime que le rapport mapping est « hautement politisé », que Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais et prix Nobel de la paix 2018,  est devenu « un outil de ces forces qu’on ne voit pas ». Plus polémique, dans la même interview, Paul Kagame remet en question l’existence même des crimes commis par les troupes rwandaises en RDC. « il n’y a pas eu de crimes, que ce soit par des personnes évoquées ou des pays cités », conclut-il.</p>
<p>La réaction ne s’est pas fait attendre : activistes, politiciens, défenseurs des droits de l’homme, et plusieurs autres personnalités montent au créneau et condamnent ce qu’ils qualifient de « négationnisme ». Certains, y compris des diplomates européens, se contentent de réaffirmer leur soutien public au Dr Mukwege. D’autres exigent une forte réaction du gouvernement congolais et menacent de manifester si rien n’est fait. Et les explications de Vincent Biruta, ministre rwandais des affaires étrangères, n'auront pas su mettre fin à la controverse. La situation est d’autant plus embarrassante que, dans la même journée, Félix Tshisekedi, qui préside cette année l’Union africaine, s'est affiché, détendu, aux côtés de son “frère”, comme il l’appelle, Paul Kagame à Paris.</p>
<p>Plusieurs raisons expliquent l’indignation en RDC. D’abord, l’histoire récente des conflits violents dans l’Est et le rôle trouble que le Rwanda y a souvent joué. Ce pays a aidé à porter au pouvoir, le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila à l’issue d’une campagne militaire victorieuse. Le Rwanda s’est ensuite retourné contre Laurent-Désiré Kabila et a depuis soutenu plusieurs rébellions et groupes armés responsables de nombreuses tueries: le RCD, le CNDP, le M23. Alors, le Rwanda, et Paul Kagame, son président, sont donc perçus comme à l’origine des violences qui ont déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes en RDC.</p>
<p>Il y a ensuite la fierté nationale d’un passé idéalisé d’un grand Congo, Zaïre à l’époque. Le temps où le Congo dominait la politique et l’économie régionale. Ainsi, des images du maréchal Mobutu recevant Paul Kagame, alors chef rebelle, ou encore celles de Joseph Kabila fustigeant le rôle du Rwanda ont été ressorties et partagées sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Enfin, et c’est peut-être la plus importante raison de cette indignation des Congolais, le désir de justice pour les crimes commis depuis les années 90 par les différents belligérants, le Rwanda compris. Mais cette question de justice, qui est devenue centrale au combat de Dr Mukwege, peine encore à être adressée. Dans sa réaction à la controverse, Félix Tshisekedi a déclaré que pour lui, la priorité, c’est de « ramener la paix dans l’est du pays, de mettre fin au cycle de la mort de nos compatriotes et après aussi d’ouvrir une page de justice qui ira dans tous les sens, transitionnelle ou pénale ». </p>
<p>Comme l’aura appris son prédécesseur, Joseph Kabila, l’impunité ne saurait être un gage pour la paix. Bien au contraire. D’autant qu’une paix durable ne découlerait que d’un processus de justice pour les crimes commis. L'idée de création des chambres spécialisées mixtes avait éclos en 2010 mais sans jamais aboutir à une loi. Depuis, plus rien.</p>
<p>N’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 May 2021 20:05:32 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 17 mai, au cours d’une interview accordée à RFI et France 24, le président du Rwanda, Paul Kagame, est interrogé notamment sur la possibilité de voir un jour des militaires rwandais répondre des crimes commis en RDC et documentés dans le rapport Map...</itunes:subtitle>

                
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                <title>🎙Quel sera l'impact de l'état d'urgence sur l'administration et les finances publiques</title>
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                <description><![CDATA[<p>Vous écoutez l'épisode 13 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo qui tente d'éclairer, chaque vendredi, les questions d'actualité en RDC.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vous écoutez l'épisode 13 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d'étude sur le Congo qui tente d'éclairer, chaque vendredi, les questions d'actualité en RDC.</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 07 May 2021 17:58:33 +0000</pubDate>
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                <title>🎙 Programme du gouvernement Sama : pourquoi il y a quelques lueurs d'espoir</title>
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                <description><![CDATA[<p>Dans le programme approuvé par l’Assemblée nationale le 26 avril, le Premier ministre Sama Lukonde présente un programme ambitieux qui comprend des réformes de l'armée et de l'administration, la mise en place de soins de santé et d'un enseignement primaire gratuits, ainsi qu'un vaste projet d'infrastructures, le tout en deux ans et demi. Mais d'où viendra l'argent ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 12e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 30 avril.</p>
<p>Dans son discours de présentation du programme, le nouveau premier ministre a indiqué  que ce plan coûterait 36 milliards de dollars entre 2021 et 2023, soit 12  milliards de dollars de plus que le budget prévu pour cette période. En fait, même ce budget prévisionnel d'environ 7 milliards de dollars par an sera difficile à réunir pour le gouvernement. L’année dernière, le gouvernement n'avait pu lever que 3,7 milliards de dollars en 2020. </p>
<p>Néanmoins, il y a quelques lueurs d'espoir. Le gouvernement pourrait augmenter ses recettes en luttant contre la corruption et l'évasion fiscale. Il s'agit d'un processus à long terme. Cependant, il y a des secteurs  où des fuites pourraient être colmatées relativement facilement. Le gouvernement perd énormément d'argent en exonérations fiscales ; en 2020, par exemple, il a accordé des exonérations fiscales d'une valeur de 818 millions de dollars, soit près d'un quart de toutes les recettes de cette année-là. Dans son programme, le Premier ministre Sama  a mentionné ces exonérations, ainsi que l'importance d'une meilleure application de la taxe sur la valeur ajoutée, l'une des plus grandes sources de revenus du pays. </p>
<p>La deuxième augmentation potentielle des recettes pourrait provenir du secteur minier. Environ la moitié des revenus du gouvernement provient de ce secteur, et les tendances dans ce domaine semblent prometteuses. Le cuivre, de loin la matière première la plus importante, connaît une hausse spectaculaire de son prix mondial, qui a presque doublé l’année passée. Dans le même temps, bon nombre des plus grandes sociétés minières congolaises - Tenke Fungurume, Katanga Mining, MMG - ont remboursé leurs investissements en capital et paient désormais des impôts sur les bénéfices ou vont bientôt commencer à le faire. </p>
<p>Finalement, les bailleurs de fonds pourraient aider. La Banque mondiale, en particulier, nourrit de grands projets pour le Congo. Elle veut dépenser 800 millions de dollars pour soutenir l'éducation primaire gratuite, un autre demi-milliard pour soutenir les communautés vulnérables dans l'est du pays, et un demi-milliard pour les infrastructures et l’économie à Kinshasa. Mais une grande partie de ce financement est conditionnée à des réformes. La Banque a reporté sa première tranche d'argent pour l'éducation en raison d'allégations de corruption - c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles l'ancien ministre de l'enseignement primaire et secondaire Willy Bakonga a été arrêté la semaine dernière. Entre-temps, le FMI demande un audit de la Banque centrale, la publication des contrats miniers, ainsi que d'autres réformes. </p>
<p>Le gouvernement chinois est un autre donateur important. De nombreux auditeurs se souviendront de l'accord d'infrastructure de 6 milliards de dollars signé entre le gouvernement de Kabila et la Chine en 2006. Cependant, une grande partie de cet argent n'est jamais arrivée - le gouvernement chinois était censé dépenser 3 milliards de dollars dans la construction d'infrastructures (en grande partie par le biais d'entreprises chinoises), mais  jusqu'à deux tiers de ces fonds ne sont sans doute jamais arrivés en raison des préoccupations de corruption et de mauvaise gestion exprimées par la partie chinoise. Si le gouvernement de Sama peut répondre à ces préoccupations, il est possible que certaines des infrastructures proposées puissent être construites avec de l'argent chinois.  </p>
<p>Les défis sont énormes mais ces pistes montrent que l’espoir est permis. On ne manquera pas de revenir bientôt sur ces questions.</p>
<p>En attendant cela, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>
<p>Au revoir!</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans le programme approuvé par l’Assemblée nationale le 26 avril, le Premier ministre Sama Lukonde présente un programme ambitieux qui comprend des réformes de l'armée et de l'administration, la mise en place de soins de santé et d'un enseignement primaire gratuits, ainsi qu'un vaste projet d'infrastructures, le tout en deux ans et demi. Mais d'où viendra l'argent ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 12e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 30 avril.</p>
<p>Dans son discours de présentation du programme, le nouveau premier ministre a indiqué  que ce plan coûterait 36 milliards de dollars entre 2021 et 2023, soit 12  milliards de dollars de plus que le budget prévu pour cette période. En fait, même ce budget prévisionnel d'environ 7 milliards de dollars par an sera difficile à réunir pour le gouvernement. L’année dernière, le gouvernement n'avait pu lever que 3,7 milliards de dollars en 2020. </p>
<p>Néanmoins, il y a quelques lueurs d'espoir. Le gouvernement pourrait augmenter ses recettes en luttant contre la corruption et l'évasion fiscale. Il s'agit d'un processus à long terme. Cependant, il y a des secteurs  où des fuites pourraient être colmatées relativement facilement. Le gouvernement perd énormément d'argent en exonérations fiscales ; en 2020, par exemple, il a accordé des exonérations fiscales d'une valeur de 818 millions de dollars, soit près d'un quart de toutes les recettes de cette année-là. Dans son programme, le Premier ministre Sama  a mentionné ces exonérations, ainsi que l'importance d'une meilleure application de la taxe sur la valeur ajoutée, l'une des plus grandes sources de revenus du pays. </p>
<p>La deuxième augmentation potentielle des recettes pourrait provenir du secteur minier. Environ la moitié des revenus du gouvernement provient de ce secteur, et les tendances dans ce domaine semblent prometteuses. Le cuivre, de loin la matière première la plus importante, connaît une hausse spectaculaire de son prix mondial, qui a presque doublé l’année passée. Dans le même temps, bon nombre des plus grandes sociétés minières congolaises - Tenke Fungurume, Katanga Mining, MMG - ont remboursé leurs investissements en capital et paient désormais des impôts sur les bénéfices ou vont bientôt commencer à le faire. </p>
<p>Finalement, les bailleurs de fonds pourraient aider. La Banque mondiale, en particulier, nourrit de grands projets pour le Congo. Elle veut dépenser 800 millions de dollars pour soutenir l'éducation primaire gratuite, un autre demi-milliard pour soutenir les communautés vulnérables dans l'est du pays, et un demi-milliard pour les infrastructures et l’économie à Kinshasa. Mais une grande partie de ce financement est conditionnée à des réformes. La Banque a reporté sa première tranche d'argent pour l'éducation en raison d'allégations de corruption - c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles l'ancien ministre de l'enseignement primaire et secondaire Willy Bakonga a été arrêté la semaine dernière. Entre-temps, le FMI demande un audit de la Banque centrale, la publication des contrats miniers, ainsi que d'autres réformes. </p>
<p>Le gouvernement chinois est un autre donateur important. De nombreux auditeurs se souviendront de l'accord d'infrastructure de 6 milliards de dollars signé entre le gouvernement de Kabila et la Chine en 2006. Cependant, une grande partie de cet argent n'est jamais arrivée - le gouvernement chinois était censé dépenser 3 milliards de dollars dans la construction d'infrastructures (en grande partie par le biais d'entreprises chinoises), mais  jusqu'à deux tiers de ces fonds ne sont sans doute jamais arrivés en raison des préoccupations de corruption et de mauvaise gestion exprimées par la partie chinoise. Si le gouvernement de Sama peut répondre à ces préoccupations, il est possible que certaines des infrastructures proposées puissent être construites avec de l'argent chinois.  </p>
<p>Les défis sont énormes mais ces pistes montrent que l’espoir est permis. On ne manquera pas de revenir bientôt sur ces questions.</p>
<p>En attendant cela, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>
<p>Au revoir!</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 30 Apr 2021 16:19:46 +0000</pubDate>
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                <title>🎙L'ambitieux programme du gouvernement Sama Lukonde</title>
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                <description><![CDATA[<p>“Construire un État fort, prospère et solidaire.” Telle est la mission que s’est assignée le gouvernement de l’Union sacrée de la nation. Pour y parvenir, son chef, Jean-Michel Sama Lukonde, compte s’appuyer sur un vaste programme qui s’articule autour 15 piliers et 343 actions. Il a déposé, le 20 avril, les 64 pages du document au bureau du président de l’Assemblée nationale, en attendant l’investiture de la nouvelle équipe gouvernementale qu’il dirige. Si personne ne peut reprocher aux gouvernants d’être ambitieux, il est tout aussi légitime de s'interroger sur les moyens et les ressources disponibles pour atteindre les objectifs fixés dans un temps aussi court, soit entre maintenant et décembre 2023.</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le 11e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 23 avril.</p>
<p>En parcourant le programme d’actions du gouvernement de l’Union sacrée de la nation, l’on s’aperçoit, contrairement à celui porté par l’équipe précédente, qu’il contient plusieurs mesures concrètes, parfois même spectaculaires, à l’instar de “[l’établissement] d’une administration militaire dans les zones en proie à l'instabilité et aux conflits”.</p>
<p>En fait, certaines des actions reprises dans le programme du gouvernement Sama vont dans la bonne direction. Il en est ainsi de la volonté exprimée entre autres de faire adopter des lois relatives à la justice transitionnelle et à l’accès à l’information, d’interdire l’intégration des rebelles au sein de l’armée et de la police, de trouver un large consensus pour des réformes constitutionnelles, de dépolitiser l’administration publique, de protéger légalement les lanceurs d’alerte, d’unifier les régies financières, de prévoir dans le budget de chaque année des crédits nécessaires pour le financement des élections, de dépénaliser les délits de presse, de rendre plus effectif le fonctionnement de la Cour des comptes. </p>
<p>D’autres actions, en revanche, paraissent moins bien définies : éradiquer les groupes armés opérant dans le pays, limiter strictement l'octroi des exonérations dérogatoires, améliorer la gouvernance de la Regideso, construire des logements sociaux à travers la République, rationaliser les jours fériés. La liste de ces bonnes intentions sans indication claire de leur faisabilité est bien longue. À côté d’une vingtaine de nouvelles structures à créer, notamment l’Agence pour la promotion de l’innovation, l'Office national de la pêche, la Banque nationale de développement et l'Académie pour l’apprentissage, la promotion et la protection des langues nationales.</p>
<p>Entre les lignes, le nouveau gouvernement laisse entendre qu’il ne pourra pas tout faire. D’autant que le pays peine à disposer d’un budget conséquent. Et le temps ne joue nullement en sa faveur. Il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans pour mettre en œuvre une partie de cet ambitieux programme. Il va falloir donc mieux hiérarchiser ces 343 actions et indiquer clairement aux Congolais celles qui sont prioritaires, le temps qu’il faut pour leur réalisation, leur coût financier, et qui en sont spécifiquement responsables. </p>
<p>Cette responsabilisation est d’autant plus nécessaire lorsqu’on veut faire émerger un État fort à même de pacifier l’est du pays. Mais renforcer l’armée et la police par exemple, sans poser un diagnostic sérieux sur le comportement de ces forces de défense qui, souvent, font également partie du problème puisqu’également pointés dans les violations des droits de l’homme, la taxation de la population, le transfert d'armes et soutien à des groupes armés, occulte dans ce programme la nécessaire lutte contre l’impunité au sein de l’armée. La redevabilité à tous les niveaux nous paraît pourtant être la clef de voûte du Congo de demain qui se veut “fort, prospère et solidaire”.</p>
<p>En attendant, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>“Construire un État fort, prospère et solidaire.” Telle est la mission que s’est assignée le gouvernement de l’Union sacrée de la nation. Pour y parvenir, son chef, Jean-Michel Sama Lukonde, compte s’appuyer sur un vaste programme qui s’articule autour 15 piliers et 343 actions. Il a déposé, le 20 avril, les 64 pages du document au bureau du président de l’Assemblée nationale, en attendant l’investiture de la nouvelle équipe gouvernementale qu’il dirige. Si personne ne peut reprocher aux gouvernants d’être ambitieux, il est tout aussi légitime de s'interroger sur les moyens et les ressources disponibles pour atteindre les objectifs fixés dans un temps aussi court, soit entre maintenant et décembre 2023.</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le 11e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 23 avril.</p>
<p>En parcourant le programme d’actions du gouvernement de l’Union sacrée de la nation, l’on s’aperçoit, contrairement à celui porté par l’équipe précédente, qu’il contient plusieurs mesures concrètes, parfois même spectaculaires, à l’instar de “[l’établissement] d’une administration militaire dans les zones en proie à l'instabilité et aux conflits”.</p>
<p>En fait, certaines des actions reprises dans le programme du gouvernement Sama vont dans la bonne direction. Il en est ainsi de la volonté exprimée entre autres de faire adopter des lois relatives à la justice transitionnelle et à l’accès à l’information, d’interdire l’intégration des rebelles au sein de l’armée et de la police, de trouver un large consensus pour des réformes constitutionnelles, de dépolitiser l’administration publique, de protéger légalement les lanceurs d’alerte, d’unifier les régies financières, de prévoir dans le budget de chaque année des crédits nécessaires pour le financement des élections, de dépénaliser les délits de presse, de rendre plus effectif le fonctionnement de la Cour des comptes. </p>
<p>D’autres actions, en revanche, paraissent moins bien définies : éradiquer les groupes armés opérant dans le pays, limiter strictement l'octroi des exonérations dérogatoires, améliorer la gouvernance de la Regideso, construire des logements sociaux à travers la République, rationaliser les jours fériés. La liste de ces bonnes intentions sans indication claire de leur faisabilité est bien longue. À côté d’une vingtaine de nouvelles structures à créer, notamment l’Agence pour la promotion de l’innovation, l'Office national de la pêche, la Banque nationale de développement et l'Académie pour l’apprentissage, la promotion et la protection des langues nationales.</p>
<p>Entre les lignes, le nouveau gouvernement laisse entendre qu’il ne pourra pas tout faire. D’autant que le pays peine à disposer d’un budget conséquent. Et le temps ne joue nullement en sa faveur. Il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans pour mettre en œuvre une partie de cet ambitieux programme. Il va falloir donc mieux hiérarchiser ces 343 actions et indiquer clairement aux Congolais celles qui sont prioritaires, le temps qu’il faut pour leur réalisation, leur coût financier, et qui en sont spécifiquement responsables. </p>
<p>Cette responsabilisation est d’autant plus nécessaire lorsqu’on veut faire émerger un État fort à même de pacifier l’est du pays. Mais renforcer l’armée et la police par exemple, sans poser un diagnostic sérieux sur le comportement de ces forces de défense qui, souvent, font également partie du problème puisqu’également pointés dans les violations des droits de l’homme, la taxation de la population, le transfert d'armes et soutien à des groupes armés, occulte dans ce programme la nécessaire lutte contre l’impunité au sein de l’armée. La redevabilité à tous les niveaux nous paraît pourtant être la clef de voûte du Congo de demain qui se veut “fort, prospère et solidaire”.</p>
<p>En attendant, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Apr 2021 16:37:48 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>🎙Que va faire le nouveau gouvernement congolais ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Il est enfin là, le gouvernement Sama Lukonde. Composé de 56 ministres dont 15 femmes, cette nouvelle équipe gouvernementale couronne les tractations politiques débutées depuis le 23 octobre 2020. Ce jour-là,  le président Félix Tshisekedi avait annoncé les consultations nationales, mettant ainsi fin à la difficile relation qu’il entretenait avec le FCC de son prédécesseur, Joseph Kabila. Six mois plus tard, Felix Tshisekedi trône seul à la tête de l’Etat. Quelles seront ses priorités ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis directeur de recherche au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Ceci est le dixième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui résume, explique et donne notre avis sur les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 16 avril.  </p>
<p>Les étoiles sont désormais alignées pour Felix Tshisekedi qui, au bout de deux ans, a complètement inversé les rapports de force entre lui et son prédécesseur Joseph Kabila. Le président avec un pouvoir limité au départ a cédé la place à un homme fort, jouissant aussi bien d’une majorité au parlement que d’une cour constitutionnelle en sa faveur et une influence de plus en plus visible au sein des services de sécurité.  Dans ce nouveau gouvernement, il a placé son conseiller à la tête des finances pour renforcer également son contrôle dans ce secteur et un proche de la famille au ministère de la défense. Le nouveau président a donc, au moins pour l’instant, les leviers politiques nécessaires pour appliquer son programme, inconnu jusque-là, mais dont les détails devraient être connus lors de l’investiture du gouvernement dans quelques jours. </p>
<p>Mais si tout semble lui sourire, le président aura face à lui la contrainte du temps. Il ne lui reste plus qu’un peu plus de deux ans avant les prochaines élections. Deux ans donc pour mettre en œuvre son programme et satisfaire les attentes énormes de la population. </p>
<p>Dans ce cas de figure et avec des moyens réduits, impossible de tout faire : Félix Tshisekedi devra faire des choix qui ne seront pas sans conséquence. D’une part, le président, qui devrait se présenter pour un nouveau mandat en 2023, pourrait prioriser les programmes “à impact rapide” qui pourraient soutenir un agenda électoraliste. Il pourrait ainsi lancer de nouveaux projets d’infrastructures, investir dans des actions sociales comme la distribution des vivres et d’autres biens, ou encore aborder la question de la crise sécuritaire dans l’Est du pays à travers des actions sporadiques sans en adresser les causes profondes. Cela pourrait lui garantir un soutien populaire. Cependant, cette approche, qui suit la logique du programme d’urgence, a plusieurs limites. Comme l’a montré le programme des 100 jours du président, le risque est de s’engager dans de multiples projets sans se soucier des procédures exigées et sans un bon suivi. Surtout, cette approche ne permet pas de résoudre les problèmes profonds de la société, de repenser la structure de l’économie ou d’appliquer des grandes réformes nécessaires. </p>
<p>D’autre part, le nouveau gouvernement pourrait se concentrer sur des réformes essentielles pour remettre la RDC sur le chemin de la paix et du développement durable. Le président pourrait par exemple proposer une nouvelle vision du développement du pays, en restructurant l’économie congolaise, jusque-là dépendante de l'extérieur, en organisant le secteur agro-pastoral,  en finançant l’industrie locale.Il pourrait aussi concevoir des politiques sociales pour combattre la pauvreté et les inégalités ou encore outre réformer les finances publiques et renforcer les mécanismes de contrôle. Il pourrait mettre en place la réforme du secteur de sécurité et renforcer la justice dans la lutte contre l’impunité. Enfin, il pourrait engager des réformes pour renforcer les institutions démocratiques. Cela implique des changements constitutionnels, des réformes électorales et bien d’autres. Contrairement aux projets à impact visible, l’approche réformatrice pourrait nécessiter un plus large consensus politique et susciter des controverses. Cette approche, qui nécessite de mobiliser d'énormes moyens financiers, de gérer les intérêts de l’élite congolaise et des acteurs internationaux, sera plus difficile à mettre en oeuvre. Mais, menée à terme, ses résultats, qui ne pourraient être visibles qu’après plusieurs mois, voire plusieurs années, pourraient permettre d'avoir un impact plus durable. </p>
<p>Réformer l’Etat ou adopter un nouveau programme d’urgence, le choix appartient aux nouveaux dirigeants. En attendant, le compte à rebours est lancé. </p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>
<p>À la prochaine !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il est enfin là, le gouvernement Sama Lukonde. Composé de 56 ministres dont 15 femmes, cette nouvelle équipe gouvernementale couronne les tractations politiques débutées depuis le 23 octobre 2020. Ce jour-là,  le président Félix Tshisekedi avait annoncé les consultations nationales, mettant ainsi fin à la difficile relation qu’il entretenait avec le FCC de son prédécesseur, Joseph Kabila. Six mois plus tard, Felix Tshisekedi trône seul à la tête de l’Etat. Quelles seront ses priorités ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis directeur de recherche au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Ceci est le dixième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui résume, explique et donne notre avis sur les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 16 avril.  </p>
<p>Les étoiles sont désormais alignées pour Felix Tshisekedi qui, au bout de deux ans, a complètement inversé les rapports de force entre lui et son prédécesseur Joseph Kabila. Le président avec un pouvoir limité au départ a cédé la place à un homme fort, jouissant aussi bien d’une majorité au parlement que d’une cour constitutionnelle en sa faveur et une influence de plus en plus visible au sein des services de sécurité.  Dans ce nouveau gouvernement, il a placé son conseiller à la tête des finances pour renforcer également son contrôle dans ce secteur et un proche de la famille au ministère de la défense. Le nouveau président a donc, au moins pour l’instant, les leviers politiques nécessaires pour appliquer son programme, inconnu jusque-là, mais dont les détails devraient être connus lors de l’investiture du gouvernement dans quelques jours. </p>
<p>Mais si tout semble lui sourire, le président aura face à lui la contrainte du temps. Il ne lui reste plus qu’un peu plus de deux ans avant les prochaines élections. Deux ans donc pour mettre en œuvre son programme et satisfaire les attentes énormes de la population. </p>
<p>Dans ce cas de figure et avec des moyens réduits, impossible de tout faire : Félix Tshisekedi devra faire des choix qui ne seront pas sans conséquence. D’une part, le président, qui devrait se présenter pour un nouveau mandat en 2023, pourrait prioriser les programmes “à impact rapide” qui pourraient soutenir un agenda électoraliste. Il pourrait ainsi lancer de nouveaux projets d’infrastructures, investir dans des actions sociales comme la distribution des vivres et d’autres biens, ou encore aborder la question de la crise sécuritaire dans l’Est du pays à travers des actions sporadiques sans en adresser les causes profondes. Cela pourrait lui garantir un soutien populaire. Cependant, cette approche, qui suit la logique du programme d’urgence, a plusieurs limites. Comme l’a montré le programme des 100 jours du président, le risque est de s’engager dans de multiples projets sans se soucier des procédures exigées et sans un bon suivi. Surtout, cette approche ne permet pas de résoudre les problèmes profonds de la société, de repenser la structure de l’économie ou d’appliquer des grandes réformes nécessaires. </p>
<p>D’autre part, le nouveau gouvernement pourrait se concentrer sur des réformes essentielles pour remettre la RDC sur le chemin de la paix et du développement durable. Le président pourrait par exemple proposer une nouvelle vision du développement du pays, en restructurant l’économie congolaise, jusque-là dépendante de l'extérieur, en organisant le secteur agro-pastoral,  en finançant l’industrie locale.Il pourrait aussi concevoir des politiques sociales pour combattre la pauvreté et les inégalités ou encore outre réformer les finances publiques et renforcer les mécanismes de contrôle. Il pourrait mettre en place la réforme du secteur de sécurité et renforcer la justice dans la lutte contre l’impunité. Enfin, il pourrait engager des réformes pour renforcer les institutions démocratiques. Cela implique des changements constitutionnels, des réformes électorales et bien d’autres. Contrairement aux projets à impact visible, l’approche réformatrice pourrait nécessiter un plus large consensus politique et susciter des controverses. Cette approche, qui nécessite de mobiliser d'énormes moyens financiers, de gérer les intérêts de l’élite congolaise et des acteurs internationaux, sera plus difficile à mettre en oeuvre. Mais, menée à terme, ses résultats, qui ne pourraient être visibles qu’après plusieurs mois, voire plusieurs années, pourraient permettre d'avoir un impact plus durable. </p>
<p>Réformer l’Etat ou adopter un nouveau programme d’urgence, le choix appartient aux nouveaux dirigeants. En attendant, le compte à rebours est lancé. </p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>
<p>À la prochaine !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Apr 2021 21:36:30 +0000</pubDate>
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                <title>🎙 Kasaï : comprendre le regain de tension à Bakuakenge</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le mardi 6 avril, des ressortissants du territoire de Mweka à Kinshasa écrivent un mémorandum à Félix Tshisekedi. Objectif : attirer l’attention du chef de l’Etat sur les tueries qui ont eu lieu, la nuit du 28 au 29 mars, d’au moins 13 personnes à Bakuakenge, localité située à la frontière entre les territoires de Mweka au Kasaï et de Demba au Kasaï Central. Comment comprendre ce regain de tension ?</p>
<p>Nous sommes le vendredi 9 avril et vous écoutez le 9e numéro de Po na GEC, une capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je m’appelle Joshua Walker, et je suis le directeur de programme du GEC. </p>
<p>Ces violences auraient découlé d’une mésentente entre une femme lubaphone et un homme kuba autour d’une assistance humanitaire cash du PAM. Les victimes de l’attaque seraient de la communauté kuba. Hormis les morts, il y a aurait des milliers de déplacés et la maison du sénateur Evariste Boshab, grand notable kuba dont le village d’origine se situe à quelques kilomètres de Bakuakenge, a été incendiée. Des sources diplomatiques parlent de l’usage pendant l’attaque des pratiques jadis associées aux miliciens Kamuina Nsapu, comme la décapitation.</p>
<p>Les tensions et violences intercommunautaires ne sont, malheureusement, pas étrangères à Bakuakenge. En août 2020, des affrontements y ont fait 11 morts, dont des Lubaphones et des Kuba. Ces tensions persistantes concernent donc la communauté kuba, d’un côté, et celle des lubaphones de l’autre. Au cœur du conflit : l’appartenance (ou non) de la localité de Bakuakenge et de ses habitants au territoire de Mweka, au Kasai, ou de Demba, au Kasaï Central. La dimension communautaire relève aussi d’une question qui chevauche l’identité et les limites territoriales : les Lubaphones à Bakuakenge, connus sous le nom de Bena Milombe, habitent-ils un territoire à majorité lubaphone, en l’occurrence celui de Demba, ou dans le territoire de Mweka, dont les limites sont identiques à celles de la chefferie des Bakuba ? Rappelons ici que les réorganisations administratives successives depuis l’époque coloniale ont fait déplacer la frontière dans cette zone à plusieurs reprises. Les limites des territoires et surtout des groupements au Kasaï sont à la base de nombreux conflits dans la région. </p>
<p>En plus de la dimension administrative et communautaire, la gare de Bakuakenge est parmi les plus rentables de la zone. Et comme dans beaucoup de conflits locaux ailleurs en RDC, les disputes autour des droits fonciers ne manquent pas. L’appartenance de Bakuakenge à l'une ou l’autre province est donc aussi un enjeu économique majeur. Et enfin, l’enjeu électoral : l’appartenance des électeurs de Bakuakenge à la circonscription de Demba ou de Mweka.</p>
<p>Ce conflit à multiples dimensions avait pourtant été traité lors de la Conférence pour la Paix et la Réconciliation entre les Communautés locales de Demba et de Mweka  d’octobre 2020 à Kananga. Le rapport final de ces assises avait souligné, entre autres, que la gare de Bakuakenge se trouve dans le territoire de Mweka, suivant un rapport présenté par un expert de l’Institut géographique du Congo. Si du côté des ressortissants de Mweka, c’est-à-dire des Kuba, on revendique la “non politisation des conclusions” de la conférence pour la paix, en privé, certains hommes politiques originaires du Kasaï Central seraient toujours contre l’application de cette conclusion.</p>
<p>Bakuakenge renseigne comment les conflits fonciers et identitaires peuvent vite devenir violents, parfois à cause de leur politisation. Dans le cas d’espèce, la montée des tensions est en partie la conséquence inattendue du découpage de l’ancienne province du Kasaï Occidental. De surcroît, ce conflit, qui a lieu dans une zone qui a connu de fortes violences pendant le conflit dit “Kamuina Nsapu” en 2016 et 2017, rappelle que le débat sur les dynamiques sécuritaires et la stabilisation ne doit pas se limiter aux provinces de l’Est. </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 6 avril, des ressortissants du territoire de Mweka à Kinshasa écrivent un mémorandum à Félix Tshisekedi. Objectif : attirer l’attention du chef de l’Etat sur les tueries qui ont eu lieu, la nuit du 28 au 29 mars, d’au moins 13 personnes à Bakuakenge, localité située à la frontière entre les territoires de Mweka au Kasaï et de Demba au Kasaï Central. Comment comprendre ce regain de tension ?</p>
<p>Nous sommes le vendredi 9 avril et vous écoutez le 9e numéro de Po na GEC, une capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je m’appelle Joshua Walker, et je suis le directeur de programme du GEC. </p>
<p>Ces violences auraient découlé d’une mésentente entre une femme lubaphone et un homme kuba autour d’une assistance humanitaire cash du PAM. Les victimes de l’attaque seraient de la communauté kuba. Hormis les morts, il y a aurait des milliers de déplacés et la maison du sénateur Evariste Boshab, grand notable kuba dont le village d’origine se situe à quelques kilomètres de Bakuakenge, a été incendiée. Des sources diplomatiques parlent de l’usage pendant l’attaque des pratiques jadis associées aux miliciens Kamuina Nsapu, comme la décapitation.</p>
<p>Les tensions et violences intercommunautaires ne sont, malheureusement, pas étrangères à Bakuakenge. En août 2020, des affrontements y ont fait 11 morts, dont des Lubaphones et des Kuba. Ces tensions persistantes concernent donc la communauté kuba, d’un côté, et celle des lubaphones de l’autre. Au cœur du conflit : l’appartenance (ou non) de la localité de Bakuakenge et de ses habitants au territoire de Mweka, au Kasai, ou de Demba, au Kasaï Central. La dimension communautaire relève aussi d’une question qui chevauche l’identité et les limites territoriales : les Lubaphones à Bakuakenge, connus sous le nom de Bena Milombe, habitent-ils un territoire à majorité lubaphone, en l’occurrence celui de Demba, ou dans le territoire de Mweka, dont les limites sont identiques à celles de la chefferie des Bakuba ? Rappelons ici que les réorganisations administratives successives depuis l’époque coloniale ont fait déplacer la frontière dans cette zone à plusieurs reprises. Les limites des territoires et surtout des groupements au Kasaï sont à la base de nombreux conflits dans la région. </p>
<p>En plus de la dimension administrative et communautaire, la gare de Bakuakenge est parmi les plus rentables de la zone. Et comme dans beaucoup de conflits locaux ailleurs en RDC, les disputes autour des droits fonciers ne manquent pas. L’appartenance de Bakuakenge à l'une ou l’autre province est donc aussi un enjeu économique majeur. Et enfin, l’enjeu électoral : l’appartenance des électeurs de Bakuakenge à la circonscription de Demba ou de Mweka.</p>
<p>Ce conflit à multiples dimensions avait pourtant été traité lors de la Conférence pour la Paix et la Réconciliation entre les Communautés locales de Demba et de Mweka  d’octobre 2020 à Kananga. Le rapport final de ces assises avait souligné, entre autres, que la gare de Bakuakenge se trouve dans le territoire de Mweka, suivant un rapport présenté par un expert de l’Institut géographique du Congo. Si du côté des ressortissants de Mweka, c’est-à-dire des Kuba, on revendique la “non politisation des conclusions” de la conférence pour la paix, en privé, certains hommes politiques originaires du Kasaï Central seraient toujours contre l’application de cette conclusion.</p>
<p>Bakuakenge renseigne comment les conflits fonciers et identitaires peuvent vite devenir violents, parfois à cause de leur politisation. Dans le cas d’espèce, la montée des tensions est en partie la conséquence inattendue du découpage de l’ancienne province du Kasaï Occidental. De surcroît, ce conflit, qui a lieu dans une zone qui a connu de fortes violences pendant le conflit dit “Kamuina Nsapu” en 2016 et 2017, rappelle que le débat sur les dynamiques sécuritaires et la stabilisation ne doit pas se limiter aux provinces de l’Est. </p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Apr 2021 13:10:07 +0000</pubDate>
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                <title>🎙 Groupes armés : Mboso a-t-il raison de pointer ses collègues du Grand Kivu ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>En marge de l'ouverture de la plénière du lundi 29 mars, le président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N'Kodia, a déclaré : "Vous les collègues du Grand Kivu, quittez les groupes armés."</p>
<p>Alors que le pays est sous le choc d’un nouveau massacre de 27 personnes au nord de Beni, ce qui porte à plus de 1 100 le nombre de personnes tuées dans ce territoire depuis novembre 2019, Mboso a-t-il raison de pointer du doigt ses collègues ?</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le huitième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'expliquer et de donner notre avis sur les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 2 avril.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que certaines élites politiques congolaises, y compris des parlementaires, ont été affiliées à des groupes armés. En 2011, un rapport du Groupe d'experts de l'ONU a documenté le soutien de Jemsi Mulengwa, ancien député de Fizi, aux Maï-Maï Yakutumba, et de nombreux rapports montrent le soutien de Justin Bitakwira, ancien député d'Uvira, aux groupes armés dans la Plaine de la Ruzizi. En 2011, l'actuel député Anselme Enerunga a participé à la production et à la diffusion de vidéos faisant l'éloge des groupes armés Raia Mutomboki à Kalehe, d’où il est originaire. Autour de Beni, en 2018 des candidats députés au niveau provincial et national ont , bon gré mal gré, encouragé des groupes locaux qui ont fini par participer à des attaques contre des agents de santé pendant l'épidémie d'Ebola dans cette région. </p>
<p>Il existe également d'autres exemples. Même si le recours au populisme est certainement préjudiciable à la stabilité, il n'est qu'un facteur, et probablement pas le plus important, contribuant à la violence globale dans l'est du Congo. La plupart de ces soutiens documentés étaient rhétoriques, et non financiers. Et si bon nombre des 120 groupes armés de la région ont des liens avec les élites politiques et économiques, il s'agit pour la plupart d'alliances de convenance; les groupes armés ne sont pas les marionnettes de ces élites. </p>
<p>Pour la plupart, les groupes armés de l'est du Congo sont portés par leur propre élan, survivent en taxant la population locale, les mineurs artisanaux et les hommes d'affaires, et ne sont vraisemblablement pas approvisionnés ou financés par de puissantes élites à Kinshasa ou à Goma. C'est certainement le cas des ADF, le groupe armé de loin le plus meurtrier du Congo, responsable d'environ ⅓ de toutes les tueries de civils dans le conflit depuis 2019 selon le Baromètre sécuritaire du Kivu. Bien que ce groupe ait tissé des liens de survie avec les populations locales, rien ne prouve qu'un parlementaire - ou un autre dirigeant politique congolais, d'ailleurs - le soutienne. </p>
<p>S'il est séduisant d'adhérer au récit des "tireurs de ficelles", cela détourne l'attention d'une responsabilité beaucoup plus claire : celle de l'État congolais, qui est souvent peu disposé ou incapable de démanteler les groupes armés, et qui est parfois complice de ces derniers. Par exemple, le GEC a documenté le soutien récent des FARDC au NDC-R, l'un des groupes armés les plus importants de la région. Et en général, les 120 000 soldats de l'armée manquent souvent des ressources et de motivation suffisantes pour s'attaquer à des groupes armés. </p>
<p>Cela ne veut pas dire que la stabilisation de l'Est sera facile, ni qu'il existe un vaste complot derrière les massacres. Il faudra un plan et du temps. Il faudra une volonté politique et des ressources publiques pour réformer l'armée, mettre en place un plan de démobilisation, s'engager dans une véritable réconciliation communautaire et fournir des emplois aux jeunes de la région qui rejoignent souvent des groupes en quête de survie et de dignité. Le président de l'Assemblée nationale a mentionné certaines de ces choses dans son discours - concentrons-nous sur celles-ci. </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En marge de l'ouverture de la plénière du lundi 29 mars, le président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N'Kodia, a déclaré : "Vous les collègues du Grand Kivu, quittez les groupes armés."</p>
<p>Alors que le pays est sous le choc d’un nouveau massacre de 27 personnes au nord de Beni, ce qui porte à plus de 1 100 le nombre de personnes tuées dans ce territoire depuis novembre 2019, Mboso a-t-il raison de pointer du doigt ses collègues ?</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le huitième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'expliquer et de donner notre avis sur les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 2 avril.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que certaines élites politiques congolaises, y compris des parlementaires, ont été affiliées à des groupes armés. En 2011, un rapport du Groupe d'experts de l'ONU a documenté le soutien de Jemsi Mulengwa, ancien député de Fizi, aux Maï-Maï Yakutumba, et de nombreux rapports montrent le soutien de Justin Bitakwira, ancien député d'Uvira, aux groupes armés dans la Plaine de la Ruzizi. En 2011, l'actuel député Anselme Enerunga a participé à la production et à la diffusion de vidéos faisant l'éloge des groupes armés Raia Mutomboki à Kalehe, d’où il est originaire. Autour de Beni, en 2018 des candidats députés au niveau provincial et national ont , bon gré mal gré, encouragé des groupes locaux qui ont fini par participer à des attaques contre des agents de santé pendant l'épidémie d'Ebola dans cette région. </p>
<p>Il existe également d'autres exemples. Même si le recours au populisme est certainement préjudiciable à la stabilité, il n'est qu'un facteur, et probablement pas le plus important, contribuant à la violence globale dans l'est du Congo. La plupart de ces soutiens documentés étaient rhétoriques, et non financiers. Et si bon nombre des 120 groupes armés de la région ont des liens avec les élites politiques et économiques, il s'agit pour la plupart d'alliances de convenance; les groupes armés ne sont pas les marionnettes de ces élites. </p>
<p>Pour la plupart, les groupes armés de l'est du Congo sont portés par leur propre élan, survivent en taxant la population locale, les mineurs artisanaux et les hommes d'affaires, et ne sont vraisemblablement pas approvisionnés ou financés par de puissantes élites à Kinshasa ou à Goma. C'est certainement le cas des ADF, le groupe armé de loin le plus meurtrier du Congo, responsable d'environ ⅓ de toutes les tueries de civils dans le conflit depuis 2019 selon le Baromètre sécuritaire du Kivu. Bien que ce groupe ait tissé des liens de survie avec les populations locales, rien ne prouve qu'un parlementaire - ou un autre dirigeant politique congolais, d'ailleurs - le soutienne. </p>
<p>S'il est séduisant d'adhérer au récit des "tireurs de ficelles", cela détourne l'attention d'une responsabilité beaucoup plus claire : celle de l'État congolais, qui est souvent peu disposé ou incapable de démanteler les groupes armés, et qui est parfois complice de ces derniers. Par exemple, le GEC a documenté le soutien récent des FARDC au NDC-R, l'un des groupes armés les plus importants de la région. Et en général, les 120 000 soldats de l'armée manquent souvent des ressources et de motivation suffisantes pour s'attaquer à des groupes armés. </p>
<p>Cela ne veut pas dire que la stabilisation de l'Est sera facile, ni qu'il existe un vaste complot derrière les massacres. Il faudra un plan et du temps. Il faudra une volonté politique et des ressources publiques pour réformer l'armée, mettre en place un plan de démobilisation, s'engager dans une véritable réconciliation communautaire et fournir des emplois aux jeunes de la région qui rejoignent souvent des groupes en quête de survie et de dignité. Le président de l'Assemblée nationale a mentionné certaines de ces choses dans son discours - concentrons-nous sur celles-ci. </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 11:03:06 +0000</pubDate>
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                <title>🎙Le discret séjour kinois des militaires rwandais</title>
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                <description><![CDATA[<p>Le 15 mars, une délégation de militaires Rwandais a discrètement débarqué à l’aéroport de Ndjili, à Kinshasa. Elle était conduite par le général Jean-Bosco Kazura, chef d’Etat-major général de l’armée rwandaise, pour négocier les contours d’une nouvelle coopération militaire dans l’Est de la RDC. </p>
<p>Nous sommes le vendredi 26 mars et vous écoutez le 7e numéro de Po na GEC, une capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous allons parler de cette nouvelle tentative de passer des accords militaires avec des pays voisins de la RDC.</p>
<p>Ce n’est pas la première, depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. En septembre 2019, déjà, le président avait voulu mettre en place un état-major conjoint des armées de la région des grands lacs pour planifier des opérations communes dans l’Est de la RDC. Mais le projet avait échoué : les relations entre ces pays voisins étaient trop tendues et de nombreux congolais y étaient opposés. Parmi eux, on trouvait notamment l’ancien président, Joseph Kabila, alors encore influent.</p>
<p>Cela n’a pas empêché la coopération de se poursuivre discrètement, notamment avec le Rwanda. A plusieurs reprises, des soldats rwandais sont entrés secrètement en RDC, avec l’autorisation des autorités congolaises, pour mener des opérations ciblées contre certains groupes rebelles rwandais.</p>
<p>Ces incursions ont été relevées par le Baromètre sécuritaire du Kivu et plusieurs médias. Mais aussi – et c’est plus important – par le Groupe d’expert des Nations unies pour la RDC dans son rapport de décembre dernier. Légalement, les autorités rwandaises et congolaises auraient en effet dû déclarer ces opérations au conseil de sécurité des Nations-Unies, ce qui n’a pas été fait.</p>
<p>Mais depuis le début de cette année, les échanges entre les services de sécurité Congolais et Rwandais semblent s’intensifier : la rencontre de ce mois de mars, à Kinshasa, est déjà la troisième. A Kigali, en février, François Beya, le conseiller spécial en matière de sécurité du président, avait notamment justifié ce rapprochement ainsi :  « nous sommes venus ici pour défier le monde entier, en particulier l’occident, qui ne veut pas que nous parlions et travaillons ensemble ».</p>
<p>Selon certains comptes rendus de la dernière rencontre, à Kinshasa la semaine dernière, il s’agissait d’élaborer un plan opérationnel pour mener des actions conjointes, notamment contre les FDLR, le CNRD, les RUD et l’ex-M23.</p>
<p>L’inclusion du M23 est intéressante : elle semble montrer la bonne volonté de Kigali, qui avait, jadis, soutenu cette rébellion.</p>
<p>Alors, est-ce la solution aux problèmes de l’Est de la RDC ? Pour Félix Tshisekedi, il sera difficile de les résoudre sans la coopération des voisins, c’est certain. Mais la coopération avec le Rwanda, telle qu’elle semble se dessiner, présente plusieurs risques.</p>
<p>D’abord, celui d’être très impopulaire en RDC. Cela pourrait inciter les autorités à la cacher, et en cacher dans le même temps les éventuels abus, qui resteraient impunis. En 2009, l’opération conjointe des armées congolaises et rwandaises Umoja Wetu avaient certes affaibli certains groupes armés, mais elle avait aussi provoqué une crise politique à Kinshasa et des violations des droits humains.</p>
<p>Ensuite, elle semble être principalement militaire. Pour y faire face, les groupes armés pourraient se mobiliser davantage et finir par générer plus de violences.</p>
<p>Enfin, elle semble exclure les autres voisins de la RDC. L’Ouganda et le Burundi, qui entretiennent des relations tendues avec Kigali, pourraient craindre de perdre le contrôle de leur zone frontalière, et intervenir également, directement ou indirectement, provoquant davantage de violences.</p>
<p>En conclusion, il est possible que la coopération militaire entre le Rwanda et la RDC donne des résultats à court terme, en affaiblissant certains groupes. Mais aucune solution de long terme ne pourra être trouvée si l’armée congolaise n’est pas capable, elle-même, de sécuriser son territoire. Cela suppose qu’elle soit bien organisée, payée, équipée, et aussi qu’elle soit incorruptible, impartiale et redevable devant les citoyens congolais. Le chantier est vaste. Mais il est incontournable pour atteindre une paix durable dans l’Est de la RDC.</p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 mars, une délégation de militaires Rwandais a discrètement débarqué à l’aéroport de Ndjili, à Kinshasa. Elle était conduite par le général Jean-Bosco Kazura, chef d’Etat-major général de l’armée rwandaise, pour négocier les contours d’une nouvelle coopération militaire dans l’Est de la RDC. </p>
<p>Nous sommes le vendredi 26 mars et vous écoutez le 7e numéro de Po na GEC, une capsule audio du Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New-York, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, et cette semaine nous allons parler de cette nouvelle tentative de passer des accords militaires avec des pays voisins de la RDC.</p>
<p>Ce n’est pas la première, depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. En septembre 2019, déjà, le président avait voulu mettre en place un état-major conjoint des armées de la région des grands lacs pour planifier des opérations communes dans l’Est de la RDC. Mais le projet avait échoué : les relations entre ces pays voisins étaient trop tendues et de nombreux congolais y étaient opposés. Parmi eux, on trouvait notamment l’ancien président, Joseph Kabila, alors encore influent.</p>
<p>Cela n’a pas empêché la coopération de se poursuivre discrètement, notamment avec le Rwanda. A plusieurs reprises, des soldats rwandais sont entrés secrètement en RDC, avec l’autorisation des autorités congolaises, pour mener des opérations ciblées contre certains groupes rebelles rwandais.</p>
<p>Ces incursions ont été relevées par le Baromètre sécuritaire du Kivu et plusieurs médias. Mais aussi – et c’est plus important – par le Groupe d’expert des Nations unies pour la RDC dans son rapport de décembre dernier. Légalement, les autorités rwandaises et congolaises auraient en effet dû déclarer ces opérations au conseil de sécurité des Nations-Unies, ce qui n’a pas été fait.</p>
<p>Mais depuis le début de cette année, les échanges entre les services de sécurité Congolais et Rwandais semblent s’intensifier : la rencontre de ce mois de mars, à Kinshasa, est déjà la troisième. A Kigali, en février, François Beya, le conseiller spécial en matière de sécurité du président, avait notamment justifié ce rapprochement ainsi :  « nous sommes venus ici pour défier le monde entier, en particulier l’occident, qui ne veut pas que nous parlions et travaillons ensemble ».</p>
<p>Selon certains comptes rendus de la dernière rencontre, à Kinshasa la semaine dernière, il s’agissait d’élaborer un plan opérationnel pour mener des actions conjointes, notamment contre les FDLR, le CNRD, les RUD et l’ex-M23.</p>
<p>L’inclusion du M23 est intéressante : elle semble montrer la bonne volonté de Kigali, qui avait, jadis, soutenu cette rébellion.</p>
<p>Alors, est-ce la solution aux problèmes de l’Est de la RDC ? Pour Félix Tshisekedi, il sera difficile de les résoudre sans la coopération des voisins, c’est certain. Mais la coopération avec le Rwanda, telle qu’elle semble se dessiner, présente plusieurs risques.</p>
<p>D’abord, celui d’être très impopulaire en RDC. Cela pourrait inciter les autorités à la cacher, et en cacher dans le même temps les éventuels abus, qui resteraient impunis. En 2009, l’opération conjointe des armées congolaises et rwandaises Umoja Wetu avaient certes affaibli certains groupes armés, mais elle avait aussi provoqué une crise politique à Kinshasa et des violations des droits humains.</p>
<p>Ensuite, elle semble être principalement militaire. Pour y faire face, les groupes armés pourraient se mobiliser davantage et finir par générer plus de violences.</p>
<p>Enfin, elle semble exclure les autres voisins de la RDC. L’Ouganda et le Burundi, qui entretiennent des relations tendues avec Kigali, pourraient craindre de perdre le contrôle de leur zone frontalière, et intervenir également, directement ou indirectement, provoquant davantage de violences.</p>
<p>En conclusion, il est possible que la coopération militaire entre le Rwanda et la RDC donne des résultats à court terme, en affaiblissant certains groupes. Mais aucune solution de long terme ne pourra être trouvée si l’armée congolaise n’est pas capable, elle-même, de sécuriser son territoire. Cela suppose qu’elle soit bien organisée, payée, équipée, et aussi qu’elle soit incorruptible, impartiale et redevable devant les citoyens congolais. Le chantier est vaste. Mais il est incontournable pour atteindre une paix durable dans l’Est de la RDC.</p>
<p>Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 10:27:33 +0000</pubDate>
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                                                    <itunes:subtitle>Le 15 mars, une délégation de militaires Rwandais a discrètement débarqué à l’aéroport de Ndjili, à Kinshasa. Elle était conduite par le général Jean-Bosco Kazura, chef d’Etat-major général de l’armée rwandaise, pour négocier les contours d’une nouvell...</itunes:subtitle>

                
                <googleplay:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</googleplay:author>
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                <title>🎙 "Le temps des reformes", oui ...mais comment ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>“C’est le temps des réformes.” C’est en ces termes que Christophe Mboso, nouveau président de l’Assemblée nationale, a confirmé, le lundi 15 mars, la priorité qui sera désormais accordée aux réformes électorales. C’était lors de son discours d’ouverture de la première session ordinaire de l’année. Pour lui, cela implique d’aller vite dans la désignation du président et des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette prise de position surprend. Car, depuis plusieurs mois, un consensus semblait se dessiner autour de la révision du cadre légal de l’organisation et du fonctionnement de la Ceni avant de choisir ses membres. Alors, une double question s’impose : les membres de l’Union sacrée de la nation sont-ils tous sur la même longueur d’onde ? Les réformes électorales sont-elles les seules priorités dans le pays ?</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le sixième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’expliquer et de donner notre avis sur les questions d’actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 19 mars.</p>
<p>Il y a cinq jours, nous avons assisté, en direct à la télévision nationale, au premier moment de flottement public de la nouvelle majorité parlementaire. Il va falloir alors que l’Union sacrée de la nation indique clairement dans quel sens elle compte mener des réformes électorales annoncées : va-t-on désigner d’abord des membres de la Ceni, puis modifier la loi sur la Ceni ? Thèse que défendait le camp de l’ancien président Joseph Kabila dont la plupart de ses députés ont rejoint depuis l’Union sacrée de la nation. Ou va-t-on faire l’inverse, comme le réclament depuis quelques mois la société civile et quelques organisations politiques, notamment le G13, également membres de l’Union sacrée de la nation.</p>
<p>À cette allure, les questions des réformes électorales vont de nouveau occuper largement l’espace et le débat public au Congo. Résistants, opposants, société civile, et désormais nouvelle majorité, tous font et feront entendre leurs voix sur le sujet. Et c’est plutôt une bonne chose d’encourager des réflexions et des ajustements du dispositif légal relatif aux élections. On sait en effet combien les cycles électoraux de ces dernières années ont été décriés pour leurs caractères à la fois non-inclusifs et non transparents. D’ailleurs, pour aller plus loin, vous pouvez relire le rapport du GEC sur l’impossible dépolitisation de la Ceni, publié début janvier.</p>
<p>Mais on sait aussi que les attentes des Congolais sur l’amélioration de leur bien-être social sont immenses et pressantes. Et que, aussi importantes soient-elles, les réformes électorales ne sont pas les seules. Sont également attendues les réformes fiscales, celles du secteur de sécurité et la révision de certaines dispositions de la Constitution. Pour ne citer que celles-là. </p>
<p>Heureusement les deux chantiers ne sont pas mutuellement exclusifs. On peut bien légiférer sur des réformes et s’engager, par exemple, dans la lutte contre les inégalités sociales. Encore faut-il avoir les moyens de sa politique mais aussi la volonté politique de s’inscrire dans cette voie. Il faudrait alors élargir le débat public qui semble se consacrer sur la priorité de réformer le cadre législatif des élections aux problématiques sociales liées notamment à l’éducation, y compris des adultes, à la sécurité, au système de santé, à l’accès à l’eau et à l’électricité, au pouvoir d’achat, à la redistribution des richesses nationales, à la redéfinition des services publics, … La liste n’est pas exhaustive.</p>
<p>Le Premier ministre Sama Lukonde, dont le gouvernement se fait toujours attendre au moment où nous enregistrons cet audio, devra sans doute, bientôt, donner quelques indices sur ces chantiers prioritaires. </p>
<p>En attendant, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>“C’est le temps des réformes.” C’est en ces termes que Christophe Mboso, nouveau président de l’Assemblée nationale, a confirmé, le lundi 15 mars, la priorité qui sera désormais accordée aux réformes électorales. C’était lors de son discours d’ouverture de la première session ordinaire de l’année. Pour lui, cela implique d’aller vite dans la désignation du président et des membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette prise de position surprend. Car, depuis plusieurs mois, un consensus semblait se dessiner autour de la révision du cadre légal de l’organisation et du fonctionnement de la Ceni avant de choisir ses membres. Alors, une double question s’impose : les membres de l’Union sacrée de la nation sont-ils tous sur la même longueur d’onde ? Les réformes électorales sont-elles les seules priorités dans le pays ?</p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le sixième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’expliquer et de donner notre avis sur les questions d’actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 19 mars.</p>
<p>Il y a cinq jours, nous avons assisté, en direct à la télévision nationale, au premier moment de flottement public de la nouvelle majorité parlementaire. Il va falloir alors que l’Union sacrée de la nation indique clairement dans quel sens elle compte mener des réformes électorales annoncées : va-t-on désigner d’abord des membres de la Ceni, puis modifier la loi sur la Ceni ? Thèse que défendait le camp de l’ancien président Joseph Kabila dont la plupart de ses députés ont rejoint depuis l’Union sacrée de la nation. Ou va-t-on faire l’inverse, comme le réclament depuis quelques mois la société civile et quelques organisations politiques, notamment le G13, également membres de l’Union sacrée de la nation.</p>
<p>À cette allure, les questions des réformes électorales vont de nouveau occuper largement l’espace et le débat public au Congo. Résistants, opposants, société civile, et désormais nouvelle majorité, tous font et feront entendre leurs voix sur le sujet. Et c’est plutôt une bonne chose d’encourager des réflexions et des ajustements du dispositif légal relatif aux élections. On sait en effet combien les cycles électoraux de ces dernières années ont été décriés pour leurs caractères à la fois non-inclusifs et non transparents. D’ailleurs, pour aller plus loin, vous pouvez relire le rapport du GEC sur l’impossible dépolitisation de la Ceni, publié début janvier.</p>
<p>Mais on sait aussi que les attentes des Congolais sur l’amélioration de leur bien-être social sont immenses et pressantes. Et que, aussi importantes soient-elles, les réformes électorales ne sont pas les seules. Sont également attendues les réformes fiscales, celles du secteur de sécurité et la révision de certaines dispositions de la Constitution. Pour ne citer que celles-là. </p>
<p>Heureusement les deux chantiers ne sont pas mutuellement exclusifs. On peut bien légiférer sur des réformes et s’engager, par exemple, dans la lutte contre les inégalités sociales. Encore faut-il avoir les moyens de sa politique mais aussi la volonté politique de s’inscrire dans cette voie. Il faudrait alors élargir le débat public qui semble se consacrer sur la priorité de réformer le cadre législatif des élections aux problématiques sociales liées notamment à l’éducation, y compris des adultes, à la sécurité, au système de santé, à l’accès à l’eau et à l’électricité, au pouvoir d’achat, à la redistribution des richesses nationales, à la redéfinition des services publics, … La liste n’est pas exhaustive.</p>
<p>Le Premier ministre Sama Lukonde, dont le gouvernement se fait toujours attendre au moment où nous enregistrons cet audio, devra sans doute, bientôt, donner quelques indices sur ces chantiers prioritaires. </p>
<p>En attendant, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 19 Mar 2021 18:02:31 +0000</pubDate>
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                <title>🎙 Kalev ou les vicissitudes d'un homme autrefois craint</title>
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                <description><![CDATA[<p><em>“Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent.” </em>Au Congo, certains attribueraient volontiers cette expression de l’empereur romain Caligula à Kalev Mutondo tant ce nom inspirait la peur. Il y a eu, Kalev était le tout-puissant numéro un de l’Agence nationale de renseignement (ANR), qui s’est mué, au fil des ans, en une sorte de police politique, traquant toute voix discordante au régime. Pourtant, cet homme qui était intouchable hier se retrouve aujourd’hui dans le viseur de la justice. Qu’est-ce que ces vicissitudes de Kalev nous apprennent-elles ?</p>
<p>Bonjour ! </p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis le directeur de recherche du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le 5e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui résume, explique et donne notre avis sur les questions d’actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 12 mars.</p>
<p>Cela fait exactement deux ans et 16 jours depuis que Joseph Kabila a quitté le pouvoir à l’issue d’une présidentielle controversée. Une coalition a été rapidement formée entre ce dernier et Félix Tshisekedi. Mais Kabila s’était toutefois arrangé à maintenir sa mainmise sur presque toutes les institutions du pays. Une démarche censée alors garantir à ses lieutenants et à lui-même une tranquillité après le règne de près de deux décennies, marqué entre autres par des violations des droits de l’homme.</p>
<p>Mais, n’est-ce pas que le même Caligula l’a prévenu ? “Le pouvoir donne ses chances à l’impossible”. Depuis peu, la donne a donc changé. Les intouchables d’hier sont devenus poursuivables. Voulant être réellement président pleins pouvoirs, Félix Tshisekedi s’est émancipé de Joseph Kabila, désormais en perte continue d’influence sur le terrain politique. Conséquence : plus rien ne peut protéger les hommes de l’ancien chef de l’État. Très rapidement, Kalev voit la liste de ses ennuis judiciaires se rallonger. Au moins 12 personnes l’accusent de les avoir arbitrairement arrêtés hier et portent successivement plaintes contre lui pour notamment enlèvements, tortures physiques et morales, traitements inhumains et dégradants et tentative d’assassinats. </p>
<p>Le tout non sans une dose - ironie de l’histoire - de règlement des comptes politico-judiciaires :  un magistrat instructeur récusé par l’accusé mais qui persiste et ce, contre l’avis du nouveau responsable de l’ANR qui se serait prononcé pour l’attribution de ces dossiers à un autre magistrat. L’actuel serait très au parfum du passé de Kalev puisqu’il a travaillé, indirectement, avec lui, ces dernières années, dans le cadre d’une commission des officiers de police judiciaires mise en place par l’ANR et la Direction de migration.</p>
<p>Sur le terrain politique, c’est le président Tshisekedi qui se frotte les mains. Ces tribulations de Kalev, inimaginables il y a quelques mois, renforcent, petit à petit, dans l’imaginaire collectif l’idée selon laquelle, sous Félix Tshisekedi, la justice poursuit tout le monde. N’est-ce pas que Vital Kamerhe, alors directeur de cabinet et allié politique du président, a également maille à partir avec la justice ? Voilà ce qui est d’apparat.</p>
<p>En filigrane, d’aucuns peuvent apercevoir une tactique qui ressemble au <em>lawfare</em>, la guerre juridique. Se servir du droit comme une arme politique afin d’anéantir ses adversaires. Un autre exemple serait la façon dont Xi Jinping a utilisé la guerre contre la corruption en Chine pour sévir contre ses rivaux, ou Rodrigo Duterte aux Philippines qui a restreint les libertés de la presse en prétextant une campagne contre la criminalité. Et des éléments de langage accompagnent bien la stratégie : “État de droit”, “Justice indépendante”... Mais le risque, surtout comme le président Tshisekedi est en train de former un gouvernement avec un grand nombre de figures qui travaillait avec Kabila dans le passé, c’est de se retrouver demain face à une justice à double vitesse. Une justice qui ne laisse rien à ceux qui ne sont pas avec nous, mais qui pardonne tout à ceux qui sont avec nous. L’engouement des anciens fidèles de Kabila à l’Union sacrée de la nation, nouvelle plateforme politique de Tshisekedi, est révélateur.</p>
<p>D’ici là, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><em>“Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent.” </em>Au Congo, certains attribueraient volontiers cette expression de l’empereur romain Caligula à Kalev Mutondo tant ce nom inspirait la peur. Il y a eu, Kalev était le tout-puissant numéro un de l’Agence nationale de renseignement (ANR), qui s’est mué, au fil des ans, en une sorte de police politique, traquant toute voix discordante au régime. Pourtant, cet homme qui était intouchable hier se retrouve aujourd’hui dans le viseur de la justice. Qu’est-ce que ces vicissitudes de Kalev nous apprennent-elles ?</p>
<p>Bonjour ! </p>
<p>Je m’appelle Fred Bauma et je suis le directeur de recherche du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Vous écoutez le 5e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui résume, explique et donne notre avis sur les questions d’actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 12 mars.</p>
<p>Cela fait exactement deux ans et 16 jours depuis que Joseph Kabila a quitté le pouvoir à l’issue d’une présidentielle controversée. Une coalition a été rapidement formée entre ce dernier et Félix Tshisekedi. Mais Kabila s’était toutefois arrangé à maintenir sa mainmise sur presque toutes les institutions du pays. Une démarche censée alors garantir à ses lieutenants et à lui-même une tranquillité après le règne de près de deux décennies, marqué entre autres par des violations des droits de l’homme.</p>
<p>Mais, n’est-ce pas que le même Caligula l’a prévenu ? “Le pouvoir donne ses chances à l’impossible”. Depuis peu, la donne a donc changé. Les intouchables d’hier sont devenus poursuivables. Voulant être réellement président pleins pouvoirs, Félix Tshisekedi s’est émancipé de Joseph Kabila, désormais en perte continue d’influence sur le terrain politique. Conséquence : plus rien ne peut protéger les hommes de l’ancien chef de l’État. Très rapidement, Kalev voit la liste de ses ennuis judiciaires se rallonger. Au moins 12 personnes l’accusent de les avoir arbitrairement arrêtés hier et portent successivement plaintes contre lui pour notamment enlèvements, tortures physiques et morales, traitements inhumains et dégradants et tentative d’assassinats. </p>
<p>Le tout non sans une dose - ironie de l’histoire - de règlement des comptes politico-judiciaires :  un magistrat instructeur récusé par l’accusé mais qui persiste et ce, contre l’avis du nouveau responsable de l’ANR qui se serait prononcé pour l’attribution de ces dossiers à un autre magistrat. L’actuel serait très au parfum du passé de Kalev puisqu’il a travaillé, indirectement, avec lui, ces dernières années, dans le cadre d’une commission des officiers de police judiciaires mise en place par l’ANR et la Direction de migration.</p>
<p>Sur le terrain politique, c’est le président Tshisekedi qui se frotte les mains. Ces tribulations de Kalev, inimaginables il y a quelques mois, renforcent, petit à petit, dans l’imaginaire collectif l’idée selon laquelle, sous Félix Tshisekedi, la justice poursuit tout le monde. N’est-ce pas que Vital Kamerhe, alors directeur de cabinet et allié politique du président, a également maille à partir avec la justice ? Voilà ce qui est d’apparat.</p>
<p>En filigrane, d’aucuns peuvent apercevoir une tactique qui ressemble au <em>lawfare</em>, la guerre juridique. Se servir du droit comme une arme politique afin d’anéantir ses adversaires. Un autre exemple serait la façon dont Xi Jinping a utilisé la guerre contre la corruption en Chine pour sévir contre ses rivaux, ou Rodrigo Duterte aux Philippines qui a restreint les libertés de la presse en prétextant une campagne contre la criminalité. Et des éléments de langage accompagnent bien la stratégie : “État de droit”, “Justice indépendante”... Mais le risque, surtout comme le président Tshisekedi est en train de former un gouvernement avec un grand nombre de figures qui travaillait avec Kabila dans le passé, c’est de se retrouver demain face à une justice à double vitesse. Une justice qui ne laisse rien à ceux qui ne sont pas avec nous, mais qui pardonne tout à ceux qui sont avec nous. L’engouement des anciens fidèles de Kabila à l’Union sacrée de la nation, nouvelle plateforme politique de Tshisekedi, est révélateur.</p>
<p>D’ici là, n’hésitez pas à rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Mar 2021 14:29:11 +0000</pubDate>
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                <title>🎙 Tshisekedi, homme d'État du continent ?</title>
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                <description><![CDATA[<p>Addis-Abeba, le 6 février. Le président congolais, Félix Tshisekedi, entre dans une salle inhabituellement vide, en raison de la pandémie de la Covid-19. Accompagné de quelques députés congolais et des membres de son cabinet, ce président à la fois applaudi et critiqué pour ses nombreux voyages à l'extérieur formalise ce que ses conseillers et partisans vantent comme une victoire diplomatique : il assume les fonctions du président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.</p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 5 mars. Je m’appelle Joshua Walker, et je suis le directeur de programme du Groupe d'étude sur le Congo. Vous écoutez le 4e épisode de Po na GEC, série de capsules audio qui résume et analyse les événements de l'actualité congolaise. </p>
<p>Depuis 2019, Félix Tshisekedi gravit petit à petit les échelons de la diplomatie africaine : d’abord élu 2e vice-président en février 2019, il devient ensuite 1er vice-président en février 2020. Durant la même période, il joue les médiateurs, à côté du président angolais Joao Lourenço, entre le Rwanda et l’Ouganda. Presqu’au même moment, il est élu président de l’UA pour 2021. La nouvelle est accueillie par certains comme un coup diplomatique de Tshisekedi : on parle du “retour” de la RDC sur la scène géopolitique comme actrice importante.</p>
<p>En fait, le président de l’Union africaine est élu pour un mandat d’un an par ses pairs chefs d’Etat et de gouvernement de la région. La présidence passe à tour de rôle annuellement entre les 5 sous-régions : l’Afrique du Nord, l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’ouest et l’Afrique de l’est. C’était acté avant l’élection de 2018 que la RDC prendrait, pour le compte de l’Afrique centrale, la 2e vice-présidence en 2019 jusqu’à prendre la présidence en 2021. Cette présidence est donc le fruit du travail de la diplomatie congolaise sous Joseph Kabila.</p>
<p>La présidence de l’Union africaine est un rôle largement symbolique. Mais le titulaire a également une certaine marge pour faire mettre en œuvre ses projets phares, comme le président rwandais Paul Kagame l’a fait avec la Zone de libre-échange continentale africaine. En tant que président de l’UA, Félix Tshisekedi représente l’organisation intergouvernementale dans des réunions internationales. Et il donne les grandes orientations des priorités de l’organisation pour l’année. Pour l’aider dans cette tâche, en novembre 2020, il a nommé un panel chargé d’accompagner son mandat, composé de personnalités congolaises importantes comme le professeur d’histoire Isidore Ndaywel et l’ancien secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs, Ntumba Luaba.</p>
<p>Quel agenda, donc, pour l'année de Félix Tshisekedi à la tête de la grande organisation continentale ? Le thème de sa mandature, choisi par les chefs d’Etat et de gouvernement en 2020 est “Arts, culture et patrimoines : leviers pour l’édification de l’Afrique que nous voulons”. Ce thème a été choisi, en partie, en raison du débat sur la restitution des objets d’art africains des musées étrangers. Lors de son discours d’investiture, Félix Tshisekedi a tout de même essayé de faire rentrer la question de la paix sous cette rubrique d’arts et culture, en évoquant le thème du mandat de son prédécesseur, le président sud-africain Cyril Ramaphosa : “Faire taire les armes”. Ce dernier avait voulu, avant la pandémie de la Covid-19, se focaliser sur deux conflits prioritaires : la Libye et le Sud Soudan. Le président Tshisekedi, cependant, semble vouloir tourner l’attention de l’UA vers les conflits liés au terrorisme : la région sahelo-sahélienne, le nord du Mozambique, la République centrafricaine...et l’est de la RDC. Le 27 février, il a déclaré : “<em>Pour que l'art, la culture et les patrimoines réussissent leur mission d'édification de l'Afrique il faut faire taire les armes et débarrasser l'Afrique des menaces terroristes”</em>. A côté de cela, il faut ajouter comme priorité l’implémentation de la Zone de libre-échange continentale africaine.</p>
<p>La présidence de l’Union africaine offre une nouvelle plateforme pour le président Tshisekedi de nourrir davantage ses contacts avec ses homologues africains, et peut-être de continuer à construire son image d’homme d’État. Ira-t-il au-delà des séances photos et des discours ? Les mois qui suivent nous donneront la réponse. </p>
<p>En attendant, vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>
<p>À la prochaine !</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Addis-Abeba, le 6 février. Le président congolais, Félix Tshisekedi, entre dans une salle inhabituellement vide, en raison de la pandémie de la Covid-19. Accompagné de quelques députés congolais et des membres de son cabinet, ce président à la fois applaudi et critiqué pour ses nombreux voyages à l'extérieur formalise ce que ses conseillers et partisans vantent comme une victoire diplomatique : il assume les fonctions du président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.</p>
<p>Bonjour ! Nous sommes le vendredi 5 mars. Je m’appelle Joshua Walker, et je suis le directeur de programme du Groupe d'étude sur le Congo. Vous écoutez le 4e épisode de Po na GEC, série de capsules audio qui résume et analyse les événements de l'actualité congolaise. </p>
<p>Depuis 2019, Félix Tshisekedi gravit petit à petit les échelons de la diplomatie africaine : d’abord élu 2e vice-président en février 2019, il devient ensuite 1er vice-président en février 2020. Durant la même période, il joue les médiateurs, à côté du président angolais Joao Lourenço, entre le Rwanda et l’Ouganda. Presqu’au même moment, il est élu président de l’UA pour 2021. La nouvelle est accueillie par certains comme un coup diplomatique de Tshisekedi : on parle du “retour” de la RDC sur la scène géopolitique comme actrice importante.</p>
<p>En fait, le président de l’Union africaine est élu pour un mandat d’un an par ses pairs chefs d’Etat et de gouvernement de la région. La présidence passe à tour de rôle annuellement entre les 5 sous-régions : l’Afrique du Nord, l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’ouest et l’Afrique de l’est. C’était acté avant l’élection de 2018 que la RDC prendrait, pour le compte de l’Afrique centrale, la 2e vice-présidence en 2019 jusqu’à prendre la présidence en 2021. Cette présidence est donc le fruit du travail de la diplomatie congolaise sous Joseph Kabila.</p>
<p>La présidence de l’Union africaine est un rôle largement symbolique. Mais le titulaire a également une certaine marge pour faire mettre en œuvre ses projets phares, comme le président rwandais Paul Kagame l’a fait avec la Zone de libre-échange continentale africaine. En tant que président de l’UA, Félix Tshisekedi représente l’organisation intergouvernementale dans des réunions internationales. Et il donne les grandes orientations des priorités de l’organisation pour l’année. Pour l’aider dans cette tâche, en novembre 2020, il a nommé un panel chargé d’accompagner son mandat, composé de personnalités congolaises importantes comme le professeur d’histoire Isidore Ndaywel et l’ancien secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs, Ntumba Luaba.</p>
<p>Quel agenda, donc, pour l'année de Félix Tshisekedi à la tête de la grande organisation continentale ? Le thème de sa mandature, choisi par les chefs d’Etat et de gouvernement en 2020 est “Arts, culture et patrimoines : leviers pour l’édification de l’Afrique que nous voulons”. Ce thème a été choisi, en partie, en raison du débat sur la restitution des objets d’art africains des musées étrangers. Lors de son discours d’investiture, Félix Tshisekedi a tout de même essayé de faire rentrer la question de la paix sous cette rubrique d’arts et culture, en évoquant le thème du mandat de son prédécesseur, le président sud-africain Cyril Ramaphosa : “Faire taire les armes”. Ce dernier avait voulu, avant la pandémie de la Covid-19, se focaliser sur deux conflits prioritaires : la Libye et le Sud Soudan. Le président Tshisekedi, cependant, semble vouloir tourner l’attention de l’UA vers les conflits liés au terrorisme : la région sahelo-sahélienne, le nord du Mozambique, la République centrafricaine...et l’est de la RDC. Le 27 février, il a déclaré : “<em>Pour que l'art, la culture et les patrimoines réussissent leur mission d'édification de l'Afrique il faut faire taire les armes et débarrasser l'Afrique des menaces terroristes”</em>. A côté de cela, il faut ajouter comme priorité l’implémentation de la Zone de libre-échange continentale africaine.</p>
<p>La présidence de l’Union africaine offre une nouvelle plateforme pour le président Tshisekedi de nourrir davantage ses contacts avec ses homologues africains, et peut-être de continuer à construire son image d’homme d’État. Ira-t-il au-delà des séances photos et des discours ? Les mois qui suivent nous donneront la réponse. </p>
<p>En attendant, vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>
<p>À la prochaine !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 05 Mar 2021 14:51:03 +0000</pubDate>
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                <title>Les zones d'ombre d'une tragédie</title>
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                <description><![CDATA[<p>C’était il y a cinq jours, le lundi 22 février, à 10 heures du matin. Deux voitures du PAM, le Programme alimentaire mondial, filent sur la route nationale 2. Elles ont quitté la ville de Goma et roulent vers un site de l’organisation, à Rutshuru. À son bord, cinq agents du PAM, l’ambassadeur d’Italie en RDC et son garde du corps. </p>
<p>Soudain, six ou sept hommes armés font irruption sur la route. Ils tuent un des chauffeurs congolais presque tout de suite. Puis ils obligent les autres membres du convoi à fuir avec eux vers l’intérieur du parc des Virunga. Ils rencontrent des gardes du parc. S’ensuit un échange de tirs, la mort du garde du corps et la blessure, mortelle, de l’ambassadeur.</p>
<p>Vous écoutez le troisième numéro de Po Na Gec, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de NewYork, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 26 février et voilà ce que l’on sait sur la tragédie qui a ébranlé l’Italie et braqué les projecteurs sur l’est du Congo. Mais il reste, à cette heure, des zones d’ombres dans cette histoire. Et, pour l’instant les mystères sont d’autant plus difficiles à percer que le gouvernement italien a annoncé sa volonté d’identifier toute les responsabilités dans ce drame. Légitime, bien sûr. Mais cela n’aide pas les langues à se délier.</p>
<p>Alors, quelles sont ces zones d’ombres ? D’abord, que faisait le diplomate dans un convoi sans escorte sur cette route ? Il semble, en réalité, que les procédures étaient respectées. Cet axe était classé jaune par l’ONU. Ce qui autorise d’y circuler en convoi de deux voitures. </p>
<p>Ensuite, dans quelles circonstances exactes les deux Italiens ont-ils été touchés. Des sources crédibles affirment qu’ils ont tenté de fuir, ce qui aurait amené les ravisseurs à leur tirer dessus. Fort possible. Mais l’issue aurait-elle été différente sans combat avec les gardes du parc ? Dans quelles circonstances précises ces gardes ont-ils été engagés ? Ce sera aux enquêtes de le déterminer. </p>
<p>L’ambassadeur était-il visé ? À ce stade, rien ne l’atteste. Mais il sera très difficile d’avoir une réponse définitive sans identifier les ravisseurs. Ce qui nous emmène à la dernière et principale zone d’ombre : qui étaient les ravisseurs ? Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a immédiatement incriminé les FDLR. C’est fort possible. Cette rébellion hutu rwandaise opère non loin de là et a commis de nombreux kidnappings par le passé. Mais les autorités n’ont pas précisé sur quoi se fondait cette accusation. Selon elles, les assaillants parlaient le kinyarwanda. Mais, d’une part, cette information n’a pas été confirmée de source indépendante. De l’autre, cela ne permet pas de distinguer les différents acteurs qui opèrent dans la zone : tous ont, en leur sein, des locuteurs de kinyarwanda.</p>
<p>L’identification des auteurs ne sera pas facile pour les enquêteurs. Sur le territoire de Nyiragongo, où s’est produit l’attaque, 18 cas de kidnapping ont été enregistrés en 2020. En plus des groupes armés organisés, des bandits opèrent, et leurs commanditaires sont rarement découverts. Cette fois, un incident qui s’est produit dans cette région a endeuillé jusqu’en Europe. Mais il s’inscrit dans une longue lignée de drames qui frappent, chaque jour, dans l’est du Congo. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C’était il y a cinq jours, le lundi 22 février, à 10 heures du matin. Deux voitures du PAM, le Programme alimentaire mondial, filent sur la route nationale 2. Elles ont quitté la ville de Goma et roulent vers un site de l’organisation, à Rutshuru. À son bord, cinq agents du PAM, l’ambassadeur d’Italie en RDC et son garde du corps. </p>
<p>Soudain, six ou sept hommes armés font irruption sur la route. Ils tuent un des chauffeurs congolais presque tout de suite. Puis ils obligent les autres membres du convoi à fuir avec eux vers l’intérieur du parc des Virunga. Ils rencontrent des gardes du parc. S’ensuit un échange de tirs, la mort du garde du corps et la blessure, mortelle, de l’ambassadeur.</p>
<p>Vous écoutez le troisième numéro de Po Na Gec, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de NewYork, qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu. Nous sommes le vendredi 26 février et voilà ce que l’on sait sur la tragédie qui a ébranlé l’Italie et braqué les projecteurs sur l’est du Congo. Mais il reste, à cette heure, des zones d’ombres dans cette histoire. Et, pour l’instant les mystères sont d’autant plus difficiles à percer que le gouvernement italien a annoncé sa volonté d’identifier toute les responsabilités dans ce drame. Légitime, bien sûr. Mais cela n’aide pas les langues à se délier.</p>
<p>Alors, quelles sont ces zones d’ombres ? D’abord, que faisait le diplomate dans un convoi sans escorte sur cette route ? Il semble, en réalité, que les procédures étaient respectées. Cet axe était classé jaune par l’ONU. Ce qui autorise d’y circuler en convoi de deux voitures. </p>
<p>Ensuite, dans quelles circonstances exactes les deux Italiens ont-ils été touchés. Des sources crédibles affirment qu’ils ont tenté de fuir, ce qui aurait amené les ravisseurs à leur tirer dessus. Fort possible. Mais l’issue aurait-elle été différente sans combat avec les gardes du parc ? Dans quelles circonstances précises ces gardes ont-ils été engagés ? Ce sera aux enquêtes de le déterminer. </p>
<p>L’ambassadeur était-il visé ? À ce stade, rien ne l’atteste. Mais il sera très difficile d’avoir une réponse définitive sans identifier les ravisseurs. Ce qui nous emmène à la dernière et principale zone d’ombre : qui étaient les ravisseurs ? Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a immédiatement incriminé les FDLR. C’est fort possible. Cette rébellion hutu rwandaise opère non loin de là et a commis de nombreux kidnappings par le passé. Mais les autorités n’ont pas précisé sur quoi se fondait cette accusation. Selon elles, les assaillants parlaient le kinyarwanda. Mais, d’une part, cette information n’a pas été confirmée de source indépendante. De l’autre, cela ne permet pas de distinguer les différents acteurs qui opèrent dans la zone : tous ont, en leur sein, des locuteurs de kinyarwanda.</p>
<p>L’identification des auteurs ne sera pas facile pour les enquêteurs. Sur le territoire de Nyiragongo, où s’est produit l’attaque, 18 cas de kidnapping ont été enregistrés en 2020. En plus des groupes armés organisés, des bandits opèrent, et leurs commanditaires sont rarement découverts. Cette fois, un incident qui s’est produit dans cette région a endeuillé jusqu’en Europe. Mais il s’inscrit dans une longue lignée de drames qui frappent, chaque jour, dans l’est du Congo. </p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 26 Feb 2021 11:17:32 +0000</pubDate>
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                <title>🎙 Sama Lukonde, le choix parfait de Tshisekedi</title>
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                <description><![CDATA[<p>La semaine dernière, le président Félix Tshisekedi a nommé M. Sama Lukonde comme Premier ministre. Il remplace à ce poste M. Ilunga Ilunkamba qui a démissionné le 28 janvier à la suite d’une motion de censure votée contre lui à l’Assemblée nationale. Pourquoi ce choix ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Ceci est le deuxième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui résume, explique et donne notre avis sur les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 19 février.  </p>
<p>La désignation de Sama Lukonde augure la fin de la longue crise politique qui a paralysé les institutions du pays depuis la nomination contestée des trois juges à la cour constitutionnelle, en juillet 2020. </p>
<p>Le nouveau Premier ministre, malgré son jeune âge - il n’a que 43 ans - n’est pas à ses débuts en politique. Ce diplômé en chimie de l’Université de Lubumbashi a été élu en 2006 député national et a été membre de la commission de mines et hydrocarbure de l’Assemblée nationale. Entre 2014 et 2015, il a été ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Matata II avant de démissionner avec le groupe de sept partis qui demandaient au président Joseph Kabila de respecter la constitution en organisant les élections dans les délais. Sama Lukonde a été également membre du conseil de sages du Rassemblement de l’opposition autour d’Étienne Tshisekedi. Et jusqu’à sa nomination, il était directeur général de la Gécamines, la plus grande entreprise minière du pays.</p>
<p>Cette désignation de M. Sama Lukonde intervient dans un contexte des manœuvres de redéfinition de rapports de forces dans le paysage politique congolais et surtout au sein de la nouvelle coalition, Union sacrée de la nation. Félix Tshisekedi, qui avait entretenu des relations difficiles avec l’ancien Premier ministre et les présidents de deux chambres du Parlement, avait besoin d’une personne loyale à la primature. Une personne qui ne lui ferait pas de l’ombre. Sama Lukonde, qui est issu d’un parti relativement petit et dont le président, Dany Banza, est proche du chef de l’État, apparaît comme le choix parfait. Et surtout qu’il est du Katanga… </p>
<p>Car être du Katanga était, selon plusieurs sources, une condition déterminante. L’ex-Katanga, poumon économique du pays, voudrait garder le contrôle d’une branche importante du gouvernement. De plus, nommer un katangais contribuerait à la fois à rassurer les hommes politiques issus de cette partie du pays et à réduire davantage l’influence de l’ancien président Joseph Kabila, lui-même originaire du Katanga.  </p>
<p>Enfin, nommer un jeune qui, malgré son expérience politique, n’est cité ni dans les malversations financières ni autres scandales, traduit une volonté de renouvellement de la part de Félix Tshisekedi. Toutefois, le choix de Sama Lukonde confirme également le faible degré de confiance entre les nouveaux alliés et le délicat arbitrage qu’il faudra avoir dans la répartition des responsabilités au sein de l’Union sacrée de la nation. </p>
<p>Sama Lukonde n’aura toutefois pas de moment de répit tant les dossiers urgents remplissent sa table : d’entrée de jeu, il lui faudra définir un programme cohérent du gouvernement. L’attendent aussi l’épineuse question de la gratuité de l’enseignement de base, les récurrents problèmes de l’insécurité dans l’Est, et les nombreuses réformes que son gouvernement doit mener. Y arrivera-t-il ? C’est tout le mal que nous lui souhaitons.</p>
<p>En attendant, vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>
<p>À la prochaine ;)</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière, le président Félix Tshisekedi a nommé M. Sama Lukonde comme Premier ministre. Il remplace à ce poste M. Ilunga Ilunkamba qui a démissionné le 28 janvier à la suite d’une motion de censure votée contre lui à l’Assemblée nationale. Pourquoi ce choix ?</p>
<p>Bonjour !</p>
<p>Je m’appelle Trésor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New York. Ceci est le deuxième numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui résume, explique et donne notre avis sur les questions d'actualité en RDC.</p>
<p>Nous sommes le vendredi 19 février.  </p>
<p>La désignation de Sama Lukonde augure la fin de la longue crise politique qui a paralysé les institutions du pays depuis la nomination contestée des trois juges à la cour constitutionnelle, en juillet 2020. </p>
<p>Le nouveau Premier ministre, malgré son jeune âge - il n’a que 43 ans - n’est pas à ses débuts en politique. Ce diplômé en chimie de l’Université de Lubumbashi a été élu en 2006 député national et a été membre de la commission de mines et hydrocarbure de l’Assemblée nationale. Entre 2014 et 2015, il a été ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Matata II avant de démissionner avec le groupe de sept partis qui demandaient au président Joseph Kabila de respecter la constitution en organisant les élections dans les délais. Sama Lukonde a été également membre du conseil de sages du Rassemblement de l’opposition autour d’Étienne Tshisekedi. Et jusqu’à sa nomination, il était directeur général de la Gécamines, la plus grande entreprise minière du pays.</p>
<p>Cette désignation de M. Sama Lukonde intervient dans un contexte des manœuvres de redéfinition de rapports de forces dans le paysage politique congolais et surtout au sein de la nouvelle coalition, Union sacrée de la nation. Félix Tshisekedi, qui avait entretenu des relations difficiles avec l’ancien Premier ministre et les présidents de deux chambres du Parlement, avait besoin d’une personne loyale à la primature. Une personne qui ne lui ferait pas de l’ombre. Sama Lukonde, qui est issu d’un parti relativement petit et dont le président, Dany Banza, est proche du chef de l’État, apparaît comme le choix parfait. Et surtout qu’il est du Katanga… </p>
<p>Car être du Katanga était, selon plusieurs sources, une condition déterminante. L’ex-Katanga, poumon économique du pays, voudrait garder le contrôle d’une branche importante du gouvernement. De plus, nommer un katangais contribuerait à la fois à rassurer les hommes politiques issus de cette partie du pays et à réduire davantage l’influence de l’ancien président Joseph Kabila, lui-même originaire du Katanga.  </p>
<p>Enfin, nommer un jeune qui, malgré son expérience politique, n’est cité ni dans les malversations financières ni autres scandales, traduit une volonté de renouvellement de la part de Félix Tshisekedi. Toutefois, le choix de Sama Lukonde confirme également le faible degré de confiance entre les nouveaux alliés et le délicat arbitrage qu’il faudra avoir dans la répartition des responsabilités au sein de l’Union sacrée de la nation. </p>
<p>Sama Lukonde n’aura toutefois pas de moment de répit tant les dossiers urgents remplissent sa table : d’entrée de jeu, il lui faudra définir un programme cohérent du gouvernement. L’attendent aussi l’épineuse question de la gratuité de l’enseignement de base, les récurrents problèmes de l’insécurité dans l’Est, et les nombreuses réformes que son gouvernement doit mener. Y arrivera-t-il ? C’est tout le mal que nous lui souhaitons.</p>
<p>En attendant, vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. </p>
<p>À la prochaine ;)</p><br/><p>Hébergé par Ausha. Visitez <a href="https://ausha.co/politique-de-confidentialite">ausha.co/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 25 Feb 2021 15:30:38 +0000</pubDate>
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                                <itunes:author>Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo</itunes:author>
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                                                    <itunes:subtitle>La semaine dernière, le président Félix Tshisekedi a nommé M. Sama Lukonde comme Premier ministre. Il remplace à ce poste M. Ilunga Ilunkamba qui a démissionné le 28 janvier à la suite d’une motion de censure votée contre lui à l’Assemblée nationale. P...</itunes:subtitle>

                
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                <title>🎙Des raccourcis légaux de Tshisekedi</title>
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                <description><![CDATA[<p>Bonjour, je m’appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d’étude sur le Congo, un centre de recherches basé à l’Université de New York. </p>
<p>Nous sommes le vendredi 12 février.</p>
<p>Aujourd'hui, nous commençons une nouvelle série de clips audio hebdomadaires, “Po Na GEC", qui résument, expliquent et donnent notre avis sur les questions d'actualité. </p>
<p>La semaine passée, le président du Sénat en RDC, Alexis Thambwe Mwamba, a démissionné à la suite de la pression venue de la nouvelle coalition du Président Tshisekedi, l’Union Sacrée pour la Nation. </p>
<p>C'est une institution de plus dans laquelle  Tshisekedi a réussi à arracher le contrôle à son ancien allié, le FCC de Joseph Kabila. </p>
<p>La première bataille pour le pouvoir a eu lieu autour  la nomination de trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle en juillet 2020. Selon la constitution, le président, l'assemblée nationale et le Conseil supérieur de la magistrature sont chacun autorisés à désigner un tiers des membres de la cour. Deux de ces nominations étaient discutables. Tshisekedi a envoyé deux juges ailleurs avant la fin de leur mandat - pourtant la loi organique stipule que leur mandat doit être terminé. Et leurs remplaçants auraient également dû être proposés par le Conseil supérieur de la magistrature - ce qui n'a pas été le cas. Finalement, selon la constitution, la nomination des nouveaux juges est censée être contresignée par le premier ministre. Sous prétexte que le Premier ministre Ilunkamba  était en déplacement, le vice premier ministre a contresigné les ordonnances.</p>
<p>Le second dossier concerne la destitution du bureau de l'Assemblée nationale en décembre 2020. Ici, c'est moins une violation de la loi qu'un forcing politique non conventionnel qui a fait sourciller. Lorsque les partisans de Tshisekedi ont tenté de déposer les pétitions pour évincer le bureau - ce qui est leur droit - la présidente de l'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a refusé de les recevoir. Les hommes du président ont alors séquestré le secrétaire général de l'assemblée nationale et lui ont fait convoquer une plénière. Mabunda a alors elle-même convoqué une plénière, avec un ordre du jour différent, pour la même période, ce qui a conduit à un affrontement d'une violence inconvenante sur le parquet du parlement le 8 décembre 2020. </p>
<p>Enfin, le sénat. Il était clair que Tshisekedi était en mesure d'imposer sa nouvelle majorité ici aussi. Mais début février, lorsqu'il a tenté de le faire, la session extraordinaire était terminée. Au lieu d'attendre la prochaine séance plénière, les gens autour de Tshisekedi ont fait pression sur le secrétaire général du sénat pour qu'il convoque une nouvelle session extraordinaire, même si, selon le règlement du sénat, c'est le président de la chambre qui doit la convoquer. Cela crée un précédent troublant, en permettant au secrétaire général de convoquer une session quand il le souhaite. </p>
<p>Ce sont des victoires impressionnantes pour un président qui a été soupçonné d'être sous le contrôle de Kabila à la suite des élections controversées de 2018. Du point de vue d'un gouvernement désireux d'accomplir un travail urgent, cette approche de privilégier les objectifs politiques par rapport aux contraintes juridiques est logique. Le président a déjà pu atteindre certains objectifs––la gratuité d'enseignement, même si elle est encore embryonnaire, en est un exemple. Et il est clair que Kabila, prédécesseur de Tshisekedi, était également coupable de nombreuses violations de la loi, petites et grandes. Cependant, du point de vue de l'impératif de créer des institutions apolitiques et soumises à des règles, cette approche du pouvoir est troublante. </p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 et vous inscrire à notre bulletin d'information sur le site <a href="http://www.congoresearchgroup.org/"><u>www.congoresearchgroup.org</u></a> </p>
<p>À la prochaine 😏</p>]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, je m’appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d’étude sur le Congo, un centre de recherches basé à l’Université de New York. </p>
<p>Nous sommes le vendredi 12 février.</p>
<p>Aujourd'hui, nous commençons une nouvelle série de clips audio hebdomadaires, “Po Na GEC", qui résument, expliquent et donnent notre avis sur les questions d'actualité. </p>
<p>La semaine passée, le président du Sénat en RDC, Alexis Thambwe Mwamba, a démissionné à la suite de la pression venue de la nouvelle coalition du Président Tshisekedi, l’Union Sacrée pour la Nation. </p>
<p>C'est une institution de plus dans laquelle  Tshisekedi a réussi à arracher le contrôle à son ancien allié, le FCC de Joseph Kabila. </p>
<p>La première bataille pour le pouvoir a eu lieu autour  la nomination de trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle en juillet 2020. Selon la constitution, le président, l'assemblée nationale et le Conseil supérieur de la magistrature sont chacun autorisés à désigner un tiers des membres de la cour. Deux de ces nominations étaient discutables. Tshisekedi a envoyé deux juges ailleurs avant la fin de leur mandat - pourtant la loi organique stipule que leur mandat doit être terminé. Et leurs remplaçants auraient également dû être proposés par le Conseil supérieur de la magistrature - ce qui n'a pas été le cas. Finalement, selon la constitution, la nomination des nouveaux juges est censée être contresignée par le premier ministre. Sous prétexte que le Premier ministre Ilunkamba  était en déplacement, le vice premier ministre a contresigné les ordonnances.</p>
<p>Le second dossier concerne la destitution du bureau de l'Assemblée nationale en décembre 2020. Ici, c'est moins une violation de la loi qu'un forcing politique non conventionnel qui a fait sourciller. Lorsque les partisans de Tshisekedi ont tenté de déposer les pétitions pour évincer le bureau - ce qui est leur droit - la présidente de l'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a refusé de les recevoir. Les hommes du président ont alors séquestré le secrétaire général de l'assemblée nationale et lui ont fait convoquer une plénière. Mabunda a alors elle-même convoqué une plénière, avec un ordre du jour différent, pour la même période, ce qui a conduit à un affrontement d'une violence inconvenante sur le parquet du parlement le 8 décembre 2020. </p>
<p>Enfin, le sénat. Il était clair que Tshisekedi était en mesure d'imposer sa nouvelle majorité ici aussi. Mais début février, lorsqu'il a tenté de le faire, la session extraordinaire était terminée. Au lieu d'attendre la prochaine séance plénière, les gens autour de Tshisekedi ont fait pression sur le secrétaire général du sénat pour qu'il convoque une nouvelle session extraordinaire, même si, selon le règlement du sénat, c'est le président de la chambre qui doit la convoquer. Cela crée un précédent troublant, en permettant au secrétaire général de convoquer une session quand il le souhaite. </p>
<p>Ce sont des victoires impressionnantes pour un président qui a été soupçonné d'être sous le contrôle de Kabila à la suite des élections controversées de 2018. Du point de vue d'un gouvernement désireux d'accomplir un travail urgent, cette approche de privilégier les objectifs politiques par rapport aux contraintes juridiques est logique. Le président a déjà pu atteindre certains objectifs––la gratuité d'enseignement, même si elle est encore embryonnaire, en est un exemple. Et il est clair que Kabila, prédécesseur de Tshisekedi, était également coupable de nombreuses violations de la loi, petites et grandes. Cependant, du point de vue de l'impératif de créer des institutions apolitiques et soumises à des règles, cette approche du pouvoir est troublante. </p>
<p>Vous pouvez rejoindre notre fil Whatsapp en envoyant GEC au +243 894 110 542 et vous inscrire à notre bulletin d'information sur le site <a href="http://www.congoresearchgroup.org/"><u>www.congoresearchgroup.org</u></a> </p>
<p>À la prochaine 😏</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 12 Feb 2021 13:06:24 +0000</pubDate>
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